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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Optimistes, les promoteurs n’anticipent pas de ralentissement de la demande en 2018.
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Les ventes de logements neufs rebondissent

Optimistes, les promoteurs n’anticipent pas de ralentissement de la demande en 2018.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 15h34
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Les ventes de logements neufs sont reparties à la hausse au troisième trimestre 2017, selon les chiffres publiés mardi 9 janvier par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Les réservations font apparaître une hausse de 5,3 % entre juillet et septembre par rapport au troisième trimestre 2016, après un léger recul (– 1,1 %) les trois mois précédents.
La FPI souligne que, en augmentation de 8,3 % sur les douze derniers mois, le nombre de réservations de logements neufs collectifs devrait sensiblement dépasser cette année celles de l’année 2016, ce qui marquait un retour aux niveaux d’avant-crise.
« Je ne sens pas de tarissement de la demande au regard de nos chiffres. (…) Pour le moment, rien ne permet d’augmenter le spectre d’une baisse de la demande », a déclaré la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers, Alexandra François-Cuxac.

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          Après l’euphorie immobilière de 2017, la décrue est amorcée



S’agissant de 2018, « je ne vois pas pourquoi on ferait moins, sauf si les dispositifs [d’aide] disparaissent dans les zones où nous produisons le plus », a-t-elle ajouté. Le gouvernement a annoncé à la rentrée une reconduction du PTZ (prêt à taux zéro) et du dispositif Pinel, qui arrivaient à échéance à la fin de 2017, en les recentrant sur les zones les plus tendues.
Un volume inférieur de logements neufs
Sur les douze derniers mois, 110 062 logements neufs ont été mis en vente, un volume inférieur à celui des réservations sur la même période. En conséquence, l’offre commerciale ne se reconstitue pas : 95 560 logements neufs étaient disponibles à la fin de septembre, soit 9,4 mois de commercialisation, alors que les professionnels jugent normal un délai de douze mois.
Face à cette situation, les promoteurs réclament le maintien d’un soutien à la production de logements dans les villes moyennes, en attendant des discussions sur un nouveau zonage, que les pouvoirs publics comptent mener en 2019.
Ils proposent d’« ajuster les modalités de sortie du dispositif Pinel dans les territoires détendus pour ne pas fragiliser des programmes déjà lancés ». Des amendements en ce sens doivent être examinés dans le cadre de l’examen par le Parlement du projet de loi de finances 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le 29 mars, les militants socialistes doivent désigner leur prochain premier secrétaire, avant un congrès les 7 et 8 avril.
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Congrès du PS, mode d’emploi

Le 29 mars, les militants socialistes doivent désigner leur prochain premier secrétaire, avant un congrès les 7 et 8 avril.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 12h22
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Qui succédera à Jean-Christophe Cambadélis à la tête du Parti socialiste ? La réponse à cette question qui agite les cadres de la formation sera connue le 29 mars, à l’issue d’un vote des militants. Jusque-là, les candidats doivent obéir à un calendrier bien particulier qui démarre à la fin du mois.

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                Le PS face à la multiplication des candidatures au poste de premier secrétaire



27 janvier. Les prétendants au poste de premier secrétaire doivent déposer leur « texte d’orientation » lors d’un conseil national (CN) – sorte de « parlement » du parti. Ces motions, présentées avec une liste de signataires, doivent détailler la ligne et le projet politique porté par chaque candidat.
Ces textes vont connaître en 2018 une petite réforme, pour gagner en lisibilité. Jusque-là sans contraintes, ils sont désormais réduits à 50 000 signes – soit une bonne dizaine de pages – et doivent être organisés autour de cinq thématiques prédéfinies. Ils doivent aussi à présent être signés par au moins 5 % de membres du CN, soit seize personnes – façon de se prémunir contre les candidatures farfelues. Ces modifications doivent être validées, parmi d’autres, par les militants lors d’un vote qui a lieu le 18 janvier.
15 mars. Les textes d’orientation sont soumis au vote des militants. Les statuts du parti prévoient qu’une journée de débat est organisée dans chaque fédération avant cette date. Ce vote est important, puisqu’il détermine la composition de la future direction : chaque motion sera représentée dans les instances du parti proportionnellement au score obtenu ce jour-là. La base électorale est légèrement élargie pour ce scrutin : les militants inscrits avant le 31 décembre 2017 pourront voter (jusqu’ici la durée minimale d’adhésion était de six mois). Surtout, les anciens adhérents qui ont quitté le PS à partir de 2015 pourront participer en ne réglant que la cotisation pour 2018 et non les années précédentes non payées.
29 mars. Les militants votent de nouveau, cette fois pour désigner le premier secrétaire du parti. Ils doivent départager les premiers signataires des deux motions arrivées en tête lors du vote du 15 mars. Ce même jour, les adhérents sont appelés à choisir leurs premiers fédéraux, patrons des PS locaux.
7 et 8 avril. C’est la date du congrès, qui va se tenir à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Les instances nationales du parti doivent y être désignées. Le PS prévoit aussi la rédaction d’une « adresse aux Français » lors de l’événement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Sarah Belouezzane, chargée des questions sociales au « Monde », a répondu à vos questions sur le dispositif instauré par les ordonnances.
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« La rupture conventionnelle collective prive le salarié du droit au contrat de sécurisation »

Sarah Belouezzane, chargée des questions sociales au « Monde », a répondu à vos questions sur le dispositif instauré par les ordonnances.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 14h16
   





                        


Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions sociales au Monde, a répondu à vos questions sur les nouvelles ruptures conventionnelles collectives (RCC), instauré par les ordonnances de septembre.

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                Les salariés de PSA, Pimkie, groupe Figaro… cobayes de la rupture conventionnelle collective



Nana : Quels sont les avantages pour une entreprise de recourir à des ruptures conventionnelles collectives ?
Sarah Belouezzane : Bonjour, pour l’entreprise la rupture conventionnelle est plus sûre juridiquement qu’un plan de sauvegarde de l’emploi qui, lui, repose principalement sur la jurisprudence. Il est beaucoup plus difficile de contester la première que le second et elle ne s’accompagne pas des mêmes obligations de reclassement et de formation que le PSE.
Maestro : Les ruptures conventionnelles sont-elles aussi protectrices pour les salariés qu’un plan de sauvegarde de l’emploi ?
S.B. : Elles peuvent être plus avantageuses financièrement mais pas plus protectrices. Plus difficiles à contester que le PSE, elles ont, par ailleurs, le défaut de priver la personne du CSP, le contrat de sécurisation professionnelle. Ce dispositif permet un suivi plus intensif des demandeurs d’emploi victimes d’un licenciement économique et leur assure, pendant un an, une indemnité plus importante que celle de base.
Yolo : Mais les ruptures conventionnelles collectives ne seraient-elles pas un bon moyen de faire des plans sociaux déguisés ?
S.B : Le gouvernement a normalement prévu des garde-fous : il faut, pour signer une RCC, la signature des syndicats représentant plus de 50 % des salariés. Il faut par ailleurs obtenir l’accord des services déconcentrés du ministère du travail pour chaque projet de RCC. Cela dit, les syndicats craignent que le système ne soit dévoyé. Pour eux, des employeurs mal intentionnés pourraient recourir à des pressions pour faire signer ce type de plans par les syndicats et éviter le plan social, plus contraignant.
Jordan : La RCC implique apparemment l’acceptation des deux parties. Est-elle gérée par les syndicats ou acceptée/refusée individuellement par chaque salarié ? Quel est le risque si le salarié refuse la RCC ?
S.B : Il faut en effet que l’acceptation des deux parties. Mais ensuite il faut que les salariés soient volontaires. L’employeur peut par exemple lancer une RCC pour 45 personnes mais n’avoir que 37 volontaires. Il ne pourra, pour autant, en principe, pas lancer un plan de licenciement par la suite pour supprimer les 8 postes qui restent.
Diadorim : Les journalistes – qui bénéficient, je crois, d’une convention particulière – sont-ils également concernés par ces nouveaux dispositifs ?
S. B : Si les syndicats majoritaires signent, ils peuvent l’être oui. Ce sont des salariés comme les autres.
Brice : Dans le cas de ce type de rupture conventionnelle, un salarié peut-il percevoir le chômage ?
S. B : Il le peut oui. Mais contrairement à ce qui se produit lors d’un PSE, il n’aura pas droit au contrat de sécurisation professionnelle qui permet un suivi plus intensif des demandeurs d’emploi victimes d’un licenciement économique et leur assure, pendant un an, une indemnité plus importante que celle de base.
Léon : Les syndicats représentent 6 % des salariés, est-ce que ce nouveau dispositif ne réduit pas encore un peu plus la marge de manœuvre du salarié en tant qu’individu, qui se verra, contre son gré et sans pouvoir rien faire, embarqué dans des grandes négociations globales sans prendre en compte son individualité, notamment en termes d’outplacement, de formation, et de mobilité interne ou dans des filiales par exemple.
S. B : Les syndicats négocient déjà des accords collectifs en tout genre, de ce point de vue là, le salarié demeure dépendant de ceux qu’il a élus. Mais la RCC demeure sur la base du volontariat, il pourra donc décider d’y participer ou pas.
Dorade : L’entreprise donnerait donc un plus gros montant d’argent dans le cadre d’une RCC aux salariés volontaires au départ mais ensuite elle ne serait pas impliquée dans le reclassement de ces salariés ?
S.B : C’est normalement, en effet, le principe de ce dispositif.
Tdandy : Un PSE en cours peut-il se transformer en RCC si les syndicats en font la demande ?
S.B : Normalement non.
Gandalf : Imaginons un service de 25 personnes, avec des spécificités techniques pointues mais obsolètes à l’heure du numérique. Cas classique pour les dix années à venir le temps de remplacer une génération. L’entreprise ne sera-t-elle pas tentée par ce dispositif de rupture collective plutôt qu’un plan de formation de senior (dès 40 ans on le rappelle) ? Et si un service entier est concerné, cette histoire de volontariat est un mensonge personne ne pourra résister à la disparition de son service !
S.B : C’est justement ce que craignent les syndicats de salariés. Ils ont peur que sous la pression d’un employeur faisant valoir des difficultés, les élus soient obligés de signer et que les salariés y participent pour les mêmes raisons.
Chris : En réalité, le gouvernement ne compte-t-il pas sur le fait que les entreprises voulant faire un RCC soient dans l’obligation d’être généreuse voire très généreuse pour s’éviter un PSE et ainsi compenser la perte du contrat de sécurisation ?
S. B : Difficile à dire, nous ne pouvons préjuger des intentions du gouvernement. Les employeurs auront en effet intérêt à être généreux. Mais les sommes versées ne compensent pas toujours le suivi renforcé que peut assurer Pôle emploi.
En forme : Est-ce que la rupture collective est associée à un dispositif de formation ou a-t-on prévu de balancer des salariés qui seront souvent des seniors peu réemployables en l’état avec un chèque, ce qui ne serait pas en soi une grande nouveauté ?
S.B : Le gouvernement a lancé, juste après la signature des ordonnances, une vaste réforme de la formation professionnelle ainsi qu’un plan d’investissement dans les compétences de 15 milliards d’euros sur cinq ans. Difficile de dire quels en seront les résultats, et s’ils permettront de résorber le chômage (il n’y a pas de consensus des économistes sur la question) mais l’intention affichée est bien celle-là. La refonte de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance chômage sont supposés être le volet protection des réformes sociales du gouvernement d’Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Contrairement à la croyance dominante, la dépense publique en faveur du rail reste en France inférieure à la moyenne européenne. Il n’est donc guère étonnant que sa performance soit en baisse, expliquent les deux experts du Boston Consulting Group, Vincent Gauche et Joël Hazan dans une tribune au « Monde ».
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« La dégradation du système ferroviaire découle principalement de décisions de politiques publiques relevant de l’Etat »

Contrairement à la croyance dominante, la dépense publique en faveur du rail reste en France inférieure à la moyenne européenne. Il n’est donc guère étonnant que sa performance soit en baisse, expliquent les deux experts du Boston Consulting Group, Vincent Gauche et Joël Hazan dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 12h00
    |

Joël Hazan (Directeur associé au Boston Consulting Group) et Vincent Gauche (Directeur de mission au Boston Consulting Group)







                        



                                


                            

Tribune. Le 14 décembre, une terrible collision a provoqué la mort de six collégiens sur un passage à niveau de Millas (Pyrénées-Orientales). Moins dramatique, bien sûr, mais pénalisant pour les voyageurs, le 23 décembre a été une nouvelle journée de crise pour la SNCF. Ce samedi noir a été l’occasion d’un afflux, aussi inédit que mal géré, de 1,7 million de passagers. Le 26 décembre, la panne électrique de la gare Saint-Lazare attisait plus encore la colère des voyageurs. Tout cela alors que nous n’avions pas encore oublié les incidents de l’été à la gare Montparnasse.
Mais cette situation est-elle vraiment surprenante ? En fait, la dégradation du système ferroviaire découle principalement de l’insuffisance des investissements réalisés au cours des vingt à trente dernières années. Il s’agit donc de décisions de politiques publiques relevant davantage de l’Etat que de la SNCF.
Notre cabinet de conseil en stratégie, le Boston Consulting Group, a construit un outil de comparaison de la performance des systèmes ferroviaires européens en 2012, 2015 et 2017, le Rail Performance Index. Pour ce faire ont été analysés le nombre de passagers, les tonnes transportées, la qualité de l’offre (ponctualité, prix, vitesse), la sécurité et le coût pour la collectivité de 2005 à aujourd’hui, afin de fournir un indicateur de performance simple et comparable entre pays européens.
e rang européen en 2012
Principale conclusion : rien n’influe plus sur la performance ferroviaire que le niveau de dépense publique. Au second rang intervient la bonne répartition de cette dépense entre le gestionnaire d’infrastructures et les opérateurs. En revanche, la gouvernance du système et le niveau d’ouverture à la concurrence ne changent presque rien.
La France a toujours figuré en bonne place dans notre classement malgré un fret ferroviaire peu développé, démontrant l’excellence du transport de voyageurs. La France affiche également...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Plutôt qu’une réforme juridique imposée, Jean-Michel Volot, chef d’entreprise, prône dans une tribune au « Monde » une nouvelle évaluation comptable de l’apport des salariés pour fonder le partage de la gouvernance et des bénéfices
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Pour « une valorisation du capital réel, financier et humain, de l’entreprise »

Plutôt qu’une réforme juridique imposée, Jean-Michel Volot, chef d’entreprise, prône dans une tribune au « Monde » une nouvelle évaluation comptable de l’apport des salariés pour fonder le partage de la gouvernance et des bénéfices



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h38
    |

Jean-Claude Volot (Président de Dedienne Aerospace)







                        



                                


                            

Tribune. Ces dernières semaines est ressortie une vieille lune de la CFDT, soutenue par les ministres du travail Murielle Pénicaud et de l’environnement, Nicolas Hulot, qui consiste à investir beaucoup plus les salariés dans les décisions des entreprises et à mieux les rémunérer par une portion des bénéfices (des dividendes qui ne disent pas leur nom). Une autre tentative est en cours, parallèle et de même essence, qui consiste à vouloir réviser dans le code civil les responsabilités des entreprises envers les tiers qu’elles utilisent pour vivre et se développer.

Il y a certainement, pour ce siècle, un bien fondé dans ces objectifs, comme les 35 heures en avaient un en leur temps. Le problème, avec les gens de gauche au pouvoir, est l’application autoritaire et maladroite de changements profonds. Nous savons que Murielle Pénicaud a été très imprégnée par la « délicatesse » de Martine Aubry – elle fut conseillère de la ministre du travail de 1991 à 1993 – en matière de progrès social et… de recul économique. Evitons un énième « coup de cabinet » du ministère du travail !
Mon parcours de médiateur national des entreprises m’a beaucoup fait réfléchir aux méthodes aptes à faire évoluer sensiblement les comportements et les positions des acteurs économiques et sociaux en entreprise, ceci en pleine crise de 2008.
Evaluer le capital immatériel
Face au massacre des sous-traitants français d’alors, principalement motivé par une préservation des marges des donneurs d’ordre, il fallut faire comprendre à ces derniers que tailler sans vergogne dans un réseau de fournisseurs d’élite (car c’était le cas), n’était pas sans conséquences sur leur capital immatériel, qui était malheureusement hors bilan et sans évaluation.
Une évaluation faite à partir d’une entreprise du CAC 40 et de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires montrait que ce capital invisible pouvait être évalué entre 20 % et 30 % du capital social, réserves...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le  Néo-Zélandais Cameron Diver, directeur de la Communauté du Pacifique, veut aider la Nouvelle-Calédonie à « trouver sa place » dans la région.
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Les Etats du Pacifique attentifs au dossier calédonien

Le  Néo-Zélandais Cameron Diver, directeur de la Communauté du Pacifique, veut aider la Nouvelle-Calédonie à « trouver sa place » dans la région.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h19
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
S’il existait une chance de constituer un jour la meilleure équipe de rugby au monde, ce serait probablement celle de la Communauté du Pacifique (CPS, acronyme de Communauté du Pacifique sud, son ancien nom), organisation qui, parmi ses vingt-six membres, compte la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la France, mais aussi Fidji, Tonga et les Samoa. De quoi former un XV solidement armé dans toutes ses lignes. Mais ce n’est pas pour s’entretenir avec le gouvernement français de la prochaine Coupe du monde de rugby que le Néo-Zélandais Cameron Diver, directeur général adjoint de la CPS, est en déplacement à Paris du 8 au 12 janvier.
Cette visite prend un relief tout particulier alors que la Nouvelle-Calédonie, qui est également membre de la CPS, tout comme deux autres collectivités françaises d’outre-mer, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna, doit se prononcer à la fin de l’année sur son accession à la pleine souveraineté. Une échéance que les Etats et territoires voisins suivent avec une grande attention. D’autant que le siège de la CPS est basé à Nouméa et que, depuis la dernière conférence de juillet 2017, la présidence tournante de l’organisation est assurée, pour la première fois, par le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Philippe Germain.
« En ce qui concerne la participation de la Nouvelle-Calédonie à la CPS, l’issue du référendum ne changera rien », assure M. Diver. Toutefois, un éventuel choix de la population calédonienne en faveur de l’indépendance ne serait pas sans conséquences. « Ce qui peut évoluer, c’est un accroissement des besoins d’assistance de la Nouvelle-Calédonie par l’organisation en fonction de l’évolution de la relation du nouvel Etat souverain avec la France, estime-t-il. Il faudrait alors mobiliser les ressources supplémentaires pour répondre à ces besoins nouveaux. »
Relations de coopération
La CPS, principale organisation intergouvernementale, créée en 1947, visant à soutenir...




                        

                        


<article-nb="2018/01/09/19-7">
<filnamedate="20180109"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180109"><AAMMJJHH="2018010919">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Développer une pédagogie fondée sur des preuves : telle est l’ambition du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, présidé par le neuroscientifique Stanislas Dehaene. Les études de sciences cognitives seront-elles transposables à la réalité des classes ?
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Un Conseil scientifique pluridisciplinaire pour l’école

Développer une pédagogie fondée sur des preuves : telle est l’ambition du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, présidé par le neuroscientifique Stanislas Dehaene. Les études de sciences cognitives seront-elles transposables à la réalité des classes ?



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h16
   





                        



   


Peut-on apprendre aux enfants à apprendre ? Quelle grille d’évaluation des manuels scolaires proposer ? Quelles seraient les meilleures pédagogies à enseigner aux enseignants ? Comment mieux accueillir à l’école les élèves en situation de handicap ? Et sur quelles ressources de l’intelligence artificielle s’appuyer pour renforcer les apprentissages ? Voilà quelques-unes des questions dont pourrait se saisir le conseil scientifique de l’éducation nationale, qui se réunira pour la première fois le 10 janvier. Cette instance consultative a été mise en place par Jean-Michel Blanquer en novembre. Pour la présider, le ministre de l’éducation nationale a choisi Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France.

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                Stanislas Dehaene, des neurosciences aux sciences de l’éducation



« Nous allons tenter de dégager des facteurs qui ont prouvé leur effet bénéfique sur l’apprentissage des enfants, explique ce spécialiste des neurosciences. Ensuite, ce sera aux enseignants de s’en emparer pour les transformer en pédagogies effectives. » Le ministre a déjà saisi ce conseil sur un point : comment aider les professeurs des écoles à évaluer par des tests éprouvés, tout au long du CP, le niveau de chaque élève ? « Notre propos n’est évidemment pas d’évaluer les enseignants, mais de leur donner une idée précise des progrès de chaque enfant, afin de les aider à ajuster leur pédagogie, précise Stanislas Dehaene. Toutes nos actions seront centrées sur l’enfant. »
Des craintes sur la nomination d’un scientifique
La nomination d’un neuroscientifique à la tête de ce conseil avait suscité une crainte : les neurosciences n’allaient-elles pas exercer une forme d’emprise sur les politiques éducatives ? Le principal syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, rejoint par une cinquantaine de chercheurs – parmi lesquels le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, le géographe et ancien président du Conseil supérieur des programmes Michel Lussault, ou encore le professeur en sciences de l’éducation Philippe Meirieu – avait signé un appel en ce sens. L’annonce de la composition de cette instance devrait rassurer ceux qui craignaient que les neurosciences deviennent l’unique boussole du gouvernement en matière scolaire.

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Sur les vingt et un membres, on compte certes six chercheurs en sciences cognitives, mais aussi trois philosophes, une linguiste, des économistes, des sociologues ou encore des spécialistes en sciences de l’éducation… « Cette pluralité disciplinaire est bon signe, se réjouit Roland Goigoux, professeur en sciences de l’éducation à l’université Clermont-Auvergne. Fonder l’éducation sur un éclairage rationnel me semble légitime. » Mais peut-on transposer au contexte français des résultats obtenus en Australie, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ? « Cela demande énormément de prudence, dit-il. Mon vœu serait que ce conseil joue un rôle moteur pour initier une politique structurée de recherche en éducation. » Sur ce point, Stanislas Dehaene le rejoint : « J’aimerais que l’éducation nationale développe des compétences de recherche en pédagogie. Et que ce conseil puisse recommander le lancement d’expérimentations. »
Peu formés aux sciences cognitives
Quel est, par exemple, l’intérêt de certains outils d’aide aux mathématiques ? Certains objets, comme des puzzles en forme de cubes, peuvent aider les enfants à acquérir des notions de maths, par exemple. « Cette dimension concrète des sciences dures est une des faiblesses du système éducatif français, que pointent les comparaisons internationales. » Des pédagogies alternatives comme la méthode Montessori, à laquelle Jean-Michel Blanquer s’est dit favorable, utilisent déjà ce type d’outils, combinés à des modes d’organisation de la classe qui développent l’autonomie des enfants. « Une étude publiée dans Science en 2006 a montré les bénéfices de cette pédagogie sur la lecture, le langage, les fonctions exécutives et la compréhension des autres », indique Stanislas Dehaene.
« Nous avons besoin de jeunes formés à des raisonnements complexes, capables d’apprendre par eux-mêmes dans un monde changeant », Laelia Benoit, psychiatre
Il pointe une autre faiblesse du système éducatif français : beaucoup d’enseignants n’ont jamais reçu de formation en sciences cognitives. L’enjeu est pourtant de comprendre ce qui pose parfois des difficultés à l’enfant, lors d’un apprentissage, pour y parer au mieux. « Des erreurs sont à éviter, des progressions à respecter », résume Dehaene. Par ailleurs, le marché du travail est de plus en plus instable, complexe et technologique. « Nous devons donner à nos élèves des outils pour bien vivre dans ce monde », déclare Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale. Dehaene insiste sur cet enjeu crucial : « apprendre à apprendre » aux élèves, pour qu’ils développent leur autonomie et leur confiance en eux. « Qu’est-ce qu’un enfant devrait savoir sur sa manière d’apprendre ? Cette “méta-cognition” » est un domaine extrêmement intéressant. » « Nous avons besoin de jeunes formés à des raisonnements complexes, capables d’apprendre par eux-mêmes dans un monde changeant », renchérit Laelia Benoit, psychiatre pour adolescents à la Maison de Solenn (hôpital Cochin, Paris). 
Une portée limitée
Comment mieux apprendre ? Quelques pistes se dessinent. Par exemple, une série d’études a comparé la réussite à des tests de mémoire de deux groupes d’enfants ou d’adultes. Le premier passait tout son temps à étudier. Durant ce même temps, le second groupe alternait des périodes d’étude et des périodes de test des connaissances acquises. Résultats : ce groupe mémorisait bien mieux. « Les tests jouent un rôle actif dans l’apprentissage. Ce type de résultats pourrait mener à des recommandations explicites sur la manière de conduire un cours, estime le neuroscientifique, même si certains enseignants en ont déjà l’intuition. » Laelia Benoit pointe néanmoins les limites potentielles à la portée du travail de ce conseil. 

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« Quels seront, à terme, les moyens donnés aux enseignants pour qu’ils disposent des outils pédagogiques qui auront été validés ? Et les résultats des études de neurosciences expérimentales seront-ils transposables à la réalité du terrain ? » Ces études, en effet, sont toujours réalisées dans des conditions idéales : l’enfant n’est jamais distrait par un environnement bruyant, par exemple. Mais qu’en sera-t-il dans des classes de grands effectifs ou dans des contextes de climat scolaire tendus ? « Ces études vont dans le bon sens. Mais dans la vie réelle, leur application devra s’efforcer de réduire les inégalités sociales à l’école. Ce sera plus compliqué. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le choix de Nicolas Bay comme tête de liste n’est pas acquis en interne, laissant ouvertes plusieurs hypothèses.
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Le FN lance son casting pour les européennes

Le choix de Nicolas Bay comme tête de liste n’est pas acquis en interne, laissant ouvertes plusieurs hypothèses.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h12
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

« Si Alain Delon était partant, ce serait dommage de s’en priver. » Sébastien Chenu s’amuse de la curiosité qu’il a suscitée. A moins d’un an et demi du scrutin européen, le porte-parole du Front national se fait chasseur de tête de liste. Lui, le transfuge UMP, confie avoir « toujours trouvé un défaut d’anticipation des élections en arrivant au FN », il y a quatre ans. Désormais député frontiste du Nord, il a donc ouvert l’année en relançant le casting. Déjeunant ici avec « un nom », en glissant là un autre à Marine Le Pen, ou cherchant un contact e-mail dans le « Who’s Who ». Précision : aucun d’entre eux n’est Alain Delon.
« Il peut y avoir des surprises (…). Il ne faut pas forcément être adhérent du Front national pour mener la liste du Front national », lançait-il au matin du 2 janvier, sur France Info. Une sortie perçue par certains comme un tacle de rentrée à Nicolas Bay, vice-président du FN chargé des affaires européennes, qui avait laissé entendre que le poste l’intéressait. Rien à voir, proteste M. Chenu, jurant qu’il s’agissait uniquement d’« ouvrir les bras » à tous types de candidats, de « faire entrer de l’oxygène » au FN. D’autant qu’après Marion Maréchal-Le Pen, puis Florian Philippot et ses soutiens, le parti d’extrême droite compte, depuis la défaite présidentielle, davantage de figures disparues que de recrues.
L’entourage de Nicolas Bay, lui, hésite : pas impossible que Sébastien Chenu ait simplement voulu ouvrir le débat ; pas impossible non plus qu’il ait porté un coup volontaire à Nicolas Bay. Car ce dernier a perdu le titre de secrétaire général depuis septembre 2017, « et ce n’est pas pour rien », grince un proche de Marine Le Pen, souriant de cette disgrâce. « Impossible qu’il prenne la tête de liste. Celui qui a déjà trahi, trahira », poursuit-il, en référence au passé de Nicolas Bay, parti il y a dix ans rejoindre le Mouvement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La secrétaire générale adjointe de la CFDT rappelle le rôle de « garde-fou » des syndicats et de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).
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Ruptures conventionnelles collectives : Véronique Descacq craint des « discriminations par l’âge »

La secrétaire générale adjointe de la CFDT rappelle le rôle de « garde-fou » des syndicats et de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).



Le Monde
 |    09.01.2018 à 09h29
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Pour Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT, il n’y a pas actuellement de « demandes massives » de ruptures conventionnelles collectives (RCC) de la part des entreprises. Mais celles-ci « regardent avec intérêt » un dispositif qui, craint la centrale syndicale, peut les aider à faire partir les salariés les plus anciens.
Quelle est la marge de manœuvre des syndicats en cas de rupture conventionnelle collective ?
Ils ont une vraie possibilité de peser. Il ne peut y avoir de RCC sans accord entre la direction et les syndicats qui représentent au moins 50 % des salariés. Seulement, le dispositif favorise les départs et non le maintien dans l’emploi. On se préoccupe moins de l’avenir des salariés que dans un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Or, ceux-ci sont parfois plus enclins à partir avec un chèque qu’à se lancer dans une formation ou à bouger au sein d’une entreprise en laquelle ils n’ont plus confiance. Pour les syndicats, ça peut compliquer la négociation.
C’est d’autant plus problématique que cette priorité accordée aux départs ne va pas dans le sens de l’accord de préservation ou de développement de l’emploi (APDE) qui figure dans un autre volet des ordonnances de 2017. D’après ce dispositif, l’accord conclu entre les syndicats et la direction l’emporte sur le contrat de travail. Il privilégie les reconversions, la formation. Nous l’avons soutenu parce que cela nous semblait plus sécurisant, à moyen et long terme, pour les salariés. Ce n’est pas le cas de la RCC.
Craignez-vous que ces ruptures conventionnelles visent davantage certaines catégories de salariés ?
On sait que les plans de départs volontaires ciblent souvent les seniors ou les salariés qui ont le plus d’ancienneté. Dans le cadre de la RCC, un double contrôle s’exerce : celui des organisations syndicales lors de la négociation, et celui de la direction régionale des entreprises, de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ 1958, 1968, 2008… « Difficile, devant les soubresauts ou les tumultes des années en 8, d’imaginer de quoi 2018 sera porteuse », estime l’éditorialiste au « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique hebdomadaire.
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« Les années en 8 ont scandé avec une saisissante régularité notre histoire contemporaine »

1958, 1968, 2008… « Difficile, devant les soubresauts ou les tumultes des années en 8, d’imaginer de quoi 2018 sera porteuse », estime l’éditorialiste au « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique hebdomadaire.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 07h58
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au Monde)








                        



                                


                            
Emmanuel Macron a attendu le 8 janvier 2018 pour aller à la rencontre de la Chine. Sage précaution si l’on en croit la symbolique des chiffres, fort prisée dans l’empire du Milieu : signe de plénitude et de prospérité, le 8 y est considéré comme un porte-bonheur. Pékin n’avait-elle pas mis un point d’honneur, il y a dix ans, à inaugurer « ses » Jeux olympiques le 8 août, autrement dit le 8/8/8…
Il sera bien temps de vérifier si 2018 confirme, à Paris, les prédictions de la numérologie chinoise. Une chose est sûre, cependant. Même si elles furent loin de garantir à tout coup réussite et sérénité, les années en 8 ont scandé avec une saisissante régularité notre histoire contemporaine.
Prenez 1958, date évidemment inscrite à l’agenda des commémorations officielles des prochains mois. Nul ne doutait, en janvier de cette année-là, que la IVe République était à bout de souffle, minée par la guerre d’Algérie et empêtrée dans l’écheveau de ses intrigues. Mais le jeune Félix Gaillard, président du conseil depuis quelques semaines, tentait encore un énième rafistolage. Hormis chez les gaullistes les plus activistes, l’hypothèse d’en appeler à l’homme du 18 Juin pour sortir le pays de l’ornière était encore évanescente.
En peu de temps, pourtant, l’Histoire bascula. Le 13 mai, c’est l’insurrection, à Alger, des partisans de l’Algérie française. Le 15 mai, le général de Gaulle se dit « prêt à assumer les pouvoirs de la République ». Le 1er juin, il est investi président du conseil par l’Assemblée nationale avec, pendant six mois, les pleins pouvoirs. Le 28 septembre, par référendum, les Français approuvent à 83 % la Constitution de la Ve République. Le 21 décembre, de Gaulle est élu président de la République. Beaucoup, alors, croyaient le régime taillé aux seules mesures du « général ». Soixante ans plus tard, consolidé par l’élection présidentielle au suffrage universel, il a démontré une plasticité à toute épreuve....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Najat Vallaud-Belkacem a renoncé, Stéphane Le Foll se lance et Olivier Faure est pressenti. Julien Dray, lui, « y pense, pas simplement en se rasant ».
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Le PS face à la multiplication des candidatures au poste de premier secrétaire

Najat Vallaud-Belkacem a renoncé, Stéphane Le Foll se lance et Olivier Faure est pressenti. Julien Dray, lui, « y pense, pas simplement en se rasant ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 14h59
    |

            Enora Ollivier








                        



                                


                            

Cela s’apparente à un parcours de saut d’obstacles avant le marathon. Le mois de janvier exige une certaine endurance des dirigeants socialistes, obligés de décider dans les prochains jours lesquels d’entre eux seront candidats à la tête du parti. La ligne d’arrivée est proche : ils ont jusqu’au 27 janvier pour se déclarer et présenter un « texte d’orientation ». Ensuite, il faudra se remettre en selle et faire campagne jusqu’au 29 mars, date de l’élection du premier secrétaire.
Au fil de ce calendrier qui se resserre, les ambitions se font de plus en plus nettes. D’autant que la course a connu une subite accélération après la trêve des confiseurs. Dès le 3 janvier, Najat Vallaud-Belkacem, qui était pressentie pour déposer une candidature, a préféré prendre du recul et se tourner vers le monde de l’édition. C’est peu de dire que son renoncement rebat les cartes et débloque bien des retenues.
Des membres du courant dit majoritaire du PS, issu du dernier congrès de Poitiers, en 2015, doivent se réunir, mardi 9 janvier au soir, pour discuter du sujet brûlant du moment : la préparation du congrès. Lors d’une précédente entrevue, le 12 décembre, ils avaient adhéré au principe d’une candidature commune. Mais la décision de Mme Vallaud-Belkacem de jeter l’éponge alors qu’elle faisait figure de prétendante la mieux placée pourrait contrecarrer ce schéma initial. Et plusieurs d’entre eux se verraient désormais volontiers reprendre le flambeau.

L’ancien ministre Stéphane Le Foll a ménagé le suspense. Mais il est arrivé au bout de la réflexion qu’il mène depuis novembre – il avait alors successivement publié un texte et réuni ses troupes lors d’un événement public à Paris. Il a finalement annoncé sa candidature dans un entretien au quotidien Le Maine libre, mardi 9 janvier. M. Le Foll y explique vouloir « faire évoluer » un PS « exsangue, inaudible aux oreilles des Français ».
Le député de la Sarthe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Certaines entreprises n’ont pas attendu longtemps pour utiliser ce nouveau dispositif, instauré par les ordonnances de septembre 2017.
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Les salariés de PSA, Pimkie, groupe Figaro… cobayes de la rupture conventionnelle collective

Certaines entreprises n’ont pas attendu longtemps pour utiliser ce nouveau dispositif, instauré par les ordonnances de septembre 2017.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 09h41
    |

            François Bougon, 
Philippe Jacqué et 
Sarah Belouezzane








                        



                                


                            

C’est un nouveau sigle auquel il va falloir s’habituer : RCC, pour rupture conventionnelle collective. Progressivement, dans le cadre de la loi travail, ce dispositif va remplacer les actuels plans de départs volontaires (PDV). En ce mois de janvier 2018, plusieurs sociétés sont d’ores et déjà prêtes à l’éprouver. Lundi 8 janvier, la chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie a annoncé sa volonté d’utiliser cet outil pour accompagner son plan de restructuration, qui prévoit la suppression de 208 postes.
Mardi, la direction de PSA discute avec les syndicats du groupe pour l’inclure dans son dispositif de gestion des emplois et des compétences. « Afin de nous adapter à la nouvelle loi », prévient la direction du constructeur automobile. « Pour préparer un plan social déguisé », critique déjà la CGT. Philippe Martinez, secrétaire général du syndicat, a estimé lundi sur Franceinfo qu’avec une rupture conventionnelle collective, « la volonté de la direction de PSA était de transformer les CDI en précaires ». Comme d’autres grands groupes, Engie a pour sa part inscrit le sujet à son agenda social du premier semestre. « Afin de faire de la pédagogie sur le dispositif encore mal connu », indique le fournisseur d’énergie.

Si les syndicats n’observent pas encore de raz-de-marée, beaucoup de secteurs en pleine transformation s’y intéressent, comme ceux de la banque et de la presse. Le Figaro a lancé une négociation pour la mise en place d’une rupture conventionnelle collective afin de se séparer de 40 à 50 personnes travaillant dans des fonctions administratives. « C’est un accord à signer avec nos syndicats, explique Marc Feuillée, directeur général du groupe Figaro. Nous avons l’habitude de faire les choses de manière consensuelle. »
Quel est l’intérêt de ce nouveau dispositif pour les entreprises ?
La rupture conventionnelle collective apporte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Selon le député de la Sarthe et ancien ministre, « les défis sont nombreux » pour le prochain premier secrétaire d’un parti qu’il qualifie d’« exsangue ».
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Stéphane Le Foll est candidat à la tête du Parti socialiste

Selon le député de la Sarthe et ancien ministre, « les défis sont nombreux » pour le prochain premier secrétaire d’un parti qu’il qualifie d’« exsangue ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h09
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 09h16
   





                        



   


Le député et ancien ministre Stéphane Le Foll annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, un parti « exsangue » qu’il entend « faire évoluer », mardi 9 janvier dans un entretien au quotidien Le Maine Libre. « J’ai donc décidé de relever le défi, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants » lors du congrès du PS en avril, déclare M. Le Foll, 57 ans.
Il fait le lien entre sa candidature et la récente décision de Najat Vallaud-Belkacem de ne pas se porter candidate. « Najat Vallaud-Belkacem a pris sa décision que je respecte. Nous avons servi ensemble dans les mêmes gouvernements et je salue son engagement car nous aurons besoin d’elle », explique l’ancien ministre de François Hollande.

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                Vallaud-Belkacem ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du PS



« Double défaite »
Pour Stéphane Le Foll, « les défis sont nombreux : le PS fait face à une double défaite, présidentielle et législatives. Il est exsangue, inaudible aux oreilles des Français ».
Pour le député de la Sarthe, « la présidentialisation des institutions actuelles sous Emmanuel Macron met à mal les partis dits “traditionnels”. Il faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l’adapter à ce nouveau contexte ».
Alors qu’on le présente parfois comme étant « macron-compatible », M. Le Foll se revendique « dans l’opposition » au chef de l’Etat : « J’ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires. Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l’ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales ».
Les candidats à la succession de l’ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu’au 27 janvier pour se faire connaître, l’élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril. Pour l’heure, seul le député du Val-de-Marne Luc Carvounas s’est déclaré.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180109"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180109"><AAMMJJHH="2018010919">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Rayan Nezzar, dans des tweets publiés en 2012 et 2013, avait insulté plusieurs personnalités politiques.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

A peine nommé, un porte-parole de LRM doit démissionner

Rayan Nezzar, dans des tweets publiés en 2012 et 2013, avait insulté plusieurs personnalités politiques.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 20h57
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 12h13
    |

            Cédric Pietralunga et 
Alexandre Lemarié








                        



   


Quatre jours et puis s’en va. Nommé porte-parole de La République en marche (LRM) le 4 janvier, Rayan Nezzar, 27 ans, a démissionné de sa nouvelle fonction lundi 8 janvier, emporté par une polémique liée à des insultes qu’il avait proférées sur Twitter contre plusieurs responsables politiques.
Alors qu’il était étudiant à Sciences Po, en 2012 et 2013, le jeune homme, devenu professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine, avait écrit plusieurs messages où il traitait Jean-François Copé de « petite pute », Manuel Valls de « zéro couille », Valérie Pécresse de « pouffiasse » ou encore Alain Juppé de « fiotte », comme l’a révélé le site Buzzfeed le 5 janvier.
Conseiller d’Emmanuel Macron durant la campagne, où il avait participé en tant qu’expert à la rédaction du programme, Rayan Nezzar avait tenté d’éteindre la polémique en effaçant plusieurs milliers de ses messages sur le réseau social. Dans un Tweet publié vendredi soir, l’ex-haut fonctionnaire à Bercy s’était également excusé : « J’ai tenu des propos irréfléchis quand j’étais étudiant, je les regrette bien évidemment et présente toutes mes excuses pour ces mots qui ont pu choquer », avait-il écrit.
« Totalement discrédité »
Mais la pression au sein du mouvement était trop forte. « L’image de bienveillance d’En marche ! en prend un coup », se lamentait un député de la majorité, lundi, estimant M. Nezzar « totalement discrédité pour pouvoir s’exprimer dans les médias ». Le député macroniste François-Michel Lambert (Bouches-du-Rhône) avait même demandé publiquement à Christophe Castaner, le délégué général de LRM à l’origine du recrutement de M. Nezzar, de « revenir sur cette nomination qui nuit à tout le monde et ne fera que renforcer le FN ».
Interrogé mardi matin sur la démission de son ancien protégé, M. Castaner a reconnu sur France 2 que M. Nezzar « serait empêché de faire son travail dans de bonnes conditions » et n’avait d’autre choix que de démissionner. « C’est un gâchis », a néanmoins ajouté le patron du parti macroniste, louant « un homme de grande qualité [qui] a grandi ».
Au sein de LRM, où « l’incompréhension » dominait depuis quatre jours, le soulagement était palpable mardi matin. « Il n’y avait pas d’autre issue. Il a pris la bonne décision, c’est courageux de sa part », estimait un cadre du mouvement. « Les propos ont choqué parce qu’ils sont choquants. Ils sont indéfendables », jugeait également la porte-parole du groupe LRM à l’Assemblée, Aurore Bergé, saluant « une décision sage qui s’imposait ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ La taxe sur les meublés touristiques est légitime, mais son produit doit être partagé au profit d’investissements d’intérêt régional, comme les transports en Ile-de-France, plaident dans une tribune au « Monde » le sénateur Olivier Léonhardt et Antoine Pavamani.
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« La taxe AirBnb va enrichir des communes déjà très bien loties »

La taxe sur les meublés touristiques est légitime, mais son produit doit être partagé au profit d’investissements d’intérêt régional, comme les transports en Ile-de-France, plaident dans une tribune au « Monde » le sénateur Olivier Léonhardt et Antoine Pavamani.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 20h00
    |

Olivier Léonhardt (Sénateur Rassemblement démocratique et social européen de l’Essonne) et Antoine Pavamani (Président de l’association La Vignette...







                        



                                


                            

Tribune. La saison budgétaire touche à sa fin, et laisse aux pieds du sapin de certains un cadeau surprenant. Au rayon des surprises bienvenues se trouve la taxe AirBnB, qui va permettre de prélever entre 1 % et 5 % des recettes générées par l’économie florissante des meublés touristiques.
Chacun peut le comprendre, de nouvelles formes de régulation doivent être mises en œuvre pour adapter le cadre fiscal et réglementaire à l’émergence de ces géants du numérique qui bouleversent des pans entiers de nos économies. Ces entreprises qui ont tendance à pousser le sens de l’innovation jusqu’à l’art de l’évitement fiscal doivent contribuer à l’effort national et les initiatives du gouvernement en la matière vont dans le bon sens. Dès lors, nous devons tous nous réjouir du renforcement de la taxe Airbnb qui permet de corriger les distorsions contributives entre les différents acteurs de l’économie.

Si l’existence de la recette est une bonne nouvelle, une question n’a pas été suffisamment examinée : qui doit bénéficier des sommes générées ? Au moment où nous sommes, ce sont les communes dans lesquelles sont localisés les meublés touristiques qui doivent percevoir la recette.
Des charges nouvelles
A quelle logique cela répond-il ? Ces communes ont-elles des charges nouvelles en matière d’éducation, de culture, de sport, d’aide sociale, de logement à cause des meublés touristiques ? Car, rappelons-le, les propriétaires de ces logements restent malgré tout soumis aux autres formes de fiscalité locale (taxe foncière et taxe d’habitation notamment) qui abondent les caisses des collectivités concernées.
Pour elles, la taxe AirBnb constitue un surplus financier dont la légitimité est finalement assez contestable, notamment dans un contexte d’amplification des inégalités territoriales. Elle viendrait souvent enrichir des collectivités territoriales très bien loties financièrement. Ce ne sont pas Denain, Argenton-sur-Creuse,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont assisté à la cérémonie organisée à Montrouge, où la brigadière fut tuée en pleine rue le 8 janvier 2015.
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Cérémonies d’hommage à la policière Clarissa Jean-Philippe, assassinée par Amedy Coulibaly en 2015

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont assisté à la cérémonie organisée à Montrouge, où la brigadière fut tuée en pleine rue le 8 janvier 2015.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 16h35
   





                        



   


Trois ans après l’assassinat de Clarissa Jean-Philippe, deux cérémonies se sont déroulées lundi 8 janvier en région parisienne pour rendre hommage à la policière municipale tuée par Amedy Coulibaly le 8 janvier 2015 pendant son service.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont notamment assisté à la cérémonie organisée à Montrouge (Hauts-de-Seine), où la brigadière fut assassinée en pleine rue.
« C’était il y a trois ans. Tout le monde se réveillait sous le choc, a rappelé Gérard Collomb, nous pleurions Cabu, Charb, Wolinski, nous étions tous Charlie. »
Abattue « froidement, lâchement, de deux balles dans le dos »
Au lendemain de l’attaque meurtrière qui coûta la vie à douze personnes, dont une grande partie de la rédaction dans les locaux de Charlie Hebdo, Clarissa Jean-Philippe est appelée pour un accident de la route au 72, rue Pierre-Brossolette à Montrouge, où elle était policière municipale. Sur place, elle est assassinée par le terroriste Amedy Coulibaly, « froidement, lâchement, de deux balles dans le dos », a souligné Gérard Collomb, qui a prononcé son discours devant la plaque installée à la mémoire de la brigadière sur les lieux du drame.
« Dans une semaine, elle allait enfin être titularisée, a rappelé le ministre de l’intérieur. Les Français se souviendront longtemps qu’une policière fut abattue dans la rue parce qu’elle avait promis de les protéger. C’est pourquoi cette plaque constitue pour elle l’hommage solennel de toute la nation. »
Auparavant, une autre cérémonie d’hommage avait eu lieu dans le square qui porte le nom de la policière, près de l’endroit où elle habitait, à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), en présence d’élus, d’habitants et d’enfants des écoles de la ville.
La veille, Emmanuel Macron avait rendu un hommage sobre, conformément au vœu des familles, aux victimes des attaques terroristes contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo et un magasin Hyper Cacher à Paris, qui firent seize morts, en plus de Clarissa Jean-Philippe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Question de droit social. La création de ce « super comité social et économique » représente une petite révolution pour les institutions représentatives du personnel dans les grandes entreprises françaises.
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Pourquoi instaurer un conseil d’entreprise ?

Question de droit social. La création de ce « super comité social et économique » représente une petite révolution pour les institutions représentatives du personnel dans les grandes entreprises françaises.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h00
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Chronique. Au 1er janvier a commencé le big bang des institutions représentatives du personnel dans les grandes entreprises françaises avec la fusion obligée, à l’issue des prochaines élections professionnelles, des délégués du personnel, du comité d’entreprise (CE) et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), au profit de l’unique comité social et économique (CSE), qui hérite de l’essentiel de leurs attributions d’information-consultation. Mais une autre instance, beaucoup plus novatrice, va aussi pouvoir être créée : le conseil d’entreprise.
Il s’agit d’un « super CSE », car il est également habilité à négocier un accord collectif, alors signé par la majorité des titulaires élus. C’est une petite révolution dans notre droit, où dominait l’opposition entre des institutions élues, avec leurs attributions consultatives, et les délégués syndicaux désignés, ayant le monopole de la négociation collective. Même si, dans les faits, il s’agissait souvent des mêmes personnes, du fait de la crise des vocations syndicales.

Paradoxe apparent : il revient aux délégués syndicaux de créer, ou non, ce conseil d’entreprise, qui les laisse subsister mais leur retire le cœur de leurs attributions. L’explication réside dans le nécessaire respect des règles ou des principes de valeur constitutionnelle ou conventionnelle, à l’instar de la convention no 135 de l’OIT, qui énonce que « la présence de représentants élus ne [peut] servir à affaiblir la situation des syndicats ou de leurs représentants ».
Recherche de consensus
Mais pourquoi des délégués syndicaux participeraient-ils à leur propre affaiblissement ? Parce que, outre des contreparties classiques, comme une hausse de la subvention au CSE ou une valorisation des parcours syndicaux, l’accord instituant le conseil d’entreprise doit aussi « [fixer] la liste des thèmes (…) soumis à l’avis conforme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de bâtonniers exprime son inquiétude face à la suppression de petites cours d’appel pour des raisons comptables à court terme, et propose la création de cours d’appel de délestage.
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« Non à la réforme dispendieuse et injuste » de la carte judiciaire de Nicole Belloubet

Dans une tribune au « Monde », un collectif de bâtonniers exprime son inquiétude face à la suppression de petites cours d’appel pour des raisons comptables à court terme, et propose la création de cours d’appel de délestage.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h50
    |

Corinne Jouhanneau-Boureille (Bâtonnière de Guéret), Isabelle Lescure (Bâtonnière de Brive), Christine Marche (Bâtonnière de Tulle) et Abel-Henri P...







                        



                                


                            

Tribune. Nous avons compris. Nous avons compris que la France doit présenter un déficit en dessous de 3 % de son produit intérieur brut (PIB) aux autorités européennes. Nous avons compris que tous les ministères doivent mener des réformes au pas de charge pour faire des économies. Nous comprenons que le ministère de la justice n’échappe pas à la règle. Nous avons compris que le maillage territorial de la justice doit tenir compte des évolutions démographiques. Nous ne sommes pas enfermés dans un corporatisme régionaliste comme certains voudraient le faire croire.
Nous savons parfaitement que le barreau du XXIe siècle doit s’adapter aux très importantes évolutions de notre société, que la numérisation est un enjeu majeur auquel la profession a très largement répondu en s’adaptant sans résistance ni manifestations au réseau Intranet entre les juridictions et nos cabinets.
Nous savons que notre profession ne peut pas faire l’économie d’une réflexion profonde sur sa place dans un marché du droit désormais très largement ouvert qui la contraint, de plus en plus, à sortir des prétoires qui ne peuvent plus être l’unique lieu d’exercice des généralistes de province que nous sommes.
Des cartes « secrètes »
Nous ne pouvons pas comprendre, en revanche, la logique simpliste à l’origine de la réforme de la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Madame la ministre a lancé une « large concertation » et a désigné à cet effet deux rapporteurs, Dominique Raimbourg et Philippe Houillon, chargés de recevoir les observations et doléances des acteurs concernés. Le rapport doit être déposé le 15 janvier mais aucun projet n’est communiqué, aucune carte n’est mise sur la table, en sorte que les bâtonniers doivent faire face aux inquiétudes légitimes de leurs troupes sans pouvoir y répondre.
Des cartes « secrètes » circulent dans la presse et dans les couloirs, sur lesquelles certaines cours d’appel ont disparu ou ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le renouvellement entrepris par Laurent Wauquiez depuis son accession à la présidence de LR crée quelques tensions.
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La vieille garde du parti Les Républicains proteste contre le « jeunisme »

Le renouvellement entrepris par Laurent Wauquiez depuis son accession à la présidence de LR crée quelques tensions.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h17
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Laurent Wauquiez est jeune – 42 ans, soit deux ans de plus qu’Emmanuel Macron –, et il tient à ce que cela se sache. « Ma force, c’est que je suis une nouvelle génération, a assuré le nouveau président du parti Les Républicains (LR) lors d’un entretien accordé à six quotidiens de la presse européenne, le 21 décembre. Il faut comprendre que je veux reconstruire un monde nouveau à droite. (…) Et j’ai fait le choix de ne pas chercher à garder tous ceux qui ont fait le naufrage de ce qu’est la droite aujourd’hui. Mon choix, c’est de faire vivre une nouvelle génération. Mon équipe a 40 ans de moyenne d’âge. »
Mais cette entreprise de renouvellement ne va pas sans heurts, en particulier auprès des responsables les plus expérimentés du parti, qui ont été écartés de la première vague de nominations à des postes dans l’appareil. « Cette équipe jeune, ça a créé un peu de tension chez nos aînés », assure un membre de la nouvelle direction de LR. Une difficulté que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes pourrait essayer de surmonter en créant une sorte de comité des sages.
« Continuer le renouvellement »
Selon les termes d’un élu proche de M. Wauquiez, ce serait un « organe de gens plus expérimentés ». Un de ses collègues ajoute : « Laurent a prévu de faire une équipe composée de chapeaux à plume, un genre de conseil stratégique », en concertation notamment avec le président du Sénat, Gérard Larcher, celui du groupe LR du Palais du Luxembourg, Bruno Retailleau, et du président du groupe LR de l’Assemblée nationale, Christian Jacob. « Il faut des lieux de débat ensemble. La primaire a fait que chacun courait dans son couloir, nous avons besoin de lieux de rencontre », avance un parlementaire. « Il faut éviter de donner le sentiment de faire table rase du passé », ajoute un autre.

Néanmoins, « Laurent va continuer le renouvellement », affirme un de ses proches,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’instance présidée par la sociologue Dominique Schnapper s’est réunie pour la première fois lundi. Elle est déjà soumise à la critique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/01/2018
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Laïcité à l’école : pas encore nommé, le Conseil des sages fait déjà débat

L’instance présidée par la sociologue Dominique Schnapper s’est réunie pour la première fois lundi. Elle est déjà soumise à la critique.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 06h57
    |

            Cécile Chambraud et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            

On n’en connaît encore ni la composition exacte ni la méthode de travail ; encore moins l’agenda, alors que trois ans, presque jour pour jour, après les attentats de janvier 2015, la France unie de Charlie semble ne plus tout à fait parler d’une même voix. Et pourtant, le « conseil des sages de la laïcité », nouvelle instance promise par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, pour « préciser la position de l’institution scolaire en matière de laïcité et de fait religieux », expliquait-il en conseil des ministres, le 8 décembre 2017, fait déjà réagir la communauté éducative.

Réactions sur sa composition, d’abord. Si l’on s’en tient à la liste de treize noms qui a circulé en amont de sa première réunion (un « tour de table informel programmé ce lundi 8 janvier dans la soirée », précise-t-on au cabinet de M. Blanquer), c’est un attelage hétéroclite qu’aura à présider la sociologue et politologue Dominique Schnapper, fille de Raymond Aron – seule nomination confirmée à ce jour.
S’y côtoieraient des personnalités aussi diverses que Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, et Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain. Abdennour Bidar, philosophe, ex- « délégué laïcité » sous la gauche, et Patrick Kessel, ancien grand maître du Grand Orient de France, président du comité Laïcité et République. Autres nominations pressenties : celles de Ghaleb Bencheikh, islamologue, et d’Alain Seksig, inspecteur général de l’éducation nationale, qui fut président de la commission laïcité du Haut Conseil à l’intégration dissoute en 2012. Les noms de Rémi Brague, de Jean-Louis Auduc, de Catherine Kintzler, de Catherine Biaggi, de Frédérique de La Morena et de Richard Senghor figurent aussi sur cette liste « susceptible d’évoluer encore », prévient-on rue de Grenelle.
« Experts de tous horizons »
Le ministre de l’éducation avait promis, en décembre, de faire appel à des « experts issus...




                        

                        

