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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le naufrage de plusieurs embarcations de fortune parties de Libye a tué dix migrants. Plus d’une cinquantaine de personnes sont toujours portées disparues.
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Naufrages meurtriers en Méditerranée

Le naufrage de plusieurs embarcations de fortune parties de Libye a tué dix migrants. Plus d’une cinquantaine de personnes sont toujours portées disparues.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 17h02
   





                        


Le naufrage d’embarcations parties de Libye vers l’Europe a causé la mort d’au moins dix migrants en Méditerranée, selon le dernier bilan transmis lundi 8 janvier. Plus d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles de jeunes enfants, sont toujours portées disparues.
Un premier canot est parti de Garabulli, à 50 kilomètres à l’est de Tripoli, dans la nuit de vendredi à samedi mais, au bout de 8 ou 9 heures, il a commencé à se dégonfler et à prendre l’eau. Dans la panique, beaucoup de personnes sont tombées à l’eau, tandis que d’autres ont attendu les secours, accrochées à ce qu’il restait du canot, avec les cadavres de leurs proches flottant alentour.
Prévenus par un avion de surveillance de la mission navale européenne antipasseur « Sophia », la marine et les gardes-côtes italiens ont pu sauver 86 personnes et récupérer les corps sans vie de six femmes et deux hommes.

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Plusieurs naufrages
Selon les survivants, qui ont rencontré des représentants du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de Médecins sans frontières (MSF) à leur arrivée lundi à Catane, en Sicile, le canot était parti avec 140 ou 150 personnes à bord. Cela fait au moins entre 40 et 50 disparus, dont quinze femmes et six enfants âgés de deux à six ans.
Selon l’OIM et le HCR, les migrants qui se trouvaient à bord de ce canot venaient de Gambie, de Guinée, du Sierra Leone, du Mali, de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Cameroun et du Nigeria.

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Dimanche, la marine libyenne est intervenue auprès de deux embarcations en détresse au large de la Libye, parties samedi soir, elles aussi, de Garabulli, récupérant 290 migrants et les corps sans vie de deux femmes. Les migrants ont été reconduits en Libye, où, selon l’OIM, ils ont signalé dix personnes disparues.
En 2017, au moins 3 116 migrants sont morts ou disparus en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, dont 2 833 au large de la Libye, selon un décompte de l’OIM. Mais les tentatives de traversées sont en forte baisse depuis l’été, après les efforts italiens pour empêcher les migrants de prendre la mer, à la suite d’accords avec les autorités et les milices libyennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Une vague de froid s’est abattue depuis le début de l’année sur l’est des Etats-Unis, paralysant villes, voitures et animaux.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le campus du boulevard Jourdan s’offre une nouvelle « maison », la Fondation de Chine. Elle devrait être inaugurée en octobre 2019, à la veille du centenaire de la « Cité U ».
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La Cité internationale universitaire de Paris accueillera une nouvelle résidence dédiée à la Chine

Le campus du boulevard Jourdan s’offre une nouvelle « maison », la Fondation de Chine. Elle devrait être inaugurée en octobre 2019, à la veille du centenaire de la « Cité U ».



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 16h53
    |

            Pascal Galinier








                        



   


« Les étudiants chinois vont enfin avoir un chez-eux en France. » Zhai Jun, l’ambassadeur de Chine à Paris, ne cachait pas sa satisfaction, le 6 décembre, lors de la signature officielle de la création de la Fondation de Chine dans le cadre de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP).
Pour ses 98 ans, le campus parisien, qui accueille 12 000 résidents (étudiants, chercheurs, artistes, sportifs…) de plus de 140 nationalités, s’offre une nouvelle « maison » dédiée à un pays. La première depuis 1969 – année d’ouverture de celle de l’Iran (devenue, depuis, la Fondation Avicenne). Tout un symbole, alors que le président français Emmanuel Macron entame l’année 2018 par une visite d’Etat en Chine.
Sur un terrain de 2 800 m², mis à la disposition de la République populaire par la chancellerie des universités de Paris, sera érigé un immeuble de brique abritant trois cents chambres, dessiné par un cabinet d’architectes urbanistes français selon une architecture inspirée de la Chine ancienne, avec notamment des jardins suspendus… La construction de cette résidence débutera à l’été 2018, une fois le permis de construire obtenu, au printemps. Elle devrait être inaugurée en octobre 2019, à la veille du centenaire de la « Cité U » parisienne.
« Nous espérons qu’il y aura parmi [ces étudiants] de futures leaders de la Chine de demain »
Donnant-donnant, tel est l’enjeu de cette future « maison » chinoise. Côté français, elle s’inscrit dans le plan de développement de la CIUP, avec la construction d’ici à 2020 de dix nouvelles résidences étudiantes, soit une augmentation de 31 % de la capacité d’accueil du boulevard Jourdan, au sud de Paris, qui abrite actuellement 5 800 chambres dans quarante « maisons » sur ses 34 hectares.
Rappelant la vocation des fondateurs de la Cité U de créer une « école des relations humaines pour la paix » au lendemain de la première guerre mondiale, « la Chine ne pouvait pas ne pas y être », a déclaré, à ses hôtes Jean-Marc Sauvé, le président de la CIUP. Côté chinois, la Maison de la Chine affiche une triple ambition, culturelle, politique et économique, dans le droit fil du « soft power » planétaire mis en branle par Pékin. Rappelons que chaque « maison » de la Cité U se doit d’accueillir au moins 30 % d’étudiants d’autres pays.
Depuis plus d’un siècle, des étudiants chinois viennent étudier à Paris, dont certains fondateurs historiques de la Chine populaire, tel Zhou Enlai, le bras droit de Mao. En 2020, ils seront 50 000, ce qui en fera la première communauté étudiante étrangère en France. « Nous espérons qu’il y aura parmi eux de futurs leaders de la Chine de demain », glisse l’ambassadeur.
« Une vitrine pour la culture chinoise »
D’ores et déjà, c’est la deuxième nationalité étrangère présente sur le campus du boulevard Jourdan. Et le chinois est la langue dont l’apprentissage affiche « la plus forte progression en France », rappelle Gilles Pécout, recteur de l’académie et chancelier des universités de Paris.

   


« Jardin de l’harmonie », tel sera le nom officiel de la Fondation de Chine qui porte le projet et gérera le bâtiment. « Une vitrine pour la culture chinoise, mais aussi une maison ouverte, un lieu d’échanges académiques », résume Zhai Jun. Une « vitrine » de cette mondialisation alternative à l’american dream, dont Xi Jinping, le président chinois, a fait son cheval de bataille, lors de sa reconduction pour cinq ans en octobre.

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Autre signe de l’importance accordée par Pékin à ce projet parisien : la présence du Beijing Capital Group (BCG) parmi les investisseurs. Li Aiqing, le président de ce conglomérat d’Etat – « classé dans le top 500 des entreprises mondiales », précise-t-il au passage –, est lui aussi dans la ligne du parti. Il rappelle que « la France est sur le trajet de nouvelles routes de la soie ». Allusion directe au projet OBOR (« Une ceinture, une route ») qui illustre les ambitions planétaires de Xi Jinping.
BCG est d’ailleurs l’un des opérateurs de la SFECZ, la plate-forme de coopération franco-chinoise de Châteauroux, où l’université des sports de Pékin va ouvrir un campus. « Je formule le vœu que les autorités françaises et chinoises continuent à nous soutenir dans ces projets, explique-t-il. Nous saurons, de notre côté, contribuer encore davantage au dynamisme des échanges culturels entre Français et Chinois. »

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« Chaque fondation nationale apporte à la Cité ses valeurs, sa propre note, comme le fait chaque musicien dans un orchestre », lance, un brin lyrique, Jean-Marc Sauvé. Une petite musique qui n’a pas échappé aux promoteurs de la Fondation de Chine. Leur partition tient en quatre mots : « entente, respect, paix, harmonie ». La traduction en français de l’idéogramme spécialement dessiné par un artiste chinois en guise de logo, « en écho direct aux valeurs de la Cité », s’est empressé de préciser l’un des officiels venus de Pékin, sans se départir de son sourire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La première ministre britannique a annoncé une nomination lundi, d’autres sont attendues dans la journée à la suite de départs en fin d’année.
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Grande-Bretagne : Theresa May remanie son gouvernement

La première ministre britannique a annoncé une nomination lundi, d’autres sont attendues dans la journée à la suite de départs en fin d’année.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h26
   





                        



   


Alors que la Grande-Bretagne va entrer dans une nouvelle phase de négociations dans le cadre du Brexit, la première ministre britannique, Theresa May, a remanié son gouvernement, lundi 8 janvier.
Mme May a notamment annoncé la nomination de Brandon Lewis comme secrétaire d’Etat sans portefeuille et président du Parti conservateur. Il occupait auparavant la fonction de secrétaire d’Etat à l’immigration.

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Le ministre chargé de l’Irlande du Nord, James Brokenshire, a démissionné lundi en raison de problèmes de santé. D’autres nominations sont attendues lundi et mardi. Elles ont lieu à la suite d’une série de départs qui a touché le gouvernement en fin d’année.
Trois départs du gouvernement
Il y eut notamment la démission forcée, en décembre, du vice-premier ministre Damian Green, qui avait reconnu avoir menti au sujet d’images pornographiques découvertes dans son ordinateur au Parlement de Westminster.

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Il s’agissait alors du troisième départ du gouvernement depuis novembre, après celui du ministre de la défense Michael Fallon, emporté par un scandale de harcèlement sexuel, et celui de la secrétaire d’Etat au développement international Priti Patel, qui avait reconnu avoir mené une diplomatie parallèle avec Israël.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ La répression des autorités de Khartoum s’est aussi abattue sur la presse d’opposition qui traitait du sujet et dont six journaux ont été saisis.
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Compte rendu

Au Soudan, un mort lors de manifestations contre la hausse du prix du pain

La répression des autorités de Khartoum s’est aussi abattue sur la presse d’opposition qui traitait du sujet et dont six journaux ont été saisis.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-08T12:32:15+01:00"

        Le 08.01.2018 à 12h32






    
Les manifestants défilaient dimanche contre la hausse drastique du prix du pain dans le pays.
Crédits : ASHRAF SHAZLY / AFP


Le récent doublement du prix du pain au Soudan, consécutif à la décision du gouvernement de confier les importations céréalières au secteur privé, a suscité un vif mécontentement au sein de la population. Des manifestations ont eu lieu, dimanche 7 janvier, à l’appel des partis d’opposition, dans les régions en conflit du Darfour et du Nil-Bleu, ainsi que dans la capitale Khartoum.

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Des policiers anti-émeutes ont tiré des gaz lacrymogènes sur des centaines d’étudiants et d’habitants rassemblés, dont certains brûlaient des pneus et bloquaient des routes, dans les villes de Geneina et Nyala au Darfour, et à Damazin dans le Nil-Bleu.
« Dans les incidents survenus à Geneina, un étudiant a été tué et six personnes ont été blessées », a annoncé Fadalelmola Al-Haja, gouverneur du Darfour-Ouest, dont Geneina est la capitale, dans un communiqué. « La situation est maintenant calme », a-t-il ajouté, sans préciser comment l’étudiant avait été tué.
Des étudiants ont également jeté des pierres sur la police anti-émeute devant l’université de Khartoum, a constaté un correspondant de l’AFP.
« Couverture sans filtre »
Plus tôt dimanche, l’intégralité des exemplaires de six quotidiens critiquant l’envolée du prix du pain ont été saisis par les autorités, selon les responsables éditoriaux de ces journaux (Al-Tayar, Al-Mustaqilla, Al-Karar, Al-Midan, Al-Assayha et Akhbar Al-Watan)
« Aucun motif n’a été communiqué (…) mais je pense que cela est dû à notre couverture sans filtre de la hausse des prix », a dit à l’AFP Hanadi Al-Sidiq, rédacteur en chef d’Akhbar Al-Watan, l’un des principaux quotidiens de l’opposition, avec Al-Midan. Les quatre autres parutions visées sont considérées comme des journaux indépendants faisant état des critiques des opposants au régime du président Omar Al-Bachir.

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Le Soudan avait été le théâtre en 2016 d’un mouvement de protestation après la décision des autorités de réduire les subventions sur le carburant, mesure qui avait entraîné une forte hausse des prix. Le régime avait rapidement réprimé ce mouvement afin de ne pas voir se reproduire les heurts sanglants de 2013, déjà liés à une précédente réduction des subventions sur l’essence, qui avaient fait des dizaines de morts.
La presse soudanaise est souvent l’objet de mesures punitives de la part des autorités, et le pays figure de longue date en bas de classements en matière de respect de la liberté de la presse.
Au pouvoir depuis 1989, Omar Al-Bachir est sous le coup de deux mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Rédactrice en chef pour la BBC, Carrie Gracie a annoncé sa démission lundi en dénonçant une « culture salariale secrète et illégale » au sein de la télé britannique.
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Une journaliste de la BBC démissionne pour protester contre les inégalités salariales au sein de la chaîne

Rédactrice en chef pour la BBC, Carrie Gracie a annoncé sa démission lundi en dénonçant une « culture salariale secrète et illégale » au sein de la télé britannique.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h53
   





                        



   


Carrie Gracie, rédactrice en chef en Chine pour la BBC, a annoncé sa démission lundi 8 janvier pour dénoncer l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes qui persiste au sein du service public audiovisuel britannique.
Dans un texte publié sur son blog à destination des Britanniques, la journaliste dénonce notamment une « culture salariale secrète et illégale » au sein de la télévision britannique.
« La BBC vous appartient (…). Vous avez le droit de savoir qu’elle enfreint la loi sur l’égalité et résiste aux pressions pour établir une structure de rémunération équitable et transparente. Je ne demande pas plus d’argent. Je pense être déjà très bien payée (…). Je veux simplement que la BBC se conforme à la loi et valorise hommes et femmes de manière égale. »
Son annonce a reçu le soutien du groupe BBC Women, qui réunit plus de 130 femmes y travaillant. « Nous (…) appelons la BBC à régler son cas et les autres sans délai et à s’occuper de l’inégalité salariale au sein de l’entreprise », a souligné le groupe dans un communiqué.

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La BBC souhaite atteindre l’égalité salariale en 2020
Sur son blog, Mme Gracie évoque également une « crise de confiance » au sein de la BBC, qui s’est amplifiée depuis que l’institution a révélé pour la première fois, en juillet 2017, les salaires annuels de ses dirigeants et présentateurs vedettes payés plus de 150 000 livres (169 000 euros). Dans cette liste de plus de 200 noms, un tiers seulement étaient des femmes, avec des salaires très inférieurs aux sommets atteints par leurs homologues masculins.
Le directeur général de la BBC, Tony Hall, avait alors promis d’aller « plus vite et plus loin » pour réduire ces écarts, affichant son ambition d’atteindre l’égalité des rémunérations entre les hommes et les femmes d’ici à 2020.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le Nigeria espère être confronté aux derniers soubresauts du groupe djihadiste.
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Compte rendu

Divisé, Boko Haram multiplie les attaques

Le Nigeria espère être confronté aux derniers soubresauts du groupe djihadiste.

Joan Tilouine
    



LE MONDE
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        Le 08.01.2018 à 11h16

     •
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        Mis à jour le 08.01.2018 à 11h26






                        

Crédits : HANDOUT / AFP


                    
Le chef d’Etat nigérian, Muhammadu Buhari, s’efforce de conjuguer Boko Haram au passé, même si une vague d’attaques a une fois encore ensanglanté l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, autour du Nouvel An, traditionnelle période de recrudescence des violences. Les tueries, rapines et assauts meurtriers sur des positions militaires se sont multipliés ces dernières semaines, comme à Maiduguri, capitale du Borno, où est né Boko Haram en 2002.
Le groupe terroriste est « vaincu », a déclaré le président Buhari dans son discours du 31 décembre 2017. En guise de réponse, l’un des chefs de Boko Haram, Abubakar Shekau, a revendiqué une partie des attaques dans une vidéo diffusée moins de vingt-quatre heures plus tard. « Les mensonges répandus par le gouvernement nigérian sont ridicules. Nous sommes en bonne santé et rien ne nous est arrivé, dit-il dans un haoussa panaché d’arabe, une kalachnikov blottie dans ses bras, un épais bâton de bois (brosse à dent traditionnelle) dans la main droite. L’armée, la police et tous ceux qui nous nuisent, vous ne pouvez rien contre nous et vous ne gagnerez rien. »

Le disciple et successeur de Mohamed Yusuf, fondateur de la secte islamiste, semble amaigri, le regard vitreux et nerveux dans cette vidéo faite pour rappeler qu’il est toujours en vie et à la manœuvre. C’est qu’Abubakar Shekau, plusieurs fois déclaré mort par les autorités, a été un temps mis à l’écart et vilipendé par ses coreligionnaires.
Deux factions rivales
En août 2016, l’organisation Etat islamique (EI) lui a préféré le jeune Abou Moussab Al-Barnaoui, l’un des fils présumés de Mohamed Yusuf, désigné wali (« gouverneur ») de sa « Province ouest-africaine ». Réputé plus modéré que Shekau, il bénéficie des conseils et de l’entregent de Mamman Nur, stratège respecté au sein de la nébuleuse djihadiste africaine.
Boko Haram s’est ainsi scindé en deux grandes factions rivales qui se sont affrontées...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Analyse. Cette année 2017 aura conforté l’emprise du président Xi Jinping sur un pays où la prospérité économique s’accompagne d’un nouveau corpus de lois sécuritaires et où les voix critiques sont persécutées.
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édition abonné


Droits de l’homme : les Chinois abandonnés à leur sort

Analyse. Cette année 2017 aura conforté l’emprise du président Xi Jinping sur un pays où la prospérité économique s’accompagne d’un nouveau corpus de lois sécuritaires et où les voix critiques sont persécutées.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h12
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            
Analyse. L’année 2017 restera pour la Chine celle où le président, Xi Jinping, a su renforcer ses pouvoirs comme aucun de ses prédécesseurs en quatre décennies de rapide développement économique. Elle demeurera aussi l’année où un Prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo, est mort en détention. Rétrospectivement, ce fut une année de grande victoire pour le pouvoir à Pékin, que presque nul désormais n’ose tancer sur son bilan en matière de protection des droits fondamentaux.
Du point de vue chinois, il est évident que la première puissance mondiale a perdu ce qu’il lui restait d’ascendant moral.
Elle trouva son apogée, en novembre, avec la visite à Pékin du président américain, Donald Trump. « Wow », s’étonna-t-il en voyant les drapeaux agités par des enfants sur son passage, une prouesse de régime autoritaire. Son ego s’en trouva conforté au point qu’il en oublia de tenir tête à son homologue Xi Jinping, se couvrant ainsi de ridicule.
Du point de vue chinois, il est évident que la première puissance mondiale, que Pékin entend dépasser, a perdu avec ce tigre de papier on ne peut plus vulgaire ce qu’il lui restait d’ascendant moral.
Ce fut une année de grande défaite pour ceux qui ont cru qu’avec la prospérité économique le pouvoir concéderait, sans basculer dans une démocratie de type helvétique pour 1,3 milliard de citoyens, un minimum d’espace civique. La croissance économique est au rendez-vous, la projection de puissance par le projet dit de « nouvelles routes de la soie » également. En cela M. Xi, qui a fait miroiter à son peuple un « rêve chinois » d’enrichissement et de grandeur, tient ses promesses.
Note étrange
Mais pour ce qui est du droit à se défendre devant une justice équitable et indépendante du pouvoir politique ou de celui d’exprimer son désaccord avec le parti unique, la situation est déplorable. En témoigne la condamnation, le 26 décembre, à huit années d’emprisonnement du blogueur militant Wu Gan.
La...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’ex-chef d’Etat est considéré comme un rival potentiel pour l’élection présidentielle de 2019.
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Turquie : guerre des mots entre le président Erdogan et son ancien allié Abdullah Gül

L’ex-chef d’Etat est considéré comme un rival potentiel pour l’élection présidentielle de 2019.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h06
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

La promulgation d’un décret-loi controversé a fait voler en éclats le fragile consensus existant entre l’actuel président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son prédécesseur, Abdullah Gül, tous deux fondateurs du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), au pouvoir depuis 2002.
Les dissensions entre l’actuel et l’ancien président ont éclaté au grand jour à la fin du mois de décembre 2017, juste après la publication du décret-loi n° 696 qui accorde l’immunité à tous les civils, quelle que soit la nature de leurs actes, dès lors qu’ils agissent au nom de l’antiterrorisme ou pour prévenir une tentative de renversement du gouvernement. Publié au journal officiel, le texte a suscité l’indignation de la classe politique, y compris celle d’Abdullah Gül.

Réagissant sur son compte Twitter, l’ancien président (2007-2014) a alors fustigé l’« ambiguïté » du décret-loi, « préoccupante », selon lui, au regard de la notion d’Etat de droit. « J’espère qu’il sera réexaminé afin d’éviter des développements susceptibles de nous attrister », a souhaité l’ancien compagnon de route du président Erdogan, qui vit aujourd’hui retiré de la vie politique.
Abdullah Gül a ouvertement critiqué l’« ambiguïté préoccupante » d’un texte de loi antiterroriste
Il n’en fallait pas plus pour irriter l’homme fort de Turquie. « C’est quoi ce défaitisme au moment même où nous sommes en train d’approfondir nos relations avec notre nation ? », a fulminé M. Erdogan lors d’une réunion de l’AKP à Düzce (à l’est d’Istanbul). « Ne sommes-nous pas des amis ? Comment peux-tu monter dans le bateau de Kemal ? », a-t-il insisté, en référence à Kemal Kiliçdaroglu, le responsable du Parti républicain du peuple (CHP), le principal parti d’opposition, tout en se gardant de nommer directement M. Gül.
Cofondateur de l’AKP avec M. Erdogan, Abdullah Gül a souvent pris publiquement ses distances avec son ancien compagnon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Téhéran hésite sur la réponse judiciaire à donner aux mouvements de protestation.
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En Iran, les manifestations s’essoufflent

Téhéran hésite sur la réponse judiciaire à donner aux mouvements de protestation.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h59
    |

            Louis Imbert








                        



                                


                            

Le mouvement de protestations qui s’est répandu dans plusieurs dizaines de villes d’Iran durant une semaine, à partir du 28 décembre 2017, paraît avoir été contenu, lundi 8 janvier. La dernière vague de rassemblements, disparates et de faible importance, a eu lieu dans la partie occidentale du pays et au bord de la mer Caspienne (Nord), dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 janvier. L’Etat s’interroge désormais sur la nature du processus judiciaire qu’il souhaite enclencher, alors qu’un millier de personnes auraient été emprisonnées, de source officielle.
Cette question se pose notamment dans les six villes qui ont connu les violences les plus dures, et où ont été recensés la plupart des vingt et un morts liés à cette explosion de colère, qui a mobilisé beaucoup de jeunes, pauvres et sans emploi. La plupart des personnes arrêtées n’avaient pas de casier judiciaire, selon les autorités, mais de nombreux usagers de drogue figureraient parmi eux.
Ce sont de petites cités politiquement conservatrices, de 50 000 à 100 000 habitants. Une majorité avait voté pour le rival ultraconservateur d’Hassan Rohani à la présidentielle de mai 2017, Ebrahim Raïssi. Des candidats indépendants – des notables – y avaient remporté les dernières élections locales. Toutes présentent un taux de chômage élevé, une petite activité industrielle ou de service en déshérence, et la plupart souffrent de la crise écologique, dont les effets se font pressants en Iran depuis une décennie.
A Ghahderijan, près d’Ispahan (centre), un haut religieux a refusé, dimanche, de qualifier les morts des derniers jours d’« émeutiers ». Il a rappelé que des paysans, nombreux dans la ville, avaient manifesté pacifiquement à plusieurs reprises par le passé pour protester contre les conséquences de la sécheresse, endémique dans la région. Les autorités ne leur avaient jamais proposé, disait-il, que des solutions de court terme.
Prudence des autorités locales
Les villes d’Izeh...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les combats font rage dans la poche rebelle, où les forces du régime tentent de reprendre le contrôle d’une base militaire.
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Avancée de l’armée syrienne sur la Ghouta orientale

Les combats font rage dans la poche rebelle, où les forces du régime tentent de reprendre le contrôle d’une base militaire.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h51
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



                                


                            

La violence est montée d’un cran depuis la fin du mois de décembre 2017 dans la Ghouta orientale, vaste poche rebelle en lisière de la capitale syrienne, Damas. Dans cette zone assiégée par les forces du président Al-Assad, les affrontements se concentrent dans la localité d’Harasta et ses environs. Au terme de plusieurs jours de combats, mètre par mètre, bâtiment par bâtiment, causant de lourdes pertes dans chaque camp, l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, a pénétré, dimanche 7 janvier, au soir dans une base militaire où des soldats étaient pris au piège par les combattants de trois formations anti-Assad, rebelles ou djihadistes, selon les médias d’Etat. Les combats se poursuivaient lundi.
Il s’agit de l’avancée la plus importante des troupes loyalistes depuis le début de leur contre-offensive, lancée le 3 janvier. Une attaque avait été menée quelques jours plus tôt par les formations islamistes Ahrar Al-Cham et Faylaq Al-Rahmane, ainsi que par les djihadistes de Tahrir Al-Cham, dont le noyau est l’ex-Front Al-Nosra, lié à Al-Qaida. Leurs hommes s’étaient emparés d’une partie de la base militaire qui abrite des batteries d’artillerie utilisées par le régime pour bombarder la poche rebelle.
Selon ces groupes, le but de l’attaque était de diminuer la pression sur la Ghouta orientale, assiégée depuis 2013 par les forces prorégime. Des observateurs y voient une opération suicidaire, commanditée par des sponsors étrangers. Sans surprise, l’assaut a provoqué un nouveau déluge de feu : de lourdes frappes ont été menées par les aviations russe et syrienne. Ces raids viseraient à isoler les combattants anti-Assad. Mais, dans les zones habitées, les civils, déjà pris au piège de bombardements aériens quasi quotidiens depuis la mi-novembre, paient un lourd tribut.

Renforts aguerris
La semaine passée, des frappes ont fait vingt morts et de nombreux blessés à Mesraba, une bourgade à un kilomètre au sud d’Harasta. « La plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Lors de sa première visite d’Etat du 8 au 10 janvier, le président français se pose en interlocuteur privilégié de Pékin.
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Macron veut bâtir la confiance avec la Chine

Lors de sa première visite d’Etat du 8 au 10 janvier, le président français se pose en interlocuteur privilégié de Pékin.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h08
    |

            Brice Pedroletti et 
Bastien Bonnefous (Xi'an, envoyés spéciaux)








                        



   


Emmanuel Macron a décidé de revenir « une fois par an » en Chine. Pour sa première visite d’Etat dans la deuxième puissance économique mondiale, le président de la République française a voulu marquer les esprits, lundi 8 janvier, en proposant à Pékin un vaste programme de coopération pour « réinventer le multilatéralisme ».
« Ma ke long », adaptation en chinois de son nom de famille qui se traduit par « le cheval qui dompte le dragon », devait offrir au président chinois Xi Jinping un cheval de la Garde républicaine, un geste répondant à la « diplomatie du panda » chinoise. M. Macron arrive à point nommé pour se poser en interlocuteur européen privilégié des Chinois dans un contexte de grande confusion à Washington et d’incertitudes aussi bien à Londres qu’à Berlin. « Je suis venu vous dire que l’Europe est de retour », a déclaré lundi le jeune président français lors d’un discours de plus d’une heure prononcé dans la ville de Xi’an, sur le site du palais Daming, vestige d’une ancienne cité interdite datant de la dynastie Tang.

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Sur place, M. Macron a rendu un vibrant hommage à la culture chinoise et à tout ce qu’elle a suscité de questionnements et de débats dans nos sociétés et notre littérature, citant à l’envi Marguerite Yourcenar, Paul Claudel, Victor Segalen ou les pionniers de la sinologie. Il a loué le rôle moteur de la Chine dans la lutte contre le réchauffement climatique et proposé d’organiser « une année franco-chinoise de la transition écologique » en 2018-2019. Il a invité le président chinois, Xi Jinping, qu’il devait rencontrer à Pékin en fin de journée, à participer à l’effort de construction d’un droit international pour l’environnement proposé par la France aux Nations unies.
« Etoffe de soie »
« Avançons ensemble sur ce projet pour le faire aboutir d’ici à 2020 », a-t-il proposé. « Le monde aujourd’hui est une étoffe de soie. Il est précieux, fragile, délicat, il faut du temps pour en fabriquer l’unique texture », a rappelé le président français au sujet des crises qui guettent le monde d’aujourd’hui, des dérives autoritaires à un « capitalisme contemporain débordé par ses propres excès », en passant par la prolifération nucléaire.
Porteur d’une « renaissance » française et européenne, M. Macron fait face à la Chine déroutante de M. Xi, l’homme du « rêve chinois ». Originaire de cette terre jaune du Shaanxi qui a forgé son caractère pendant la Révolution culturelle, ce dernier incarne les paradoxes de la Chine actuelle : homme du recentrage sur les valeurs communistes mais aussi traditionnelles chinoises, il est à la tête d’une Chine du progrès technologique et du train à grande vitesse et porte le projet des « Nouvelles Routes de la soie », avec lequel l’Europe et toute la planète doivent compter.
Ce vaste programme d’infrastructures et d’équipements que la Chine ambitionne d’aménager sur l’ensemble de la planète doit être pris au sérieux, a insisté M. Macron. Le président français a appelé à construire des « routes en partage », qui ne « soient pas univoques », mais « un symbole de justice », « d’équité » et de respect de l’environnement. M. Macron a ainsi appelé à ce que la Chine, tout au long des pays traversés, joue jusqu’au bout le jeu des principes posés par le G20 en matière d’accès aux marchés publics, ou de respect de la propriété intellectuelle.

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« Esprit de réciprocité »
Surtout, ces « routes de l’intelligence » doivent être bâties dans « un esprit de réciprocité ». « Elles ne peuvent pas être des routes d’une nouvelle hégémonie, qui mettent en état de vassalité les pays qu’elles traversent », a souligné le président français. Alors que Pékin est très présent en Afrique, M. Macron a invité la Chine à tirer les leçons des erreurs du passé colonial sur ce continent pour y porter, avec la France, un nouvel équilibre.
Avant cette harangue, M. Macron, accompagné de son épouse, Brigitte, s’est vu offrir à Xi’an un parcours éclectique, empreint d’histoire et de métissage culturel. Transporté en limousine Hongqi ou « drapeau rouge », la marque des chefs d’Etat chinois, le couple présidentiel a découvert, sous un beau soleil d’hiver, les célèbres statues de soldats de terre cuite ensevelies du premier empereur de Chine au IIIe siècle avant Jésus-Christ.
Comme ses prédécesseurs François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy avant lui, M. Macron a observé ce puzzle archéologique, reconstitué à partir de ruines découvertes à la fin des années 1970 sous des dizaines de mètres de terre et de charpente. Lors de son discours, M. Macron s’est félicité de la nouvelle coopération franco-chinoise sur le patrimoine qui démarre avec la province du Shaanxi. « Nous sommes la mémoire du monde, il nous appartient de décider d’en être l’avenir », a-t-il lancé.
La suite de la visite a donné lieu à une mise en scène de la diversité culturelle et religieuse chinoise, eu égard au contrôle extrême auquel est soumise dans ce pays, et particulièrement sous Xi Jinping, la pratique religieuse. M. et Mme Macron ont d’abord été accueillis par des moines bouddhistes dans la « grande pagode de l’oie sauvage », dont ils ont visité les différents pavillons et jardins. Puis par un imam de la grande mosquée de Xi’an, qui date du VIIIe siècle et rappelle le rôle clé de la ville et de sa communauté musulmane, des Chinois de l’ethnie Hui, dans les anciennes routes de la soie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’échec des pourparlers avec les Verts et le FDP est attibué à leur caractère trop public.
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Négociations à huis clos entre les conservateurs et le SPD

L’échec des pourparlers avec les Verts et le FDP est attibué à leur caractère trop public.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h43
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Les conservateurs allemands (CDU-CSU) en sont convaincus : s’ils ont échoué à former un gouvernement avec les libéraux (FDP) et les Verts après les élections législatives du 24 septembre 2017, cela tient notamment à la façon trop publique dont se sont déroulés les pourparlers. Avec les sociaux-démocrates, sur qui ils comptent désormais pour constituer une « grande coalition », ils ont décidé de procéder différemment.
A l’automne 2017, la CDU-CSU, le FDP et les Verts s’étaient donné un mois pour dire s’ils estimaient possible de gouverner ensemble. Pendant ce mois, les négociateurs des trois partis se sont largement exprimés dans les médias et sur les réseaux sociaux pour exposer leurs exigences et leurs griefs. Parallèlement, ils ont abondamment profité du balcon du bâtiment où avaient lieu leurs réunions, en face du Bundestag, à Berlin, pour se mettre en scène. Grâce aux cameramen et aux photographes postés face à ce fameux balcon pour saisir les jeux de regard et la géographie des apartés entre les uns et les autres, les Allemands ont pu suivre, pratiquement comme au spectacle, l’évolution des tractations.
Papier occultant sur les fenêtres
Cette fois, les dirigeants de la CDU-CSU et du SPD ont estimé que cinq journées suffiraient pour constater, ou non, la possibilité de s’entendre sur un programme de gouvernement. Au terme de ce délai, soit vendredi 12 janvier, l’idée est d’aboutir à un document de 6 à 8 pages listant les principaux points d’accord. Le 19 novembre 2017, le mois de pourparlers avait accouché d’un texte de travail de 61 pages qui, parce qu’il se voulait peut-être trop précis, se révéla finalement impossible à boucler. Enfin, les trente-neuf négociateurs de la CDU-CSU et du SPD ont été priés de se faire discrets sur les réseaux sociaux et dans la presse afin d’éviter que des expressions médiatiques intempestives ne compliquent les discussions à huis clos.

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                A la CDU, l’« après-Merkel » n’est plus tabou



La consigne a été respectée, dimanche 7 janvier, au premier jour des pourparlers. Après dix heures de discussions à l’abri des regards indiscrets – au point que du papier occultant avait été mis aux fenêtres derrière lesquelles elles avaient lieu, au siège du SPD –, seul un dirigeant social-démocrate a pris la parole devant les journalistes pour indiquer, au nom des trois partis, que les échanges avaient été « constructifs » et « ouverts », et que les participants partageaient la conviction suivante : « On ne peut pas simplement continuer comme avant, car les temps ont changé et cette nouvelle époque appelle une nouvelle politique (…) et un nouveau style politique. » Il n’en a pas dit davantage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Abou Dhabi fait pression sur Tunis pour évincer de la coalition gouvernementale les islamistes d’Ennahda, proches de Doha.
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Compte rendu

La Tunisie, otage de la rivalité entre les Emirats arabes unis et le Qatar

Abou Dhabi fait pression sur Tunis pour évincer de la coalition gouvernementale les islamistes d’Ennahda, proches de Doha.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-01-08T10:39:27+01:00"

        Le 08.01.2018 à 10h39






                        

Crédits : ZOUBEIR SOUISSI/REUTERS


                    

La sortie de crise ? Officiellement, l’affaire de l’interdiction aux femmes tunisiennes de voyager aux Emirats arabes unis est close. Mais, selon de nombreux observateurs, une tension récurrente devrait persister entre Tunis et Abou Dhabi. Jeudi 4 janvier, le ministère tunisien des transports a annoncé la reprise des vols de la compagnie Emirates vers la Tunisie, lesquels avaient été suspendus le 27 décembre 2017 par Tunis.

Cette mesure de rétorsion répondait à ce qui a été considéré en Tunisie comme une véritable offense nationale, à savoir l’interdiction infligée, le 22 décembre, par Abou Dhabi, aux Tunisiennes de s’embarquer vers les Emirats pour des « raisons de sécurité ». Les autorités émiraties n’avaient fourni aucune précision sur la nature de ce risque sécuritaire. Saïda Garrach, la porte-parole de la présidence de la République tunisienne, avait néanmoins révélé que les Emirats disposaient d’informations selon lesquelles des djihadistes de retour d’Irak et de Syrie s’apprêtaient à utiliser des Tunisiennes, ou des femmes titulaires d’un passeport tunisien, pour commettre des attentats sur le sol émirati.
Selon un diplomate tunisien familier de la relation tuniso-émiratie, Tunis a vraisemblablement fourni de « nouvelles garanties sécuritaires à Abou Dhabi » pour le prix de la désescalade entre les deux capitales. La normalisation en cours des liaisons aériennes ne met toutefois pas un terme à un malaise dont la nature est avant tout politique. « La crise n’est pas close, avertit le diplomate. La relation n’est pas assainie. Pour Abou Dhabi, la tension demeurera aussi longtemps que les islamistes tunisiens resteront associés au pouvoir. »
« Les Emiratis se sont sentis trahis »
Car telle est la racine du problème, au-delà des aléas de la coopération sécuritaire : la présence du mouvement islamiste Ennahda – proche du Qatar – au sein de la coalition gouvernementale dominée à Tunis par Nidaa...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Une nouvelle génération de conservateurs allemands, plus à droite, tente de s’affirmer face à la chancelière.
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A la CDU, l’« après-Merkel » n’est plus tabou

Une nouvelle génération de conservateurs allemands, plus à droite, tente de s’affirmer face à la chancelière.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h36
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

C’est un sondage qui résume l’ambivalence de la situation où se trouve Angela Merkel, celle d’une chancelière affaiblie mais dont personne ne sait quand elle quittera le pouvoir ni à qui elle cédera la place à la tête de l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Publiée jeudi 4 janvier, trois jours avant le début des pourparlers entre les conservateurs et les sociaux-démocrates en vue de la formation d’une « grande coalition », cette étude Infratest dimap pour la chaîne ARD est à la fois encourageante et embarrassante pour les prétendants à la succession de Mme Merkel. Encourageante, car 60 % des sympathisants de la CDU estiment que le temps est venu de renouveler la direction du parti. Embarrassante, car 70 % des électeurs conservateurs considèrent, malgré cela, que Mme Merkel doit continuer à diriger le gouvernement.
Cette situation donne au climat qui règne à l’intérieur de la CDU des allures de veillée d’armes. Après le résultat décevant des conservateurs aux élections législatives du 24 septembre 2017 (33 % des voix, leur plus mauvais score depuis 1949), quelques responsables locaux ont ainsi réclamé publiquement le départ de Mme Merkel. Certes, ils ne sont qu’une poignée, mais en raison de leur concomitance, leurs récents coups de colère sont le signe d’une impatience qui ne craint plus de s’exprimer au grand jour.
Parmi les élus et au sein de la direction du parti, personne n’a encore osé formuler une telle revendication. Mais, chez certains, l’évocation d’un après-Merkel ne semble plus être un sujet tabou. En témoignent les propos rapportés par le quotidien Bild, le 20 décembre 2017, selon lequel l’ancien président du Bundestag, Norbert Lammert, aurait expliqué à des proches que Mme Merkel ne saurait être à nouveau candidate à la chancellerie en cas d’échec des négociations avec le SPD et d’organisation de nouvelles élections. Ou encore l’entretien croisé accordé par Daniel Günther et Jens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le journaliste Guillaume Perrier livre dans son ouvrage une grille de lecture du chef d’Etat qui dans sa soif de pouvoir suscite l’effroi.
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Erdogan, le président irrationnel d’une Turquie sans boussole

Le journaliste Guillaume Perrier livre dans son ouvrage une grille de lecture du chef d’Etat qui dans sa soif de pouvoir suscite l’effroi.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 11h07
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            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Le livre. Après Vladimir Poutine, Marine Le Pen, le pape François et Xi Jinping, la collection « Dans la tête de… » s’enrichit d’un nouveau-né : Recep Tayyip Erdogan. Sous la plume incisive du journaliste Guillaume Perrier. Le président de la République turque est dépeint comme un personnage complexe, mégalomane, paranoïaque, instinctif et héritier d’un lourd passé impérial, mais surtout persuadé qu’il travaille pour l’avenir de son peuple.
La Turquie fascine autant qu’elle inquiète. L’expression est bien connue. Mais, entre les mains du président Erdogan, la Turquie suscite désormais effroi et impuissance. Effroi, car rien ne semble arrêter ce chef d’Etat dans sa soif de pouvoir. Impuissance car, entre une société civile turque apeurée et une communauté internationale désemparée, la raison a fui le discours d’un président immunisé contre tout examen de conscience, puisque rien ne semble avoir prise sur lui.
Recep Tayyip Erdogan constitue une sorte de synthèse de ce que l’histoire turque renferme depuis des siècles. Ottomanisme et nationalisme, idéologie et pragmatisme, droite et gauche, islamisme et sécularisme, élitisme et populisme, poésie et autoritarisme, individualisme et paternalisme, éloquence et parler populaire. Il prend même la scène politique pour un terrain de football, un sport qu’il a pratiqué dans sa jeunesse. Il tacle ses adversaires comme un défenseur rugueux. Il marque des points comme un avant-centre enfile les buts. Il redistribue le jeu comme le numéro 10 se fait créateur, encourage ses troupes comme un entraîneur stimule ses joueurs et insulte hommes et autorités qui lui résistent comme un supporteur siffle l’arbitre et les instances du football.
Investi d’une mission divine
Guillaume Perrier connaît bien la Turquie pour l’avoir sillonnée longtemps comme correspondant du « Monde ». Auteur d’ouvrages et de documentaires sur ce pays à l’Histoire mouvementée, il dresse dans cet essai le portrait d’un...




                        

                        


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Riyad sévit contre les princes mauvais payeurs

Onze membres de la famille royale qui protestaient contre la décision du gouvernement de cesser de régler leurs factures d’eau et d’électricité ont été incarcérés.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h04
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            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        


Nouvel avertissement lancé à la famille royale saoudienne : deux mois après avoir arrêté une dizaine de princes, dans le cadre d’une vaste purge anticorruption qui a touché près de 200 VIP, le pouvoir saoudien a appréhendé, jeudi 4 janvier, onze autres membres de la dynastie régnante, qui protestaient contre la perte de certains de leurs privilèges.
Révélées samedi 6 janvier par un site Internet lié au gouvernement, ces arrestations ont été confirmées dimanche par le procureur général du royaume. Elles témoignent d’un nouvel accès de tension au sein de la maison des Saoud, après l’opération « mains propres » du mois de novembre 2017. Celle-ci avait été interprétée par de nombreux analystes comme une manœuvre visant à consolider l’assise de Mohammed Ben Salman, alias « MBS », le fils et dauphin du roi Salman, à l’origine d’un ambitieux plan de modernisation économique et sociale du royaume.
Nouvelles mesures d’austérité
Les princes ont été interpellés alors qu’ils participaient à un rassemblement, devant un palais historique de Riyad, contre une récente décision des autorités de cesser de payer les factures d’eau et d’électricité de la famille royale. Selon le procureur, les manifestants de sang royal réclamaient aussi une compensation pour l’exécution en 2016 d’un de leurs cousins, reconnu coupable du meurtre d’un homme lors d’une rixe dans le désert.

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Les onze renégats, dont l’identité n’a pas été révélée, ont été transférés dans la prison de haute sécurité d’Al-Hayer, au sud de Riyad, dans l’attente de leur procès pour troubles à l’ordre public. « Personne n’est au-dessus de la loi en Arabie saoudite », s’est félicité le procureur général, à l’unisson de MBS, le prince héritier, qui ne cesse de proclamer son intention d’en finir avec les passe-droits et d’assainir les finances du pays.
Le jeune trentenaire a notamment entrepris, en réponse à la chute des cours du pétrole qui grève le budget de l’Etat, de réformer le très généreux système d’Etat-providence saoudien. Le 1er janvier, de nouvelles mesures d’austérité sont entrées en vigueur, comme l’imposition d’une TVA, la hausse des prix du carburant et une baisse des subventions sur l’électricité.
Ces décisions ont suscité un concert de critiques sur Twitter, le seul forum de débat à ne pas être totalement censuré en Arabie saoudite. Dans ce contexte, MBS n’avait pas le choix : il était obligé de sévir contre les mauvais payeurs de la famille royale.



                            


                        

                        


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Des œuvres d’Ingres et Modigliani jugées « pornographiques » par une école de l’Utah

Un professeur a été renvoyé après avoir illustré un cours sur la couleur par des reproductions de tableaux, dont quatre montrent des corps nus.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h13
    |

            Harry Bellet








                        



                                


                            

Mateo Rueda, professeur d’une école de Cache Valley (Utah), a été renvoyé le 8 décembre après qu’un parent a prévenu la police qu’il avait montré des images pornographiques aux enfants, des élèves d’environ 11 à 12 ans, dont il avait la charge. Son cours portait sur l’étude de la couleur et s’appuyait sur un ensemble de reproductions de tableaux consulté à la bibliothèque de l’école. Elles sont publiées par les éditions Phaïdon sous le titre The Art Box, et quatre images sont effectivement choquantes : deux montrent une dame nue vue de face, deux autres, des fesses. Leurs auteurs ? Respectivement Pontormo, Modigliani, Boucher et Ingres. Les originaux sont conservés dans ces antres de perdition que sont le Courtauld Institute et la National Gallery de Londres, et, pour deux d’entre elles, au Musée du Louvre…
L’enseignant dit avoir rapidement soustrait du paquet les images litigieuses et expliqué à ses élèves que l’art pouvait parfois montrer ce genre de choses, qu’ils comprendraient mieux quand ils seraient en âge d’aller dans des musées. Justification insuffisante pour une mère, qui a porté plainte.

Le shérif a enquêté et transmis l’affaire au bureau du procureur du comté : « Ils ont dit que ça ne correspondait pas pour eux à la définition de la pornographie et ont décidé qu’il n’était pas nécessaire de poursuivre », a déclaré le policier au Herald Journal, le quotidien local. D’autres parents ont soutenu le professeur, mais l’administration de son école a préféré le renvoyer, sanction qui a inspiré à Jim Dabakis, sénateur démocrate de l’Utah, un message indigné sur les réseaux sociaux : 
« Est-ce qu’un seul d’entre vous, moralistes qui avez viré ce professeur d’art, est déjà allé dans un musée ? »
On est prié de ne pas se moquer des braves citoyens de l’Utah : en France, l’article 227-24 du Code pénal punit de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende (375 000 euros pour...




                        

                        


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A Potsdam, l’église de la discorde

Dans cette ville de l’ex-RDA, le projet de reconstruction d’une église dont l’histoire est fortement liée à l’époque nazie suscite de vives oppositions, révélatrices des fractures mémorielles du pays.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 06h48
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            Thomas Wieder (Potsdam (Brandebourg) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un culte au milieu des pelleteuses, un froid dimanche d’automne. Ce 29 octobre 2017, environ quatre cents personnes fêtent le début de la reconstruction de l’église de la Garnison (Garnisonkirche), au cœur de Potsdam, la capitale du Brandebourg, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Berlin. Mais elles ne sont pas seules : à peine l’office religieux a-t-il commencé qu’une centaine d’opposants au projet font irruption, sifflet en bouche et pancartes à la main. « Pas de mémorial pour les ennemis de la démocratie ! », « Non à un lieu de pèlerinage nazi ! », peut-on lire. « Honte à vous ! », scanderont les manifestants tout au long de la cérémonie, orchestrée par l’évêque Wolfgang Huber, l’ancien président de l’Eglise évangélique allemande (EKD), qui fédère 22 millions de protestants à travers le pays.
Pourquoi une telle indignation ? Comment expliquer que la réédification de cette église, bâtie entre 1733 et 1735 sur ordre de Frédéric Ier de Prusse, puis largement détruite par la Royal Air Force lors des bombardements d’avril 1945, et dont les derniers vestiges ont été rasés à la fin des années 1960 à la demande des autorités est-allemandes, suscite une telle opposition, au point d’avoir été qualifiée par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung de « reconstruction la plus contestable d’Allemagne » ?

Pour le comprendre, il faut remonter au 21 mars 1933. Ce jour-là, Adolf Hitler, chancelier depuis moins de deux mois, se rend à la Garnisonkirche accompagné du président du Reich, le vieux maréchal Paul von Hindenburg, pour la séance inaugurale du Reichstag (Parlement), issu des dernières élections législatives. Le choix de la date ne doit rien au hasard : c’est le 21 mars 1871, soixante-deux ans plus tôt jour pour jour, que Bismarck a inauguré le premier Reichstag. Le lieu non plus n’a rien d’anodin : en choisissant cette église où se trouvent les tombeaux de...




                        

                        

