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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Dès 1985, la chanteuse, morte ce week-end, s’engage auprès de l’association Chanteurs sans frontières, créée pour venir en aide aux victimes de la famine qui sévit alors en Ethiopie.
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France Gall et l’Afrique « flamboyante », une relation privilégiée

Dès 1985, la chanteuse, morte ce week-end, s’engage auprès de l’association Chanteurs sans frontières, créée pour venir en aide aux victimes de la famine qui sévit alors en Ethiopie.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 17h23
    |

                            Le Monde.fr et 
                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)








                        


« France Gall, la Française la plus sénégalaise est décédée », titrait, dimanche 7 janvier, jour de la mort de la chanteuse, le site d’information Dakaractu, rappelant l’« amour » de l’artiste pour ce petit pays de la côte ouest africaine. Dès les années 1980, et tout au long de sa carrière, France Gall a entretenu une relation particulière avec l’Afrique de manière générale, et avec le Sénégal, en particulier.

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          Mort de France Gall, l’une des interprètes les plus populaires de la variété française



En 1985, la chanteuse s’engage auprès de l’association Chanteurs sans frontières, créée pour venir en aide aux victimes de la famine qui sévit alors en Ethiopie. Dans le cadre de cette association, dirigée notamment par Rony Brauman, alors président de Médecins sans frontières, France Gall participe à l’album SOS Ethiopie, qui sera vendu à plus d’un million d’exemplaires.
La même année, elle lance, avec son époux, Michel Berger, Daniel Balavoine, Lionel Rotcage et Richard Berry, l’opération humanitaire « Action écoles ». Partout en France, des milliers de comités sont créés dans des établissements scolaires pour récolter des fonds en vue de financer des microprojets dans l’éducation et l’approvisionnement en eau.



Tombés sous le charme du Sénégal, France Gall et Michel Berger achètent une maison sur l’île de Ngor, au large de la presqu’île du Cap-Vert, près de Dakar, la capitale. Dans le village de pêcheurs, situé en face de l’île, ils font construire dans les années 1990 une école maternelle. Elle existe toujours aujourd’hui. Lundi 8 janvier, au lendemain de la mort de la chanteuse, « les élèves lui ont rendu hommage en chanson », rapporte d’ailleurs Samba Diop, pêcheur et guide du village. C’est dans ce pays, rappelait-elle, en 2012, face à Yann Arthus Bertrand, sur la chaîne Planète +, qu’elle prend également « conscience des problèmes que peut rencontrer le monde, l’Afrique entre autres ».
« Babacar »
C’est aussi là-bas qu’elle rencontre Babacar, qui deviendra, en 1987, le héros d’une des chansons les plus emblématiques de sa carrière. A l’époque, France Gall se trouve au Sénégal pour « Action écoles ». Un soir, alors qu’elle traverse un village, elle voit, « dans le noir », « un petit bébé qui dort ». Elle dit à la maman : « Qu’il est beau ton bébé ! » Elle lui répond : « Si tu veux, je te le donne. » « Quand je suis rentrée à Paris, j’en ai parlé à Michel, six mois plus tard, il me sort cette chanson, Babacar », racontait-elle, il y a quelques années, sur RTL.
Lorsqu’elle retourne sur place tourner le clip de la chanson, elle retrouve Babacar, et décide de donner à sa mère « les moyens de trouver un métier ». « Une belle histoire qui se finit bien. »



Après la mort de sa fille, Pauline, en 1997, France Gall décide de partager sa vie entre la France et le Sénégal. C’est d’ailleurs dans ce pays, disait-elle à Yann Arthus Bertrand, qu’elle retrouvera « une paix et une vraie sérénité ». 
Bien que sa présence fût discrète, France Gall avait noué des liens intimes avec les Lébous, communauté de pêcheurs de la presqu’île de Dakar. Dans le village de Ngor, ils sont nombreux à se rappeler celle qui se baladait pieds nus sur la plage, près des pirogues de pêche. Samba Diop se souvient :
« Quand elle était jeune, elle partait parfois en mer avec nous. Elle venait nous voir dès qu’elle était au Sénégal. A l’annonce de son cancer du sein, elle est venue se recueillir près de notre baobab sacré pour se guérir. C’était devenu un pèlerinage qu’elle faisait avec des amis, comme Gérard Depardieu. 
Nous étions tous très proches d’elle et tout le monde ici est attristé par son décès. Nous sommes en train de discuter avec les anciens du village pour savoir comment honorer sa mémoire. »
« C’était une sœur pour nous »
A l’annonce de sa mort, de nombreux artistes ont également tenu à lui rendre hommage, notamment le célèbre auteur-compositeur sénégalais Youssou N’Dour :
« C’est une sœur pour nous au Sénégal. Parce que c’est une personne qui a montré et démontré son amour pour le pays et son attachement pour la ville de Dakar et pour l’île de Ngor. »
Il y a quelques années, France Gall expliquait, dans un documentaire, à propos de l’Afrique, combien « la beauté des êtres » y est « flagrante ». Et de conclure : « L’Afrique flamboyante, c’est l’image de ce continent que je veux donner. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Dimanche 7 janvier, Oprah Winfrey a reçu un prix prestigieux récompensant l’ensemble de sa carrière. La célèbre présentatrice y a prononcé un discours contre le harcèlement.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Sur la station de Radio France, l’humour occupe deux heures trente d’antenne par jour. Rajeunissement des auditeurs, succès des podcasts et des soirées spéciales… Un filon que la Maison de la radio compte exploiter jusqu’au bout.
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édition abonné


France Inter, le rire de bon aloi


                      Sur la station de Radio France, l’humour occupe deux heures trente d’antenne par jour. Rajeunissement des auditeurs, succès des podcasts et des soirées spéciales… Un filon que la Maison de la radio compte exploiter jusqu’au bout.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 14h35
    |

            Sandrine Blanchard








                              

                        

« Vous comparez Jean-Luc Mélenchon à un élément vital ? » Le 1er janvier, sur France Inter, Guillaume Meurice se prête à son jeu favori, le « taquinage » des militants de base, lors d’un rassemblement de La France insoumise. Les chroniques de l’humoriste ont cumulé, en novembre 2017, 1,8 million de podcasts. « Par Jupiter », l’émission de Charline Vanhoenacker et d’Alex Vizorek, arrive largement en tête des programmes les plus réécoutés du groupe Radio France, avec 4,3 millions de podcasts le même mois.
« Quand il est bien manié et pris au sérieux, l’humour est vraiment la chronique d’une époque. » Laurence Bloch, directrice de France Inter
Entre les chroniqueurs du 7-9, « La Bande originale » de Naguy et « Par Jupiter », l’humour occupe deux heures trente d’antenne quotidienne et est devenu « un super produit d’appel » pour la radio publique, reconnaît sa directrice, ­Laurence Bloch. 2,4 millions de personnes se sont abonnées au podcast L’Humour d’Inter. Parallèlement, la part des 25-34 ans parmi les auditeurs est passée de 6,9 % à 10,6 % en quatre ans. « C’est grâce aux humoristes, affirme Laurence Bloch. Quand il est bien manié et pris au sérieux, l’humour est vraiment la chronique d’une époque. C’est indispensable pour une grande chaîne généraliste d’avoir une bande d’yeux et d’oreilles très acérés. »

Illustration supplémentaire du succès de ces rendez-vous, dont les vidéos circulent en masse sur les réseaux sociaux, une partie de la bande des humoristes d’Inter se retrouve, lundi 15 janvier, dans le cadre du Festival d’humour de Paris (FUP), sur la scène de L’Olympia pour une soirée « France Inter, génération humour ». « Tout ce qui peut donner de la notoriété à la station est bon à prendre. L’objectif est de prolonger l’antenne de manière différente pour porter la marque à l’extérieur », martèle Laurence Bloch. Le spectacle sera d’ailleurs repris le 29 mars dans le mythique...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ La cérémonie des Golden Globes, qui précède d’un mois les Oscars et récompense aussi bien la télévision que le 7e art s’est déroulée le 7 janvier au Beverly Hilton Hotel, à Los Angeles. Retour en images sur quelques-uns des primés.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ La comédie musicale de Michel Berger et Luc Plamondon a été un grand succès dans les années 1980 et marqué la carrière de la chanteuse morte dimanche à l’âge de 70 ans.
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Dans « Starmania », France Gall n’était « pas heureuse de jouer Cristal »

La comédie musicale de Michel Berger et Luc Plamondon a été un grand succès dans les années 1980 et marqué la carrière de la chanteuse morte dimanche à l’âge de 70 ans.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 12h16
   





                        



Le Monde est stone, Le Blues du businessman ou encore SOS d’un Terrien en détresse… La carrière de France Gall, qui s’est éteinte dimanche 7 janvier à l’âge de 70 ans, a notamment été marquée par l’aventure Starmania. Sorti en disque en 1978, l’opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamondon s’est, depuis, vendu à plus de 3 millions d’exemplaires.

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                Mort de France Gall, l’une des interprètes les plus populaires de la variété française



Pourtant, à l’époque, les détracteurs jugeaient cette comédie musicale « mièvre » et « ridicule ». Les créateurs de Starmania ont choisi alors des interprètes inconnus, à l’exception de Diane Dufresne, Québécoise comme M. Plamondon, et de France Gall. Mais la force des chansons l’a emporté sur la faiblesse du scénario.
France Gall y interprétait le rôle de Cristal, présentatrice vedette de « Télé-Capitale ». Dans une interview à Paris Match en 2015, la chanteuse avait reconnu qu’elle n’était « pas heureuse de jouer Cristal, car ce n’était pas [elle] ».
« Tout le monde s’identifie »
Starmania est un succès. Après quatre semaines sur scène au Palais des Congrès à Paris en 1979, la comédie musicale, qui regroupe une quarantaine d’artistes sur scène, est rejouée dix ans plus tard dans une deuxième version au Théâtre de Paris, puis au Théâtre Marigny en 1988. La tournée qui s’ensuit est énorme, et conduit la troupe, composée d’un autre casting, dont Maurane, jusqu’à Saint-Pétersbourg, en Russie.

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                Parlez-nous de votre chanson préférée de France Gall



Aujourd’hui, l’opéra-rock est considéré comme prémonitoire. « Michel Berger et Luc Plamondon avaient compris beaucoup de choses avant l’heure, constatait France Gall dans Le Monde en 2009. Ce qu’il y a de formidable avec Starmania, c’est que tout le monde s’identifie. »
Dans une interview à VSD en février 2017, Luc Plamondon avait annoncé le retour de la comédie musicale « à Paris en 2018 ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ De « l’autobahn » germanique aux « highways » américains, le cinéaste allemand a su capter l’errance dans ses films comme dans ses photographies. Des Polaroid qui témoignent de sa passion pour les grands espaces, urbains ou désertiques.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Bien avant Instagram, le cinéaste allemand a accumulé les clichés pris avec son Polaroid, comme s’il remplissait un journal intime. Rencontres, voyages, repérages… Ces images, prises entre 1960 et 1980, font l’objet d’une exposition.
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Wim Wenders, le Polaroid au fil du temps


                      Bien avant Instagram, le cinéaste allemand a accumulé les clichés pris avec son Polaroid, comme s’il remplissait un journal intime. Rencontres, voyages, repérages… Ces images, prises entre 1960 et 1980, font l’objet d’une exposition.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 12h15
    |

                            Clément Ghys








   


A la fin des années 1960, Wim Wenders était comme tout le monde. Il n’était pas encore le cinéaste récompensé par une Palme d’or à Cannes en 1984 pour Paris, Texas, ni l’auteur des Ailes du désir ou de Buena Vista Social Club. Wenders était étudiant à Munich, écrivait des critiques de films, réalisait des courts-métrages et participait au bouillonnement artistique de sa génération. Et, comme tout le monde, il avait un Polaroid. Il fallait alors attendre longtemps pour développer des pellicules, et l’impression instantanée était bienvenue.
Avec son appareil, Wenders a photographié ses amis, ceux qu’il admirait, comme son confrère Rainer Werner Fassbinder ou l’écrivain Peter Handke, des paysages, sa chambre à coucher… Jusqu’aux années 1980, le cinéaste allemand a pris des Polaroid comme s’il remplissait les pages d’un journal intime. Puis le genre est passé de mode. Les développements ont été plus rapides et moins chers et les appareils numériques et les smartphones l’ont rendu obsolète. Wim Wenders a laissé de côté les boîtes à cigares dans lesquelles il avait rangé ses 3 000 images.
« A une époque, les Polaroid c’était de la science-fiction, aujourd’hui, cela appartient au passé. » Wim Wenders
Plus de 400 d’entre elles sont exposées jusqu’au 11 février à la Photographers’Gallery londonienne, puis en juillet au musée C/O de Berlin. Elles sont rassemblées dans un beau livre, publié en février prochain chez Schirmer Mosel. Dans l’avant-propos de cet ouvrage, le réalisateur écrit : « Les Polaroid étaient uniques ! A une époque, c’était de la science-fiction, aujourd’hui, cela appartient au passé. Ils occupent une place très spéciale dans le rapport entre imagerie et photographie. En tout cas dans la mienne. »
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        De « l’autobahn » germanique aux « highways » américains, le cinéaste allemand a su capter l’errance dans ses films comme dans ses photographies. Des Polaroid qui témoignent de sa passion pour les grands espaces, urbains ou désertiques."
            data-slide-description="« Dead Man Smoking », 1977."
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            data-slide-description="« Fairground », Los Angeles, 1973."
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            data-slide-description="« Radio City », New York, 1972."
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            data-slide-description="De gauche à droite et de haut en bas : « San Francisco », 1973 ; « Monument Valley », Utah, 1977 ; « Chicago », 1975 ; « Chicago », 1975."
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            data-slide-description="« Selportrait », 1975."
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            data-slide-description="De gauche à droite et de haut en bas : « New York Parade », 1972 ; « New York Parade », 1972 ; Campbell Soup, 1972 ; New York, 1972."
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            data-slide-description="« Valley of the Gods », Utah, 1977."
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            data-slide-description="« On a Wing and a Prayer », 1975. Id."
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            data-slide-description="De gauche à droite et de haut en bas : « Valley of the Gods », Utah, 1977 ; « Grocery Stop », Bluff City, 1977 ; « Monument Valley », Utah, 1977 ; « Approaching Monument Valley », Utah, 1977."
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            data-slide-description="« CDG Airport », Paris, 1981."
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            data-slide-description="« Glückstadt », Allemagne, 1974."
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            data-slide-description="« Paris », 1980."
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            data-slide-description="« Sydney », non datée."
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            data-slide-description="« Entrance to the Cinémathèque », Paris, 1981."
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De « l’autobahn » germanique aux « highways » américains, le cinéaste allemand a su capter l’errance dans ses films comme dans ses photographies. Des Polaroid qui témoignent de sa passion pour les grands espaces, urbains ou désertiques.            
« Dead Man Smoking », 1977.

Courtesy Wim Wenders Foundation
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S’y lit son évolution en tant que cinéaste. Notamment son voyage aux Etats-Unis, en 1977, à l’invitation de Francis Ford Coppola. L’Américain a repéré ses longs-métrages allemands et lui propose d’en produire un sur l’auteur de polars Dashiell Hammett. La production de Hammett sera chaotique, mais Wenders en profite pour arpenter le territoire américain. Il photographie les étendues désertiques, les publicités Marlboro, Disneyland ou les rues de New York. Dans ces images apparaît déjà la patte très léchée de Wenders, sa manière de concevoir des plans avec précision, en ne laissant aucune place à l’accident, et qui explosera avec Les Ailes du désir.
Un grain particulier
Si ces photographies de Wenders attirent encore l’œil, c’est parce qu’elles sont authentiquement anciennes. Car l’esthétique seventies est loin d’être enterrée, et elle est aujourd’hui recréée, trafiquée. Sur Instagram, des filtres sépia permettent de faire passer les photos de vacances pour de vieilles images. Et nombre de photographes, de mode notamment, tentent de retrouver ce grain si particulier.



Quant aux vrais Polaroid, ils sont en voie d’extinction. En 2008, l’entreprise arrêtait la production de films instantanés, et neuf ans plus tard, en 2016, Fujifilm, qui en avait repris l’exploitation, l’interrompait également. Chaque fois, les annonces ont provoqué un tollé chez une foule de jeunes graphistes, photographes ou amateurs nostalgiques d’une époque qu’ils n’ont pas connue. Chaque fois, des repreneurs ont relancé la marque et augmenté les tarifs au passage. Désormais, les amateurs payent le prix fort ou se rabattent sur des boutiques spécialisées, et sur eBay, pour trouver les derniers stocks restants.
Cette nostalgie amuse Wenders. Son iPhone est rempli d’images. Mais il regrette les Polaroid. Il aimait prendre la photo de quelqu’un, attendre qu’elle s’imprime et la regarder ensemble. « Votre ami, votre mère, tous ces gens étaient encore vivants, et ils tenaient la photo dans leurs mains », dit-il. Avec les smartphones, c’est différent, il n’y a pas d’objet : « Si vous montrez une image de glace à un enfant, il n’est pas intéressé. Si vous lui montrez une glace en vrai, il veut la prendre. C’est la même chose avec les Polaroid. Ils étaient les glaces de la photographie. »
Exposition « Instant Stories » à la Photographers’Gallery, 16-18 Ramillies St, Soho, Londres. Jusqu’au 11 février. https ://thephotographersgallery.org.uk
Instant Stories, de Wim Wenders, 320 p., Schirmer Mosel, à paraître le 13 février.



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Le 7 janvier, les convives des Golden Globes étaient invités à porter du noir en protestation contre le harcèlement. Ce n’est pas la première fois que des acteurs profitent d’une cérémonie pour porter des revendications.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤                
                                    

Golden Globes : quand le vêtement se fait militant


                      Le 7 janvier, les convives des Golden Globes étaient invités à porter du noir en protestation contre le harcèlement. Ce n’est pas la première fois que des acteurs profitent d’une cérémonie pour porter des revendications.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h39
    |

                            Laurent Telo et 
                            Clément Ghys







Les grands-messes du cinéma sont le moment rêvé pour faire passer des messages devant les caméras du monde entier.
2018. Aux Golden Globes, en noir tu iras

   


Des tenues toutes noires sur tapis rouge. Dans le sillage de l’affaire Weinstein, et à l’initiative de Salma Hayek, Jessica Chastain, Meryl Streep ou l’acteur Dwayne « The Rock » Johnson, les convives des Golden Globes, le 7 janvier, étaient invités à porter du noir pour dénoncer symboliquement la culture du harcèlement et des agressions sexuelles dans le milieu du cinéma hollywoodien.
2017. Aux Oscars, un ruban bleu tu porteras

   


Plusieurs des invités des 89es Oscars décident d’épingler sur leur tenue de gala un ruban bleu aussi léger que lourd de sens. Il signifie leur soutien à l’ACLU, l’Union américaine pour les libertés civiles, qui a vu le nombre de ses adhérents exploser au lendemain de la publication du décret anti-immigration du nouveau président américain, Donald Trump.
2016. A Cannes, pieds nus le tapis rouge tu fouleras

   


Pour sa première venue au Festival de Cannes, Julia Roberts décide de monter les marches… pieds nus. Pas vraiment une excentricité de star. Plutôt un acte de militantisme féministe pour ne pas oublier que, en 2015, plusieurs femmes avaient été refoulées du tapis rouge en raison de leurs talons plats. Un excès de zèle du service de sécurité, selon la direction du Festival.
2015. Aux Oscars, la robe tu négligeras

   


En 2014, The Representation Project, organisation féministe américaine, lance le mouvement Ask Her More. Soit une invitation à interpeller, sur Twitter, les journalistes qui ont l’habitude d’interroger les actrices seulement sur leurs robes et jamais sur leurs choix artistiques. Soutenu par l’actrice Reese Witherspoon, le mouvement est très suivi l’année suivante, notamment lors des Oscars de 2015.
1942. Aux Oscars, l’uniforme tu endosseras

   


Le 26 février 1942, la 14e cérémonie des Oscars se déroule au Biltmore Hotel, à Los Angeles. Quelques mois plus tôt, l’armée japonaise a bombardé Pearl Harbor, et les Etats-Unis sont entrés en guerre. Pour ne pas choquer le public, la soirée est organisée avec sobriété, proscrivant les tenues de soirée. L’acteur James Stewart s’y rend vêtu de son uniforme de l’US Air Force, où il s’est enrôlé l’année précédente.



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ L’artiste, chanteur et flûtiste, s’est éteint dimanche en Angleterre à 76 ans.
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Ray Thomas, membre fondateur des Moody Blues, est mort

L’artiste, chanteur et flûtiste, s’est éteint dimanche en Angleterre à 76 ans.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 12h56
   





                        



   


Il jouait la partie de flûte dans le morceau Nights in White Satin. Ray Thomas, l’un des membres fondateurs du groupe britannique The Moody Blues, est mort dimanche 7 janvier, a annoncé sa maison de disque. Il avait 76 ans.
Son label, Cherry Red Records-Esoteric Recordings, n’a pas donné les raisons de sa mort, mais Ray Thomas avait révélé sur son site Internet en 2014 qu’il souffrait d’un cancer de la prostate.
« Nous sommes profondément marqués par son décès. Sa chaleur humaine, son humour et sa gentillesse vont nous manquer, a déclaré la maison de disques. C’est un privilège de l’avoir connu et d’avoir travaillé avec lui. »

Avec son groupe, fondé en 1964 avec Mike Pinder, Denny Laine, Graeme Edge et Clint Warwick, il avait connu la gloire. Avant la création des Moody Blues, il avait joué dans différentes formations de rock et de blues, à Birmingham, en Angleterre.
Intronisation future au Rock and Roll Hall of Fame
L’album Days of Future Passed, sorti en 1967, connaît un grand succès international, et le solo de flûte sur le titre « Nights in White Satin » en est l’un des moments majeurs.

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                Le slow est mort, vive le slow !



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                Dix slows pour emballer


Après la séparation des Moody Blues, en 1974, Ray Thomas a enregistré deux albums en solo avant que le groupe se reforme. M. Thomas en avait fait partie jusqu’en 2000. The Moody Blues devraient être intronisés au Rock and Roll Hall of Fame, le panthéon du rock à Cleveland aux Etats-Unis, en avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ « Lady Bird » de Greta Gerwig et la série « Big Little Lies » ont été primés, dimanche 7 janvier à Los Angeles.
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Les Golden Globes célèbrent la « puissance des femmes »

« Lady Bird » de Greta Gerwig et la série « Big Little Lies » ont été primés, dimanche 7 janvier à Los Angeles.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 16h48
    |

            Isabelle Regnier








                        



Respectivement récompensés par quatre Golden Globes chacun, 3 Billboards, les panneaux de la vengeance, de Martin McDonagh (dont le meilleur film dramatique) et Big Little lies (dont la meilleure mini-série) auront été, respectivement, le film et la série les plus primés de la soirée des Golden Globes 2018. Juste derrière se pressent Lady Bird de Greta Gerwig (meilleure comédie ou comédie musicale, et meilleure actrice dans cette catégorie pour Saoirse Ronan), La Forme de l’eau, de Guillermo del Toro (meilleur réalisateur et meilleure musique pour Alexandre Desplat), The Handmaids Tale (meilleure série télé dramatique, entre autres). Parmi les autres lauréats de ce palmarès prestigieux, généralement considéré comme un indicateur de tendance pour les Oscars, citons encore James Franco (meilleur acteur dans une comédie pour The Disaster Artist), Coco (meilleur film d’animation), Gary Oldman (pour son rôle de Churchill dans Les Heures sombres), In the Fade de Fatih Akin (meilleur film étranger) .

        Lire aussi le palmarès :
         

          Golden Globes 2018 : les femmes au cœur de la cérémonie



Mais les vraies gagnantes auront été les femmes. Première grand-messe du cinéma et de la télévision américaine depuis le début de l’affaire Weinstein et du mouvement de libération de la parole des victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles, cette 75e remise des prix de l’association des journalistes étrangers à Hollywood où étaient invitées, une fois n’est pas coutume, des militantes féministes, a été marquée par des prises de parole fortes qui laissent entendre que la vague ne va pas retomber.
Dress code noir

   


Le dress code noir qu’ont décidé de suivre, en signe de protestation contre la culture machiste hollywoodienne, la quasi intégralité des invités, femmes et hommes, symbolisait la gravité du moment. Appointé pour la première fois maître de cérémonie, le comédien et animateur de télévision Seth Meyers a joué son rôle avec une certaine retenue.
Enchaînement de punchlines et de bons mots, son discours tournait presque exclusivement autour de la question de la condition des femmes à Hollywood. « Bonsoir Mesdames, et ce qu’il reste de vous, Messieurs, a-t-il lancé en d’ouverture. Nous sommes en 2018, la marijuana est enfin autorisée, et le harcèlement sexuel, enfin, ne l’est plus. » Ciblant quelques uns des hommes dont les noms sont devenus des synonymes du démon de la prédation sexuelle, certaines de ses blagues donnaient l’impression embarrassante, de voir un vautour dépecer en public les dépouilles de ceux que l’industrie portait encore au pinacle. Harvey Weinstein, promit-il ainsi, « reviendra dans vingt ans, dans le rôle du premier homme hué à son propre enterrement ». Kevin Spacey, réduit à sa frénésie sexuelle, était allégrement moqué pour son incapacité à imiter correctement l’accent sudiste ; Woody Allen se voyait rhabillé à bon compte également, son Manhattan n’étant plus que ce film pénible sur « une jeune fille naïve qui se fait avoir par un vieux monstre dégoûtant ».
Seth Meyers, animateur de la cérémonie : « Nous sommes en 2018, la marijuana est enfin autorisée, et le harcèlement sexuel, enfin, ne l’est plus. »
Ces giclées fielleuses furent vite balayées par la force des discours des lauréats, et surtout des lauréates. Couronnée meilleur actrice dans une mini-série, Nicole Kidman a ainsi salué d’un « I love you », Reese Witherspoon, co-productrice de la série avec elle, et les trois autres actrices qui complètent le quintette féminin sur lequel elle repose (Laura Dern, Zoe Kravitz et Shailene Woodley), pour célébrer l’incroyable « puissance des femmes ». Rendant ensuite hommage à sa mère, « une grande avocate du droit des femmes » à qui elle dit devoir tous ses accomplissements, elle a lancé, inspirée :
« Je crois que nous pouvons changer les choses, que nous pouvons le faire par les histoires que nous racontons, et la manière dont nous le racontons. »
Meilleure actrice dans un film dramatique, pour 3 Billboards, Frances McDormand, a également eu de belles paroles :
« Je n’ai pas l’habitude d’étaler mes opinions politiques. Mais c’était vraiment formidable d’être dans cette assemblée ce soir, et de participer à ce mouvement de basculement tectonique de la structure de pouvoir de notre industrie. »
Un nouveau jour se lève
Le discours le plus galvanisant fut toutefois celui d’une actrice d’un autre genre, la grande prêtresse de la télévision américaine Oprah Winfrey, qui s’est vu décerner le très symbolique Cecil B. DeMille award. Elle a d’abord évoqué le moment où elle a assisté à la télévision à la remise de l’Oscar du meilleur acteur à Sidney Poitier. Expliquant l’importance pour elle, petite-fille de femme de ménage noire, de voir un homme noir célébré de la sorte, elles s’est félicitée que « des petites filles [la] regardent aujourd’hui , elle , première femme noire à recevoir ce même trophée ». Elle a ensuite rendu hommage à toutes les femmes qui, comme sa mère, ont supporté les abus simplement parce qu’elles avaient « des enfants à nourir, des factures à payer, des rêves à accomplir... », et salué la mémoire de Recy Taylor, une femme noire qui fut enlevée et violée par six hommes blancs armés en 1954, dont le combat pour la vérité fut défendu dans la presse par Rosa Parks mais dont les agresseurs n’ont jamais été condamnés . Elle a conclu son poignant discours par ces mots :
« Je veux que toutes les filles qui regardent, sachent qu’un nouveau jour se lève. Un jour (...) qui va nous conduire vers une nouvelle ère où plus personne n’aura à dire #metoo», en référence au mouvement de protestation contre le harcèlement.

Le palmarès complet des Golden Globes 2018
En cinéma, le palmarès comprend :
Meilleur film de comédie : Lady Bird
Meilleur film dramatique : 3 Billboards, les panneaux de la vengeance
Le film « 3 Billboards, les panneaux de la vengeance » a reçu quatre récompenses, dont meilleur film dramatique, à Beverly Hills, le 7 janvier.      
Meilleur réalisateur : Guillemo del Toro pour La forme de l’eau. Il a remporté le très convoité trophée face à Martin McDonagh, Christopher Nolan, Ridley Scott et Steven Spielberg. Cette romance fantastique entre une muette solitaire et un monstre reptilien a également récolté un Golden Globe pour la musique du compositeur français Alexandre Desplat.
Meilleur acteur dramatique : Gary Oldman dans Les heures sombres
Meilleure actrice dramatique : Frances McDormand pour 3 Billboards, les panneaux de la vengeance
Meilleur acteur de comédie : James Franco, pour The Disaster Artist
Meilleure actrice de comédie : Saoirse Ronan, pour Lady Bird
Meilleur second rôle masculin : Sam Rockwell, 3 Billboards, les panneaux de la vengeance
Meilleur second rôle féminin : Allison Janney, pour Moi, Tonia
Meilleure chanson : This is Me, de The Greatest Showman, par Benj Pasek, Justin Paul, paroles de Benj Pasek, Justin Paul.
Meilleur film d’animation : Coco
Meilleur scénario : Martin McDonagh, 3 Billboards, les panneaux de la vengeance
Meilleur film en langue étrangère : In the Fade.
En télévision, La Servante écarlate et Big Little Lies se démarquent :
Meilleure série dramatique : La Servante écarlate
Meilleure minisérie : Big Little Lies
Meilleur acteur dramatique : Sterling K. Brown dans This is Us
Meilleure actrice dramatique : Elisabeth Moss dans La Servante écarlate
Meilleure série comique : The Marvelous Mrs. Maisel
Meilleure actrice de série télé de comédie : Rachel Brosnahan, The Marvelous Mrs. Maisel
Meilleur acteur de série télé de comédie : Aziz Ansari, Master of None.
Meilleure second rôle féminin dans une minisérie : Laura Dern, Big Little Lies
Meilleure second rôle masculin dans une minisérie : Alexander Skarsgard, Big Little Lies
Meilleure actrice de minisérie : Nicole Kidman
Meilleur acteur dans une minisérie : Ewan McGregor, Fargo






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Pauline Bayle s’empare de deux textes d’Homère dans « Iliade/Odyssée », présenté au Théâtre de la Bastille à Paris.
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Le retour d’Ulysse en héros d’aujourd’hui

Pauline Bayle s’empare de deux textes d’Homère dans « Iliade/Odyssée », présenté au Théâtre de la Bastille à Paris.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 11h30
    |

            Brigitte Salino








                        



                                


                            

Elle s’appelle Pauline Bayle, elle a 31 ans, et Iliade/Odyssée, le diptyque qu’elle présente au Théâtre de la Bastille à Paris – avec une mention spéciale pour l’Odyssée – est un bon exemple de la façon dont, aujourd’hui, émergent des artistes, en naviguant entre les petites salles, les subventions et les levées d’argent par les réseaux sociaux.
Après le bac, Pauline Bayle a intégré Sciences Po. Pendant son année de césure, passée à New York, elle n’a fait que du théâtre, sa passion depuis l’enfance. Puis elle est entrée au Conservatoire, à Paris, et s’est lancée comme comédienne, mais aussi auteure et metteuse en scène. Iliade, son troisième spectacle, a été créé en novembre 2015 au Théâtre de Belleville – 96 places, dans l’est parisien –, qui, depuis quelques années, fait la part belle aux jeunes compagnies.
Pour Iliade, cette salle a obtenu 4 000 euros du Syndicat national du théâtre privé, auquel elle est affiliée. En lançant un appel sur le site de financement participatif KissKissBankBank, Pauline Bayle a récolté la même somme, 4 000 euros, grâce au soutien de ceux qui avaient vu ses deux premières pièces, A tire-d’aile, créée en 2013 au Ciné XIII – une autre vaillante petite scène parisienne, dirigée par Salomé Lelouch – et A l’ouest desterres sauvages, lauréate en 2013 du prix des Jeunes metteurs en scène organisé par le Théâtre 13, subventionné par la Ville de Paris. Comme Pauline Bayle et ses amis comédiens sortaient du Conservatoire, ils ont pu également recevoir de l’argent du Jeune théâtre national, financé par l’Etat, ce qui a permis de payer une partie des salaires (faibles, on s’en doute).
Franche et rusée simplicité
L’Iliade a été jouée soixante fois au Théâtre de Belleville, ce qui est beaucoup, puis reprise au Théâtre national de La Colline, dans le cadre du festival Impatience, un des moteurs de l’émergence. Les programmateurs sont venus, le spectacle a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ A Sharjah, une rétrospective consacre l’œuvre élégante et railleuse de l’artiste dubaïote, mort en 2016.
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Hassan Sharif, la preuve par l’absurde

A Sharjah, une rétrospective consacre l’œuvre élégante et railleuse de l’artiste dubaïote, mort en 2016.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h39
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            
Dans l’avant-dernière salle du Louvre Abu Dhabi est accrochée une œuvre qui, par sa forme et sa conception, se distingue de celles qui l’environnent : c’est le témoignage, par la photographie en noir et blanc et le texte, de l’une des actions accomplies par Hassan Sharif dans les années 1980. C’est aussi la seule d’un artiste émirati, et sans doute est-ce la raison la plus immédiate de sa présence en ces lieux : Hassan Sharif, mort en 2016, était né à Dubaï en 1951, y a fait l’essentiel de son œuvre et a joué un rôle central pour susciter l’intérêt à l’égard de la création contemporaine dans la région. Mais il y a une autre raison, plus satisfaisante : la singularité et l’acuité de son œuvre.
Pour les vérifier, il faut se rendre à Sharjah, aux Emirats arabes unis, où la Sharjah Art Foundation lui consacre une rétrospective dont rien ne donne à espérer la venue en France. Aussi, si lointaine soit-elle, a-t-on pris le parti de s’en faire l’écho.
Trois périodes
La structure architecturale de la fondation – une suite de petites maisons blanches aménagées en galeries et reliées par des ruelles – convient à l’œuvre. Peut-être même lui convient-elle trop bien, car Sharif a pratiqué à peu près tous les modes d’expression au gré des moments et des questions. Il a dessiné, peint, écrit, photographié, assemblé, noué, découpé, collé, entassé, suspendu. D’une galerie à l’autre, la surprise peut être d’abord entière car, au long de la pérégrination, Sharif artiste conceptuel succède à Sharif expert en accumulations, qui lui-même succède à Sharif abstrait géométrique ou Sharif figuratif parodique ou Sharif duchampien.
A s’en tenir à la chronologie, il est possible de distinguer trois périodes. La première, la décennie 1970, est celle du caricaturiste politique et moral, dont quelques dessins – en nombre trop restreint – montrent comment il sait ridiculiser les travers et certitudes de ses ­concitoyens, ne leur épargnant aucun ridicule. La deuxième est celle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Les installations de l’artiste palestinien sont à la Galerie Magda Danysz jusqu’au 13 janvier.
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Abdul Rahman Katanani se joue des barbelés

Les installations de l’artiste palestinien sont à la Galerie Magda Danysz jusqu’au 13 janvier.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h28
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            
Quand on naît dans le camp palestinien de ­Sabra, à Beyrouth, la vie n’est pas pavée de roses mais de fils barbelés. Sans surprises, ils forment le matériau privilégié d’Abdul Rahman Katanani, qui expose jusqu’au 13 janvier à la Galerie Magda Danysz, à Paris.

Avec son mètre quatre-vingt-dix déplié et son doux sourire, l’artiste trentenaire balaie les clichés misérabilistes. « Le dimanche, tous les Libanais viennent ici pour le marché », lance-t-il en pointant du doigt les étals remplis de fruits et légumes bon marché. Le camp ressemble à beaucoup de quartiers populaires de Beyrouth. Les ruelles encombrées vivent au rythme des klaxons. Dans l’immeuble où il habite depuis sa naissance, se sont agrégées une centaine de familles dont, récemment, beaucoup de réfugiés syriens. Les fils électriques forment des pelotes inextricables, tandis que des tombereaux d’immondices jetées par les fenêtres s’accumulent dans la cour commune. ­Katanani refuse de noircir le ­tableau : « Avant, il y avait quatre toilettes pour vingt familles, depuis dix ans, chacune a les siennes. » Son atelier se résume à trente mètres carrés de patchwork de carreaux de récupération. Au mur, une grande clé, celle de la maison de son grand-père à Jaffa. Dans la famille Katanani, on est à mille lieues de l’art. Ancien militant de l’OLP, son père gagne sa vie comme menuisier. Abdul Rahman, lui, a le dessin dans le sang. De l’âge de 15 ans à 22 ans, il multiplie caricatures et graffitis. Sa cible ? La corruption généralisée dans le camp et les détournements des subsides des Nations unies.
 « Les enfants sont plus libres »
Autant dire que ses sujets déplaisent aux caciques. « Même les ONG, que font-elles ? s’emporte-t-il. Elles occupent les enfants, mais elles ne les éduquent pas. » Or l’éducation est capitale aux yeux de son père, qui le pousse à faire des études supérieures. Le jeune homme s’inscrit à l’université de Beyrouth, section beaux-arts, remporte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Si vous n’aviez qu’une chanson de France Gall à retenir, quelle serait-elle ? Racontez-nous en quoi elle a marqué votre vie.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Parlez-nous de votre chanson préférée de France Gall

Discussion lancée le 08 janvier 2018
08 janvier 2018

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Résiste, Il jouait du piano debout, Babacar, Si maman si, Ella elle l’a… Les chansons de France Gall, morte dimanche à l’âge de 70 ans, ont rythmé la vie de milliers de Français au cours de ses cinquante ans de carrière.
Et vous, quelle est votre chanson préférée ? Quand la chantiez-vous ? Racontez-nous un moment de votre vie, une rencontre à laquelle elle restera irrémédiablement attachée, un passage difficile qu’elle vous aura aidé à traverser… Dites-nous en quoi cette chanson est liée à votre histoire. Votre témoignage pourra être publié dans un article du Monde.fr. Si vous souhaitez être contacté(e) par un ou une journaliste, vous pouvez laisser votre adresse e-mail ou un numéro de téléphone.                            





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Article sélectionné dans La Matinale du 07/01/2018
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« Maléfiques », par Nine Antico (épisode 14)

Tous les lundis, « La Matinale du Monde » publie un strip de la dessinatrice Nine Antico.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 09h59
   





                        



   





                            


                        

                        


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Des œuvres d’Ingres et Modigliani jugées « pornographiques » par une école de l’Utah

Un professeur a été renvoyé après avoir illustré un cours sur la couleur par des reproductions de tableaux, dont quatre montrent des corps nus.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h13
    |

            Harry Bellet








                        



                                


                            

Mateo Rueda, professeur d’une école de Cache Valley (Utah), a été renvoyé le 8 décembre après qu’un parent a prévenu la police qu’il avait montré des images pornographiques aux enfants, des élèves d’environ 11 à 12 ans, dont il avait la charge. Son cours portait sur l’étude de la couleur et s’appuyait sur un ensemble de reproductions de tableaux consulté à la bibliothèque de l’école. Elles sont publiées par les éditions Phaïdon sous le titre The Art Box, et quatre images sont effectivement choquantes : deux montrent une dame nue vue de face, deux autres, des fesses. Leurs auteurs ? Respectivement Pontormo, Modigliani, Boucher et Ingres. Les originaux sont conservés dans ces antres de perdition que sont le Courtauld Institute et la National Gallery de Londres, et, pour deux d’entre elles, au Musée du Louvre…
L’enseignant dit avoir rapidement soustrait du paquet les images litigieuses et expliqué à ses élèves que l’art pouvait parfois montrer ce genre de choses, qu’ils comprendraient mieux quand ils seraient en âge d’aller dans des musées. Justification insuffisante pour une mère, qui a porté plainte.

Le shérif a enquêté et transmis l’affaire au bureau du procureur du comté : « Ils ont dit que ça ne correspondait pas pour eux à la définition de la pornographie et ont décidé qu’il n’était pas nécessaire de poursuivre », a déclaré le policier au Herald Journal, le quotidien local. D’autres parents ont soutenu le professeur, mais l’administration de son école a préféré le renvoyer, sanction qui a inspiré à Jim Dabakis, sénateur démocrate de l’Utah, un message indigné sur les réseaux sociaux : 
« Est-ce qu’un seul d’entre vous, moralistes qui avez viré ce professeur d’art, est déjà allé dans un musée ? »
On est prié de ne pas se moquer des braves citoyens de l’Utah : en France, l’article 227-24 du Code pénal punit de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende (375 000 euros pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…
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Jazz, soul et rock psyché : notre sélection musicale

Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h40
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Côté concerts, la chanteuse jazz Cécile McLorin Salvant est en tournée en France, de Blois à Nîmes en passant par Boulogne-Billancourt, pendant deux semaines, tandis que les Britanniques d’Alt-J feront vibrer Paris et Nantes. Côté studio, le nouvel album des Australiens de King Gizzard & the Lizard Wizard est disponible sur Internet, tout comme le dernier clip de la chanteuse de Detroit Anna Burch.
UNE TOURNÉE : Cécile McLorin Salvant, du 11 au 24 janvier

La programmation jazz de la saison 2018 à La Seine musicale, sur l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), va débuter par la venue, lundi 15 janvier, de la chanteuse Cécile McLorin Salvant, dans la salle de l’auditorium – celle qui est située sous la coupole de verre à la pointe du bâtiment. Bel écrin pour que l’une des grandes voix du genre puisse déployer son allant vocal et son lyrisme sur le répertoire d’un récent double album, Dreams and Daggers, publié fin septembre 2017. Un recueil de compositions et de nombreux standards qu’elle interprétera en compagnie de son trio, avec Aaron Diehl au piano, Paul Sikivie à la contrebasse et Kyle Poole à la batterie. Si son album mettait en jeu pour quelques thèmes un quartette à cordes, c’est avec cette formule du trio que s’épanouit au mieux son chant dans l’échange musicien. Ce concert francilien est l’un de ceux qui permettront de l’entendre dans quelques salles du 11 au 24 janvier : Cap Cinéma Les Lobis, à Blois (Loir-et-Cher), le 11 ; Cap Cinéma Périgueux (Dordogne), le 12 ; Cap Cinéma Agen (Lot-et-Garonne), le 13 ; Cap Cinéma Rodez (Aveyron), le 14 ; Le Rocher de Palmer, à Cenon (Gironde), le 21 ; Le Parvis, à Tarbes (Hautes-Pyrénées), le 23 et Théatre Christian-Liger, à Nîmes (Gard), le 24. Sylvain Siclier
La Seine musicale, île Seguin, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Mo Pont-de-Sèvres. Tél. : 01-74-34-53-53. Lundi 15 janvier, à 20 h 30. De 35 € à 65 €.
UN ALBUM : « Gumboot Soup », de King Gizzard & The Lizard Wizard

   


Jusqu’au dernier jour de l’année 2017, le groupe rock psychédélique King Gizzard & the Lizard Wizard a entretenu le mystère sur le défi qu’il s’était fixé : publier cinq albums studio en douze mois. Le 31 décembre, les Australiens ont donc tenu leur promesse en dévoilant, un mois après Polygondwanaland (mis en ligne gracieusement), ce cinquième opus, intitulé Gumboot Soup et disponible seulement sur leur compte Bandcamp. Onze nouvelles compositions, qui, au même titre que les opus précédents, n’ont rien de chutes de studio ou autres morceaux anecdotiques. Il s’agit même de leur disque le plus varié à ce jour. Car au lieu de développer comme à son habitude un concept sur la longueur d’un album, la formation emmenée par le leader Stu Mackenzie se prête sur chaque chanson à un exercice de style différent et abouti : pop tarabiscotée (Down The Sink), électro planante (Superposition), jazz-prog (The Wheel), voire stoner rock (le décoiffant The Great Chain of Being)… Une vaste palette qui illustrera à n’en pas douter les quatre prochains concerts du septet de rock psyché, annoncés en France du 27 février au 3 mars, dont le Bataclan, à Paris, le 1er mars. Franck Colombani
« Gumboot Soup », de King Gizzard & The Lizard Wizard, en écoute et en téléchargement payant sur Bandcamp.
UNE VIDÉO : « Tea-Soaked Letter », d’Anna Burch

En attendant un joli premier album, Quit the Curse, à paraître le 2 février, prenons le thé (détox) avec Anna Burch le temps d’une lettre mélancolique (« Strange the ones you love can bury your body underground », commence la chanson) écrite avec une guitare à l’entrain cristallin. Se désespérant d’un signe amoureux, la chanteuse de Detroit, aperçue au micro de formations pop underground comme Frontier Ruckus ou Failed Flowers, emballe son cafard matinal (filmé par la réalisatrice Ambar Navarro) avec une prestance aigre-douce rappelant les grandes heures des Go Betweens. Stéphane Davet
UN CONCERT : Alt-J, au Zénith de Nantes, le 14 janvier

   


Conforté par le succès de leur excellent troisième album, Relaxer, paru en juin 2017, le trio britannique Alt-J peut désormais prétendre jouer dans des salles de l’envergure de l’AccorHotels Arena (20 000 places). Le concert parisien du jeudi 11 janvier étant complet, il reste des chances d’assister à celui du Zénith de Nantes (capacité 9 000 places) dimanche 14 janvier. Il est d’ailleurs curieux de constater comment les compositions hybrides d’Alt-J, singulière fusion, entre autres, de trip-hop, de folk et de mélodies pop, prennent une nouvelle vie sur des scènes de plus en plus grandes. Gageons que depuis leur premier album, An Awesome Wave, paru en 2012 et écoulé à 1 million d’exemplaires, Joe Newman (guitare/voix), Gus Unger-Hamilton (claviers/voix) et Thom Green (batterie/samples) ont appris à dompter les foules dans les plus gros festivals. F. C.
Zénith de Nantes, ZAC d’Ar Mor, boulevard du Zénith, Saint-Herblain (Loire-Atlantique). Dimanche 14 janvier, à 20 heures. 40 € (cat 1) et 51 € (cat 2). www.altjband.com
A RÉSERVER : Bilal au Duc des Lombards, à Paris, du 24 au 26 février

   


Né en 1979 à Philadelphie (Pennsylvanie), ville où dans les années 1970 a prospéré une soul music sophistiquée avec arrangements de cordes et de chœurs, le chanteur Bilal a fait ses débuts à la fin des années 1990, une fois installé à New York, où il a suivi des cours de musique, en particulier de jazz. C’est toutefois dans le sillage du renouveau soul (Erykah Badu, Macy Gray, Common, D’Angelo, Maxwell, Van Hunt…), au début des années 2000, que Bilal se fait connaître avec le succès de son premier album, 1st Born Second. Le suivant est refusé par sa maison de disques, qui le considère comme insuffisamment commercial. Le disque connaîtra une vie parallèle sur Internet. Bilal se met en retrait, collabore avec de nombreuses chanteuses et chanteurs. Depuis 2010, trois albums sous son nom ont été publiés et la carrière de Bilal a repris, plus discrètement. En France, ses passages sont guettés par un cercle d’amateurs qui se passent rapidement le mot de sa venue. Pour qui voudrait découvrir son talent vocal, sa musique qui combine soul et jazz à un goût pour l’expérimentation, il est donc prudent de réserver pour une série de six concerts, trois par jours, du 24 au 26 février, au Duc des Lombards, club parisien qui peut recevoir une centaine de personnes. S. Si.
Duc des Lombards, 42 rue des Lombards, Paris-1er. Tél. 01-42-33-22-88. Du samedi 24 au lundi 26 février, à 19 h 30 et 21 h 30. 35 €.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Le groupe de rock anglais estime que la chanteuse américaine a copié leur tube « Creep » dans son nouvel album.
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Radiohead accuse Lana Del Rey de plagiat

Le groupe de rock anglais estime que la chanteuse américaine a copié leur tube « Creep » dans son nouvel album.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 05h53
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 06h41
   





                        



   


La chanteuse américaine Lana Del Rey a annoncé dimanche 7 janvier que le groupe de rock anglais Radiohead avait entamé des poursuites judiciaires pour être crédité dans une de ses chansons. Les Britanniques dénoncent des ressemblances troublantes entre un des titres de la jeune femme et leur chanson culte Creep.
Le débat porte sur Get Free, ultime morceau du dernier album de la trentenaire « Lust for Life ». Celui-ci débute avec des accords de guitare vraisemblablement identiques à ceux de Creep, suivant en outre le même tempo régulier.

La chanteuse a confirmé la procédure après sa révélation par le tabloïd britannique The Sun, affirmant qu’elle avait proposé un compromis, rejeté par les Anglais :
« J’ai offert jusqu’à 40 [pour cent des revenus] ces derniers mois, mais ils n’accepteront que 100. Leurs avocats se sont montrés implacables, alors nous allons régler ça au tribunal. »
Contacté dimanche en fin de journée, le porte-parole de Radiohead n’a pas désiré s’exprimer. Creep est le premier single de Radiohead. Sorti en 1992, il a marqué le début de la célébrité du groupe originaire d’Oxford. Depuis, celui-ci a évolué vers un son plus expérimental, et ne joue que très rarement son tube en concert.

Plusieurs cas récents
Ces dernières années, l’industrie musicale a observé une série de controverses autour de la propriété intellectuelle des chansons. L’Anglais Sam Smith a dû ajouter Tom Petty aux crédits de sa chanson Stay with me, à cause de ressemblances entre cette ballade et la chanson de l’Américain I won’t back down.
En 2015, un jury a décidé d’attribuer aux héritiers de Marvin Gaye 7 millions de dollars, après avoir décidé que la chanson de Pharrell Williams et Robin Thicke Blurred Lines (sorti deux ans auparavant) avait emprunté au hit soul Got to Give It Up.



                            


                        

                        

