<FILE-date="2018/01/10/19">

<article-nb="2018/01/10/19-1">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Au moins 13 personnes sont mortes dans des crues et une coulée de boue, dans le sud de la Californie le 9 janvier.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/01/10/19-2">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ La préfecture de Haute-Marne a annoncé la découverte, mercredi, du corps d’un septuagénaire disparu le 4 janvier. Une policière de la brigade fluviale de Paris est toujours portée disparue.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le bilan de la tempête Eleanor porté à 7 morts

La préfecture de Haute-Marne a annoncé la découverte, mercredi, du corps d’un septuagénaire disparu le 4 janvier. Une policière de la brigade fluviale de Paris est toujours portée disparue.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 17h03
   





                        



   


Le bilan de la tempête Eleanor qui a balayé la France les 2 et 3 janvier est porté à 7 morts. La préfecture de Haute-Marne a annoncé la découverte, mercredi 10 janvier, à Rouvres-sur-Aube, du corps sans vie d’un septuagénaire, porté disparu.
Le corps de cet Allemand, qui possédait une résidence secondaire dans ce village, a été retrouvé à 300 m de son domicile, dans la rivière Aube.
La tempête Eleanor qui a fait 7 morts et une disparue, une policière de la brigade fluviale disparue dans la Seine lors d’un exercice à Paris.
« Selon les premières estimations, les tempêtes Carmen et Eleanor auraient occasionné plus de 150 000 sinistres pour un coût estimé à ce stade d’environ 200 millions d’euros », a écrit la Fédération française de l’assurance (FFA), dans un communiqué, vendredi 5 janvier.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-3">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Alors que les soldes débutent mercredi, Erwan Autret, ingénieur de l’Ademe, revient sur l’impact dévastateur de l’industrie de la mode sur l’environnement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Soldes : « On peut passer de la mode jetable à un système plus durable »

Alors que les soldes débutent mercredi, Erwan Autret, ingénieur de l’Ademe, revient sur l’impact dévastateur de l’industrie de la mode sur l’environnement.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 17h02
    |

            Faustine Vincent








                        



   


Quelque 130 milliards de pièces de vêtements sont produites chaque année dans le monde. Une production massive au coût écologique faramineux : le textile est aujourd’hui la deuxième industrie la plus polluante dans le monde, après le pétrole.
Alors que les soldes d’hiver débutent mercredi 10 janvier, Erwan Autret, ingénieur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) chargé du suivi de la filière textile, constate que le système fonctionne encore sur le modèle de la mode jetable, mais observe des avancées.

        Lire :
         

          La mode se penche sur son poids environnemental



Quel est l’impact de l’industrie de la mode sur l’environnement ?
Erwan Autret : On relève trois impacts principaux : sur les émissions de gaz à effet de serre, sur la consommation d’eau, et sur son eutrophisation, c’est-à-dire le changement de composition chimique de l’eau à cause des polluants qui y sont déversés.
Concernant la consommation d’eau, on sait qu’il faut 2 700 litres pour fabriquer un tee-shirt, soit ce que consomme un individu en trois ans. Pour un jean, entre 7 000 et 11 000 litres d’eau sont nécessaires, l’équivalent de 285 douches.
L’Ademe travaille depuis deux ans avec sept entreprises volontaires, dont Decathlon et Okaïdi, pour évaluer plus précisément ces trois impacts sur l’environnement. L’analyse des données à l’échelle de chaque produit est en cours. On aura tous les résultats d’ici à mi-2018.
L’objectif de cette démarche est de permettre aux entreprises de se doter d’un affichage environnemental. Les consommateurs le verront sur les étiquettes au cours du premier semestre 2018.
On milite également pour que cette méthode d’évaluation de l’impact sur l’environnement, que seule la France expérimente de manière exhaustive, soit reconnue à l’échelle européenne.
Le secteur de la mode s’est-il emparé des enjeux environnementaux ?
Il existe des entreprises précurseuses. Quelques dizaines de petites et moyennes entreprises (PME), comme la marque de jeans 1083, ou les chaussures de sport Ector, s’engagent résolument en développant « l’écoconception », qui consiste à concevoir un vêtement en minimisant son impact environnemental – à travers le choix des matières premières, l’entretien que nécessite le vêtement, etc.
Ces entreprises montrent que l’on peut passer de la mode jetable à un système plus durable, où le vêtement peut être porté plus longtemps, et que faire du textile à 100 % recyclé est possible.
Leur nombre reste marginal…
C’est vrai que la marge de progression des entreprises dans le secteur de la mode reste immense. On est encore sur le modèle : « Je vends plus, et le consommateur jette plus. »
On constate également, à travers la filière de récupération, une baisse de qualité des textiles par rapport à ceux d’il y a quinze ou vingt ans.
L’enseigne H&M, qui incarne cette mode jetable, invite ses clients à rapporter leurs vieux vêtements pour les recycler, en échange d’un bon d’achat. Comment considérez-vous cette initiative positive ?
Je ne peux pas me prononcer sur une marque en particulier. Mais toute initiative permettant de récupérer une partie des 400 000 tonnes de vêtements non collectés chaque année (sur les 600 000 tonnes annuelles mises sur le marché) est bonne à prendre.
La question, c’est : que deviennent-ils ensuite ? Peuvent-ils atterrir sur le marché de l’occasion ? Refaire du fil ? Etre redécoupés ? Tout l’enjeu consiste à créer vraiment de l’économie circulaire, c’est-à-dire maintenir le maximum de la valeur de la matière, et faire en sorte que le vêtement soit dégradé le plus tard possible.
Quel dispositif légal permet-il de limiter l’impact de la mode sur l’environnement ?
La filière Eco TLC (textile, linge, chaussures) rassemble les marques, les associations et les opérateurs industriels. C’est ce dispositif, agréé par les pouvoirs publics en 2009, qui vise à organiser en France les activités de collecte, de tri et de recyclage des déchets textiles.
Une partie du prix de chaque vêtement, de l’ordre de quelques dizaines de centimes, finance ces activités. Un système de bonus a également été mis en place pour favoriser les matières durables.
Il existe dix labels différents pour le textile. Comment s’y retrouver ?
Pour le consommateur, c’est la jungle. Mais il n’y a qu’un seul label valable, c’est l’« écolabel européen ». C’est LA référence et le label le plus fiable de tous, car il rassemble un grand nombre de critères environnementaux, et évalue chaque phase de vie du produit, de sa création à sa fin. Les autres sont souvent des autodéclarations des entreprises elles-mêmes.
Les attentes des consommateurs ont-elles évolué ?
Oui. Aujourd’hui ils manifestent une réelle préoccupation sur l’aspect éthique des vêtements. Mais cela ne se traduit pas encore dans leurs actes d’achat. Le prix reste le critère numéro un. On reste soumis à la fast fashion (vêtements achetés à bas prix et jetés rapidement), et des achats impulsifs. Cette logique n’est toutefois pas propre à la mode, elle est aussi à l’œuvre pour tout ce qui est alimentaire et produits détergents.
Je ne sais pas quand on sera sortis du tunnel, mais je constate un vrai changement. Des entreprises précurseuses font avancer la filière, et les pouvoirs publics se sont à leur tour emparés de la question. Chacun commence à jouer son rôle. Mais il faut bien sûr que cela continue.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-4">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le défi que représente pour l’humanité l’effondrement de la biodiversité est à traiter avec le même niveau d’importance que le défi climatique, explique un collectif d’experts dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La lutte contre l’érosion de la biodiversité doit être une priorité internationale »

Le défi que représente pour l’humanité l’effondrement de la biodiversité est à traiter avec le même niveau d’importance que le défi climatique, explique un collectif d’experts dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    10.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 16h05
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Les chercheurs et les acteurs qui, comme nous, travaillent sur la biodiversité saluent l’initiative prise par le président de la République de relancer, à travers la réunion One Planet Summit, la dynamique portée par l’accord de Paris. Au moment où il apparaît clairement que l’objectif de la limite des 1,5 °C ne pourra probablement pas être atteint, mobiliser les ­acteurs économiques pour réduire les pressions humaines responsables du changement climatique et contribuer aux processus d’adaptation constituait un impératif. Les engagements pris par les donateurs, les Etats ou des organismes comme la Banque mondiale vont dans un sens positif, et il est important que la France ait joué ici un rôle majeur.
A l’heure où de grands acteurs économiques commencent à se soucier fortement de l’impact de leurs activités sur la biodiversité et alors que le récent appel des 15 000 scientifiques du monde ­entier a rappelé que l’impact croissant des activités humaines compromet notre avenir, on aurait pu souhaiter que ce sommet traite à la fois de la lutte contre le réchauffement climatique et de la lutte contre l’érosion de la biodiversité.
« La dégradation des écosystèmes est notamment à l’origine de la diffusion de certaines maladies à l’homme »
A l’image d’une étude qui montre que plus de 75 % de la biomasse des insectes volants a disparu au sein d’espaces pourtant protégés en Allemagne, en vingt-sept ans, les travaux scientifiques récents soulignent tous la gravité des ­atteintes à la biodiversité. Ils montrent également qu’avec une population ­humaine en croissance la situation va empirer fortement sous les effets ­cumulés du changement d’usage des terres – au bénéfice notamment de la production agricole –, de la surexploi­tation des sols, des eaux douces et des ­poissons marins, du braconnage ­de certaines espèces remarquables, de ­l’accroissement des pollutions tant ­chimiques que physiques (plastiques et microplastiques notamment),...




                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-5">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Entre écologie, science et design, un avenir vertueux pour les ulves, sargasses et autre flore des mers qui parfois prolifèrent.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Design : du bon usage des algues

Entre écologie, science et design, un avenir vertueux pour les ulves, sargasses et autre flore des mers qui parfois prolifèrent.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 13h24
    |

                            Mélina Gazsi








                        



                                


                            

Qu’elles soient vertes, brunes ou rouges, les algues qui envahissent les eaux, les côtes et les plages ne sont pas en elles-mêmes toxiques. En revanche, lorsqu’elles se mettent à proliférer, dopées aux nitrates – résultat des épandages massifs d’engrais azotés et organiques, autrement dit de quantité de lisiers de porc et autres déjections de vache –, elles se déposent en tapis épais et pourrissent. Les ulves, en particulier, dégagent alors de l’hydrogène sulfuré qui peut se révéler mortel, et elles finissent par étouffer les « bonnes » algues appréciées des industriels de l’alimentation, de la santé et de la cosmétique.
Ce cocktail garantit, à coup sûr, l’eutrophisation des eaux, c’est-à-dire leur enrichissement en sels minéraux. Les phénomènes d’accumulation d’algues ne s’observent au demeurant pas qu’en Bretagne : ils touchent la mer des Caraïbes – sous forme de bancs géants de sargasses –, ainsi que le Chili et les côtes américaines.
Mais si, malgré ce fléau, on cessait de considérer les algues comme des déchets ? Et si, au contraire, on les traitait comme une ressource à valoriser ? La question n’est pas nouvelle. Elle taraude spécialistes et chercheurs depuis au moins une décennie.
Elle a également taraudé Samuel Tomatis. A tout juste 25 ans, il n’est pourtant pas un spécialiste de la mer. Même si l’univers marin a longtemps été pour lui un monde de contemplation. Partout où il a vécu, à Nice et dans le sud-ouest de la France, la mer lui a toujours insufflé des idées et il aime s’inspirer du vivant comme modèle à la création.
Des prototypes de vaisselle, chaises, luminaires

Il n’est pas non plus chercheur. Encore que. Samuel Tomatis est designeur. Diplômé en 2016 de l’ENSCI-Les Ateliers et de l’Institut supérieur des arts appliqués, il vient de remporter le prix 2017 de la bourse Agora pour le design. Créée en 1983 par Claude Lévy-Soussan, soutenue par le ministère de la culture et la fondation d’entreprise Hermès,...




                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-6">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Comme chaque année ou presque depuis sa création, le crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique est prorogé et ses contours sont aménagés.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Quels sont les travaux éligibles au crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique ?

Comme chaque année ou presque depuis sa création, le crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique est prorogé et ses contours sont aménagés.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 10h09
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        



   


Maintes et maintes fois reconduit, le crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique (CITE) est à nouveau prolongé d’un an pour s’appliquer aux travaux réalisés jusqu’au 31 décembre prochain. Il s’agit de dépenses éligibles pour des améliorations effectuées dans votre habitation principale et dont la liste est disponible sur le site de la direction générale des finances publiques.
Certains équipements jugés énergétiquement peu performants sont désormais exclus de la liste des travaux ouvrant droit à l’avantage fiscal (mais continuent à bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %). C’est le cas des chaudières à haute performance énergétique fonctionnant au fioul : elles n’ouvrent plus le droit au crédit d’impôt sauf si vous aviez accepté le devis et versé un acompte avant le 1er  janvier 2018.
Pour les chaudières à très haute performance énergétique fonctionnant au fioul, il est encore possible de bénéficier de l’avantage mais à un taux moins élevé (15 % au lieu de 30 %) et uniquement pour celles acquises jusqu’au 30 juin. Après cette date, seules les chaudières à haute performance énergétique fonctionnant au gaz ouvriront droit au crédit d’impôt.
Des travaux d’isolation désormais exclus
Autres dépenses désormais exclues du champ d’application du crédit d’impôt : les travaux d’isolation thermique des fenêtres, des volets et des portes d’entrée donnant sur l’extérieur, à moins que vous ayez accepté le devis et versé un acompte avant le 1er janvier 2018. Mais là encore, il est encore possible de bénéficier de l’avantage mais au taux réduit de 15 % lorsque les travaux sont effectués en remplacement de simples vitrages, sous réserve qu’ils soient achevés avant le 30 juin ou que vous ayez accepté le devis et versé un acompte avant cette date.
La liste des autres équipements éligibles au crédit d’impôt (chaudière micro-génération ou fonctionnant avec des énergies renouvelables, matériaux d’isolation thermique des parois opaques, pompes à chaleur…) n’est pas modifiée mais deux nouvelles catégories de dépenses font leur apparition.

        Lire aussi :
         

                Un logement énergivore peut perdre jusqu’à 17 % de sa valeur



Il s’agit des frais de raccordement à un réseau de chaleur ou de froid alimenté par des énergies renouvelables ou de récupération ou par une installation de cogénération ainsi que les frais d’un audit de performance énergétique, en dehors des cas où il est imposé par la réglementation.
Enfin, les dépenses d’installation de pompes à chaleur ne sont désormais retenues que dans la limite d’un plafond spécifique, dont le montant est de 3000 euros.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-7">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », 249 députés, de La République en marche à La France insoumise, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et Marielle de Sarnez, s’opposent à la réintroduction de la pêche électrique sur laquelle doit se prononcer le Parlement européen le 16 janvier.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pêche électrique : « Cette pratique fait honte à l’Europe et nous décrédibilise sur la scène internationale »

Dans une tribune au « Monde », 249 députés, de La République en marche à La France insoumise, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et Marielle de Sarnez, s’opposent à la réintroduction de la pêche électrique sur laquelle doit se prononcer le Parlement européen le 16 janvier.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 09h06
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. A l’heure où les Etats européens ont souscrit aux objectifs de l’Union européenne et de l’ONU visant à mettre en œuvre une pêche durable, la pêche électrique qui consiste à capturer des poissons à l’aide d’un courant électrique (principe du taser), interdite ailleurs dans le monde, émerge en Europe à contretemps de l’histoire.
Le Parlement européen, qui aura à statuer le 16 janvier sur cette pratique doit désormais interdire définitivement l’usage de la pêche électrique dont les scientifiques, les pêcheurs et de nombreux pays dénoncent les effets.

En 1998, alors que l’Union européenne interdisait les méthodes de pêche les plus nocives comme la pêche aux explosifs, elle interdisait également la pêche électrique. Toutefois, dès 2007, des dérogations ont été accordées sans aucun fondement scientifique pour l’utilisation de la pêche électrique en Mer du Nord, permettant aux Etats membres d’en équiper jusqu’à 5 % de leur flotte de chaluts à perche soi-disant à des fins d’expérimentation. Le motif initial d’expérimentation, largement dépassé, est fallacieux car la quasi-intégralité de la flotte de chalutiers à perche ciblant la sole a été convertie à l’électricité.
Lobbying des Pays-Bas
Le lobbying intense réalisé par les pêcheurs néerlandais et par le gouvernement des Pays-Bas met en avant un plaidoyer hypocrite en arguant que la technique est moins coûteuse en carburant et moins dommageable pour les fonds marins, grâce à une comparaison avec l’un des engins de pêche les plus destructeurs qui existent : le chalut à perche. Les chaluts électriques demeurent des engins gigantesques, lourds et traînés sur les fonds, qui détruisent les habitats marins en plus de mettre en péril l’ensemble de l’écosystème et les pêcheurs qui en dépendent. 
La situation actuelle en Mer du Nord alarme scientifiques et pêcheurs responsables. Tous témoignent de lourdes conséquences de l’usage du courant électrique sur...




                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-8">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les secours ont eu recours à des chiens pour chercher les victimes ensevelies dans cette zone qui avait déjà été ravagée par les incendies en fin d’année.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Coulées de boue mortelles en Californie

Les secours ont eu recours à des chiens pour chercher les victimes ensevelies dans cette zone qui avait déjà été ravagée par les incendies en fin d’année.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 02h53
   





                        



   


Au moins 13 personnes ont trouvé la mort dans le sud de la Californie mardi 9 janvier dans des crues soudaines et une coulée de boue provoqués par un violent orage qui s’est abattu sur des flancs privés de leur végétation protectrice le mois dernier à la suite des feux de forêt qui ont ravagé l’Etat. « Nous sommes tristes d’annoncer que 13 morts sont confirmées après la tempête qui a traversé la région hier soir », a annoncé Bill Brown, le shérif du comté de Santa Barbara, lors d’une conférence de presse.
Plus tôt dans la journée, les pompiers du comté de Santa Barbara (SBCFD) avaient indiqué, sans donner plus de détails, que des corps avaient été retrouvés dans la boue lors d’une opération de secours à Montecito, au nord-ouest de Los Angeles, ont indiqué les médias.
De la boue jusqu’à la taille
Le SBCFD a tweeté qu’il utilisait des chiens pour chercher de possibles victimes à un endroit où se trouvaient plusieurs maisons avant que de fortes pluies ne s’abattent et provoquent des glissements de terrain.
Il a également posté sur son compte Twitter plusieurs photos montrant des quartiers envahis par la boue – parfois à hauteur de taille en épaisseur –, des maisons arrachées de leurs fondations et des routes rendues impraticables par la boue ou des arbres à terre.
L’autoroute 101, qui longe la côte Pacifique, était notamment inaccessible sur une cinquantaine de kilomètres. « Les pompiers ont sauvé une fille de 14 ans qui a été coincée pendant plusieurs heures dans une maison détruite de Montecito », ont-ils ajouté.
Le comté de Ventura a reçu la plus grosse quantité de pluie avec 13 centimètres cumulés, d’après les services météorologiques de Los Angeles.
La plupart des zones affectées par ces coulées de boue ont été dévastées en décembre par l’incendie « Thomas », le plus destructeur en surface brûlée de l’histoire de la Californie. Il n’y a désormais plus de végétation pour absorber l’eau et retenir les sols.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-9">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Une note du ministère dresse « quatre scénarios d’ici à 2030 », plus ou moins optimistes, pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Avec les mutations de l’agriculture, les formations « vertes » vont se développer

Une note du ministère dresse « quatre scénarios d’ici à 2030 », plus ou moins optimistes, pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 17h46
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Les ingénieurs agronomes se mettent au vert : l’Institut polytechnique UniLaSalle et l’Ecole des métiers de l’environnement (EME) ont décidé d’entamer un processus de fusion. Installées à Beauvais, Rouen et Rennes, ces deux écoles d’ingénieurs associatives, reconnues d’intérêt général, annonceront les termes de leur rapprochement jeudi 11 janvier, lors d’une série de conférences de presse.
La première est notamment spécialisée dans l’agronomie et les agro-industries de l’alimentation, de la santé, de la géologie et de l’environnement. L’EME, de son côté, forme aux compétences du développement durable, de l’économie circulaire, de l’écoconception, des techniques de dépollution, de l’écologie industrielle ou des énergies renouvelables.
Cette alliance reflète une réflexion et un mouvement largement entamé, et qui, selon une note publiée en décembre 2017 par le ministère de l’agriculture, va s’amplifier. Cette note dresse, en effet, « quatre scénarios d’ici à 2030 » pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole, dans le prolongement d’un rapport sur le même thème publié en octobre 2017.

        Lire aussi :
         

                Ecoles d’ingénieurs : le boom des cursus « verts »



Avec ses 210 000 élèves, étudiants, apprentis et ses 24 500 stagiaires en formation continue répartis dans 800 établissements publics et privés, l’enseignement agricole va devoir s’adapter aux mutations à venir d’ici à 2030, en prenant en compte le développement des métiers « verts », malgré de sérieuses inconnues sur l’évolution de l’agriculture, précise la note du ministère. « Le soutien au verdissement de l’économie influera sur les métiers et le marché de l’emploi. (…) Le développement des métiers “verts” ou “verdissants” aura des conséquences sur l’intégration du thème de l’environnement dans les formations initiales », souligne-t-elle.
Quatre scénarios d’ici à 2030
Le ministère présente « quatre scénarios » très contrastés d’évolution de l’agriculture et de la ruralité d’ici à 2030. Deux d’entre eux plantent un décor « optimiste » en matière d’emploi pour l’avenir des zones rurales. Le premier, qui table sur une poursuite de la décentralisation et un investissement des régions, est intitulé « Accompagnement des transitions, pluricompétences et verdissement ». Il table sur le développement d’une « nouvelle économie » dans les territoires ruraux et les villes moyennes autour de l’alimentation durable, du développement de l’agriculture de proximité, ou biologique, l’agro-écologie, le recyclage, la bio-industrie et les énergies renouvelables.
Celle-ci se développerait « autour d’un tissu dense d’industries petites et moyennes, structuré par l’écologie industrielle et l’économie circulaire ». Dans une telle hypothèse, les emplois dans le secteur agricole et forestier « résistent d’autant plus que les modes de production intensifs en main-d’œuvre gagnent du terrain », souligne la note.

        Lire aussi :
         

                Au-delà du « greenwashing », l’environnement devient le nouvel horizon des ingénieurs



Un autre scénario, également optimiste, appelé « Collaboration et partage, silver économie et mutualisation des compétences », se révélerait également favorable l’emploi. Il envisage que les villes, ayant absorbé les zones périurbaines, y intègrent davantage d’espaces agricoles : fermes urbaines, jardins collectifs, chantiers agricoles d’insertion… Parallèlement, des activités connexes se développeraient autour de pôles de compétitivité dédiés à la bio économie (énergie et matériaux), à la fabrication, aux biotechnologies… ainsi que des services à la personne.
Dans ce scénario, prévient la note, « les conflits d’usage entre groupes sociaux (urbains-ruraux, agriculteurs-touristes, forestiers-protecteurs de l’environnement, etc.) sont fréquents, mobilisant des compétences en médiation et en droit ». Mais les enjeux autour de l’environnement étant « omniprésents », ils induiraient aussi un « verdissement des activités et des métiers ».

        Lire aussi :
         

                « Après mon école d’ingénieurs, j’ai co-fondé une start-up de produits en bois »



Les deux derniers scénarios sont plus pessimistes pour l’emploi agricole et en zone rurale. L’un envisage « un marché de l’emploi régionalisé et “ubérisé”, alliant expertise et débrouillardise » où les industries agroalimentaires de transformation et les plates-formes numériques pèsent sur les producteurs agricoles. La société est marquée par de fortes inégalités. Deux types d’exploitation coexistent : des grandes, plurispécialisées, avec des apports externes de main-d’œuvre, et des exploitations « à taille humaine » en circuits courts. Si « les compétences liées à l’automatisation, la robotique, l’intelligence artificielle et l’analyse des données sont valorisées », en revanche, dans cette hypothèse, « l’agriculture et l’agroalimentaire continuent de perdre des effectifs », prévoit la note.
Enfin, un dernier scénario appelé « La compétitivité par la robotisation, la bipolarisation et l’individualisme » dessine une fracture sociale accrue. Un « réinvestissement du rural » par les urbains, servis par « la tertiarisation de l’économie et le télétravail », passerait ainsi par « la robotisation, la spécialisation des régions et des inégalités territoriales croissantes ». « Face au coût élevé du foncier, l’agriculture se “banalise” : les capitaux extérieurs prennent le relais des capitaux familiaux, les exploitations sous statut sociétaire classique (SA SARL) s’imposent », prévoit l’étude. Conséquence : « la baisse des emplois agricoles et industriels s’amplifie sous la pression de la mondialisation », note l’étude. En revanche, « partout les compétences en numérique, robotique et intelligence artificielle sont en tension ».
L’avenir reste donc à inventer. Soit avec les deux premières hypothèses qui « constituent un cadre positif pour réfléchir aux transformations à conduire sur l’enseignement agricole dans les prochaines années », explique Muriel Mahé, auteure de la note pour le centre d’études et de prospective du ministère. A l’inverse, les deux autres scénarios « décrivent des futurs » que le groupe de travail d’une trentaine d’experts, qui a planché avec le ministère, « a jugé non souhaitables ».

        Lire aussi :
         

                Ecole d’ingénieurs : les cursus « verts » sous l’influence des entreprises




Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

        Lire aussi :
         

                En images : les temps forts d’O21, nos conférences pour s’orienter au 21e siècle, à Nancy


Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.






                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-10">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les températures dépassent actuellement 40 degrés Celsius. Des centaines de chauves-souris ont péri par hyperthermie.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/01/10/19-11">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Suisse : 13 000 touristes bloqués dans la station alpine de Zermatt

Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 12h25
   





                        



   


L’une des stations de ski les plus réputées de Suisse était coupée du monde, mardi 9 janvier, en raison des récentes chutes de neige tombée en abondance. Il y a actuellement « environ 13 000 touristes à Zermatt », situé dans le canton du Valais (sud-ouest), a annoncé une responsable de la station, Janine Imesch. La route cantonale pour accéder à la station a été fermée lundi matin. « Et le train est arrêté depuis hier soir 17 h 30 », a précisé Mme Imesch.
La célèbre station dispose de 13 400 lits touristiques, dont 7 200 dans les hôtels et 6 200 dans des appartements. La population de la commune s’élève, elle, à environ 5 500 habitants. « On ne peut pas skier ou faire de la randonnée, mais c’est tranquille, un peu romantique. Ce n’est pas la panique », a commenté Mme Imesch. Un vol de reconnaissance est prévu au-dessus de la région afin de décider de la suite.
Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais, selon les médias suisses. Pour cette région, le niveau de danger d’avalanche est en degré 5, le plus élevé, selon la police, qui précise qu’à partir de ce soir, la situation devrait évoluer favorablement avec la fin des précipitations. Des glissements de terrain et des avalanches demeurent cependant toujours possibles.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-12">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le groupe français a signé mardi un protocole d’accord commercial pour la construction d’une usine de retraitement des déchets nucléaires en 2018.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Nucléaire : New Areva signe un projet d’accord pour une usine à 10 milliards d’euros

Le groupe français a signé mardi un protocole d’accord commercial pour la construction d’une usine de retraitement des déchets nucléaires en 2018.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 15h07
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant), 
Bastien Bonnefous (Pékin, envoyé spécial) et 
                                Nabil Wakim








                        



   


C’était devenu presque une plaisanterie dans le petit milieu du nucléaire français. Après plus de dix ans de négociations, de volte-faces et de déceptions, New Areva – nouveau nom de l’activité combustible de l’ex-Areva – a signé mardi 9 janvier, lors de la visite officielle d’Emmanuel Macron en Chine, un protocole d’accord commercial avec le groupe nucléaire étatique chinois CNNC pour la construction d’une usine de retraitement de déchets nucléaires dans le pays.

        Lire aussi :
         

                Macron en quête de réciprocité pour sa visite en Chine



Ce protocole d’accord de plus de dix milliards d’euros va permettre à Pékin de retraiter et de recycler son combustible nucléaire, jusqu’à présent entreposé dans des piscines. Mais aussi à New Areva de relever la tête, après des années de difficultés.
Et même si le texte signé mardi n’a pas de caractère définitif, l’entreprise française et le gouvernement se disent confiants dans la capacité à signer un contrat en bonne et due forme dans l’année.
Dix ans de construction
Le sujet a été évoqué directement entre Emmanuel Macron et Xi Jinping lors d’un dîner lundi entre les deux chefs d’Etat. Côté gouvernement, on se félicite déjà d’une signature probable au printemps, tout en reconnaissant qu’il a fallu « faire un effort sur le prix » et que « les négociations avec les Chinois sont extraordinairement difficiles ». Chez New Areva, la prudence est de mise, et l’on estime que les négociations précises sur le prix et les détails de l’accord commercial peuvent encore prendre plusieurs mois.
En 2016, déjà, l’Elysée et l’entreprise française estimaient qu’un accord était très proche, sans finalement qu’il ait été concrétisé.
Cette usine serait bâtie sur le modèle de celles de La Hague (Manche) et Mélox (Gard) : il s’agit de retraiter et recycler sur le même site l’uranium qui alimente les centrales et dont la radioactivité après usage est considérable. Le coût total pourrait excéder les 20 milliards d’euros, dont la moitié irait à Areva. L’usine, qui ne sera pas opérationnelle avant 2030, devrait pouvoir retraiter 800 tonnes de combustible par an.
Areva s’est fait le champion de cette logique qu’on appelle le « cycle fermé » : il s’agit de valoriser ce qui peut encore l’être dans les déchets nucléaires extrêmement radioactifs. Le groupe français dispose d’une technologie inégalée dans ce domaine. D’autres puissances nucléaires, comme les Etats-Unis, ont fait le choix du « cycle ouvert », qui consiste à laisser les déchets en l’état.
Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, la filière nucléaire est en mauvaise santé : de nombreux pays ont abandonné leurs projets nucléaires, certains – comme l’Allemagne – ont même fermé des centrales, sans compter que la baisse des prix bas du gaz et des énergies renouvelables est venue concurrencer l’atome.
Or la Chine est le pays le plus en pointe dans la construction de centrales nucléaires depuis plusieurs années. La filière chinoise, en partie bâtie avec la collaboration d’EDF et Areva, est plus que florissante : le pays construit actuellement une vingtaine de réacteurs. C’est d’ailleurs dans le sud-est du pays, à Taïshan, que devrait démarrer en 2018 le premier EPR détenu à 30 % par EDF.
Un vent d’air frais pour New Areva
Cet accord signe donc une double bonne nouvelle pour Areva. D’abord, parce qu’il va permettre d’assurer une activité continue à 2 000 ingénieurs français pendant les sept prochaines années. Mais aussi par l’impact qu’il aura sur le groupe nucléaire français.
Depuis 2012, Areva a connu une descente aux enfers que rien ne semblait pouvoir arrêter : à la crise de 2008 et à la catastrophe de Fukushima sont venus s’ajouter des investissements hasardeux, la déroute de l’EPR en Finlande, des affaires de corruption et une concurrence néfaste avec EDF. Une succession de difficultés qui ont conduit le géant nucléaire à une recapitalisation et une restructuration douloureuses.
Le groupe a été scindé en deux morceaux : New Areva – qui vient de signer l’accord en Chine – a gardé l’activité des mines d’uranium et du cycle du combustible. Areva NP, renommé Framatome début janvier, est devenu une filiale d’EDF. La maison mère, Areva SA, a été maintenue le temps que l’épineux contrat de l’EPR finlandais, complexe gouffre financier, se termine.
Le groupe Areva a fait partir près de 6 000 salariés en deux ans, et fait face à des perspectives difficiles dans les prochaines années : alors que la filière nucléaire pèse bien peu au niveau mondial, quelles peuvent être les perspectives d’un groupe spécialisé dans le combustible nucléaire ? « Nos perspectives à court terme ne sont pas bonnes, mais à moyen terme, il y a de l’espoir », lançait avec un optimisme très mesuré un dirigeant de New Areva fin novembre.
« Cet accord, c’est une voie de sortie pour toute la filière nucléaire », se félicite-t-on au gouvernement, à qui les difficultés d’Areva ont donné des sueurs froides ces dernières années.
Relations difficiles avec les partenaires chinois
Cet éventuel contrat arriverait donc à point nommé. « D’autant que la restructuration et les budgets ont été faits sans compter dessus », explique-t-on en interne. Il y a quelques mois, un tel contrat semblait encore impossible, tant les relations avec les partenaires chinois ont été difficiles. Ainsi, Paris avait refusé en 2017 les exigences mises par la Chine pour l’entrée de CNNC dans le capital de New Areva.
« Les Chinois se sont rendu compte qu’ils auront du mal à faire sans nous », se vante-t-on chez Areva, où on rappelle que les tentatives de reproduire la technologie française, notamment au Japon, se sont soldées par des échecs.
Reste que la route sera longue avant que cette usine ne voie le jour : en 2016, alors que les négociations semblaient en bonne voie, les habitants de Lianyungang, ville côtière de l’est de la Chine, se sont mobilisés massivement pour protester contre l’éventualité que leur commune héberge une telle usine. Ils brandissaient des pancartes « Nous aimons notre Lianyungang, pas de déchets nucléaires ! ». Cette fois-ci, la localisation de cette usine sera probablement tenue secrète par le pouvoir chinois le plus longtemps possible.

Le premier EPR chinois aura quelques mois de retard
L’Eysée a confirmé, mardi, que la mise en service du premier réacteur nucléaire EPR de Taishan en Chine ne débutera pas avant mi-2018. Le groupe nucléaire chinois CGN, qui détient 70 % du projet, EDF détenant les 30 % restants, avait annoncé fin décembre que le démarrage, qui devait initialement avoir lieu fin 2017, aurait du retard. D’ultimes vérifications de sûreté seraient à l’origine de ce report. Ce serait le cas échéant le premier EPR opérationnel dans le monde, avant même ceux en chantier à Flamanville (France) et en Finlande.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-13">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Selon l’association Bloom et des artisans-pêcheurs, la Commission européenne aurait travesti une expertise afin d’autoriser une pratique destructrice.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les ONG dénoncent la position de Bruxelles sur la pêche électrique

Selon l’association Bloom et des artisans-pêcheurs, la Commission européenne aurait travesti une expertise afin d’autoriser une pratique destructrice.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 12h42
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Sur la pêche comme sur d’autres sujets, le problème des expertises scientifiques est, semble-t-il, qu’elles ne sont pas toujours lues. En décembre 2006, la Commission européenne s’était prévalue d’un rapport d’experts pour réautoriser partiellement la pêche électrique, interdite depuis 1998 en Europe. Mais le rapport en question, rendu par le Comité scientifique, technique et économique de la pêche (CSTEP) européen, disait en réalité l’inverse de ce que l’exécutif européen lui faisait dire : loin de préconiser la remise en selle de cette technique controversée – qui consiste à envoyer des décharges électriques dans les fonds marins pour en déloger les poissons benthiques –, il mettait en garde contre ses effets potentiellement délétères sur les écosystèmes.
Mis au jour par l’association Bloom, spécialisée dans la lutte pour la préservation des océans, ce hiatus entre décision politique et expertise scientifique suscite la colère des ONG environnementales et de plusieurs associations d’artisans-pêcheurs. Lundi 8 janvier, une quinzaine de ces organisations ont adressé à Karmenu Vella, le commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, une lettre demandant à ce que l’Union renonce à toute nouvelle concession aux flottes industrielles utilisant cette technique.
Celle-ci, activement soutenue par les Pays-Bas, est en effet revenue au centre de l’attention ces derniers mois, car un projet de règlement doit être voté par le Parlement européen en séance plénière le 16 janvier. Selon ses opposants, ce nouveau texte ouvre la porte, s’il est adopté, à une extension massive de cette technique de pêche, accusée de « transformer l’océan en désert », selon Frédéric Le Manach, directeur scientifique de Bloom.

« Scandale politique »
Découvert tardivement par Bloom, le rapport de 2006 du CSTEP a été, selon les associations, galvaudé par la Commission. « A la lumière de l’avis du CSTEP, il convient d’autoriser [en...




                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-14">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le département, placé en alerte maximale lundi en raison de l’instabilité de son manteau neigeux, est maintenu en vigilance orange mardi matin.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Savoie : la vigilance rouge avalanche est levée, un Britannique disparu

Le département, placé en alerte maximale lundi en raison de l’instabilité de son manteau neigeux, est maintenu en vigilance orange mardi matin.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 13h05
   





                        



   


Confrontée à une situation d’« enneigement exceptionnel », la Savoie avait été placée lundi en vigilance rouge, laquelle a été levée mardi 9 janvier au matin. L’amélioration de la météo a permis de lancer des recherches pour tenter de retrouver un Britannique disparu depuis deux jours. Trois départements alpins sont désormais en vigilance orange en raison de risques d’avalanche : la Savoie, les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes, a fait savoir Météo France dans son bulletin de 6 heures.
En 36 heures en Savoie, il est tombé environ 1,50 à 1,80 m de neige en Haute-Maurienne et 1,20 m à 1,70 m dans le Sud de la Haute-Tarentaise, de même que dans l’est du Queyras (Hautes-Alpes); 70 cm sur le Mercantour dans les Alpes-Maritimes. Ces conditions « exécrables » n’ont pas permis d’entreprendre des recherches de terrain pour tenter de retrouver un skieur britannique de 39 ans, qui a disparu à Tignes dimanche en fin de journée après avoir voulu « faire une dernière piste », selon la gendarmerie d’Albertville.
Un appel à témoins n’a rien donné mais à la mi-journée mardi, une fenêtre météo devait permettre de faire décoller un hélicoptère pour « survoler la zone de grand hors-piste de la station où son téléphone portable a borné », a indiqué la préfecture de la Savoie.
Un enneigement d’une telle intensité ne survient en moyenne qu’« une fois tous les trente ans », selon Météo France. Des départs d’avalanche vont se produire spontanément, avec comme « facteur aggravant » un « très bon enneigement » qui « favorisera leur écoulement », avait expliqué lundi le service de prévision.
Dans ce contexte, la préfecture de Savoie a recommandé aux résidents et aux usagers « la plus grande prudence ». Des mesures de prévention et de sécurité ont été prises, dont le confinement général et l’évacuation préventive des secteurs isolés de Haute-Maurienne et Haute-Tarentaise où des sapeurs-pompiers ont été positionnés. Tous les chemins piétonniers sont interdits. Egalement touchées par de fortes chutes de neige, les Alpes-Maritimes (massif du Mercantour) et les Hautes-Alpes (massifs du Queyras et du Thabor) étaient maintenues mardi en vigilance orange.
« Retour d’Est »
Les massifs de l’Ubaye, du Haut-Var et du Haut-Verdon ont été par ailleurs placés lundi soir au niveau 4 sur 5 de risque avalanche (échelle européenne), a annoncé la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence.
Dans les Alpes, des cumuls de neige peuvent atteindre 2 m, souligne Météo France. Ce phénomène, dit « de retour d’Est », est dû à l’humidité de la plaine du Pô qui se condense au contact des Alpes et se transforme en précipitations neigeuses. En vingt-quatre heures déjà, près de la frontière franco-italienne, des cumuls de 50 à 90 cm ont été enregistrés en Haute Maurienne, 60 à 80 cm en Haute Tarentaise, 65 à 90 cm dans le Queyras et 40 à 50 cm dans le Thabor.
Sur le front des orages, la vigilance orange a été levée sur les Bouches-du-Rhône et le Var. Dans les Alpes-Maritimes et le Var, une ligne orageuse virulente s’était mise en place dans la soirée de lundi sur un axe Fréjus-Draguignan, avec de la grêle et de fortes pluies. Par ailleurs, les recherches se sont poursuivies dans la journée pour retrouver deux personnes toujours portées disparues après la tempête Eleanor, qui a fait six morts et des dégâts chiffrés à au moins 200 millions d’euros la semaine dernière.

        Lire aussi :
         

                Suisse : 13 000 touristes bloqués dans la station alpine de Zermatt






                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-15">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’Institut pour la population et la sécurité sociale évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions en 2015. Le premier ministre Shinzo Abe parle d’« une crise nationale ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 08/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


La population du Japon poursuit son inquiétant déclin

L’Institut pour la population et la sécurité sociale évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions en 2015. Le premier ministre Shinzo Abe parle d’« une crise nationale ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 11h52
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            
Lundi 8 janvier, 1,23 million de Japonais ayant eu 20 ans au cours des douze derniers mois ont participé aux traditionnelles « seijinshiki », les cérémonies d’entrée dans l’âge adulte. En ce jour férié, les jeunes femmes vêtues de kimonos aux teintes chatoyantes et les hommes en costume ou en ensemble hakama-haori ont assisté à des réunions publiques dans leur commune pour écouter leurs aînés énoncer leurs droits et devoirs. Puis ils ont envahi les gargotes pour fêter ce jour qui leur donne officiellement le droit de boire de l’alcool. Moment de fête, la seijinshiki, héritière d’une tradition liée au culte shinto, est révélatrice du déclin démographique de l’Archipel. En 1994, les jeunes de 20 ans étaient 2,07 millions.
Et la tendance à baisser devrait se poursuivre. Selon les chiffres rendus publics fin décembre 2017 par le ministère de la santé, seuls 941 000 bébés seraient nés cette année, soit 36 000 de moins qu’en 2016, et surtout, le chiffre le plus bas depuis 1899. Dans le même temps, 1,3 million de Japonais sont décédés. La population poursuit donc son déclin amorcé à la fin des années 2000. L’Institut pour la population et la sécurité sociale (IPSS) évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions lors du dernier recensement effectué en 2015. Ce même IPSS voyait déjà en 2008 la population japonaise tomber à… zéro en l’An 3000.

La première conséquence de cette évolution est le vieillissement accéléré de la population. Les plus de 65 ans représentent 27,2 % de la population. En 2065, ils seront 40 %. Ce qui a un coût : les dépenses de la Sécurité sociale représentaient 32,5 % du budget de l’exercice 2017 clos fin mars, contre 17,6 % de celui de 2000. Et la question du paiement des retraites est soulevée, puisque la population active devrait tomber à 38 millions de personnes en 2060, contre 65,8 millions en 2013. Se pose aussi le problème de la prise en charge des personnes âgées. Yukio Noguchi,...




                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-16">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Jean-Paul Reich, ancien directeur scientifique d’Engie, plaide dans une tribune au « Monde » pour un « coup de pouce » à la production d’hydrogène par électrolyse, afin de stocker l’électricité éolienne et solaire et de limiter les émissions industrielles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’hydrogène, « double moteur pour l’énergie et le climat »

Jean-Paul Reich, ancien directeur scientifique d’Engie, plaide dans une tribune au « Monde » pour un « coup de pouce » à la production d’hydrogène par électrolyse, afin de stocker l’électricité éolienne et solaire et de limiter les émissions industrielles.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h00
    |

Jean-Paul Reich (Vice-président de l’ Association française de l’hydrogène et des piles à combustible (Afhypac) et ancien directeur scientifique du...







                        



                                


                            

Tribune. Que ni le soleil ni le vent n’acceptent de briller et de souffler en fonction des besoins des consommateurs d’électricité – ce que l’on appelle « l’intermittence des énergies renouvelables » – n’est curieusement pas considéré comme un des obstacles majeurs aux ambitions énergétiques de la France, actuellement discutées dans le cadre de la « Programmation pluriannuelle de l’énergie » jusqu’en 2030.
Cela peut se comprendre. A ce jour en effet, les énergies renouvelables ne représentent qu’une part infime de la production d’électricité en France – seulement 4 % pour l’éolien et moins de 2 % pour le photovoltaïque. Du coup, rares sont les périodes où l’électricité produite ne peut être injectée dans les réseaux faute de demande simultanée des consommateurs.

Lorsqu’elles surviennent, le fait que l’on ne sache pas encore stocker cette électricité massivement et sur de longues périodes dans des conditions économiques acceptables n’est même pas un problème : les centrales à gaz et nucléaires arrivent encore à réduire la voilure pour laisser la priorité aux renouvelables sans que cela ne nuise (trop) à leur fonctionnement.
Un modèle économique rentable
Bref, le mécanisme fonctionne encore bien, et il faudrait qu’une part plus importante de l’électricité produite – probablement entre 40 % et 60 % – soit issue des énergies renouvelables pour qu’il commence à se gripper. Or, si les objectifs officiels de la transition énergétique sont respectés, cela ne devrait pas se produire avant 2030… ou 2040 pour les plus pessimistes. On a donc le temps a priori. D’autant que tout le monde espère que d’ici là, on aura enfin trouvé un modèle économique rentable de « smart grid » [réseau de distribution « intelligent »] et de stockage massif de l’électricité. Ce qui réglerait tout…
Sauf qu’attendre et espérer revient surtout à se priver dans l’immédiat d’un double moteur, tant pour le développement des énergies...




                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-17">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les pertes engendrées par les fléaux naturels sont estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Le coût des catastrophes naturelles aux Etats-Unis atteint un record en 2017

Les pertes engendrées par les fléaux naturels sont estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 18h43
   





                        



   


Sécheresse dans les Dakota du Nord et du Sud, ouragans Harvey et Maria, incendies en Californie, inondations dans le Missouri, l’Arkansas et en Californie, tornades… L’année 2017 a été la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles aux Etats-Unis, provoquant des pertes estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique (NOAA) publié lundi 8 janvier.

With 16 #BillionDollarDisasters totaling ~6B, 2017 was costliest year on record for USA: @NOAANCEIclimate… https://t.co/FXYz58AaKT— NOAA (@NOAA)


require(["twitter/widgets"]);

Seize de ces désastres ont provoqué des dégâts dépassant le milliard de dollars, du jamais-vu, a précisé la NOAA, rappelant que la précédente année record remontait à 2005 avec 215 milliards de dollars de dégâts, ayant surtout résulté des ouragans Katrina, Wilma et Rita.
Les incendies dans l’ouest du pays qui ont surtout ravagé une grande partie de la Californie se sont chiffrés à 18 milliards de dollars, soit « le triple du précédent record annuel », souligne le rapport.
L’ouragan Harvey a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.
L’ouragan Maria, qui a dévasté Porto Rico, a infligé 90 milliards de pertes, selon la NOAA, tandis qu’Irma qui a balayé les Caraïbes et la Floride a provoqué 50 milliards de dégâts. Maria se situe au troisième rang dans les annales des catastrophes naturelles les plus coûteuses aux Etats-Unis et l’ouragan Irma est au 5e rang, selon le rapport de la NOAA.
L’agence a également relevé qu’il faut remonter à 2011 pour compter seize désastres naturels ayant coûté au total au moins un milliard de dollars en une seule année.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-18">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ L’incident, signalé au printemps, concerne la tenue au séisme des diesels de secours. Vingt autres réacteurs ont été concernés.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Deux réacteurs supplémentaires de la centrale de Bugey concernés par un incident en juin

L’incident, signalé au printemps, concerne la tenue au séisme des diesels de secours. Vingt autres réacteurs ont été concernés.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 19h07
   





                        


EDF a annoncé lundi 8 janvier que deux réacteurs nucléaires supplémentaires, situés dans la centrale du Bugey (Ain), ont été concernés par un incident sur des équipements électriques de secours mais que le problème a été corrigé.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait fait état, le 20 juin, d’un problème de niveau 2 (sur sept) pour vingt réacteurs, portant sur la tenue au séisme des diesels de secours. Le niveau 2 correspond à un « incident ».
Le gendarme du nucléaire avait fait savoir fin octobre que les réacteurs 2 et 5 du Bugey et les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) étaient également concernés.
Risque en cas de séisme majeur
EDF a expliqué lundi que les réacteurs 3 et 4 du Bugey ont posé le même problème. Ils sont donc aussi concernés par l’incident de niveau 2 qui avait été annoncé au printemps. Les ancrages des matériels auxiliaires de ces deux réacteurs « ont d’ores et déjà été remis en conformité » et « les défauts à l’origine de cette déclaration n’ont eu aucun impact sur la sécurité des salariés ni sur l’environnement », assure EDF.
A la suite de l’incident signalé en juin, l’électricien avait décidé de réaliser un bilan détaillé des matériels assurant le fonctionnement des diesels de secours sur l’ensemble du parc nucléaire. L’ASN s’inquiétait de la tenue au séisme des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours de certaines centrales nucléaires.
Concrètement, les ancrages (au sol, au mur, etc.) de ces équipements de secours avaient montré un risque de faiblesse, qui pourrait les faire se décrocher en cas de séisme majeur, rendant indisponibles ces équipements, censés garantir l’alimentation électrique de la centrale en cas de défaillance de l’alimentation électrique externe.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/10/19-19">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Une vague de froid s’est abattue depuis le début de l’année sur l’est des Etats-Unis, paralysant villes, voitures et animaux.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/01/10/19-20">
<filnamedate="20180110"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180110"><AAMMJJHH="2018011019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ L’interdiction, effective depuis le 1er janvier, doit contribuer à protéger les éléphants en Afrique. Mais la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Première destination pour le trafic, la Chine bannit tout commerce de l’ivoire

L’interdiction, effective depuis le 1er janvier, doit contribuer à protéger les éléphants en Afrique. Mais la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 20h16
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Plus grand marché du monde pour l’ivoire, la Chine en interdit totalement le commerce sur son territoire, à partir du 1er janvier. La décision avait été prise conjointement en septembre 2015 par les présidents Barack Obama, pour le marché américain, et Xi Jinping. Elle avait conduit à la fermeture en deux étapes, en 2017, de toutes les usines et tous les points de vente préalablement autorisés en Chine. Les objets créés à partir des défenses de mammouths, venus de Sibérie et dont la Chine est un gros importateur, sont toujours légaux, l’espèce étant éteinte.
L’enjeu de cette décision est colossal : la Chine est devenue ces deux dernières décennies la première destination pour le trafic d’ivoire provenant d’éléphants d’Afrique – malgré l’interdiction depuis 1989 de tout commerce international. « La Chine est passée d’une attitude, en 2008, où elle mettait en avant la sculpture sur l’ivoire comme un héritage intangible de sa culture, à une position qui en fait la voix la plus audible sur la scène internationale pour condamner ce trafic », se félicite Frank Pope, directeur général de l’ONG Save the Elephants. Hongkong devrait suivre cet exemple en 2018.
Mais une interdiction modifie bien les comportements, surtout quand elle est promue par des personnalités comme le joueur de basket star Yao Ming
Les consultants qui enquêtent pour cette ONG ont vu le prix du kilo d’une défense en Chine passer de 2 100 dollars (1 750 euros), en 2014, à environ 700 dollars en janvier 2017, en anticipation de l’interdiction. Cette baisse continue du prix est aussi attribuable au ralentissement économique et à la lutte anticorruption, analyse M. Pope. Il y a eu, en outre, une prise de conscience dans le pays, favorisée par les prises de position de personnalités comme le joueur de basket star Yao Ming. « La grande crise des années 1970 et 1980, qui a conduit à une diminution de moitié du nombre d’éléphants, a pris fin après l’interdiction...




                        

                        

