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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Arrivé place Beauvau en 1990, l’ancien avocat charentais fut notamment l’artisan du plan Vigipirate et le père de la loi sur les intercommunalités.
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Mort de l’ex-ministre de l’intérieur Philippe Marchand

Arrivé place Beauvau en 1990, l’ancien avocat charentais fut notamment l’artisan du plan Vigipirate et le père de la loi sur les intercommunalités.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 17h55
   





                        



   


L’ancien ministre de l’intérieur socialiste Philippe Marchand, 78 ans, est mort des suites d’un cancer à l’hôpital de Saintes, a fait savoir mercredi 10 janvier Dominique Bussereau. « Hommage respectueux et ému à Philippe Marchand, député et président du conseil général de la Charente-Maritime, ministre. Un élu et un homme progressiste et humaniste, grand juriste, amoureux de sa Saintonge et des plaisirs de la vie », a écrit sur Twitter le président du conseil départemental de Charente-Maritime.
Fils d’avocat, Philippe Marchand est né en 1939 à Angoulême (Charente) dans une « famille chrétienne et républicaine ». Inscrit au barreau de Saintes en 1965, il était entré tardivement en politique dans les rangs du Parti socialiste en 1973, avant de devenir conseiller général de Charente-Maritime en 1976, conseiller municipal de Saintes l’année suivante, député PS en 1978. Il avait accédé à la vice-présidence de l’Assemblée nationale en 1985.
Arrivé place Beauvau en 1990 comme ministre délégué aux collectivités locales, Philippe Marchand avait hérité de la Grande Maison quand Pierre Joxe avait été appelé à la défense en pleine guerre du Golfe : à ses côtés, et alors que le conflit faisait peser des menaces terroristes sur la France, Philippe Marchand avait participé à la mise en place du plan Vigipirate.
« Mitterrandiste intégral »
Fumeur de pipe et pêcheur passionné, aux manières affables et à la barbe impeccablement taillée, l’homme demeurait peu connu du grand public lorsque Edith Cresson l’avait reconduit dans ses fonctions à son arrivée à Matignon en mai 1991. Il avait finalement quitté le gouvernement un an plus tard. Réputé besogneux et spécialiste des débats législatifs, celui qui se disait « Mitterrandiste intégral » avait mis fin à ses mandats électifs locaux en 2004, devenu entre-temps conseiller d’Etat.
L’actuel ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a rendu hommage à Philippe Marchand, « un homme politique visionnaire, doté d’un grand sens de l’engagement au service de l’Etat », en rappelant qu’il fut l’un des pères de la loi créant les intercommunalités en 1992.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le Parti socialiste connaît une recrudescence de candidats pour succéder à Jean-Christophe Cambadélis. Posez vos questions sur cette élection.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Pour l’essayiste Thierry Wolton, qui s’exprime dans une tribune au « Monde » à l’occasion du voyage d’Emmanuel Macron en Chine, mettre son drapeau dans sa poche est une trahison pour les peuples qui aspirent à la démocratie.
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« Les droits de l’homme sont nécessaires à la bonne gouvernance du monde »

Pour l’essayiste Thierry Wolton, qui s’exprime dans une tribune au « Monde » à l’occasion du voyage d’Emmanuel Macron en Chine, mettre son drapeau dans sa poche est une trahison pour les peuples qui aspirent à la démocratie.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 16h01
    |

Thierry Wolton (Essayiste)







                        



                                


                            

Tribune. Ainsi, Emmanuel Macron n’a pas voulu donner de leçon sur les droits de l’homme à la Chine. Un courage qui fait de la morale en politique un principe à géométrie variable selon qu’un pays est riche et puissant ou pauvre et faible. Le président de la République avait pourtant bien commencé face à Poutine en début de quinquennat, ou plus récemment devant Erdogan. Le ton n’a pas été le même à Pékin, au point d’être inaudible. Lui-même semble objecter que s’il est en droit de faire des rappels à l’ordre sur ses terres, il n’a pas à se faire donneur de leçon à l’étranger.
Le silence assourdissant de l’Elysée lors de la réception de l’Egyptien Sissi, il y a quelques semaines, infirme le propos. Comme tous ses prédécesseurs, Macron s’abrite derrière les « intérêts supérieurs » de l’Etat pour oublier les plus élémentaires des principes démocratiques. La priorité donnée à la lutte contre l’islamisme, lorsqu’il reçoit Sissi, ou le rééquilibrage des échanges Paris-Pékin, lorsqu’il visite la Chine, justifient leur mise sous le boisseau. Depuis Henri de Navarre on sait que l’exercice du pouvoir vaut bien des renoncements.
Une forme de racisme
Pourtant, dans un monde fondé sur des rapports de forces, tel que le pratiquent justement les dirigeants chinois, n’est-ce pas en affichant ses valeurs et en s’y tenant qu’un pays existe et peut se faire respecter ? La France qui s’autoproclame volontiers « patrie des droits de l’homme » n’est-elle pas dans son rôle en s’en faisant la porte-parole ?

Ici, les contempteurs du « droit-de-l’hommisme », expression si méprisante, qui se féliciteront du réalisme macronien, oublient qu’ils jouissent de ces libertés qu’ils refusent à d’autres, ce qui est une forme de racisme, à bien y réfléchir. La vague de moralisation politique qui a suivi la chute du communisme à la fin du siècle dernier semble donc achevée, et les peuples encore sous le joug sont de nouveau laissés à leur sort comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le correspondant du « Monde » à Pékin a dressé, dans un tchat avec les internautes, le bilan économique et politique de la visite du président français.
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Avec la Chine, « Macron n’a pas choisi de faire des libertés un cheval de bataille »

Le correspondant du « Monde » à Pékin a dressé, dans un tchat avec les internautes, le bilan économique et politique de la visite du président français.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 15h22
   





                        



   


Emmanuel Macron a terminé, mercredi 10 janvier, sa première visite d’Etat en Chine. Dans un tchat avec les internautes, le correspondant du Monde à Pékin, Brice Pedroletti, a fait le point sur les enjeux et le bilan de cette rencontre.
CB : A part l’usine d’Areva pour le retraitement de déchets radioactifs, les autres contrats ont-ils quoi que ce soit d’exceptionnel ? Par ailleurs, quelle est la perception d’Emmanuel Macron par l’opinion publique chinoise ?
Brice Pedroletti : Non, les contrats n’ont rien d’exceptionnel, il y a beaucoup d’accords de coopération dans de nombreux domaines. Le contrat de l’usine de recyclage n’est pas signé encore. Toutefois, il devrait l’être d’ici six mois et porte sur 10 milliards d’euros. Emmanuel Macron a revendiqué qu’il n’était pas là pour faire des annonces chiffrées, mais pour accompagner, faire avancer des dossiers – au contraire du président américain, Donald Trump. On reproche souvent aux dirigeants occidentaux la diplomatie des contrats. M. Macron veut prendre ses distances avec cette dernière.
Sur la question de la perception de M. Macron, elle est plutôt positive car les Chinois sont friands de vedettes politiques. Les leurs sont ternes. Emmanuel Macron, c’est un spectacle, un homme jeune, brillant, avec une histoire de couple peu commune qui fascine.
Momo : La Chine va-t-elle devenir un partenaire stratégique de l’Etat français et investir dans des grands projets d’infrastructures dans l’Hexagone, comme c’est le cas au Royaume-Uni dans le nucléaire ? Dans ce cas, le transfert de technologies opéré contre des investissements favorise-t-il les grandes entreprises françaises de ces secteurs ou les fragilise-t-il ?
L’un des messages exprimés par le président est qu’il fallait définir un périmètre de domaines stratégiques à protéger, au niveau de la France et de l’Europe, et qu’il fallait une stratégie européenne collective et cohérente. La logique de M. Macron a été de dire que la Chine ne respecte pas ces pays qui ouvrent trop grand leurs portes. En même temps, on se rappelle le cas de l’aéroport de Toulouse, cédé en partie à un actionnaire chinois au sujet duquel subsistent des doutes en matière de probité. Cette opération, décidée par l’ancien ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, fut appliquée par Emmanuel Macron au moment où il a pris sa suite à Bercy. On peut se demander si c’était le bon choix.
M. Macron a rappelé que la France avait beaucoup plus investi en Chine que la Chine en France, donc les investissements chinois sont certainement bienvenus en France.

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                Macron en quête de réciprocité pour sa visite en Chine



Lulu : Les dérives autoritaires du régime chinois risquent-elles d’entraîner une modification des relations sino-françaises, M. Macron étant très attaché au respect des droits de l’homme ?
Le caractère autoritaire, dictatorial du régime chinois fait partie des données de départ avec la Chine. Depuis Xi Jinping, on assiste, il est vrai, à un autoritarisme de plus en plus abusif. Voire une tentation totalitaire. La société civile est violentée, brutalisée, dans des proportions sous-estimées. M. Macron, s’il y est attaché, n’a pas pris le parti d’en faire un cheval de bataille. On est toujours sur la même ligne : la Chine est trop importante comme partenaire, comme marché. On parle de nos différences, mais sans la provoquer ni la fâcher.
Les voyages officiels dans le pays hôte ne sont pas, pour un chef d’Etat invité, le meilleur moment pour soulever des questions sensibles, comme le sort de la veuve du dissident Liu Xiaobo, placée en résidence surveillée. On a vu Emmanuel Macron être caustique avec MM. Poutine et Erdogan lors de leur venue en France. Attendons de voir si, à la faveur d’un cas particulier ou d’un événement, il ose dire les choses plus franchement à Xi Jinping.

   


Alexia : A M. Xi, comme au président égyptien Sissi, Macron a refusé de « donner des leçons » sur les droits de l’homme. Est-ce que vous pensez qu’en Chine, la stratégie d’en parler « en tête à tête » est vraiment plus efficace que d’en parler publiquement, comme le président français l’a fait valoir ?
Pour un premier voyage en Chine, il aurait été difficile d’en parler de manière très directe. En même temps, les Chinois ont longtemps eu l’habitude que les dirigeants étrangers s’expriment sur ce dossier face à leur presse quand ils étaient chez eux, c’était un peu un mal nécessaire de leur point de vue. L’ennui, c’est que la Chine est devenue tellement agressive que même ce genre de déclarations, qui n’avaient pas grande efficacité, est devenu rare. Mais moins on ose, plus on passe sous silence ces questions.
On se dit qu’il serait mieux pour les dirigeants occidentaux d’en parler chez eux, sans aucune retenue, quand un cas se pose : comme la mort de Liu Xiaobo, la condamnation de tel ou tel avocat. Mais ça aussi, ils osent de moins en moins le faire par peur des représailles. Dans le monde occidental, c’est Angela Merkel qui a pour l’instant été la plus active, la plus franche sur ces questions. Et ça paie en partie.
Autre tactique : la libération de l’artiste Ai Weiwei avait été obtenue en 2011 par une lettre conjointe des trois dirigeants européens, le Français, l’Allemand et l’Anglais. Ces actions communes devraient être plus fréquentes, elles peuvent avoir des résultats. Sinon, comme pour le dalaï-lama, la Chine punit le pays qui s’est « mal tenu » et privilégie ses rivaux, qui croient obtenir des avantages.

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                Les droits de l’homme, épine des voyages présidentiels en Chine



Célia : Le président Macron a-t-il évoqué la situation de la Corée du Nord ?
Oui, il en a parlé avec le président Xi et dans ses déclarations publiques. Le message qu’il a fait passer est que la France et la Chine ont des responsabilités, en tant que membres du Conseil de sécurité des Nations unies, en matière de contrôle de la prolifération nucléaire. Il a aussi affiché son soutien à la Chine dans la tâche qui lui incombe d’appliquer des sanctions, puisqu’elle est le plus gros partenaire de la Corée du Nord. Il s’est aussi félicité de la désescalade entre le Nord et le Sud par le sport, avec la participation de Pyongyang aux JO d’hiver de Pyeongchang, et a jeté plusieurs piques en direction de Donald Trump, très volatil sur cette question.
Nicki : Le fait qu’Emmanuel Macron a déclaré qu’il comptait revenir tous les ans en Chine ne reflète-t-il pas le déséquilibre entre ces deux nations ? Le président chinois a-t-il pour habitude de se déplacer à l’étranger ?
M. Xi s’est beaucoup déplacé durant son premier mandat de cinq ans. On peut imaginer qu’il aille une fois par an en Europe (souvent dans plusieurs pays), mais pas une fois par an en France. Ce n’est pas forcément un déséquilibre. Sous François Hollande, le principe avait été d’alterner. Cela avait été plus ou moins tenu, grâce aux sommets (COP21, G20). Angela Merkel se rend une fois par an en Chine – l’un des meilleurs clients de l’Allemagne. Il faut voir si, pour M. Macron, le jeu en vaut la chandelle. Il va peut-être s’apercevoir qu’il lui faudrait aussi soigner d’autres relations en Asie, comme avec le Japon, le Vietnam, l’Inde.
AM : D’Emmanuel Macron ou de Xi Jinping, qui avait le plus à gagner dans cette rencontre en termes d’image ?
Xi Jinping n’avait pas beaucoup à perdre, et n’a rien gagné : il est égal à lui-même, il assume son autoritarisme, son style de dirigeant communiste qui ne sort pas du cadre – d’ailleurs, il avait fait un peu plus d’efforts face à M. Obama pour apparaître dans le coup. Emmanuel Macron a plutôt bien réussi son show, dirait-on, avec des discours très inspirés, très riches de sens. L’idée d’offrir à la Chine un cheval de la garde républicaine est aussi assez forte, elle ne laisse personne indifférent, surtout quand on pense à la diplomatie du panda que Pékin utilise pour entretenir sa proximité avec des pays amis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’universitaire Anne-Laure Amilhat-Szary juge, dans une tribune au « Monde », que la politique du gouvernement à l’égard des étrangers sans-papiers est à la fois coûteuse et inefficace.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
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Immigration : « Il est impératif d’ouvrir un débat politique de fond »

L’universitaire Anne-Laure Amilhat-Szary juge, dans une tribune au « Monde », que la politique du gouvernement à l’égard des étrangers sans-papiers est à la fois coûteuse et inefficace.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 13h47
    |

Anne-Laure Amilhat-Szary (Professeure à l'université Grenoble Alpes, spécialiste de géographie politique)







                        



                                


                            
Tribune. Convoquer les députés La République en marche (LRM) « presque frondeurs » à Matignon, mercredi 10 janvier, pour leur répéter le bien-fondé de la mobilisation policière sur le front migratoire a-t-il un réel intérêt pour le gouvernement d’Edouard Philippe si personne ne fait l’effort de reposer ce débat désormais éculé ? Déminer les débats sur l’immigration imposerait de se demander ce que l’on va faire des 40 000 étrangers appréhendés en situation irrégulière en 2017 et du coût de cette politique.
Est-ce vraiment le rôle d’une police républicaine d’interpeller des personnes vulnérables dans les lieux établis pour leur porter urgence comme ce fut le cas à Calais, le 2 janvier, lors de contrôle d’identités au lieu défini pour l’accueil dans le cadre du Plan Grand Froid ? Pourquoi demander aux institutions d’hébergement d’urgence d’ouvrir des bureaux pour les policiers ? Les Français savent-ils ce qu’il advient des personnes ainsi arrêtées ? Du coût effectif de leur prise en charge policière ?

La dernière fois que la Cour des comptes a travaillé sur le sujet, en 2009, elle a évalué à 5 500 euros le coût moyen de rétention d’un migrant dans l’un des centres spécialisés à cet effet, ce qui représentait quelques années plus tard, à l’échelle européenne, un budget annuel de près d’un milliard d’euros. Ces chiffres concernent la prise en charge quotidienne et n’incluent pas le travail des policiers mobilisés sur ces dossiers. Il faut y ajouter des sommes non négligeables s’il y a reconduite effective à la frontière. Mais celle-ci n’intervient que dans 40 % des cas environ. Rien ne sert de s’exciter et de promettre une meilleure exécution des mesures d’expulsion…
Discours lénifiants
La reconduite aux frontières n’est en effet pas garantie par l’arrestation, car la situation migratoire irrégulière est bien plus complexe qu’il n’y paraît du point de vue du droit – lequel continue, pour quelque temps encore, on peut l’espérer,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le président français a effectué sa première visite officielle en Chine du 8 au 10 janvier.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les vingt-neuf communes ont lancé une étude pour la création d’une intercommunalité unique qui pourrait revendiquer les compétences du département.
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Le pays d’Arles s’organise face au mastodonte de la métropole Aix-Marseille Provence

Les vingt-neuf communes ont lancé une étude pour la création d’une intercommunalité unique qui pourrait revendiquer les compétences du département.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 11h27
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        



                                


                            
Tout, sauf être absorbés par la métropole Aix-Marseille Provence (AMP). Depuis que le président de la République et le premier ministre ont ouvert le chantier des rapports entre grandes métropoles et conseils départementaux, les élus des vingt-neuf communes de l’ouest des Bouches-du-Rhône font cause commune.
Qu’ils soient communistes comme le maire d’Arles, Hervé Schiavetti, Les Républicains comme le député Bernard Reynès ou La République en marche (LRM), à l’image de la néoparlementaire Monica Michel, aucun ne veut voir leur territoire rejoindre « l’usine à gaz institutionnelle » présidée par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Si l’hypothèse d’une fusion, totale ou partielle, de la métropole avec le conseil départemental venait à se réaliser.
Revendiquer les compétences du département
Ces communes représentent moins de 10 % de la population pour près de la moitié de la superficie des Bouches-du-Rhône. En 2016, elles ont été les seules à ne pas être enrôlées dans la nouvelle collectivité de 1,8 million d’habitants, autour d’Aix et Marseille. « Et aujourd’hui, l’évolution de celle-ci ne donne à personne l’envie d’y entrer. Nos communes seraient aspirées dans un grand trou noir, loin des sphères de gouvernance », s’inquiète M. Reynès, pourtant du même bord que M. Gaudin.
Essentiellement rural, incluant les larges espaces naturels de la Crau et de la Camargue, le pays d’Arles met en avant ses spécificités économiques, patrimoniales et culturelles, réelles. « Ce territoire se tourne plutôt vers le couloir rhodanien, le Vaucluse, le Gard… Il n’a pas le même bassin de vie qu’Aix-Marseille », abonde Monica Michel.

Le 18 décembre 2017, les élus réunis au sein du Pôle d’équilibre territorial et rural du pays d’Arles (PETR) créé en septembre 2017, ont validé le lancement d’une étude de faisabilité d’une intercommunalité unique, qui pourrait revendiquer les compétences du département. Une étape capitale dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La Cour des comptes s’alarme de la paralysie d’une infrastructure vitale pour l’île.
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A Mayotte, le port de commerce de Longoni à la dérive

La Cour des comptes s’alarme de la paralysie d’une infrastructure vitale pour l’île.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 14h03
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Blocages à répétition, contentieux multiples entre le département de Mayotte, qui a récupéré la gestion du port de commerce de Longoni dans le cadre de la décentralisation, et la société privée Mayotte Channel Gateway (MCG), à laquelle il a attribué une délégation de service public en 2013… Mayotte vit à la merci des conflits qui paralysent l’activité de cette infrastructure névralgique.
Dans un référé publié fin décembre 2017, la Cour des comptes s’alarme de cette situation. Entre 2014 et 2017, note-t-elle, pas moins de trente et un contentieux ont émaillé le fonctionnement du port. Il en résulte une détérioration des infrastructures portuaires et, malgré les alertes répétées, « le département n’a entrepris ni investissements ni études préalables pour l’entretien et la mise aux normes des équipements », constatent les magistrats financiers. L’enjeu pour ce département d’une population estimée à 256 000 habitants est pourtant vital. L’économie de l’île est entièrement dépendante ou presque du fret maritime et, donc, de l’activité portuaire.

D’importants investissements réalisés
Lorsque le département lui a concédé une délégation de service public pour une durée de quinze ans, MCG se faisait fort de faire du port de Longoni « un hub européen de référence dans le canal du Mozambique » en moins de cinq ans. D’importants investissements avaient auparavant été réalisés. Un second quai à conteneurs a été mis en service en 2010 pour un coût de 62 millions d’euros financé par l’Etat et la collectivité territoriale. Le développement de la desserte portuaire, pour un montant de 24 millions d’euros, est également cofinancé aux trois quarts par les fonds européens et le contrat de plan Etat-région.
MCG, de son côté, a fait l’acquisition, en 2015, de grues mobiles, de portiques et de remorques permettant d’augmenter les capacités d’accueil du port. Cependant, note la Cour, « l’acquisition de ces équipements s’est réalisée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Deux ans après sa création, la collectivité affronte une situation financière difficile sur fond de discorde entre les élus.
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Métropole : la tension entre Aix et Marseille ravivée

Deux ans après sa création, la collectivité affronte une situation financière difficile sur fond de discorde entre les élus.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 11h27
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        



                                


                            

La métropole Aix-Marseille Provence (AMP) fête ses deux ans dans le tumulte. Un anniversaire marqué par un épisode de tension politique, lors duquel des élus ont accusé Marseille de phagocyter le projet au détriment des autres communes. L’affrontement rappelle les mois agités précédant la création de l’institution, le 1er janvier 2016, une naissance au forceps et sous la pression du gouvernement de Manuel Valls.
A la veille de Noël, le président (Les Républicains) Jean-Claude Gaudin a privé son cinquième vice-président Gérard Bramoullé (LR lui aussi) de sa délégation « territoire numérique et innovation technologique ». Une riposte symbolique à la prise de position de l’élu métropolitain, également premier adjoint de la ville d’Aix-en-Provence, lors de la séance plénière du 14 décembre. Ce jour-là, devant les 240 élus des 92 communes qui forment AMP, ce spécialiste des finances et ancien doyen de la faculté d’économie appliquée d’Aix a fustigé le budget prévisionnel 2018 de la collectivité.
« Un budget économiquement mortifère, territorialement injuste et légalement fragile », a attaqué l’élu, accusant la métropole de « vampiriser les territoires » au profit de Marseille, de ne pas respecter le pacte de gouvernance financier et fiscal, validé dix-huit mois auparavant, et de faire montre « d’improvisation institutionnelle » sur les transferts de compétences, pourtant clairement fixés par la loi.
« J’ai joué le rôle de lanceur d’alerte, assume Gérard Bramoullé. Raboter 200 millions d’euros sur les investissements, c’est le mal le plus grave. Il faut plutôt réduire le fonctionnement et stopper les stratégies d’emprunts. Mais cela, l’équipe Gaudin ne l’entend pas. »
Critiqué par d’autres voix, notamment celle du maire communiste de Martigues, Gaby Charroux, qui voit dans l’évolution de la nouvelle collectivité « un échec », le budget de 2,3 milliards d’euros – stable par rapport...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La ministre de la culture se sépare de son directeur de cabinet alors qu’elle prépare deux projets de loi.
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Audiovisuel  public : Françoise Nyssen tente de reprendre la main

La ministre de la culture se sépare de son directeur de cabinet alors qu’elle prépare deux projets de loi.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 11h00
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

« Je suis à la manœuvre », a assuré plusieurs fois Françoise Nyssen, mardi 9 janvier, en marge d’un déplacement à Londres pour rencontrer, notamment, des dirigeants de la BBC, l’audiovisuel public britannique. Le matin, la ministre de la culture a annoncé la mise à l’écart de son directeur de cabinet Marc Schwartz, bon connaisseur de l’audiovisuel public, au contraire de la ministre. M. Schwartz avait alimenté la campagne du candidat Emmanuel Macron. Ancien médiateur dans les secteurs de l’édition et des médias, il se voit confier une « mission sur l’avenir de la distribution de la presse », où certains prônent une remise à plat complète, alors que le distributeur Presstalis est en grande difficulté.
« Marc Schwartz a toute ma confiance pour cette mission », prend le soin d’ajouter Mme Nyssen, qui précise toutefois : « depuis le début, je décide moi-même de la composition de mon cabinet. » Une façon de nier des pressions extérieures, de Matignon ou de l’Elysée. Contactée, la présidence de la République renvoie vers le ministère de la culture, comme elle le fait ces dernières semaines sur les questions d’audiovisuel public.
Pourquoi se séparer de son directeur de cabinet ? Avec la ministre, les relations de travail n’étaient pas fluides. Mais surtout, la mise à l’écart vise à combattre l’idée que l’action du ministère de la culture manque de lisibilité et de dynamisme. Ce changement de casting succède d’ailleurs à un autre, survenu fin novembre 2017 : le départ du conseiller chargé des relations avec la presse, Gaël Hamayon, remplacé par Marianne Zalc-Muller, ancienne collaboratrice du médiatique ministre du redressement productif Arnaud Montebourg.
Flottement au ministère
Le poste de Marc Schwartz sera désormais occupé par son ancienne adjointe, Laurence Tison-Vuillaume. Moins connue que son prédécesseur, celle-ci ne passe pas pour une spécialiste de l’audiovisuel public mais le ministère...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ A Pékin, le président s’est fait discret au sujet des droits de l’homme.
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Macron prône une nouvelle ère dans les relations avec la Chine

A Pékin, le président s’est fait discret au sujet des droits de l’homme.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 10h46
    |

            Bastien Bonnefous et 
Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



   


Pour sa première visite d’Etat en Chine, qui s’est achevée mercredi 10 janvier, Emmanuel Macron n’a cessé d’invoquer durant trois jours la nouvelle ère qu’il a l’intention d’ouvrir dans les relations franco-chinoises. « Nous avons entre nous une concordance des temps : la France a voté en mai pour cinq ans, comme le 19e congrès du Parti communiste chinois en octobre », a résumé le président français lors de sa déclaration conjointe avec son homologue chinois Xi Jinping, mardi au Grand Palais du peuple, à Pékin.
M. Macron espère profiter de cette concomitance des quinquennats français et chinois pour s’imposer comme un interlocuteur-clé pour Pékin. Sur place, il a tenté d’apparaître comme un chef d’Etat capable de prendre le leadership européen, notamment dans le rapport de la France et de l’Europe à l’ambitieux projet chinois des « nouvelles routes de la soie », mais aussi comme un PDG venu vendre en Asie les atouts de l’entreprise France.

        Lire aussi :
         

                Moisson de promesses pour les industriels français en Chine



D’un côté, accompagné par son épouse Brigitte Macron, populaire en Chine, il a célébré, en visitant la Cité interdite dans la capitale ou l’armée de terre cuite à Xi’an, les longs destins croisés des deux pays, évoquant la pensée taoïste, mais aussi la diaspora chinoise en France, sans oublier cette description de la Chine par le général de Gaulle : « un Etat plus vieux que l’Histoire ».
M. Macron a su habilement manier les symboles : l’offre au président Xi Jinping d’un cheval de la garde républicaine fonde le premier geste d’une diplomatie équestre qui répondrait à celle, habilement menée par la Chine, du panda. Comme pour l’animal fétiche chinois, il faudra à la Chine respecter tout un protocole pour élever ce cheval, un test en quelque sorte de la coopération attentive et patiente qu’il appelle avec ce pays. « Je veux voir par ce bestiaire croisé notre volonté patiente d’œuvrer dans l’intérêt de nos deux pays », a dit le président.
« Un sujet qui pense »
De l’autre côté, il a fait le service après-vente des réformes menées en France depuis son élection, pour montrer qu’avec lui « la France est de retour » comme « une puissance du futur » dans le numérique et la transition écologique, et « une grande place financière ».
Au chapitre des droits de l’homme, dossier extrêmement sensible en Chine, M. Macron a dit avoir fait passer des « messages clairs » lors de ses entretiens en tête à tête avec Xi Jinping, mais il a refusé d’en rajouter publiquement. « Je ne fais pas la diplomatie de l’Hygiaphone, a-t-il expliqué. Je pourrais me faire plaisir en donnant des leçons à la Chine, ça s’est beaucoup fait, ça n’a jamais eu aucun résultat. »
Le président français a néanmoins fait valoir son point de vue par petites touches à Pékin. A Xi’an, depuis le palais de Daming, il a ainsi vanté la « justice sociale » et fait l’éloge de l’homme comme « sujet libre ». « Derrière chaque individu, il y a un sujet qui pense, qui peut librement créer, innover », a-t-il déclaré.
« Malin »
Un viatique mis en pratique mardi soir quand, après le dîner d’Etat avec M. Xi, M. Macron et son épouse ont rendu visite à des peintres et photographes chinois réunis dans une galerie privée dans l’est de Pékin. S’il n’a rencontré aucun artiste dissident, il a échangé pendant près de deux heures avec des figures célèbres de l’art contemporain chinois comme Zhang Xiaogang, Huang Rui ou Xu Bing, qui portent un regard critique sur la société chinoise et ses contradictions. « Venir voir ces artistes, c’est aussi venir voir une expression et une sensibilité chinoises qui s’expriment ouvertement, librement, sans méconnaître rien de ce qui peut exister par ailleurs », a commenté le chef de l’Etat.
Dans sa délégation officielle, M. Macron avait d’ailleurs invité le dessinateur français Jul, connaisseur de la Chine, qui a passé son séjour à Pékin à caricaturer les autorités chinoises dans des dessins postés sur Twitter, réseau social bloqué en Chine. « Dans un pays où il est très difficile de se moquer de n’importe quel dirigeant, Emmanuel Macron est venu avec un dessinateur qui se moque ouvertement de lui. C’est assez malin, c’est une forme de diplomatie des droits de l’homme par l’exemple », a expliqué Jul au Monde. Le dessinateur a profité du dîner d’Etat pour offrir à M. Xi un exemplaire de sa bande dessinée La Planète des sages, publiée récemment en Chine, en évoquant devant le numéro un chinois « la sagesse nécessaire à tout dirigeant ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Notre correspondant à Pékin, Brice Pedroletti, a répondu à vos questions en direct sur le bilan du déplacement du président de la République en Chine.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ En se fondant sur l’enquête réalisée en 2016 par l’Institut Montaigne, Hakim El Karoui explore les pratiques, les croyances et les comportements des musulmans de France. Et insiste sur la nécessité d’engager une insurrection culturelle contre l’islamisme.
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Pour un nouvel islam de France

En se fondant sur l’enquête réalisée en 2016 par l’Institut Montaigne, Hakim El Karoui explore les pratiques, les croyances et les comportements des musulmans de France. Et insiste sur la nécessité d’engager une insurrection culturelle contre l’islamisme.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 12h20
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            

Le livre. Normalien, agrégé de géographie, ancien conseiller du premier ministre Jean-Pierre Raffarin (2002-2005) et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, Hakim El Karoui aurait pu continuer à vivre sa religion comme une affaire privée. A rebours des membres « les plus intégrés de la communauté musulmane française » qui ont tendance « à se détourner de son organisation », il a décidé, après les attentats de 2015, d’engager un travail de réflexion sur une refonte de l’islam de France.
Dans L’Islam, une religion française, il présente un tableau des pratiques et des croyances des musulmans de France à partir des résultats de l’enquête qu’il a dirigée pour le compte de l’Institut Montaigne, avec l’appui de l’IFOP. Réalisée auprès de 15 459 individus âgés de 15 ans et plus résidant en France métropolitaine, dont 874 personnes se définissant comme « musulmanes » et 155 comme « non musulmanes ayant des parents musulmans », cette étude publiée en septembre 2016 visait à brosser le portrait le plus fidèle possible des musulmans vivant en France. La dernière enquête sur le sujet, « Trajectoires et origines », remontait à 2008.
Typologie des musulmans critiquée
Hakim El Karoui établit que les musulmans, qui comptent pour 5,6 % de la population métropolitaine des plus de 15 ans, se caractérisent par leur pratique religieuse très supérieure à celle des catholiques et par leur diversité. « Le communautarisme musulman n’existe pas au sens où les musulmans n’ont aucunement le sens d’intérêts communs et sont incapables de mettre en place une organisation commune efficace », insiste-t-il.
L’essayiste s’appuie sur une typologie des musulmans de France qui, à la sortie de l’enquête, avait fait l’objet de vives critiques. Selon cette typologie, 46 % des personnes musulmanes ou de culture musulmane sont « totalement sécularisées ou en voie d’intégration dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Troisième candidat déclaré à la présidence du Parti socialiste, le chef de file des députés PS expose au « Monde » les raisons pour lesquelles il entend s’y présenter.
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Olivier Faure : « J’ai envie de conduire la renaissance des socialistes »

Troisième candidat déclaré à la présidence du Parti socialiste, le chef de file des députés PS expose au « Monde » les raisons pour lesquelles il entend s’y présenter.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 11h57
    |

            Enora Ollivier








                        



                                


                            

Après Luc Carvounas et Stéphane Le Foll, Olivier Faure s’engage à son tour dans la course pour devenir premier secrétaire du Parti socialiste. Le président du groupe socialiste, écologiste et républicain à l’Assemblée nationale — une fonction qu’il quittera s’il est élu à la tête de la formation — expose au Monde son projet pour le parti.
La décision de Najat Vallaud-Belkacem de ne pas être candidate à la tête du PS ouvre la voie à d’autres ambitions. Qu’en est-il pour vous, serez-vous candidat ?
Olivier Faure : J’ai envie de conduire la renaissance des socialistes. Je suis candidat pour être le premier responsable du PS. Que des ministres qui ont beaucoup donné pendant cinq ans aient aujourd’hui besoin de faire d’autres choix de vie, je le comprends très bien et je le respecte.
Prendre la décision de s’engager à la tête du Parti socialiste dans l’état dans lequel il se trouve implique une motivation, une envie. Il n’y a pas de place pour l’hésitation : si vous hésitez, c’est que vous ne devez pas y aller. J’ai fait le choix d’y aller, je n’hésite pas. Je suis déterminé à réussir la refondation, à reconstruire un collectif et une crédibilité en rassemblant les énergies et les talents.
Le PS est moribond. Pensez-vous qu’il ait encore sa place dans le « nouveau monde » ?
Personne n’a remplacé le Parti socialiste. Qu’il s’agisse du libéralisme jupitérien de l’un, du populisme protestataire de l’autre ou du nationalisme identitaire de la troisième, aucune de ces visions ne se substitue aux objectifs et aux réponses socialistes.
Placés devant un choix difficile, les électeurs de gauche se sont détournés de nous. La politique, c’est une affaire d’offres, et certaines, plus nouvelles et plus optimistes, ont davantage séduit que la nôtre. Les Français n’ont pas perçu notre capacité à changer leur quotidien et à mener ensemble un projet pour le pays.
Nous devons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le premier ministre reçoit une délégation de députés LRM et MoDem, mercredi à Matignon.
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Immigration : l’opération déminage du gouvernement pour éviter une fronde de sa majorité

Le premier ministre reçoit une délégation de députés LRM et MoDem, mercredi à Matignon.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 12h09
    |

            Cédric Pietralunga et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Pas question de laisser le trouble s’installer et la contestation prendre de l’ampleur. Alors que le projet de loi asile-immigration est attendu en conseil des ministres en février et promet des débats houleux, le gouvernement s’efforce de calmer la fronde naissante au sein de la majorité.
Fin décembre 2017, plusieurs voix se sont élevées dans les rangs des députés de La République en marche (LRM) pour manifester leur inquiétude face à la fermeté du gouvernement en matière de politique migratoire. Des réserves qui s’ajoutaient à la colère des associations contre la circulaire du ministère de l’intérieur demandant aux préfets de recenser les migrants dans les centres d’hébergement d’urgence. Au sein de l’exécutif, les poids lourds ont vite compris que l’immigration pouvait devenir le premier sujet à mettre en péril l’unité de la majorité depuis le début du quinquennat. « Cela peut créer une profonde ligne de fracture », redoutait l’un d’eux.
Trois semaines plus tard, on s’active sur le sujet, au gouvernement et à l’Elysée. Le chef de l’Etat s’est emparé du volet international du dossier, avec un voyage thématique en Italie, jeudi 11 janvier. Avant le sommet franco-britannique du 18 janvier, il devrait se rendre le 16 à Calais, où affluent les migrants qui veulent traverser la Manche. « Les moyens d’améliorer la gestion commune de la frontière à Calais seront évoqués » avec les Britanniques, a précisé l’Elysée.
« Cinquante réunions avec les associations »
Côté gouvernement, on s’attache à dissiper les doutes de la majorité. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, est en première ligne. Méthodique, il multiplie les rencontres avec les députés macronistes, qu’il reçoit par petits groupes à son ministère, région par région. Le 4 janvier, une trentaine d’élus franciliens ont été reçus place Beauvau.
Au total, l’entourage de M. Collomb dit avoir « abordé les enjeux avec une centaine de parlementaires » et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le premier ministre a annoncé mardi une série de dix-huit mesures dont l’objectif est d’« agir sur le comportement des conducteurs ».
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Le gouvernement décide d’abaisser la vitesse sur les routes secondaires

Le premier ministre a annoncé mardi une série de dix-huit mesures dont l’objectif est d’« agir sur le comportement des conducteurs ».



Le Monde
 |    10.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 09h11
    |

            Rafaële Rivais et 
Cédric Pietralunga








                        


Assumer l’impopularité pour « sauver des vies » et inscrire son action dans l’histoire des « mesures de rupture » qui ont fait diminuer le nombre de tués sur les routes de France : c’est ainsi que le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté à la presse les décisions prises par le comité interministériel de la sécurité routière (CISR), mardi 9 janvier.
La première, la plus attendue, la plus « importante », mais aussi celle qui suscite la « colère » des associations d’automobilistes, concerne la vitesse : elle devra baisser, de 90 km/h à 80 km/h, à partir du 1er juillet, sur les routes secondaires, dont les deux voies ne sont pas séparées par un muret. Cela concerne quelque 400 000 kilomètres de routes hors agglomération, qui, en 2016, ont « concentré 55 % des accidents mortels » et fait 1 911 tués.

        Lire aussi :
         

                Sécurité routière : le nombre de morts sur les routes en hausse en mars



Cette disposition – réclamée de longue date par la Ligue contre la violence routière – permettra de sauver « de 350 à 400 vies » par an, soit « une vie par jour », a insisté le premier ministre. Elle fait partie de ces « mesures de rupture » qui « modifient en profondeur le comportement des conducteurs », et font baisser la mortalité, a-t-il fait valoir, en citant « la ceinture de sécurité en 1973, la baisse de la vitesse à 50 km/h en agglomération en 1990, le permis à points en 1992 et les radars fixes en 2002 ».
Leur mise en place n’a « pas exactement suscité l’enthousiasme », a-t-il rappelé. Mais, « dix ans, vingt ans, trente ans plus tard, que constate-t-on ? D’abord qu’elles étaient justifiées (…) et qu’elles se sont progressivement intégrées. » Il est donc du « devoir » de l’exécutif de les prendre, a-t-il insisté, alors que 59 % des Français y sont opposés, selon un sondage Harris Interactive publié le 9 janvier pour RMC et Atlantico, et que, au sein de la majorité, certains députés, tel Patrice Perrot (Nièvre), y sont défavorables.
3 500 morts, l’équivalent d’une ville comme Cabourg
« Chaque fois qu’un gouvernement a eu le courage de s’engager, les résultats ont été spectaculaires », a observé Edouard Philippe.
« Nous avons besoin de résultats, car après trente années de progrès continu, nous venons de connaître trois années consécutives de hausse de la mortalité routière. »
Le premier ministre a utilisé quelques images éloquentes : « 3 500 personnes qui meurent chaque année dans un accident, c’est l’équivalent d’une ville comme Cabourg ou Forges-les-Eaux qui serait rayée de la carte. » Et 72 000 blessés, « c’est l’équivalent de la ville de La Rochelle ou du Stade-Vélodrome ». Et ce dernier d’insister : on ne peut se « résigner » à cette situation, l’« insécurité routière n’est pas une fatalité ».
Aux Français qui manifestent du scepticisme sur l’intérêt des mesures prises par le CISR, il a assuré qu’elles « répondent à un critère et un seul, leur efficacité à diminuer le nombre d’accidents ». Il a d’ailleurs annoncé une « clause de rendez-vous au 1er juillet 2020 » pour évaluer l’efficacité de cette baisse de vitesse.
Si les résultats ne sont pas « à la hauteur » des espérances, « le gouvernement prendra ses responsabilités ». Mais il se dit certain qu’elles produiront les résultats escomptés : l’objectif, fixé par la Commission européenne, de descendre en dessous de 2 000 tués en 2020 – « on pourra faire mieux », a-t-il même estimé.
Une décision « sans lien avec une motivation financière »
Soucieux de désamorcer les accusations de racket des automobilistes, le premier ministre a précisé que sa décision « est sans lien avec une quelconque motivation financière ». D’ailleurs, le probable surplus de recettes budgétaires que la baisse de la vitesse générera « ira en intégralité » aux soins des accidentés de la route.
Quant au coût du changement des panneaux de signalisation sur les routes départementales (entre 5 et 10 millions d’euros), il « sera entièrement financé par l’Etat ». C’est ce qu’a demandé Dominique Bussereau, patron du conseil départemental de Charente-Maritime et président de l’Assemblée des départements de France. Il y en aura au moins 20 000 à changer, sans compter ceux qui pourraient être ajoutés à des endroits où ils sont absents aujourd’hui, pour familiariser les usagers à cette nouvelle mesure.

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M. Philippe s’est montré soucieux de ne pas paraître mépriser les habitants des zones rurales, comme l’en accusent le Front national et la droite ; Damien Abad, vice-président des Républicains et député de l’Ain, affirme ainsi que « les victimes de la réduction de vitesse ne seront pas les habitants des métropoles, mais bien les 51 % de Français vivant dans des communes de moins de 10 000 habitants ».
Le premier ministre a avoué « avoir été sanctionné pour excès de vitesse », lors de ses allers-retours entre Paris « et Le Havre », dont il était maire, et avoir « conscience de l’agacement que ces sanctions peuvent susciter ». Mais, « passer de 90 km/h à 80 km/h sur un trajet de 40 kilomètres (…), trajet quotidien moyen, cela représente trois minutes supplémentaires », a-t-il fait valoir. Que valent trois minutes de plus « quand il s’agit de sauver une vie par jour » ? Selon son entourage, M. Philippe compte rencontrer rapidement les éditorialistes de la presse quotidienne régionale pour leur présenter son plan de lutte. Il doit effectuer un déplacement en province sur ce thème d’ici fin janvier.
Récompenser les « conducteurs exemplaires »
Le CISR, qui a pris dix-huit mesures, en a consacré plusieurs à la lutte contre la conduite sous l’empire de l’alcool ou des stupéfiants. Il prévoit ainsi de « multiplier l’usage des éthylotests antidémarrage », qui empêchent le véhicule de partir si le conducteur a un taux d’alcoolémie supérieur au seuil autorisé.
Pour garantir l’effectivité du contrôle des forces de l’ordre sur le bord des routes, il compte aussi interdire périodiquement, dès la fin de l’année, toute possibilité de signalement de leur présence sur les applications communautaires d’aide à la conduite. Cette mesure était fortement réclamée par la Ligue contre la violence routière. Il souhaite enfin mieux protéger les passages piétons, grâce à des sanctions plus lourdes pour les automobilistes qui ne les respectent pas.
Enfin, s’adressant aux « 37 millions de Français qui possèdent leurs douze points de permis », le premier ministre a souhaité que « les conducteurs exemplaires » soient récompensés par les pouvoirs publics. Mais, comme « le sujet divise », il va confier au Conseil national de la sécurité routière, instance de conseil, la mission de dire si c’est opportun, et si oui, à quelles conditions.



                            


                        

                        


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Fake news : « L’initiative doit venir des géants du Web »

Dans une tribune au « Monde », le professeur en droit européen Alberto Alemanno estime que rien ne sert d’employer la loi contre les fausses informations. Sous la pression de l’opinion, des sociétés comme Facebook peuvent adopter des dispositifs qui contrebalancent l’effet de la désinformation.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 12h02
    |

Alberto Alemanno (Professeur, titulaire de la chaire Jean-Monnet en droit européen à HEC Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Emmanuel Macron est le dernier leader politique en date à se lancer dans le combat contre les fausses nouvelles, plus communément appelées sous les termes anglais de « fake news ». Les régulateurs semblent en effet perdre patience, et promettent d’arrêter la prolifération de la désinformation en ligne.
Le président de la République a annoncé le dépôt prochain d’un projet de loi qui inclurait, entre autres, des obligations de transparence visant à révéler l’identité des personnes ou entités qui sponsorisent la diffusion de contenus en ligne, et permettrait notamment au gouvernement de faire disparaître des « fake news » de la Toile, voire même de bloquer des sites Internet en période de campagne électorale. Ce n’est pas une bonne idée.
L’action en référé proposée donnerait la possibilité à un gouvernement en place d’agir en justice en période électorale en vue de limiter la liberté d’expression de ses opposants, qu’il s’agisse de celle des citoyens sur leurs blogs ou de journalistes accrédités dans leurs journaux. Pire, une approche coercitive manquera presque à coup sûr sa cible.
Dès leur première apparition, le mal est fait
Les groupes de travail « anti-fake news » tels que l’EU Mythbusters de l’Union européenne, et les dispositifs d’alerte aux fausses informations tels que First Draft, en partenariat avec différents médias, dont Le Monde, ont montré qu’il est possible de combattre les fausses nouvelles en faisant du fact-checking, ou de la « vérification des faits ». Toutefois, le problème avec les fausses informations n’est pas tellement leur présence continue sur la Toile, mais leur première apparence sur celle-ci. En d’autres mots, aussitôt que la fausse information est en ligne, le mal est fait.

Faire appel à un juge des référés – l’action la plus rapide possible dans notre système judiciaire – aboutira toujours à une décision trop tardive. L’expérience montre d’ailleurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ « J’ai envie de conduire la renaissance des socialistes », dit le président des députés PS dans une interview au « Monde », mercredi.
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Parti socialiste : Olivier Faure est candidat au poste de premier secrétaire

« J’ai envie de conduire la renaissance des socialistes », dit le président des députés PS dans une interview au « Monde », mercredi.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 01h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 09h09
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Un prétendant supplémentaire au poste de premier secrétaire du Parti socialiste (PS). Olivier Faure, président du groupe socialiste, écologiste et républicain à l’Assemblée nationale, annonce, dans une interview au Monde, mercredi 10 janvier (journal daté du jeudi 11), qu’il est candidat à la tête de la formation. « J’ai envie de conduire la renaissance des socialistes. Je suis candidat pour être le premier responsable du PS », dit-il.
Le député de Seine-et-Marne, 49 ans, a pris sa décision après que l’ancienne ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, pressentie pour postuler, a finalement préféré prendre du recul en se tournant vers le monde de l’édition. « Que des ministres qui ont beaucoup donné pendant cinq ans aient aujourd’hui besoin de faire d’autres choix de vie, je le comprends très bien et je le respecte », souligne Olivier Faure.
« Prendre la décision de s’engager à la tête du Parti socialiste dans l’état dans lequel il se trouve implique une motivation, une envie. Il n’y a pas de place pour l’hésitation. Si vous hésitez, c’est que vous ne devez pas y aller. J’ai fait le choix d’y aller, je n’hésite pas. Je suis déterminé à réussir la refondation, à reconstruire un collectif et une crédibilité en rassemblant les énergies et les talents. »
Candidatures jusqu’au 27 janvier
La décision de Mme Vallaud-Belkacem, annoncée le 3 janvier, a quelque peu bousculé le calendrier socialiste et a réveillé les différentes ambitions. M. Faure est le troisième candidat déclaré au poste. Il rejoint ses collègues députés Stéphane Le Foll — qui s’est déclaré mardi — et Luc Carvounas, qui a été le premier à faire acte de candidature, à la fin de novembre 2017. Avec MM. Faure et Le Foll, la majorité issue du congrès de Poitiers de 2015, qui incarne le courant social-démocrate du PS, a déjà deux représentants en vue du congrès d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

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D’autres candidatures pourraient être officialisées dans les jours qui viennent. L’eurodéputé Emmanuel Maurel, figure de l’aile gauche du parti, qui ne cache pas son intention de concourir, doit ainsi se lancer prochainement. Le coordinateur du PS, Rachid Temal, et le conseiller régional d’Ile-de-France Julien Dray ont, eux, laissé entendre ces derniers jours que le poste pourrait les intéresser. Les deux hommes, issus de la majorité du PS, ont réservé leur réponse à une date ultérieure.

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Les candidats peuvent se déclarer jusqu’au 27 janvier, date d’un conseil national — le parlement du parti. Ce jour-là, ils devront déposer leurs textes d’orientation, où ils détaillent leur ligne et leur projet politique, avec une liste de signataires. Le premier secrétaire sera élu par les militants le 29 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Optimistes, les promoteurs n’anticipent pas de ralentissement de la demande en 2018.
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Les ventes de logements neufs rebondissent

Optimistes, les promoteurs n’anticipent pas de ralentissement de la demande en 2018.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 15h34
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Les ventes de logements neufs sont reparties à la hausse au troisième trimestre 2017, selon les chiffres publiés mardi 9 janvier par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Les réservations font apparaître une hausse de 5,3 % entre juillet et septembre par rapport au troisième trimestre 2016, après un léger recul (– 1,1 %) les trois mois précédents.
La FPI souligne que, en augmentation de 8,3 % sur les douze derniers mois, le nombre de réservations de logements neufs collectifs devrait sensiblement dépasser cette année celles de l’année 2016, ce qui marquait un retour aux niveaux d’avant-crise.
« Je ne sens pas de tarissement de la demande au regard de nos chiffres. (…) Pour le moment, rien ne permet d’augmenter le spectre d’une baisse de la demande », a déclaré la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers, Alexandra François-Cuxac.

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S’agissant de 2018, « je ne vois pas pourquoi on ferait moins, sauf si les dispositifs [d’aide] disparaissent dans les zones où nous produisons le plus », a-t-elle ajouté. Le gouvernement a annoncé à la rentrée une reconduction du PTZ (prêt à taux zéro) et du dispositif Pinel, qui arrivaient à échéance à la fin de 2017, en les recentrant sur les zones les plus tendues.
Un volume inférieur de logements neufs
Sur les douze derniers mois, 110 062 logements neufs ont été mis en vente, un volume inférieur à celui des réservations sur la même période. En conséquence, l’offre commerciale ne se reconstitue pas : 95 560 logements neufs étaient disponibles à la fin de septembre, soit 9,4 mois de commercialisation, alors que les professionnels jugent normal un délai de douze mois.
Face à cette situation, les promoteurs réclament le maintien d’un soutien à la production de logements dans les villes moyennes, en attendant des discussions sur un nouveau zonage, que les pouvoirs publics comptent mener en 2019.
Ils proposent d’« ajuster les modalités de sortie du dispositif Pinel dans les territoires détendus pour ne pas fragiliser des programmes déjà lancés ». Des amendements en ce sens doivent être examinés dans le cadre de l’examen par le Parlement du projet de loi de finances 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le 29 mars, les militants socialistes doivent désigner leur prochain premier secrétaire, avant un congrès les 7 et 8 avril.
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Congrès du PS, mode d’emploi

Le 29 mars, les militants socialistes doivent désigner leur prochain premier secrétaire, avant un congrès les 7 et 8 avril.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 12h22
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Qui succédera à Jean-Christophe Cambadélis à la tête du Parti socialiste ? La réponse à cette question qui agite les cadres de la formation sera connue le 29 mars, à l’issue d’un vote des militants. Jusque-là, les candidats doivent obéir à un calendrier bien particulier qui démarre à la fin du mois.

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27 janvier. Les prétendants au poste de premier secrétaire doivent déposer leur « texte d’orientation » lors d’un conseil national (CN) – sorte de « parlement » du parti. Ces motions, présentées avec une liste de signataires, doivent détailler la ligne et le projet politique porté par chaque candidat.
Ces textes vont connaître en 2018 une petite réforme, pour gagner en lisibilité. Jusque-là sans contraintes, ils sont désormais réduits à 50 000 signes – soit une bonne dizaine de pages – et doivent être organisés autour de cinq thématiques prédéfinies. Ils doivent aussi à présent être signés par au moins 5 % de membres du CN, soit seize personnes – façon de se prémunir contre les candidatures farfelues. Ces modifications doivent être validées, parmi d’autres, par les militants lors d’un vote qui a lieu le 18 janvier.
15 mars. Les textes d’orientation sont soumis au vote des militants. Les statuts du parti prévoient qu’une journée de débat est organisée dans chaque fédération avant cette date. Ce vote est important, puisqu’il détermine la composition de la future direction : chaque motion sera représentée dans les instances du parti proportionnellement au score obtenu ce jour-là. La base électorale est légèrement élargie pour ce scrutin : les militants inscrits avant le 31 décembre 2017 pourront voter (jusqu’ici la durée minimale d’adhésion était de six mois). Surtout, les anciens adhérents qui ont quitté le PS à partir de 2015 pourront participer en ne réglant que la cotisation pour 2018 et non les années précédentes non payées.
29 mars. Les militants votent de nouveau, cette fois pour désigner le premier secrétaire du parti. Ils doivent départager les premiers signataires des deux motions arrivées en tête lors du vote du 15 mars. Ce même jour, les adhérents sont appelés à choisir leurs premiers fédéraux, patrons des PS locaux.
7 et 8 avril. C’est la date du congrès, qui va se tenir à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Les instances nationales du parti doivent y être désignées. Le PS prévoit aussi la rédaction d’une « adresse aux Français » lors de l’événement.



                            


                        

                        

