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Information judiciaire contre cinq policiers après une interpellation à Mantes-la-Jolie

Le plaignant affirmait avoir été gravement brûlé et insulté lors de son interpellation à Mantes-la-Jolie, le 7 novembre.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 18h42
   





                        



   


Le parquet de Versailles a ouvert, mardi 9 janvier, une information judiciaire contre cinq policiers de Mantes-la-Jolie pour « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois » et pour « non-assistance à personne en danger ».
L’IGPN, la « police des polices », avait été saisie par le procureur de la République de Versailles de l’enquête sur une interpellation à Mantes-la-Jolie, le 7 novembre, au cours de laquelle un homme de 27 ans a été grièvement brûlé aux bras.
Selon l’avocat du plaignant, Me Calvin Job, lors de son interpellation, le jeune homme dit avoir été frappé, victime d’injures racistes, et maintenu, menotté, contre un chauffage dans le fourgon qui l’emmenait au commissariat de Mantes-la-Jolie, malgré ses cris de douleur.
Deux versions de l’interpellation
Selon la procédure initiale établie par la police, citée par le parquet, une patrouille à pied inspectait des véhicules stationnés dans un parking quand elle a été « prise à partie » par cet homme, qui l’a insultée, selon le communiqué du parquet. « Lors de son interpellation, il s’est rebellé et a tenté de prendre la fuite », poursuit le parquet.
Dans le fourgon, toujours selon la procédure initiale, le plaignant s’est « débattu » avant d’être « allongé sur le dos au sol » puis « maintenu par trois fonctionnaires de police ». Il a continué à « insulter » les policiers, précise le parquet. Au contraire, selon Me Job, son client a consenti sans « aucune opposition » au contrôle d’identité qui lui était notifié, fournissant une vidéo qu’il présente comme celle de l’interpellation.
Placé dans un premier temps en garde à vue pour « outrage et rébellion », le jeune homme a ensuite été acheminé à l’hôpital de Mantes, où sa garde à vue a été levée. Rentré chez lui puis revenu aux urgences, il a été orienté plus tard vers un hôpital parisien où des brûlures « de deuxième et de troisième degrés, aggravées par le diabète » dont il souffre, ont été diagnostiquées, selon le parquet. Il a été opéré vendredi et devait rester hospitalisé une semaine, a précisé son avocat.
« Compte tenu de la gravité de cette affaire et des blessures constatées sur l’individu », un dispositif propre aux victimes gravement traumatisées a été activé, conclut le parquet dans son communiqué.



                            


                        

                        


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Vitesse à 80 km/h, éthylotest antidémarrage... les annonces sur la sécurité routière

Le premier ministre a annoncé mardi que dix-huit mesures avaient été prises pour « agir sur le comportement des conducteurs ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 18h31
   





                        


Comme cela était attendu, Edouard Philippe a annoncé mardi 9 janvier l’abaissement de 90 km/h à 80 de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens, dont les deux voies ne sont pas séparées par une barrière. Environ 400 000 kilomètres de routes sont concernés, à partir du 1er juillet. « Nous devons agir avec détermination sur le comportement des conducteurs », a expliqué le premier ministre.
Les routes à double sens hors agglomération ont en 2016 concentré 55 % des accidents mortels (soit 1 911 tués), et y baisser la vitesse permettrait de sauver « 350 à 400 vies » par an, estime le gouvernement. « Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances au 1er juillet 2020, le gouvernement prendra ses responsabilités », a prévenu M. Philippe.
L’« intégralité » du surplus des recettes perçues par l’Etat dans le cadre de cette nouvelle limitation de vitesse sera versée à un fonds d’aide aux victimes des accidents de la route. Le coût, notamment des changements de panneaux, sera « entièrement pris en charge par l’Etat », a-t-il encore dit.
La mesure, impopulaire, a été annoncée par le chef du gouvernement à l’issue d’un comité interministériel de la sécurité routière qui a adopté un plan de 18 mesures pour faire reculer le nombre de morts sur les routes, reparti à la hausse depuis le plus bas historique de 2013 (3 268 tués, contre 3 477 en 2016).

        Lire aussi :
         

                Pourquoi abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes ?



Le premier ministre s’était à plusieurs reprises dit favorable à cet abaissement. L’opposition de droite et d’extrême droite s’est élevée contre, craignant qu’il pénalise particulièrement les habitants des zones rurales.
Cette mesure est prônée depuis plusieurs années par des associations de sécurité routière qui y voient un levier essentiel pour réduire la mortalité.


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Sécurité routière : les pays ayant adopté la limitation à 80 km/h font la course en tête
Nombre de morts par millions d’habitants, en 2015, sur les routes des 28 membres de l'Union européenne. 

Source : Insee



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L’ancien maire du Havre a également annoncé d’autres mesures qui, toutes, « répondent à un seul critère : leur efficacité à diminuer le nombre d’accidents et leur gravité ». Ainsi, pour lutter contre l’alcool au volant, le premier ministre a annoncé que toute personne dont le permis aura été retiré pour la deuxième fois pour alcoolémie ne pourra le récupérer qu’en équipant son véhicule d’un éthylotest anti-démarrage et en se soumettant à un suivi médical.
Toute personne contrôlée positivement à des stupéfiants ou à un taux d’alcool dans le sang supérieur à 0,8 gramme verra son véhicule placé « immédiatement » en fourrière et pour une durée de sept jours.
Concernant l’usage du téléphone au volant, Edouard Philippe a annoncé que les forces de l’ordre pourront désormais retirer le permis d’un conducteur si celui-ci cumule l’utilisation du téléphone au volant et la commission d’une infraction, comme par exemple la non-utilisation du clignotant au moment de tourner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Monique X, locataire d’un appartement de la cité Ozanam, à Schœlcher, en Martinique, entrepose des plantes dans les coursives qui le desservent. Son bailleur, la société d’HLM Ozanam, demande aux habitants d’évacuer tout ce qui encombre les parties communes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Opposer les « bons » immigrés portugais et les « mauvais » Arabes à l’occasion des incidents de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) est malhonnête et ne correspond pas à la réalité, témoigne un collectif de Portugais dans une tribune au « Monde ».
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Bidonville de Champigny : « Nous nous opposons à l’instrumentalisation de notre histoire et de nos mémoires »

Opposer les « bons » immigrés portugais et les « mauvais » Arabes à l’occasion des incidents de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) est malhonnête et ne correspond pas à la réalité, témoigne un collectif de Portugais dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 17h51
    |

Victor Pereira (Historien) et Hugo dos Santos (Journaliste)







                        



                                


                            
Tribune. Il n’est pas rare de s’entendre dire que les immigrés portugais, en France, ne font pas d’histoires. D’une manière générale, cette immigration sert aujourd’hui d’exemple à ceux qui cherchent à mettre en avant une stratégie d’« intégration réussie », voire à mettre en avant une figure de « bon » immigré, un peu comme un professeur désignerait le chouchou de la classe.

Les incidents qui se sont déroulés à Champigny-sur-Marne à l’occasion du réveillon du Nouvel An ont été instrumentalisés en ce sens par le journaliste du Figaro Alexandre Devecchio, l’universitaire Laurent Bouvet et le journaliste Benoît Rayski. S’appuyant sur un article du Parisien, daté du 21 juin 2015, le premier déclare sur Twitter que « Champigny était le plus grand bidonville de France. Plus de 10 000 Portugais y vivaient dans la boue. Pas d’eau, pas d’électricité, etc. Et pas de violence, ni association pour crier au racisme. Qui peut dès lors nier la désintégration française ? »
Allusion prétendument historique
Cette allusion prétendument historique est reprise deux jours plus tard par Laurent Bouvet sur le plateau de « 28 minutes » d’Arte, lors d’un débat portant sur la laïcité. Voulant démontrer que, de nos jours, le « problème des banlieues » ne serait plus seulement « social », il invoque les bidonvilles portugais où il « n’y avait pas de relations de violence ». Enfin, sur le site Atlantico.fr, Benoît Rayski reprend ce même article du Parisien pour, également, opposer des populations immigrées et/ou issues de l’immigration. Selon lui, parmi les descendants de Portugais « aucun d’entre eux n’a appris à détester la France », mais « après eux, d’autres populations sont venues ».
Nous, immigrés et Français descendants d’immigrés portugais, nous ne pouvons tolérer ces affirmations pour deux raisons principales.
D’abord, s’il y a un bon élève, il y a forcément...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le groupe d’écoles privées IONIS met en ligne une série d’entretiens avec des personnalités et des enseignants pour donner les clés de la lutte contre le harcèlement.
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Un MOOC pour sensibiliser les étudiants au harcèlement sexuel

Le groupe d’écoles privées IONIS met en ligne une série d’entretiens avec des personnalités et des enseignants pour donner les clés de la lutte contre le harcèlement.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 16h46
   





                        


« Comment lutter contre le harcèlement sexuel ? » : c’est le thème d’un MOOC (cours en ligne) mis en ligne par le groupe privé d’enseignement supérieur Ionis, pour sensibiliser les étudiants au harcèlement sexuel. Accessible aux élèves de ses quatorze écoles et entités (Epita, Epitech, ESME Sudria, Sup de bio, ISG…), ainsi qu’aux inscrits de sa plate-forme IONISx, il est composé d’interviews librement accessibles à tous, sur Youtube.
Le cours, qui s’inscrit dans le cadre de la série « Comprendre l’actu », aborde le harcèlement sous l’angle sociétal, institutionnel et associatif : libération de la parole, sensibilisation au harcèlement, analyse de la construction des inégalités et de leur réduction, histoire, rôle de la publicité et des médias, législation, comparaisons internationales…
L’on peut y entendre Léa Bordier, réalisatrice de la vidéo #METOO, qui a donné la parole à des femmes victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles :


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                #MeToo, au point de départ de la colère mondiale des femmes



Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes et ancienne porte-parole d’Osez le féminisme, y explique aussi le rôle de la loi et la responsabilité de la publicité ou des médias :


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                Harcèlement sexuel : des mesures pour l’université



Juliette Méadel, ancienne secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de l’aide aux victimes, souligne les dégâts psychologiques consécutifs au harcèlement et aux agressions sexuelles et la nécessité d’accompagner et protéger les victimes :


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                A l’école 42, des filles victimes de sexisme et de harcèlement



Deux vidéos donnent aussi la parole à des enseignants à l’ISTH (prépa du groupe IONIS) et à Sciences Po et au Celsa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Médecin, elle-même victime de harcèlement sexuel, Murielle Mollo estime, dans une tribune au « Monde », que la société n’a rien à gagner à mélanger propos insultants à l’égard des femmes et véritable agression sexuelle.
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« A force de laisser croire qu’il est aussi grave de dire que de faire, on finit par inciter au rejet de l’autre »

Médecin, elle-même victime de harcèlement sexuel, Murielle Mollo estime, dans une tribune au « Monde », que la société n’a rien à gagner à mélanger propos insultants à l’égard des femmes et véritable agression sexuelle.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 16h29
    |

Murielle Mollo (Médecin, chercheuse, écrivaine,)







                        



                                


                            

Tribune. Suite à l’affaire Weinstein, la parole se libère dans les médias et les réseaux sociaux. Mais à force de vouloir tout dénoncer, on en vient à brouiller le message. D’après le Larousse, harceler quelqu’un, c’est le soumettre à des attaques incessantes et continuelles. Or, être la cible d’une drague lourde ou de blagues graveleuses n’entre pas dans cette définition, surtout si ces attaques ne sont pas le fait d’un supérieur hiérarchique et/ou répétées dans le temps.
Car le harcèlement implique une triple condition : une notion de répétition assortie le plus souvent d’un abus de pouvoir, qui engendre une relation dissymétrique entre deux protagonistes non situés sur un même pied d’égalité du fait du rapport hiérarchique.
Il serait souhaitable de ne pas entretenir cette confusion qui représente une insulte faite aux femmes réellement victimes de harcèlement ! C’est du moins mon ressenti lorsque je lis ou entends des témoignages de personnes qui ne font pas la différence entre simples grivoiseries et véritable agression, même s’il n’est pas question d’excuser ni de banaliser les premières qui témoignent d’un manque de respect envers les femmes.
Un roman exutoire
Toutefois, il apparaît essentiel de les distinguer du harcèlement sexuel qui n’use pas des mêmes ressorts, n’implique pas les mêmes causes et n’entraîne pas les mêmes conséquences, autant sur un plan physique que psychologique.
Moi-même victime de harcèlement sexuel au travail, j’ai tenté d’en décrypter quelques rouages à travers l’écriture d’un roman exutoire. En ma qualité de médecin chercheur, j’ai voulu apporter un nouvel éclairage sur ce sujet pour décortiquer les multiples facettes de cette situation imposée et présenter un regard cru sur son mécanisme terrifiant qui entraîne la victime dans une spirale destructrice.

Comme le souligne la psychiatre Marie-France Hirigoyen, le harcèlement sexuel n’est qu’une étape supplémentaire dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le militant est mort en 2014 sur le site du barrage de Sivens après avoir été touché par l’explosion d’une grenade offensive tirée par un gendarme mobile.
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Mort de Rémi Fraisse à Sivens : les juges ordonnent un non-lieu

Le militant est mort en 2014 sur le site du barrage de Sivens après avoir été touché par l’explosion d’une grenade offensive tirée par un gendarme mobile.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 17h58
   





                        



   


Les juges d’instruction chargés de l’affaire Rémi Fraisse, mort à l’âge de 21 ans sur le site du projet de barrage de Sivens (Tarn), en 2014, ont rendu une ordonnance de non-lieu, a fait savoir mardi 9 janvier le parquet de Toulouse. L’instruction judiciaire s’est achevée le 11 janvier 2017 et le procureur de la République de Toulouse s’était prononcé en faveur d’un non-lieu en juin.

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                Mort de Rémi Fraisse : le parquet requiert un non-lieu



Rémi Fraisse est mort dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, touché mortellement par l’explosion d’une grenade offensive tirée par un gendarme mobile, le chef J. Les militaires avaient reçu pour instruction de garder une zone vide sur le site du barrage de Sivens, mais destinée à accueillir des engins de chantier. Ils devaient se montrer fermes en cas de violences.
En juin, le parquet avait affirmé que l’opération s’était déroulée dans un climat « quasi insurrectionnel », qui évoquait des gendarmes « harcelés », notamment par des tirs de projectiles. Ces derniers répondaient alors par l’usage de grenades lacrymogènes et de lanceurs de balles de défense.
« La justice est aux ordres »
« On s’y attendait. Tout a été fait par les juges et le parquet pour une instruction à décharge des gendarmes », a lancé Jean-Pierre Fraisse, le père du militant. Selon lui, « de toutes les façons, la décision a été prise à un haut niveau. La justice est aux ordres, point barre. La raison d’Etat de deux gouvernements successifs a prévalu, alors qu’il n’y avait aucune raison, puisqu’il y a mort d’homme. La raison d’Etat ne gouverne pas la justice. Si la France n’est pas capable de faire toute la vérité alors qu’il y a mort d’homme dans quel pays vivons nous ? », a-t-il ajouté.
« C’est une déception, mais l’on s’y attendait. Les juges ont refusé de faire les actes nécessaires à la manifestation de la vérité et notamment la moindre reconstitution, comme c’est l’usage quand il y a mort d’homme », a déclaré Arié Alimi, l’un des avocats de la famille de Rémi Fraisse qui a annoncé sa décision de faire appel. « Nous allons enfin pouvoir plaider devant la chambre de l’instruction », a précisé l’avocat parisien, selon lequel dans cette affaire « l’institution judiciaire se protège ».
Pour l’avocat du gendarme, Me Jean Tamalet : « L’ordonnance de non-lieu était inévitable car personne n’avait été mis en examen [dans cette affaire], donc ce n’est pas réellement une surprise. Par ailleurs, le réquisitoire définitif [du parquet de Toulouse] réclamait un non-lieu en insistant sur les fruits de l’instruction qui concluaient à un épouvantable accident ».
A la fin de 2016, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait critiqué « le manque de clarté des instructions et l’absence d’autorité civile au moment du décès de Rémi Fraisse ». A la suite du drame, les grenades offensives de type F1 ont été interdites définitivement par le ministère de l’intérieur, en 2017.
Le projet de barrage a depuis été abandonné, mais un autre, réduit de moitié, est à l’étude. Les zadistes qui occupaient le site en ont été délogés le 6 mars 2015.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Optimistes, les promoteurs n’anticipent pas de ralentissement de la demande en 2018.
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Les ventes de logements neufs rebondissent

Optimistes, les promoteurs n’anticipent pas de ralentissement de la demande en 2018.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 15h34
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Les ventes de logements neufs sont reparties à la hausse au troisième trimestre 2017, selon les chiffres publiés mardi 9 janvier par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Les réservations font apparaître une hausse de 5,3 % entre juillet et septembre par rapport au troisième trimestre 2016, après un léger recul (– 1,1 %) les trois mois précédents.
La FPI souligne que, en augmentation de 8,3 % sur les douze derniers mois, le nombre de réservations de logements neufs collectifs devrait sensiblement dépasser cette année celles de l’année 2016, ce qui marquait un retour aux niveaux d’avant-crise.
« Je ne sens pas de tarissement de la demande au regard de nos chiffres. (…) Pour le moment, rien ne permet d’augmenter le spectre d’une baisse de la demande », a déclaré la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers, Alexandra François-Cuxac.

        Lire :
         

          Après l’euphorie immobilière de 2017, la décrue est amorcée



S’agissant de 2018, « je ne vois pas pourquoi on ferait moins, sauf si les dispositifs [d’aide] disparaissent dans les zones où nous produisons le plus », a-t-elle ajouté. Le gouvernement a annoncé à la rentrée une reconduction du PTZ (prêt à taux zéro) et du dispositif Pinel, qui arrivaient à échéance à la fin de 2017, en les recentrant sur les zones les plus tendues.
Un volume inférieur de logements neufs
Sur les douze derniers mois, 110 062 logements neufs ont été mis en vente, un volume inférieur à celui des réservations sur la même période. En conséquence, l’offre commerciale ne se reconstitue pas : 95 560 logements neufs étaient disponibles à la fin de septembre, soit 9,4 mois de commercialisation, alors que les professionnels jugent normal un délai de douze mois.
Face à cette situation, les promoteurs réclament le maintien d’un soutien à la production de logements dans les villes moyennes, en attendant des discussions sur un nouveau zonage, que les pouvoirs publics comptent mener en 2019.
Ils proposent d’« ajuster les modalités de sortie du dispositif Pinel dans les territoires détendus pour ne pas fragiliser des programmes déjà lancés ». Des amendements en ce sens doivent être examinés dans le cadre de l’examen par le Parlement du projet de loi de finances 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ L’arsenal judiciaire permettant d’imposer des éthylotests antidémarrage aux personnes prises en alcoolémie délictuelle existe. Mais les magistrats ne s’en servent pas.
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Sécurité routière : l’utilisation d’éthylotests antidémarrage devrait être renforcée

L’arsenal judiciaire permettant d’imposer des éthylotests antidémarrage aux personnes prises en alcoolémie délictuelle existe. Mais les magistrats ne s’en servent pas.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 15h19
    |

            Rafaële Rivais








                        


Le gouvernement doit entériner, mardi 9 janvier, à l’occasion d’un comité interministériel de la sécurité routière (CISR), un plan pour faire reculer le nombre de morts sur les routes, reparti à la hausse.
Outre la limitation à 80 km/h sur les axes routiers secondaires à double sens, ce plan devrait aussi inclure une mesure pour l’installation d’éthylotests antidémarrage (EAD) dans les véhicules des personnes prises en alcoolémie délictuelle (supérieure à 0,8 g/l) et des récidivistes.
L’EAD sert à mesurer l’alcoolémie dans l’air expiré. Il empêche le démarrage du véhicule si le conducteur a dépassé le taux d’alcool autorisé, de 0,25 milligramme par litre d’air expiré (0,1 pour les personnes qui ont un permis probatoire).
L’alcool au volant est la cause de quelque 30 % des accidents mortels.
En la matière, la France dispose pourtant déjà d’un arsenal judiciaire complet permettant d’imposer cette peine. Mais les magistrats ne s’en servent pas.
Que dit la loi ?
La loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure dite Loppsi 2 du 14 mars 2011 a permis à l’autorité judiciaire d’interdire la conduite d’un véhicule ne comprenant pas d’EAD, soit à titre de peine complémentaire (qui s’ajoute à l’amende, à la prison ou à la perte de points), soit à titre de mesure de composition pénale, pendant une durée allant de six à soixante mois.
La loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation des peines a permis de l’élargir aux peines alternatives à l’emprisonnement.
La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, promulguée le 19 novembre 2016, a étendu le recours au cadre du contrôle judiciaire, du sursis avec mise à l’épreuve, de la contrainte pénale, de la peine aménagée ou de la libération conditionnelle ou sous contrainte.
Mais les juridictions ne prononcent pas ces peines.
Pourquoi ces peines sont-elles peu utilisées ?
La justice invoque le manque d’installateurs d’EAD agréés par l’Union technique de l’automobile du motocycle et du cycle (UTAC). 
Les installateurs ne se bousculent pas, du fait de l’absence de marché. En octobre 2015, seuls 37 départements disposaient d’installateurs qualifiés et agréés. Manuel Valls, alors premier ministre, demandait que la France soit « équipée dans les six mois ».
Un effort d’information a été fait par la Sécurité routière, et il y a aujourd’hui « plus de 150 installateurs », indique cette dernière. L’UTAC a agréé deux équipementiers, Dräger (allemand) et Lion Laboratories (britannique). Deux autres équipementiers, Alcolock et Sesaly, lui en ont fait la demande.
Dräger et Lion Laboratories ont formé des installateurs – en général des électromécaniciens poids lourds, chargés du contrôle tachygraphe, ou de la pose d’EAD sur les autocars. Leur formation a été validée par un examen que fait passer l’UTAC.
« Si le marché n’a pas décollé, c’est à cause du coût, affirme M. Perrier. Il faut en effet compter quelque 1 500 euros à l’achat. Nombre d’usagers font donc le choix de ne pas récupérer leur permis. « C’est la raison pour laquelle nous proposons des EAD à la location », indique le PDG de Lion Laboratories France. Il faut alors compter de 96 à 34 euros par mois, le prix étant dégressif en fonction de la durée de la peine.
Avec 130 000 contrevenants alcool par an, le marché pourrait être de 30 à 40 000 équipements – sans compter les clients qui souhaitent s’équiper volontairement (et qui le peuvent déjà).
Comment les pouvoirs publics envisagent-ils de généraliser le dispositif ?
A la suite du CISR du 2 octobre 2015, un arrêté applicable au 1er décembre 2016 a donné aux préfets la possibilité d’imposer un dispositif EAD. Il est testé depuis 2017 dans quatre départements (Finistère, Nord, Drôme, Marne).
Les médecins de la commission médicale peuvent donner au préfet un avis favorable à la restitution du permis, sous deux conditions : l’usager fait installer à ses frais un EAD homologué et il accepte un suivi médico-psychologique dans un établissement spécialisé en addictologie.
Une mention indique sur son permis qu’il doit détenir un EAD. En cas de contrôle sur la route, la fraude peut entraîner une peine d’amende de 1 500 euros.
Le dispositif devrait être étendu à l’ensemble de la France en 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Eric Mouzin a expliqué pourquoi il avait décidé d’attaquer l’Etat pour faute lourde en raison de la « mauvaise gestion » du dossier, quinze ans après la disparition de sa fille.
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Le père d’Estelle Mouzin attaque l’Etat pour avoir « renoncé à chercher » sa fille

Eric Mouzin a expliqué pourquoi il avait décidé d’attaquer l’Etat pour faute lourde en raison de la « mauvaise gestion » du dossier, quinze ans après la disparition de sa fille.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h02
   





                        


Quinze ans après la disparition d’Estelle, son père accuse la police et la justice d’avoir « renoncé à chercher » sa fille. Eric Mouzin a expliqué, mardi 9 janvier, pourquoi il avait décidé d’attaquer l’Etat pour faute lourde en raison de sa « mauvaise gestion » du dossier. Quatre-vingt-cinq tomes de procédures, 85 000 pages, sept juges d’instruction, des policiers qui refusent de délivrer une synthèse de ce dossier devenu inexploitable… Entouré par ses avocats, Eric Mouzin a lancé un cri de colère froide : « Cela suffit ! »
Il y a quinze ans, bottes en caoutchouc aux pieds, cet expert en risques industriels avait arpenté sans relâche les environs de Guermantes, village de Seine-et-Marne, où la benjamine de ses trois enfants avait disparu, le 9 janvier 2003 vers 18 h 30, alors qu’elle rentrait de l’école par une nuit glaciale. Il avait ensuite fait connaître à la France entière le visage d’Estelle, par des affiches placardées dans les lieux publics, les aéroports, les bureaux de poste ou les couloirs du métro parisien.
Depuis, avec l’association Estelle, il n’a jamais abandonné l’espoir de savoir ce qui était arrivé à sa fille. Il continue à faire du lobbying pour améliorer le dispositif « archaïque » de recherche des enfants disparus, en militant pour la création d’un fichier unique des disparitions ou encore celle d’un corps de juges spécialisés.

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                « En France, il n’y a pas de fichier qui recense les cas de disparition »



« Tout n’a pas été fait pour retrouver Estelle »
Au début, le père fraîchement séparé y « a cru », observant sans bien comprendre « les moyens colossaux » vantés par la police judiciaire (PJ) de Versailles, chargée de l’enquête – perquisition simultanée des 400 logements de Guermantes, vaste opération policière contre la pédophilie, exploration de toutes les cavités de ce coin d’Ile-de-France riche en carrières… Maintenant il est « convaincu que tout n’a pas été fait pour retrouver Estelle ». Ni au début ni dans les années qui ont suivi.
C’est un énième rendez-vous « surréaliste » chez le juge d’instruction de Meaux, en juin, qui a « totalement rompu la confiance ». Là, on lui a expliqué que le procès-verbal de synthèse indispensable à une relecture avec un « œil neuf », comme cela lui avait été promis, ne serait pas versé au dossier. « Il n’y a pas d’obligation de résultats mais il y a une obligation de moyens », argue Eric Mouzin. « Vivre dans l’univers d’un enfant disparu, c’est vivre dans un univers de merde, avec des pédocriminels, les pires pervers. Quand en plus il faut se battre avec les services d’enquête, c’est trop », a-t-il lancé.
« Aucun juge n’a pris le temps de lire l’intégralité du dossier et de donner des orientations aux recherches. Les policiers ont organisé le fait que les juges ne puissent pas comprendre ce dossier », a accusé son avocat, Didier Seban, dénonçant un flou « odieux et insupportable ». Pour l’avocat, « il n’y a plus d’enquête dans l’affaire Estelle Mouzin », simplement car « on ne peut pas travailler sur un dossier de 80 000 pages ».
Des lacunes dans les investigations
Au-delà de la méthode, Me Seban dénonce aussi des lacunes dans les investigations : « Aucun rapport sérieux sur le bornage téléphonique dans les heures autour de la disparition », sous-exploitation du logiciel Anacrim, « la porte Fourniret qui n’a pas été suffisamment refermée »…
Eric Mouzin pense qu’il « gagnera » son procès contre l’Etat. On ira « jusqu’au bout pour acter que la justice n’a pas les moyens d’assurer sa mission » et « on espère que d’autres associations, d’autres familles vont faire la même démarche ». « Mon rêve, c’est qu’il y ait quinze dossiers au TGI [tribunal de grande instance] de Paris, pour que l’Etat change enfin de braquet », a-t-il conclu.
La police, par l’intermédiaire de l’Office central pour la répression des violences aux personnes, travaille toujours sur une quinzaine de disparitions non élucidées. Un groupe de six policiers travaille en permanence et à plein-temps sur une douzaine de disparitions dites « criminelles », dont celle d’Estelle Mouzin. Samedi, le père, le frère, la sœur d’Estelle et leurs soutiens se retrouveront à Guermantes, à l’endroit où la fillette s’est volatilisée. Pour une quatorzième marche silencieuse.



                            


                        

                        


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Suzette Delaloge, cancérologue de combat au côté des femmes

Cette spécialiste des tumeurs du sein, les cancers les plus meurtriers chez les Françaises, s’investit à fond dans une médecine « 4P » : préventive, prédictive, personnalisée et participative.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Ce jeudi matin, Suzette Delaloge est dans les starting-blocks pour une longue journée de consultation. La cancérologue, chef du service de pathologie mammaire de l’Institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif (Val-de-Marne), préfère prévenir : aujourd’hui, il y aura beaucoup de patientes qui ne vont pas trop bien. En attendant la première, elle se plonge dans des « demandes d’avis » sur des dossiers de femmes suivies ailleurs. Dicte ses réponses à l’ordinateur par un système de ­reconnaissance vocale. Il lui faut profiter de la moindre occasion pour traiter le flot ininterrompu de requêtes, au moins 4 ou 5 par jour, venant de ­partout : médecins étrangers passés dans le service et repartis dans leur pays, ­confrères, et bien souvent patientes elles-mêmes.
Les consultations s’enchaînent. Des femmes de tous âges et de tous milieux. Il y a des moments délicats, comme avec cette dame à qui la cancérologue doit annoncer qu’elle rechute, cette autre qu’elle doit convaincre d’aller dans un centre de soins palliatifs. Quelles sont mes chances de m’en sortir ? Combien de temps me reste-t-il à vivre ? Elle répond franchement à toutes les questions, même les plus difficiles. Avec les données de la science, toujours, mais aussi empathie, proximité, humour.
Après vingt-sept ans de cancérologie, dont dix-huit à l’IGR, il lui arrive encore de pleurer. Avec une malade, voire parfois à sa place. « La relation médecin-patient a beaucoup évolué, mais la neutralité, c’est un leurre. Les gens ont ­besoin d’un médecin qui les aide et les aime », dit-elle, comme une évidence. « Suzette traite chaque patientes comme si c’était sa sœur ou sa mère, confirme Céline Lis-Raoux, cofondatrice de Rose, “le magazine du cancer au féminin”, créé en 2011. Elle privilégie toujours leur intérêt, sans craindre de sortir de sa zone de confort. » Ce fut le cas en 2016 avec le docétaxel, cite ainsi ­Céline Lis-Raoux. « Face aux doutes sur...




                        

                        


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Pourquoi abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes ?

Le gouvernement devrait annoncer mardi cette mesure destinée à réduire la mortalité routière sur les routes secondaires à double sens.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 17h09
    |

            Anne-Aël Durand et 
                                Aurélia Abdelbost








                        



   


Le gouvernement devrait annoncer mardi 9 janvier, à l’issue d’un comité interministériel de la sécurité routière, la baisse de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens. Explications.

        Lire aussi :
         

                Réduire la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes pour sauver des vies



Pourquoi le gouvernement s’intéresse-t-il à la sécurité routière ?
« Si pour sauver des vies, il faut être impopulaire, j’accepte de l’être », assume dans Le JDD le premier ministre, Edouard Philippe. En effet, après des années de baisse sensible, la mortalité routière est repartie à la hausse ces trois dernières années, passant de 3 268 morts en 2013 à 3 477 en 2016. Et 2017 suit cette tendance, avec une augmentation de 0,9 % au cours des onze premiers mois.


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La mortalité routière stagne en 2016


Source : Sécurité routière



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Le gouvernement Valls avait fixé l’objectif de descendre au-dessous de 2 000 morts en 2020, mais ses mesures (par exemple les radars mobiles embarqués) n’ont pas suffi à amorcer cette décrue.
Bien qu’impopulaires sur le moment les grandes mesures de sécurité routière (baisse de vitesse et port de la ceinture en 1973, route à 50 km/h et ceinture obligatoire à l’arrière des véhicules en 1990, radars automatiques en 2002…) ont eu des effets très nets sur la sécurité routière, comme le montre la vidéo ci-dessous.

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Une baisse de la mortalité en partie liée à une législation plus stricte
Ce graphique représente les morts sur les routes françaises de 1960 à 2016 avec, sur les points, les principales modifications de la législation et du code de la route.
SurvolezSélectionnez les ronds sur le graphique pour afficher le détail des mesures alors mises en place.

Source : Sécurité routière


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    var largeur = document.getElementById("grapheroute").offsetWidth;
    var data = [{ "annee": 1960, "morts": 8295 }, { "annee": 1961, "morts": 9140 }, { "annee": 1962, "morts": 9928 }, { "annee": 1963, "morts": 10027 }, { "annee": 1964, "morts": 11105 }, { "annee": 1965, "morts": 12150 }, { "annee": 1966, "morts": 12158 }, { "annee": 1967, "morts": 13585 }, { "annee": 1968, "morts": 14274 }, { "annee": 1969, "morts": 14664 }, { "annee": 1970, "morts": 15034 }, { "annee": 1971, "morts": 16061 }, { "annee": 1972, "morts": 16545 }, { "annee": 1973, "morts": 15469 }, { "annee": 1974, "morts": 13327 }, { "annee": 1975, "morts": 12996 }, { "annee": 1976, "morts": 13577 }, { "annee": 1977, "morts": 12961 }, { "annee": 1978, "morts": 11957 }, { "annee": 1979, "morts": 12197 }, { "annee": 1980, "morts": 12510 }, { "annee": 1981, "morts": 11953 }, { "annee": 1982, "morts": 12030 }, { "annee": 1983, "morts": 11677 }, { "annee": 1984, "morts": 11525 }, { "annee": 1985, "morts": 10447 }, { "annee": 1986, "morts": 10961 }, { "annee": 1987, "morts": 9855 }, { "annee": 1988, "morts": 10548 }, { "annee": 1989, "morts": 10528 }, { "annee": 1990, "morts": 10289 }, { "annee": 1991, "morts": 9617 }, { "annee": 1992, "morts": 9083 }, { "annee": 1993, "morts": 9052 }, { "annee": 1994, "morts": 8533 }, { "annee": 1995, "morts": 8412 }, { "annee": 1996, "morts": 8080 }, { "annee": 1997, "morts": 7989 }, { "annee": 1998, "morts": 8437 }, { "annee": 1999, "morts": 8029 }, { "annee": 2000, "morts": 7643 }, { "annee": 2001, "morts": 7720 }, { "annee": 2002, "morts": 7242 }, { "annee": 2003, "morts": 5731 }, { "annee": 2004, "morts": 5232 }, { "annee": 2005, "morts": 5318 }, { "annee": 2006, "morts": 4709 }, { "annee": 2007, "morts": 4620 }, { "annee": 2008, "morts": 4275 }, { "annee": 2009, "morts": 4273 }, { "annee": 2010, "morts": 3992 }, { "annee": 2011, "morts": 3963 }, { "annee": 2012, "morts": 3653 }, { "annee": 2013, "morts": 3268 }, { "annee": 2014, "morts": 3384 }, { "annee": 2015, "morts": 3461 }, { "annee": 2016, "morts": 3477 }],
        dico = { "1973": { "titre": "Ceinture de sécurité", "court": "Ceinture obligatoire", "detail": "En 1973, trois ans après avoir imposé l’installation de ceintures de sécurité dans les automobiles neuves, son port est rendu obligatoire. En 1990, la mesure est élargie aux sièges arrière." }, "1983": { "titre": "Mesures contre l’alcool au volant", "court": "Lutte contre l’alcoolémie", "detail": "Le taux maximal d’alcool autorisé est fixé à 0,8 gramme (g/l) par litre de sang ou 0,4 mg/l d’air expiré. Le seuil du délit est abaissé à 0,8 g/l." }, "1990": { "titre": "Limitation à 50 km/h en ville", "court": "50 km/h en ville", "detail": "La vitesse maximale en ville passe de 60 à 50 km/h. Par ailleurs, la ceinture de sécurité devient obligatoire aussi pour les passagers installés à l’arrière." }, "2002": { "titre": "Implantation de radars", "court": "Radars auto.", "detail": "En 2002, le gouvernement décide l’implantation de radars automatique à partir de l’année suivante ; en 2016, 4 398 de ces radars automatiques sont en service." } };

    /* les marges et la taille */
    var margin = { top: 40, right: 20, bottom: 30, left: 50 },
        width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = (largeur / 1.3) - margin.top - margin.bottom,
        radius = 6;
    var parseTime = d3.timeParse("%Y"),
        x = d3.scaleTime().range([0, width]),
        y = d3.scaleLinear()
        .range([height, 0]);
    var area = d3.area()
        .curve(d3.curveCardinal)
 x(d.annee))
        .y0(height)
 y(d.morts));
    var valueline = d3.line()
        .curve(d3.curveCardinal)
 x(d.annee))
 y(d.morts));
    var svg = d3.select("#graphique").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform",
            "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");
    /* on reformate */
    data.forEach(function(d) {
        d.annee = parseTime(d.annee);
        d.morts = +d.morts;
    });
    /* les scales */
    x.domain(d3.extent(data, function(d) { return d.annee; }));
    y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return d.morts; })]);
    /* les aires */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "aire")
        .attr("d", area);
    /* la ligne */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "lignejaune")
        .attr("d", valueline);
    /* les annotations, avec cercles, lignes et texte */
    var groupe = svg.selectAll("g")
        .data(data)
        .enter()
        .filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("g")
        .attr("class", "annotations")
        .attr("title", function(d) {
            e = dico[(d.annee).getFullYear()];
" + (d.annee).getFullYear() + " : " + e.titre + ""
" + String((d.morts/1000).toFixed(3)).replace("."," ") + " morts cette année"
"
" + e.detail + ""
            return html
        });
    /* les cercles*/
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("circle")
        .attr("class", "bubulle")
 x(d.annee))
 y(d.morts))
        .attr("r", radius);
    /* le texte */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("text")
        .attr("class", "texteexergue")
 (x(d.annee) + radius * 2))
 (y(d.morts) + radius / 1.5))
 dico[(d.annee).getFullYear()].court);
    /* les lignes avec pointillés */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined }).append("line")
        .attr("class", "lignebubulle passelect")
 x(d.annee))
 y(0))
 x(d.annee))
 (y(d.morts) + radius));
    /* l'axe des abscisses  */
    svg.append("g")
        .attr("transform", "translate(0," + height + ")")
        .attr("class", "axes x")
        .call(d3.axisBottom(x).ticks(5));
    /* l'axe des ordonnées  */
    svg.append("g")
        .attr("class", "axes y")
        .call(d3.axisLeft(y).ticks(8)
            .tickFormat(function(d) {
 0) return String((d / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ")
            }));
    /* La gestion du tooltip, ici sur le sélecteur "g.annotations"   */
    $("#grapheroute").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "g.annotations",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });
    $("#grapheroute a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


Pourquoi se concentrer sur les routes secondaires et la vitesse ?
Les chiffres de la sécurité routière sont très clairs : les routes hors agglomération sont les plus meurtrières, en particulier les départementales et les nationales à double sens sans terre-plein central. Alors qu’elles ne représentent que 40 % du réseau routier, elles concentrent 55 % des accidents mortels, soit 1 911 morts en 2016, contre 1 019 morts en ville, où les usagers sont plus nombreux et vulnérables (piétons, cyclistes).
La vitesse excessive est aussi en cause dans 31 % des accidents mortels en 2016, ce qui en fait le premier facteur de mortalité, avant l’alcool (29 %), l’absence de ceinture (20 %) ou la fatigue (9 %).
Réduire la vitesse limite la distance d’arrêt du véhicule, en cas de freinage brutal : 55 mètres à 80 km/h, contre 65 mètres à 90 km/h ; un ordre de grandeur qui varie selon l’adhérence de la route et le comportement de l’automobiliste.

        La calculette :
         

          Limitation de vitesse à 80 km/h : calculez la différence



L’abaissement de la vitesse a-il fait ses preuves ailleurs en Europe ?
Au sein de l’Union européenne, la France ne serait pas la première à choisir de fixer à 80 km/h la limitation de vitesse sur les routes secondaires. Six pays, dont le Danemark, les Pays-Bas et la Finlande, ont déjà passé le pas. Et si l’on comptabilise le nombre de morts sur les routes des 28 pays membres de l’Union européenne, ils font tous partie des dix meilleurs élèves. La France, elle, ne se place qu’au douzième rang, en dessous de la moyenne européenne.


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        padding:5px 5px 0px 10px;
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        background-color:#f5f6f8;
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Sécurité routière : les pays ayant adopté la limitation à 80 km/h font la course en tête
Nombre de morts par millions d’habitants, en 2015, sur les routes des 28 membres de l'Union européenne. 

Source : Insee



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Comment mesurer l’efficacité du dispositif ?
« L’abaissement de 10 km/h permettrait d’éviter 300 à 400 morts par an », a affirmé Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, sur BFM-TV - RMC, le 4 janvier. D’où vient cette estimation ? Elle est inspirée d’une étude de 1982, publiée par Jan-Eric Nilsson, chercheur à l’Institut suédois des routes, qui concluait qu’une diminution de 1 % de la vitesse entraîne une baisse de 2 % des accidents corporels et de 4 % des accidents mortels.
En 2009, Rune Elvik, chercheur norvégien, poursuivit les recherches de Nilsson et avança que le taux de variation pour les accidents mortels était même de 4,6 % pour les routes hors agglomération et les autoroutes.
Mais aucune étude récente ne permet de confirmer ce calcul. En France, une expérimentation a été lancée en 2015, sur 81 km de routes nationales bidirectionnelles, mais les résultats n’ont pas été publiés alors que l’évaluation s’est achevée en juillet 2017.
Il est d’autant plus difficile de réaliser des mesures que la limite de vitesse n’est pas toujours en adéquation avec les conditions réelles (embouteillages, état de la route…). Selon les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), en 2016, sur les tronçons limités à 90 km/h, les automobilistes ne roulent en fait qu’à 82 km/h en moyenne, un chiffre relativement stable depuis 2009.
Pourquoi la mesure est-elle critiquée ?
La Ligue de défense des conducteurs conteste le lien mathématique entre vitesse et mortalité routière, considérant qu’il ne prend pas en compte l’état des routes ou l’amélioration technique des véhicules.
L’association 40 millions d’automobilistes cite l’exemple du Danemark qui a expérimenté durant trois ans une hausse à 90 km/h, contre 80 km/h, et constaté une baisse de la mortalité. Mais cet exemple est limité car il ne concernait que 103 km de route où les automobilistes circulaient déjà au-dessus des limitations auparavant. Pierre Chasseray, président de l’association, craint aussi qu’en France, baisser la vitesse sur les départementales soit « accidentogène » en rendant plus difficiles les dépassements de camions.
L’abaissement de la vitesse n’est pas une mesure très populaire. Selon un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico, 59 % des personnes interrogées y sont défavorables, et 82 % estiment que le premier objectif est d’augmenter les contraventions collectées par l’Etat. Les amendes ont rapporté 1,8 milliard d’euros en 2016, dont 920 millions d’euros pour les seuls radars, mais toute la somme n’a pas été affectée à la sécurité routière, comme l’a déploré la Cour des comptes.
Toujours côté finances, les détracteurs du projet avancent le coût de remplacement des 20 000 panneaux de signalisation sur les routes. Le magazine Challenges a calculé que la facture s’élèverait à 1,6 million d’euros. Des sommes peu élevées en regard du coût pour la collectivité des accidents corporels, qui s’établissait en 2016 à 38,3 milliards d’euros, selon l’ONISR. Un chiffre qui englobe les préjudices liés à la mort des personnes, les hospitalisations et les frais pour les blessés, les dégâts matériels, les frais d’expertise et de justice…

   


Quels autres dispositifs pourraient réduire la mortalité ?
Inquiètes du coût des panneaux, les associations d’automobilistes réclament aux collectivités des mesures d’investissement pour moderniser les infrastructures routières. D’autres pistes sont évoquées pour limiter les accidents :
des sanctions accrues contre le téléphone portable au volant ;
l’installation d’éthylotests antidémarrage dans les voitures, au moins pour les personnes déjà condamnées pour conduite en état d’ivresse ;l’interdiction d’avertisseurs de radars de type Coyote, TomTom ou Waze, qui affaiblissent l’efficacité des contrôles routiers ;un retrait plus systématique des points de permis. Selon un rapport de 2012, moins de la moitié (46 %) des sanctions sont réellement appliquées.
En appliquant ce bouquet de mesures, la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon, estime l’on pourrait empêcher 600 morts par an.

        Lire aussi :
         

                Sécurité routière : plusieurs leviers pour baisser la mortalité




Mise à jour à 14h30 : modification de la distance d’arrêt des véhicules, qui avait été calculée par erreur sur route mouillée (à partir de ce tableau et des données de la sécurité routière).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Deux mois après le suicide d’un neurochirurgien, l’hôpital, épinglé dans un rapport par le ministère de la santé, va modifier sa gouvernance.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au CHU de Grenoble, les travers d’un système hospitalier déshumanisé

Deux mois après le suicide d’un neurochirurgien, l’hôpital, épinglé dans un rapport par le ministère de la santé, va modifier sa gouvernance.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 17h56
    |

                            Benoît Pavan (Grenoble, correspondant)








                        



                                


                            
C’est un état des lieux de douze pages au contenu accablant qui vient raviver le débat sur la souffrance au travail d’une majorité de soignants et d’agents exerçant dans le milieu hospitalier français. Dans un rapport rendu public lundi 8 janvier, le ministère de la santé épingle le CHU de Grenoble pour son fonctionnement entrepreneurial et sa gestion déshumanisée du personnel, qui s’appuieraient trop systématiquement sur des critères de rentabilité liés aux « problématiques budgétaires ».
« Le style de management, qui maintient de manière permanente une certaine pression sur les équipes et priorise le résultat (…), doit s’infléchir », préconise l’auteur du diagnostic, Edouard Couty, qui a auditionné une trentaine de praticiens et évalué l’organisation de trois services paralysés par des conflits entre médecins.
Missionné par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, après le suicide d’un neurochirurgien de 36 ans, retrouvé mort le 2 novembre 2017 dans un bloc opératoire, le médiateur dresse une série de « défauts » de gouvernance à « corriger rapidement » avec l’aide d’un « solide accompagnement extérieur ». Le 19 décembre, devant l’Assemblée nationale, le député isérois (LRM) Olivier Véran – par ailleurs neurologue au CHU – avait interpellé la ministre sur le cas de l’hôpital grenoblois, en proie à de « graves situations de harcèlement ».
Frictions quotidiennes
Contacté par Le Monde, l’élu explique que « plusieurs dossiers chauds » ont été portés à sa connaissance par des « blouses blanches » désireuses de briser le silence. Et rappelle qu’il n’est pas rare de voir des tensions se cristalliser au sein d’hôpitaux de cette ampleur, où les « décisions de gouvernance sont toujours très raides et pyramidales ».
« Il ne s’agit pas de cibler des responsabilités, mais de se demander quelle réponse apporter à cette situation qui pourrit la vie des soignants...




                        

                        


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<filnamedate="20180109"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180109"><AAMMJJHH="2018010919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Développer une pédagogie fondée sur des preuves : telle est l’ambition du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, présidé par le neuroscientifique Stanislas Dehaene. Les études de sciences cognitives seront-elles transposables à la réalité des classes ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Un Conseil scientifique pluridisciplinaire pour l’école

Développer une pédagogie fondée sur des preuves : telle est l’ambition du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, présidé par le neuroscientifique Stanislas Dehaene. Les études de sciences cognitives seront-elles transposables à la réalité des classes ?



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h16
   





                        



   


Peut-on apprendre aux enfants à apprendre ? Quelle grille d’évaluation des manuels scolaires proposer ? Quelles seraient les meilleures pédagogies à enseigner aux enseignants ? Comment mieux accueillir à l’école les élèves en situation de handicap ? Et sur quelles ressources de l’intelligence artificielle s’appuyer pour renforcer les apprentissages ? Voilà quelques-unes des questions dont pourrait se saisir le conseil scientifique de l’éducation nationale, qui se réunira pour la première fois le 10 janvier. Cette instance consultative a été mise en place par Jean-Michel Blanquer en novembre. Pour la présider, le ministre de l’éducation nationale a choisi Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France.

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« Nous allons tenter de dégager des facteurs qui ont prouvé leur effet bénéfique sur l’apprentissage des enfants, explique ce spécialiste des neurosciences. Ensuite, ce sera aux enseignants de s’en emparer pour les transformer en pédagogies effectives. » Le ministre a déjà saisi ce conseil sur un point : comment aider les professeurs des écoles à évaluer par des tests éprouvés, tout au long du CP, le niveau de chaque élève ? « Notre propos n’est évidemment pas d’évaluer les enseignants, mais de leur donner une idée précise des progrès de chaque enfant, afin de les aider à ajuster leur pédagogie, précise Stanislas Dehaene. Toutes nos actions seront centrées sur l’enfant. »
Des craintes sur la nomination d’un scientifique
La nomination d’un neuroscientifique à la tête de ce conseil avait suscité une crainte : les neurosciences n’allaient-elles pas exercer une forme d’emprise sur les politiques éducatives ? Le principal syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, rejoint par une cinquantaine de chercheurs – parmi lesquels le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, le géographe et ancien président du Conseil supérieur des programmes Michel Lussault, ou encore le professeur en sciences de l’éducation Philippe Meirieu – avait signé un appel en ce sens. L’annonce de la composition de cette instance devrait rassurer ceux qui craignaient que les neurosciences deviennent l’unique boussole du gouvernement en matière scolaire.

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Sur les vingt et un membres, on compte certes six chercheurs en sciences cognitives, mais aussi trois philosophes, une linguiste, des économistes, des sociologues ou encore des spécialistes en sciences de l’éducation… « Cette pluralité disciplinaire est bon signe, se réjouit Roland Goigoux, professeur en sciences de l’éducation à l’université Clermont-Auvergne. Fonder l’éducation sur un éclairage rationnel me semble légitime. » Mais peut-on transposer au contexte français des résultats obtenus en Australie, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ? « Cela demande énormément de prudence, dit-il. Mon vœu serait que ce conseil joue un rôle moteur pour initier une politique structurée de recherche en éducation. » Sur ce point, Stanislas Dehaene le rejoint : « J’aimerais que l’éducation nationale développe des compétences de recherche en pédagogie. Et que ce conseil puisse recommander le lancement d’expérimentations. »
Peu formés aux sciences cognitives
Quel est, par exemple, l’intérêt de certains outils d’aide aux mathématiques ? Certains objets, comme des puzzles en forme de cubes, peuvent aider les enfants à acquérir des notions de maths, par exemple. « Cette dimension concrète des sciences dures est une des faiblesses du système éducatif français, que pointent les comparaisons internationales. » Des pédagogies alternatives comme la méthode Montessori, à laquelle Jean-Michel Blanquer s’est dit favorable, utilisent déjà ce type d’outils, combinés à des modes d’organisation de la classe qui développent l’autonomie des enfants. « Une étude publiée dans Science en 2006 a montré les bénéfices de cette pédagogie sur la lecture, le langage, les fonctions exécutives et la compréhension des autres », indique Stanislas Dehaene.
« Nous avons besoin de jeunes formés à des raisonnements complexes, capables d’apprendre par eux-mêmes dans un monde changeant », Laelia Benoit, psychiatre
Il pointe une autre faiblesse du système éducatif français : beaucoup d’enseignants n’ont jamais reçu de formation en sciences cognitives. L’enjeu est pourtant de comprendre ce qui pose parfois des difficultés à l’enfant, lors d’un apprentissage, pour y parer au mieux. « Des erreurs sont à éviter, des progressions à respecter », résume Dehaene. Par ailleurs, le marché du travail est de plus en plus instable, complexe et technologique. « Nous devons donner à nos élèves des outils pour bien vivre dans ce monde », déclare Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale. Dehaene insiste sur cet enjeu crucial : « apprendre à apprendre » aux élèves, pour qu’ils développent leur autonomie et leur confiance en eux. « Qu’est-ce qu’un enfant devrait savoir sur sa manière d’apprendre ? Cette “méta-cognition” » est un domaine extrêmement intéressant. » « Nous avons besoin de jeunes formés à des raisonnements complexes, capables d’apprendre par eux-mêmes dans un monde changeant », renchérit Laelia Benoit, psychiatre pour adolescents à la Maison de Solenn (hôpital Cochin, Paris). 
Une portée limitée
Comment mieux apprendre ? Quelques pistes se dessinent. Par exemple, une série d’études a comparé la réussite à des tests de mémoire de deux groupes d’enfants ou d’adultes. Le premier passait tout son temps à étudier. Durant ce même temps, le second groupe alternait des périodes d’étude et des périodes de test des connaissances acquises. Résultats : ce groupe mémorisait bien mieux. « Les tests jouent un rôle actif dans l’apprentissage. Ce type de résultats pourrait mener à des recommandations explicites sur la manière de conduire un cours, estime le neuroscientifique, même si certains enseignants en ont déjà l’intuition. » Laelia Benoit pointe néanmoins les limites potentielles à la portée du travail de ce conseil. 

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« Quels seront, à terme, les moyens donnés aux enseignants pour qu’ils disposent des outils pédagogiques qui auront été validés ? Et les résultats des études de neurosciences expérimentales seront-ils transposables à la réalité du terrain ? » Ces études, en effet, sont toujours réalisées dans des conditions idéales : l’enfant n’est jamais distrait par un environnement bruyant, par exemple. Mais qu’en sera-t-il dans des classes de grands effectifs ou dans des contextes de climat scolaire tendus ? « Ces études vont dans le bon sens. Mais dans la vie réelle, leur application devra s’efforcer de réduire les inégalités sociales à l’école. Ce sera plus compliqué. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Violence policière ou policiers violentés ? Les versions divergent. Le tribunal a fait droit à la demande de renvoi des avocats et une information judiciaire a été ouverte.
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A Argenteuil, questions sur un contrôle de police

Violence policière ou policiers violentés ? Les versions divergent. Le tribunal a fait droit à la demande de renvoi des avocats et une information judiciaire a été ouverte.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 14h27
    |

            Julia Pascual








                        


Dans le box des prévenus, deux jeunes garçons d’Argenteuil (Val-d’Oise). L’un a le bras droit plâtré. Sur le banc des parties civiles, deux policiers. L’une a le bras gauche dans le plâtre et l’œil droit tuméfié, l’autre porte une minerve. De part et d’autre, des récits qui s’opposent. Les deux prévenus, âgés de 18 ans et 21 ans, devaient être jugés lundi 8 janvier en comparution immédiate par le tribunal de Pontoise.
Il est reproché à Ayman K. d’avoir commis des violences contre les fonctionnaires de police dans le cadre d’un contrôle, vendredi 5 janvier, à Argenteuil. Il aurait également lancé aux agents : « Bande de fils de putes ! » Il est reproché à Wael K. d’avoir opposé une résistance violente à un autre policier et de l’avoir menacé en ces termes : « Sur La Mecque, tu n’es rien, je te défonce sans ton uniforme. »
Les avocats de la défense, Arié Alimi et Vincent Brengarth, ont expliqué lundi que ce qui semblait être des violences contre des fonctionnaires de police serait en réalité une « bavure » policière. Face à ces versions contradictoires, le tribunal a fait droit à la demande de renvoi des avocats et une information judiciaire a été ouverte lundi soir par le parquet, afin que des investigations supplémentaires soient menées. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a également été saisie.
« On n’a pas refusé la contrôle »
Tout le monde s’accorde cependant sur un constat : la situation à Argenteuil a totalement dégénéré vendredi.
« Un équipage de police a constaté qu’un véhicule circulait à vive allure, rapporte le préfet du Val-d’Oise, Jean-Yves Latournerie. Les policiers ont procédé à un contrôle et constaté une forte odeur de cannabis, ce qui les a amenés à approfondir leur contrôle. »
La police ne trouve pas de produits stupéfiants mais des sachets en plastique et une balance sur un des quatre occupants. Hichem B., un jeune de 15 ans présent dans la voiture, précise : « On n’a pas refusé le contrôle. Ça a dégénéré parce qu’ils ont contrôlé le petit. »
Un garçon de 7 ans, présent dans la voiture, aurait été sorti violemment du véhicule, suscitant l’opposition des autres occupants. Hichem rapporte qu’un policier aurait collé sa tête contre la sienne et lui aurait asséné deux coups de matraque dans la cuisse et un coup sur l’épaule droite, qu’il porte aujourd’hui en écharpe.
Fixation de « peines minimum »
La scène, qui se déroule à proximité d’un espace jeunesse de la ville, rameute du monde. « J’ai vu un policier secouer Hichem et mettre un coup de matraque à Ayman, raconte à son tour Sid Ahmed Mersali, 30 ans, directeur de la structure. Ayman a riposté en se débattant. La policière l’a attrapé par le cou et elle a été blessée à la main par un coup de matraque de son collègue. »
Des renforts policiers arrivent sur place. Plusieurs jeunes disent avoir été insultés et avoir reçu des coups de matraque ou des projectiles de lanceurs de balles de défense. Certains ont déposé plainte à l’IGPN. L’animateur Wael K., qui rentrait d’une sortie loisirs avec des jeunes, se retrouve dans cette mêlée confuse. Des témoins assurent qu’il aurait subi des décharges de pistolet électrique.
« Le contrôle a dérapé à cause d’individus qui se sont rebellés », martèle de son côté Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP-Police, qui était présent à l’audience. Alors que plusieurs affaires se sont succédé depuis le début de l’année, dans lesquelles des policiers ont été blessés, le deuxième syndicat de gardiens de la paix a appelé à des rassemblements mardi devant les commissariats. Il demande la fixation de « peines minimum » en cas de violences commises contre des policiers. Les organisations syndicales doivent être reçues mercredi au ministère de l’intérieur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ L’homme est recherché depuis 2011 pour l’assassinat de sa femme et de ses quatre enfants à Nantes.
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Affaire Dupont de Ligonnès : l’opération de police dans un monastère du Var n’a pas permis de retrouver le fugitif

L’homme est recherché depuis 2011 pour l’assassinat de sa femme et de ses quatre enfants à Nantes.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 15h01
   





                        



   


Disparu depuis 2011, Xavier Dupont de Ligonnès était visé par une opération de police mardi 9 janvier dans le monastère du Désert, à Roquebrune-sur-Argens (Var). Des fidèles avaient signalé aux enquêteurs avoir vu aux offices, à la fin de 2017, un homme qui lui ressemble.
Mais, selon Ouest-France, M. Dupont de Ligonnès n’a pas été retrouvé au cours de cette opération menée mardi matin durant deux heures par les policiers de la police judiciaire de Nantes, assistés de leurs collègues de Toulon.
« A priori, je ne l’ai jamais vu, à moins qu’il ne soit venu à la messe, que je lui aie donné la communion, peut-être, je ne sais pas. Mais moi je ne l’ai jamais vu », a déclaré Frère Paul, un membre du monastère, aux journalistes. « Si vraiment ce monsieur est encore en vie, et dans la région, eh bien il faut qu’il soit bien protégé par quelqu’un », a-t-il ajouté.

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Derniers signes de vie à Roquebrune-sur-Argens
Xavier Dupont de Ligonnès demeure introuvable depuis la découverte, en avril 2011, des corps de sa femme Agnès et de ses quatre enfants âgés de 13 à 20 ans, enterrés sous la terrasse de leur maison à Nantes. Ils avaient disparu depuis près de trois semaines.
Xavier Dupont de Ligonnès avait été vu pour la dernière fois le 15 avril 2011, quittant à pied un hôtel Formule 1 de la commune varoise de Roquebrune-sur-Argens, avec un étui dans le dos pouvant contenir une carabine. Malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui, il n’a jamais été retrouvé.
« Je suis encore vivant »
En 2015, une journaliste de l’Agence France-Presse à Nantes avait reçu un courrier signé « Xavier Dupont de Ligonnès » dans lequel se trouvait une photo inédite, semblant issue d’un album de famille, et qui paraît être celle des deux fils Dupont de Ligonnès, Arthur et Benoît. Au dos du cliché, à l’encre bleue et en lettres majuscules figuraient ces mots : « Je suis encore vivant. » Puis, en caractères plus petits, cette mention sibylline : « De là jusqu’à cette heure. »
Au printemps 2013, des enquêteurs des polices judiciaires de Nantes et de Toulon, des gendarmes et des pompiers avaient procédé à des fouilles dans le Var, notamment dans le massif des Maures, qui n’avaient rien donné. Un cadavre en état de décomposition avancée avait également été découvert à la fin de juin 2013 à Cogolin (Var), à une vingtaine de kilomètres de l’endroit où M. Ligonnès avait été aperçu, mais la piste avait été écartée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Olivier Roy explique que l’affaire Weinstein place la nature du mâle à l’origine de la violence.
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Violences sexuelles : « La nature a remplacé la culture comme origine de la violence »

Dans une tribune au « Monde », le politologue Olivier Roy explique que l’affaire Weinstein place la nature du mâle à l’origine de la violence.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 18h45
    |

Olivier Roy (Politologue, professeur à l'Institut universitaire européen de Florence)







                        



                                


                            

Tribune. Quelque chose vient de changer dans la dénonciation des agressions sexuelles. Qu’on se rappelle celles de Cologne lors du Nouvel An 2016, ou bien le débat sur la circulation des femmes dans les « quartiers » : la faute était attribuée alors à la culture des agresseurs (en l’occurrence, bien sûr, l’islam). Les agressions commises par des hommes occidentaux bien sous tous les rapports étaient soit minimisées, soit présentées comme relevant d’une pathologie individuelle. Et la solution était de promouvoir les « valeurs occidentales » de respect de la femme.
Or avec l’affaire Weinstein et « balance ton porc », on a un renversement de perspective : le problème n’est plus la culture de l’agresseur (de toutes races et de toutes religions, éduqué, cultivé voire même, en public, grand défenseur des « valeurs occidentales »), c’est sa nature même de mâle, d’animal, de cochon. La nature a remplacé la culture comme origine de la violence. Mais on ne soigne pas le mal du mâle de la même manière quand il s’agit d’un retour d’animalité ou d’un conditionnement culturel.
Ce changement de perspective (qu’il soit ou non pertinent, qu’il soit une vraie révolution ou bien un coup de mode) a de profondes conséquences anthropologiques. En effet, jusqu’ici, comme l’ont noté depuis longtemps les auteures féministes, toutes les grandes constructions idéologiques expliquant l’origine de la société s’entendaient pour faire de l’homme l’acteur du passage à la culture, et pour voir en la femme celle qui garde un pied (voire plus) dans la nature. Et pas la peine de revenir aux pères de l’Eglise.
La philosophie des Lumières, qu’on crédite de nos « valeurs » séculières modernes, faisait de l’homme l’acteur du contrat social, qui arrachait l’humanité à un état de nature dans lequel restait largement immergée la femme, logiquement dépourvue de droits civiques jusqu’à récemment ; cette dernière mettait au monde l’être humain, l’homme en faisait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Cet acte survient alors qu’ont lieu, mercredi à Vincennes, les commémorations des quatre morts de l’attentat perpétré par Amedy Coulibaly il y a trois ans.
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Une épicerie casher, déjà cible de tags antisémites, incendiée à Créteil

Cet acte survient alors qu’ont lieu, mercredi à Vincennes, les commémorations des quatre morts de l’attentat perpétré par Amedy Coulibaly il y a trois ans.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 12h19
   





                        



   


Déjà ciblée par des tags antisémites il y a quelques jours, une épicerie casher de Créteil (Val-de-Marne) a été incendiée dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 janvier, a annoncé la procureur de la République de Créteil, Laure Beccuau.
Le feu a été signalé entre 4 heures et 5 heures et « il y a a priori de très gros dégâts », a-t-elle précisé, ajoutant que « la piste criminelle est privilégiée ». « Le rideau métallique a été soulevé a priori et le feu s’est déclaré dans des rayons », des indices qui suggèrent une intention criminelle, selon le parquet de Créteil. L’incendie s’est ensuite propagé à un magasin adjacent, l’« Hypercacher », selon la procureure. « Je crains qu’il soit peu exploitable », a expliqué Mme Beccuau.

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Trois ans après l’attentat de l’Hyper Cacher
Une enquête a été ouverte pour dégradation volontaire par incendie. Cet acte a eu lieu trois ans jour pour jour après l’attentat de l’Hyper Cacher perpétré par Amedy Coulibaly à la porte de Vincennes à Paris, au cours duquel quatre personnes avaient été tuées.

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Les deux enseignes, situées dans un centre commercial de Créteil, avaient été recouvertes de cinq croix gammées le 3 janvier. Pour le président de l’Union des étudiants juifs de France, Sacha Gozlan, ces tags « ravivent des plaies douloureuses pour les proches des victimes » de l’Hyper Cacher. Mais en l’absence de vidéosurveillance devant les deux magasins mitoyens, « on n’a pas d’éléments qui permette de faire le lien entre les deux enquêtes, en l’état. C’est une question de l’enquête », a fait savoir le parquet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Il s’agit du premier migrant mort dans la région de Calais en 2018. Le 29 décembre, un Erythréen de 31 ans avait péri écrasé par la cargaison du camion dans lequel il était monté.
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Calais : un migrant retrouvé mort sur le bord de l’autoroute

Il s’agit du premier migrant mort dans la région de Calais en 2018. Le 29 décembre, un Erythréen de 31 ans avait péri écrasé par la cargaison du camion dans lequel il était monté.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 10h31
   





                        



   


Un migrant a été retrouvé mort, mardi 9 janvier au matin, sur le bord de l’autoroute A16 dans le sens Calais-Dunkerque à hauteur de Marck, commune du Pas-de-Calais proche de Calais, a annoncé la préfecture. L’enquête en cours devra déterminer son âge, sa nationalité et les circonstances de sa mort, mais il est probable qu’il ait été percuté ou qu’il soit tombé d’un véhicule circulant sur l’autoroute, qu’empruntent souvent des migrants souhaitant gagner l’Angleterre, a précisé la préfecture. Il s’agit du premier migrant mort dans la région de Calais en 2018.
Le 29 décembre, un Erythréen de 31 ans avait péri écrasé par la cargaison du camion dans lequel il était monté et qui s’était renversé sur une autoroute près de Calais. Dans la nuit du 21 au 22 décembre, un Afghan était mort après avoir été percuté sur la rocade portuaire. En 2017, quatre migrants étaient morts dans le Calaisis, 14 en 2016 et 18 en 2015, selon un décompte de la préfecture. Désireux de rejoindre l’Angleterre, ils tentent régulièrement de monter dans des camions qui prennent les car-ferrys partant des ports du nord de la France pour Douvres.



                            


                        

                        

