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Vitesse à 80 km/h, éthylotest antidémarrage... les annonces sur la sécurité routière

Le premier ministre a annoncé mardi que dix-huit mesures avaient été prises pour « agir sur le comportement des conducteurs ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 18h31
   





                        


Comme cela était attendu, Edouard Philippe a annoncé mardi 9 janvier l’abaissement de 90 km/h à 80 de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens, dont les deux voies ne sont pas séparées par une barrière. Environ 400 000 kilomètres de routes sont concernés, à partir du 1er juillet. « Nous devons agir avec détermination sur le comportement des conducteurs », a expliqué le premier ministre.
Les routes à double sens hors agglomération ont en 2016 concentré 55 % des accidents mortels (soit 1 911 tués), et y baisser la vitesse permettrait de sauver « 350 à 400 vies » par an, estime le gouvernement. « Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances au 1er juillet 2020, le gouvernement prendra ses responsabilités », a prévenu M. Philippe.
L’« intégralité » du surplus des recettes perçues par l’Etat dans le cadre de cette nouvelle limitation de vitesse sera versée à un fonds d’aide aux victimes des accidents de la route. Le coût, notamment des changements de panneaux, sera « entièrement pris en charge par l’Etat », a-t-il encore dit.
La mesure, impopulaire, a été annoncée par le chef du gouvernement à l’issue d’un comité interministériel de la sécurité routière qui a adopté un plan de 18 mesures pour faire reculer le nombre de morts sur les routes, reparti à la hausse depuis le plus bas historique de 2013 (3 268 tués, contre 3 477 en 2016).

        Lire aussi :
         

                Pourquoi abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes ?



Le premier ministre s’était à plusieurs reprises dit favorable à cet abaissement. L’opposition de droite et d’extrême droite s’est élevée contre, craignant qu’il pénalise particulièrement les habitants des zones rurales.
Cette mesure est prônée depuis plusieurs années par des associations de sécurité routière qui y voient un levier essentiel pour réduire la mortalité.


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Sécurité routière : les pays ayant adopté la limitation à 80 km/h font la course en tête
Nombre de morts par millions d’habitants, en 2015, sur les routes des 28 membres de l'Union européenne. 

Source : Insee



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L’ancien maire du Havre a également annoncé d’autres mesures qui, toutes, « répondent à un seul critère : leur efficacité à diminuer le nombre d’accidents et leur gravité ». Ainsi, pour lutter contre l’alcool au volant, le premier ministre a annoncé que toute personne dont le permis aura été retiré pour la deuxième fois pour alcoolémie ne pourra le récupérer qu’en équipant son véhicule d’un éthylotest anti-démarrage et en se soumettant à un suivi médical.
Toute personne contrôlée positivement à des stupéfiants ou à un taux d’alcool dans le sang supérieur à 0,8 gramme verra son véhicule placé « immédiatement » en fourrière et pour une durée de sept jours.
Concernant l’usage du téléphone au volant, Edouard Philippe a annoncé que les forces de l’ordre pourront désormais retirer le permis d’un conducteur si celui-ci cumule l’utilisation du téléphone au volant et la commission d’une infraction, comme par exemple la non-utilisation du clignotant au moment de tourner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ A l’issue d’un entretien avec son homologue chinois, mardi, Emmanuel Macron a annoncé la signature de plusieurs accords, dont un chantier pour Areva.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Ce qu’il faut retenir des accords signés en Chine par Emmanuel Macron

A l’issue d’un entretien avec son homologue chinois, mardi, Emmanuel Macron a annoncé la signature de plusieurs accords, dont un chantier pour Areva.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 16h18
   





                        


L’essentiel
Au deuxième jour de sa visite d’Etat en Chine, Emmanuel Macron a été reçu, mardi 9 janvier, au Palais du peuple, bordant la place Tiananmen à Pékin, par son homologue chinois, Xi Jinping.A l’issue d’un entretien bilatéral, les deux chefs d’Etat ont assisté à la signature de plusieurs documents, dont un « mémorandum pour un accord commercial » sur la construction par Areva d’une usine de traitement des combustibles nucléaires usagés.Le président français espère un rééquilibrage de la relation commerciale avec Pékin. Une cinquantaine d’accords et de contrats doivent être signés lors de cette visite, notamment sur le nucléaire civil et l’aéronautique.
Le contexte
Emmanuel Macron est arrivé en Chine avec une cinquantaine de chefs d’entreprises, dont les dirigeants d’Areva, Airbus, Safran et d’EDF. Il a insisté sur l’importance du « partenariat stratégique » avec la Chine : « Il faut structurer les relations en termes de propriété intellectuelle, structurer un accès plus grand au marché chinois, permettre les investissements chinois en France et ouvrir les données de manière réciproque. »
Les principales annonces de signatures :
Centre de retraitement nucléaire. La France et la Chine ont signé un accord prévoyant la construction par Areva d’un centre de retraitement de combustible nucléaire usagé en Chine. Ce chantier colossal, providentiel pour le groupe français spécialisé dans l’atome civil, est évalué à au moins une dizaine de milliards d’euros.
Ce « mémorandum pour un accord commercial » ouvre la voie pour conclure dix ans de délicates négociations entre Areva et son partenaire chinois CNNC, géant étatique de l’atome civil.
Réacteur EPR. Emmanuel Macron a annoncé que le réacteur EPR, construit par EDF dans le sud de la Chine, devrait démarrer dans environ six mois. Ce serait le cas échéant le premier EPR opérationnel dans le monde, avant ceux en chantier à Flamanville (France) et en Finlande, qui ont subi de nombreux retards et surcoûts.
Viande bovine. Les deux pays ont signé un accord prévoyant « l’ouverture de l’accès de la viande bovine [au marché chinois] avec une résolution totale dans les six mois » de l’embargo imposé par Pékin depuis 2001, conséquence de la crise de la vache folle.
Art contemporain. Un partenariat a été conclu pour établir un Centre Pompidou d’art contemporain à Shanghaï. Ce partenariat prévoit également d’organiser une édition des Rencontres photographiques d’Arles dans la ville de Xiamen (est de la Chine).
La citation
Prononcée par M. Macron au deuxième jour de sa visite d’Etat en Chine :
« La Chine est en train de poursuivre sa stratégie de développement économique et, compte tenu de la taille de ce marché, cela a un impact sur toute la mondialisation. Le devoir de la France est de bien comprendre ces mouvements (...). Cela suppose une France forte : si la France ne sait pas s’adapter, elle sera effacée ».
La vidéo
Avant sa rencontre avec Xi Jinping, Emmanuel Macron s’est attiré les bonnes faveurs des internautes chinois en prononçant une phrase en mandarin lors de son premier discours, à Xian (Nord) :
« Rendre à nouveau notre planète grande et belle »
Dans une vidéo qu’il a mise en ligne sur son compte Twitter, on peut voir le président de la République répéter ces quelques mots de mandarin, sous le contrôle de l’interprète de l’ambassade de France.

Parce que le climat parle à tout le monde : "Make our planet great again" ... en chinois. https://t.co/C6UTeP16Nr— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Pour aller plus loin
Un article sur les enjeux économiques qui se jouent lors de la visite d’Emmanuel Macron en Chine
Un zoom sur les attentes spécifiques d’Airbus et Areva
Une tribune du professeur et sinologue Jean-Philippe Béja sur les droits de l’homme en Chine et l’attitude de M. Macron
Une tribune de la chercheuse Valérie Niquet sur les divergences stratégiques de Paris et Pékin





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le militant est mort en 2014 sur le site du barrage de Sivens après avoir été touché par l’explosion d’une grenade offensive tirée par un gendarme mobile.
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Mort de Rémi Fraisse à Sivens : les juges ordonnent un non-lieu

Le militant est mort en 2014 sur le site du barrage de Sivens après avoir été touché par l’explosion d’une grenade offensive tirée par un gendarme mobile.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 17h58
   





                        



   


Les juges d’instruction chargés de l’affaire Rémi Fraisse, mort à l’âge de 21 ans sur le site du projet de barrage de Sivens (Tarn), en 2014, ont rendu une ordonnance de non-lieu, a fait savoir mardi 9 janvier le parquet de Toulouse. L’instruction judiciaire s’est achevée le 11 janvier 2017 et le procureur de la République de Toulouse s’était prononcé en faveur d’un non-lieu en juin.

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                Mort de Rémi Fraisse : le parquet requiert un non-lieu



Rémi Fraisse est mort dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, touché mortellement par l’explosion d’une grenade offensive tirée par un gendarme mobile, le chef J. Les militaires avaient reçu pour instruction de garder une zone vide sur le site du barrage de Sivens, mais destinée à accueillir des engins de chantier. Ils devaient se montrer fermes en cas de violences.
En juin, le parquet avait affirmé que l’opération s’était déroulée dans un climat « quasi insurrectionnel », qui évoquait des gendarmes « harcelés », notamment par des tirs de projectiles. Ces derniers répondaient alors par l’usage de grenades lacrymogènes et de lanceurs de balles de défense.
« La justice est aux ordres »
« On s’y attendait. Tout a été fait par les juges et le parquet pour une instruction à décharge des gendarmes », a lancé Jean-Pierre Fraisse, le père du militant. Selon lui, « de toutes les façons, la décision a été prise à un haut niveau. La justice est aux ordres, point barre. La raison d’Etat de deux gouvernements successifs a prévalu, alors qu’il n’y avait aucune raison, puisqu’il y a mort d’homme. La raison d’Etat ne gouverne pas la justice. Si la France n’est pas capable de faire toute la vérité alors qu’il y a mort d’homme dans quel pays vivons nous ? », a-t-il ajouté.
« C’est une déception, mais l’on s’y attendait. Les juges ont refusé de faire les actes nécessaires à la manifestation de la vérité et notamment la moindre reconstitution, comme c’est l’usage quand il y a mort d’homme », a déclaré Arié Alimi, l’un des avocats de la famille de Rémi Fraisse qui a annoncé sa décision de faire appel. « Nous allons enfin pouvoir plaider devant la chambre de l’instruction », a précisé l’avocat parisien, selon lequel dans cette affaire « l’institution judiciaire se protège ».
Pour l’avocat du gendarme, Me Jean Tamalet : « L’ordonnance de non-lieu était inévitable car personne n’avait été mis en examen [dans cette affaire], donc ce n’est pas réellement une surprise. Par ailleurs, le réquisitoire définitif [du parquet de Toulouse] réclamait un non-lieu en insistant sur les fruits de l’instruction qui concluaient à un épouvantable accident ».
A la fin de 2016, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait critiqué « le manque de clarté des instructions et l’absence d’autorité civile au moment du décès de Rémi Fraisse ». A la suite du drame, les grenades offensives de type F1 ont été interdites définitivement par le ministère de l’intérieur, en 2017.
Le projet de barrage a depuis été abandonné, mais un autre, réduit de moitié, est à l’étude. Les zadistes qui occupaient le site en ont été délogés le 6 mars 2015.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Sarah Belouezzane, chargée des questions sociales au « Monde », a répondu à vos questions sur le dispositif instauré par les ordonnances.
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« La rupture conventionnelle collective prive le salarié du droit au contrat de sécurisation »

Sarah Belouezzane, chargée des questions sociales au « Monde », a répondu à vos questions sur le dispositif instauré par les ordonnances.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 14h16
   





                        


Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions sociales au Monde, a répondu à vos questions sur les nouvelles ruptures conventionnelles collectives (RCC), instauré par les ordonnances de septembre.

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                Les salariés de PSA, Pimkie, groupe Figaro… cobayes de la rupture conventionnelle collective



Nana : Quels sont les avantages pour une entreprise de recourir à des ruptures conventionnelles collectives ?
Sarah Belouezzane : Bonjour, pour l’entreprise la rupture conventionnelle est plus sûre juridiquement qu’un plan de sauvegarde de l’emploi qui, lui, repose principalement sur la jurisprudence. Il est beaucoup plus difficile de contester la première que le second et elle ne s’accompagne pas des mêmes obligations de reclassement et de formation que le PSE.
Maestro : Les ruptures conventionnelles sont-elles aussi protectrices pour les salariés qu’un plan de sauvegarde de l’emploi ?
S.B. : Elles peuvent être plus avantageuses financièrement mais pas plus protectrices. Plus difficiles à contester que le PSE, elles ont, par ailleurs, le défaut de priver la personne du CSP, le contrat de sécurisation professionnelle. Ce dispositif permet un suivi plus intensif des demandeurs d’emploi victimes d’un licenciement économique et leur assure, pendant un an, une indemnité plus importante que celle de base.
Yolo : Mais les ruptures conventionnelles collectives ne seraient-elles pas un bon moyen de faire des plans sociaux déguisés ?
S.B : Le gouvernement a normalement prévu des garde-fous : il faut, pour signer une RCC, la signature des syndicats représentant plus de 50 % des salariés. Il faut par ailleurs obtenir l’accord des services déconcentrés du ministère du travail pour chaque projet de RCC. Cela dit, les syndicats craignent que le système ne soit dévoyé. Pour eux, des employeurs mal intentionnés pourraient recourir à des pressions pour faire signer ce type de plans par les syndicats et éviter le plan social, plus contraignant.
Jordan : La RCC implique apparemment l’acceptation des deux parties. Est-elle gérée par les syndicats ou acceptée/refusée individuellement par chaque salarié ? Quel est le risque si le salarié refuse la RCC ?
S.B : Il faut en effet que l’acceptation des deux parties. Mais ensuite il faut que les salariés soient volontaires. L’employeur peut par exemple lancer une RCC pour 45 personnes mais n’avoir que 37 volontaires. Il ne pourra, pour autant, en principe, pas lancer un plan de licenciement par la suite pour supprimer les 8 postes qui restent.
Diadorim : Les journalistes – qui bénéficient, je crois, d’une convention particulière – sont-ils également concernés par ces nouveaux dispositifs ?
S. B : Si les syndicats majoritaires signent, ils peuvent l’être oui. Ce sont des salariés comme les autres.
Brice : Dans le cas de ce type de rupture conventionnelle, un salarié peut-il percevoir le chômage ?
S. B : Il le peut oui. Mais contrairement à ce qui se produit lors d’un PSE, il n’aura pas droit au contrat de sécurisation professionnelle qui permet un suivi plus intensif des demandeurs d’emploi victimes d’un licenciement économique et leur assure, pendant un an, une indemnité plus importante que celle de base.
Léon : Les syndicats représentent 6 % des salariés, est-ce que ce nouveau dispositif ne réduit pas encore un peu plus la marge de manœuvre du salarié en tant qu’individu, qui se verra, contre son gré et sans pouvoir rien faire, embarqué dans des grandes négociations globales sans prendre en compte son individualité, notamment en termes d’outplacement, de formation, et de mobilité interne ou dans des filiales par exemple.
S. B : Les syndicats négocient déjà des accords collectifs en tout genre, de ce point de vue là, le salarié demeure dépendant de ceux qu’il a élus. Mais la RCC demeure sur la base du volontariat, il pourra donc décider d’y participer ou pas.
Dorade : L’entreprise donnerait donc un plus gros montant d’argent dans le cadre d’une RCC aux salariés volontaires au départ mais ensuite elle ne serait pas impliquée dans le reclassement de ces salariés ?
S.B : C’est normalement, en effet, le principe de ce dispositif.
Tdandy : Un PSE en cours peut-il se transformer en RCC si les syndicats en font la demande ?
S.B : Normalement non.
Gandalf : Imaginons un service de 25 personnes, avec des spécificités techniques pointues mais obsolètes à l’heure du numérique. Cas classique pour les dix années à venir le temps de remplacer une génération. L’entreprise ne sera-t-elle pas tentée par ce dispositif de rupture collective plutôt qu’un plan de formation de senior (dès 40 ans on le rappelle) ? Et si un service entier est concerné, cette histoire de volontariat est un mensonge personne ne pourra résister à la disparition de son service !
S.B : C’est justement ce que craignent les syndicats de salariés. Ils ont peur que sous la pression d’un employeur faisant valoir des difficultés, les élus soient obligés de signer et que les salariés y participent pour les mêmes raisons.
Chris : En réalité, le gouvernement ne compte-t-il pas sur le fait que les entreprises voulant faire un RCC soient dans l’obligation d’être généreuse voire très généreuse pour s’éviter un PSE et ainsi compenser la perte du contrat de sécurisation ?
S. B : Difficile à dire, nous ne pouvons préjuger des intentions du gouvernement. Les employeurs auront en effet intérêt à être généreux. Mais les sommes versées ne compensent pas toujours le suivi renforcé que peut assurer Pôle emploi.
En forme : Est-ce que la rupture collective est associée à un dispositif de formation ou a-t-on prévu de balancer des salariés qui seront souvent des seniors peu réemployables en l’état avec un chèque, ce qui ne serait pas en soi une grande nouveauté ?
S.B : Le gouvernement a lancé, juste après la signature des ordonnances, une vaste réforme de la formation professionnelle ainsi qu’un plan d’investissement dans les compétences de 15 milliards d’euros sur cinq ans. Difficile de dire quels en seront les résultats, et s’ils permettront de résorber le chômage (il n’y a pas de consensus des économistes sur la question) mais l’intention affichée est bien celle-là. La refonte de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance chômage sont supposés être le volet protection des réformes sociales du gouvernement d’Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Olivier Roy explique que l’affaire Weinstein place la nature du mâle à l’origine de la violence.
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Violences sexuelles : « La nature a remplacé la culture comme origine de la violence »

Dans une tribune au « Monde », le politologue Olivier Roy explique que l’affaire Weinstein place la nature du mâle à l’origine de la violence.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 18h45
    |

Olivier Roy (Politologue, professeur à l'Institut universitaire européen de Florence)







                        



                                


                            

Tribune. Quelque chose vient de changer dans la dénonciation des agressions sexuelles. Qu’on se rappelle celles de Cologne lors du Nouvel An 2016, ou bien le débat sur la circulation des femmes dans les « quartiers » : la faute était attribuée alors à la culture des agresseurs (en l’occurrence, bien sûr, l’islam). Les agressions commises par des hommes occidentaux bien sous tous les rapports étaient soit minimisées, soit présentées comme relevant d’une pathologie individuelle. Et la solution était de promouvoir les « valeurs occidentales » de respect de la femme.
Or avec l’affaire Weinstein et « balance ton porc », on a un renversement de perspective : le problème n’est plus la culture de l’agresseur (de toutes races et de toutes religions, éduqué, cultivé voire même, en public, grand défenseur des « valeurs occidentales »), c’est sa nature même de mâle, d’animal, de cochon. La nature a remplacé la culture comme origine de la violence. Mais on ne soigne pas le mal du mâle de la même manière quand il s’agit d’un retour d’animalité ou d’un conditionnement culturel.
Ce changement de perspective (qu’il soit ou non pertinent, qu’il soit une vraie révolution ou bien un coup de mode) a de profondes conséquences anthropologiques. En effet, jusqu’ici, comme l’ont noté depuis longtemps les auteures féministes, toutes les grandes constructions idéologiques expliquant l’origine de la société s’entendaient pour faire de l’homme l’acteur du passage à la culture, et pour voir en la femme celle qui garde un pied (voire plus) dans la nature. Et pas la peine de revenir aux pères de l’Eglise.
La philosophie des Lumières, qu’on crédite de nos « valeurs » séculières modernes, faisait de l’homme l’acteur du contrat social, qui arrachait l’humanité à un état de nature dans lequel restait largement immergée la femme, logiquement dépourvue de droits civiques jusqu’à récemment ; cette dernière mettait au monde l’être humain, l’homme en faisait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ En décembre, Lactalis a procédé au rappel de l’ensemble de ses laits produits dans son usine de Craon depuis février à la suite de la découverte d’une contamination aux salmonelles.
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E.Leclerc a vendu des produits Lactalis malgré la mesure de rappel

En décembre, Lactalis a procédé au rappel de l’ensemble de ses laits produits dans son usine de Craon depuis février à la suite de la découverte d’une contamination aux salmonelles.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 13h50
   





                        


Le premier groupe français de grande distribution, E.Leclerc, a reconnu, mardi 9 janvier, avoir vendu des reliquats de produits Lactalis concernés par le rappel du 21 décembre dans certains de ses magasins.
Malgré l’application de cette mesure de rappel consécutive à la découverte d’une contamination aux salmonelles, « il apparaît que 984 produits ont malgré tout été vendus après le rappel dans plusieurs magasins », admet dans un communiqué le distributeur, sans préciser les points de vente concernés.

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                Huit questions sur le rappel de lait infantile contaminé



Les consommateurs ont été identifiés
E.Leclerc explique avoir constaté le problème après avoir procédé à « un audit interne de vérification de la bonne application des mesures de retrait des produits de l’entreprise Lactalis » à la suite d’un problème identifié dans le magasin E.Leclerc de Seclin, dans le Nord.
Les centres E.Leclerc procèdent à « un audit des procédures afin d’identifier précisément les raisons de ce dysfonctionnement et de mettre en place les mesures correctives nécessaires », ajoute le groupe, qui dit avoir informé « l’administration compétente ».
Le distributeur affirme avoir identifié les consommateurs ayant acheté les produits et « les directions des magasins les contactent actuellement individuellement ».
Retrait massif le 10 décembre
Le 21 décembre, Lactalis avait procédé au rappel de l’ensemble de ses laits et autres produits infantiles produits dans son usine de Craon (Mayenne) depuis février 2017 après la découverte d’une contamination aux salmonelles.
Un premier rappel de certains lots de laits infantiles avait été décrété le 2 décembre, puis le gouvernement avait annoncé un retrait massif de produits issus de l’usine de Craon le 10 décembre.
La bactérie à l’origine de la contamination à la salmonelle de l’usine Lactalis de Craon est probablement la même que celle qui a frappé le site en 2005, a annoncé lundi l’Institut Pasteur.
Un numéro vert a été ouvert : 01-71-53-51-20.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Après la Cour des comptes, en 2016, c’est au tour du contrôle général des armées de se pencher sur ce dossier qui fait l’objet d’une enquête pénale.
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Transport aérien militaire : les défaillances du contrôle interne

Après la Cour des comptes, en 2016, c’est au tour du contrôle général des armées de se pencher sur ce dossier qui fait l’objet d’une enquête pénale.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 16h32
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Daté du 1er décembre 2017, le document n’est qu’un « rapport intermédiaire », mais il comporte déjà de nombreuses critiques à l’encontre des responsables militaires. Saisi par le directeur du cabinet de la ministre des armées, Florence Parly, le 18 octobre 2017, le contrôle général des armées – le gendarme interne – dénonce à son tour, bien que tardivement, la mauvaise gestion du transport aérien des armées.
Sur ce dossier sensible, l’alerte avait été lancée dès l’automne 2016 par la Cour des comptes. Celle-ci relevait des « anomalies » dans les marchés du fret aérien des opérations militaires extérieures, sous-traité par des sociétés privées. Une enquête pénale, confiée par le parquet national financier à la section de recherche de la gendarmerie, est ouverte depuis l’été 2017. Elle porte sur d’éventuels délits de favoritisme, de faux en écriture, ou encore de non-respect du code des marchés.
Le contrôle général des armées dénonce les défaillances du contrôle interne à l’état-major. Les marchés d’affrètement aérien, passés notamment au profit des opérations au Sahel, concernent les vols logistiques de gros-porteurs de type Antonov 124 entre la France et l’étranger (40 millions d’euros en 2017) ou les liaisons par moyens-courriers et hélicoptères entre les bases françaises extérieures elles-mêmes (25 millions d’euros en 2017).
« Pour différentes raisons (déficiences de certains processus, manque d’effectif, jeunesse de certains services résultant des restructurations récentes, formation insuffisante du personnel), les procédures de passation et d’exécution de ces marchés » posent problème, écrivent les contrôleurs généraux. Soit, « pour (…) les avions-cargos des doutes sérieux qui justifient la transmission de documentation à la direction des affaires juridiques qui assure le lien avec l’autorité judiciaire ». Et pour les marchés du théâtre sahélien, des problèmes d’égalité de traitement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le plaignant affirmait avoir été gravement brûlé et insulté lors de son interpellation à Mantes-la-Jolie, le 7 novembre.
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Information judiciaire contre cinq policiers après une interpellation à Mantes-la-Jolie

Le plaignant affirmait avoir été gravement brûlé et insulté lors de son interpellation à Mantes-la-Jolie, le 7 novembre.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 18h42
   





                        



   


Le parquet de Versailles a ouvert, mardi 9 janvier, une information judiciaire contre cinq policiers de Mantes-la-Jolie pour « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois » et pour « non-assistance à personne en danger ».
L’IGPN, la « police des polices », avait été saisie par le procureur de la République de Versailles de l’enquête sur une interpellation à Mantes-la-Jolie, le 7 novembre, au cours de laquelle un homme de 27 ans a été grièvement brûlé aux bras.
Selon l’avocat du plaignant, Me Calvin Job, lors de son interpellation, le jeune homme dit avoir été frappé, victime d’injures racistes, et maintenu, menotté, contre un chauffage dans le fourgon qui l’emmenait au commissariat de Mantes-la-Jolie, malgré ses cris de douleur.
Deux versions de l’interpellation
Selon la procédure initiale établie par la police, citée par le parquet, une patrouille à pied inspectait des véhicules stationnés dans un parking quand elle a été « prise à partie » par cet homme, qui l’a insultée, selon le communiqué du parquet. « Lors de son interpellation, il s’est rebellé et a tenté de prendre la fuite », poursuit le parquet.
Dans le fourgon, toujours selon la procédure initiale, le plaignant s’est « débattu » avant d’être « allongé sur le dos au sol » puis « maintenu par trois fonctionnaires de police ». Il a continué à « insulter » les policiers, précise le parquet. Au contraire, selon Me Job, son client a consenti sans « aucune opposition » au contrôle d’identité qui lui était notifié, fournissant une vidéo qu’il présente comme celle de l’interpellation.
Placé dans un premier temps en garde à vue pour « outrage et rébellion », le jeune homme a ensuite été acheminé à l’hôpital de Mantes, où sa garde à vue a été levée. Rentré chez lui puis revenu aux urgences, il a été orienté plus tard vers un hôpital parisien où des brûlures « de deuxième et de troisième degrés, aggravées par le diabète » dont il souffre, ont été diagnostiquées, selon le parquet. Il a été opéré vendredi et devait rester hospitalisé une semaine, a précisé son avocat.
« Compte tenu de la gravité de cette affaire et des blessures constatées sur l’individu », un dispositif propre aux victimes gravement traumatisées a été activé, conclut le parquet dans son communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Notre rédaction est, comme plusieurs autres médias français et internationaux, partenaire de la plateforme pour vérifier des informations qui en sont issues. Voici en quoi consiste ce partenariat.
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Comment fonctionne le partenariat entre « Le Monde » et Facebook sur les fausses nouvelles

Notre rédaction est, comme plusieurs autres médias français et internationaux, partenaire de la plateforme pour vérifier des informations qui en sont issues. Voici en quoi consiste ce partenariat.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 18h09
    |

                            Les Décodeurs








                        


La prolifération des fausses informations sur les réseaux sociaux pendant la présidentielle américaine de 2016 a mis en lumière la vulnérabilité des plateformes face aux campagnes de désinformation. C’est dans ce contexte, à peine un mois après la victoire de Donald Trump, que Facebook a mis en place aux Etats-Unis un système permettant à ses utilisateurs de signaler des informations douteuses, vérifiées ensuite par des médias partenaires. Une manière de répondre aux critiques sur sa passivité, voire son irresponsabilité face au phénomène.
Le Monde s’est engagé de longue date dans un travail global de lutte contre les fausses informations. Combat qui se traduit notamment par le travail de vérification des faits portés par Les Décodeurs, par le lancement, début 2017, du Décodex, notre série d’outils pour aider nos lecteurs à vérifier eux-mêmes l’information ou encore par l’engagement de journalistes de la rédaction pour l’éducation aux médias et à l’information, dans l’association Entre les lignes.
Ce travail de vérification nécessite de s’adresser au plus grand nombre, à commencer par les utilisateurs des réseaux sociaux comme Facebook, premiers lieux de circulation des rumeurs. Le Monde, comme plusieurs autres médias français dont Libération ou l’AFP, s’est allié à la plateforme lorsque son outil contre les fausses informations a été mis en place en France, en février 2017, pour essayer de toucher un public qui dépasse le cercle de ses lecteurs. D’abord bénévole, ce partenariat est rémunéré depuis quelques mois.
Parce qu’il s’agit d’une expérimentation, le fonctionnement de cet outil a évolué à plusieurs reprises depuis son lancement. Voici en quoi il consiste dans sa version actuelle, en janvier 2018.
Comment fonctionne l’outil de Facebook
L’enterprise donne accès aux médias partenaires à un fil d’articles signalés comme « suspects », issus des signalements d’internautes ou repérés par les algorithmes de la plateforme. On y trouve chaque jour des dizaines de nouveaux contenus de toutes sortes. Certains émanent de médias traditionnels, y compris du Monde, d’autres de sources diverses et variées.
Les médias partenaires peuvent ensuite examiner ces contenus et peuvent donner une des appréciations suivantes pour chacun d’entre eux :
« Vrai », lorsqu’il s’agit d’une information avérée dans les grandes lignes ;« Faux » , pour les articles dont l’information principale est fausse ;« Mélange » , lorsque l’article contient de fausses informations, mais que l’information principale est correcte ;« Non éligible », lorsqu’il est possible d’apporter des précisions concernant un article, sans se prononcer sur sa véracité.
Lorsqu’un article a été signalé comme « faux » par un média partenaire de Facebook, la plateforme envoie un message d’alerte à tout internaute souhaitant le partager pour le prévenir qu’il existe des articles en contestant le contenu, en lui proposant de les lire.
Par ailleurs, la plateforme dit réduire nettement la visibilité des contenus signalés comme « faux », et dans une moindre mesure celle des articles labellisés « mélange ».
Comment le travail des Décodeurs alimente cet outil
Près d’un an après le début de ce partenariat avec Facebook, nous avons examiné des milliers d’articles dans le cadre de celui-ci et évalué des centaines d’entre eux. A chaque fois que nous avons indiqué une appréciation sur la véracité des informations contenues dans un article, nous avons étayé celle-ci par un article publié dans la rubrique de vérification des faits des Décodeurs du Monde ; ce travail est consultable par chacun en remontant le fil de notre rubrique ou en parcourant notre annuaire recensant les fausses informations qui circulent en ligne.
Ce sont ces liens que Facebook invite à lire lorsqu’un internaute veut partager un contenu signalé comme « faux ». Dans les autres cas, les contenus que nous proposons peuvent être mis en avant sous les articles en question sur Facebook, pour proposer à leurs lecteurs des informations complémentaires.
Dans l’écrasante majorité des cas, les articles que Facebook nous signale contiennent des informations que nous avons déjà vérifiées. Plusieurs articles peuvent, en revanche, faire circuler une même fausse information, et il arrive donc fréquemment que la plateforme nous signale d’autres articles reprenant une intox que nous avons démentie. En cela, ce travail enrichit celui que nous faisions déjà au quotidien dans le cadre du Décodex.
Il arrive tout de même aussi que des articles comportant des faits que nous n’avions pas vérifiés au préalable soient proposés dans la liste des articles soumis par Facebook. Souvent, il s’agit d’informations non mensongères. Parfois, il s’agit bien d’affirmations erronées, auquel cas nous rédigeons un article ou une brève explicative lorsque nous le jugeons utile.
Un travail rémunéré par Facebook
Lors de la phase d’expérimentation de l’outil, au cours de ses premiers mois, Facebook nous signalait un nombre limité de contenus douteux. Désormais, leur examen prend un temps considérable, et nécessite de s’appuyer sur des centaines d’articles publiés par Les Décodeurs au fil des mois. Ce travail est effectué avec la même exigence que l’ensemble des publications du Monde et il nous engage tout autant, y compris juridiquement.
Facebook n’est pas une rédaction et ne dispose pas des compétences en interne pour effectuer le travail de vérifications des faits. La plateforme fait donc appel à des médias partenaires, dont Le Monde, qu’elle rétribue pour ce travail. Nous sommes membres de ce dispositif, mais il s’agit encore, de notre point de vue, d’une expérimentation et cette participation pourra évoluer dans les mois à venir en fonction de ses évolutions et des résultats concrets qu’elle aura permis d’obtenir ou non.
Ce partenariat n’entrave en rien notre indépendance éditoriale vis-à-vis de Facebook. Ces dernières semaines nous nous sommes notamment interrogés sur la pertinence ou non des efforts engagés par l’entreprise dans la lutte contre les fausses informations. A cette occasion nous avons signalé qu’il reste beaucoup à faire en la matière tant la plateforme reste vulnérable face à ce phénomène, comme nous l’écrivions dans le cadre d’une vaste enquête sur la question publiée fin décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ En contrepartie, le constructeur automobile promet « plus de 1 300 recrutements » en CDI dans sa division automobile (62 000 salariés fin 2016) et « au moins 2 000 emplois jeunes ».
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PSA prévoit 1 300 ruptures conventionnelles collectives en 2018

En contrepartie, le constructeur automobile promet « plus de 1 300 recrutements » en CDI dans sa division automobile (62 000 salariés fin 2016) et « au moins 2 000 emplois jeunes ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h42
   





                        



   


PSA est une des premières sociétés, avec notamment Pimkie, à vouloir mettre en œuvre les rupture conventionnelles collectives (RCC) désormais permises par la réforme du code du travail. Les syndicats ont fait savoir, mardi 9 janvier, que le constructeur automobile souhaite recourir en 2018 à 1 300 RCC et 900 dispenses d’activité pour des seniors, tout en embauchant 1 300 CDI et 2 000 jeunes en alternance.
Dans le détail, le groupe projette, selon les syndicats, 1 250 mobilités externes (congés de reclassement, création d’entreprise), 50 passeports de transition professionnelle et 900 congés seniors. Ce dispositif permet à des salariés de cesser le travail quelques années avant leur retraite, tout en conservant leur contrat de travail et une partie de leur salaire.
En contrepartie, l’entreprise promet « plus de 1 300 recrutements » en CDI dans sa division automobile (62 000 salariés fin 2016) et « au moins 2 000 emplois jeunes », a précisé la direction de PSA dans un communiqué, vantant un solde « équilibré ». Le groupe, qui rassemble Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, prévoit par ailleurs 6 000 mobilités internes et 1 000 parcours de reconversion.
A titre de comparaison, 1 170 congés seniors et 1 500 mobilités externes sécurisées ont été réalisés en 2017, ainsi que 1 200 recrutements CDI et 2 500 emplois jeunes, selon les chiffres communiqués aux syndicats mardi.

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Projet « inacceptable » pour la CGT
« L’équilibre entre sortants et rentrants est atteint », a réagi la CFE-CGC, réclamant cependant le « respect » du volontariat et une adaptation de la charge de travail pour les « salariés qui restent ».
« Ce n’est pas un plan social mais la mise en œuvre de démarches volontaires », dans le but d’adapter les effectifs à l’évolution du secteur, a fait savoir la CFTC.
La CFDT a noté « avec satisfaction » les recrutements prévus mais « regretté » que la direction « n’envisage que 400 CDI » en production (contre 200 en recherche et 700 dans le commercial), où quelque 8 000 intérimaires sont employés.
FO a jugé « intolérable » que les ruptures collectives ne servent qu’à « faire partir des salariés », quand « les ateliers se vident » et qu’il y a « des équipes complètes avec des intérimaires ». Le syndicat réclame l’embauche de « 17 % de cette population ».
Quant à la CGT, elle a qualifié le projet d’« inacceptable » alors que « PSA est riche à milliards ». Elle s’est, en outre, inquiétée d’une augmentation de la prime de départ pour les salariés de région parisienne, redoutant une « fermeture à terme » du site de Saint-Ouen.

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Mise en œuvre courant février
Le projet final sera examiné en comité central d’entreprise le 19 janvier pour une mise en œuvre courant février. Il est conditionné, pour la partie relative aux ruptures collectives, à la signature d’un accord majoritaire.
Il reprend des mesures issues du dispositif annuel de gestion des effectifs créé chez PSA par un accord datant de 2013, prolongé par un second texte signé en 2016 par cinq syndicats sur six.
Selon l’observatoire des métiers mis en place chez le constructeur, 13 % de ses métiers sont classés « sensibles » (amenés à disparaître), 60 % à l’équilibre et 27 % « en tension » (besoins en recrutement).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Deux actionnaires d’Apple demandent à l’entreprise californienne de lutter contre l’addiction des plus jeunes à ses smartphones.
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L’addiction des enfants aux iPhone, comparable à « la malbouffe »

Deux actionnaires d’Apple demandent à l’entreprise californienne de lutter contre l’addiction des plus jeunes à ses smartphones.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 10h45
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


La démarche est inédite. Samedi 6 janvier, deux actionnaires d’Apple ont adressé un courrier à la direction du groupe pour lui demander de lutter contre l’addiction des plus jeunes à l’iPhone. Selon eux, le problème n’est pas seulement un enjeu de santé publique, qui alarme un nombre croissant de professionnels ; il représente également une menace pour la réputation de la société et, donc, pour le cours de son action en Bourse.
« Il n’existe aucune raison de ne pas agir de manière proactive », assurent, dans cette missive, CalSTRS, le fonds de pension des enseignants californiens, et Jana Partners, un redoutable fonds activiste. Chez Apple, leur influence reste très faible, puisqu’ils ne possèdent que 0,2 % du capital.
Selon les estimations du cabinet eMarketer, près de la moitié des enfants de moins de 11 ans possèdent un smartphone aux Etats-Unis. Cette proportion grimpe à 90 % chez les 12-17 ans. D’après l’organisation Common Sense Media, 78 % des adolescents états-uniens utilisent leur téléphone au moins une fois par heure. Et 50 % d’entre eux reconnaissent une dépendance.
« Réduire le nombre d’applications sociales disponibles »
« Les comportements et les états émotionnels des adolescents ont brutalement changé à partir de 2012 », explique la psychologue Jean Twenge dans son livre iGen (Atria Books, 2017, non traduit). Préférant leur smartphone, ils voient moins souvent leurs amis, ont moins de relations amoureuses et ne passent plus leur permis de conduire dès que possible. « Plus un adolescent passe de temps devant un écran, et plus il est probable qu’il devienne malheureux ou contracte des symptômes de dépression », ajoute Mme Twenge.
« Cela serait défier le bon sens que d’affirmer que le fabricant d’un produit si puissant n’a pas de rôle à jouer pour aider les parents », écrivent CalSTRS et Jana. Pour les deux investisseurs, « on ne peut pas demander aux parents de gagner seuls cette bataille ». Ils préconisent ainsi la mise en place d’options plus poussées de contrôle parental permettant, par exemple, « de limiter le temps d’utilisation, d’interdire l’usage à certaines heures et de réduire le nombre d’applications sociales disponibles ». A long terme, ces mesures « créeraient de la valeur pour les actionnaires », avancent-ils.

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« Nous prenons cette responsabilité très au sérieux »
Apple n’est pas la seule société concernée par ce problème. Facebook, Snapchat, Google ou Netflix contribuent grandement à l’addiction des enfants et des adolescents. Pour le moment, ces entreprises n’ont pas été interpellées par leurs actionnaires. L’initiative de CalSTRS et Jana pourrait cependant faire des émules. Pour Scott Galloway, professeur de l’université de New York, qui réclame davantage de régulation et des messages d’avertissement, il faut aller beaucoup plus loin :
« Les fabricants d’appareils et les plates-formes sociales devraient être traités comme la malbouffe. »

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En réponse à la polémique née de la missive de ses actionnaires, Apple a assuré, lundi 8 janvier, avoir « toujours fait attention aux enfants ». L’entreprise précise que, depuis 2008, les logiciels installés sur ses iPhone permettent aux parents de contrôler à quels jeux, films, applications et autres contenus leurs enfants peuvent avoir accès. « Nous réfléchissons vraiment à la manière dont nos produits sont utilisés et de l’incidence qu’ils ont sur les utilisateurs et leur entourage », souligne le groupe dans un communiqué. « Nous prenons cette responsabilité très au sérieux et nous sommes déterminés à répondre, voire à dépasser les attentes de nos clients, surtout quand il s’agit de protéger les enfants. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Najat Vallaud-Belkacem a renoncé, Stéphane Le Foll se lance et Olivier Faure est pressenti. Julien Dray, lui, « y pense, pas simplement en se rasant ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/01/2018
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Le PS face à la multiplication des candidatures au poste de premier secrétaire

Najat Vallaud-Belkacem a renoncé, Stéphane Le Foll se lance et Olivier Faure est pressenti. Julien Dray, lui, « y pense, pas simplement en se rasant ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 14h59
    |

            Enora Ollivier








                        



                                


                            

Cela s’apparente à un parcours de saut d’obstacles avant le marathon. Le mois de janvier exige une certaine endurance des dirigeants socialistes, obligés de décider dans les prochains jours lesquels d’entre eux seront candidats à la tête du parti. La ligne d’arrivée est proche : ils ont jusqu’au 27 janvier pour se déclarer et présenter un « texte d’orientation ». Ensuite, il faudra se remettre en selle et faire campagne jusqu’au 29 mars, date de l’élection du premier secrétaire.
Au fil de ce calendrier qui se resserre, les ambitions se font de plus en plus nettes. D’autant que la course a connu une subite accélération après la trêve des confiseurs. Dès le 3 janvier, Najat Vallaud-Belkacem, qui était pressentie pour déposer une candidature, a préféré prendre du recul et se tourner vers le monde de l’édition. C’est peu de dire que son renoncement rebat les cartes et débloque bien des retenues.
Des membres du courant dit majoritaire du PS, issu du dernier congrès de Poitiers, en 2015, doivent se réunir, mardi 9 janvier au soir, pour discuter du sujet brûlant du moment : la préparation du congrès. Lors d’une précédente entrevue, le 12 décembre, ils avaient adhéré au principe d’une candidature commune. Mais la décision de Mme Vallaud-Belkacem de jeter l’éponge alors qu’elle faisait figure de prétendante la mieux placée pourrait contrecarrer ce schéma initial. Et plusieurs d’entre eux se verraient désormais volontiers reprendre le flambeau.

L’ancien ministre Stéphane Le Foll a ménagé le suspense. Mais il est arrivé au bout de la réflexion qu’il mène depuis novembre – il avait alors successivement publié un texte et réuni ses troupes lors d’un événement public à Paris. Il a finalement annoncé sa candidature dans un entretien au quotidien Le Maine libre, mardi 9 janvier. M. Le Foll y explique vouloir « faire évoluer » un PS « exsangue, inaudible aux oreilles des Français ».
Le député de la Sarthe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le département, placé en alerte maximale lundi en raison de l’instabilité de son manteau neigeux, est maintenu en vigilance orange mardi matin.
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Savoie : la vigilance rouge avalanche est levée, un Britannique disparu

Le département, placé en alerte maximale lundi en raison de l’instabilité de son manteau neigeux, est maintenu en vigilance orange mardi matin.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 13h05
   





                        



   


Confrontée à une situation d’« enneigement exceptionnel », la Savoie avait été placée lundi en vigilance rouge, laquelle a été levée mardi 9 janvier au matin. L’amélioration de la météo a permis de lancer des recherches pour tenter de retrouver un Britannique disparu depuis deux jours. Trois départements alpins sont désormais en vigilance orange en raison de risques d’avalanche : la Savoie, les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes, a fait savoir Météo France dans son bulletin de 6 heures.
En 36 heures en Savoie, il est tombé environ 1,50 à 1,80 m de neige en Haute-Maurienne et 1,20 m à 1,70 m dans le Sud de la Haute-Tarentaise, de même que dans l’est du Queyras (Hautes-Alpes); 70 cm sur le Mercantour dans les Alpes-Maritimes. Ces conditions « exécrables » n’ont pas permis d’entreprendre des recherches de terrain pour tenter de retrouver un skieur britannique de 39 ans, qui a disparu à Tignes dimanche en fin de journée après avoir voulu « faire une dernière piste », selon la gendarmerie d’Albertville.
Un appel à témoins n’a rien donné mais à la mi-journée mardi, une fenêtre météo devait permettre de faire décoller un hélicoptère pour « survoler la zone de grand hors-piste de la station où son téléphone portable a borné », a indiqué la préfecture de la Savoie.
Un enneigement d’une telle intensité ne survient en moyenne qu’« une fois tous les trente ans », selon Météo France. Des départs d’avalanche vont se produire spontanément, avec comme « facteur aggravant » un « très bon enneigement » qui « favorisera leur écoulement », avait expliqué lundi le service de prévision.
Dans ce contexte, la préfecture de Savoie a recommandé aux résidents et aux usagers « la plus grande prudence ». Des mesures de prévention et de sécurité ont été prises, dont le confinement général et l’évacuation préventive des secteurs isolés de Haute-Maurienne et Haute-Tarentaise où des sapeurs-pompiers ont été positionnés. Tous les chemins piétonniers sont interdits. Egalement touchées par de fortes chutes de neige, les Alpes-Maritimes (massif du Mercantour) et les Hautes-Alpes (massifs du Queyras et du Thabor) étaient maintenues mardi en vigilance orange.
« Retour d’Est »
Les massifs de l’Ubaye, du Haut-Var et du Haut-Verdon ont été par ailleurs placés lundi soir au niveau 4 sur 5 de risque avalanche (échelle européenne), a annoncé la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence.
Dans les Alpes, des cumuls de neige peuvent atteindre 2 m, souligne Météo France. Ce phénomène, dit « de retour d’Est », est dû à l’humidité de la plaine du Pô qui se condense au contact des Alpes et se transforme en précipitations neigeuses. En vingt-quatre heures déjà, près de la frontière franco-italienne, des cumuls de 50 à 90 cm ont été enregistrés en Haute Maurienne, 60 à 80 cm en Haute Tarentaise, 65 à 90 cm dans le Queyras et 40 à 50 cm dans le Thabor.
Sur le front des orages, la vigilance orange a été levée sur les Bouches-du-Rhône et le Var. Dans les Alpes-Maritimes et le Var, une ligne orageuse virulente s’était mise en place dans la soirée de lundi sur un axe Fréjus-Draguignan, avec de la grêle et de fortes pluies. Par ailleurs, les recherches se sont poursuivies dans la journée pour retrouver deux personnes toujours portées disparues après la tempête Eleanor, qui a fait six morts et des dégâts chiffrés à au moins 200 millions d’euros la semaine dernière.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Eric Mouzin a expliqué pourquoi il avait décidé d’attaquer l’Etat pour faute lourde en raison de la « mauvaise gestion » du dossier, quinze ans après la disparition de sa fille.
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Le père d’Estelle Mouzin attaque l’Etat pour avoir « renoncé à chercher » sa fille

Eric Mouzin a expliqué pourquoi il avait décidé d’attaquer l’Etat pour faute lourde en raison de la « mauvaise gestion » du dossier, quinze ans après la disparition de sa fille.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h02
   





                        


Quinze ans après la disparition d’Estelle, son père accuse la police et la justice d’avoir « renoncé à chercher » sa fille. Eric Mouzin a expliqué, mardi 9 janvier, pourquoi il avait décidé d’attaquer l’Etat pour faute lourde en raison de sa « mauvaise gestion » du dossier. Quatre-vingt-cinq tomes de procédures, 85 000 pages, sept juges d’instruction, des policiers qui refusent de délivrer une synthèse de ce dossier devenu inexploitable… Entouré par ses avocats, Eric Mouzin a lancé un cri de colère froide : « Cela suffit ! »
Il y a quinze ans, bottes en caoutchouc aux pieds, cet expert en risques industriels avait arpenté sans relâche les environs de Guermantes, village de Seine-et-Marne, où la benjamine de ses trois enfants avait disparu, le 9 janvier 2003 vers 18 h 30, alors qu’elle rentrait de l’école par une nuit glaciale. Il avait ensuite fait connaître à la France entière le visage d’Estelle, par des affiches placardées dans les lieux publics, les aéroports, les bureaux de poste ou les couloirs du métro parisien.
Depuis, avec l’association Estelle, il n’a jamais abandonné l’espoir de savoir ce qui était arrivé à sa fille. Il continue à faire du lobbying pour améliorer le dispositif « archaïque » de recherche des enfants disparus, en militant pour la création d’un fichier unique des disparitions ou encore celle d’un corps de juges spécialisés.

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« Tout n’a pas été fait pour retrouver Estelle »
Au début, le père fraîchement séparé y « a cru », observant sans bien comprendre « les moyens colossaux » vantés par la police judiciaire (PJ) de Versailles, chargée de l’enquête – perquisition simultanée des 400 logements de Guermantes, vaste opération policière contre la pédophilie, exploration de toutes les cavités de ce coin d’Ile-de-France riche en carrières… Maintenant il est « convaincu que tout n’a pas été fait pour retrouver Estelle ». Ni au début ni dans les années qui ont suivi.
C’est un énième rendez-vous « surréaliste » chez le juge d’instruction de Meaux, en juin, qui a « totalement rompu la confiance ». Là, on lui a expliqué que le procès-verbal de synthèse indispensable à une relecture avec un « œil neuf », comme cela lui avait été promis, ne serait pas versé au dossier. « Il n’y a pas d’obligation de résultats mais il y a une obligation de moyens », argue Eric Mouzin. « Vivre dans l’univers d’un enfant disparu, c’est vivre dans un univers de merde, avec des pédocriminels, les pires pervers. Quand en plus il faut se battre avec les services d’enquête, c’est trop », a-t-il lancé.
« Aucun juge n’a pris le temps de lire l’intégralité du dossier et de donner des orientations aux recherches. Les policiers ont organisé le fait que les juges ne puissent pas comprendre ce dossier », a accusé son avocat, Didier Seban, dénonçant un flou « odieux et insupportable ». Pour l’avocat, « il n’y a plus d’enquête dans l’affaire Estelle Mouzin », simplement car « on ne peut pas travailler sur un dossier de 80 000 pages ».
Des lacunes dans les investigations
Au-delà de la méthode, Me Seban dénonce aussi des lacunes dans les investigations : « Aucun rapport sérieux sur le bornage téléphonique dans les heures autour de la disparition », sous-exploitation du logiciel Anacrim, « la porte Fourniret qui n’a pas été suffisamment refermée »…
Eric Mouzin pense qu’il « gagnera » son procès contre l’Etat. On ira « jusqu’au bout pour acter que la justice n’a pas les moyens d’assurer sa mission » et « on espère que d’autres associations, d’autres familles vont faire la même démarche ». « Mon rêve, c’est qu’il y ait quinze dossiers au TGI [tribunal de grande instance] de Paris, pour que l’Etat change enfin de braquet », a-t-il conclu.
La police, par l’intermédiaire de l’Office central pour la répression des violences aux personnes, travaille toujours sur une quinzaine de disparitions non élucidées. Un groupe de six policiers travaille en permanence et à plein-temps sur une douzaine de disparitions dites « criminelles », dont celle d’Estelle Mouzin. Samedi, le père, le frère, la sœur d’Estelle et leurs soutiens se retrouveront à Guermantes, à l’endroit où la fillette s’est volatilisée. Pour une quatorzième marche silencieuse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Plusieurs fabricants de téléviseurs ont annoncé des écrans dotés d’une précision visuelle supérieure. Faut-il attendre leur sortie avec impatience, alors que la 4K n’a pas encore convaincu ?
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CES de Las Vegas : faut-il rêver d’une télé 8K ?

Plusieurs fabricants de téléviseurs ont annoncé des écrans dotés d’une précision visuelle supérieure. Faut-il attendre leur sortie avec impatience, alors que la 4K n’a pas encore convaincu ?



Le Monde
 |    09.01.2018 à 12h59
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 13h45
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Peu avant l’ouverture du Consumer Electronics Show (CES), l’immense Salon de l’électronique grand public qui se tient à Las Vegas de mardi 9 à vendredi 12 janvier, LG a dévoilé une télévision à la diagonale spectaculaire de 88 pouces et Samsung a présenté un modèle de 85 pouces. Ce ne sont pas seulement deux très grandes télés. Pour comprendre leur particularité, il faudrait pouvoir s’en approcher de très près : leur précision visuelle est supérieure. Ces deux écrans 8K concentrent environ quatre fois plus de pixels que les modèles 4K ou UHD commercialisés depuis plus de cinq ans. Et seize fois plus de pixels que les écrans Full HD qui équipent encore beaucoup de salons. Ces chiffres font tourner la tête, mais cette débauche de finesse est-elle d’une quelconque utilité ?

   


La 4K peine déjà à convaincre
La question se pose, car les écrans 4K paraissent déjà exploiter toute l’acuité de la vision humaine, et même au-delà. Rappelons-le, la différence entre un écran 4K et un écran Full HD est loin d’être toujours perceptible à l’œil nu. Tout dépend de la taille de l’écran, ainsi que de la distance à laquelle on le regarde.
L’exemple des téléviseurs dotés d’une grande diagonale de 55 pouces est parlant. Sur ces écrans, l’avantage de la 4K est théoriquement perceptible à partir de deux mètres de distance, mais il n’apparaît de façon indiscutable qu’à partir d’un mètre cinquante, à moins d’avoir une vue exceptionnellement fine. Bien peu de canapés sont placés à un mètre cinquante de la télévision, excepté dans les appartements où la place manque. Certains joueurs, il est vrai, se rapprochent de leur télé quand ils branchent leur console, suffisamment pour profiter du potentiel de la 4K.

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C’est surtout lorsqu’on augmente la taille de l’écran que la 4K prend tout son sens. Mais à quel prix ? Les téléviseurs 4K de 75 pouces de diagonale, commercialisés à partir de 2 000 euros, offrent une qualité d’image nettement supérieure à celle des télévisions Full HD lorsqu’on les place à deux mètres du canapé. Mais aussi immenses soient-ils, ces écrans ne profitent pas encore du plein potentiel de finesse de la 4K. A deux mètres de distance, si l’on veut tirer le meilleur de la 4K, il faut s’offrir un projecteur commercialisé 2 500 euros au minimum, et diffuser une image de 2,30 mètres de large, soit 70 centimètres de plus que celle d’une télévision 75 pouces.

   


L’image est immense, elle envahit une grosse partie du champ visuel. Tout le monde n’apprécie pas d’être immergé à ce point. L’impression est proche de celle du spectateur de cinéma qui s’assoit au premier tiers d’une grande salle. Cela peut convenir pour regarder un film ou une série de temps en temps. Mais au quotidien, lorsqu’on regarde beaucoup la télévision, on peut trouver cet écran franchement inconfortable, voire désagréable lorsqu’on apprécie plus les émissions TV que les films.
Pour la plupart des Français, un simple écran Full HD suffit amplement. Ce type d’écran n’est hélas plus la priorité des fabricants. Les modèles de grande taille, supérieurs à 36 pouces, se raréfient. Les magasins Darty, par exemple, en proposent sept fois moins que des téléviseurs 4K/UHD.

   


L’intérêt de la 8K est difficile à saisir
Si la 4K pousse nos perceptions visuelles à leur limite, à quoi peut servir la 8K, hormis à préserver le chiffre d’affaires des fabricants de télés ? Dans un salon, sur un téléviseur 55 pouces, la différence entre 4K et 8K est totalement imperceptible, même à un mètre de distance. Même avec l’aide d’un projecteur, la différence reste imperceptible, à moins de s’approcher de l’écran de façon déraisonnable. Pourquoi voudrait-on se coller à deux mètres d’un écran de quatre mètres de large ? Cela reviendrait à s’asseoir au tout premier rang d’un écran de cinéma, rang qui ne séduit presque personne quand la salle n’est pas pleine.
Les usages n’existent pas encore. Ils restent à inventer, et pour un peu, cela nous entraînerait dans un paysage de science-fiction. On pourrait imaginer un mur d’images servant de décor animé : une fenêtre ouvrant sur la savane africaine ou une vallée alpine. A la demande, cet écran pourrait diffuser la télévision dans un rectangle beaucoup plus petit, et donc plus confortable visuellement. On peut imaginer que les créateurs de films apprennent à tourner très large, et à concentrer l’action au centre de l’image, pour mieux immerger le spectateur. Certains cinéastes ont déjà commencé à le faire lorsqu’ils réalisent des films destinés aux immenses salles IMAX Dome. Mais il faudra probablement attendre quelques décennies avant que le « mur d’écran 8K » devienne accessible aux bourses des particuliers.

   


Entre-temps, il faudra inventer des tuyaux plus larges. Car pour l’heure, même la 4K peine à se faufiler jusqu’aux téléspectateurs. Très peu de chaînes diffusent des programmes 4K/UHD, uniquement avec la fibre optique, le satellite, ou les connexions ADSL les plus rapides. Les premières chaînes de TNT UHD sont attendues pour dans plusieurs années. Les services de vidéo par Internet comme Netflix peinent à diffuser à toute leur clientèle une bonne image Full HD aux heures de pointe. Et même si théoriquement, certains programmes Netflix ou Amazon sont accessibles en 4K, la rapidité de la connexion ADSL de millions de domiciles leur interdit d’en profiter. Toutefois, le défi de la diffusion 8K ne semble pas insurmontable. Le groupe d’audiovisuel public japonais NHK teste la diffusion par satellite depuis 2016.

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Pour le moment, les usages des écrans 8K paraissent surtout limités aux applications professionnelles. Les médecins, par exemple, apprécient de pouvoir s’approcher à 30 centimètres d’un grand écran 30 pouces pour percevoir un détail d’une netteté parfaite. La 8K est déjà utilisée en endoscopie et en imagerie médicale. L’industrie du divertissement pourrait se laisser séduire… On pourrait imaginer qu’un parc de loisirs bâtisse une attraction spectaculaire sur la base d’un immense écran à la définition troublante. Nos salons, eux, attendront.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’Institut pour la population et la sécurité sociale évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions en 2015. Le premier ministre Shinzo Abe parle d’« une crise nationale ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/01/2018
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La population du Japon poursuit son inquiétant déclin

L’Institut pour la population et la sécurité sociale évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions en 2015. Le premier ministre Shinzo Abe parle d’« une crise nationale ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 11h52
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            
Lundi 8 janvier, 1,23 million de Japonais ayant eu 20 ans au cours des douze derniers mois ont participé aux traditionnelles « seijinshiki », les cérémonies d’entrée dans l’âge adulte. En ce jour férié, les jeunes femmes vêtues de kimonos aux teintes chatoyantes et les hommes en costume ou en ensemble hakama-haori ont assisté à des réunions publiques dans leur commune pour écouter leurs aînés énoncer leurs droits et devoirs. Puis ils ont envahi les gargotes pour fêter ce jour qui leur donne officiellement le droit de boire de l’alcool. Moment de fête, la seijinshiki, héritière d’une tradition liée au culte shinto, est révélatrice du déclin démographique de l’Archipel. En 1994, les jeunes de 20 ans étaient 2,07 millions.
Et la tendance à baisser devrait se poursuivre. Selon les chiffres rendus publics fin décembre 2017 par le ministère de la santé, seuls 941 000 bébés seraient nés cette année, soit 36 000 de moins qu’en 2016, et surtout, le chiffre le plus bas depuis 1899. Dans le même temps, 1,3 million de Japonais sont décédés. La population poursuit donc son déclin amorcé à la fin des années 2000. L’Institut pour la population et la sécurité sociale (IPSS) évalue à 88 millions le nombre probable de Japonais en 2065, contre 126 millions lors du dernier recensement effectué en 2015. Ce même IPSS voyait déjà en 2008 la population japonaise tomber à… zéro en l’An 3000.

La première conséquence de cette évolution est le vieillissement accéléré de la population. Les plus de 65 ans représentent 27,2 % de la population. En 2065, ils seront 40 %. Ce qui a un coût : les dépenses de la Sécurité sociale représentaient 32,5 % du budget de l’exercice 2017 clos fin mars, contre 17,6 % de celui de 2000. Et la question du paiement des retraites est soulevée, puisque la population active devrait tomber à 38 millions de personnes en 2060, contre 65,8 millions en 2013. Se pose aussi le problème de la prise en charge des personnes âgées. Yukio Noguchi,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La réunion entre les principaux acteurs du rugby français avait notamment pour but de donner une nouvelle impulsion à la collaboration entre les clubs et l’équipe nationale.
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Rugby : une photo de famille et trois heures de discussion pour sortir le XV de France de l’impasse

La réunion entre les principaux acteurs du rugby français avait notamment pour but de donner une nouvelle impulsion à la collaboration entre les clubs et l’équipe nationale.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 18h11
    |

            Adrien Pécout








                        



   


La réunion méritait bien une photo de famille et quelques belles intentions. Au premier plan : Jacques Brunel, nouveau sélectionneur du XV de France, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, et Paul Goze, président de la Ligue nationale de rugby (LNR). Au milieu d’eux, la plupart des entraîneurs du championnat de France, le Top 14. Tous invités au siège fédéral, à la résidence de Marcoussis (Essonne), dans l’après-midi du lundi 8 janvier.
« Ce n’est pas quelque chose qu’on a l’habitude de faire, on est plutôt en concurrence tout au long de la saison entre les staffs des clubs », reconnaît Franck Azéma, le manageur de Clermont, champion de France en titre.
Trois heures de discussion avec cette question sous-tendue : comment communiquer davantage entre les clubs et la sélection nationale pour sortir le XV de France de l’impasse ? La question n’est pas neuve, eu égard aux intérêts antagonistes entre la FFR (équipe de France) et la LNR (les clubs professionnels). Mais la poser aujourd’hui est aussi une manière pour la FFR de justifier son récent limogeage, très contesté, de Guy Novès (7 victoires en seulement 21 matchs).

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Le camp Laporte avait, en effet, argué de prétendues mauvaises relations entre la sélection nationale et les clubs pour limoger le prédécesseur de Jacques Brunel. Des mauvaises relations que nie toujours l’intéressé.
Première mesure annoncée lundi ? Jacques Brunel entend plus ou moins se passer de la liste Elite, manière de rompre avec l’héritage de Guy Novès. « Je ne suis pas certain que la liste ait encore lieu d’exister. En tout cas, la sélection des joueurs de l’équipe de France ne se fera en fonction d’elle », a-t-il expliqué, alors qu’il présentait à la presse ses adjoints, Sébastien Bruno, Jean-Baptiste Elissalde et Julien Bonnaire.
Revoir la méthode de communication
Au mois de juin 2017, Guy Novès avait communiqué une liste de 45 joueurs censés être protégés par leurs clubs respectifs. Le même été, le groupe en question avait bénéficié d’un surcroît de préparation par rapport à l’année précédente, passant de huit à dix semaines sans disputer le moindre match.
La disparition de cette liste Elite correspond aux souhaits de la direction actuelle de la FFR. « Il y a des situations très diverses suivant les périodes de l’année entre un joueur blessé ou pas blessé, un joueur qui a joué beaucoup ou pas », avance Jacques Brunel, qui était encore manageur de l’Union Bordeaux-Bègles jusqu’à sa prise de fonction officielle à la tête de l’équipe nationale, le 2 janvier.
Favorable à plus de « souplesse », le Clermontois Franck Azéma explique que les débats du jour ont notamment concerné la méthode de communication entre le staff du XV de France et les clubs. « Pour qu’il y ait des remontées d’informations, de données, mais aussi d’échanges, par téléphone sur l’état de forme, l’état de santé. » Rien n’a encore été formalisé, mais ce sont « des choses qu’on peut mettre en place rapidement », souligne l’entraîneur clermontois, dont l’équipe croule justement sous les blessures depuis le début de la saison.

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                Bernard Laporte en première ligne



Immersion
Une mesure a déjà été actée, en revanche, conférant plus de pouvoir aux clubs qu’à la Fédération, laisse entendre Laurent Travers (Racing) : « Il a été décidé que la préparation physique serait à la responsabilité de chaque club. » A l’opposé de la préparation estivale de 2017, durant laquelle le staff précédent du XV de France avait conçu des programmes spécifiques à chaque membre de la liste Elite, y compris pendant leur période en club.
Dernier point : des séjours d’immersion ont été envisagés. Jacques Brunel, mais aussi ses adjoints (Bruno, Bonnaire et Elissalde) iront de club en club dès la fin du Tournoi des six nations… comme pouvait déjà le faire le staff précédent. Réciproquement, et la chose serait plus inhabituelle, les entraîneurs de clubs pourront se rendre à Marcoussis en tant qu’« observateur pour échanger un ou deux jours », précise le sélectionneur.
Je pense que certains ne le feront peut-être pas, certains auront déjà prévu leurs vacances et ne vont pas changer leur billet d’avion, mais bon, la relation a été instaurée et je pense qu’il y en aura quelques-uns qui viendront.
Lundi, tous les entraîneurs du Top 14 avaient répondu à l’invite fédérale. Seuls trois entraîneurs avaient transmis un mot d’excuses pour justifier leur absence à la réunion : Vern Cotter (Montpellier), Christophe Urios (Castres) ainsi qu’Adrien Buononato (Oyonnax).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ James Damore, qui porte plainte, avait été licencié en août par Google après avoir diffusé en interne un manifeste controversé, critiquant la politique de diversité de l’entreprise.
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Google attaqué pour discrimination envers les hommes blancs conservateurs

James Damore, qui porte plainte, avait été licencié en août par Google après avoir diffusé en interne un manifeste controversé, critiquant la politique de diversité de l’entreprise.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 16h30
    |

            Morgane Tual








                        



   


Après avoir bousculé la Silicon Valley cet été, James Damore était resté relativement discret. Lundi 8 janvier, cet ancien de Google, licencié en août après la diffusion d’un manifeste sexiste controversé, a de nouveau fait parler de lui : il a porté plainte contre l’entreprise, l’accusant de discrimination envers les hommes blancs conservateurs.
Dans la plainte transmise à la cour de Santa Clara (Californie), James Damore, ainsi qu’un autre ancien salarié de Google, David Gudeman, prétendent vouloir défendre « tous les employés de Google discriminés en raison de leurs opinions politiques considérées comme conservatrices par Google, (...) de leur genre masculin, (...) de leur race caucasienne ». Les deux hommes laissent entendre que d’autres salariés ou anciens salariés pourraient les rejoindre.
« Ostracisés, rabaissés et sanctionnés »
Pour comprendre cette action en justice, il faut revenir sur les événements de cet été. James Damore, ingénieur chez Google, avait fait circuler en interne un long manifeste critiquant la politique prodiversité de l’entreprise. Le texte avait fait polémique au sein de l’entreprise, notamment pour des propos jugés sexistes : James Damore estime que si les femmes sont si peu représentées chez Google, notamment au sein des ingénieurs, ce n’est pas pour des raisons de sexisme mais de « différences biologiques ».

        Lire nos explications :
         

          L’affaire de sexisme qui agite Google expliquée en 8 questions



L’affaire prit une telle ampleur dans les rangs de Google que, chose rare, ce texte s’est retrouvé en ligne, donnant alors une toute autre dimension à la polémique. Dans la foulée, son auteur a été licencié, accusé d’avoir violé le code de conduite de l’entreprise. Cette controverse a conforté certains détracteurs des grandes entreprises du Web – notamment « l’alt-right » américaine –, les accusant d’être biaisées, au service d’idéologies dites progressistes et hostiles à la liberté d’expression.
La plainte, longue de 161 pages, estime que James Damore, David Gudeman et d’autres « ont été ostracisés, rabaissés et sanctionnés pour leurs points de vue politiques hétérodoxes, et pour le péché supplémentaire de leur naissance, ayant fait d’eux des caucasiens et/ou des hommes ».
Captures d’écran
James Damore accuse aussi Google de mettre en place « des quotas illégaux pour atteindre son pourcentage souhaité de femmes » et de « favoriser les candidats des minorités ». Selon la plainte, Google « couvre de honte les managers des services qui n’auraient pas réussi à atteindre leurs quotas ».
Les plaignants affirment également que « la présence en nombre de femmes » est « seulement due à leur genre » et que « la présence de caucasiens et d’hommes est accueillie avec des huées lors des grandes réunions hebdomadaires d’entreprise ». Ils accusent aussi des cadres de Google de détenir des « listes noires » d’employés conservateurs avec lesquels ils refuseraient de travailler.
Le document est assorti d’une centaine de pages de captures d’écran visant à appuyer ces accusations : extraits de conversations sur les réseaux sociaux internes à l’entreprise, images détournées ou « mèmes »...
Comme dans la plupart des grandes entreprises de la Silicon Valley, les salariés de Google sont en grande majorité des hommes (69 % selon ses chiffres), blancs ou asiatiques. L’entreprise clame haut et fort depuis plusieurs années vouloir diversifier ses équipes, et propose des formations contre les « biais inconscients » à l’égard des minorités, afin de sensibiliser ses salariés.
Ce qui n’a pas empêché Google d’être attaqué en justice par plusieurs anciennes employées l’accusant de payer davantage les hommes que les femmes, à responsabilités égales. Parallèlement, Google fait aussi l’objet d’une enquête du ministère américain du travail sur la question de la discrimination salariale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les données des personnes ayant fait appel, par Internet, au service après-vente de Darty étaient librement accessibles.
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Darty sanctionné par la CNIL, pour « atteinte à la sécurité des données clients »

Les données des personnes ayant fait appel, par Internet, au service après-vente de Darty étaient librement accessibles.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 13h32
   





                        



   


Cent mille euros. C’est la sanction que la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a infligé, mardi 9 janvier, à Darty, « pour ne pas avoir suffisamment sécurisé les données de clients ». Dans un communiqué, le gendarme de la vie privée déplore un défaut de sécurité du formulaire permettant au client de contacter, en ligne, le service après-vente de Darty. Ce qui rendait possible « d’accéder librement à l’ensemble des demandes et des données renseignées par les clients ».
« Plusieurs centaines de milliers de demandes ou réclamations contenant des données, telles que les nom, prénom, adresse postale, adresse de messagerie électronique ou numéro de téléphone des clients étaient potentiellement accessibles. »
En février, le site spécialisé Zataz avait remarqué qu’en modifiant l’adresse Internet reçue de Darty pour le suivi d’une demande adressée au service après-vente, il était possible d’accéder à toutes les autres demandes – et donc aux informations personnelles de leurs auteurs. Il avertit la CNIL, qui procède à un contrôle en ligne le 2 mars. Près d’un million de fiches de demande au service client étaient alors accessibles, selon les constatations de la Commission.
Manque de réactivité
Dans son communiqué, cette dernière regrette le manque de réactivité de l’enseigne d’électroménager : après avoir constaté la défaillance et informé l’entreprise du problème, elle a pu constater lors d’un second contrôle effectué le 15 mars que « les fiches des clients étaient toujours accessibles (…) et que de nouvelles fiches avaient été créées dans ce laps de temps ». Avant de préciser que « le soir même du second contrôle, la société informait [la CNIL] des mesures prises pour remédier à cet incident ».
Le formulaire problématique n’a pas été développé par Darty, mais par un prestataire. Ce qui, souligne la CNIL, « ne décharge pas [Darty] de son l’obligation de préserver la sécurité des données traitées pour son compte, en sa qualité de responsable du traitement. La société aurait dû s’assurer préalablement que les règles de paramétrage de l’outil mis en œuvre pour son compte ne permettaient pas à des tiers non autorisés d’accéder aux données des clients ».
La Commission aurait pu décider de garder la sanction secrète. Elle a décidé de la rendre publique afin de « sensibiliser les internautes quant au risque pesant sur la sécurité de leurs données », explique-t-elle dans le compte rendu de la séance lors de laquelle elle a décidé de sanctionner l’entreprise. La CNIL dit toutefois avoir pris en compte « l’initiative du responsable de traitement de diligenter un audit de sécurité » et « sa bonne coopération avec les services de la CNIL ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’homme est recherché depuis 2011 pour l’assassinat de sa femme et de ses quatre enfants à Nantes.
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Affaire Dupont de Ligonnès : l’opération de police dans un monastère du Var n’a pas permis de retrouver le fugitif

L’homme est recherché depuis 2011 pour l’assassinat de sa femme et de ses quatre enfants à Nantes.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 15h01
   





                        



   


Disparu depuis 2011, Xavier Dupont de Ligonnès était visé par une opération de police mardi 9 janvier dans le monastère du Désert, à Roquebrune-sur-Argens (Var). Des fidèles avaient signalé aux enquêteurs avoir vu aux offices, à la fin de 2017, un homme qui lui ressemble.
Mais, selon Ouest-France, M. Dupont de Ligonnès n’a pas été retrouvé au cours de cette opération menée mardi matin durant deux heures par les policiers de la police judiciaire de Nantes, assistés de leurs collègues de Toulon.
« A priori, je ne l’ai jamais vu, à moins qu’il ne soit venu à la messe, que je lui aie donné la communion, peut-être, je ne sais pas. Mais moi je ne l’ai jamais vu », a déclaré Frère Paul, un membre du monastère, aux journalistes. « Si vraiment ce monsieur est encore en vie, et dans la région, eh bien il faut qu’il soit bien protégé par quelqu’un », a-t-il ajouté.

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Derniers signes de vie à Roquebrune-sur-Argens
Xavier Dupont de Ligonnès demeure introuvable depuis la découverte, en avril 2011, des corps de sa femme Agnès et de ses quatre enfants âgés de 13 à 20 ans, enterrés sous la terrasse de leur maison à Nantes. Ils avaient disparu depuis près de trois semaines.
Xavier Dupont de Ligonnès avait été vu pour la dernière fois le 15 avril 2011, quittant à pied un hôtel Formule 1 de la commune varoise de Roquebrune-sur-Argens, avec un étui dans le dos pouvant contenir une carabine. Malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui, il n’a jamais été retrouvé.
« Je suis encore vivant »
En 2015, une journaliste de l’Agence France-Presse à Nantes avait reçu un courrier signé « Xavier Dupont de Ligonnès » dans lequel se trouvait une photo inédite, semblant issue d’un album de famille, et qui paraît être celle des deux fils Dupont de Ligonnès, Arthur et Benoît. Au dos du cliché, à l’encre bleue et en lettres majuscules figuraient ces mots : « Je suis encore vivant. » Puis, en caractères plus petits, cette mention sibylline : « De là jusqu’à cette heure. »
Au printemps 2013, des enquêteurs des polices judiciaires de Nantes et de Toulon, des gendarmes et des pompiers avaient procédé à des fouilles dans le Var, notamment dans le massif des Maures, qui n’avaient rien donné. Un cadavre en état de décomposition avancée avait également été découvert à la fin de juin 2013 à Cogolin (Var), à une vingtaine de kilomètres de l’endroit où M. Ligonnès avait été aperçu, mais la piste avait été écartée.



                            


                        

                        


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Au Turkménistan, pas de femmes au volant ni de voitures noires

Ces restrictions, qui s’ajoutent à de sérieuses difficultés économiques, viennent renforcer un arsenal ubuesque du code de conduite déjà en application.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 17h01
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


A Achgabat, la capitale turkmène, les voitures de couleur sombre disparaissent. Pour récupérer leurs biens, confisqués par les autorités sur les parkings et emmenés en fourrière, leurs malheureux propriétaires doivent produire un document établi par un garagiste selon lequel ils s’engagent à repeindre leurs véhicules d’une couleur claire « blanche ou argentée ». Aucune loi, ni aucun décret, n’a pourtant entériné la mesure ubuesque qui a filtré à l’extérieur début janvier grâce à des sites étrangers ou hors sol. Le Turkménistan, ex-République soviétique d’Asie centrale, est dirigé depuis 2006 par Gourbangouli Berdimoukhamedov, un autocrate qui aime le blanc et ne tolère aucune voix dissidente.
Selon des témoignages recueillis le 29 décembre 2017 par Azatlyk, la station privée membre du réseau Radio Liberty et financée par le Congrès américain, le nouveau code couleur infligé sur les routes impliquerait des « dépenses considérables » pour les 5 millions d’habitants de ce petit pays situé au bord de la mer Caspienne et cerné par l’Afghanistan, l’Iran, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan.
« Cela coûte 7 000 manats [1 677 euros] et d’ici peu le prix augmentera à 11 000 manats, soit mon revenu annuel », déplorait ainsi un résident d’Achgabat, dont le véhicule avait été embarqué la veille. Le 6 janvier, le site Chroniques du Turkménistan a pour sa part affirmé que les exigences des autorités s’étendaient désormais aux véhicules de couleur bleue, rouge ou verte.
Interdictions des vitres teintées et des gris-gris
Ces restrictions, qui s’ajoutent à de sérieuses difficultés économiques, viennent renforcer un arsenal absurde du code de conduite déjà en application. En 2014, les vitres teintées et pare-soleil noirs ont été bannis. En 2015, l’importation de voitures noires a été interdite. Et en octobre 2017, la police routière s’est mise à arrêter les voitures munies de gris-gris que l’on trouve partout dans le monde accrochés aux rétroviseurs. Les conducteurs devaient enlever ces attributs.
Début janvier toujours, une autre loi officieuse est entrée en vigueur, interdisant aux femmes de prendre le volant, sous peine de voir leur véhicule et leur permis de conduite confisqués. Alors qu’en septembre 2017, l’Arabie saoudite a levé l’interdiction faite aux femmes de conduire, le Turkménistan enclenche la marche arrière, devenant ainsi le dernier pays à proscrire la conduite féminine.
Une source du site Informations alternatives du Turkménistan diffusé en russe rapporte que le 5 décembre 2017, le ministre de l’intérieur, Iskander Moulikov, avait commenté des statistiques « officielles » qui rendaient les « femmes responsables de la majorité des accidents de la route » dans le pays. Le président lui aurait alors donné pour mission de « régler le problème ».



                            


                        

                        

