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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Une note du ministère dresse « quatre scénarios d’ici à 2030 », plus ou moins optimistes, pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole.
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Avec les mutations de l’agriculture, les formations « vertes » vont se développer

Une note du ministère dresse « quatre scénarios d’ici à 2030 », plus ou moins optimistes, pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 17h46
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Les ingénieurs agronomes se mettent au vert : l’Institut polytechnique UniLaSalle et l’Ecole des métiers de l’environnement (EME) ont décidé d’entamer un processus de fusion. Installées à Beauvais, Rouen et Rennes, ces deux écoles d’ingénieurs associatives, reconnues d’intérêt général, annonceront les termes de leur rapprochement jeudi 11 janvier, lors d’une série de conférences de presse.
La première est notamment spécialisée dans l’agronomie et les agro-industries de l’alimentation, de la santé, de la géologie et de l’environnement. L’EME, de son côté, forme aux compétences du développement durable, de l’économie circulaire, de l’écoconception, des techniques de dépollution, de l’écologie industrielle ou des énergies renouvelables.
Cette alliance reflète une réflexion et un mouvement largement entamé, et qui, selon une note publiée en décembre 2017 par le ministère de l’agriculture, va s’amplifier. Cette note dresse, en effet, « quatre scénarios d’ici à 2030 » pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole, dans le prolongement d’un rapport sur le même thème publié en octobre 2017.

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Avec ses 210 000 élèves, étudiants, apprentis et ses 24 500 stagiaires en formation continue répartis dans 800 établissements publics et privés, l’enseignement agricole va devoir s’adapter aux mutations à venir d’ici à 2030, en prenant en compte le développement des métiers « verts », malgré de sérieuses inconnues sur l’évolution de l’agriculture, précise la note du ministère. « Le soutien au verdissement de l’économie influera sur les métiers et le marché de l’emploi. (…) Le développement des métiers “verts” ou “verdissants” aura des conséquences sur l’intégration du thème de l’environnement dans les formations initiales », souligne-t-elle.
Quatre scénarios d’ici à 2030
Le ministère présente « quatre scénarios » très contrastés d’évolution de l’agriculture et de la ruralité d’ici à 2030. Deux d’entre eux plantent un décor « optimiste » en matière d’emploi pour l’avenir des zones rurales. Le premier, qui table sur une poursuite de la décentralisation et un investissement des régions, est intitulé « Accompagnement des transitions, pluricompétences et verdissement ». Il table sur le développement d’une « nouvelle économie » dans les territoires ruraux et les villes moyennes autour de l’alimentation durable, du développement de l’agriculture de proximité, ou biologique, l’agro-écologie, le recyclage, la bio-industrie et les énergies renouvelables.
Celle-ci se développerait « autour d’un tissu dense d’industries petites et moyennes, structuré par l’écologie industrielle et l’économie circulaire ». Dans une telle hypothèse, les emplois dans le secteur agricole et forestier « résistent d’autant plus que les modes de production intensifs en main-d’œuvre gagnent du terrain », souligne la note.

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Un autre scénario, également optimiste, appelé « Collaboration et partage, silver économie et mutualisation des compétences », se révélerait également favorable l’emploi. Il envisage que les villes, ayant absorbé les zones périurbaines, y intègrent davantage d’espaces agricoles : fermes urbaines, jardins collectifs, chantiers agricoles d’insertion… Parallèlement, des activités connexes se développeraient autour de pôles de compétitivité dédiés à la bio économie (énergie et matériaux), à la fabrication, aux biotechnologies… ainsi que des services à la personne.
Dans ce scénario, prévient la note, « les conflits d’usage entre groupes sociaux (urbains-ruraux, agriculteurs-touristes, forestiers-protecteurs de l’environnement, etc.) sont fréquents, mobilisant des compétences en médiation et en droit ». Mais les enjeux autour de l’environnement étant « omniprésents », ils induiraient aussi un « verdissement des activités et des métiers ».

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Les deux derniers scénarios sont plus pessimistes pour l’emploi agricole et en zone rurale. L’un envisage « un marché de l’emploi régionalisé et “ubérisé”, alliant expertise et débrouillardise » où les industries agroalimentaires de transformation et les plates-formes numériques pèsent sur les producteurs agricoles. La société est marquée par de fortes inégalités. Deux types d’exploitation coexistent : des grandes, plurispécialisées, avec des apports externes de main-d’œuvre, et des exploitations « à taille humaine » en circuits courts. Si « les compétences liées à l’automatisation, la robotique, l’intelligence artificielle et l’analyse des données sont valorisées », en revanche, dans cette hypothèse, « l’agriculture et l’agroalimentaire continuent de perdre des effectifs », prévoit la note.
Enfin, un dernier scénario appelé « La compétitivité par la robotisation, la bipolarisation et l’individualisme » dessine une fracture sociale accrue. Un « réinvestissement du rural » par les urbains, servis par « la tertiarisation de l’économie et le télétravail », passerait ainsi par « la robotisation, la spécialisation des régions et des inégalités territoriales croissantes ». « Face au coût élevé du foncier, l’agriculture se “banalise” : les capitaux extérieurs prennent le relais des capitaux familiaux, les exploitations sous statut sociétaire classique (SA SARL) s’imposent », prévoit l’étude. Conséquence : « la baisse des emplois agricoles et industriels s’amplifie sous la pression de la mondialisation », note l’étude. En revanche, « partout les compétences en numérique, robotique et intelligence artificielle sont en tension ».
L’avenir reste donc à inventer. Soit avec les deux premières hypothèses qui « constituent un cadre positif pour réfléchir aux transformations à conduire sur l’enseignement agricole dans les prochaines années », explique Muriel Mahé, auteure de la note pour le centre d’études et de prospective du ministère. A l’inverse, les deux autres scénarios « décrivent des futurs » que le groupe de travail d’une trentaine d’experts, qui a planché avec le ministère, « a jugé non souhaitables ».

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Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

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Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les températures dépassent actuellement 40 degrés Celsius. Des centaines de chauves-souris ont péri par hyperthermie.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais.
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Suisse : 13 000 touristes bloqués dans la station alpine de Zermatt

Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 12h25
   





                        



   


L’une des stations de ski les plus réputées de Suisse était coupée du monde, mardi 9 janvier, en raison des récentes chutes de neige tombée en abondance. Il y a actuellement « environ 13 000 touristes à Zermatt », situé dans le canton du Valais (sud-ouest), a annoncé une responsable de la station, Janine Imesch. La route cantonale pour accéder à la station a été fermée lundi matin. « Et le train est arrêté depuis hier soir 17 h 30 », a précisé Mme Imesch.
La célèbre station dispose de 13 400 lits touristiques, dont 7 200 dans les hôtels et 6 200 dans des appartements. La population de la commune s’élève, elle, à environ 5 500 habitants. « On ne peut pas skier ou faire de la randonnée, mais c’est tranquille, un peu romantique. Ce n’est pas la panique », a commenté Mme Imesch. Un vol de reconnaissance est prévu au-dessus de la région afin de décider de la suite.
Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais, selon les médias suisses. Pour cette région, le niveau de danger d’avalanche est en degré 5, le plus élevé, selon la police, qui précise qu’à partir de ce soir, la situation devrait évoluer favorablement avec la fin des précipitations. Des glissements de terrain et des avalanches demeurent cependant toujours possibles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le groupe français a signé mardi un protocole d’accord commercial pour la construction d’une usine de retraitement des déchets nucléaires en 2018.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Nucléaire : New Areva signe un projet d’accord pour une usine à 10 milliards d’euros

Le groupe français a signé mardi un protocole d’accord commercial pour la construction d’une usine de retraitement des déchets nucléaires en 2018.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 15h07
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant), 
Bastien Bonnefous (Pékin, envoyé spécial) et 
                                Nabil Wakim








                        



   


C’était devenu presque une plaisanterie dans le petit milieu du nucléaire français. Après plus de dix ans de négociations, de volte-faces et de déceptions, New Areva – nouveau nom de l’activité combustible de l’ex-Areva – a signé mardi 9 janvier, lors de la visite officielle d’Emmanuel Macron en Chine, un protocole d’accord commercial avec le groupe nucléaire étatique chinois CNNC pour la construction d’une usine de retraitement de déchets nucléaires dans le pays.

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Ce protocole d’accord de plus de dix milliards d’euros va permettre à Pékin de retraiter et de recycler son combustible nucléaire, jusqu’à présent entreposé dans des piscines. Mais aussi à New Areva de relever la tête, après des années de difficultés.
Et même si le texte signé mardi n’a pas de caractère définitif, l’entreprise française et le gouvernement se disent confiants dans la capacité à signer un contrat en bonne et due forme dans l’année.
Dix ans de construction
Le sujet a été évoqué directement entre Emmanuel Macron et Xi Jinping lors d’un dîner lundi entre les deux chefs d’Etat. Côté gouvernement, on se félicite déjà d’une signature probable au printemps, tout en reconnaissant qu’il a fallu « faire un effort sur le prix » et que « les négociations avec les Chinois sont extraordinairement difficiles ». Chez New Areva, la prudence est de mise, et l’on estime que les négociations précises sur le prix et les détails de l’accord commercial peuvent encore prendre plusieurs mois.
En 2016, déjà, l’Elysée et l’entreprise française estimaient qu’un accord était très proche, sans finalement qu’il ait été concrétisé.
Cette usine serait bâtie sur le modèle de celles de La Hague (Manche) et Mélox (Gard) : il s’agit de retraiter et recycler sur le même site l’uranium qui alimente les centrales et dont la radioactivité après usage est considérable. Le coût total pourrait excéder les 20 milliards d’euros, dont la moitié irait à Areva. L’usine, qui ne sera pas opérationnelle avant 2030, devrait pouvoir retraiter 800 tonnes de combustible par an.
Areva s’est fait le champion de cette logique qu’on appelle le « cycle fermé » : il s’agit de valoriser ce qui peut encore l’être dans les déchets nucléaires extrêmement radioactifs. Le groupe français dispose d’une technologie inégalée dans ce domaine. D’autres puissances nucléaires, comme les Etats-Unis, ont fait le choix du « cycle ouvert », qui consiste à laisser les déchets en l’état.
Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, la filière nucléaire est en mauvaise santé : de nombreux pays ont abandonné leurs projets nucléaires, certains – comme l’Allemagne – ont même fermé des centrales, sans compter que la baisse des prix bas du gaz et des énergies renouvelables est venue concurrencer l’atome.
Or la Chine est le pays le plus en pointe dans la construction de centrales nucléaires depuis plusieurs années. La filière chinoise, en partie bâtie avec la collaboration d’EDF et Areva, est plus que florissante : le pays construit actuellement une vingtaine de réacteurs. C’est d’ailleurs dans le sud-est du pays, à Taïshan, que devrait démarrer en 2018 le premier EPR détenu à 30 % par EDF.
Un vent d’air frais pour New Areva
Cet accord signe donc une double bonne nouvelle pour Areva. D’abord, parce qu’il va permettre d’assurer une activité continue à 2 000 ingénieurs français pendant les sept prochaines années. Mais aussi par l’impact qu’il aura sur le groupe nucléaire français.
Depuis 2012, Areva a connu une descente aux enfers que rien ne semblait pouvoir arrêter : à la crise de 2008 et à la catastrophe de Fukushima sont venus s’ajouter des investissements hasardeux, la déroute de l’EPR en Finlande, des affaires de corruption et une concurrence néfaste avec EDF. Une succession de difficultés qui ont conduit le géant nucléaire à une recapitalisation et une restructuration douloureuses.
Le groupe a été scindé en deux morceaux : New Areva – qui vient de signer l’accord en Chine – a gardé l’activité des mines d’uranium et du cycle du combustible. Areva NP, renommé Framatome début janvier, est devenu une filiale d’EDF. La maison mère, Areva SA, a été maintenue le temps que l’épineux contrat de l’EPR finlandais, complexe gouffre financier, se termine.
Le groupe Areva a fait partir près de 6 000 salariés en deux ans, et fait face à des perspectives difficiles dans les prochaines années : alors que la filière nucléaire pèse bien peu au niveau mondial, quelles peuvent être les perspectives d’un groupe spécialisé dans le combustible nucléaire ? « Nos perspectives à court terme ne sont pas bonnes, mais à moyen terme, il y a de l’espoir », lançait avec un optimisme très mesuré un dirigeant de New Areva fin novembre.
« Cet accord, c’est une voie de sortie pour toute la filière nucléaire », se félicite-t-on au gouvernement, à qui les difficultés d’Areva ont donné des sueurs froides ces dernières années.
Relations difficiles avec les partenaires chinois
Cet éventuel contrat arriverait donc à point nommé. « D’autant que la restructuration et les budgets ont été faits sans compter dessus », explique-t-on en interne. Il y a quelques mois, un tel contrat semblait encore impossible, tant les relations avec les partenaires chinois ont été difficiles. Ainsi, Paris avait refusé en 2017 les exigences mises par la Chine pour l’entrée de CNNC dans le capital de New Areva.
« Les Chinois se sont rendu compte qu’ils auront du mal à faire sans nous », se vante-t-on chez Areva, où on rappelle que les tentatives de reproduire la technologie française, notamment au Japon, se sont soldées par des échecs.
Reste que la route sera longue avant que cette usine ne voie le jour : en 2016, alors que les négociations semblaient en bonne voie, les habitants de Lianyungang, ville côtière de l’est de la Chine, se sont mobilisés massivement pour protester contre l’éventualité que leur commune héberge une telle usine. Ils brandissaient des pancartes « Nous aimons notre Lianyungang, pas de déchets nucléaires ! ». Cette fois-ci, la localisation de cette usine sera probablement tenue secrète par le pouvoir chinois le plus longtemps possible.

Le premier EPR chinois aura quelques mois de retard
L’Eysée a confirmé, mardi, que la mise en service du premier réacteur nucléaire EPR de Taishan en Chine ne débutera pas avant mi-2018. Le groupe nucléaire chinois CGN, qui détient 70 % du projet, EDF détenant les 30 % restants, avait annoncé fin décembre que le démarrage, qui devait initialement avoir lieu fin 2017, aurait du retard. D’ultimes vérifications de sûreté seraient à l’origine de ce report. Ce serait le cas échéant le premier EPR opérationnel dans le monde, avant même ceux en chantier à Flamanville (France) et en Finlande.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Selon l’association Bloom et des artisans-pêcheurs, la Commission européenne aurait travesti une expertise afin d’autoriser une pratique destructrice.
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édition abonné


Les ONG dénoncent la position de Bruxelles sur la pêche électrique

Selon l’association Bloom et des artisans-pêcheurs, la Commission européenne aurait travesti une expertise afin d’autoriser une pratique destructrice.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 12h42
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Sur la pêche comme sur d’autres sujets, le problème des expertises scientifiques est, semble-t-il, qu’elles ne sont pas toujours lues. En décembre 2006, la Commission européenne s’était prévalue d’un rapport d’experts pour réautoriser partiellement la pêche électrique, interdite depuis 1998 en Europe. Mais le rapport en question, rendu par le Comité scientifique, technique et économique de la pêche (CSTEP) européen, disait en réalité l’inverse de ce que l’exécutif européen lui faisait dire : loin de préconiser la remise en selle de cette technique controversée – qui consiste à envoyer des décharges électriques dans les fonds marins pour en déloger les poissons benthiques –, il mettait en garde contre ses effets potentiellement délétères sur les écosystèmes.
Mis au jour par l’association Bloom, spécialisée dans la lutte pour la préservation des océans, ce hiatus entre décision politique et expertise scientifique suscite la colère des ONG environnementales et de plusieurs associations d’artisans-pêcheurs. Lundi 8 janvier, une quinzaine de ces organisations ont adressé à Karmenu Vella, le commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, une lettre demandant à ce que l’Union renonce à toute nouvelle concession aux flottes industrielles utilisant cette technique.
Celle-ci, activement soutenue par les Pays-Bas, est en effet revenue au centre de l’attention ces derniers mois, car un projet de règlement doit être voté par le Parlement européen en séance plénière le 16 janvier. Selon ses opposants, ce nouveau texte ouvre la porte, s’il est adopté, à une extension massive de cette technique de pêche, accusée de « transformer l’océan en désert », selon Frédéric Le Manach, directeur scientifique de Bloom.

« Scandale politique »
Découvert tardivement par Bloom, le rapport de 2006 du CSTEP a été, selon les associations, galvaudé par la Commission. « A la lumière de l’avis du CSTEP, il convient d’autoriser [en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le département, placé en alerte maximale lundi en raison de l’instabilité de son manteau neigeux, est maintenu en vigilance orange mardi matin.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Savoie : la vigilance rouge avalanche est levée, un Britannique disparu

Le département, placé en alerte maximale lundi en raison de l’instabilité de son manteau neigeux, est maintenu en vigilance orange mardi matin.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 13h05
   





                        



   


Confrontée à une situation d’« enneigement exceptionnel », la Savoie avait été placée lundi en vigilance rouge, laquelle a été levée mardi 9 janvier au matin. L’amélioration de la météo a permis de lancer des recherches pour tenter de retrouver un Britannique disparu depuis deux jours. Trois départements alpins sont désormais en vigilance orange en raison de risques d’avalanche : la Savoie, les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes, a fait savoir Météo France dans son bulletin de 6 heures.
En 36 heures en Savoie, il est tombé environ 1,50 à 1,80 m de neige en Haute-Maurienne et 1,20 m à 1,70 m dans le Sud de la Haute-Tarentaise, de même que dans l’est du Queyras (Hautes-Alpes); 70 cm sur le Mercantour dans les Alpes-Maritimes. Ces conditions « exécrables » n’ont pas permis d’entreprendre des recherches de terrain pour tenter de retrouver un skieur britannique de 39 ans, qui a disparu à Tignes dimanche en fin de journée après avoir voulu « faire une dernière piste », selon la gendarmerie d’Albertville.
Un appel à témoins n’a rien donné mais à la mi-journée mardi, une fenêtre météo devait permettre de faire décoller un hélicoptère pour « survoler la zone de grand hors-piste de la station où son téléphone portable a borné », a indiqué la préfecture de la Savoie.
Un enneigement d’une telle intensité ne survient en moyenne qu’« une fois tous les trente ans », selon Météo France. Des départs d’avalanche vont se produire spontanément, avec comme « facteur aggravant » un « très bon enneigement » qui « favorisera leur écoulement », avait expliqué lundi le service de prévision.
Dans ce contexte, la préfecture de Savoie a recommandé aux résidents et aux usagers « la plus grande prudence ». Des mesures de prévention et de sécurité ont été prises, dont le confinement général et l’évacuation préventive des secteurs isolés de Haute-Maurienne et Haute-Tarentaise où des sapeurs-pompiers ont été positionnés. Tous les chemins piétonniers sont interdits. Egalement touchées par de fortes chutes de neige, les Alpes-Maritimes (massif du Mercantour) et les Hautes-Alpes (massifs du Queyras et du Thabor) étaient maintenues mardi en vigilance orange.
« Retour d’Est »
Les massifs de l’Ubaye, du Haut-Var et du Haut-Verdon ont été par ailleurs placés lundi soir au niveau 4 sur 5 de risque avalanche (échelle européenne), a annoncé la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence.
Dans les Alpes, des cumuls de neige peuvent atteindre 2 m, souligne Météo France. Ce phénomène, dit « de retour d’Est », est dû à l’humidité de la plaine du Pô qui se condense au contact des Alpes et se transforme en précipitations neigeuses. En vingt-quatre heures déjà, près de la frontière franco-italienne, des cumuls de 50 à 90 cm ont été enregistrés en Haute Maurienne, 60 à 80 cm en Haute Tarentaise, 65 à 90 cm dans le Queyras et 40 à 50 cm dans le Thabor.
Sur le front des orages, la vigilance orange a été levée sur les Bouches-du-Rhône et le Var. Dans les Alpes-Maritimes et le Var, une ligne orageuse virulente s’était mise en place dans la soirée de lundi sur un axe Fréjus-Draguignan, avec de la grêle et de fortes pluies. Par ailleurs, les recherches se sont poursuivies dans la journée pour retrouver deux personnes toujours portées disparues après la tempête Eleanor, qui a fait six morts et des dégâts chiffrés à au moins 200 millions d’euros la semaine dernière.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’Institut pour la population et la sécurité sociale évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions en 2015. Le premier ministre Shinzo Abe parle d’« une crise nationale ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/01/2018
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La population du Japon poursuit son inquiétant déclin

L’Institut pour la population et la sécurité sociale évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions en 2015. Le premier ministre Shinzo Abe parle d’« une crise nationale ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 11h52
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            
Lundi 8 janvier, 1,23 million de Japonais ayant eu 20 ans au cours des douze derniers mois ont participé aux traditionnelles « seijinshiki », les cérémonies d’entrée dans l’âge adulte. En ce jour férié, les jeunes femmes vêtues de kimonos aux teintes chatoyantes et les hommes en costume ou en ensemble hakama-haori ont assisté à des réunions publiques dans leur commune pour écouter leurs aînés énoncer leurs droits et devoirs. Puis ils ont envahi les gargotes pour fêter ce jour qui leur donne officiellement le droit de boire de l’alcool. Moment de fête, la seijinshiki, héritière d’une tradition liée au culte shinto, est révélatrice du déclin démographique de l’Archipel. En 1994, les jeunes de 20 ans étaient 2,07 millions.
Et la tendance à baisser devrait se poursuivre. Selon les chiffres rendus publics fin décembre 2017 par le ministère de la santé, seuls 941 000 bébés seraient nés cette année, soit 36 000 de moins qu’en 2016, et surtout, le chiffre le plus bas depuis 1899. Dans le même temps, 1,3 million de Japonais sont décédés. La population poursuit donc son déclin amorcé à la fin des années 2000. L’Institut pour la population et la sécurité sociale (IPSS) évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions lors du dernier recensement effectué en 2015. Ce même IPSS voyait déjà en 2008 la population japonaise tomber à… zéro en l’An 3000.

La première conséquence de cette évolution est le vieillissement accéléré de la population. Les plus de 65 ans représentent 27,2 % de la population. En 2065, ils seront 40 %. Ce qui a un coût : les dépenses de la Sécurité sociale représentaient 32,5 % du budget de l’exercice 2017 clos fin mars, contre 17,6 % de celui de 2000. Et la question du paiement des retraites est soulevée, puisque la population active devrait tomber à 38 millions de personnes en 2060, contre 65,8 millions en 2013. Se pose aussi le problème de la prise en charge des personnes âgées. Yukio Noguchi,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Jean-Paul Reich, ancien directeur scientifique d’Engie, plaide dans une tribune au « Monde » pour un « coup de pouce » à la production d’hydrogène par électrolyse, afin de stocker l’électricité éolienne et solaire et de limiter les émissions industrielles.
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L’hydrogène, « double moteur pour l’énergie et le climat »

Jean-Paul Reich, ancien directeur scientifique d’Engie, plaide dans une tribune au « Monde » pour un « coup de pouce » à la production d’hydrogène par électrolyse, afin de stocker l’électricité éolienne et solaire et de limiter les émissions industrielles.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h00
    |

Jean-Paul Reich (Vice-président de l’ Association française de l’hydrogène et des piles à combustible (Afhypac) et ancien directeur scientifique du...







                        



                                


                            

Tribune. Que ni le soleil ni le vent n’acceptent de briller et de souffler en fonction des besoins des consommateurs d’électricité – ce que l’on appelle « l’intermittence des énergies renouvelables » – n’est curieusement pas considéré comme un des obstacles majeurs aux ambitions énergétiques de la France, actuellement discutées dans le cadre de la « Programmation pluriannuelle de l’énergie » jusqu’en 2030.
Cela peut se comprendre. A ce jour en effet, les énergies renouvelables ne représentent qu’une part infime de la production d’électricité en France – seulement 4 % pour l’éolien et moins de 2 % pour le photovoltaïque. Du coup, rares sont les périodes où l’électricité produite ne peut être injectée dans les réseaux faute de demande simultanée des consommateurs.

Lorsqu’elles surviennent, le fait que l’on ne sache pas encore stocker cette électricité massivement et sur de longues périodes dans des conditions économiques acceptables n’est même pas un problème : les centrales à gaz et nucléaires arrivent encore à réduire la voilure pour laisser la priorité aux renouvelables sans que cela ne nuise (trop) à leur fonctionnement.
Un modèle économique rentable
Bref, le mécanisme fonctionne encore bien, et il faudrait qu’une part plus importante de l’électricité produite – probablement entre 40 % et 60 % – soit issue des énergies renouvelables pour qu’il commence à se gripper. Or, si les objectifs officiels de la transition énergétique sont respectés, cela ne devrait pas se produire avant 2030… ou 2040 pour les plus pessimistes. On a donc le temps a priori. D’autant que tout le monde espère que d’ici là, on aura enfin trouvé un modèle économique rentable de « smart grid » [réseau de distribution « intelligent »] et de stockage massif de l’électricité. Ce qui réglerait tout…
Sauf qu’attendre et espérer revient surtout à se priver dans l’immédiat d’un double moteur, tant pour le développement des énergies...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les pertes engendrées par les fléaux naturels sont estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique.
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Le coût des catastrophes naturelles aux Etats-Unis atteint un record en 2017

Les pertes engendrées par les fléaux naturels sont estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 18h43
   





                        



   


Sécheresse dans les Dakota du Nord et du Sud, ouragans Harvey et Maria, incendies en Californie, inondations dans le Missouri, l’Arkansas et en Californie, tornades… L’année 2017 a été la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles aux Etats-Unis, provoquant des pertes estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique (NOAA) publié lundi 8 janvier.

With 16 #BillionDollarDisasters totaling ~6B, 2017 was costliest year on record for USA: @NOAANCEIclimate… https://t.co/FXYz58AaKT— NOAA (@NOAA)


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Seize de ces désastres ont provoqué des dégâts dépassant le milliard de dollars, du jamais-vu, a précisé la NOAA, rappelant que la précédente année record remontait à 2005 avec 215 milliards de dollars de dégâts, ayant surtout résulté des ouragans Katrina, Wilma et Rita.
Les incendies dans l’ouest du pays qui ont surtout ravagé une grande partie de la Californie se sont chiffrés à 18 milliards de dollars, soit « le triple du précédent record annuel », souligne le rapport.
L’ouragan Harvey a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.
L’ouragan Maria, qui a dévasté Porto Rico, a infligé 90 milliards de pertes, selon la NOAA, tandis qu’Irma qui a balayé les Caraïbes et la Floride a provoqué 50 milliards de dégâts. Maria se situe au troisième rang dans les annales des catastrophes naturelles les plus coûteuses aux Etats-Unis et l’ouragan Irma est au 5e rang, selon le rapport de la NOAA.
L’agence a également relevé qu’il faut remonter à 2011 pour compter seize désastres naturels ayant coûté au total au moins un milliard de dollars en une seule année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’incident, signalé au printemps, concerne la tenue au séisme des diesels de secours. Vingt autres réacteurs ont été concernés.
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Deux réacteurs supplémentaires de la centrale de Bugey concernés par un incident en juin

L’incident, signalé au printemps, concerne la tenue au séisme des diesels de secours. Vingt autres réacteurs ont été concernés.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 19h07
   





                        


EDF a annoncé lundi 8 janvier que deux réacteurs nucléaires supplémentaires, situés dans la centrale du Bugey (Ain), ont été concernés par un incident sur des équipements électriques de secours mais que le problème a été corrigé.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait fait état, le 20 juin, d’un problème de niveau 2 (sur sept) pour vingt réacteurs, portant sur la tenue au séisme des diesels de secours. Le niveau 2 correspond à un « incident ».
Le gendarme du nucléaire avait fait savoir fin octobre que les réacteurs 2 et 5 du Bugey et les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) étaient également concernés.
Risque en cas de séisme majeur
EDF a expliqué lundi que les réacteurs 3 et 4 du Bugey ont posé le même problème. Ils sont donc aussi concernés par l’incident de niveau 2 qui avait été annoncé au printemps. Les ancrages des matériels auxiliaires de ces deux réacteurs « ont d’ores et déjà été remis en conformité » et « les défauts à l’origine de cette déclaration n’ont eu aucun impact sur la sécurité des salariés ni sur l’environnement », assure EDF.
A la suite de l’incident signalé en juin, l’électricien avait décidé de réaliser un bilan détaillé des matériels assurant le fonctionnement des diesels de secours sur l’ensemble du parc nucléaire. L’ASN s’inquiétait de la tenue au séisme des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours de certaines centrales nucléaires.
Concrètement, les ancrages (au sol, au mur, etc.) de ces équipements de secours avaient montré un risque de faiblesse, qui pourrait les faire se décrocher en cas de séisme majeur, rendant indisponibles ces équipements, censés garantir l’alimentation électrique de la centrale en cas de défaillance de l’alimentation électrique externe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Une vague de froid s’est abattue depuis le début de l’année sur l’est des Etats-Unis, paralysant villes, voitures et animaux.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’interdiction, effective depuis le 1er janvier, doit contribuer à protéger les éléphants en Afrique. Mais la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.
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Première destination pour le trafic, la Chine bannit tout commerce de l’ivoire

L’interdiction, effective depuis le 1er janvier, doit contribuer à protéger les éléphants en Afrique. Mais la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 20h16
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Plus grand marché du monde pour l’ivoire, la Chine en interdit totalement le commerce sur son territoire, à partir du 1er janvier. La décision avait été prise conjointement en septembre 2015 par les présidents Barack Obama, pour le marché américain, et Xi Jinping. Elle avait conduit à la fermeture en deux étapes, en 2017, de toutes les usines et tous les points de vente préalablement autorisés en Chine. Les objets créés à partir des défenses de mammouths, venus de Sibérie et dont la Chine est un gros importateur, sont toujours légaux, l’espèce étant éteinte.
L’enjeu de cette décision est colossal : la Chine est devenue ces deux dernières décennies la première destination pour le trafic d’ivoire provenant d’éléphants d’Afrique – malgré l’interdiction depuis 1989 de tout commerce international. « La Chine est passée d’une attitude, en 2008, où elle mettait en avant la sculpture sur l’ivoire comme un héritage intangible de sa culture, à une position qui en fait la voix la plus audible sur la scène internationale pour condamner ce trafic », se félicite Frank Pope, directeur général de l’ONG Save the Elephants. Hongkong devrait suivre cet exemple en 2018.
Mais une interdiction modifie bien les comportements, surtout quand elle est promue par des personnalités comme le joueur de basket star Yao Ming
Les consultants qui enquêtent pour cette ONG ont vu le prix du kilo d’une défense en Chine passer de 2 100 dollars (1 750 euros), en 2014, à environ 700 dollars en janvier 2017, en anticipation de l’interdiction. Cette baisse continue du prix est aussi attribuable au ralentissement économique et à la lutte anticorruption, analyse M. Pope. Il y a eu, en outre, une prise de conscience dans le pays, favorisée par les prises de position de personnalités comme le joueur de basket star Yao Ming. « La grande crise des années 1970 et 1980, qui a conduit à une diminution de moitié du nombre d’éléphants, a pris fin après l’interdiction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les risques d’inondation touchent encore une partie importante du nord-est et du sud-ouest de la France. Dans les Alpes, le risque d’avalanche est très élevé.
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Risque d’avalanches : la Savoie placée en vigilance rouge

Les risques d’inondation touchent encore une partie importante du nord-est et du sud-ouest de la France. Dans les Alpes, le risque d’avalanche est très élevé.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 18h31
   





                        



   


Quelques jours après le passage de la tempête Eleanor, les conditions météorologiques restent mauvaises. Météo France a placé lundi 8 janvier en vigilance rouge pour les avalanches les massifs de la haute Maurienne et du sud de la haute Tarentaise, en Savoie, une situation « exceptionnelle », qui se produit en moyenne « une fois tous les trente ans ».
Les Hautes-Alpes (massifs du Queyras et du Thabor) et les Alpes-Maritimes (massif du Mercantour), également touchées par de fortes chutes de neige, ont été placées en vigilance orange.
Les départements du Var et les Bouches-du-Rhône se trouvent en vigilance orange orages, et le Gard, en vigilance orange pluie-inondation, selon le dernier bulletin émis, valable jusqu’à mardi 9 janvier 16 heures.

   


Chutes de neige abondante dans les Alpes
Dans les Alpes, une neige abondante devrait tomber dans la soirée, et « l’activité avalancheuse attendue les prochaines trente heures » est un phénomène rarement observé, selon Météo France, qui évoque également des chutes de neige de « 90 à 170 cm sur le sud de la haute Tarentaise et surtout la haute Maurienne ».

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                La tempête Eleanor a fait cinq morts et deux disparus



Des crues encore importantes
Le cumul de fortes précipitations a fait gonfler les rivières. Ce week-end, le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit à Lyon, et le niveau de la Seine a atteint 4 mètres à Paris, soit 2 mètres de plus que son niveau habituel. L’organisme Vigicrues a placé la majorité des cours d’eau du nord-est et du sud-ouest de la France en vigilance jaune. Certains d’entre eux sont en vigilance orange, signe de « risque de crue génératrice de débordements importants ».
Aucune « intervention significative » n’a toutefois été enregistrée par les pompiers du Gard et de l’Hérault, selon les secouristes.
Six morts et deux disparus

   


Dimanche, un octogénaire disparu jeudi soir en Saône-et-Loire a été retrouvé mort. Cinq autres personnes sont mortes entre mercredi et vendredi en raison des intempéries dans l’Isère, en Savoie et en Haute-Savoie.
Deux personnes sont toujours portées disparues : un Allemand de 70 ans, qui a pu être emporté dans la Haute-Marne par l’Aube en crue ; et une policière de la brigade fluviale à Paris, qui participait à un exercice par forts courants vendredi. Une enquête de la « police des polices » a été ouverte, les recherches devaient reprendre lundi matin.
Des Espagnols piégés par la neige
Les intempéries ont aussi affecté l’Espagne, où des alertes à la neige, aux vents violents et aux averses ont été émises pour trente-sept provinces. Un millier d’automobilistes se sont trouvés bloqués toute la nuit de samedi à dimanche sur la portion d’autoroute entre Madrid et Ségovie. Deux cent cinquante soldats ont été envoyés leur porter secours en ce week-end de retour de vacances.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les recherches n’ont pas permis de retrouver la fonctionnaire de la brigade fluviale disparue alors qu’elle effectuait un exercice de routine.
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Enquête de la « police des polices » sur la disparition d’une policière dans la Seine

Les recherches n’ont pas permis de retrouver la fonctionnaire de la brigade fluviale disparue alors qu’elle effectuait un exercice de routine.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 23h42
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h58
   





                        



   


Le parquet de Paris a confié à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) une enquête pour « recherche des causes de la disparition » d’une policière dans la Seine lors d’un exercice, vendredi, a-t-on appris dimanche 7 janvier de source judiciaire.
La policière de la brigade fluviale, âgée de 27 ans, a disparu dans le fleuve vendredi vers 10 h 50, lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle n’avait toujours pas été retrouvée dimanche soir.
Les recherches sous-marines à l’aide d’un sonar n’ont donné jusque-là « aucun écho positif », ont fait savoir les pompiers dimanche. Les secours ont abandonné tout espoir de retrouver la plongeuse vivante et cherchent désormais son corps, ont-ils ajouté. Les opérations, interrompues avec la nuit, devaient reprendre lundi matin.

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                Six morts causées par la tempête Eleanor, quinze départements restent en vigilance orange



Un exercice « suicidaire » vu les conditions
Samedi, le syndicat UNSA-Police a demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur les conditions dans lesquelles s’était déroulé cet exercice. « Rien ne motivait qu’on mette en place cet exercice alors qu’après le passage de la tempête, la Seine est en crue », a déclaré sur France Bleu Paris le secrétaire départemental adjoint du syndicat, Nicolas Pucheu.
Selon lui, la policière n’avait son diplôme de plongée sous-marine « que depuis trois semaines ». « C’était pour nous suicidaire de la mettre à l’eau. »
Après le passage de la tempête Eleanor, le niveau de la Seine est monté à Paris, atteignant dimanche soir environ 3,90 m à l’échelle du pont d’Austerlitz, ce qui correspond à la « vigilance jaune ». Elle devrait atteindre une cote maximum comprise entre 4,1 et 4,6 m dans les prochains jours, selon l’organisme de contrôle Vigicrues. Au total, six personnes sont mortes en France en raison des intempéries.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Cette pratique décriée est interdite par l’Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007.
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Pêche électrique : des ONG accusent la Commission européenne

Cette pratique décriée est interdite par l’Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 22h23
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 09h37
   





                        


Alors que le Parlement européen doit voter, le 16 janvier, sur le développement de la pêche électrique, les opposants à cette pratique interpellent la Commission européenne et appellent à ne pas l’autoriser largement, révèlent dimanche 8 janvier Le Journal du dimanche et Libération.
Des ONG telles que Bloom et The Black Fish ont publié un document signé par des scientifiques de la Commission européenne qui mettaient en garde dès novembre 2006 contre les dangers de ce mode de pêche très décrié consistant à « envoyer des décharges dans le sédiment afin de capturer plus facilement les poissons plats qui y sont enfouis ». Sont utilisés des chaluts à perche – des filets fixés à une armature rigide et lestés pour racler les fonds – dont les chaînes sont remplacées par des électrodes.

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La pêche électrique est interdite par l’Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007. Selon les ONG, qui ont adressé une lettre aux institutions européennes, le comité d’experts scientifiques de la Commission européenne n’a pas donné son feu vert au développement de cette pratique, dans un rapport publié un mois seulement avant l’accord des dérogations.
« Non seulement l’organe scientifique de la Commission européenne n’a jamais donné son aval pour de telles dérogations, mais il a même explicitement déconseillé à la Commission européenne d’en accorder », s’indigne dans Libération le directeur scientifique de l’association Bloom, Frédéric Le Manach.
Un premier vote en novembre
Cette méthode de prélèvement est autorisée à titre expérimental à hauteur de 5 % des flottes de chalutiers à perche de chaque Etat membre, et uniquement en mer du Nord, mais selon Bloom, les Pays-Bas dépassent largement ces quotas. La France n’a pas recours à cette méthode.
En novembre 2017, la commission de la pêche au Parlement européen a voté un possible élargissement de cette pratique, supprimant toute limite en mer du Nord, et élargissant notamment à tous les types de pêche, et plus seulement les flottes de chalut à perche. Les eurodéputés voteront le 16 janvier en session plénière sur les propositions de la commission spécialisée. Selon Le Journal du dimanche, l’eurodéputé français Yannick Jadot (EELV) va demander le report de ce vote.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le nord-est et le sud-ouest de la France restent en alerte, avec notamment des risques d’inondations.
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Six morts causées par la tempête Eleanor, quinze départements restent en vigilance orange

Le nord-est et le sud-ouest de la France restent en alerte, avec notamment des risques d’inondations.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 07h27
   





                        



   


Alors que les conditions météorologiques restent agitées, quelques jours après le passage de la tempête Eleanor, le bilan a été porté à six morts, après la découverte, dimanche 7 janvier, du corps d’un octogénaire disparu jeudi soir en Saône-et-Loire. Cinq autres personnes ont trouvé la mort entre mercredi et vendredi en raison des intempéries en Isère, Savoie et Haute-Savoie.
Deux personnes sont toujours portées disparues après le passage de la tempête : un Allemand de 70 ans, qui a pu être emporté en Haute-Marne par l’Aube en crue, et une policière de la brigade fluviale à Paris, qui effectuait un exercice par forts courants et a disparu vendredi. Les recherches dans la Seine devaient reprendre dimanche matin.
Plusieurs fleuves et rivières en crue

   


Quinze départements ont été placés lundi en vigilance orange par Météo France, jusqu’à 6 heures mardi 9 janvier. Une vigilance orange crues concerne huit départements : l’Aisne, les Ardennes, la Marne, la Meuse, la Haute-Saône, le Doubs, le Jura et l’Aveyron. Aussi, l’Hérault reste en vigilance orange pluie-inondation alors que le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes ont été placés en vigilance orange orages. Enfin, une vigilance orange avalanche a été lancée sur la Savoie et les Hautes-Alpes.
Le cumul de fortes précipitations a fait gonfler les rivières. Le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit à Lyon et le niveau de la Seine pourrait dépasser les 4 mètres dimanche à Paris. L’organisme Vigicrues a placé la majorité des cours d’eau du nord-est et du sud-ouest de la France en vigilance jaune, et certains sont mêmes classés orange, signes de « risque de crue génératrice de débordements importants » : l’Aisne moyenne, la Marne, la Saulx et l’Ornain dans la Meuse, l’Ognon, entre la Haute-Saône et le Doubs, la Dordogne aval, ainsi que la Cesse et les basses plaines de l’Aude.
Méteo France appelle les habitants des départements concernés à être prudents dans leurs déplacements, à ne pas rouler sur des voies immergées et à mettre leurs biens en sécurité en surveillant la montée des eaux.
Un épisode méditerranéen en Languedoc
L’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales sont concernés par un « épisode méditerranéen », c’est-à-dire de violents orages remontant d’Espagne, accompagnés de grêle et d’importants cumuls de précipitations. Localement, entre 130 et 150 mm sont attendus en vingt-quatre heures. Ces intempéries s’accompagnent d’un risque de vagues-submersion sur les côtes de ces trois départements, car le vent d’Est génère de fortes vagues et une élévation du niveau de la mer.
Des Espagnols piégés par la neige
Les intempéries ont aussi touché l’Espagne, où des alertes à la neige, aux vents violents et aux averses ont été émises pour 37 provinces. Un millier d’automobilistes se sont trouvés bloqués toute la nuit de samedi à dimanche sur l’autoroute Madrid-Ségovie, et 250 soldats ont été déployés pour leur porter secours en ce week-end de retour de vacances.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune, le militant écologiste et secrétaire général du Modem demande également à la France de porter auprès de l’Unesco une demande d’inscription des grands singes au patrimoine mondial de l’humanité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Yann Wehrling : « Pour sauver les grands singes, il faut les doter d’un statut particulier d’hominidés »

Dans une tribune, le militant écologiste et secrétaire général du Modem demande également à la France de porter auprès de l’Unesco une demande d’inscription des grands singes au patrimoine mondial de l’humanité.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h13
    |

Yann Wehrling (Militant de la protection des animaux et des espèces et secrétaire général du Mouvement démocrate)







                        


Tribune. 99. 2 novembre 2017. 2050.
Voici un chiffre et deux dates pour résumer la situation des grands singes.
99, c’est le pourcentage de gènes que nous, humains, partageons avec eux. Et pour cause, nous sommes, comme eux, membres de la même famille, celle des hominidés. D’ailleurs, d’un point de vue scientifique, ceci fait de nous la cinquième espèce de grands singes.
2 novembre 2017 est la date à laquelle une équipe de scientifiques a annoncé avoir découvert une nouvelle espèce d’orangs-outans sur l’île de Sumatra. Mais à peine sortie de l’ombre de sa forêt, elle est déjà menacée d’extinction. Il en reste à peine 800 individus.
2050 est précisément l’échéance à laquelle de nombreux scientifiques, dont Pascal Picq, estiment la disparition totale à l’état sauvage de tous les grands singes, gorilles, chimpanzés, bonobos et orangs-outans.
Il nous reste 32 années
32 courtes années durant lesquelles l’une des 5 espèces de la famille aura terminé d’éliminer les 4 autres. 32 petites années à comparer aux 7 millions d’années d’évolutions communes qui font de nous, humains, un membre de cette même famille de grands singes.
Oui, ce sont « les nôtres » et nous nous apprêtons, dans l’indifférence générale, à les éradiquer de la surface du globe. En avons-nous le droit ? Non !

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32 ans, c’est donc le temps qui nous reste pour éviter cet acte qui défie notre conscience. Echouer ? Nos descendants ne nous le pardonneront pas.
Que faire ?
Le premier acte, c’est d’affirmer que nous refusons cette fatalité. Après les scientifiques et plusieurs associations qui nous alertent depuis des années, ce sont maintenant les opinions publiques, les hommes et les femmes politiques, et les Etats, qui doivent décréter une mobilisation d’urgence.
Et le premier acte, c’est le symbole, celui des mots. Dire les choses, c’est l’acte qui précède tous les autres.
Le symbole des mots, il doit exister dans notre droit.
Cher Nicolas Hulot, je sais que vous partagerez cette idée qu’il faut agir pour sauver les grands singes. Il est donc entre vos mains de décider que la France envoie un signal fort. Ce signal, ce serait de décider, symboliquement, dans notre droit, dans une loi, de doter les grands singes d’un statut particulier d’« hominidés ». C’est une idée qui fait son chemin, d’ailleurs, portée par des organisations internationales de primatologues comme le Great Ape Project depuis 1994. Notre propre droit reconnaît de fait que les grands singes ne sont pas à considérer comme d’autres espèces puisque, depuis 2013, nous avons interdit leur « usage » dans des expérimentations à des fins scientifiques.
Sauver les grands singes, ce n’est pas oublier les autres espèces menacées, bien au contraire
Allons jusqu’au bout de ce qui, peu à peu, devient évident. Dans notre juridiction, aucun grand singe ne pourrait plus ainsi être tué, torturé, maltraité, ni même privé de liberté sauf si, bien sûr, il était né en captivité. Parce que la France est un grand pays, membre du conseil de sécurité de l’ONU, membre du G7, nul doute qu’un tel acte ne resterait pas sans impact dans la communauté internationale.
Second symbole : portons auprès de l’Unesco une demande d’inscription des 4 espèces de grands singes au patrimoine mondial de l’humanité. L’Unesco peut décider une telle chose car elle considère la biodiversité et le vivant comme étant des éléments pouvant être un patrimoine de l’humanité. Une telle décision est donc à la fois possible, mais son caractère symbolique de protection la rend absolument nécessaire.

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Ne nous arrêtons pas là. Les citoyens que nous sommes peuvent agir. Regardons les étiquettes de ce que nous consommons. Plus de bois tropical ou de produits à base d’huile de palme ! Les habitats des grands singes sont grignotés par ces cultures. Abstenons-nous !
« Perdre les grands singes, c’est perdre les forêts »
Entreprises, dans les actions responsables que vous menez, choisissez d’investir dans la préservation des grands singes. Vous dépensez des millions d’euros dans des opérations environnementales telles que la replantation d’arbres. Diversifiez vos actions et investissez dans la préservation des grands singes. Proposez des parrainages de grands singes dans des sanctuaires. Achetez des hectares de forêts tropicales ou équatoriales, habitats des grands singes, pour y éviter qu’elles ne disparaissent en cultures agricoles. Financez les salaires des gardes qui les protègent du braconnage.
Créons enfin, à l’initiative de la France, un fonds d’urgence pour les grands singes qui puissent recueillir les dons des centaines de milliers de personnes dans le monde qui, n’en doutons pas, voudront s’engager dans ce combat essentiel.

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Pour finir, précisons un point : sauver les grands singes, ce n’est pas oublier les autres espèces menacées, bien au contraire. Au-delà du symbole de sauver les « nôtres », Jane Goodall, grande primatologue qui consacre sa vie à la sauvegarde des grands singes, résume fort bien les choses : « Si nous perdons les grands singes, ce sera probablement parce que nous avons également perdu les forêts, et cela aura des conséquences totalement dévastatrices sur le changement climatique. » Autrement dit, si nous savons trouver les moyens de sauver les grands singes, c’est que l’humanité aura compris quelque chose de sa relation aux autres espèces animales, au vivant qui l’entoure… c’est que nous aurons trouvé la voie vers un vrai développement durable.
N’oublions pas : dans 32 ans, il sera trop tard. La disparition d’une espèce est une chose irréversible.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le chien d’aveugle ou le cheval de selle s’intéresse à la tâche qu’on leur impose : c’est ce qu’a découvert Jocelyne Porcher en appliquant à l’animal les outils de la sociologie.
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Les animaux consentent-ils à travailler ?

Le chien d’aveugle ou le cheval de selle s’intéresse à la tâche qu’on leur impose : c’est ce qu’a découvert Jocelyne Porcher en appliquant à l’animal les outils de la sociologie.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h19
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Jocelyne Porcher est sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) au sein de l’UMR Innovation, à Montpellier. Auteure de Vivre avec les animaux. Une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte, 2011), elle a coordonné le numéro « Travail animal, l’autre champ du social » de la revue Ecologie & Politique (n° 54, 2017).
En quoi la question du travail animal intéresse-t-elle les sciences sociales ?
Il faudrait plutôt se demander pourquoi cela les intéresse si peu ! Le travail est le grand absent de la question animale, un fait social impensé. Cela peut se comprendre : du point de vue des sciences sociales, les bêtes appartiennent à la nature. Mais les animaux domestiques ne sont pas des loups ou des renards : ils vivent avec nous depuis dix mille ans, ils ont construit avec nous les sociétés humaines. Et, oui, ils travaillent.
Je n’aurais probablement pas exploré cette question si je n’avais pas moi-même côtoyé les animaux en tant qu’éleveuse : à l’époque, je me demandais déjà comment eux et nous arrivions à œuvrer ensemble. Devenue chercheuse, j’ai mené des travaux sur la souffrance des humains en système industriel. En croisant ces deux expériences, j’ai compris qu’il était possible d’étudier les contributions des animaux au travail avec les outils des sciences sociales.
Une de mes étudiantes a d’abord passé plusieurs mois dans un troupeau de laitières, restant « au cul des vaches » du matin au soir en suivant un protocole d’observation très rigoureux. Des travaux similaires ont ensuite été conduits sur des cochons de plein air, des rapaces participant à un spectacle, les sangliers d’un parc animalier : quelle que soit l’espèce, il apparaissait que les animaux collaboraient au-delà de ce qu’on leur demandait. Ce premier constat a débouché sur un programme de l’Agence nationale de la recherche (ANR) que j’ai coordonné pendant quatre ans, afin de mieux explorer le rapport au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Plus de 17 000 personnes ont été déplacées à la suite de vents violents et de pluies torrentielles qui ont provoqué glissements de terrain et inondations.
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Un cyclone fait 29 morts et 22 disparus à Madagascar

Plus de 17 000 personnes ont été déplacées à la suite de vents violents et de pluies torrentielles qui ont provoqué glissements de terrain et inondations.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 21h26
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 16h04
   





                        


Les pluies torrentielles qui ont accompagné le passage la semaine dernière du cyclone Ava sur la partie orientale de l’île de Madagascar ont fait 29 morts et plus de 80 000 sinistrés, selon un nouveau bilan publié lundi soir par les autorités malgaches.
« A l’échelle nationale, le bilan provisoire fait état de 29 décédés, 22 portés disparus, 17 170 personnes déplacées et 83 023 sinistrés », a indiqué le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) dans un communiqué. Dix-sept des victimes sont mortes lundi 8 janvier à la suite d’un glissement de terrain qui a provoqué l’effondrement d’une maison dans la localité d’Ivory, au sud-est de la capitale, Antananarivo.
Le cyclone a frappé Madagascar vendredi matin, avant de balayer la partie orientale de la Grande Ile et de quitter le territoire samedi soir. Des vents violents et des pluies diluviennes ont fait déborder de nombreux cours d’eau de l’est de la Grande Île et provoqué d’importantes inondations, notamment à Tamatave et dans les bas quartiers d’Antananarivo. De nombreuses localités ont été privées d’électricité et des routes ont été coupées.
Madagascar, l’un des pays les plus pauvres au monde, est régulièrement touché par des cyclones. En mars 2017, Enawo avait fait au moins 78 morts. Au cours des dix dernières années, Madagascar a été frappé par 45 cyclones et tempêtes tropicales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le récit écologique dominant est encore trop tendu vers la catastrophe pour devenir le levain d’une société nouvelle, souligne dans une tribune le philosophe Dominique Bourg.
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L’écologie aux portes du Capitole

Le récit écologique dominant est encore trop tendu vers la catastrophe pour devenir le levain d’une société nouvelle, souligne dans une tribune le philosophe Dominique Bourg.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 12h00
   





                        



                                


                            
TRIBUNE. Sans récit il n’y aurait ni religions, ni nations, ni partis, ni identités individuelles et collectives, autrement dit rien qui fasse sens. Nos esprits erreraient entre calculs et raisons, sans même pouvoir appréhender le temps qui passe. Il nous est impossible de ne pas nous projeter dans le temps, avec d’autres et vis-à-vis d’autres, en agissant les uns à l’égard des autres. La mise en forme de ces actions qui entrelace nos existences constituent un récit. Rien de grand ne s’est accompli sans récit.
Mise en scène du salut
L’histoire occidentale elle-même est celle des variations du grand récit chrétien. Après avoir imposé l’idée d’un cours linéaire de l’histoire, l’espérance en un âge d’or au-devant de nous et non plus derrière, l’idée chrétienne de salut n’a cessé de connaître de multiples métamorphoses. Mais ces différents récits de mise en scène du salut – ceux des rois, des moines et des saints, du marchand calviniste, celui du progrès et des Lumières, un temps concurrencé par la saga marxiste du prolétariat sauveur de l’humanité – ont tous fini par s’échouer sur les rivages du changement climatique et de l’anéantissement des espèces vivantes.
Face à ces sinistres constats, quel nouveau récit imaginer ? Le transhumanisme et les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon] leur tournent le dos – sans proposer de solutions – et s’emploient à ressusciter le progrès, mais ils ne parviennent pas à démêler le paradis de l’enfer : le désir d’immortalité y est inséparable de la crainte d’un déclassement, voire d’un asservissement par les machines.
Reste l’écologie, qui cherche à recommencer l’histoire. A l’instar du christianisme des premiers temps – resté longtemps inaudible, tapi dans l’obscurité des bas quartiers de Rome, avant de gagner la lumière du Capitole et de s’emparer de l’empire –, cette pensée peine toutefois à s’imposer. Le récit écologique est encore trop tendu vers la catastrophe pour faire naître une...




                        

                        

