<FILE-date="2018/01/08/17">

<article-nb="2018/01/08/17-1">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-1"> ¤ Un grand et récent succès du cinéma indien fait écho à l’une des promesses du premier ministre Narendra Modi, une complaisance qui ne plaît pas à tout le monde.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-1"> ¤                
                                       
édition abonné


A Bollywood, des toilettes au service du gouvernement


                      Un grand et récent succès du cinéma indien fait écho à l’une des promesses du premier ministre Narendra Modi, une complaisance qui ne plaît pas à tout le monde.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h37
   





                              

                        

L’un des plus grands succès des salles de cinéma indiennes des derniers mois est une histoire de toilettes. Depuis sa sortie cet été, Toilettes : une histoire d’amour, de Shree Narayan Singh, a récolté 2,16 milliards de roupies de recettes (28,4 millions d’euros). Si le sujet a trouvé un écho certain dans le pays, c’est qu’il constitue un problème majeur de société. Sur les 950 millions d’humains dans le monde qui n’ont pas accès aux toilettes, 60 % se trouvent dans le sous-continent. Tout comme les personnages du film de Shree Narayan Singh.
Dans cette romance à l’eau de rose, qui se déroule dans un village perdu au milieu de nulle part, un jeune homme du nom de Keshav, joué par l’acteur canadien d’origine indienne Akshay Kumar, tombe amoureux d’une jolie fille, qu’il finit par épouser.
Mais l’insolente a des exigences. Une fois mariée, Jaya (interprétée par Bhumi Pednekar) n’a plus qu’une obsession : installer des toilettes dans sa maison, fatiguée qu’elle est d’aller faire ses besoins dans les champs chaque matin, en compagnie de ses voisines. Keshav refuse d’engager les travaux mais, comme sa jeune épouse lui annonce qu’elle quitte le foyer pour retourner vivre chez ses parents, il finit par obtempérer et construit des latrines dans la cour de leur maison.
Félicitations de Narendra Modi
C’était compter sans son vieux père, qui juge l’affaire indécente et entreprend aussitôt de démolir les latrines toutes neuves. Ulcérée, Jaya demande le divorce. Un coup de théâtre vient débloquer la situation : les autorités politiques locales annoncent la construction de toilettes publiques dans le village. Les choses rentrent dans l’ordre et les habitants des alentours découvrent, comme Keshav et Jaya, les joies de la défécation dans l’intimité, à toute heure du jour et de la nuit.

Après avoir vu Toilettes : une histoire d’amour, le premier ministre Narendra Modi s’est même fendu d’un tweet de félicitations. Car si,...




<article-nb="2018/01/08/17-2">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-2"> ¤ Pour créer un sentiment « patriotique », le sociologue Jean Viard suggère de proposer à tous les jeunes de 16 ans un grand « voyage universel » dans le pays.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-2"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/12/2017
Découvrir l’application


                           
édition abonné


« Un grand voyage en France pour tous les jeunes, voilà un projet d’éducation à la citoyenneté »

Pour créer un sentiment « patriotique », le sociologue Jean Viard suggère de proposer à tous les jeunes de 16 ans un grand « voyage universel » dans le pays.



Le Monde
 |    24.12.2017 à 06h49
 • Mis à jour le
25.12.2017 à 22h38
    |

Jean Viard







                        



                                


                            
TRIBUNE. « L’été dernier, on a fait l’Italie, c’était magnifique. » Combien de fois n’a-t-on entendu cette phrase pour l’Italie ou New York, Londres ou Barcelone ? Mais… la France ? « Fait-on » encore la France quand on est français ? Enseigne-t-on le voyage en France, si cher à George Sand et à tant d’autres ? Formons-nous notre jeunesse, nos citoyens et tous ceux qui nous visitent, dans cette complicité puissante avec notre territoire, ses hauts lieux de mémoire ou de nature et de création, ses monuments et ses diversités ? N’aurions-nous pas laissé les vacances en France devenir promenade et divertissement plus que découverte et partage d’une culture et de ses diverses formes ? Et encore, seulement pour les 60 % d’entre nous qui partent régulièrement en vacances et qui souvent ne sortent pas de leur région.
Et ce qui est vrai de la France n’est-il pas encore plus vrai de chacune de nos régions, de nos nouvelles régions ? Ne laisse-t-on pas les débats sur les territoires se résumer à de l’aménagement et à des combats politiques, quand le grand combat de la mémoire, du sens et des valeurs est oublié ?
Autrement dit : sans connaître ni la Méditerranée, ni la Bretagne, ni le mont Blanc, ni Paris, ni la place de la Bastille, ni Strasbourg, ni Marseille, est-on totalement français ? Et le Rhin, le Rhône ou la Loire, la Garonne et la Charente… Chartres, bien sûr, et la synagogue de Carpentras, la Grande Mosquée de Paris, la Sorbonne et le Louvre. La promenade des Anglais aussi, et la stèle qui s’y dresse. Avant de courir à Disneyland, n’y a-t-il pas d’autres voyages, d’autres émotions, d’autres souvenirs à découvrir et partager pour se sentir de France, ou sentir la France si l’on est d’ailleurs ?

Le territoire, une immense bibliothèque
D’autant que la SNCF a fait disparaître les photos en noir et blanc des hauts lieux ludiques du corps charnel de la patrie qui ornaient ses wagons. Certes, la télévision nous abreuve...




                        

                        


<article-nb="2018/01/08/17-3">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-3"> ¤ Cette année, de nombreux musiciens du continent se sont imposés sur le marché international. L’afrobeats nigérian a dominé les charts.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-3"> ¤         

La playlist de Binetou : ces artistes africains qui ont marqué 2017



LE MONDE
              datetime="2017-12-22T16:50:38+01:00"

        Le 22.12.2017 à 16h50






Durée : 06:29 | 


Musicalement, l’année 2017 aura confirmé l’hégémonie de la pop nigériane, dite aussi « afrobeats ». Wizkid, Tiwa Savage, Davido, Tekno ont tous signé avec des majors en 2017 et ont sorti des albums internationaux.
Du coté francophone, l’année aura été marquée, entre autres, par la sortie d’un album aux accents afrobeats de la diva malienne Oumou Sangaré, par le succès de la pop camerounaise avec Locko, par le nouveau souffle apporté aux musiques mandingues par les Guinéens Kandia Kora et Mohamed Azaya et par la confirmation de l’enthousiasme pour les musiciens congolais, Ferre Gola et Fally Ipupa en tête.
A l’occasion de cette playlist, Binetou Sylla fait le bilan de l’année musicale en Afrique et établit son top 5 des titres qu’il fallait écouter en 2017.
Retrouvez sur Spotify les vingt titres de l’année sélectionnés par Binetou Sylla : http://spoti.fi/2kZdgFI
Binetou Sylla est directrice de Syllart Records, un label de musiques africaines et afro-latines basé à Paris, créé par Ibrahima Sylla en 1978. Elle décrypte pour Le Monde Afrique les nouvelles tendances musicales africaines et nous fait redécouvrir les artistes emblématiques du continent.


                

                     Qui est Mohamed Salah, le Ballon d’or africain 2017 ?

                

                     Le revenu universel testé dans un village kényan

                

                     George Weah : « Le Liberia va aller de l’avant »


<article-nb="2018/01/08/17-4">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-4"> ¤ Jusqu’au 30 juin 2018, la salle de l’Aéronef, à Lille, expose les photos d’Edouard Caupeil sur cet auteur hors norme. Des clichés issus d’un reportage réalisé avec Nicolas Bourcier, journaliste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/01/08/17-5">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-5"> ¤ Jusqu’au 30 juin 2018, la salle de l’Aéronef, à Lille, expose le travail du photographe Edouard Caupeil, qui accompagna en 2008 Nicolas Bourcier, journaliste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/01/08/17-6">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-6"> ¤ Les « digital nomads », ces travailleurs sans bureau fixe, allient plaisir du tourisme et activité professionnelle, avec pour critère premier la qualité de la connexion Internet.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Travailler en voyageant, le rêve accompli des nomades numériques

Les « digital nomads », ces travailleurs sans bureau fixe, allient plaisir du tourisme et activité professionnelle, avec pour critère premier la qualité de la connexion Internet.



Le Monde
 |    12.12.2017 à 15h59
 • Mis à jour le
13.12.2017 à 06h34
    |

                            Margherita Nasi (A Médellin) et 
                            Léonor Lumineau (A Medellin)








                        



                                


                            

France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Etats-Unis, Espagne… Ils viennent du monde entier et ont poussé le concept du « travailler n’importe où, n’importe quand » à son paroxysme.
Les uns sont traducteurs, auteurs, consultants, codeurs, communicants, « start-uppeurs », experts en référencement digital, les autres font du marketing en ligne, du graphisme, du design ou encore du e-commerce. Tous se retrouvent derrière le même acronyme : DN, pour « digital nomads », ces travailleurs sans bureau fixe, qui parcourent le monde en travaillant à distance, avec pour critère premier la vitesse de la connexion à Internet.
Depuis quelques années, Medellín en Colombie est une de leurs villes préférées en Amérique latine. Mais on compte aussi Chiang Mai en Thaïlande, Barcelone en Espagne, Berlin en Allemagne, Lisbonne au Portugal, Bali en Indonésie, Kiev en Ukraine, ou encore les îles Canaries en Espagne, selon le site spécialisé Nomad List. Le point commun entre ces lieux : un accès de qualité au Web, un coût de la vie intéressant, des espaces de coworking ou des cafés Wi-Fi à foison, et une communauté de nomades digitaux dans laquelle s’intégrer.
Une nouvelle espèce de voyageurs
Profitant d’un visa de tourisme de plusieurs mois ou d’un permis vacances travail (PVT), ils ont choisi d’allier plaisir du voyage et activité professionnelle grâce aux technologies numériques – des outils de partage de documents aux réunions en ligne. Impossible de connaître précisément leur nombre, mais selon le consultant Steve King, du cabinet de recherche américain Emergent Research, leur nombre est en forte augmentation.

Au nord-ouest de la Colombie, Medellín déploie ses faubourgs dans la vallée encaissée de l’Aburra, entre les cordillères Occidentale et Centrale. Jusqu’au début des années 1990, cette ville, fief du cartel de Pablo Escobar, était connue pour être la capitale mondiale de la violence (390 homicides pour 100 000 personnes en 1991).
Mais...




                        

                        


<article-nb="2018/01/08/17-7">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-7"> ¤ Jusqu’au 30 juin 2018, la salle de l’Aéronef à Lille expose le travail du photographe Edouard Caupeil qui avait accompagné, en 2009, Nicolas Bourcier, reporter au « Monde », sur la route américaine 61.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/01/08/17-8">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-8"> ¤ L’Etat hébreu a vivement réagi à l’inscription, sur le parcours du Tour d’Italie, de « Jérusalem-Ouest » comme ville de départ, estimant qu’il n’y avait « qu’un seul Jérusalem, capitale d’Israël ».
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Cyclisme : le Giro dit partir de « Jérusalem-Ouest » et suscite la colère de son hôte, Israël

L’Etat hébreu a vivement réagi à l’inscription, sur le parcours du Tour d’Italie, de « Jérusalem-Ouest » comme ville de départ, estimant qu’il n’y avait « qu’un seul Jérusalem, capitale d’Israël ».



Le Monde
 |    30.11.2017 à 12h19
 • Mis à jour le
30.11.2017 à 13h59
    |

            Clément Guillou








                        



   


Dans les heures suivant la présentation du parcours de son édition 2018, dont le départ sera donné d’Israël, le Tour d’Italie cycliste a découvert mercredi 29 novembre l’existence des mots piégés du conflit israélo-palestinien : en écrivant « West-Jerusalem » sur la carte du parcours, le Giro a commis un impair suscitant l’ire de l’Etat hébreu, dont la réaction n’a pas tardé.
« A Jérusalem, la capitale d’Israël, il n’y a pas d’est ou d’ouest. il n’y a qu’un seul Jérusalem unifié », ont écrit les ministres des sports, Miri Regev, et celui du tourisme, Yariv Levin, dans un communiqué assorti d’une menace : « Si l’écriture ne change pas, le gouvernement israélien ne sera pas partenaire de l’événement. »
Ils ont reproché aux organisateurs du Giro une « rupture des accords avec le gouvernement israélien », lequel a dépensé, selon les médias locaux, une dizaine de millions d’euros pour accueillir l’événement, entre l’argent versé à la société organisatrice et les frais logistiques et de sécurité particulièrement élevés. Selon l’hebdomadaire spécialisé Cycling Weekly, c’est également Israël qui aurait promis 1 à 2 millions d’euros à Christopher Froome pour qu’il participe au Giro, pour la première fois depuis 2009.

        Lire aussi :
         

                Cyclisme : Chris Froome participera au Tour d’Italie 2018



Dans la matinée de jeudi 30 novembre, le Giro a commencé à remplacer « West-Jerusalem » par « Jerusalem » sur les différents dessins du parcours.

   


Dans un communiqué, l’organisateur RCS a réaffirmé que le départ serait donné « de la ville de Jérusalem » et que l’emploi de « West-Jerusalem » devait « au fait que la course aura lieu concrètement dans cette partie de la ville ». Tout en disant avoir ôté l’expression « West-Jerusalem » de tous ses supports, RCS estime qu’elle est « vide de toute valeur politique ».
Les organisateurs du Giro pris au piège
Voilà RCS, groupe de presse milanais propriétaire du Giro, pris au piège qu’il souhaitait éviter : la politisation d’un grand départ organisé, pour la première fois dans l’histoire des grands tours cyclistes, hors d’Europe.
Rencontré au début de novembre à Londres, le directeur du Giro, Mauro Vegni, tenait un discours rodé sur l’aspect strictement sportif du départ de son épreuve en Israël : « Nous ne voulons absolument pas passer un message politique, assurait-il au Monde. Nous faisons du sport, du cyclisme, et c’est une opportunité pour nous. Stop. Rien de plus. Il n’y a rien de politique. » 

        Lire aussi :
         

                Cyclisme : « Le départ du Tour d’Italie en Israël n’est pas un message politique »



Mauro Vegni ne se berçait toutefois pas d’illusions sur les présumées vertus diplomatiques du sport ni sur l’utilisation politique qu’en ferait Israël, dont il s’agaçait d’ailleurs à l’avance.
Depuis qu’il a obtenu l’organisation de la « grande partenza » du Giro, Israël le revendique comme le plus grand événement sportif jamais organisé dans le pays. L’Etat hébreu s’attache ces dernières années à accueillir des compétitions, qu’il s’agisse du premier tour du championnat d’Europe de basket cette année ou des prochains championnats d’Europe de judo. Il s’agit d’« une révolution consistant à présenter Israël comme une destination de tourisme et de loisirs », soulignait Yariv Levin, ministre du tourisme, en septembre.
De son côté, la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (ECCP) a appelé le Giro à déménager son grand départ, estimant que la course cycliste contribuait « à dissimuler l’occupation militaire israélienne et ses politiques racistes contre les Palestiniens » et encourageait « l’impunité israélienne ».
Le contre-la-montre évite la vieille ville de Jérusalem

   


Pour rémunérateur qu’il soit, ce nouveau coup d’éclat du Giro comportait deux pièges : la participation de l’équipe émiratie (UAE Team Emirates) et de l’équipe bahreïnie (Bahreïn-Merida), deux pays arabes ne reconnaissant pas l’existence de l’Etat hébreu, et le tracé des étapes israéliennes.
Le premier, particulièrement sensible s’agissant d’équipes dont les chefs de file sont les vedettes du cyclisme italien Fabio Aru et Vincenzo Nibali, aurait été réglé : « Je sais que ces pays arabes s’en sont parlé et ont décidé ensemble qu’ils devaient être au départ », dit Mauro Vegni.
Le deuxième piège a lui aussi été évité : à la demande des organisateurs, les cyclistes ne pénétreront pas dans les territoires considérés comme « occupés » par les Nations unies, bien que l’étape entre Beer Sheva et Eilat, à travers le désert du Neguev, passe selon l’ECCP « à proximité de dizaines de villages de Palestiniens bédouins que l’Etat d’Israël refuse de reconnaître ».
Le contre-la-montre prévu le 4 mai 2018, premier jour du Giro, se cantonnera à la partie ouest de Jérusalem, autour des lieux symboliques de la ville sainte.
Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville, est occupée depuis 1967 et a été annexée en 1980 par l’Etat hébreu, qui a proclamé toute la ville comme sa capitale indivisible. L’annexion de Jérusalem-Est par Israël n’est pas reconnue par l’Organisation des Nations unies. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville sainte la capitale du futur Etat indépendant auquel ils aspirent.
Jérusalem n’est d’ailleurs pas reconnue comme capitale par la communauté internationale et les représentations diplomatiques sont situées à Tel-Aviv — qui accueillera également une étape du Giro.
Le tracé du contre-la-montre de Jérusalem n’aurait, selon le directeur de l’office du tourisme d’Israël, rien à voir avec la politique mais tout avec la sécurité : « Ce serait trop risqué pour les coureurs de rouler dans la vieille ville, car les routes sont vraiment étroites et il y a beaucoup de murailles, a argué Amir Halevi, cité par Cycling Weekly. Nous sommes convenus qu’ils choisiraient le lieu de la course et c’est ce qu’ils ont fait. Nous sommes satisfaits qu’ils aient décidé de laisser la course en dehors de la vieille ville. »
Jusqu’à présent, le Giro n’avait pas fait la distinction, dans ses outils de communication, entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest. Sur sa page Facebook, il mettait d’ailleurs en avant son départ d’Israël avec une photo de la vieille ville et du dôme du Rocher, lieu saint de l’islam.
Cette polémique ternit la révélation du parcours du Giro, marquée par l’annonce de la présence au départ de Christopher Froome, et rappelle le risque pris par ses organisateurs. Et le peloton n’a pas encore posé une roue en Israël.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/08/17-9">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-9"> ¤ Les pays de l’UE ont dépêché soldats et formateurs pour aider les armées de plusieurs pays du continent, sans parvenir à répondre à tous les défis sécuritaires.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-9"> ¤         

Reportage

Au Mali, les troupes européennes en soutien face aux djihadistes

Les pays de l’UE ont dépêché soldats et formateurs pour aider les armées de plusieurs pays du continent, sans parvenir à répondre à tous les défis sécuritaires.

Jean-Pierre Stroobants (Koulikoro, Mali, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2017-11-29T18:21:29+01:00"

        Le 29.11.2017 à 18h21






                        

Crédits : Geert Vanden Wijngaert/AP


                    

Coincé entre le fleuve Niger et une colline rocailleuse, le terrain d’entraînement accueille ce matin-là une dizaine de jeunes militaires maliens qui s’initient à la lutte antiterroriste en milieu urbain. Ils sont encadrés par des officiers allemand, irlandais et belge, qui leur intiment des « oh, oh, oh ! » et les suivent pas à pas pour leur apprendre à réagir à une attaque.

Les gradés font partie de la mission d’entraînement et de formation européenne (EUTM). Ils sont près de 500, issus de 27 pays, le plus gros du contingent étant fourni par l’Allemagne, l’Espagne et la Belgique, présentes chacune avec une centaine de militaires. Le général belge Bart Laurent pilote la mission jusqu’en janvier ; la France, qui a pris la direction d’autres missions dans cette partie du continent, ne compte plus qu’un officier dans ce vaste camp de Koulikoro, placé sous très haute protection.
Demandée en 2012 par les dirigeants maliens, commencée en 2013, cette mission – l’une des sept, civiles et militaires confondues, que l’Europe mène en Afrique – doit s’achever en 2018 mais sera sans doute prolongée : la situation sécuritaire au Mali est loin d’être apaisée et l’armée du pays, qui ne compte que 30 000 hommes, ne contrôle visiblement pas la situation sur cet immense territoire de 1,2 million de km².
Enlèvements et bombes improvisées
« On note un déplacement, voire une extension, des violences du nord vers le centre, où des combats sporadiques opposent des insurgés aux forces du régime », commente le colonel belge Christiaan Van Hove, qui commande les entraînements au quartier général d’EUTM. Le centre du pays est aussi le théâtre d’affrontements entre communautés, l’état d’urgence a été en vigueur presque sans interruption depuis l’attentat contre l’hôtel Radisson de Bamako (22 morts en novembre 2015) et les élections régionales et communales, prévues à la mi-décembre, pourraient être reportées, comme la présidentielle de 2018,...



<article-nb="2018/01/08/17-10">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-10"> ¤ Le Bhoutan résiste à l’influence de son son voisin chinois avec qui il partage une frontière de 240 kilomètres, et à celle de l’Inde qui l’a aidé dans son émancipation, jusqu’à son passage à la démocratie en 2008.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/01/08/17-11">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-11"> ¤ Bien que méconnue, la deuxième ville de Slovaquie dégage une étonnante énergie créatrice.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-11"> ¤                
                                    

Kosice, l’autre perle d’Europe centrale


                      Bien que méconnue, la deuxième ville de Slovaquie dégage une étonnante énergie créatrice.



Le Monde
 |    23.11.2017 à 18h30
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)







Riche et culturelle, la ville a été désignée capitale européenne de la culture en 2013.
Nostalgie Mitteleuropa

   


Pèlerinage à la cathédrale Sainte-Elisabeth. Edifié dès le XIVe siècle, ce joyau gothique, qui faisait la fierté des Austro-Hongrois au temps de l’empire, est célèbre pour son cadran solaire de 1477, et son étonnante gargouille représentant une femme ivre, un verre à la main. C’est la cathédrale catholique la plus à l’est du continent. Au-delà, on entre dans le monde orthodoxe…
Entrée gratuite. Hlavná 26.

   


Dégustation royale à la Villa Cassa. Les vignobles ignorent les frontières, et le célèbre tokay est produit aussi bien côté hongrois que slovaque – au palais, la différence n’est pas flagrante. Situé en plein centre-ville, ce bar organise des dégustations permettant de découvrir le « roi des vins », reconnaissable à sa couleur or et son goût sucré.
Pri Miklusovej väznici 2. www.villacassa.sk

   


Cuisine revisitée chez Med Malina. Kosice a toujours été un opulent carrefour marchand entre la Pologne et la Transylvanie. Diverses influences se retrouvent dans sa cuisine, comme en témoigne ce restaurant de slow food relooké façon datcha, où l’on sert des plats traditionnels réinterprétés (et allégés) comme les crêpes au fromage et fraises. Compter 10 € le déjeuner.
Hlavná 81. www.medmalina.sk

   


Légendes tziganes au Théâtre Romathan. L’immeuble est assez amoché, mais la programmation de l’unique théâtre public rom d’Europe vaut vraiment la peine que l’on s’y intéresse. Dans la petite salle, tout en haut, sont mis en scène des contes traditionnels, accompagnés de musiques et de danses tziganes.
Stefánikova 4. www.romathan.sk
Audace post-soviétique

   


Mousses de niche au Pokhoi. Repartir d’Europe centrale sans avoir goûté la cervoise, c’est comme aller en Italie sans déguster un plat de pâtes… Ce bar un brin branché à l’esprit grunge propose de microproductions de bières européennes. De quoi se vanter, de retour en France, en prétendant qu’elles sont meilleures en Europe centrale.
Hlavna 20. www.kamnapivo.sk

   


Séjour monumental au Luxury Apartments Kosice Centre. En plein centre, cet appartement ancien de 75 mètres carrés donne sur les monuments historiques. Très bien équipé et sobrement décoré, c’est une excellente proposition pour la région, dont l’offre hôtelière n’est pas encore vraiment au diapason européen.
A partir de 99 € la nuit/2 personnes. Hlavná 75. www.gites.fr

   


Bain d’art contemporain à la Kunsthalle. Réhabilité en 2013, année où Kosice était capitale européenne de la culture, ce centre d’art contemporain présente des expositions temporaires dans une ancienne piscine des années 1950 à l’architecture collectiviste héritée de l’époque soviétique, que l’on réapprend à apprécier.
Rumanova 1. www.k13.sk

   


Lèche béton avec l’Open Mural Gallery. Comme toutes les métropoles de l’Est, Kosice doit composer avec les tristes barres d’immeubles de sa périphérie. Les meilleurs artistes de street art de la planète (le Lyonnais Cart’1, le Chilien Inti) se sont passé le mot pour créer des peintures murales gigantesques, que l’on peut découvrir grâce à une carte téléchargeable sur Internet.
sacsac.org
Y aller

   


Vols A/R Paris - Kosice à partir de 357 € sur Austria Airlines (avec une escale à Vienne). www.austria.com



<article-nb="2018/01/08/17-12">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-12"> ¤ Le festival Planche(s) Contact, qui met à l’honneur Peter Lindbergh, est l’occasion de profiter du raffinement de la station balnéaire hors saison.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-12"> ¤                
                                    

Festival Planche(s) Contact : Deauville, côté photo


                      Le festival Planche(s) Contact, qui met à l’honneur Peter Lindbergh, est l’occasion de profiter du raffinement de la station balnéaire hors saison.



Le Monde
 |    19.11.2017 à 13h15
 • Mis à jour le
19.11.2017 à 16h08
    |

            Vicky Chahine








   


Dans le cadre du festival de photographie Planche(s) Contact, Deauville accueille une exposition en plein air de vingt-deux clichés de plusieurs mètres de hauteur signés Peter Lindbergh. Les portraits noir et blanc de Catherine Deneuve ou Naomi Campbell sont exposés sur la plage, là même où l’artiste allemand les a réalisés. A quelques mètres, à la Chatonnière, c’est la créatrice Agnès B., directrice artistique associée de cette édition, qui livre ses images personnelles de la station balnéaire.
Jusqu’au 26 novembre. Deauville.fr
Villa Joséphine

   


Un établissement trois étoiles à deux pas du bord de mer. Dans cette demeure normande du XIXe siècle avec façade à colombages et jardin bucolique, une dizaine de chambres ont été décorées autour du duc de Morny, artisan de l’urbanisation de Deauville et demi-frère de Napoléon III. Dont la romantique Joséphine de Beauharnais, avec ses lithographies de roses signées Redouté.
Chambre double à partir de 109 €. Petit déjeuner avec produits locaux (18 €). 23, rue des Villas. Villajosephine.fr
Les Manoirs de Tourgéville

   


Il faut se perdre dans les hauteurs de Deauville pour découvrir ce domaine, ancienne demeure du réalisateur Claude Lelouch. En plus de l’hôtel quatre étoiles et d’un restaurant, l’établissement abrite un spa Esthederm dans lequel on peut passer du temps en cas de météo capricieuse, entre le soin de la peau antifatigue « Songe d’hiver » (85 €, une heure) et la piscine chauffée.
Chambre double à partir de 150 €. 13, chemin de l’Orgueil, Tourgéville. Lesmanoirstourgeville.com
Maximin Hellio

   


En dehors de ses plateaux de fruits de mer, la station balnéaire normande n’est pas réputée pour sa cuisine gastronomique. Ce chef formé auprès de Frédéric Anton est en train de changer la donne avec son restaurant ouvert en 2016. A la carte, des produits nobles comme l’œuf de poule de Marans, la truffe et le homard bleu « de mon papa » (chef également). Salon-bibliothèque à l’étage à privatiser à partir de six personnes.
Menus de 28 à 125 €.64, rue Gambetta. Maximindeauville.fr
Piscine olympique

   


C’est rarement le cas, mais le bassin municipal de Deauville vaut le détour, à un prix d’entrée très raisonnable de 3,50 €. A la place du traditionnel chlore, de l’eau de mer chauffée à 28 °C pour le bassin olympique ; plutôt que de tristes néons, un éclairage à la lumière naturelle par la grande baie vitrée, et même un solarium quand le temps le permet.
Boulevard de la Mer. Tél. : 02-31-14-02-17.



<article-nb="2018/01/08/17-13">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-13"> ¤ Les éditions h’Artpon publient un livre – intitulé « Snjór » (« neige », en islandais) – qui réunit trente-sept images d’une pureté étonnante.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-13"> ¤ 
<article-nb="2018/01/08/17-14">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-14"> ¤ La vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, dément les accusations de blanchiment de l’ONG EIA lorsqu’elle était ministre de l’environnement.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-14"> ¤         

Entretien

Trafic de bois de rose au Nigeria : « Je n’ai jamais signé de permis d’exportation rétroactifs pour la Chine »

La vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, dément les accusations de blanchiment de l’ONG EIA lorsqu’elle était ministre de l’environnement.

Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)
    



LE MONDE
              datetime="2017-11-05T18:42:34+01:00"

        Le 05.11.2017 à 18h42






    
La vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina J. Mohammed, lors d’ une session du Conseil économique et social.
Crédits : ONU


La vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina J. Mohammed, était ministre de l’environnement du Nigeria entre novembre 2015 et janvier 2017. Elle est accusée, dans le rapport publié vendredi 3 novembre par l’ONG américaine Environmental Intelligence Agency (EIA), d’avoir signé des milliers de permis d’exportation rétroactifs pour débloquer 10 000 containers de bois de rose retenus dans les ports chinois.
Le bois de rose ouest-africain, Pterocarpus erinaceus, appelé kosso localement, est une espèce convoitée par l’industrie du meuble chinois et fait l’objet d’un vaste trafic. Fin 2016, la Convention internationale sur le commerce d’espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) l’a classé à son annexe 2 qui soumet chaque opérateur à une autorisation délivrée par le ministère de l’environnement pour pouvoir sortir le bois du pays.

        Lire aussi :
         

                « Kosso Connection » : comment les Chinois vident les savanes africaines de leurs bois précieux



Le Monde a rencontré Amina J. Mohammed au siège des Nations unies, à New York. Elle nie les faits qui lui sont reprochés par l’EIA, tout en reconnaissant que la déforestation liée au bois de rose est l’un des sujets les plus importants qu’elle ait eu à gérer en tant que ministre.
En tant que ministre de l’environnement, étiez-vous au courant de l’ampleur du trafic de bois de rose et qu’avez-vous fait pour l’empêcher ?
Amina J. Mohammed Parmi les millions de choses que j’avais à faire en tant que ministre de l’environnement au Nigeria, l’une des plus importantes concernait le bois de rose. Le pays fait face à une déforestation massive et lorsque j’ai pris mes fonctions, le ministère s’apprêtait à mettre en œuvre une réglementation adoptée par la Cites destinée à réguler les exportations de bois de rose. C’était très important, car si nous ne faisions pas attention, cette essence aurait pu disparaître. Il y avait urgence. Les mesures de la Cites ont imposé aux exportateurs l’obtention d’un permis pour exporter leur bois. Mais nous sommes allés au-delà, car je pensais qu’il fallait réveiller les consciences. J’ai réuni toutes les parties prenantes et nous avons décidé d’interdire l’exportation de bois de rose [deux interdictions temporaires ont été appliquées : la première d’avril à juillet 2016 concernait toutes les essences ; la seconde de janvier à juillet 2017, uniquement le kosso]. Mais nous avons été vite rattrapés par le problème très concret de l’économie et de la sécurité des communautés, en particulier des jeunes, qui vivaient de la coupe des arbres.
L’enquête menée par EIA suggère qu’un grand nombre de faux permis Cites ont permis de couvrir des exportations illégales. En aviez-vous conscience ?
Je ne connais aucun permis Cites frauduleux qui ait été signé par mon ministère. Lorsqu’un dossier parvenait à mon bureau, c’est qu’il avait suivi tout le processus. L’exportateur devait avoir suivi toutes les étapes, y compris le paiement des frais. En revanche, il est vrai qu’à un certain moment, face au volume de demandes, nous avons été contraints de suspendre leur délivrance pour faire réimprimer des certificats. Ce sont des documents difficiles à falsifier, mais tout est possible… J’ai par ailleurs été alerté de bois quittant les ports sans permis. Nous avons dû travailler avec le ministère des finances et des douanes pour leur demander de travailler correctement. Mais franchement, là où il y a un manque d’institutions fortes, c’est un grand défi.
Vous êtes directement mise en cause par EIA qui affirme que vous avez signé en janvier 2017 près de 4 000 permis Cites rétroactifs permettant le dédouanement en Chine d’une cargaison de 10 000 containers de bois de rose représentant l’équivalent de 300 millions de dollars. Est-ce vrai ?
Je n’ai aucune idée des cargaisons coincées dans les ports chinois parce que nous n’en avons aucune trace. Mais j’ai appris que certains exportateurs, par anticipation de l’obtention de leur document Cites, avaient fait exporter leur bois. Un exportateur qui procède ainsi s’expose à une amende. Mais il se peut aussi que sa situation soit réexaminée s’il dispose d’une bonne raison pour avoir agi ainsi… Combien de cas avons-nous réexaminés ? Il ne s’agissait certainement pas de milliers, ni de millions de certificats.
Combien de certificats ai-je moi-même signé [en janvier 2017] ? Je crois que j’en ai signé l’équivalent de 2 992. Mais c’était parce qu’il y avait un arriéré. Le 30 décembre, un vendredi, les gens sont venus et se sont acquittés de leurs taxes pour obtenir leurs certificats. Leurs dossiers étaient complets. Je devais alors les signer à la main. Cela a pu prendre des jours ou des semaines, car ce n’est pas tout ce que j’avais à faire ! Donc, pour tous ceux qui avaient tous leurs documents avant le 31 décembre 2016, oui ces certificats ont pu être signés après le 31 décembre. Mais, il ne s’agissait en aucun de permis rétroactifs pour permettre à du bois nigérian consigné dans des ports chinois d’être débloqué. Il y a seulement un cas où nous avons découvert que du bois avait été exporté sans que le document Cites soit prêt et nous avons infligé une amende.
Avez-vous subi des pressions d’officiels ou d’hommes d’affaires chinois ou nigérians ?
Bien sûr qu’il y a des pressions. Des centaines de personnes venaient me voir en disant « Signez ça parce que vous savez que nous avons déjà tout envoyé ! » et je disais non… je ne peux pas signer. Ce n’est pas possible. Je ne signerai pas quelque chose qui n’est pas passé par un processus approprié.
EIA indique que ce trafic de bois de rose vers la Chine pourrait financer l’organisation terroriste Boko Haram. Etait-ce un sujet d’inquiétude ?
C’est la première fois que j’entends dire que Boko Haram aurait pu se financer comme cela. Je pense que Boko Haram peut se financer avec n’importe quoi. Donc c’est toujours possible.


<article-nb="2018/01/08/17-15">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-15"> ¤ Entre deux visites culturelles dans la capitale néerlandaise, quelques pauses seront bienvenues pour les noctambules.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-15"> ¤                
                                    

Faire la Nuit des musées d’Amsterdam


                      Entre deux visites culturelles dans la capitale néerlandaise, quelques pauses seront bienvenues pour les noctambules.



Le Monde
 |    01.11.2017 à 16h30
    |

            Vicky Chahine







Pour s’offrir un bain nocturne de culture dans la capitale néerlandaise, il suffit d’un seul billet (18,50 €-20 €). Lors de cette Nuit des musées (Museum­nacht), le samedi 4 novembre, plus de cinquante établissements ouvrent exceptionnellement leurs portes de 19 heures à 2 heures du matin, souvent avec des lectures, des projections, des ateliers… Evidemment, le Rijksmuseum et le Musée Van-Gogh en font partie, mais aussi des lieux plus confidentiels comme le planétarium, la synagogue portugaise et le FOAM, consacré à la photographie.
Le samedi 4 novembre, N8.nl
Brouwerij’t IJ

   


Ouverte par un musicien dans les années 1980 sur le site d’anciens bains publics, cette brasserie fait également office de pub. Au pied du grand moulin à vent en bois, les ­Amstellodamois viennent y boire les bières brassées sur place devant une planche de fromages. Au menu, l’historique Natte, une blonde forte dans l’esprit des crus belges, ou bien la ­Ijndejaars, une bière brune aux notes d’orange et de malt rôti.
Funenkade 7, 1018 AL, Brouwerijhetij.nl
Foodhallen

   


Amsterdam a, depuis octobre 2014, son grand marché gastronomique : dans l’ancien dépôt de tramways, on mange désormais sur de grandes tables d’hôte. Tout autour, une vingtaine de stands. Au choix, les croquettes signées d’un chef étoilé chez De BallenBar, une sélection de gins locaux chez G & T, les banh mi (sandwichs vietnamiens) de Viêt View ou encore un plateau d’huîtres chez Le Big Fish. Sets de DJ les samedis et dimanches.
Bellamyplein 51, 1053 AT, Foodhallen.nl
Canvas

   


Ce qui fut jadis les locaux du quotidien néerlandais de Volkskrant abrite aujourd’hui le Volkshotel. Un établissement gentiment design avec des chambres petites mais bien pensées. Sur le toit, un bar-restaurant avec vue panoramique sur la ville et un club, Canvas, où, les week-ends, on vient se déhancher au son du disco ou de la house.
Chambre double à partir de 79 € la nuit, entrée du club de 8 € à 10 €. Wibautstraat 150, 1091 GR, Volkshotel.nl
A’dam Toren

   


C’est un hub branché, à deux pas de la gare centrale, qui ne dort jamais puisqu’il est accessible nuit et jour. Ex-siège de la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell, cette grande tour emblématique d’Amsterdam héberge dorénavant studios créatifs, bars et restaurants. Les deux dernières ouvertures : Shelter, un club au décor industriel installé au sous-sol du bâtiment, et Madam, un bar panoramique situé au 20e étage.
Overhoeksplein 1, 1031 KS, Adamtoren.nl



<article-nb="2018/01/08/17-16">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-16"> ¤ Considérée comme une profanation et un manque de respect, la montée sur l’immense rocher rougeâtre sera interdite à partir d’octobre 2019.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Bientôt plus personne n’aura le droit de grimper Uluru, rocher sacré des Aborigènes d’Australie

Considérée comme une profanation et un manque de respect, la montée sur l’immense rocher rougeâtre sera interdite à partir d’octobre 2019.



Le Monde
 |    01.11.2017 à 14h43
 • Mis à jour le
01.11.2017 à 15h01
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Dans deux ans, plus personne n’aura le droit de grimper Uluru, l’immense rocher situé au centre de l’Australie et considéré comme un lieu sacré par les autochtones. Fouler la roche rougeâtre d’Uluru était mal vu par les Anangu, les premiers habitants de la région, mais pas officiellement interdit, jusqu’à la décision unanime prise par le conseil du parc national d’Uluru-Kata Tjuta.
« Le conseil, composé de huit membres aborigènes et de trois représentants des parcs nationaux, a pris sa décision après avoir consulté l’ensemble de la communauté anangu, qui était très majoritairement en faveur de l’interdiction », rapporte la chaîne ABC.
La date à laquelle s’applique l’interdiction – le 26 octobre 2019 – marquera le 34e anniversaire du retour du mont sacré sous le contrôle des aborigènes.
« La montée n’est pas interdite mais… »
Le rocher est une attraction touristique à dimension internationale, qui attire toujours autant de personnes dans cette région désertique du centre de l’Australie. Après des années d’études et de réunions, dirigeants aborigènes et autorités locales sont arrivés à la conclusion qu’interdire son ascension n’aurait pas de conséquence financière négative : « Les expériences culturelles et naturelles que l’on peut offrir aux visiteurs font la différence dans leur décision de visiter le parc », écrivent-ils.

   


Autrement dit, pas besoin de continuer de défendre une activité qui :
est déjà interdite 80 % du temps en raison du climat ;a abîmé des parties du rocher – « une cicatrice blanche, visible de loin, faite par les touristes empruntant le même chemin » ;n’est plus pratiquée que par une minorité de visiteurs (16,2 % en 2015, alors qu’ils étaient 38 % en 2010 et 74 % en 1990) ;est considérée comme une profanation d’un lieu sacré.
Actuellement, le rocher géant est entouré d’une simple chaîne, facilement contournable. Un panneau, disposé par les Anangu, informe les touristes :
« Nous, les Anangu, les propriétaires traditionnels, avons cela à vous dire : la montée n’est pas interdite mais nous vous demandons de respecter notre loi et notre culture en ne grimpant pas dessus. Nous sommes responsables de la sécurité de ceux qui visitent notre terre. La montée peut être dangereuse. Trop de gens sont morts en train d’essayer de grimper Uluru. »
Au moins 36 personnes sont mortes depuis les années 1950, sans compter les fréquentes alertes pour venir en aide à des touristes coincés en altitude. Et on ne parle même pas des ceux qui se filment au sommet en train de jouer au golf ou de se déshabiller.

   


« C’est un endroit extrêmement important, mais pas un terrain de jeu ou un parc d’attraction comme Disneyland », dit Sammy Wilson, président du conseil du parc national d’Uluru-Kata Tjuta, en s’adressant aux futurs visiteurs :
« Nous voulons que vous veniez, que vous nous écoutiez et que vous appreniez. (…) Nous sommes fiers de cette décision prise par les Anangu et les non-Anangu. (…) Cette terre a une loi et une culture. Nous accueillons les touristes ici. Interdire l’ascension ne devrait pas provoquer la colère, ça devrait être une source de joie. »
La période de deux ans avant l’interdiction totale a été décidée, selon ce même conseil, pour permettre aux tour-opérateurs ayant déjà vendu des billets incluant une montée de ne pas se retrouver en porte-à-faux avec leurs clients qui voudraient, malgré tout, encore monter sur Uluru.
Passé ce délai, toute personne retrouvée à entrer illégalement dans ce site sacré risquera 60 000 dollars australiens (39 500 euros environ) d’amende et deux ans de prison.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/08/17-17">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-17"> ¤ Un riche panorama des principaux styles artistiques de l’Afrique équatoriale atlantique est réuni à Paris.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Gardiens de reliquaires au Musée du quai Branly

Un riche panorama des principaux styles artistiques de l’Afrique équatoriale atlantique est réuni à Paris.



Le Monde
 |    30.10.2017 à 09h28
 • Mis à jour le
30.10.2017 à 09h33
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

L’essentiel du Gabon, la Guinée équatoriale, la partie méridionale du Cameroun et une fraction du Congo sont occupés par des forêts traversées par des fleuves et des rivières qui descendent jusqu’à l’Atlantique. Le plus important de ces cours d’eau, l’Ogooué, est remonté de plus en plus loin au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle par des explorateurs qui, à leur retour, décrivent une nature écrasante, la chasse aux gorilles et les rencontres avec des peuples justement méfiants. Les récits d’Alfred Marche et de Pierre Savorgnan de Brazza popularisent alors en France une certaine image de ces contrées.
Après ces voyageurs arrivent les missionnaires, les marchands, puis l’administration coloniale. A la fin du siècle, le ministre des colonies soumet l’ensemble du territoire au régime dit de la « concession » qui en permet l’exploitation par des sociétés privées, les mêmes dont, en 1927, après son voyage au Congo, André Gide dénoncera la cupidité et les méthodes proches de l’esclavagisme.
« Art nègre »
L’une des conséquences de cette colonisation est que de nombreuses œuvres venues de ces régions sont rapportées en Europe dès le dernier tiers du XIXe siècle. Ce qui ne signifie pas qu’elles soient appréciées et comprises, tant s’en faut. Elles sont là, au Musée du Trocadéro ou ailleurs, mal présentées – voilà tout. Mais l’un des masques les plus célèbres de l’histoire des avant-gardes, le masque blanc que Maurice de Vlaminck aurait découvert dans un bistrot d’Argenteuil, acheté au patron et revendu à André Derain – il figure dans son actuelle rétrospective au Centre Pompidou – est un masque des rites du « Ngil », pratiqués par les Fang, l’un des principaux peuples du Gabon.
Au même moment, les reliquaires des Kota, des constructions géométriques de bois revêtues de plaques et de bandelettes de cuivre et de laiton, deviennent l’un des types les plus connus de ce que l’on appelle alors « art nègre », à égalité avec...




                        

                        


<article-nb="2018/01/08/17-18">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-18"> ¤ Exit la charité, les riches investissent désormais plus qu’ils ne donnent. « Le Monde » et « Le Temps », avec l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève consacrent la journée du 12 octobre à ce renouveau de la solidarité.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-18"> ¤         

Editorial

Philanthropie : la dernière utopie

Exit la charité, les riches investissent désormais plus qu’ils ne donnent. « Le Monde » et « Le Temps », avec l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève consacrent la journée du 12 octobre à ce renouveau de la solidarité.

Serge Michel et 
                                Sylvain Besson ("Le Temps")




LE MONDE
              datetime="2017-10-11T18:00:32+02:00"

        Le 11.10.2017 à 18h00

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2017-10-12T09:48:35+02:00"

        Mis à jour le 12.10.2017 à 09h48






                        

Crédits : Choi Juhyun


                    

Ils sont riches, mais ils donnent. On ne sait pas combien, mais ils font le bien. Jusqu’à quel point ? La philanthropie, ce monde encore un peu opaque, vient de prendre une douche froide. Cet été 2017, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a recalculé la part des dons privés dans l’aide au développement. Elle est arrivée à 7,6 milliards de dollars par an, contre 60 milliards estimés jusque-là. Les gouvernements donnent bien davantage : 143 milliards en 2016.
Les philanthropes se défendent : ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Laquelle, dans ce milieu, est un synonyme d’impact, ce mantra que l’on calcule désormais aussi précisément que les premiers dollars d’une fortune en train d’être bâtie.
Approche capitaliste
Ce qui compte, c’est aussi l’innovation. Peu de secteurs ont connu autant de nouvelles idées, de nouveaux outils, ces dernières années. A commencer par la notion de don. Faut-il donner, au risque de créer une dépendance, un déséquilibre ? Ou faut-il plutôt investir dans des projets bienfaisants mais rémunérateurs, afin de récupérer sa mise et de l’utiliser ailleurs ? « L’essence de la philanthropie, c’est d’améliorer la vie des autres, par quelque mécanisme que ce soit », estime le milliardaire irano-franco-américain Pierre Omidyar. lui-même a investi autant qu’il a donné, plus de un milliard de dollars en tout.
De fait, cette approche capitaliste, l’« impact investing », rivalise désormais avec la charité, sans l’avoir encore fait disparaître.

En filigrane, se dessine une nouvelle éthique de la responsabilité. Dans laquelle le riche, le donateur, ne peut plus accumuler les gains en causant des dégâts collatéraux qu’il compensera accessoirement par quelques écoles et dispensaires. Il lui faut désormais intégrer le bien au cœur de son business model. Quant au démuni, le récipiendaire, il ne peut plus se satisfaire de sa situation d’assisté....



<article-nb="2018/01/08/17-19">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-19"> ¤ Un texte autorisant la location saisonnière, mais limitant sa pratique, doit être présenté et mis au vote mardi par l’organe législatif de la ville californienne.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Bras de fer législatif entre  Airbnb et San Francisco

Un texte autorisant la location saisonnière, mais limitant sa pratique, doit être présenté et mis au vote mardi par l’organe législatif de la ville californienne.



Le Monde
 |    07.10.2014 à 15h00
 • Mis à jour le
07.10.2014 à 19h42
    |

            Audrey Fournier








                        



                                


                            

La tension monte d’un cran entre Airbnb, la plate-forme de location saisonnière entre particuliers, et sa ville natale, San Francisco (Californie), à quelques heures d’une audition au cours de laquelle devrait être présentée, mardi 7 octobre, une proposition d’encadrement de ce type d’activités. Le board of supervisors (organe législatif de la ville de San Francisco) se penchera sur un texte présenté par des acteurs locaux, qui listera plusieurs points permettant de réguler l’activité du site dans la Bay Area (région de Sant Francisco) et de mettre fin à un conflit larvé qui oppose la start-up aux autorités locales. 
Le texte propose :une légalisation – encadrée – de la location saisonnière entre particuliers, reconnaissant ainsi la  légalité non seulement d’Airbnb mais des plateformes proposant des services similaires ;   une limitation des locations de courte durée à quatre-dix jours consécutifs ;l’interdiction de « lister » les appartements situés dans un « HLM » ;la possibilité d’attaquer en justice des hôtes qui ne respecteraient pas les dispositions votées. TROP OU TROP PEU ? 
Ces propositions vont trop loin pour Airbnb, qui souligne avoir déjà activement collaboré avec la municipalité, notamment en collectant pour son compte les taxes de séjour en vigueur à San Francisco. Un porte-parole de la société s’inquiète, dans un courriel rapporté par le Wall Street Journal, que cette législation puisse « freiner arbitrairement le principe de partage et encourager les voisins à s’attaquer en justice les uns les autres ».    
Pour d’autres acteurs de la communauté locale, ces propositions sont en revanche insuffisantes, et, en légalisant la pratique promue par Airbnb, risquent de ne faire qu’encourager « l’érosion du stock de logements de longue durée et la hausse de leur prix ». 
D’abord privilégiée par les routars en quête de bons plans pour loger chez l’habitant, Airbnb propose...




                        

                        


<article-nb="2018/01/08/17-20">
<filnamedate="20180108"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180108"><AAMMJJHH="2018010817">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-20"> ¤ Si vous me suivez sur Instagram, vous savez déjà où j'ai passé mon weekend : au bord du Lac de Genève. Privilège inouï partagé avec de nombreux journalistes, blogueurs et branchés en tout genre, à l'occasion de la métamorphose de l'hôtel Royal à Evian.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-20"> ¤ 