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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont assisté à la cérémonie organisée à Montrouge, où la brigadière fut tuée en pleine rue le 8 janvier 2015.
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Cérémonies d’hommage à la policière Clarissa Jean-Philippe, assassinée par Amedy Coulibaly en 2015

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont assisté à la cérémonie organisée à Montrouge, où la brigadière fut tuée en pleine rue le 8 janvier 2015.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 16h35
   





                        



   


Trois ans après l’assassinat de Clarissa Jean-Philippe, deux cérémonies se sont déroulées lundi 8 janvier en région parisienne pour rendre hommage à la policière municipale tuée par Amedy Coulibaly le 8 janvier 2015 pendant son service.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont notamment assisté à la cérémonie organisée à Montrouge (Hauts-de-Seine), où la brigadière fut assassinée en pleine rue.
« C’était il y a trois ans. Tout le monde se réveillait sous le choc, a rappelé Gérard Collomb, nous pleurions Cabu, Charb, Wolinski, nous étions tous Charlie. »
Abattue « froidement, lâchement, de deux balles dans le dos »
Au lendemain de l’attaque meurtrière qui coûta la vie à douze personnes, dont une grande partie de la rédaction dans les locaux de Charlie Hebdo, Clarissa Jean-Philippe est appelée pour un accident de la route au 72, rue Pierre-Brossolette à Montrouge, où elle était policière municipale. Sur place, elle est assassinée par le terroriste Amedy Coulibaly, « froidement, lâchement, de deux balles dans le dos », a souligné Gérard Collomb, qui a prononcé son discours devant la plaque installée à la mémoire de la brigadière sur les lieux du drame.
« Dans une semaine, elle allait enfin être titularisée, a rappelé le ministre de l’intérieur. Les Français se souviendront longtemps qu’une policière fut abattue dans la rue parce qu’elle avait promis de les protéger. C’est pourquoi cette plaque constitue pour elle l’hommage solennel de toute la nation. »
Auparavant, une autre cérémonie d’hommage avait eu lieu dans le square qui porte le nom de la policière, près de l’endroit où elle habitait, à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), en présence d’élus, d’habitants et d’enfants des écoles de la ville.
La veille, Emmanuel Macron avait rendu un hommage sobre, conformément au vœu des familles, aux victimes des attaques terroristes contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo et un magasin Hyper Cacher à Paris, qui firent seize morts, en plus de Clarissa Jean-Philippe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Question de droit social. La création de ce « super comité social et économique » représente une petite révolution pour les institutions représentatives du personnel dans les grandes entreprises françaises.
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Pourquoi instaurer un conseil d’entreprise ?

Question de droit social. La création de ce « super comité social et économique » représente une petite révolution pour les institutions représentatives du personnel dans les grandes entreprises françaises.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h00
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Chronique. Au 1er janvier a commencé le big bang des institutions représentatives du personnel dans les grandes entreprises françaises avec la fusion obligée, à l’issue des prochaines élections professionnelles, des délégués du personnel, du comité d’entreprise (CE) et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), au profit de l’unique comité social et économique (CSE), qui hérite de l’essentiel de leurs attributions d’information-consultation. Mais une autre instance, beaucoup plus novatrice, va aussi pouvoir être créée : le conseil d’entreprise.
Il s’agit d’un « super CSE », car il est également habilité à négocier un accord collectif, alors signé par la majorité des titulaires élus. C’est une petite révolution dans notre droit, où dominait l’opposition entre des institutions élues, avec leurs attributions consultatives, et les délégués syndicaux désignés, ayant le monopole de la négociation collective. Même si, dans les faits, il s’agissait souvent des mêmes personnes, du fait de la crise des vocations syndicales.

Paradoxe apparent : il revient aux délégués syndicaux de créer, ou non, ce conseil d’entreprise, qui les laisse subsister mais leur retire le cœur de leurs attributions. L’explication réside dans le nécessaire respect des règles ou des principes de valeur constitutionnelle ou conventionnelle, à l’instar de la convention no 135 de l’OIT, qui énonce que « la présence de représentants élus ne [peut] servir à affaiblir la situation des syndicats ou de leurs représentants ».
Recherche de consensus
Mais pourquoi des délégués syndicaux participeraient-ils à leur propre affaiblissement ? Parce que, outre des contreparties classiques, comme une hausse de la subvention au CSE ou une valorisation des parcours syndicaux, l’accord instituant le conseil d’entreprise doit aussi « [fixer] la liste des thèmes (…) soumis à l’avis conforme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de bâtonniers exprime son inquiétude face à la suppression de petites cours d’appel pour des raisons comptables à court terme, et propose la création de cours d’appel de délestage.
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« Non à la réforme dispendieuse et injuste » de la carte judiciaire de Nicole Belloubet

Dans une tribune au « Monde », un collectif de bâtonniers exprime son inquiétude face à la suppression de petites cours d’appel pour des raisons comptables à court terme, et propose la création de cours d’appel de délestage.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h50
    |

Corinne Jouhanneau-Boureille (Bâtonnière de Guéret), Isabelle Lescure (Bâtonnière de Brive), Christine Marche (Bâtonnière de Tulle) et Abel-Henri P...







                        



                                


                            

Tribune. Nous avons compris. Nous avons compris que la France doit présenter un déficit en dessous de 3 % de son produit intérieur brut (PIB) aux autorités européennes. Nous avons compris que tous les ministères doivent mener des réformes au pas de charge pour faire des économies. Nous comprenons que le ministère de la justice n’échappe pas à la règle. Nous avons compris que le maillage territorial de la justice doit tenir compte des évolutions démographiques. Nous ne sommes pas enfermés dans un corporatisme régionaliste comme certains voudraient le faire croire.
Nous savons parfaitement que le barreau du XXIe siècle doit s’adapter aux très importantes évolutions de notre société, que la numérisation est un enjeu majeur auquel la profession a très largement répondu en s’adaptant sans résistance ni manifestations au réseau Intranet entre les juridictions et nos cabinets.
Nous savons que notre profession ne peut pas faire l’économie d’une réflexion profonde sur sa place dans un marché du droit désormais très largement ouvert qui la contraint, de plus en plus, à sortir des prétoires qui ne peuvent plus être l’unique lieu d’exercice des généralistes de province que nous sommes.
Des cartes « secrètes »
Nous ne pouvons pas comprendre, en revanche, la logique simpliste à l’origine de la réforme de la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Madame la ministre a lancé une « large concertation » et a désigné à cet effet deux rapporteurs, Dominique Raimbourg et Philippe Houillon, chargés de recevoir les observations et doléances des acteurs concernés. Le rapport doit être déposé le 15 janvier mais aucun projet n’est communiqué, aucune carte n’est mise sur la table, en sorte que les bâtonniers doivent faire face aux inquiétudes légitimes de leurs troupes sans pouvoir y répondre.
Des cartes « secrètes » circulent dans la presse et dans les couloirs, sur lesquelles certaines cours d’appel ont disparu ou ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le renouvellement entrepris par Laurent Wauquiez depuis son accession à la présidence de LR crée quelques tensions.
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La vieille garde du parti Les Républicains proteste contre le « jeunisme »

Le renouvellement entrepris par Laurent Wauquiez depuis son accession à la présidence de LR crée quelques tensions.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h17
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Laurent Wauquiez est jeune – 42 ans, soit deux ans de plus qu’Emmanuel Macron –, et il tient à ce que cela se sache. « Ma force, c’est que je suis une nouvelle génération, a assuré le nouveau président du parti Les Républicains (LR) lors d’un entretien accordé à six quotidiens de la presse européenne, le 21 décembre. Il faut comprendre que je veux reconstruire un monde nouveau à droite. (…) Et j’ai fait le choix de ne pas chercher à garder tous ceux qui ont fait le naufrage de ce qu’est la droite aujourd’hui. Mon choix, c’est de faire vivre une nouvelle génération. Mon équipe a 40 ans de moyenne d’âge. »
Mais cette entreprise de renouvellement ne va pas sans heurts, en particulier auprès des responsables les plus expérimentés du parti, qui ont été écartés de la première vague de nominations à des postes dans l’appareil. « Cette équipe jeune, ça a créé un peu de tension chez nos aînés », assure un membre de la nouvelle direction de LR. Une difficulté que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes pourrait essayer de surmonter en créant une sorte de comité des sages.
« Continuer le renouvellement »
Selon les termes d’un élu proche de M. Wauquiez, ce serait un « organe de gens plus expérimentés ». Un de ses collègues ajoute : « Laurent a prévu de faire une équipe composée de chapeaux à plume, un genre de conseil stratégique », en concertation notamment avec le président du Sénat, Gérard Larcher, celui du groupe LR du Palais du Luxembourg, Bruno Retailleau, et du président du groupe LR de l’Assemblée nationale, Christian Jacob. « Il faut des lieux de débat ensemble. La primaire a fait que chacun courait dans son couloir, nous avons besoin de lieux de rencontre », avance un parlementaire. « Il faut éviter de donner le sentiment de faire table rase du passé », ajoute un autre.

Néanmoins, « Laurent va continuer le renouvellement », affirme un de ses proches,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ A la veille de sa première réunion, lundi 8 janvier, l’instance présidée par la sociologue Dominique Schnapper est déjà soumise à critique.
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Laïcité à l’école : pas encore nommé, le Conseil des sages fait déjà débat

A la veille de sa première réunion, lundi 8 janvier, l’instance présidée par la sociologue Dominique Schnapper est déjà soumise à critique.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 11h14
    |

            Cécile Chambraud et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            

On n’en connaît encore ni la composition exacte ni la méthode de travail ; encore moins l’agenda, alors que trois ans, presque jour pour jour, après les attentats de janvier 2015, la France unie de Charlie semble ne plus tout à fait parler d’une même voix. Et pourtant, le « conseil des sages de la laïcité », nouvelle instance promise par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, pour « préciser la position de l’institution scolaire en matière de laïcité et de fait religieux », expliquait-il en conseil des ministres, le 8 décembre 2017, fait déjà réagir la communauté éducative.

Réactions sur sa composition d’abord. Si l’on s’en tient à la liste de treize noms qui a circulé en amont de sa première réunion (un « tour de table informel programmé ce lundi 8 janvier dans la soirée », précise-t-on au cabinet de M. Blanquer), c’est un attelage hétéroclite qu’aura à présider la sociologue et politologue Dominique Schnapper, fille de Raymond Aron – seule nomination confirmée à ce jour.
S’y côtoieraient des personnalités aussi diverses que Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, et Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain. Abdennour Bidar, philosophe, ex-« délégué laïcité » sous la gauche, et Patrick Kessel, ancien grand maître du Grand Orient de France, président du comité Laïcité et République. Autres nominations pressenties : celles de Ghaleb Bencheikh, islamologue, et d’Alain Seksig, inspecteur général de l’éducation nationale, qui fut président de la commission laïcité du Haut Conseil à l’intégration dissoute en 2012. Les noms de Rémi Brague, de Jean-Louis Auduc, de Catherine Kintzler, de Catherine Biaggi, de Frédérique de La Morena et de Richard Senghor figurent aussi sur cette liste « susceptible d’évoluer encore », prévient-on rue de Grenelle.
« Experts de tous horizons »
Le ministre de l’éducation avait promis, en décembre, de faire appel à des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois de l’Assemblée, dénonce une situation « néfaste pour l’ensemble de la société ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

L’Assemblée nationale se mobilise contre la surpopulation en prison

Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois de l’Assemblée, dénonce une situation « néfaste pour l’ensemble de la société ».



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h04
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        


La présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (La République en marche), est décidée à faire de la question des prisons un axe important de son mandat. Elle affirme au Monde que la « surpopulation carcérale est néfaste pour l’ensemble de la société », et dénonce « un manque de vision, comme si l’on se contentait d’écoper un bateau qui prend l’eau dans la tempête ». Au 1er décembre 2017, les prisons comptaient 69 714 détenus (+ 1 % en un an) pour 59 165 places. Le nombre de personnes dormant sur un matelas au sol atteint 1 547 (+ 6 %).
Deux mois après qu’une trentaine de députés sont allés visiter, dont certains par surprise, des établissements pénitentiaires, la commission des lois de l’Assemblée nationale met en place lundi 8 janvier quatre groupes de travail qui devront formuler des recommandations d’ici au 15 mars sur la prise en charge psychiatrique des détenus, l’activité en détention, le lien avec le tissu économique local, et les établissements à sécurité modulée.
L’objectif est d’arriver avant le projet de loi de programmation quinquennale pour la justice que le gouvernement prépare pour le printemps, afin de peser sur les choix. En particulier sur le contenu du programme de construction de 15 000 places de prison.
« Tous les groupes politiques sont d’accord pour faire de la question carcérale un sujet fondamental à traiter », explique la députée des Yvelines, ex-avocate pénaliste.
Selon elle, la surpopulation carcérale est néfaste pour les victimes « car en retardant l’incarcération des coupables, cela peut nourrir un sentiment d’impunité » et parce que « moins de possibilité de travail en détention retarde le moment où les condamnés commencent à indemniser les parties civiles », pour les surveillants « dont cela aggrave les conditions de travail alors qu’ils connaissent un taux de suicide supérieur à la moyenne », et pour les détenus « alors que l’on ne leur assure pas des conditions de détention digne ». 
Elle l’est aussi pour la sécurité, « car on ne peut plus répartir de façon fine les détenus et on fait des mélanges criminogènes, sans compter les risques en matière de radicalisation », et pour la sécurité future aussi « car la surpopulation carcérale limite l’accompagnement à la réinsertion et produit de la récidive ». Enfin, elle est néfaste pour l’ensemble des citoyens « car le cercle vicieux de bâtiments surpeuplés qui se dégradent plus vite alors que l’on se contente de rafistolages engendre un coût financier qui fait boule de neige ».
« Je n’ai pas de baguette magique »
Devant un tel réquisitoire, Mme Braun-Pivet s’attache à dépolitiser le débat pour « ne pas en faire un enjeu de politique pénale » et pour rechercher des solutions pragmatiques. Elle ne compte pas remettre en cause la liberté d’appréciation des magistrats et rejette par exemple la piste du numerus clausus proposée par son prédécesseur, le socialiste Dominique Raimbourg.
De même, au sujet de la progression rapide depuis deux ans du nombre de prévenus (plus de 29 % des personnes incarcérées ne sont pas encore jugées ou attendent une condamnation définitive) malgré les lois successives proclamant que la détention provisoire doit rester l’exception, l’ex-avocate souligne que les magistrats « décident en leur âme et conscience ».
La difficulté pour cette législature est que le nombre de détenus continue d’augmenter tandis que le programme de construction de nouvelles places de prison ne devrait commencer à produire ses effets que dans quatre ou cinq ans. « Je n’ai pas de baguette magique », reconnaît la députée. Les groupes de travail présidés par Philippe Gosselin (Les Républicains), Laurence Vichnievsky (MoDem), Stéphane Mazars (LRM) et la présidente de la commission des lois devront néanmoins trouver des pistes pour faire retomber la pression.
L’une d’elles serait de faire prendre en charge par les hôpitaux psychiatriques des malades qui n’ont rien à faire en prison alors que la proportion de 30 % de détenus souffrant de troubles psychiques est régulièrement avancée. Par ailleurs, Mme Braun-Pivet insiste sur le fait que tous les profils de condamnés n’ont pas besoin du même niveau de sécurité pour effectuer leur peine.
« Une place en établissement ouvert revient trois fois moins cher à construire que dans un centre de détention ordinaire, deux fois moins en coût de fonctionnement, et prend beaucoup moins de temps à ouvrir », dit-elle, en espérant qu’une part significative du plan des 15 000 places concernera ce type de structure.
Peines alternatives à la prison
Quant au problème des courtes peines de prison, prononcées en nombre malgré les critiques récurrentes sur leur intérêt, il serait le symptôme de l’échec des peines alternatives. En matière de petite délinquance, les juges prononcent des peines de prison ferme « quand ils n’ont plus d’autre choix », dit-elle, à l’encontre de récidivistes déjà plusieurs fois sanctionnés par des peines du type sursis simple, sursis avec mise à l’épreuve, jour-amende, travail d’intérêt général, etc. Pour Mme Braun-Pivet, « trop souvent, ces personnes n’ont pas le sentiment d’avoir été condamnées, ces sanctions n’auraient donc servi à rien ».

        Lire aussi :
         

                Prisons : la France a encore des progrès à faire



Des préoccupations qui rejoignent celles de Nicole Belloubet, garde des sceaux, qui souhaite faire des peines alternatives à la prison de véritables sanctions, présentées comme telles à la société et vécues comme telles par les condamnés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Deux réunions majeures entre partenaires sociaux ont lieu jeudi et vendredi sur l’assurance-chômage et sur la formation professionnelle.
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Un agenda social de rentrée très chargé pour tous les acteurs

Deux réunions majeures entre partenaires sociaux ont lieu jeudi et vendredi sur l’assurance-chômage et sur la formation professionnelle.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h39
    |

            Sarah Belouezzane








                        



                                


                            
Pour les partenaires sociaux, le ministère du travail et les acteurs de la filière sociale en général, les huit premiers mois de la présidence d’Emmanuel Macron se sont apparentés à un marathon : après les ordonnances réformant le droit du travail, voilà qu’il faut, avant la fin de l’hiver, discuter de la cure de jouvence que veut donner le président à l’assurance-chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage. Les concertations qui, fêtes de fin d’années obligent, ont connu une trêve ces trois dernières semaines, reprennent au pas de course en ce début janvier. Patronat et syndicat se réunissent pour la première fois pour parler d’assurance-chômage jeudi 11 janvier et poursuivent les travaux sur la formation professionnelle le lendemain, avant d’enchaîner sur l’apprentissage.

Les conclusions de ces concertations, d’abord attendues pour la fin janvier, devraient être rendues au gouvernement mi-février. « Six semaines c’est quand même très court. Alors, comme le gouvernement a mis du temps à lancer les travaux sur l’assurance-chômage, nous avons décidé de nous octroyer un peu de gras », explique un négociateur, qui ne cache pas sa fatigue.

Une fois le résultat des discussions connu, le gouvernement n’est cependant pas obligé de les reprendre à son compte pour l’élaboration d’une loi attendue pour le mois de mars. « C’est de la co-construction, nous prendrons connaissance des résultats, nous verrons s’il y a un accord total ou partiel sur les points qu’ils ont à examiner, puis en tenant compte de leurs propositions, on écrira notre projet de loi », explique-t-on dans l’entourage de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. Cela dit, « il n’y a pas d’engagement vis-à-vis des partenaires sociaux de tout reprendre tel quel, ce n’est pas un exercice de recopiage mais un équilibre en fonction de nos objectifs », poursuit-on rue de Grenelle.

« Nous ne voulons pas d’un petit machin pour les démissionnaires »
Premier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le nouveau patron de la droite veut profiter de l’année 2018 pour imposer à son parti ses vues sur l’Union européenne.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 07/01/2018
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Laurent Wauquiez tire LR vers une ligne eurocritique

Le nouveau patron de la droite veut profiter de l’année 2018 pour imposer à son parti ses vues sur l’Union européenne.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h19
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Comme le souligne avec une pointe d’humour Brice Hortefeux, député européen et soutien de Laurent Wauquiez, « année sans élection ne veut pas dire année sans émotion ». En particulier pour Les Républicains (LR), parti qui a connu son lot de psychodrames depuis 2012. En 2018, aucun scrutin n’est inscrit à l’agenda, mais la formation de droite va manier une matière inflammable : l’Europe.
Sujet de divisions tenaces en interne, entre les europhiles revendiqués d’un côté et les « eurocritiques » patentés de l’autre, au milieu desquels certains tentent de tracer des voies médianes, le débat européen devrait animer la vie du parti en prévision des élections européennes de 2019. « La préparation des européennes sera notre principal défi de 2018 », reconnaît Geoffroy Didier, secrétaire général délégué de LR et député européen. Un débat lors duquel M. Wauquiez, nouveau président du parti, va tenter d’imposer une ligne aux accents eurosceptiques, ce qui pourrait occasionner une nouvelle fracture et une vague de départs de son aile modérée en direction d’Emmanuel Macron.
Une Europe des « cercles concentriques »
Conscient de l’importance de l’enjeu, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a pris les devants en posant plusieurs jalons. Antieuropéen, lui, l’auteur du livre polémique Europe : il faut tout changer (Odile Jacob, 2014), dans lequel il préconisait de réduire l’Union européenne à un noyau dur de six membres ? « Je suis un européen convaincu, a-t-il répondu dans un entretien au Figaro, le 16 novembre. Face à la mondialisation et pour que la France pèse et se protège, il est indispensable de s’adosser à l’Europe qui doit être un bouclier de protection et un moteur de conquête. »

Pour autant, le quadragénaire ne renonce pas à « changer le corpus idéologique » de la droite, comme il l’a affirmé dans une autre interview, accordée, elle, le 21 décembre, à six quotidiens européens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’historien prend la plume, dans une tribune au « Monde », pour dénoncer les approximations du philosophe, qui avait affirmé, dans une tribune publiée dans nos colonnes, que « la République est une et indivisible ».
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« République est une et indivisible » : la réponse de Jean Baubérot à Yvon Quiniou

L’historien prend la plume, dans une tribune au « Monde », pour dénoncer les approximations du philosophe, qui avait affirmé, dans une tribune publiée dans nos colonnes, que « la République est une et indivisible ».



Le Monde
 |    08.01.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h02
    |

                            Jean Baubérot (Historien et sociologue)








                        



                                


                            

Tribune. Nous vivons dans une République démocratique où il est parfaitement légitime de critiquer son président. Mais avant de manifester, à son encontre, une vertueuse indignation et de décréter qu’Emmanuel Macron « n’a pas le droit » de déclarer que « la République est laïque, pas la société », car « cette formule est illégitime au regard de notre Constitution », il serait peut-être utile de lire ce texte fondamental de notre lien politique. Yvon Quiniou s’est dispensé de le faire, et il se retrouve ainsi dans le rôle classique de l’arroseur arrosé.

Notre philosophe s’est doublement englué dans ce comique de situation. D’abord, il affirme de manière péremptoire que, selon la Constitution, la « République est une, indivisible, laïque et sociale ». S’il délivre un tel enseignement à ses élèves de prépa, alors il n’est pas loin de l’« imposture morale, intellectuelle et politique », pour reprendre le sous-titre de son livre Critique de la religion (La ville brûle, 2014). En effet, l’article 1er est ainsi formulé : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. […] Elle respecte toutes les croyances. » Comme un magicien transforme un lapin en pigeon, M. Quiniou, dans son imagination débridée, ajoute le « une » et enlève le « démocratique ».
« indivisible » sans être « une » pour autant : vous me le copierez cent fois
En général, les les personnes mal informées se contentent de prétendre que la République est, constitutionnellement, « une et indivisible ». Il s’agit déjà d’une contre-vérité, d’une « fake news ». La formule se trouve dans la Constitution jacobine de 1793. Elle n’est pas reprise en 1946, au moment où le politique tente de dépasser l’époque coloniale par la double création de l’Union française et de la départementalisation des « vieilles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La présidente du FN a estimé dimanche que son parti devait changer de nom pour être perçu comme un « parti de gouvernement », susceptible de nouer des alliances.
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Marine Le Pen se dit favorable à un changement d’« appellation » du Front national

La présidente du FN a estimé dimanche que son parti devait changer de nom pour être perçu comme un « parti de gouvernement », susceptible de nouer des alliances.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 06h42
   





                        



   


Une « fake news » : c’est ainsi que Marine Le Pen a qualifié dimanche le chiffre de 80 % des militants du Front national qui seraient opposés à changer le nom du parti d’extrême droite, selon RTL, qui a publié cette information le 4 janvier.
La présidente du Front national a estimé qu’il devait changer de nom pour être perçu comme un « parti de gouvernement », susceptible de nouer des alliances. Marine Le Pen a défendu cette hypothèse lors d’une conférence de presse à Alençon, huitième étape de sa tournée de « refondation » : « Aujourd’hui, si nous changeons le Front national, alors, il faut aussi changer l’appellation. »
« Nous ne pouvons pas réfléchir en termes de nostalgie »
« Si un nom contient une charge qui puisse susciter des craintes, ou [avoir] une charge émotionnelle qui soit trop forte, et il semblerait que ce soit quand même le cas du Front national, alors il ne faut pas hésiter à se donner les moyens de la victoire », a plaidé l’ancienne candidate à la présidentielle.
« Si nous voulons que ce mouvement soit entendu, envisagé comme parti de gouvernement, susceptible de nouer des alliances, alors, il faut que ceux qui, éventuellement, seraient tentés par cette alliance se disent : “Il y a un nouveau mouvement qui tient compte de cette capacité, de cette possibilité de nouer des alliances.” »

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                Au Front national, le changement de nom ne fait plus l’unanimité



« Il faut maintenant qu’il [le FN] termine sa mue » et passe de « parti d’opposition, de contestation » à un parti de « gouvernement », a-t-elle martelé alors que celui-ci vit une crise identitaire après sa défaite à la présidentielle de mai 2017. « Nous ne pouvons pas réfléchir en termes de nostalgie », selon la députée du Pas-de-Calais.
Toujours mise en examen
« Un parti politique est un outil qui doit servir à arriver au pouvoir. Ce n’est pas une fin en soi », a aussi expliqué Marine Le Pen, alors qu’elle est elle-même mise en examen, tout comme le vice-président du parti, Louis Aliot, et le Front national lui-même, pour « abus de confiance » dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Le FN est soupçonné d’avoir profité des fonds du Parlement européen en embauchant fictivement des assistants parlementaires alors que ceux-ci travaillaient, en réalité, pour le compte du parti, en France.

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                Assistants parlementaires : le Front national mis en examen



Les militants du parti frontiste sont « plutôt majoritairement pour un changement de nom » à ce stade du dépouillement des questionnaires envoyés dans le cadre de la « refondation », a-t-elle assuré. La tendance finale est au changement de nom, « un certain nombre de noms seront suggérés » au congrès du FN le 11 mars et les militants voteront « sur ces noms », selon l’ancienne candidate à la présidentielle.
Saluant les succès électoraux de partis d’extrême droite en Pologne, en Hongrie et en Autriche, où le parti FPÖ a obtenu des ministères régaliens, l’ancienne eurodéputée a affirmé pouvoir « envisager sérieusement une véritable bascule au niveau européen ». « Jamais le projet que nous portons n’a été aussi près d’une réalisation effective » en Europe, a expliqué Marine Le Pen.
« Nous devons non seulement continuer à pointer du doigt les incohérences, les défaillances, les carences de la politique qui est mise en œuvre aujourd’hui, mais nous devons être aussi capables de présenter aux Français les projets qui sont les nôtres », a-t-elle conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Manifestations en Iran, projet de loi contre les fausses informations, djihadistes français arrêtés en Syrie… Les principales informations des semaines passées.
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Si vous étiez en vacances, les douze informations à lire pour rattraper l’actualité

Manifestations en Iran, projet de loi contre les fausses informations, djihadistes français arrêtés en Syrie… Les principales informations des semaines passées.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 16h27
    |

                            Les Décodeurs








                        


1. Violentes manifestations en Iran 
Une vague de protestations contre la corruption et la situation économique du pays a débuté jeudi 28 décembre en Iran. Les manifestations ont commencé à Macchad (Est) avant de s’étendre à une quarantaine de villes, dont Téhéran. Ce mouvement semble néanmoins marquer un temps d’arrêt depuis mardi 2 janvier et des rassemblements de soutien au pouvoir iranien ont été organisés mercredi 3 et jeudi 4 janvier, au lendemain de la proclamation de la « fin de la sédition » par les autorités. Au moins 21 personnes sont mortes au cours des derniers jours, dont 16 manifestants, et des centaines ont été arrêtées, dont 450 à Téhéran, selon les autorités.
2. Emmanuel Macron veut une loi contre les « fake news »
C’était l’annonce surprise des vœux à la presse du chef de l’Etat : le gouvernement planche sur une loi contre la circulation de fausses informations, particulièrement en période électorale. Le président n’a guère livré de détails de ce projet, mais quelques orientations. Ainsi, il a réclamé des « obligations de transparence accrues » pour les plates-formes comme Facebook et Google, notamment en matière de contenus sponsorisés. Il a également plaidé pour des recours en justice accélérés en cas de « propagation d’une fausse nouvelle ».

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          Légiférer sur les fausses informations en ligne ? Les problèmes que cela soulève



3. Des djihadistes français arrêtés en Syrie
Le vétéran du djihad Thomas Barnouin, ancien membre de la filière irakienne d’Artigat (Ariège), aujourd’hui combattant de l’organisation Etat islamique (EI), a été arrêté à la mi-décembre par les forces kurdes en Syrie en compagnie de plusieurs combattants français. La djihadiste française Emilie König, elle aussi arrêtée en décembre, a par ailleurs demandé à être jugée en France, posant une question épineuse au gouvernement.
4. Un ex-conseiller de Trump accuse le fils du président de « trahison »
Le New York Magazine a publié, mercredi 3 janvier, des bonnes feuilles du récit du chroniqueur Michael Wolff sur les coulisses de l’élection de Donald Trump. Dans cet ouvrage intitulé Fire and Fury (Le Feu et la Fureur), Steve Bannon qualifie ainsi de « traître » et de « demeuré » le fils du président américain pour avoir organisé une rencontre avec des Russes dans la Trump Tower le 9 juin 2016. Décrit par Donald Trump comme un tissu de mensonges, le livre de Michael Wolff dépeint une Maison Blanche en proie à la confusion et un président mal préparé à prendre la tête de la première puissance mondiale. Le président américain a depuis riposté, accusant notamment son sulfureux ex-conseiller d’avoir « perdu l’esprit », avant de défendre sa propre santé mentale en se qualifiant de « génie très équilibré ».
5. La tempête Eleanor fait cinq morts en France
La tempête qui s’est abattue sur la France a fait cinq morts et trois disparus depuis mercredi 3 janvier. Un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy en Haute-Savoie. Vingt-six blessés, dont quatre grièvement, sont également à déplorer, selon le bilan livré jeudi soir par le ministère de l’intérieur.
6. L’ancien footballeur George Weah élu président du Liberia
L’ancien attaquant du PSG s’est imposé, jeudi 28 décembre, au second tour de la présidentielle et succédera, le 22 janvier, à Ellen Johnson Sirleaf à la tête du pays. Plus d’un million de Libériens ont fêté sa victoire dans les rues.
7. Le chômage a baissé en novembre 
Le nombre de chômeurs en catégorie A (sans activité) inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,8 % en novembre. Derrière ce bon chiffre mensuel, la réalité est plus contrastée : la diminution du nombre de demandeurs d’emploi est faible (– 0,1 %), du fait d’une alternance entre hausses et baisses du chômage tout au long de l’année.
8. Macron présente ses premiers vœux
Le président français a tenté de corriger en partie son image, tout en réaffirmant son identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la « disruption » a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail et les mesures dans l’éducation nationale, et rappelé qu’il avait été élu pour « faire ce à quoi [il s’était] engagé ».
9. Jacques Brunel remplace Guy Novès comme sélectionneur du XV de France
Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, a décidé de remplacer Guy Novès, après seulement deux années comme sélectionneur. C’est Jacques Brunel, qui entraînait jusqu’ici l’Union Bordeaux-Bègles, qui le remplace. Trois anciens de l’équipe de France ont accepté de l’accompagner dans cette aventure : Jean-Baptiste Elissalde, Julien Bonnaire et Sébastien Bruno.
10. Deux policiers agressés dans la nuit du réveillon
Deux policiers ont été agressés la nuit du 31 décembre au 1er janvier à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Une première enquête a été ouverte sur ces violences, ainsi qu’une seconde sur l’organisation de la soirée en cause. En soutien à leurs collègues, plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés, mardi 2 janvier, à l’appel du syndicat Alliance. Pour obtenir des « sanctions exemplaires » et « une prise de conscience générale », SGP-FO a annoncé des rassemblements le 9 janvier devant tous les commissariats de France.
11. Cate Blanchett présidente du jury du prochain Festival de Cannes 
L’actrice australienne présidera le jury du 71e Festival de Cannes qui se tiendra du 8 au 19 mai prochain, devenant la onzième personnalité féminine à occuper cette fonction. Un choix qui s’est aussi porté sur une figure de proue de la lutte contre le harcèlement sexuel. La star australienne vient de lancer, avec d’autres actrices célèbres, comme Natalie Portman et Meryl Streep, la fondation Time’s Up (C’est fini). Ce projet disposera notamment d’un fonds destiné à financer un soutien légal pour les femmes et les hommes victimes de harcèlement sexuel au travail.
12. Mort de la chanteuse France Gall
La chanteuse France Gall est morte, dimanche 7 janvier, à Paris, a annoncé sa chargée de communication, Geneviève Salama. L’interprète de Poupée de cire, poupée de son et de Résiste avait été hospitalisée mi-décembre à l’Hôpital américain de Neuilly, près de Paris, officiellement pour une infection sévère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le porte-parole du Parti socialiste, est l’invité de l’émission « Questions politiques » sur France Inter, en partenariat avec « Le Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La cérémonie, silencieuse à la demande des familles, s’est résumée à la lecture des noms des victimes et une minute de silence suivies d’une « Marseillaise ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

« Charlie Hebdo », Hyper Cacher : trois ans après, de sobres commémorations à Paris

La cérémonie, silencieuse à la demande des familles, s’est résumée à la lecture des noms des victimes et une minute de silence suivies d’une « Marseillaise ».



Le Monde
 |    07.01.2018 à 08h22
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 16h37
   





                        


Le 11 janvier 2015, plusieurs millions de personnes, chefs d’Etat et anonymes, avaient défilé en France pour dénoncer l’attentat commis quelques jours plus tôt à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, à Paris. Trois ans après ces attaques terroristes qui ont causé 17 morts et qui ont marqué le pays, les hommages se font discrets et en ordre dispersé.

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                Charlie Hebdo et Hyper Cacher : trois ans après les attentats, l’enquête sera close en 2018



Pas de discours
Emmanuel Macron s’est rendu dimanche 7 janvier sur les différents lieux parisiens des attaques. Les hommages, sobres, conformément aux vœux des familles, ont commencé à 11 heures devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, dans le XIe arrondissement de Paris, où onze personnes ont été fusillées par les frères Chérif et Saïd Kouachi. Après la lecture des noms des morts, le dépôt de gerbes et une minute de silence, La Marseillaise a retenti.
Le président de la République n’a pas prononcé de discours. Il était accompagné de son épouse Brigitte Macron, de quatre ministres : Gérard Collomb (intérieur), Nicole Belloubet (justice), Françoise Nyssen (culture) et Benjamin Griveaux (porte-parole) et de la maire de Paris, Anne Hidalgo.
L’ancien président François Hollande a, quant à lui, publié un message sur son compte Twitter. « Il y a trois ans, des terroristes décimaient la rédaction de Charlie, assassinaient des policiers, et les clients d’un Hyper Casher. Nous ne devons rien oublier de ces terribles journées. »

Il y a trois ans, des terroristes décimaient la rédaction de Charlie, assassinaient des policiers, et les clients d… https://t.co/0AyIP6a1s8— fhollande (@François Hollande)


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Une autre cérémonie prévue lundi

   


Une cérémonie similaire s’est déroulée le boulevard Richard-Lenoir, où un policier a été abattu, puis à midi devant le supermarché Hyper Cacher de la porte de Vincennes où Amédy Coulibaly avait pris des clients en otage, tuant quatre personnes. Les principaux responsables de la communauté juive de France, le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Francis Kalifat, le président du Consistoire, Joël Mergui, et le grand rabbin de France, Haïm Korsia, étaient présents.
Lundi, Gérard Collomb qui représentera le président de la République, en visite en Chine, pour un hommage à Clarissa Jean-Philippe à Montrouge, au sud de Paris. Cette jeune policière, appelée sur un accident de la circulation, avait été assassinée en pleine rue par Amédy Coulibaly le 8 janvier 2015.
Une journée « Toujours Charlie » controversée
Samedi, une journée de débats et de concerts, intitulée « Toujours Charlie » a été organisée aux Folies Bergères, par le Printemps républicain, le Comité Laïcité République et la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). Mais cet événement a été controversé en raison de sa défense intransigeante de la laïcité, qui confine, selon ses détracteurs, à la récupération islamophobe.

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                « Toujours Charlie » : une journée de débats pour défendre la laïcité



De leur côté, plusieurs rédacteurs de Charlie Hebdo ont exprimé, dans leurs colonnes et sur Libération, leur malaise face à la récupération du slogan « Je suis Charlie », mais aussi leurs traumatismes et leurs difficultés à travailler dans une ambiance ultrasécuritaire d’« état de siège », trois ans après l’attentat contre leurs locaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le rapporteur chargé de contrôler les dépenses de Jean-Luc Mélenchon estime que ses réserves, qui concernent 1,5 million d’euros, n’ont pas été entendues, révèle « Le Parisien ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Comptes de campagne : démission du rapporteur ayant contrôlé les dépenses de Mélenchon à la présidentielle

Le rapporteur chargé de contrôler les dépenses de Jean-Luc Mélenchon estime que ses réserves, qui concernent 1,5 million d’euros, n’ont pas été entendues, révèle « Le Parisien ».



Le Monde
 |    07.01.2018 à 04h11
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 11h07
   





                        


L’un des rapporteurs de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) dénonce de « graves dysfonctionnements » dans le fonctionnement de l’institution, selon Le Parisien du dimanche 7 janvier.
Jean-Guy de Chalvron, qui était l’une des personnes chargées de vérifier les dépenses de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle de 2017, a démissionné de la CNCCFP, chargée de valider les dépenses et les recettes des candidats. Dans un courrier au président de la Commission, le 22 novembre, il pointe du doigt « de nombreuses divergences de fond » avec la décision finale sur le compte du candidat de La France insoumise.
Selon M. de Chalvron, 1,5 million de dépenses de M. Mélenchon, sur 10,7 millions, sont litigieuses et ne devraient pas être remboursées par l’Etat. Mais la « lettre de griefs » qu’il souhaitait adresser au candidat a été rejetée par la direction de la CNCCFP, explique-t-il au Parisien. Un refus « extrêmement brutal », ajoute-t-il.
Le président de la Commission, François Logerot, n’a pas souhaité répondre au quotidien. La CNCCFP, elle, affirme que « les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément leurs recommandations ». Selon Le Parisien, d’autres rapporteurs auraient également contesté la décision concernant leur candidat.

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Cinq mois pour éplucher les comptes
Les comptes des candidats à la présidentielle avaient été déposés à la CNCCFP et publiés au Journal officiel le 3 août. La Commission avait alors cinq mois pour les éplucher. Selon Le Parisien, elle a achevé ses travaux il y a une semaine et transmis ses avis aux candidats, qui peuvent ensuite déposer un recours au Conseil constitutionnel.
La CNCCFP a été créée par la loi du 15 janvier 1990 « relative à la limitation des dépenses électorales et à la clarification du financement des activités politiques », mais elle ne contrôle les comptes de la campagne présidentielle que depuis 2007. Ses neuf membres permanents sont nommés pour cinq ans sur proposition des présidents de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du vice-président du Conseil d’Etat. A chaque élection, elle recrute des rapporteurs – fonctionnaires ou magistrats en activité ou en retraite – pour éplucher les dépenses et les recettes des candidats.

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Après la campagne de 2012, la CNCCFP avait rejeté les comptes de Nicolas Sarkozy pour dépassement du seuil de dépenses. Une décision confirmée par le Conseil constitutionnel. Mais la Commission, aux moyens limités, estimait le surplus de dépenses à 363 000 euros. Une enquête judiciaire a révélé qu’il se montait en fait à… 18,5 millions d’euros. L’ex-président a été mis en examen, en février 2017, pour financement illégal de campagne électorale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le premier ministre développe la position du gouvernement sur plusieurs dossiers-clés de ce début d’année 2018.
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Notre-Dame-des-Landes, routes à 80 km/h : Edouard Philippe s’explique dans « Le JDD »

Le premier ministre développe la position du gouvernement sur plusieurs dossiers-clés de ce début d’année 2018.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 00h47
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 18h52
   





                        



   


Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) daté du 7 janvier, le chef du gouvernement Edouard Philippe revient sur les différents dossiers de ce début d’année, qui ont été examinés lors d’un séminaire gouvernemental mercredi.
Une décision « difficile et critiquée » sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes
M. Philippe, qui est engagé dans une ultime phase de négociations avec les élus locaux sur ce dossier, se dit conscient que la décision à venir sera « difficile et critiquée ». Il précise que ces échanges sur ce projet très controversé, entamés vendredi, « sont riches » et « très utiles dans la prise de décision ».
« Parce que ce dossier a traîné, qu’il s’est enkysté et que certains de nos prédécesseurs ont tergiversé ou préféré attendre que d’autres décident. Je ne sais même pas si j’étais né quand on a commencé à parler de Notre-Dame-des-Landes. »
La décision, qui « mûrit » et qui est attendue entre le 15 et le 30 janvier, « sera prise en plein accord avec le président de la République, qui regarde ce sujet avec attention », souligne le locataire de Matignon.
Comme on lui fait valoir que l’Elysée dit qu’il est en première ligne sur ce dossier épineux, il répond que « ça fait partie de [sa] fonction » et récuse l’idée que les coups à prendre lui soient réservés.
« Un premier ministre sait à quoi il s’expose quand il accepte la mission que lui propose le président de la République. Que dirait-on si je ne faisais que des choses faciles ? »

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Avec la baisse des cotisations, le « pouvoir d’achat des actifs va augmenter »
Edouard Philippe assure que les baisses des cotisations décidées par le gouvernement vont permettre à de nombreux Français d’avoir davantage de pouvoir d’achat à la fin du mois de janvier.
« Plus de 20 millions de salariés et d’indépendants vont constater dès la fin de ce mois qu’avec notre politique, le travail paie. Pour un salaire de 1 500 euros par mois, cela représentera un gain de 260 euros par an. »
Le premier ministre confirme également le projet de suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français cette année, ainsi que l’intention du gouvernement de diminuer les impôts durant le quinquennat d’Emmanuel Macron.
« Nous avons commencé à baisser le taux de prélèvements obligatoires : nous allons continuer, parce que c’est nécessaire. »

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Si les recettes fiscales augmentent, « ce sera un moyen d’accélérer notre désendettement », ajoute le locataire de Matignon, qui maintient la prévision de croissance de 1,7 % pour 2018. Un plan de lutte contre la pauvreté sera par ailleurs « rendu public d’ici au mois de mars », précise-t-il.
M. Philippe favorable à la publication « accompagnée » des pamphlets de Céline
Le premier ministre s’est prononcé en faveur de la publication des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline, qui fait débat en France, mais à condition qu’elle soit soigneusement « accompagnée ».
« Il y a d’excellentes raisons de détester l’homme, mais vous ne pouvez pas ignorer l’écrivain ni sa place centrale dans la littérature française. »

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                Petites et grandes manœuvres autour des pamphlets de Céline



Le préfet Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, avait mis en garde en décembre les éditions Gallimard sur les risques d’une réédition de ces textes, réclamant des « garanties » en matière d’accompagnement critique de l’ouvrage. Serge Klarsfeld, défenseur de la cause des déportés juifs de France, demande pour sa part que cette réédition soit interdite.
Les routes secondaires limitées à 80 km/h, M. Philippe prêt à être « impopulaire »
Pour tenter d’enrayer la hausse persistante du nombre de morts sur les routes, le gouvernement va annoncer mardi l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale sur 400 000 km de routes secondaires.

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« Je sais que, si nous annonçons cette mesure, je serai critiqué. Mais je sais qu’elle va sauver des vies, et je veux sauver des vies. Je comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l’Etat – d’ailleurs, nous annoncerons des choses à ce sujet. Et si pour sauver des vies, il faut être impopulaire, j’accepte de l’être. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Trois ans après l’attentat du 7 janvier, les participants à cette journée, organisée notamment par le Printemps républicain, ont tous mis en avant la défense du modèle laïc français. Sans craindre d’être taxés d’« islamophobie ».
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« Toujours Charlie » : une journée de débats pour défendre la laïcité

Trois ans après l’attentat du 7 janvier, les participants à cette journée, organisée notamment par le Printemps républicain, ont tous mis en avant la défense du modèle laïc français. Sans craindre d’être taxés d’« islamophobie ».



Le Monde
 |    06.01.2018 à 20h54
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 21h16
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Trois ans après les attentats qui ont visé Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, trois ans après la vague de mobilisation et de soutien qui avait mis des centaines de milliers de personnes dans la rue, comment encore dire « Je suis Charlie » ? A cette question, une journée de débats et de concerts, intitulée « Toujours Charlie », a donné une réponse ferme, samedi 6 janvier à Paris : en défendant sans faille la laïcité.
Des centaines de spectateurs ont assisté aux discussions aux Folies-Bergère, dont quelques personnalités comme l’ancien premier ministre Manuel Valls, la maire de Paris Anne Hidalgo - huée par une partie de la salle à son arrivée - ou la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.

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La journée, qui se déroulait sous haute sécurité, sentait un peu le souffre. Ses trois organisateurs – le Printemps républicain, le Comité Laïcité République et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) – se voient régulièrement reprocher leurs positions intransigeantes qui confinent, selon leurs détracteurs, à l’islamophobie.
Une critique dont les participants n’avaient visiblement cure. « Islamophobie », c’est « un mot scandaleux », « une arnaque », a lancé sur scène le philosophe Raphaël Enthoven, s’en prenant vivement à cet « adversaire considérable » qui confond « la critique d’un dogme et le racisme d’un groupe humain » et « met dans le même panier Cabu et Jean-Marie Le Pen ».
« Une partie de la gauche complice »
Charlie Hebdo « aura réussi à normaliser l’islam, ce dont ne veulent ni les islamo-gauchistes, pour qui l’islam est un prolétariat de substitution, ni les fanatiques », a considéré de son côté le philosophe Pascal Bruckner. L’essayiste Caroline Fourest a elle justifié le fait que personne n’ait été invité à porter la contradiction dans les débats. Elle a jugé que les personnalités qu’on lui cite régulièrement pour cet exercice « continuent à insulter Charlie » après la mort d’une partie de sa rédaction. « On va continuer à s’excuser. Pardon, mais on est encore Charlie », a-t-elle conclu, très applaudie.

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La philosophe Elisabeth Badinter, véritable « star » de la journée, acclamée par la salle, a pris la parole pour stigmatiser « une partie de la gauche » selon elle « complice de ceux qui cherchent à détruire la loi de 1905 (sur la laïcité) ».
« La gauche a laissé le FN et ses satellites s’emparer des combats qui avaient toujours été les siens. Facile, après, de taxer Charlie de racisme et d’islamophobie. Le travail d’intimidation des islamistes et de culpabilisation des gauchistes n’est pas resté sans effets. »
Une séquence de témoignages « Être toujours Charlie en Seine-Saint-Denis », très critiquée avant la tenue de la journée, a elle aussi mis en avant la nécessité de faire respecter le principe de laïcité, en particulier dans les banlieues. Véronique Corazza, principale de collège à Saint-Denis, a ainsi insisté sur la « lutte contre l’intrusion d’idéologie » en milieu scolaire. Elle a dénoncé des « associations d’aide aux devoirs qui cachent des écoles intégristes clandestines » ou donné l’exemple d’un assistant d’éducation qu’elle a dû licencier car il refusait de serrer la main des femmes.
Trois ans après les attentats, « l’unanimité de janvier 2015 s’est émoussée » a déploré Mario Stasi, le président de la Licra. Un sondage Ifop présenté lors de la journée montre que 61 % des Français se sentent encore « Charlie », contre 71 % il y a un an.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Editorial. Le 5 janvier face à Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’Etat a choisi, comme en mai 2017 face à Vladimir Poutine, d’adresser à voix haute certaines critiques à celui qu’il recevait en grande pompe.
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Le « parler vrai » de Macron à l’épreuve des autocrates

Editorial. Le 5 janvier face à Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’Etat a choisi, comme en mai 2017 face à Vladimir Poutine, d’adresser à voix haute certaines critiques à celui qu’il recevait en grande pompe.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 07h09
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Comment gérer les dictateurs ? Le nombre croissant d’autocrates sur la scène internationale pose un problème de plus en plus épineux aux dirigeants des pays démocratiques. Plusieurs attitudes sont possibles : il y a l’option gel des relations, pour ceux qui sont vraiment infréquentables. Il y a la rencontre discrète en se pinçant le nez, si possible en marge de grandes conférences internationales. Il y a la posture « realpolitik », qui assume un dialogue pas forcément glorieux, mais adouci par la signature d’énormes contrats réparateurs pour la balance commerciale.
Et puis il y a la méthode Macron. Elle consiste à recevoir avec tous les honneurs les autocrates de haut rang, ou à aller leur rendre visite en grande pompe, mais à se servir de la rituelle conférence de presse conjointe pour désamorcer, par quelques vérités assénées la tête haute, les critiques de ceux qui l’accusent de se compromettre. Dans son activisme diplomatique, le président français, dont on sait maintenant combien il aime parler, ne veut exclure personne : il souhaite rencontrer « tout le monde », y compris ceux avec lesquels le dialogue n’est pas forcément « cool », comme il le confiait au Point en septembre 2017 à propos de Recep Tayyip Erdogan. Mais il affirme aussi leur parler sans détour, et sans rougir.
Cette méthode a été inaugurée le 29 mai face à Vladimir Poutine, reçu dans le faste de Versailles pour s’entendre dire devant les journalistes que les médias officiels russes n’étaient que des organes d’influence et de propagande. Le président russe écouta stoïquement, le visage fermé : Versailles vaut bien une leçon.
Quels bénéfices ?
Emmanuel Macron a voulu rééditer l’exploit, vendredi 5 janvier, avec le président turc, dont la dérive autoritaire et répressive est dénoncée dans toute l’Europe. Il a souhaité, au cours « d’une discussion très franche », mettre fin à « l’hypocrisie » d’éternels pourparlers sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne : « Il est clair que les évolutions récentes et les choix de la Turquie ne permettent aucune avancée du processus engagé », a dit M. Macron au côté de M. Erdogan. Franc aussi sur leurs « désaccords sur la vision des libertés individuelles », le président français a soumis au président turc une liste de personnes que la France, et notamment les ONG, considère comme injustement poursuivies en Turquie, et a rappelé que la liberté d’expression est « un bloc qui ne se divise ni ne se détricote ».
La question, bien sûr, est la contrepartie espérée. Sortir de ces rencontres la tête haute est une chose, en tirer les bénéfices attendus en est une autre. L’avenir dira si l’accueil de M. Poutine et de M. Erdogan permet d’avancer, notamment, sur le déblocage du dossier syrien.

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                Face à Erdogan, Macron propose un « partenariat » plutôt que l’intégration de la Turquie à l’UE



La méthode Macron semble, en outre, souffrir déjà des exceptions : recevant, le 24 octobre à l’Elysée, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, dont le pays abrite quelque 60 000 prisonniers politiques, le chef de l’Etat a refusé « de donner des leçons hors de tout contexte » – le contexte étant, en l’occurrence, la lutte commune contre le djihadisme.
Cette méthode sera à nouveau mise à l’épreuve cette semaine lorsque M. Macron rencontrera en Chine le plus puissant de tous les autocrates, le président Xi Jinping. Sur la réciprocité des ouvertures commerciales, sur les libertés individuelles et sur la protection des intérêts stratégiques européens, le président français aura, à Pékin, plus d’une occasion de tester son « parler vrai ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Nicole Notat et Jean-Dominique Senard ont deux mois pour rendre leurs conclusions sur la reconnaissance du rôle social des sociétés.
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Le gouvernement lance le chantier du statut de l’entreprise

Nicole Notat et Jean-Dominique Senard ont deux mois pour rendre leurs conclusions sur la reconnaissance du rôle social des sociétés.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h49
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Le chantier est vaste, le calendrier serré. Missionnés par le gouvernement pour repenser la place de l’entreprise dans la société, Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, désormais présidente de Vigeo Eiris, et Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, ont moins de deux mois pour rendre leur copie. Des conclusions attendues en haut lieu : pas moins de quatre ministres étaient présents, vendredi 5 janvier, aux côtés des partenaires sociaux, pour le lancement des travaux.
« Il nous faut aujourd’hui faire évoluer le droit pour permettre aux entreprises qui le souhaitent de formaliser voire amplifier leur contribution à l’intérêt général », a expliqué la ministre du travail, Muriel Pénicaud, dans la salle toute en dorures et moulures vert pâle, où ont été signés les accords de Grenelle. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la future loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), dont une première mouture doit être présentée au printemps en conseil des ministres.
Son objectif sera double, a rappelé Bruno Le Maire : « Faire grandir les entreprises françaises » et « mieux associer les salariés aux résultats ». A terme, « 100 % d’entre eux devront être couverts par des accords de participation et d’intéressement », a insisté le ministre de l’économie. Mais avant cela, il faudra trancher sur une question plus théorique, mais tout aussi épineuse : celle de l’« objet social » des entreprises.
« Il s’agit de faire évoluer notre droit avec audace, mais aussi avec un esprit de responsabilité »
Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, avait soulevé un vent de panique dans les milieux patronaux en évoquant, début décembre 2017, une modification du code civil. En l’état, ce dernier stipule que toute société doit « être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Autrement dit, des actionnaires. « L’objet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Les traces ADN sur des armes ont permis d’avancer : sept nouvelles personnes ont été mises en examen en 2017.
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Charlie Hebdo et Hyper Cacher : trois ans après les attentats, l’enquête sera close en 2018

Les traces ADN sur des armes ont permis d’avancer : sept nouvelles personnes ont été mises en examen en 2017.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 06h34
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

Trois ans après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, les 7 et 9 janvier 2015, l’enquête sur ces deux attaques, qui avaient marqué l’entrée de la France dans sa vague terroriste la plus sanglante depuis les années 1990, arrive enfin à son terme. Après trois années de travail intensif et difficile, l’instruction, pilotée par des magistrats rattachés au pôle antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris, pourrait être clôturée d’ici au printemps ou à l’été 2018. L’enquête, après avoir avancé rapidement début 2015, a de nouveau fait de grands pas en 2017.

Selon les derniers développements dont Le Monde a pu prendre connaissance, les grandes lignes de l’organisation des attaques ont ainsi désormais été mises au jour, les principaux logisticiens des terroristes identifiés. Mais de nombreuses zones d’ombre demeurent, du fait de l’extrême minutie avec laquelle les frères Chérif et Saïd Kouachi d’un côté – auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo – et Amedy Coulibaly de l’autre avaient préparé leurs actions.
Quelque quatorze personnes sont ainsi mises en examen dans ce dossier. Des hommes qui, chacun à leur niveau, ont pu fournir armes, gilet pare-balles, argent ou transport aux terroristes. Leur degré de connaissance des objectifs ultimes des tueurs demeure cependant extrêmement difficile à déterminer. Selon nos informations, au moins un d’entre eux pourrait bénéficier d’un non-lieu, et un autre voir le chef d’inculpation à son encontre requalifié en simple association de malfaiteurs (sans le caractère terroriste).

Deux réseaux d’approvisionnement en armes
Sur le fond du dossier malgré tout, les juges ont beaucoup avancé. Ils sont désormais presque certains qu’Amedy Coulibaly a été l’intermédiaire indispensable des frères Kouachi pour se fournir en armes. Pendant longtemps, la façon dont ces derniers s’étaient organisés était demeurée obscure. Grâce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’historien Christian Delporte analyse la stratégie du repli de Najat Vallaud-Belkacem, qui a rejoint une cohorte de personnalités en retrait de la vie politique nationale, comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand.
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« En politique, on se retire pour mieux revenir avec une certaine virginité »

L’historien Christian Delporte analyse la stratégie du repli de Najat Vallaud-Belkacem, qui a rejoint une cohorte de personnalités en retrait de la vie politique nationale, comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 14h05
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Prendre de la hauteur, se tenir à l’écart des affaires politiques et rendre sa parole d’autant plus précieuse qu’elle est rare : voilà le choix récemment fait par Najat Vallaud-Belkacem, qui rejoint plusieurs personnalités en retrait de la scène nationale comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand. Des décisions qui relèvent certainement de stratégies avant un retour sur le devant de la scène pour Christian Delporte, professeur d’histoire à l’université de Versailles Saint-Quentin et auteur de Come back ! ou L’art de revenir en politique (Flammarion, 2014).

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                Prendre du champ, le nouveau mantra politique



Que penser du choix de personnalités qui ont décidé ces derniers mois de se mettre en retrait de la vie politique, comme Najat Vallaud-Belkacem ?
Cela veut dire qu’on se retire pour pouvoir mieux revenir, avec une certaine virginité politique. Retour qui passera par tout un discours de communication sur le thème « j’ai connu autre chose que la vie politique et je ne me mêle pas au marigot qui déchire la France ou mon parti ».
Le souci essentiel, c’est qu’il faut se retirer de la vie politique sans que l’on vous oublie complètement. Il faut donc avoir des espaces qui vous permettent de vous exprimer, ou le faire à travers vos amis.
La politique, comme disait Philippe De Villiers, c’est une drogue dure. Il m’étonnerait que quand on a goûté dès le plus jeune âge à cette adrénaline – à plus forte raison quand on a été ministre – on décide de complètement tourner la page.
Certaines personnalités ne pourraient-elles pas vouloir tout simplement changer de vie, ou souffler parce que le climat politique peut être violent ?
Je n’y crois pas un instant. En France, se retirer de la vie politique définitivement et de manière volontaire, c’est d’une extrême rareté. En principe, on le fait sous la contrainte, après une décision judiciaire ou une défaite politique. Alain Madelin est un des seuls à ne pas avoir fait ce choix par défaut [en 2006].
Parmi ceux qui ont été contraints de se mettre en retrait, y compris ceux qui ont été affectés ou humiliés par les affaires judiciaires, tous sont revenus. On ne peut pas se passer de politique quand on a fondé sa carrière dessus, grimpé tous les échelons. Voyez par exemple le cas de Nicolas Sarkozy.
Prendre ainsi du recul sans pour autant fermer la porte de la politique, ce n’est donc pas un phénomène courant ?
Non, c’est quelque chose de nouveau. Cela correspond d’abord à une période, le macronisme, qui bouleverse les repères. Par ailleurs, aujourd’hui, les Français ne croient plus en la politique, ni en leurs élus. Prendre du recul, ça permet donc de dire à quel point on n’est pas accroché à son mandat ou à la notoriété politique, et que, à travers un emploi dans la société civile, on se rapproche des Français.
En France, on accorde toujours beaucoup de crédit aux personnalités qui ne font plus de politique. Il suffit de regarder les sondages : ceux qui se sont retirés grimpent en popularité.
De même, s’éloigner de la vie politique active pour s’occuper d’affaires locales, c’est excellent pour se refaire une virginité politique. Les gens ont confiance dans leur maire et pas du tout en leur ministre.



                            


                        

                        

