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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’incident, signalé au printemps, concerne la tenue au séisme des diesels de secours. Vingt autres réacteurs ont été concernés.
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Deux réacteurs supplémentaires de la centrale de Bugey concernés par un incident en juin

L’incident, signalé au printemps, concerne la tenue au séisme des diesels de secours. Vingt autres réacteurs ont été concernés.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 17h14
   





                        


EDF a annoncé lundi 8 janvier que deux réacteurs nucléaires supplémentaires, situés dans la centrale du Bugey (Ain), ont été concernés par un incident sur des équipements électriques de secours mais que le problème a été corrigé.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait fait état, le 20 juin, d’un problème de niveau 2 (sur sept) pour vingt réacteurs, portant sur la tenue au séisme des diesels de secours. Le niveau 2 correspond à un « incident ».
Le gendarme du nucléaire avait fait savoir fin octobre que les réacteurs 2 et 5 du Bugey et les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) étaient également concernés.
Risque en cas de séisme majeur
EDF a expliqué lundi que les réacteurs 3 et 4 du Bugey ont posé le même problème. Ils sont donc aussi concernés par l’incident de niveau 2 qui avait été annoncé au printemps. Les ancrages des matériels auxiliaires de ces deux réacteurs « ont d’ores et déjà été remis en conformité » et « les défauts à l’origine de cette déclaration n’ont eu aucun impact sur la sécurité des salariés ni sur l’environnement », assure EDF.
A la suite de l’incident signalé en juin, l’électricien avait décidé de réaliser un bilan détaillé des matériels assurant le fonctionnement des diesels de secours sur l’ensemble du parc nucléaire. L’ASN s’inquiétait de la tenue au séisme des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours de certaines centrales nucléaires.
Concrètement, les ancrages (au sol, au mur, etc.) de ces équipements de secours avaient montré un risque de faiblesse, qui pourrait les faire se décrocher en cas de séisme majeur, rendant indisponibles ces équipements, censés garantir l’alimentation électrique de la centrale en cas de défaillance de l’alimentation électrique externe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Une vague de froid s’est abattue depuis le début de l’année sur l’est des Etats-Unis, paralysant villes, voitures et animaux.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’interdiction, effective depuis le 1er janvier, doit contribuer à protéger les éléphants en Afrique. Mais la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.
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édition abonné


Première destination pour le trafic, la Chine bannit tout commerce de l’ivoire

L’interdiction, effective depuis le 1er janvier, doit contribuer à protéger les éléphants en Afrique. Mais la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h53
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Plus grand marché du monde pour l’ivoire, la Chine en interdit totalement le commerce sur son territoire, à partir du 1er janvier. La décision avait été prise conjointement en septembre 2015 par les présidents Barack Obama, pour le marché américain, et Xi Jinping. Elle avait conduit à la fermeture en deux étapes, en 2017, de toutes les usines et tous les points de vente préalablement autorisés en Chine. Les objets créés à partir des défenses de mammouths, venus de Sibérie et dont la Chine est un gros importateur, sont toujours légaux, l’espèce étant éteinte.
L’enjeu de cette décision est colossal : la Chine est devenue ces deux dernières décennies la première destination pour le trafic d’ivoire provenant d’éléphants d’Afrique – malgré l’interdiction depuis 1989 de tout commerce international. « La Chine est passée d’une attitude, en 2008, où elle mettait en avant la sculpture sur l’ivoire comme un héritage intangible de sa culture, à une position qui en fait la voix la plus audible sur la scène internationale pour condamner ce trafic », se félicite Frank Pope, directeur général de l’ONG Save the Elephants. Hongkong devrait suivre cet exemple en 2018.
Mais une interdiction modifie bien les comportements, surtout quand elle est promue par des personnalités comme le joueur de basket star Yao Ming
Les consultants qui enquêtent pour cette ONG ont vu le prix du kilo d’une défense en Chine passer de 2 100 dollars (1 750 euros), en 2014, à environ 700 dollars en janvier 2017, en anticipation de l’interdiction. Cette baisse continue du prix est aussi attribuable au ralentissement économique et à la lutte anticorruption, analyse M. Pope. Il y a eu, en outre, une prise de conscience dans le pays, favorisée par les prises de position de personnalités comme le joueur de basket star Yao Ming. « La grande crise des années 1970 et 1980, qui a conduit à une diminution de moitié du nombre d’éléphants, a pris fin après l’interdiction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les risques d’inondation touchent encore une partie importante du nord-est et du sud-ouest de la France. Dans les Alpes, le risque d’avalanche est très élevé.
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Orages, inondations, avalanches : la Savoie placée en vigilance rouge

Les risques d’inondation touchent encore une partie importante du nord-est et du sud-ouest de la France. Dans les Alpes, le risque d’avalanche est très élevé.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 17h13
   





                        



   


Quelques jours après le passage de la tempête Eleanor, les conditions météorologiques restent mauvaises. Météo France a placé lundi 8 janvier en vigilance rouge pour les avalanches les massifs de la haute Maurienne et du sud de la haute Tarentaise, en Savoie, une situation « exceptionnelle », qui se produit en moyenne « une fois tous les trente ans ».
Les Hautes-Alpes (massifs du Queyras et du Thabor) et les Alpes-Maritimes (massif du Mercantour), également touchées par de fortes chutes de neige, ont été placées en vigilance orange.
Les départements du Var et les Bouches-du-Rhône se trouvent en vigilance orange orages, et le Gard, en vigilance orange pluie-inondation, selon le dernier bulletin émis, valable jusqu’à mardi 9 janvier 16 heures.

   


Chutes de neige abondante dans les Alpes
Dans les Alpes, une neige abondante devrait tomber dans la soirée, et « l’activité avalancheuse attendue les prochaines trente heures » est un phénomène rarement observé, selon Météo France, qui évoque également des chutes de neige de « 90 à 170 cm sur le sud de la haute Tarentaise et surtout la haute Maurienne ».

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                La tempête Eleanor a fait cinq morts et deux disparus



Des crues encore importantes
Le cumul de fortes précipitations a fait gonfler les rivières. Ce week-end, le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit à Lyon, et le niveau de la Seine a atteint 4 mètres à Paris, soit 2 mètres de plus que son niveau habituel. L’organisme Vigicrues a placé la majorité des cours d’eau du nord-est et du sud-ouest de la France en vigilance jaune. Certains d’entre eux sont en vigilance orange, signe de « risque de crue génératrice de débordements importants ».
Aucune « intervention significative » n’a toutefois été enregistrée par les pompiers du Gard et de l’Hérault, selon les secouristes.
Six morts et deux disparus
Dimanche, un octogénaire disparu jeudi soir en Saône-et-Loire a été retrouvé mort. Cinq autres personnes sont mortes entre mercredi et vendredi en raison des intempéries dans l’Isère, en Savoie et en Haute-Savoie.
Deux personnes sont toujours portées disparues : un Allemand de 70 ans, qui a pu être emporté dans la Haute-Marne par l’Aube en crue ; et une policière de la brigade fluviale à Paris, qui participait à un exercice par forts courants vendredi. Une enquête de la « police des polices » a été ouverte, les recherches devaient reprendre lundi matin.
Des Espagnols piégés par la neige
Les intempéries ont aussi affecté l’Espagne, où des alertes à la neige, aux vents violents et aux averses ont été émises pour trente-sept provinces. Un millier d’automobilistes se sont trouvés bloqués toute la nuit de samedi à dimanche sur la portion d’autoroute entre Madrid et Ségovie. Deux cent cinquante soldats ont été envoyés leur porter secours en ce week-end de retour de vacances.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Les recherches n’ont pas permis de retrouver la fonctionnaire de la brigade fluviale disparue alors qu’elle effectuait un exercice de routine.
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Enquête de la « police des polices » sur la disparition d’une policière dans la Seine

Les recherches n’ont pas permis de retrouver la fonctionnaire de la brigade fluviale disparue alors qu’elle effectuait un exercice de routine.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 23h42
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h58
   





                        



   


Le parquet de Paris a confié à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) une enquête pour « recherche des causes de la disparition » d’une policière dans la Seine lors d’un exercice, vendredi, a-t-on appris dimanche 7 janvier de source judiciaire.
La policière de la brigade fluviale, âgée de 27 ans, a disparu dans le fleuve vendredi vers 10 h 50, lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle n’avait toujours pas été retrouvée dimanche soir.
Les recherches sous-marines à l’aide d’un sonar n’ont donné jusque-là « aucun écho positif », ont fait savoir les pompiers dimanche. Les secours ont abandonné tout espoir de retrouver la plongeuse vivante et cherchent désormais son corps, ont-ils ajouté. Les opérations, interrompues avec la nuit, devaient reprendre lundi matin.

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Un exercice « suicidaire » vu les conditions
Samedi, le syndicat UNSA-Police a demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur les conditions dans lesquelles s’était déroulé cet exercice. « Rien ne motivait qu’on mette en place cet exercice alors qu’après le passage de la tempête, la Seine est en crue », a déclaré sur France Bleu Paris le secrétaire départemental adjoint du syndicat, Nicolas Pucheu.
Selon lui, la policière n’avait son diplôme de plongée sous-marine « que depuis trois semaines ». « C’était pour nous suicidaire de la mettre à l’eau. »
Après le passage de la tempête Eleanor, le niveau de la Seine est monté à Paris, atteignant dimanche soir environ 3,90 m à l’échelle du pont d’Austerlitz, ce qui correspond à la « vigilance jaune ». Elle devrait atteindre une cote maximum comprise entre 4,1 et 4,6 m dans les prochains jours, selon l’organisme de contrôle Vigicrues. Au total, six personnes sont mortes en France en raison des intempéries.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Cette pratique décriée est interdite par l’Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007.
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Pêche électrique : des ONG accusent la Commission européenne

Cette pratique décriée est interdite par l’Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 22h23
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 09h37
   





                        


Alors que le Parlement européen doit voter, le 16 janvier, sur le développement de la pêche électrique, les opposants à cette pratique interpellent la Commission européenne et appellent à ne pas l’autoriser largement, révèlent dimanche 8 janvier Le Journal du dimanche et Libération.
Des ONG telles que Bloom et The Black Fish ont publié un document signé par des scientifiques de la Commission européenne qui mettaient en garde dès novembre 2006 contre les dangers de ce mode de pêche très décrié consistant à « envoyer des décharges dans le sédiment afin de capturer plus facilement les poissons plats qui y sont enfouis ». Sont utilisés des chaluts à perche – des filets fixés à une armature rigide et lestés pour racler les fonds – dont les chaînes sont remplacées par des électrodes.

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La pêche électrique est interdite par l’Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007. Selon les ONG, qui ont adressé une lettre aux institutions européennes, le comité d’experts scientifiques de la Commission européenne n’a pas donné son feu vert au développement de cette pratique, dans un rapport publié un mois seulement avant l’accord des dérogations.
« Non seulement l’organe scientifique de la Commission européenne n’a jamais donné son aval pour de telles dérogations, mais il a même explicitement déconseillé à la Commission européenne d’en accorder », s’indigne dans Libération le directeur scientifique de l’association Bloom, Frédéric Le Manach.
Un premier vote en novembre
Cette méthode de prélèvement est autorisée à titre expérimental à hauteur de 5 % des flottes de chalutiers à perche de chaque Etat membre, et uniquement en mer du Nord, mais selon Bloom, les Pays-Bas dépassent largement ces quotas. La France n’a pas recours à cette méthode.
En novembre 2017, la commission de la pêche au Parlement européen a voté un possible élargissement de cette pratique, supprimant toute limite en mer du Nord, et élargissant notamment à tous les types de pêche, et plus seulement les flottes de chalut à perche. Les eurodéputés voteront le 16 janvier en session plénière sur les propositions de la commission spécialisée. Selon Le Journal du dimanche, l’eurodéputé français Yannick Jadot (EELV) va demander le report de ce vote.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le nord-est et le sud-ouest de la France restent en alerte, avec notamment des risques d’inondations.
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Six morts causées par la tempête Eleanor, quinze départements restent en vigilance orange

Le nord-est et le sud-ouest de la France restent en alerte, avec notamment des risques d’inondations.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 07h27
   





                        



   


Alors que les conditions météorologiques restent agitées, quelques jours après le passage de la tempête Eleanor, le bilan a été porté à six morts, après la découverte, dimanche 7 janvier, du corps d’un octogénaire disparu jeudi soir en Saône-et-Loire. Cinq autres personnes ont trouvé la mort entre mercredi et vendredi en raison des intempéries en Isère, Savoie et Haute-Savoie.
Deux personnes sont toujours portées disparues après le passage de la tempête : un Allemand de 70 ans, qui a pu être emporté en Haute-Marne par l’Aube en crue, et une policière de la brigade fluviale à Paris, qui effectuait un exercice par forts courants et a disparu vendredi. Les recherches dans la Seine devaient reprendre dimanche matin.
Plusieurs fleuves et rivières en crue

   


Quinze départements ont été placés lundi en vigilance orange par Météo France, jusqu’à 6 heures mardi 9 janvier. Une vigilance orange crues concerne huit départements : l’Aisne, les Ardennes, la Marne, la Meuse, la Haute-Saône, le Doubs, le Jura et l’Aveyron. Aussi, l’Hérault reste en vigilance orange pluie-inondation alors que le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes ont été placés en vigilance orange orages. Enfin, une vigilance orange avalanche a été lancée sur la Savoie et les Hautes-Alpes.
Le cumul de fortes précipitations a fait gonfler les rivières. Le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit à Lyon et le niveau de la Seine pourrait dépasser les 4 mètres dimanche à Paris. L’organisme Vigicrues a placé la majorité des cours d’eau du nord-est et du sud-ouest de la France en vigilance jaune, et certains sont mêmes classés orange, signes de « risque de crue génératrice de débordements importants » : l’Aisne moyenne, la Marne, la Saulx et l’Ornain dans la Meuse, l’Ognon, entre la Haute-Saône et le Doubs, la Dordogne aval, ainsi que la Cesse et les basses plaines de l’Aude.
Méteo France appelle les habitants des départements concernés à être prudents dans leurs déplacements, à ne pas rouler sur des voies immergées et à mettre leurs biens en sécurité en surveillant la montée des eaux.
Un épisode méditerranéen en Languedoc
L’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales sont concernés par un « épisode méditerranéen », c’est-à-dire de violents orages remontant d’Espagne, accompagnés de grêle et d’importants cumuls de précipitations. Localement, entre 130 et 150 mm sont attendus en vingt-quatre heures. Ces intempéries s’accompagnent d’un risque de vagues-submersion sur les côtes de ces trois départements, car le vent d’Est génère de fortes vagues et une élévation du niveau de la mer.
Des Espagnols piégés par la neige
Les intempéries ont aussi touché l’Espagne, où des alertes à la neige, aux vents violents et aux averses ont été émises pour 37 provinces. Un millier d’automobilistes se sont trouvés bloqués toute la nuit de samedi à dimanche sur l’autoroute Madrid-Ségovie, et 250 soldats ont été déployés pour leur porter secours en ce week-end de retour de vacances.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune, le militant écologiste et secrétaire général du Modem demande également à la France de porter auprès de l’Unesco une demande d’inscription des grands singes au patrimoine mondial de l’humanité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Yann Wehrling : « Pour sauver les grands singes, il faut les doter d’un statut particulier d’hominidés »

Dans une tribune, le militant écologiste et secrétaire général du Modem demande également à la France de porter auprès de l’Unesco une demande d’inscription des grands singes au patrimoine mondial de l’humanité.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h13
    |

Yann Wehrling (Militant de la protection des animaux et des espèces et secrétaire général du Mouvement démocrate)







                        


Tribune. 99. 2 novembre 2017. 2050.
Voici un chiffre et deux dates pour résumer la situation des grands singes.
99, c’est le pourcentage de gènes que nous, humains, partageons avec eux. Et pour cause, nous sommes, comme eux, membres de la même famille, celle des hominidés. D’ailleurs, d’un point de vue scientifique, ceci fait de nous la cinquième espèce de grands singes.
2 novembre 2017 est la date à laquelle une équipe de scientifiques a annoncé avoir découvert une nouvelle espèce d’orangs-outans sur l’île de Sumatra. Mais à peine sortie de l’ombre de sa forêt, elle est déjà menacée d’extinction. Il en reste à peine 800 individus.
2050 est précisément l’échéance à laquelle de nombreux scientifiques, dont Pascal Picq, estiment la disparition totale à l’état sauvage de tous les grands singes, gorilles, chimpanzés, bonobos et orangs-outans.
Il nous reste 32 années
32 courtes années durant lesquelles l’une des 5 espèces de la famille aura terminé d’éliminer les 4 autres. 32 petites années à comparer aux 7 millions d’années d’évolutions communes qui font de nous, humains, un membre de cette même famille de grands singes.
Oui, ce sont « les nôtres » et nous nous apprêtons, dans l’indifférence générale, à les éradiquer de la surface du globe. En avons-nous le droit ? Non !

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32 ans, c’est donc le temps qui nous reste pour éviter cet acte qui défie notre conscience. Echouer ? Nos descendants ne nous le pardonneront pas.
Que faire ?
Le premier acte, c’est d’affirmer que nous refusons cette fatalité. Après les scientifiques et plusieurs associations qui nous alertent depuis des années, ce sont maintenant les opinions publiques, les hommes et les femmes politiques, et les Etats, qui doivent décréter une mobilisation d’urgence.
Et le premier acte, c’est le symbole, celui des mots. Dire les choses, c’est l’acte qui précède tous les autres.
Le symbole des mots, il doit exister dans notre droit.
Cher Nicolas Hulot, je sais que vous partagerez cette idée qu’il faut agir pour sauver les grands singes. Il est donc entre vos mains de décider que la France envoie un signal fort. Ce signal, ce serait de décider, symboliquement, dans notre droit, dans une loi, de doter les grands singes d’un statut particulier d’« hominidés ». C’est une idée qui fait son chemin, d’ailleurs, portée par des organisations internationales de primatologues comme le Great Ape Project depuis 1994. Notre propre droit reconnaît de fait que les grands singes ne sont pas à considérer comme d’autres espèces puisque, depuis 2013, nous avons interdit leur « usage » dans des expérimentations à des fins scientifiques.
Sauver les grands singes, ce n’est pas oublier les autres espèces menacées, bien au contraire
Allons jusqu’au bout de ce qui, peu à peu, devient évident. Dans notre juridiction, aucun grand singe ne pourrait plus ainsi être tué, torturé, maltraité, ni même privé de liberté sauf si, bien sûr, il était né en captivité. Parce que la France est un grand pays, membre du conseil de sécurité de l’ONU, membre du G7, nul doute qu’un tel acte ne resterait pas sans impact dans la communauté internationale.
Second symbole : portons auprès de l’Unesco une demande d’inscription des 4 espèces de grands singes au patrimoine mondial de l’humanité. L’Unesco peut décider une telle chose car elle considère la biodiversité et le vivant comme étant des éléments pouvant être un patrimoine de l’humanité. Une telle décision est donc à la fois possible, mais son caractère symbolique de protection la rend absolument nécessaire.

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Ne nous arrêtons pas là. Les citoyens que nous sommes peuvent agir. Regardons les étiquettes de ce que nous consommons. Plus de bois tropical ou de produits à base d’huile de palme ! Les habitats des grands singes sont grignotés par ces cultures. Abstenons-nous !
« Perdre les grands singes, c’est perdre les forêts »
Entreprises, dans les actions responsables que vous menez, choisissez d’investir dans la préservation des grands singes. Vous dépensez des millions d’euros dans des opérations environnementales telles que la replantation d’arbres. Diversifiez vos actions et investissez dans la préservation des grands singes. Proposez des parrainages de grands singes dans des sanctuaires. Achetez des hectares de forêts tropicales ou équatoriales, habitats des grands singes, pour y éviter qu’elles ne disparaissent en cultures agricoles. Financez les salaires des gardes qui les protègent du braconnage.
Créons enfin, à l’initiative de la France, un fonds d’urgence pour les grands singes qui puissent recueillir les dons des centaines de milliers de personnes dans le monde qui, n’en doutons pas, voudront s’engager dans ce combat essentiel.

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Pour finir, précisons un point : sauver les grands singes, ce n’est pas oublier les autres espèces menacées, bien au contraire. Au-delà du symbole de sauver les « nôtres », Jane Goodall, grande primatologue qui consacre sa vie à la sauvegarde des grands singes, résume fort bien les choses : « Si nous perdons les grands singes, ce sera probablement parce que nous avons également perdu les forêts, et cela aura des conséquences totalement dévastatrices sur le changement climatique. » Autrement dit, si nous savons trouver les moyens de sauver les grands singes, c’est que l’humanité aura compris quelque chose de sa relation aux autres espèces animales, au vivant qui l’entoure… c’est que nous aurons trouvé la voie vers un vrai développement durable.
N’oublions pas : dans 32 ans, il sera trop tard. La disparition d’une espèce est une chose irréversible.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le chien d’aveugle ou le cheval de selle s’intéresse à la tâche qu’on leur impose : c’est ce qu’a découvert Jocelyne Porcher en appliquant à l’animal les outils de la sociologie.
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Les animaux consentent-ils à travailler ?

Le chien d’aveugle ou le cheval de selle s’intéresse à la tâche qu’on leur impose : c’est ce qu’a découvert Jocelyne Porcher en appliquant à l’animal les outils de la sociologie.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h19
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Jocelyne Porcher est sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) au sein de l’UMR Innovation, à Montpellier. Auteure de Vivre avec les animaux. Une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte, 2011), elle a coordonné le numéro « Travail animal, l’autre champ du social » de la revue Ecologie & Politique (n° 54, 2017).
En quoi la question du travail animal intéresse-t-elle les sciences sociales ?
Il faudrait plutôt se demander pourquoi cela les intéresse si peu ! Le travail est le grand absent de la question animale, un fait social impensé. Cela peut se comprendre : du point de vue des sciences sociales, les bêtes appartiennent à la nature. Mais les animaux domestiques ne sont pas des loups ou des renards : ils vivent avec nous depuis dix mille ans, ils ont construit avec nous les sociétés humaines. Et, oui, ils travaillent.
Je n’aurais probablement pas exploré cette question si je n’avais pas moi-même côtoyé les animaux en tant qu’éleveuse : à l’époque, je me demandais déjà comment eux et nous arrivions à œuvrer ensemble. Devenue chercheuse, j’ai mené des travaux sur la souffrance des humains en système industriel. En croisant ces deux expériences, j’ai compris qu’il était possible d’étudier les contributions des animaux au travail avec les outils des sciences sociales.
Une de mes étudiantes a d’abord passé plusieurs mois dans un troupeau de laitières, restant « au cul des vaches » du matin au soir en suivant un protocole d’observation très rigoureux. Des travaux similaires ont ensuite été conduits sur des cochons de plein air, des rapaces participant à un spectacle, les sangliers d’un parc animalier : quelle que soit l’espèce, il apparaissait que les animaux collaboraient au-delà de ce qu’on leur demandait. Ce premier constat a débouché sur un programme de l’Agence nationale de la recherche (ANR) que j’ai coordonné pendant quatre ans, afin de mieux explorer le rapport au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Au moins 10 465 personnes ont été déplacées, selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).
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Un cyclone fait un mort et trois disparus à Madagascar

Au moins 10 465 personnes ont été déplacées, selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).



Le Monde
 |    06.01.2018 à 21h26
   





                        


Le cyclone Ava, qui a traversé la partie orientale de Madagascar, a fait un mort, trois disparus et plus de 12 000 sinistrés, ont annoncé les autorités samedi 6 janvier. Au moins 10 465 personnes ont été déplacées, selon un communiqué du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).
Le cyclone a frappé Madagascar vendredi matin, avant de balayer la partie orientale de la Grande Ile et de quitter le territoire samedi soir. Des vents violents et des pluies diluviennes ont laissé sous l’eau des villes, comme Tamatave (est), et les bas quartiers de la capitale, Antananarivo.
La route nationale numéro deux, reliant la côte est à la capitale, a été coupée à plusieurs endroits en raison d’éboulements de terrain, d’arbres déracinés et de montée des eaux.
Madagascar, l’un des pays les plus pauvres au monde, est régulièrement touché par des cyclones. En mars 2017, Enawo avait fait au moins 78 morts. Au cours des dix dernières années, l’île a été frappée par quarante-cinq cyclones et tempêtes tropicales.



                            


                        

                        


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L’écologie aux portes du Capitole

Le récit écologique dominant est encore trop tendu vers la catastrophe pour devenir le levain d’une société nouvelle, souligne dans une tribune le philosophe Dominique Bourg.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 12h00
   





                        



                                


                            
TRIBUNE. Sans récit il n’y aurait ni religions, ni nations, ni partis, ni identités individuelles et collectives, autrement dit rien qui fasse sens. Nos esprits erreraient entre calculs et raisons, sans même pouvoir appréhender le temps qui passe. Il nous est impossible de ne pas nous projeter dans le temps, avec d’autres et vis-à-vis d’autres, en agissant les uns à l’égard des autres. La mise en forme de ces actions qui entrelace nos existences constituent un récit. Rien de grand ne s’est accompli sans récit.
Mise en scène du salut
L’histoire occidentale elle-même est celle des variations du grand récit chrétien. Après avoir imposé l’idée d’un cours linéaire de l’histoire, l’espérance en un âge d’or au-devant de nous et non plus derrière, l’idée chrétienne de salut n’a cessé de connaître de multiples métamorphoses. Mais ces différents récits de mise en scène du salut – ceux des rois, des moines et des saints, du marchand calviniste, celui du progrès et des Lumières, un temps concurrencé par la saga marxiste du prolétariat sauveur de l’humanité – ont tous fini par s’échouer sur les rivages du changement climatique et de l’anéantissement des espèces vivantes.
Face à ces sinistres constats, quel nouveau récit imaginer ? Le transhumanisme et les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon] leur tournent le dos – sans proposer de solutions – et s’emploient à ressusciter le progrès, mais ils ne parviennent pas à démêler le paradis de l’enfer : le désir d’immortalité y est inséparable de la crainte d’un déclassement, voire d’un asservissement par les machines.
Reste l’écologie, qui cherche à recommencer l’histoire. A l’instar du christianisme des premiers temps – resté longtemps inaudible, tapi dans l’obscurité des bas quartiers de Rome, avant de gagner la lumière du Capitole et de s’emparer de l’empire –, cette pensée peine toutefois à s’imposer. Le récit écologique est encore trop tendu vers la catastrophe pour faire naître une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ La quatrième tempête hivernale a fait cinq morts et trois personnes sont activement recherchées.
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Tempête Eleanor : quinze départements placés en vigilance orange

La quatrième tempête hivernale a fait cinq morts et trois personnes sont activement recherchées.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 18h20
   





                        



   


Quinze départements sont placés en vigilance orange par Météo France jusqu’à 16 heures dimanche 7 janvier, en raison des risques d’inondations dus aux crues de fleuves et rivières. Après le passage d’Eleanor qui a fait cinq morts et trois disparus, premier bilan de cette quatrième tempête hivernale qui a traversé la France cette semaine.

   


Une policière disparaît dans la Seine, le fleuve en « vigilance jaune »
Les recherches se sont poursuivies samedi pour tenter de retrouver une policière de la brigade fluviale disparue dans la Seine lors d’un exercice vendredi 5 janvier à Paris, a appris l’AFP de source policière. Les opérations de recherche, interrompues vers 17 h 30 vendredi en raison de la tombée de la nuit, ont repris samedi « au lever du jour » et ont été interrompues à la tombée de la nuit, elles reprendront dimanche à 8 heures 30, selon la préfecture.
Dans un communiqué, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a exprimé samedi « toute sa compassion et son soutien à la famille de cette policière et à ses proches ».

   


La policière, âgée de 27 ans, a disparu dans le fleuve vendredi vers 10 h 50, lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame. Un important dispositif avait été déployé après la disparition de la jeune femme. Vendredi après-midi, 112 pompiers dont 17 plongeurs, 20 bateaux, quatre équipes cynophiles, deux hélicoptères et un drone étaient à la recherche de la policière. Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, et le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, se sont rendus à la brigade fluviale.

La crue 2018 #Paris https://t.co/YI58eUVz3Y— EmmanuelleRota (@EmmanuelleRota)


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Après le passage de la tempête Eleanor, le niveau de la Seine est monté à Paris, atteignant samedi matin environ 3,60 m à l’échelle du pont d’Austerlitz, ce qui correspond à la « vigilance jaune ». Le niveau de la Seine dans la région de Rouen, la Garonne et la Dordogne dans le Sud-Ouest, et d’autres dans le Grand Est ou en Franche-Comté s’est également fortement élevé. Elle pourrait dépasser la cote de 4 mètres « d’ici dimanche », selon l’organisme de contrôle Vigicrues. C’est tout de même loin des 6,10 mètres de la crue de la Seine de juin 2016. La stabilisation de la Seine est attendue en début de semaine.
Deux hommes portés disparus
Un citoyen allemand est porté disparu depuis jeudi après-midi, alors qu’il se trouvait à proximité d’une rivière en crue dans son village de Rouvres-sur-Aube, dans la Haute-Marne. D’importants moyens de recherche sont déployés pour le retrouver, a-t-on appris vendredi de la préfecture. « [Cette personne], qui a des difficultés pour se mouvoir, a disparu », probablement emportée par l’Aube en crue, a précisé Françoise Souliman, la préfète de la Haute-Marne, qui s’est rendue sur les lieux.
Aussi, un octogénaire qui avait quitté son domicile vers 19 heures pour observer la montée des eaux du Ternin est également porté disparu depuis jeudi soir dans le village de Lucenay-l’Evêque, au nord d’Autun, en Saône-et-Loire. Une enquête judiciaire est en cours et d’importants moyens de recherche sont mis en œuvre avec hélicoptère et équipes cynophiles, a annoncé le parquet de Chalon-sur-Saône.
Cinq morts et 26 blessés, dont quatre grièvement
Cette quatrième tempête de l’hiver a coûté la vie à cinq personnes dans les Alpes. Un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy (Haute-Savoie) sur le chantier de rénovation d’une ferme « fragilisé par la tempête », selon le parquet d’Annecy qui a ouvert une enquête.
Vingt-six personnes ont également été blessées, dont quatre grièvement, selon le dernier bilan donné, jeudi soir, par le ministère de l’intérieur.
Craintes sur les routes
Les pluies devaient persister en plein retour de dizaines de milliers de vacanciers attendus samedi sur les routes en raison de la fin des congés scolaires. La journée est classée orange en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours et invite à quitter les stations de sports d’hiver avant 9 heures ou après 16 heures.

#securiteroutiere Retrouvez tous les détails des prévisions de circulation de Bison Futé pour le week-end du vendre… https://t.co/heFq8uxBeq— Prefet87 (@Préfet de la Haute-Vienne)


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Sans compter que des dizaines de coulées de boue, de neige et d’éboulements perturbent encore la circulation et isolent des villages, comme celui de Lovettaz, au-dessus de Chambéry, ou ceux de Villard-Reymond et d’Oulles, dans le massif de l’Oisans, dans l’Isère.
Surveillance accrue dans les stations de ski savoyardes
Le risque d’avalanche reste élevé. Vendredi, le risque d’avalanches, maximal jeudi, est resté « marqué » à « fort », soit de 3 ou 4 sur une échelle de 5. « On appelle à la vigilance extrême : la neige est instable après des pluies en altitude. Le ski hors-piste est très fortement déconseillé », soulignait une porte-parole de Val Thorens, plus haute station d’Europe, à 2 300 mètres d’altitude. Les domaines ont rouvert progressivement après d’intenses efforts de sécurisation, comme à Tignes - Val-d’Isère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les rencontres successives avec sénateurs, députés et maires de Loire-Atlantique doivent permettre à l’exécutif de décider de l’avenir du projet.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/01/2018
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Notre-Dame-des-Landes : le premier ministre veut déminer le dossier auprès des élus locaux

Les rencontres successives avec sénateurs, députés et maires de Loire-Atlantique doivent permettre à l’exécutif de décider de l’avenir du projet.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h01
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 08h09
    |

            Rémi Barroux








                        


Il était un peu plus de 18 heures, vendredi 5 janvier, quand la délégation d’une trentaine de maires de Loire-Atlantique est sortie de Matignon. Ils venaient d’échanger avec le chef du gouvernement, Edouard Philippe, et avec le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, sur le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Deux heures de discussion sur les inconvénients et les avantages des deux solutions retenues dans le rapport des médiateurs remis au gouvernement trois semaines plus tôt : le maintien du projet d’une nouvelle plate-forme aéroportuaire sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, ou le réaménagement de l’actuelle infrastructure de Nantes Atlantique.

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En fin de matinée, deux sénateurs (sur les cinq du département) avaient aussi été reçus, suivis, en début d’après-midi, par les dix députés de Loire-Atlantique – neuf issus des rangs de La République en marche (LRM) et une MoDem.

   


A chaque fois, l’exercice fut le même pour le premier ministre : assurer qu’aucun choix n’était fait, et que les arguments entendus permettraient au président de la République de trancher sur ce dossier vieux d’une cinquantaine d’années et dont la déclaration d’utilité publique arrive à échéance le 8 février.
Inquiétudes face à l’abandon éventuel du projet
Emmanuel Macron s’est engagé à annoncer sa décision avant la fin janvier. D’autres consultations sont prévues, lundi 8 janvier, avec les élus d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, mardi avec ceux du Maine-et-Loire, de Mayenne et de Vendée.
Cette série de consultations doit se conclure, le 12 janvier, par la rencontre avec les responsables du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA), qui regroupe les vingt collectivités bretonnes et ligériennes investies dans le projet de nouvel aéroport du Grand Ouest, notamment la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, la présidente (Les Républicains, LR) de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, et le président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet (PS). Cette dernière réunion sera sans doute la plus délicate, tant les élus responsables du SMA sont favorables au projet de transfert de l’actuel aéroport et inquiets de la tournure que prennent les événements.
En effet, alors que la déclaration d’utilité publique a été publiée voici bientôt dix ans, que les décisions de justice ont été quasiment toutes favorables au projet, et qu’une consultation locale en Loire-Atlantique a exprimé une majorité de 55 % des voix en faveur du transfert de l’aéroport en juin 2016, rappellent-ils, l’hypothèse de l’abandon du projet et du réaménagement de Nantes Atlantique n’a jamais été aussi plausible.

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Hulot : « On choisira la solution la moins mauvaise »
Tout l’art du premier ministre fut donc de laisser entendre que le dossier n’était pas clos. Il fallait rassurer, déminer le terrain avec des élus favorables au projet dans leur très grande majorité et quelle que soit leur tendance politique, PS ou LR. Et donner tout leur sens à ces consultations qui pourraient se prolonger au-delà de la semaine prochaine, M. Philippe ayant expliqué aux maires qu’il entendrait si nécessaire des élus absents lors de ces réunions parisiennes, la semaine suivant la dernière séance du 12 janvier.

   


« Je suis convaincu que le choix n’est pas fait, qu’il le sera après cet échange collectif très positif », voulait croire, à la sortie de Matignon, Yves Daniel, député (LRM) de la 6e circonscription, celle de Notre-Dame-des-Landes. « Je suis favorable au projet de transfert, ancien agriculteur bio et membre de la Confédération paysanne, cherchez l’erreur », s’amuse à préciser le député. « Le premier ministre nous a dit que la décision n’était pas prise et qu’elle serait difficile à prendre, il a été suffisamment habile pour ne pas donner l’impression que le choix était fait », déclarait Fabrice Roussel, maire (PS) de La Chapelle-sur-Erdre et vice-président de Nantes-Métropole. « On choisira la solution la moins mauvaise », leur aurait affirmé Nicolas Hulot.

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L’évacuation de la ZAD se fera
Pour autant, de nombreux élus avaient du mal à cacher leur inquiétude. « Si le transfert de l’aéroport ne se fait pas, ce sera une légalisation du zadisme et des occupants [la ZAD, zone d’aménagement différé, devenue « zone à défendre » pour les opposants au projet] », dénonçait Sophie Errante, députée (LRM) de la 10e circonscription.
Que l’aéroport soit transféré à Notre-Dame-des-Landes ou reste à Nantes Atlantique, la ZAD sera évacuée, a réaffirmé le premier ministre. De quoi rassurer, mais pas forcément contenter tous les élus. « J’ai milité contre le projet de transfert, mais il faut repartir d’une page blanche et, pour cela, il faut tourner la page de la ZAD, la vider », avançait Sarah Elhairy, députée (MoDem) de la 5e circonscription.

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« Mais l’évacuation ne se fera pas dans les mêmes conditions s’il faut expulser les zadistes pour construire un aéroport, ou si c’est pour rétablir la légalité alors qu’il n’y a plus aucune raison d’occuper cette zone », résumait Aude Amadou, députée (LRM) de la 4e circonscription, plutôt favorable au transfert. Analyse partagée par François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, député (LRM) de la 1re circonscription et opposant depuis 1998 au projet de Notre-Dame-des-Landes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Selon les premières estimations, les deux phénomènes climatiques « auraient occasionné plus de 150 000 sinistres », précise la Fédération française de l’assurance.
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Le coût des tempêtes Carmen et Eleanor évalué à 200 millions d’euros

Selon les premières estimations, les deux phénomènes climatiques « auraient occasionné plus de 150 000 sinistres », précise la Fédération française de l’assurance.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 00h05
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 09h33
   





                        



   


La Fédération française de l’assurance (FFA) a évalué, dans la soirée du vendredi 5 janvier, à près de 200 millions d’euros le coût des tempêtes Carmen et Eleanor qui viennent de frapper la France. Cette somme est susceptible d’augmenter en raison des crues de nombreux cours d’eau.
Selon les premières estimations, les deux phénomènes climatiques « auraient occasionné plus de 150 000 sinistres ». Là encore, « ces chiffres pourraient être amenés à évoluer au regard des risques d’inondations toujours en cours. » Météo France a maintenu dans la soirée de vendredi son alerte aux inondations dans plusieurs départements de l’Est et du Sud-Ouest et signalé la propagation des crues de nombreux cours d’eau.
La FFA fait une nouvelle fois valoir que « ces événements confirment l’importance de renforcer dans notre pays les politiques de prévention des risques naturels ». Le bilan des intempéries liées au passage de la tempête Eleanor ces derniers jours en France s’est alourdi, vendredi soir, à cinq morts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Les températures étaient en baisse vendredi et ne dépassaient pas les − 11 °C à New York et Boston, et devraient avoisiner les − 20 °C dans de nombreuses régions du nord-est.
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Aux Etats-Unis, une violente tempête de neige fait sept morts et paralyse le nord-est du pays

Les températures étaient en baisse vendredi et ne dépassaient pas les − 11 °C à New York et Boston, et devraient avoisiner les − 20 °C dans de nombreuses régions du nord-est.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 21h25
   





                        



   


La première tempête de neige de la saison a frappé le nord-est des Etats-Unis jeudi, avant de laisser place à des températures glaciales vendredi 5 janvier. Aux annulations de milliers de vols ont succédé des inondations historiques à Boston, et de nombreux accidents ont provoqué la mort d’au moins sept personnes.
Dans la région côtière de Boston, les autorités nettoyaient vendredi les dégâts engendrés par les inondations surprises causées par les vagues géantes qui ont accompagné la tempête. De nombreuses personnes ont dû être secourues en urgence, coincées par les eaux gelées, y compris dans des quartiers touristiques de cette métropole, a rapporté le Boston Globe, même si aucun mort n’a été déploré dans cette ville. En revanche, sept personnes sont mortes dans des accidents dus au verglas en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, à Philadelphie et en Virginie.

   


Transport aérien en difficulté
Plus de 4 300 vols ont été annulés et environ 3 500 ont été retardés jeudi, avant la réouverture, vendredi matin, des aéroports de New York et Boston. Mais près de 20 % des vols au départ ou à l’arrivée de l’aéroport Kennedy à New York étaient encore annulés vendredi et plus de 30 % au départ de La Guardia ou Logan à Boston, a précisé le site Flightaware. Les autorités locales ont mobilisé des milliers de chasse-neiges qui s’efforçaient de déblayer la neige tombée jeudi pour éviter la formation de verglas et congères, alors que beaucoup de régions de Nouvelle-Angleterre ou de l’Etat de New York ont accumulé plus de 30 cm de neige.
Plus de 10 000 personnes ont aussi été temporairement privées d’électricité jeudi dans le Massachusetts, mais la quasi-totalité des foyers avaient retrouvé le courant vendredi matin, selon le site National Grid, qui recense les coupures.
Jusqu’à − 40 ºC vendredi
Le froid a également touché des Etats du sud-est, habitués au soleil et aux palmiers. En Floride, qui avait connu, la semaine dernière, ses premiers flocons depuis trente ans, il pleuvait même des iguanes, paralysés par le froid. Les températures à Palm Beach étaient néanmoins bien remontées vendredi, le thermomètre affichant plus de 13 ºC.

   


En revanche, les températures étaient en baisse vendredi dans le Nord-Est et ne dépassaient pas, malgré le soleil, les − 11 ºC à New York et à Boston.
Elles devaient avoisiner les − 20 °C dans de nombreuses régions du nord-est en fin de journée vendredi et samedi, avec des pointes à − 40 °C plus au nord, du Maine au New Hampshire, selon les prévisions du National Weather Service (NWS), qui mettait en garde contre des vents parfois supérieurs à 60 km/h, aggravant le froid ressenti.
Après cette vague de froid qui a commencé juste après Noël, le NWS laissait entrevoir des températures plus douces pour la côte est la semaine prochaine, avec « potentiellement des températures supérieures à la normale », a-t-il tweeté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ L’administration Trump a fait part jeudi de son intention d’ouvrir la quasi-totalité des eaux littorales des Etats-Unis à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La hausse de la demande, liée aux températures glaciales dans une grande partie de l’Amérique du Nord, est bienvenue pour les producteurs canadiens en difficulté.
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Gaz naturel : le froid fait geler des puits au Canada, et grimper les prix

La hausse de la demande, liée aux températures glaciales dans une grande partie de l’Amérique du Nord, est bienvenue pour les producteurs canadiens en difficulté.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h32
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

Les températures glaciales qui frappent une grande partie de l’Amérique du Nord depuis Noël auront au moins fait des heureux : les producteurs de gaz naturel canadiens. Entre le 25 décembre 2017 et le Jour de l’an, l’indice de référence du prix du gaz naturel en Alberta, AECO, a augmenté de 72 %, passant de 2,50 dollars canadiens (1,65 euro) pour mille pieds cubes (un peu plus de 28 m3) à 4,30 dollars.
En effet, la baisse des températures dans cette province de l’Ouest canadien a été si intense, avec un mercure descendant parfois sous les – 40 °C, que certains puits de gaz ont gelé. Au même moment, la demande en gaz naturel augmentait en raison du froid extrême qui touchait le Canada et les Etats-Unis, entraînant, de fait, une augmentation des prix.
Mais, selon plusieurs observateurs, comme Martin King, de la firme d’investissement GMP FirstEnergy, cité dans le Financial Post, il faudrait que le froid persiste encore plusieurs semaines pour que les prix continuent d’augmenter et bénéficient durablement aux producteurs albertains qui en ont bien besoin. Début octobre 2017, le prix du gaz naturel est tombé à zéro et même devenu parfois négatif, obligeant des entreprises à payer pour se débarrasser de leur production.
Atteindre de nouveaux marchés
Si les producteurs de l’Ouest canadien connaissent des difficultés, c’est que la donne a changé au sud de la frontière. Traditionnellement, les Etats-Unis constituent le premier marché d’exportation, principalement grâce aux pipelines reliant les deux pays. Mais depuis le début des années 2010, le perfectionnement des technologies de forage horizontal et de fracturation hydraulique a entraîné l’essor de l’exploitation des réserves de gaz étanches et de schiste. Ces dernières, auparavant jugées non rentables, représentent maintenant plus de la moitié de la production canadienne de gaz naturel et devraient encore augmenter. Or, ces mêmes technologies ont aussi permis la mise en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ La justice estime que l’Etat n’a pas violé le droit en autorisant la prospection en Arctique.
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Climat : les ONG perdent leur procès contre la « pétromonarchie » norvégienne

La justice estime que l’Etat n’a pas violé le droit en autorisant la prospection en Arctique.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h22
    |

            Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            
La « pétromonarchie » norvégienne a évité l’humiliation en gagnant, jeudi 4 janvier, le procès l’opposant à des organisations environnementales qui contestent l’exploitation pétrolière dans l’Arctique. Mais cette affaire marque peut-être le début de la fin pour les tenants du tout-pétrole qui dirigent actuellement la Norvège.
Greenpeace et Natur og ungdom (« Nature et jeunesse ») avaient porté plainte devant le tribunal d’Oslo contre le ministère du pétrole, en raison de l’attribution, en 2016, de licences d’exploration en mer de Barents, une décision qui, selon les plaignants, contrevient à l’accord de Paris sur le climat et au droit constitutionnel des Norvégiens à un environnement sain et sûr pour les générations actuelles et à venir (article 112 de la Constitution).
C’était la première fois qu’un procès se tenait sur la base de cet article adopté dans les années 1990 puis amendé en 2014 et intégré au chapitre des droits de l’homme. Il dispose que « toute personne a droit à un environnement salubre ainsi qu’à un milieu naturel dont soient préservées la capacité de production et la diversité ».

Pas de violation constitutionnelle
Une des principales questions posées portait sur l’utilisation du mot « droit » : devait-elle être comprise au sens strict et impliquer une responsabilité devant les tribunaux, ou bien au sens large, comme un principe général ?
« Le côté positif du verdict est que la Cour nous a donné raison sur l’interprétation de cet article 112, en considérant qu’il s’agit d’un vrai droit, qui implique la possibilité de porter une affaire devant un tribunal, et non pas seulement d’un joli principe, explique au Monde Truls Gulowsen, responsable de Greenpeace Norvège. C’est important pour l’avenir, pour les procès qui ne manqueront pas de suivre. »
Pour le reste, le tribunal a considéré que les autorités ont pris des mesures appropriées pour remédier aux impacts environnementaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Quatorze départements sont toujours en vigilance orange ce matin. Les dommages occasionnés par Eleanor et Carmen sont évalués à 200 millions d’euros.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/01/2018
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La tempête Eleanor a fait cinq morts et deux disparus

Quatorze départements sont toujours en vigilance orange ce matin. Les dommages occasionnés par Eleanor et Carmen sont évalués à 200 millions d’euros.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 07h07
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h39
   





                        


Le calme revenait en France et notamment dans les Alpes, vendredi 5 janvier, après le passage de la tempête Eleanor, qui a fait cinq morts et deux disparus depuis mercredi. Mais le risque d’avalanche persiste, privant de pistes des milliers de skieurs.
Des crues importantes, favorisées par les pluies et les vents violents d’Eleanor, nécessitent une vigilance particulière. Le temps restera pluvieux dans le Centre, le Sud-Ouest et l’Est. Quatorze départements étaient toujours en vigilance orange samedi matin.
Cinq morts et deux disparus
Cette quatrième tempête de l’hiver a coûté la vie à cinq personnes dans les Alpes : un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy (Haute-Savoie) sur le chantier de rénovation d’une ferme « fragilisé par la tempête », selon le parquet d’Annecy qui a ouvert une enquête.

   


Vingt-six personnes ont également été blessées, dont quatre grièvement, selon le dernier bilan donné, jeudi soir, par le ministère de l’intérieur.
Un citoyen allemand propriétaire d’une résidence secondaire à Rouvres-sur-Aube (Haute-Marne) est porté disparu depuis jeudi après-midi, alors qu’il se trouvait à proximité d’une rivière en crue dans son village. D’importants moyens de recherche sont déployés pour le retrouver, a-t-on appris vendredi de la préfecture. « [Cette personne], qui a des difficultés pour se mouvoir, a disparu », probablement emporté par l’Aube en crue, a précisé Françoise Souliman, la préfète de la Haute-Marne, qui s’est rendue sur les lieux.
Un octogénaire qui avait quitté son domicile vers 19 heures pour observer la montée des eaux du Ternin est également porté disparu depuis jeudi soir dans le village de Lucenay-l’Evêque, au nord d’Autun, en Saône-et-Loire, que traverse une rivière actuellement en crue, selon des sources concordantes. Une enquête judiciaire est en cours et d’importants moyens de recherche sont mis en œuvre avec hélicoptère et équipes cynophiles, a annoncé le parquet de Chalon-sur-Saône.

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Quatorze départements en vigilance orange
Depuis mardi soir, une grande partie de la France avait été placée en état d’alerte par Météo France. Aux vents violents ont succédé des pluies intenses et un redoux qui a fait fondre la neige et gonfler les cours d’eau. Dans son dernier bulletin, le service de prévisions maintient quatorze départements en vigilance orange crues comme l’Ain, la Seine-Maritime, la Gironde, et d’autres dans le Grand Est ou en Franche-Comté. A Lyon, le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit, de même que la Seine à Rouen jeudi soir.
Les cumuls de pluies ont été impressionnants par endroits. Météo France a enregistré de « 50 à 70 litres par mètre carré sur le relief du Jura et des Hautes Vosges, plus ponctuellement de 70 à 100 litres par mètre carré près des sommets du Haut Jura et de 130 à 160 litres par mètre carré dans le secteur du ballon d’Alsace ».
Fort risque d’avalanche dans les massifs savoyards 
Dans les Alpes, le risque d’avalanche n’est plus maximal mais reste « marqué » à « fort », soit de 3 ou 4 sur une échelle de 5. « On appelle à la vigilance extrême : la neige est instable après des pluies en altitude. Le ski hors piste est très fortement déconseillé », fait savoir une porte-parole de Val-Thorens, plus haute station d’Europe, à 2 300 mètres d’altitude.

   


Les domaines skiables rouvrent progressivement après d’intenses efforts de sécurisation, comme à Tignes-Val-d’Isère, en Savoie. A Val-Thorens, seules cinq remontées à très haute altitude resteront fermées.
En Haute-Savoie, une centaine de personnes de l’Etelley, un hameau proche de la station de Morillon, ont été évacuées jeudi par mesure de précaution. Le préfet de l’Isère a demandé aux vacanciers de ne pas anticiper leur retour, car des axes sont toujours en cours de déblaiement.
Craintes sur les routes
Les craintes se situent maintenant sur les routes, où des dizaines de milliers de vacanciers sont attendus samedi avec la fin des vacances scolaires.
Bison futé a classé la journée orange en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours et invite à quitter les stations de sports d’hiver avant 9 heures ou après 16 heures. Sans compter que des dizaines de coulées de boue, de neige et d’éboulements perturbent encore la circulation et isolent des villages, comme celui de Lovettaz, au-dessus de Chambéry, ou ceux de Villard-Reymond et d’Oulles, dans le massif de l’Oisans, dans l’Isère.
Le coût de Carmen et Eleanor évalué à 200 millions d’euros
La Fédération française de l’assurance (FFA) a évalué, dans la soirée de vendredi, à près de 200 millions d’euros le coût des tempêtes Carmen et Eleanor qui viennent de frapper l’Hexagone. Cette somme est susceptible d’augmenter en raison des crues de nombreux cours d’eau. Selon les premières estimations, les deux phénomènes climatiques « auraient occasionné plus de 150 000 sinistres ». Là encore, « ces chiffres pourraient être amenés à évoluer au regard des risques d’inondations toujours en cours ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.
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NDDL : Edouard Philippe reçoit une dernière fois les élus locaux avant de trancher

Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h26
   





                        



   


Un ultime et vaste tour de table. Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit vendredi 5 janvier les élus locaux concernés par le projet d’aéroport très controversé de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), avant que l’exécutif ne tranche définitivement d’ici à la fin du mois. Maires, présidents d’agglomération, de conseils départementaux, dirigeants régionaux, députés et sénateurs se succéderont à Matignon pour faire valoir leurs positions dans ce dossier ultrasensible, auquel le président de la République, Emmanuel Macron, a promis d’apporter une réponse rapidement.

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Les élus de la Loire-Atlantique — qui ouvrent le bal —, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, qui seront reçus lundi, de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Vendée (mardi 9), ainsi que le bureau du syndicat mixte aéroportuaire (vendredi 12) seront entendus « sur leur conception de ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire mais aussi sur la façon dont ils interprètent le rapport demandé au mois de juin », remis à la mi-décembre, qui propose de choisir entre « le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique » et « le développement d’une nouvelle plate-forme aéroportuaire », a dit mercredi le premier ministre.

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« Phase ultime de concertation »
Cette « phase ultime de concertation », destinée à nourrir le choix final de l’exécutif, permettra aussi d’évoquer l’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, qui sera ordonnée quelle que soit l’option retenue, a promis M. Philippe.
« Il faut que la ZAD [zone d’aménagement différé, rebaptisée “zone à défendre” par les occupants du site] soit démantelée et elle le sera », insiste le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, appuyé par la députée La République en marche (LRM) Sophie Errante, qui attend surtout que soit mis « un terme aux situations de non-respect des droits vécues par les riverains ».
Après avoir laissé la situation s’embourber, « il est temps de passer à autre chose », résume M. de Rugy, qui « en a marre que l’on ne parle de Nantes qu’à travers ça ». L’ex-écologiste, réélu député sous la bannière de LRM, dira vendredi au premier ministre « qu’il n’y a pas de consensus absolu des élus en faveur du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des Landes ». Lui-même est opposé à ce « projet inutile et assez anachronique », et assez isolé parmi les élus mariligériens.

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Six des dix députés du département (neuf LRM, un MoDem), ont clairement dit leur soutien au nouvel aéroport, deux s’en remettent à la décision de l’exécutif et deux autres s’expriment contre (M. de Rugy et Sarah El Haïry). Parmi les cinq sénateurs, seul l’écologiste Ronan Dantec est opposé au projet.
« Je trouve insensé que les grands élus de la Loire-Atlantique s’arc-boutent sur un projet qui n’est en rien vital pour la Loire-Atlantique et pour l’Ouest », plaide ainsi M. Dantec. Quant à Mme El Haïry (MoDem), elle déplore « qu’à force de se préoccuper de cet aéroport, on n’a rien fait d’autre à Nantes ».
« Mise en scène »
Le rapport des trois médiateurs, qui éclaire d’un jour nouveau l’hypothèse d’un réaménagement de l’aéroport existant, sera vendredi sous le feu des critiques de plusieurs élus.

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« Je suis sceptique et je le ferai savoir », annonce ainsi la députée (LRM) Aude Amadou, qui attend des « éléments d’explication ».
« De manière involontaire ou volontaire, le rapport n’intègre pas certains éléments : la problématique de l’évolution du trafic, les problématiques liées aux pollutions sonores et aux particules fines, l’application stricte de la loi littoral », relève le maire (DVG) de Saint-Aignan, commune située en bout de piste de l’actuel aéroport.
« C’est un rapport biaisé, qui présente de graves lacunes », s’insurge de son côté le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, secrétaire du syndicat mixte aéroportuaire. L’ancien président de la région Pays de la Loire dénonce la « mise en scène » de cette consultation, qui « ne servira à rien puisque c’est le président de la République qui prendra la décision ».
D’autres, à l’image du député (LRM) Yves Daniel (6e circonscription de la Loire-Atlantique, celle de Notre-Dame-des-Landes), mettront en avant le « respect du fait majoritaire » en s’appuyant sur le résultat de la consultation locale de juin 2016 à l’issue de laquelle 55,17 % des Mariligériens s’étaient prononcés en faveur du transfert de l’aéroport. « Sinon, prévient-il, il y a énormément de gens qui vont faire un brûlis avec leurs cartes d’électeur, à commencer par moi. »




                            


                        

                        

