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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Lors de sa première visite d’Etat du 8 au 10 janvier, le président français se pose en interlocuteur privilégié de Pékin.
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Macron veut bâtir la confiance avec la Chine

Lors de sa première visite d’Etat du 8 au 10 janvier, le président français se pose en interlocuteur privilégié de Pékin.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h08
    |

            Brice Pedroletti et 
Bastien Bonnefous (Xi'an, envoyés spéciaux)








                        



   


Emmanuel Macron a décidé de revenir « une fois par an » en Chine. Pour sa première visite d’Etat dans la deuxième puissance économique mondiale, le président de la République française a voulu marquer les esprits, lundi 8 janvier, en proposant à Pékin un vaste programme de coopération pour « réinventer le multilatéralisme ».
« Ma ke long », adaptation en chinois de son nom de famille qui se traduit par « le cheval qui dompte le dragon », devait offrir au président chinois Xi Jinping un cheval de la Garde républicaine, un geste répondant à la « diplomatie du panda » chinoise. M. Macron arrive à point nommé pour se poser en interlocuteur européen privilégié des Chinois dans un contexte de grande confusion à Washington et d’incertitudes aussi bien à Londres qu’à Berlin. « Je suis venu vous dire que l’Europe est de retour », a déclaré lundi le jeune président français lors d’un discours de plus d’une heure prononcé dans la ville de Xi’an, sur le site du palais Daming, vestige d’une ancienne cité interdite datant de la dynastie Tang.

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Sur place, M. Macron a rendu un vibrant hommage à la culture chinoise et à tout ce qu’elle a suscité de questionnements et de débats dans nos sociétés et notre littérature, citant à l’envi Marguerite Yourcenar, Paul Claudel, Victor Segalen ou les pionniers de la sinologie. Il a loué le rôle moteur de la Chine dans la lutte contre le réchauffement climatique et proposé d’organiser « une année franco-chinoise de la transition écologique » en 2018-2019. Il a invité le président chinois, Xi Jinping, qu’il devait rencontrer à Pékin en fin de journée, à participer à l’effort de construction d’un droit international pour l’environnement proposé par la France aux Nations unies.
« Etoffe de soie »
« Avançons ensemble sur ce projet pour le faire aboutir d’ici à 2020 », a-t-il proposé. « Le monde aujourd’hui est une étoffe de soie. Il est précieux, fragile, délicat, il faut du temps pour en fabriquer l’unique texture », a rappelé le président français au sujet des crises qui guettent le monde d’aujourd’hui, des dérives autoritaires à un « capitalisme contemporain débordé par ses propres excès », en passant par la prolifération nucléaire.
Porteur d’une « renaissance » française et européenne, M. Macron fait face à la Chine déroutante de M. Xi, l’homme du « rêve chinois ». Originaire de cette terre jaune du Shaanxi qui a forgé son caractère pendant la Révolution culturelle, ce dernier incarne les paradoxes de la Chine actuelle : homme du recentrage sur les valeurs communistes mais aussi traditionnelles chinoises, il est à la tête d’une Chine du progrès technologique et du train à grande vitesse et porte le projet des « Nouvelles Routes de la soie », avec lequel l’Europe et toute la planète doivent compter.
Ce vaste programme d’infrastructures et d’équipements que la Chine ambitionne d’aménager sur l’ensemble de la planète doit être pris au sérieux, a insisté M. Macron. Le président français a appelé à construire des « routes en partage », qui ne « soient pas univoques », mais « un symbole de justice », « d’équité » et de respect de l’environnement. M. Macron a ainsi appelé à ce que la Chine, tout au long des pays traversés, joue jusqu’au bout le jeu des principes posés par le G20 en matière d’accès aux marchés publics, ou de respect de la propriété intellectuelle.

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« Esprit de réciprocité »
Surtout, ces « routes de l’intelligence » doivent être bâties dans « un esprit de réciprocité ». « Elles ne peuvent pas être des routes d’une nouvelle hégémonie, qui mettent en état de vassalité les pays qu’elles traversent », a souligné le président français. Alors que Pékin est très présent en Afrique, M. Macron a invité la Chine à tirer les leçons des erreurs du passé colonial sur ce continent pour y porter, avec la France, un nouvel équilibre.
Avant cette harangue, M. Macron, accompagné de son épouse, Brigitte, s’est vu offrir à Xi’an un parcours éclectique, empreint d’histoire et de métissage culturel. Transporté en limousine Hongqi ou « drapeau rouge », la marque des chefs d’Etat chinois, le couple présidentiel a découvert, sous un beau soleil d’hiver, les célèbres statues de soldats de terre cuite ensevelies du premier empereur de Chine au IIIe siècle avant Jésus-Christ.
Comme ses prédécesseurs François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy avant lui, M. Macron a observé ce puzzle archéologique, reconstitué à partir de ruines découvertes à la fin des années 1970 sous des dizaines de mètres de terre et de charpente. Lors de son discours, M. Macron s’est félicité de la nouvelle coopération franco-chinoise sur le patrimoine qui démarre avec la province du Shaanxi. « Nous sommes la mémoire du monde, il nous appartient de décider d’en être l’avenir », a-t-il lancé.
La suite de la visite a donné lieu à une mise en scène de la diversité culturelle et religieuse chinoise, eu égard au contrôle extrême auquel est soumise dans ce pays, et particulièrement sous Xi Jinping, la pratique religieuse. M. et Mme Macron ont d’abord été accueillis par des moines bouddhistes dans la « grande pagode de l’oie sauvage », dont ils ont visité les différents pavillons et jardins. Puis par un imam de la grande mosquée de Xi’an, qui date du VIIIe siècle et rappelle le rôle clé de la ville et de sa communauté musulmane, des Chinois de l’ethnie Hui, dans les anciennes routes de la soie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Editorial. Les élections européennes de 2019 risquent de tourner au fiasco si les dirigeants allemands n’accélèrent pas à former un gouvernement.
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Formation d’un gouvernement en Allemagne : dépêchez-vous, Mme Merkel

Editorial. Les élections européennes de 2019 risquent de tourner au fiasco si les dirigeants allemands n’accélèrent pas à former un gouvernement.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 14h44
   





                        


Editorial du « Monde » C’est presque une routine : au lendemain de la trêve des confiseurs, nos voisins allemands ont repris, dimanche 7 janvier, les négociations qui leur permettront peut-être, au printemps, de parvenir à former un gouvernement, à moins que ces pourparlers n’échouent. Il n’y aurait alors d’autre solution que de tenir de nouvelles élections ; aucun gouvernement ne serait plus à espérer avant le deuxième semestre 2018, car, très probablement, de nouvelles négociations s’imposeraient pour construire une autre coalition.

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C’est l’infortunée situation dans laquelle le scrutin législatif du 24 septembre 2017 a plongé la chancelière Angela Merkel. Sa formation, les chrétiens-démocrates de la CDU-CSU, en est sortie affaiblie avec seulement 33 % des voix, une contre-performance aggravée par la forte poussée du parti d’extrême droite AfD. Partenaire de la CDU dans la coalition sortante, le parti social-démocrate SPD a réalisé son pire score de l’après-guerre. Une première tentative de négociation en vue de former une coalition dite « Jamaïque », rassemblant la CDU-CSU, les libéraux du FDP et les Verts, a échoué en novembre. Mme Merkel s’est donc tournée vers le SPD, avec lequel elle mène jusqu’au 12 janvier des entretiens « exploratoires ». Si ces discussions se révèlent positives, d’autres négociations seront entamées le 22 janvier, au lendemain du congrès du SPD, pour élaborer le contrat de coalition.
Tout cela est d’une lenteur insupportable. On fera valoir, outre-Rhin, que les longues négociations de coalition sont une spécificité de la vie politique allemande, et que, même avec un gouvernement qui expédie les affaires courantes, l’Allemagne va très bien, merci. Une sorte de version germanique de Chi va piano, va sano, s’imposerait donc naturellement.
Dynamique européenne au point mort
Mais le temps n’est pas à la routine, ni même à se hâter lentement. L’Allemagne n’est plus seule, elle est le plus grand pays de l’Union européenne, par sa population et par sa puissance économique. Profondément arrimée à l’UE, elle joue un rôle essentiel dans la zone euro. L’infortunée situation qui a résulté des élections du 24 septembre n’affecte pas seulement la chancelière Merkel, mais l’Europe tout entière.
Ailleurs, les forces populistes ne désarment pas.
Elle affecte au premier chef la France, que nos amis allemands ont assez mise en garde au printemps 2017 contre une possible victoire de Marine Le Pen et des forces populistes aux élections de mai et juin. De tels choix, faisait valoir Berlin à juste titre, sonneraient le glas de la construction européenne. La victoire d’Emmanuel Macron, puis la vague parlementaire de La République en marche ont renversé la tendance, au grand soulagement de Berlin et de Bruxelles. M. Macron s’est mis au travail et a présenté, deux jours après le scrutin allemand, avec le discours de la Sorbonne le 26 septembre, ses propositions de refondation de l’Europe.
Depuis, le silence de Berlin est assourdissant. Angela Merkel est trop occupée pour répondre. La dynamique européenne créée par les élections françaises est au point mort. Ailleurs, les forces populistes ne désarment pas. Une autre échéance critique se profile, celle des élections législatives en Italie, le 4 mars. Les élections européennes de 2019 risquent de tourner au fiasco si l’Allemagne n’accélère pas. Si les dirigeants allemands sont capables de sortir de leur enfermement pour entendre un seul message, le voici : Beeilen Sie sich, Frau Merkel ! Dépêchez-vous, MmeMerkel !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Cette arrestation s’est faite dans le cadre de l’enquête sur un possible financement du régime libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Soupçons de financement libyen : Alexandre Djouhri, proche de Sarkozy, interpellé à Londres

Cette arrestation s’est faite dans le cadre de l’enquête sur un possible financement du régime libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 17h30
   





                        



   


Dans le cadre de l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, l’homme d’affaires Alexandre Djouhri a été interpellé, dimanche 7 janvier, à Londres. L’information, donnée lundi par l’Agence France-Presse et L’Obs, a été confirmée au Monde.

        Lire le portrait d’Alexandre Djouhri :
         

          Le petit caïd devenu l’encombrant ami de Sarkozy



Arrêté par les policiers britanniques à l’aéroport de Londres Heathrow, M. Djouhri était visé par un mandat d’arrêt européen délivré par les juges d’instruction du pôle financier de Paris. Depuis 2013, la justice française cherche à savoir si le régime libyen de Mouammar Kadhafi a financé illégalement la campagne de M. Sarkozy.
En 2016, l’homme d’affaires Ziad Takieddine a affirmé au site Mediapart avoir transmis 5 millions d’euros en provenance de Tripoli à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy entre la fin de 2006 et le début de 2007. Des affirmations plusieurs fois démenties par MM. Guéant et Sarkozy.

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Transfert de cinq millions d’euros
Les faits allégués par M. Takieddine avaient déjà été évoqués en 2012 par l’ancien chef des services de renseignement libyen Abdallah Senoussi, lors d’une audition dans le cadre de poursuites de la Cour pénale internationale (CPI), révélée par Mediapart.

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Abdallah Senoussi avait affirmé avoir « personnellement supervisé » le transfert de cinq millions d’euros pour la campagne en « 2006-2007 », selon des éléments de l’enquête des juges d’instruction français sur un possible financement libyen.

        Lire le portrait d’Alexandre Djouhri :
         

          Le petit caïd devenu l’encombrant ami de Sarkozy



Les juges avaient par ailleurs obtenu la communication de carnets de Choukri Ghanem, ex-ministre du pétrole libyen, qui mentionne un financement. « C’est de la corruption très étendue, très profonde, qui existe en France et qui a fait beaucoup de peine aux Français », affirme, de son côté, Ziad Takieddine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La première ministre britannique a annoncé une nomination lundi, d’autres sont attendues dans la journée à la suite de départs en fin d’année.
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Grande-Bretagne : Theresa May remanie son gouvernement

La première ministre britannique a annoncé une nomination lundi, d’autres sont attendues dans la journée à la suite de départs en fin d’année.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h26
   





                        



   


Alors que la Grande-Bretagne va entrer dans une nouvelle phase de négociations dans le cadre du Brexit, la première ministre britannique, Theresa May, a remanié son gouvernement, lundi 8 janvier.
Mme May a notamment annoncé la nomination de Brandon Lewis comme secrétaire d’Etat sans portefeuille et président du Parti conservateur. Il occupait auparavant la fonction de secrétaire d’Etat à l’immigration.

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Le ministre chargé de l’Irlande du Nord, James Brokenshire, a démissionné lundi en raison de problèmes de santé. D’autres nominations sont attendues lundi et mardi. Elles ont lieu à la suite d’une série de départs qui a touché le gouvernement en fin d’année.
Trois départs du gouvernement
Il y eut notamment la démission forcée, en décembre, du vice-premier ministre Damian Green, qui avait reconnu avoir menti au sujet d’images pornographiques découvertes dans son ordinateur au Parlement de Westminster.

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Il s’agissait alors du troisième départ du gouvernement depuis novembre, après celui du ministre de la défense Michael Fallon, emporté par un scandale de harcèlement sexuel, et celui de la secrétaire d’Etat au développement international Priti Patel, qui avait reconnu avoir mené une diplomatie parallèle avec Israël.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Dans cette ville de l’ex-RDA, le projet de reconstruction d’une église dont l’histoire est fortement liée à l’époque nazie suscite de vives oppositions, révélatrices des fractures mémorielles du pays.
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A Potsdam, l’église de la discorde

Dans cette ville de l’ex-RDA, le projet de reconstruction d’une église dont l’histoire est fortement liée à l’époque nazie suscite de vives oppositions, révélatrices des fractures mémorielles du pays.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 06h48
    |

            Thomas Wieder (Potsdam (Brandebourg) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un culte au milieu des pelleteuses, un froid dimanche d’automne. Ce 29 octobre 2017, environ quatre cents personnes fêtent le début de la reconstruction de l’église de la Garnison (Garnisonkirche), au cœur de Potsdam, la capitale du Brandebourg, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Berlin. Mais elles ne sont pas seules : à peine l’office religieux a-t-il commencé qu’une centaine d’opposants au projet font irruption, sifflet en bouche et pancartes à la main. « Pas de mémorial pour les ennemis de la démocratie ! », « Non à un lieu de pèlerinage nazi ! », peut-on lire. « Honte à vous ! », scanderont les manifestants tout au long de la cérémonie, orchestrée par l’évêque Wolfgang Huber, l’ancien président de l’Eglise évangélique allemande (EKD), qui fédère 22 millions de protestants à travers le pays.
Pourquoi une telle indignation ? Comment expliquer que la réédification de cette église, bâtie entre 1733 et 1735 sur ordre de Frédéric Ier de Prusse, puis largement détruite par la Royal Air Force lors des bombardements d’avril 1945, et dont les derniers vestiges ont été rasés à la fin des années 1960 à la demande des autorités est-allemandes, suscite une telle opposition, au point d’avoir été qualifiée par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung de « reconstruction la plus contestable d’Allemagne » ?

Pour le comprendre, il faut remonter au 21 mars 1933. Ce jour-là, Adolf Hitler, chancelier depuis moins de deux mois, se rend à la Garnisonkirche accompagné du président du Reich, le vieux maréchal Paul von Hindenburg, pour la séance inaugurale du Reichstag (Parlement), issu des dernières élections législatives. Le choix de la date ne doit rien au hasard : c’est le 21 mars 1871, soixante-deux ans plus tôt jour pour jour, que Bismarck a inauguré le premier Reichstag. Le lieu non plus n’a rien d’anodin : en choisissant cette église où se trouvent les tombeaux de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La ministre des transports a reçu lundi les patrons de la SNCF, Guillaume Pepy et Patrick Jeantet, au sujet des pannes qui ont touché des gares parisiennes.
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Séries de pannes à la SNCF : Elisabeth Borne annonce un audit technique des grandes gares

La ministre des transports a reçu lundi les patrons de la SNCF, Guillaume Pepy et Patrick Jeantet, au sujet des pannes qui ont touché des gares parisiennes.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h46
   





                        



   


Après une série de pannes dans des gares parisiennes (Saint Lazare, Montparnasse…) ces derniers mois, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a reçu lundi 8 janvier les patrons de la SNCF, Guillaume Pepy et Patrick Jeantet. A l’issue de cette « réunion de travail », elle a annoncé que l’entreprise ferroviaire allait procéder à un audit technique des grandes gares françaises.

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                SNCF : fréquentation record et pannes en série



« SNCF Réseau lancera un diagnostic complet de l’ensemble des systèmes d’alimentation électrique, de signalisation et sur les postes informatiques de toutes les grandes gares parisiennes (…) ainsi que sur les principales gares en région », a précisé le ministère, lundi en début d’après-midi.
« L’objectif est (…) de mieux anticiper les points de fragilité du réseau, et de mobiliser les investissements nécessaires pour y remédier, en tenant compte des travaux d’ores et déjà prévus dans les quinze prochaines années en Ile-de-France et en région. »
Des propositions concrètes « pour fin avril 2018 »
Cet audit devra être finalisé d’ici à la fin mars, et des « propositions d’actions, notamment sur les investissements prioritaires dans ces grandes gares, proposées pour fin avril 2018 ».
La SNCF a fait face à une succession de pannes à Montparnasse et Saint-Lazare, et à une grande pagaille due à un afflux inattendu de voyageurs à Bercy la veille de Noël. A la fin de juillet déjà, une défaillance de la signalisation avait paralysé Montparnasse pendant trois jours, en plein chassé-croisé estival.

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                « Le taux de retard global des trains s’est dégradé en partie à cause du mauvais état du réseau »



La plupart des incidents récents sont la conséquence d’une grande vague de travaux en cours sur le réseau classique, après des décennies de sous-investissements quand la SNCF – et les gouvernements successifs – ont privilégié le TGV et les grandes infrastructures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le nouveau patron de la droite veut profiter de l’année 2018 pour imposer à son parti ses vues sur l’Union européenne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/01/2018
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Laurent Wauquiez tire LR vers une ligne eurocritique

Le nouveau patron de la droite veut profiter de l’année 2018 pour imposer à son parti ses vues sur l’Union européenne.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 10h19
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Comme le souligne avec une pointe d’humour Brice Hortefeux, député européen et soutien de Laurent Wauquiez, « année sans élection ne veut pas dire année sans émotion ». En particulier pour Les Républicains (LR), parti qui a connu son lot de psychodrames depuis 2012. En 2018, aucun scrutin n’est inscrit à l’agenda, mais la formation de droite va manier une matière inflammable : l’Europe.
Sujet de divisions tenaces en interne, entre les europhiles revendiqués d’un côté et les « eurocritiques » patentés de l’autre, au milieu desquels certains tentent de tracer des voies médianes, le débat européen devrait animer la vie du parti en prévision des élections européennes de 2019. « La préparation des européennes sera notre principal défi de 2018 », reconnaît Geoffroy Didier, secrétaire général délégué de LR et député européen. Un débat lors duquel M. Wauquiez, nouveau président du parti, va tenter d’imposer une ligne aux accents eurosceptiques, ce qui pourrait occasionner une nouvelle fracture et une vague de départs de son aile modérée en direction d’Emmanuel Macron.
Une Europe des « cercles concentriques »
Conscient de l’importance de l’enjeu, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a pris les devants en posant plusieurs jalons. Antieuropéen, lui, l’auteur du livre polémique Europe : il faut tout changer (Odile Jacob, 2014), dans lequel il préconisait de réduire l’Union européenne à un noyau dur de six membres ? « Je suis un européen convaincu, a-t-il répondu dans un entretien au Figaro, le 16 novembre. Face à la mondialisation et pour que la France pèse et se protège, il est indispensable de s’adosser à l’Europe qui doit être un bouclier de protection et un moteur de conquête. »

Pour autant, le quadragénaire ne renonce pas à « changer le corpus idéologique » de la droite, comme il l’a affirmé dans une autre interview, accordée, elle, le 21 décembre, à six quotidiens européens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Ce phénomène est d’autant plus marqué chez les jeunes, révèle une étude de l’IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/01/2018
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Les théories du complot bien implantées au sein de la population française

Ce phénomène est d’autant plus marqué chez les jeunes, révèle une étude de l’IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 23h25
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 07h41
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        


S’ils sont eux-mêmes à prendre avec précaution, compte tenu des marges d’erreur inhérentes à tout sondage, les résultats de l’étude sur le complotisme publiés dimanche 7 janvier par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, font froid dans le dos. Cette enquête de l’IFOP, réalisée en ligne les 19 et 20 décembre auprès de 1 252 personnes, montre une forte prégnance des théories du complot au sein de la population française en général, et des plus jeunes en particulier. Seules 21 % des personnes interrogées ne croient à aucune de ce genre de théories qui ont été soumises, via différentes assertions, à l’échantillon.
« Les Américains ne sont jamais allés sur la Lune »
Trois ans après les attentats commis à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, à Paris, près d’un Français sur cinq (19 %) considère que « des zones d’ombre subsistent », et que « ce n’est pas vraiment certain que ces attentats aient été planifiés et réalisés uniquement par des terroristes islamistes ». 27 % des moins de 35 ans – 30 % des 18-24 ans – partagent ces doutes.
Ces chiffres sont plus élevés encore s’agissant des attentats du 11 septembre 2001 : 29 % des personnes interrogées estiment qu’« au sein du gouvernement américain, certains étaient informés des attentats mais ils ont délibérément laissé faire pour ensuite justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak ». 6 % croient même que « des membres de l’administration et du gouvernement américain ont planifié et orchestré activement » ces attaques. Par ailleurs, près d’un demi-siècle après l’événement en question, 16 % soutiennent l’idée selon laquelle « les Américains ne sont jamais allés sur la Lune », « la NASA [ayant] fabriqué des fausses preuves et de fausses images de l’atterrissage de la mission Apollo ».
La santé publique, un terrain propice
Parmi les différentes « opinions » proposées au sujet de l’immigration, on relève que près de la moitié de l’échantillon interrogé par l’IFOP (48 %) se dit en accord – 17 % « tout à fait d’accord », 31 % « plutôt d’accord » – avec la thèse selon laquelle « c’est un projet politique de remplacement d’une civilisation par une autre organisé délibérément par nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques et auquel il convient de mettre fin en renvoyant ces populations d’où elles viennent ».
La santé publique est également un terrain propice au développement de thèses générant et encourageant une forte méfiance de nos concitoyens. Résultat : plus de la moitié des Français (55 %) estiment ainsi que « le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins ». 32 % se disent d’accord avec cette phrase : « le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde ».

        Lire aussi :
         

                Obligation vaccinale : « un troisième camp existe »



Comparées à d’autres items, les connaissances scientifiques – pourtant encore controversées – sur le réchauffement climatique, sont relativement épargnées, et cette fois en particulier chez les jeunes. Seules 4 % des personnes interrogées se disent persuadées que « le réchauffement climatique n’existe pas », et qu’il s’agit d’« une thèse avant tout défendue par des politiques et des scientifiques pour faire avancer leurs intérêts » ; 6 % doutent de la réalité du phénomène, estimant qu’« on n’est même pas encore sûr que le climat se réchauffe ». 65 % des Français (72 % des 18-24 ans) jugent « certain que c’est un problème causé principalement par l’activité humaine » ; 25 % pensent qu’« on ne sait pas encore clairement [s’il] provient de l’activité humaine ou des rayonnements solaires ».
Forte défiance vis-à-vis des médias
Au demeurant, l’incrédulité des Français ne se limite pas, si l’on peut dire, aux faits récents ou contemporains. Des siècles et des siècles de recherche et de découvertes scientifiques sont encore remis en cause par une partie de nos concitoyens. Selon cette étude, encore près d’un sondé sur dix (9 %) est d’accord avec l’affirmation selon laquelle « il est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école ». 18 % des Français – jusqu’à 31 % des 18-24 ans – adhèrent à l’idée que « Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans »…  
Le succès des thèses complotistes s’accompagne d’une forte défiance vis-à-vis des médias et des structures démocratiques. Seules 25 % des personnes interrogées jugent que « globalement, [les médias] restituent correctement l’information et sont capables de se corriger quand ils ont fait une erreur. » Plus d’un tiers des sondés n’ont pas confiance dans la sincérité des résultats des élections organisées en France : 35 % ne sont « pas d’accord » avec l’affirmation selon laquelle « les élections en France sont organisées de manière suffisamment transparente et sûre pour éviter les tricheries et assurer la réalité des votes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Dès 1985, la chanteuse, morte ce week-end, s’engage auprès de l’association Chanteurs sans frontières, créée pour venir en aide aux victimes de la famine qui sévit alors en Ethiopie.
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France Gall et l’Afrique « flamboyante », une relation privilégiée

Dès 1985, la chanteuse, morte ce week-end, s’engage auprès de l’association Chanteurs sans frontières, créée pour venir en aide aux victimes de la famine qui sévit alors en Ethiopie.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 17h23
    |

                            Le Monde.fr et 
                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)








                        


« France Gall, la Française la plus sénégalaise est décédée », titrait, dimanche 7 janvier, jour de la mort de la chanteuse, le site d’information Dakaractu, rappelant l’« amour » de l’artiste pour ce petit pays de la côte ouest africaine. Dès les années 1980, et tout au long de sa carrière, France Gall a entretenu une relation particulière avec l’Afrique de manière générale, et avec le Sénégal, en particulier.

        Lire :
         

          Mort de France Gall, l’une des interprètes les plus populaires de la variété française



En 1985, la chanteuse s’engage auprès de l’association Chanteurs sans frontières, créée pour venir en aide aux victimes de la famine qui sévit alors en Ethiopie. Dans le cadre de cette association, dirigée notamment par Rony Brauman, alors président de Médecins sans frontières, France Gall participe à l’album SOS Ethiopie, qui sera vendu à plus d’un million d’exemplaires.
La même année, elle lance, avec son époux, Michel Berger, Daniel Balavoine, Lionel Rotcage et Richard Berry, l’opération humanitaire « Action écoles ». Partout en France, des milliers de comités sont créés dans des établissements scolaires pour récolter des fonds en vue de financer des microprojets dans l’éducation et l’approvisionnement en eau.



Tombés sous le charme du Sénégal, France Gall et Michel Berger achètent une maison sur l’île de Ngor, au large de la presqu’île du Cap-Vert, près de Dakar, la capitale. Dans le village de pêcheurs, situé en face de l’île, ils font construire dans les années 1990 une école maternelle. Elle existe toujours aujourd’hui. Lundi 8 janvier, au lendemain de la mort de la chanteuse, « les élèves lui ont rendu hommage en chanson », rapporte d’ailleurs Samba Diop, pêcheur et guide du village. C’est dans ce pays, rappelait-elle, en 2012, face à Yann Arthus Bertrand, sur la chaîne Planète +, qu’elle prend également « conscience des problèmes que peut rencontrer le monde, l’Afrique entre autres ».
« Babacar »
C’est aussi là-bas qu’elle rencontre Babacar, qui deviendra, en 1987, le héros d’une des chansons les plus emblématiques de sa carrière. A l’époque, France Gall se trouve au Sénégal pour « Action écoles ». Un soir, alors qu’elle traverse un village, elle voit, « dans le noir », « un petit bébé qui dort ». Elle dit à la maman : « Qu’il est beau ton bébé ! » Elle lui répond : « Si tu veux, je te le donne. » « Quand je suis rentrée à Paris, j’en ai parlé à Michel, six mois plus tard, il me sort cette chanson, Babacar », racontait-elle, il y a quelques années, sur RTL.
Lorsqu’elle retourne sur place tourner le clip de la chanson, elle retrouve Babacar, et décide de donner à sa mère « les moyens de trouver un métier ». « Une belle histoire qui se finit bien. »



Après la mort de sa fille, Pauline, en 1997, France Gall décide de partager sa vie entre la France et le Sénégal. C’est d’ailleurs dans ce pays, disait-elle à Yann Arthus Bertrand, qu’elle retrouvera « une paix et une vraie sérénité ». 
Bien que sa présence fût discrète, France Gall avait noué des liens intimes avec les Lébous, communauté de pêcheurs de la presqu’île de Dakar. Dans le village de Ngor, ils sont nombreux à se rappeler celle qui se baladait pieds nus sur la plage, près des pirogues de pêche. Samba Diop se souvient :
« Quand elle était jeune, elle partait parfois en mer avec nous. Elle venait nous voir dès qu’elle était au Sénégal. A l’annonce de son cancer du sein, elle est venue se recueillir près de notre baobab sacré pour se guérir. C’était devenu un pèlerinage qu’elle faisait avec des amis, comme Gérard Depardieu. 
Nous étions tous très proches d’elle et tout le monde ici est attristé par son décès. Nous sommes en train de discuter avec les anciens du village pour savoir comment honorer sa mémoire. »
« C’était une sœur pour nous »
A l’annonce de sa mort, de nombreux artistes ont également tenu à lui rendre hommage, notamment le célèbre auteur-compositeur sénégalais Youssou N’Dour :
« C’est une sœur pour nous au Sénégal. Parce que c’est une personne qui a montré et démontré son amour pour le pays et son attachement pour la ville de Dakar et pour l’île de Ngor. »
Il y a quelques années, France Gall expliquait, dans un documentaire, à propos de l’Afrique, combien « la beauté des êtres » y est « flagrante ». Et de conclure : « L’Afrique flamboyante, c’est l’image de ce continent que je veux donner. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’ancien conseiller spécial du président avait accusé Donald Trump Jr. de « trahison », selon des propos rapportés dans un livre polémique sur la Maison Blanche.
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Steve Bannon présente ses excuses pour avoir accusé de « trahison » le fils de Trump

L’ancien conseiller spécial du président avait accusé Donald Trump Jr. de « trahison », selon des propos rapportés dans un livre polémique sur la Maison Blanche.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 14h49
   





                        



   


Le duel entre l’ultraconservateur et ancien conseiller spécial de la Maison Blanche Steve Bannon et le fils du président des Etats-Unis, Donald Trump Jr., avait défrayé la chronique dans la presse américaine. Dimanche 7 janvier, le rédacteur en chef du site Breitbart a présenté des excuses pour ses propos sur le fils Trump, parus dans le livre polémique et best-seller du journaliste Michael Wolff, Le Feu et la Fureur : dans la Maison Blanche de Trump.
« Donald Trump Jr. est un patriote et un homme bien », a déclaré M. Bannon dans un communiqué obtenu par le New York Times et le site Axios. Selon le livre, Steve Bannon a accusé le fils du président, Donald Trump Jr., de s’être rendu coupable de « trahison » en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton avant l’élection présidentielle américaine de 2016.
« Les trois personnes les plus importantes de la campagne ont pensé que c’était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger dans la tour Trump, dans la salle de conférence du 25e étage, sans avocats. Ils n’avaient pas d’avocats », déclarait Steve Bannon dans le livre de Michael Wolff.
Accusé d’avoir « perdu la raison »
Dimanche, il a assuré que ses commentaires visaient Paul Manafort, ancien directeur de campagne aujourd’hui inculpé dans l’affaire russe, présent au moment de la rencontre dans la tour Trump. « Il aurait dû savoir (…) qu’ils [les Russes] n’étaient pas nos amis. Ces commentaires ne s’adressaient pas à Don Jr. », a-t-il fait savoir dans un communiqué.
Les propos de Steve Bannon avaient provoqué l’ire de Donald Trump, qui avait accusé son ancien conseiller d’avoir « perdu la raison ». Depuis, le président n’a cessé de s’insurger contre un « livre bidon ». La Maison Blanche a vivement dénoncé comme un tissu de mensonges cet ouvrage décrivant une confusion générale et un président Trump qui n’était pas préparé à gouverner la première puissance mondiale.
Dans son dernier communiqué, Steve Bannon a réaffirmé qu’il soutenait la politique du président américain. « Je regrette que le retard de ma réponse aux informations inexactes concernant Don Jr. ait détourné l’attention des réussites historiques du président lors de sa première année de mandat », a-t-il déclaré.
A propos de l’enquête visant à éclairer les liens entre la campagne du président républicain et le gouvernement russe, M. Bannon a répété dimanche qu’il s’agissait d’« une chasse aux sorcières » et qu’il n’y avait eu aucune collusion. Dans le livre paru vendredi, l’ancien conseiller spécial du président estimait que le procureur spécial chargé d’éclairer les relations troubles entre la campagne de Donald Trump et le Kremlin allait « faire craquer Don Jr. comme un œuf en plein direct télévisé ». 

Ce qu’il faut savoir du livre « Fire and Fury » sur Donald Trump
Fire and Fury : Inside the Trump White House, écrit par Michael Wolff, et décrivant les coulisses de la première année de la présidence Trump, est sorti vendredi 5 janvier aux Etats-Unis, malgré les tentatives des avocats du président américain d’empêcher sa parution.
Le livre est depuis numéro 1 des ventes sur Amazon, et met la Maison Blanche dans l’embarras – au point où le chef de la diplomatie américaine s’est retrouvé à défendre publiquement « l’aptitude mentale » de Donald Trump.
Retrouvez ci-dessous nos articles pour comprendre ce que contient le livre, les conditions de sa rédaction, et ses effets politiques.

        Le compte-rendu :
         

          Pleurs, trahisons, brosse à dents… ce que nous apprend « Fire and Fury », le livre sur Trump et ses proches




        Les faits :
         

          Steve Bannon accuse Donald Trump Jr. de « trahison » pour avoir rencontré des personnalités russes en 2016




        Le portrait :
         

          Qui est Michael Wolff, « gros piranha dans le petit étang médiatique » et auteur du livre sur Trump ?




        Le récit :
         

          « Fire and Fury » : comment Michael Wolff s’est infiltré dans la West Wing




        Le zoom :
         

          Lumière fatale pour le conseiller de l’ombre Stephen Bannon




        L’analyse :
         

          « Feu et fureur » à la Maison Blanche



 


Attaqué, Trump se qualifie de « génie »
Le président américain a réagi aux attaques contenues dans le livre de Michael Wolff. « En fait, dans ma vie, mes deux plus grands atouts ont été l’équilibre mental et le fait d’être, genre, vraiment intelligent », a publié le chef d’Etat sur son compte Twitter samedi 6 janvier.
« D’homme d’affaires TRÈS efficace, je suis passé à vedette de la TV au top (…) et à président des Etats-Unis (du premier coup). Je pense que cela mérite le qualificatif, pas d’intelligent, mais de génie (…) et un génie très équilibré. »
Dimanche, le directeur de la CIA, Mike Pompeo, a lui aussi défendu M. Trump. « Nous parlons des sujets les plus sérieux auxquels font face l’Amérique et le monde, des sujets complexes. Le président (…) comprend la complexité », a-t-il déclaré sur Fox News dimanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les risques d’inondation touchent encore une partie importante du nord-est et du sud-ouest de la France. Dans les Alpes, le risque d’avalanche est très élevé.
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Orages, inondations, avalanches : la Savoie placée en vigilance rouge

Les risques d’inondation touchent encore une partie importante du nord-est et du sud-ouest de la France. Dans les Alpes, le risque d’avalanche est très élevé.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 17h13
   





                        



   


Quelques jours après le passage de la tempête Eleanor, les conditions météorologiques restent mauvaises. Météo France a placé lundi 8 janvier en vigilance rouge pour les avalanches les massifs de la haute Maurienne et du sud de la haute Tarentaise, en Savoie, une situation « exceptionnelle », qui se produit en moyenne « une fois tous les trente ans ».
Les Hautes-Alpes (massifs du Queyras et du Thabor) et les Alpes-Maritimes (massif du Mercantour), également touchées par de fortes chutes de neige, ont été placées en vigilance orange.
Les départements du Var et les Bouches-du-Rhône se trouvent en vigilance orange orages, et le Gard, en vigilance orange pluie-inondation, selon le dernier bulletin émis, valable jusqu’à mardi 9 janvier 16 heures.

   


Chutes de neige abondante dans les Alpes
Dans les Alpes, une neige abondante devrait tomber dans la soirée, et « l’activité avalancheuse attendue les prochaines trente heures » est un phénomène rarement observé, selon Météo France, qui évoque également des chutes de neige de « 90 à 170 cm sur le sud de la haute Tarentaise et surtout la haute Maurienne ».

        Lire aussi :
         

                La tempête Eleanor a fait cinq morts et deux disparus



Des crues encore importantes
Le cumul de fortes précipitations a fait gonfler les rivières. Ce week-end, le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit à Lyon, et le niveau de la Seine a atteint 4 mètres à Paris, soit 2 mètres de plus que son niveau habituel. L’organisme Vigicrues a placé la majorité des cours d’eau du nord-est et du sud-ouest de la France en vigilance jaune. Certains d’entre eux sont en vigilance orange, signe de « risque de crue génératrice de débordements importants ».
Aucune « intervention significative » n’a toutefois été enregistrée par les pompiers du Gard et de l’Hérault, selon les secouristes.
Six morts et deux disparus
Dimanche, un octogénaire disparu jeudi soir en Saône-et-Loire a été retrouvé mort. Cinq autres personnes sont mortes entre mercredi et vendredi en raison des intempéries dans l’Isère, en Savoie et en Haute-Savoie.
Deux personnes sont toujours portées disparues : un Allemand de 70 ans, qui a pu être emporté dans la Haute-Marne par l’Aube en crue ; et une policière de la brigade fluviale à Paris, qui participait à un exercice par forts courants vendredi. Une enquête de la « police des polices » a été ouverte, les recherches devaient reprendre lundi matin.
Des Espagnols piégés par la neige
Les intempéries ont aussi affecté l’Espagne, où des alertes à la neige, aux vents violents et aux averses ont été émises pour trente-sept provinces. Un millier d’automobilistes se sont trouvés bloqués toute la nuit de samedi à dimanche sur la portion d’autoroute entre Madrid et Ségovie. Deux cent cinquante soldats ont été envoyés leur porter secours en ce week-end de retour de vacances.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Un vade-mecum va être envoyé aux députés La République en marche avant la discussion du projet de loi asile-immigration.
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édition abonné


L’étroite marge du gouvernement pour imposer sa politique migratoire

Un vade-mecum va être envoyé aux députés La République en marche avant la discussion du projet de loi asile-immigration.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 11h17
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Elysée, Matignon, Beauvau, Parlement… Les migrants sont à tous les agendas politiques de ce début 2018. La semaine dernière, pas une cérémonie officielle des vœux n’a fait l’impasse. Cette semaine, la thématique se déclinera encore, et dans les suivantes encore.
Avant qu’il ne se déplace à Calais (Pas-de-Calais) très prochainement, pour expliciter son positionnement, le président de la République, Emmanuel Macron, rencontrera jeudi 11 janvier son homologue italien, Sergio Mattarella. Le même jour, le premier ministre, Edouard Philippe, devrait recevoir les associations d’aide aux migrants, pour la deuxième fois en moins d’un mois, afin de tenter de renouer un semblant de dialogue. Une dizaine d’entre elles avaient claqué la porte du ministère de l’intérieur le 8 décembre 2017, en guise de protestation contre une circulaire imposant le recensement des sans-papiers dans les foyers d’hébergement d’urgence.

L’opération de déminage gouvernemental va aussi se tourner vers les parlementaires de La République en marche (LRM), qui vont se voir remettre incessamment un vade-mecum de 40 pages et être invités à une série de réunions autour du ministre de l’intérieur, avant de voir le premier ministre. L’idée est de les « évangéliser » sur l’immigration et le droit d’asile, et de leur expliquer la doctrine du gouvernement. L’épisode du 19 décembre, où la députée de la Manche Sonia Krimi avait demandé à l’Assemblée des comptes au ministre de l’intérieur sur l’équilibre politique de son texte, a glacé la Place Beauvau et inquiété en plus haut lieu. Il s’agit donc pour le gouvernement de tenter de se forger une majorité capable de porter le projet de loi asile-migration qui devrait être présenté en conseil des ministres en février. Et sur ce sujet l’inquiétude règne. Comme sur quelques autres.
Un malaise montant
Afin de couvrir la voix critique des associations en colère, de tenter de faire oublier la promesse non tenue du chef...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont assisté à la cérémonie organisée à Montrouge, où la brigadière fut tuée en pleine rue le 8 janvier 2015.
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Cérémonies d’hommage à la policière Clarissa Jean-Philippe, assassinée par Amedy Coulibaly en 2015

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont assisté à la cérémonie organisée à Montrouge, où la brigadière fut tuée en pleine rue le 8 janvier 2015.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 16h35
   





                        



   


Trois ans après l’assassinat de Clarissa Jean-Philippe, deux cérémonies se sont déroulées lundi 8 janvier en région parisienne pour rendre hommage à la policière municipale tuée par Amedy Coulibaly le 8 janvier 2015 pendant son service.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ont notamment assisté à la cérémonie organisée à Montrouge (Hauts-de-Seine), où la brigadière fut assassinée en pleine rue.
« C’était il y a trois ans. Tout le monde se réveillait sous le choc, a rappelé Gérard Collomb, nous pleurions Cabu, Charb, Wolinski, nous étions tous Charlie. »
Abattue « froidement, lâchement, de deux balles dans le dos »
Au lendemain de l’attaque meurtrière qui coûta la vie à douze personnes, dont une grande partie de la rédaction dans les locaux de Charlie Hebdo, Clarissa Jean-Philippe est appelée pour un accident de la route au 72, rue Pierre-Brossolette à Montrouge, où elle était policière municipale. Sur place, elle est assassinée par le terroriste Amedy Coulibaly, « froidement, lâchement, de deux balles dans le dos », a souligné Gérard Collomb, qui a prononcé son discours devant la plaque installée à la mémoire de la brigadière sur les lieux du drame.
« Dans une semaine, elle allait enfin être titularisée, a rappelé le ministre de l’intérieur. Les Français se souviendront longtemps qu’une policière fut abattue dans la rue parce qu’elle avait promis de les protéger. C’est pourquoi cette plaque constitue pour elle l’hommage solennel de toute la nation. »
Auparavant, une autre cérémonie d’hommage avait eu lieu dans le square qui porte le nom de la policière, près de l’endroit où elle habitait, à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), en présence d’élus, d’habitants et d’enfants des écoles de la ville.
La veille, Emmanuel Macron avait rendu un hommage sobre, conformément au vœu des familles, aux victimes des attaques terroristes contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo et un magasin Hyper Cacher à Paris, qui firent seize morts, en plus de Clarissa Jean-Philippe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Century 21 prévoit un ralentissement en 2018. Fin septembre, les notaires recensaient 952 000 ventes sur un an.
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Après l’euphorie immobilière de 2017, la décrue est amorcée

Century 21 prévoit un ralentissement en 2018. Fin septembre, les notaires recensaient 952 000 ventes sur un an.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 09h34
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 11h21
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


Les professionnels de l’immobilier rivalisent de superlatifs pour qualifier l’année 2017 : « une année record », pour le réseau d’agences Century 21 qui publie, lundi 8 janvier, son bilan ; « le plus haut niveau jamais enregistré » avec 952 000 ventes en douze mois, à fin septembre 2017, soit une hausse de 15,5 % sur un an, se félicitaient les notaires, le 19 décembre, prévoyant d’approcher le million de transactions en fin d’année, ce qui écrase le record de 2011 de 850 000 ventes. « Mais la décrue s’est amorcée dès le second semestre avec un recul des ventes de 8,6 %, tempère Laurent Vimont, président de Century 21. Dans ce sillage, nous pronostiquons une année 2018 moins dynamique d’environ 5 %, mais sur des chiffres déjà très hauts car, en ce début d’année, nos stocks de biens à vendre sont faibles. »
La construction de logements neufs est à l’unisson : elle a connu une très forte activité en 2017, avec 504 200 permis de construire accordés, en douze mois à fin novembre, soit + 11,4 % par rapport à la période comparable de 2015-2016, et 418 200 mises en chantier, soit + 15,7 %. Mais, entre septembre et novembre, elle fléchit de, respectivement, 1,4 % et 4,6 %, comparée aux trois mois précédents. La Fédération française du bâtiment (FFB) envisage, en 2018, un repli mesuré, de 5 000 à 15 000 logements en moins.
Les mesures du gouvernement prévues dans le budget 2018, un prêt à taux zéro moins généreux, en particulier dans les villes moyennes et les zones rurales (où la quotité de financement passe de 40 % à 20 %) et un avantage Pinel désormais ciblé sur les zones tendues, n’auront guère d’impact.
Arrivée des primo-accédants
En revanche, la saignée de 1,5 milliard d’euros imposée aux organismes HLM va mécaniquement ralentir la construction de logements sociaux – qui avait aussi, avec plus de 100 000 logements mis en chantier en 2017, atteint son apogée – et toucher les programmes privés dans lesquels les HLM sont imbriqués. Le Commissariat général au développement durable, chargé des statistiques et des études au ministère de la cohésion des territoires, observe déjà « un coup d’arrêt de la promotion immobilière ».
Quant au « choc d’offre » promis par le président de la République, il ne trouve, pour l’instant, que peu d’encouragement législatif et fiscal. Les perspectives de simplification des normes de construction ou administratives et des procédures de délivrance des permis de construire ne se concrétiseront que dans la loi logement, d’abord annoncée pour fin décembre 2017, repoussée en février puis en mars 2018.
L’activité quasi frénétique dopée par l’arrivée des primo-accédants favorise la hausse du prix du mètre carré, de 3,9 % en moyenne nationale à fin septembre 2017, selon les notaires. Century 21, qui enregistre les mouvements de prix avec trois à quatre mois d’avance sur les notaires puisqu’il se nourrit, lui, des promesses de ventes, la chiffre à 1,2 % seulement. « La hausse des prix est, selon nous, contenue et le marché s’autorégule, analyse M. Vimont. Dès que les prix augmentent, le nombre d’acquéreurs solvables diminue », comme cela s’est passé au second semestre 2017.
Les notaires relèvent des hausses spectaculaires des prix des appartements dans les villes de plus de 150 000 habitants. Bordeaux remporte la palme, avec + 12 %, à 3 590 euros le mètre carré, dépassant Lyon (+ 6 % à 3 560 euros), Lille (+ 5,7 % à 3 020 euros) et Nantes (+ 6,3 % à 2 710 euros). Toulouse et Montpellier se valorisent de 4,5 % et le mètre carré y dépasse les 2 550 euros, tandis qu’il stagne ou recule à Toulon, Reims, Dijon, Le Havre (– 3,8 %) et Saint-Etienne (– 2,4 %).
Contraction du marché locatif privé parisien
En Ile-de-France, les notaires relèvent + 5,8 % d’une hausse des prix tirée par la capitale : « La gentrification fonctionne à plein, constate M. Vimont, rejetant les ouvriers, les employés et les cadres moyens en grande couronne. » Dans quatre départements de Seine-et-Marne, Val-d’Oise, Essonne et Seine-Saint-Denis, les acquéreurs sont, à plus de 45 %, employés et ouvriers, une proportion qui tombe à 5,8 % à Paris et 8,2 % dans les Hauts-de-Seine, un département qui vit au rythme parisien.

   


A l’opposé de l’échelle sociale, les cadres supérieurs et professions libérales comptent pour 44 % des acquéreurs de la capitale, 32 % de ceux des Hauts-de-Seine et seulement 5,7 % de ceux de Seine-et-Marne, 8 % de Seine-Saint-Denis et 6,8 % du Val-d’Oise. Paris devient décidément un îlot réservé aux très riches, puisque le prix moyen du mètre carré gagne + 7,4 % en un an, à 9 000 bientôt 9 190 euros d’ici février, si l’on en croit les avant-contrats que les notaires ont enregistrés. « Le budget moyen d’un acheteur parisien crève les plafonds, à 452 545 euros pour un petit 51 mètres carrés, soit 200 000 euros de plus qu’il y a onze ans ! », s’étonne M. Vimont, alors que sur la France entière, le budget pour un 87 mètres carrés s’établit à 208 759 euros.

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Les agents immobiliers spécialistes du haut de gamme enregistrent, eux, des hausses de 20 % à 30 % de leur chiffre d’affaires : « Nous sentons un “effet Macron” et un retour des expatriés à Paris », confie Charles-Marie Jottras, président du réseau d’agences Féau.

   


Des conditions financières favorables
L’inquiétude naît, en revanche, de la contraction du marché locatif privé parisien : « A la vitesse de 5 000 logements perdus par an, on va vers une vraie pénurie, diagnostique M. Vimont, avec des investisseurs en moins grand nombre qui ne constituent plus que 21 % des acheteurs, contre 30 % en 2012, et l’importance prise par la location touristique façon Airbnb. »

   


La frénésie d’achat immobilier des Français est encouragée par des conditions financières favorables avec des prêts immobiliers au taux moyen de 1,57 % (chiffre Crédit logement), à peine plus que le plus bas atteint en novembre 2015 (1,31 %). Pour compenser des prix élevés, la durée des crédits s’allonge à, en moyenne, deux cent dix-neuf mois en 2017, six mois de plus que fin 2016, cinquante mois de plus qu’en 2003 ! Cette donnée inquiète d’ailleurs le Haut Comité pour la stabilité financière (HCSF).

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Dans sa note du 15 décembre dernier, il relève que la dette des ménages français, tous crédits confondus, s’élève, fin juin 2017, à 1 300 milliards d’euros, soit 58 % du produit intérieur brut (+ 2 points en un an), dont 1 000 milliards d’euros de crédit immobilier. Elle augmente, en outre, au rythme de 3,9 % par an depuis 2008 et même 6 % depuis 2015, bien plus vite que les revenus.
L’endettement des Français a rejoint la moyenne européenne et le HCSF se dit préoccupé par la « relative augmentation de la vulnérabilité financière d’une fraction des ménages endettés », même si les prêts à taux fixes et les mécanismes d’assurance chômage et de cautionnement les préservent d’une remontée des taux et d’aléas conjoncturels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois de l’Assemblée, dénonce une situation « néfaste pour l’ensemble de la société ».
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L’Assemblée nationale se mobilise contre la surpopulation en prison

Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois de l’Assemblée, dénonce une situation « néfaste pour l’ensemble de la société ».



Le Monde
 |    08.01.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h04
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        


La présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (La République en marche), est décidée à faire de la question des prisons un axe important de son mandat. Elle affirme au Monde que la « surpopulation carcérale est néfaste pour l’ensemble de la société », et dénonce « un manque de vision, comme si l’on se contentait d’écoper un bateau qui prend l’eau dans la tempête ». Au 1er décembre 2017, les prisons comptaient 69 714 détenus (+ 1 % en un an) pour 59 165 places. Le nombre de personnes dormant sur un matelas au sol atteint 1 547 (+ 6 %).
Deux mois après qu’une trentaine de députés sont allés visiter, dont certains par surprise, des établissements pénitentiaires, la commission des lois de l’Assemblée nationale met en place lundi 8 janvier quatre groupes de travail qui devront formuler des recommandations d’ici au 15 mars sur la prise en charge psychiatrique des détenus, l’activité en détention, le lien avec le tissu économique local, et les établissements à sécurité modulée.
L’objectif est d’arriver avant le projet de loi de programmation quinquennale pour la justice que le gouvernement prépare pour le printemps, afin de peser sur les choix. En particulier sur le contenu du programme de construction de 15 000 places de prison.
« Tous les groupes politiques sont d’accord pour faire de la question carcérale un sujet fondamental à traiter », explique la députée des Yvelines, ex-avocate pénaliste.
Selon elle, la surpopulation carcérale est néfaste pour les victimes « car en retardant l’incarcération des coupables, cela peut nourrir un sentiment d’impunité » et parce que « moins de possibilité de travail en détention retarde le moment où les condamnés commencent à indemniser les parties civiles », pour les surveillants « dont cela aggrave les conditions de travail alors qu’ils connaissent un taux de suicide supérieur à la moyenne », et pour les détenus « alors que l’on ne leur assure pas des conditions de détention digne ». 
Elle l’est aussi pour la sécurité, « car on ne peut plus répartir de façon fine les détenus et on fait des mélanges criminogènes, sans compter les risques en matière de radicalisation », et pour la sécurité future aussi « car la surpopulation carcérale limite l’accompagnement à la réinsertion et produit de la récidive ». Enfin, elle est néfaste pour l’ensemble des citoyens « car le cercle vicieux de bâtiments surpeuplés qui se dégradent plus vite alors que l’on se contente de rafistolages engendre un coût financier qui fait boule de neige ».
« Je n’ai pas de baguette magique »
Devant un tel réquisitoire, Mme Braun-Pivet s’attache à dépolitiser le débat pour « ne pas en faire un enjeu de politique pénale » et pour rechercher des solutions pragmatiques. Elle ne compte pas remettre en cause la liberté d’appréciation des magistrats et rejette par exemple la piste du numerus clausus proposée par son prédécesseur, le socialiste Dominique Raimbourg.
De même, au sujet de la progression rapide depuis deux ans du nombre de prévenus (plus de 29 % des personnes incarcérées ne sont pas encore jugées ou attendent une condamnation définitive) malgré les lois successives proclamant que la détention provisoire doit rester l’exception, l’ex-avocate souligne que les magistrats « décident en leur âme et conscience ».
La difficulté pour cette législature est que le nombre de détenus continue d’augmenter tandis que le programme de construction de nouvelles places de prison ne devrait commencer à produire ses effets que dans quatre ou cinq ans. « Je n’ai pas de baguette magique », reconnaît la députée. Les groupes de travail présidés par Philippe Gosselin (Les Républicains), Laurence Vichnievsky (MoDem), Stéphane Mazars (LRM) et la présidente de la commission des lois devront néanmoins trouver des pistes pour faire retomber la pression.
L’une d’elles serait de faire prendre en charge par les hôpitaux psychiatriques des malades qui n’ont rien à faire en prison alors que la proportion de 30 % de détenus souffrant de troubles psychiques est régulièrement avancée. Par ailleurs, Mme Braun-Pivet insiste sur le fait que tous les profils de condamnés n’ont pas besoin du même niveau de sécurité pour effectuer leur peine.
« Une place en établissement ouvert revient trois fois moins cher à construire que dans un centre de détention ordinaire, deux fois moins en coût de fonctionnement, et prend beaucoup moins de temps à ouvrir », dit-elle, en espérant qu’une part significative du plan des 15 000 places concernera ce type de structure.
Peines alternatives à la prison
Quant au problème des courtes peines de prison, prononcées en nombre malgré les critiques récurrentes sur leur intérêt, il serait le symptôme de l’échec des peines alternatives. En matière de petite délinquance, les juges prononcent des peines de prison ferme « quand ils n’ont plus d’autre choix », dit-elle, à l’encontre de récidivistes déjà plusieurs fois sanctionnés par des peines du type sursis simple, sursis avec mise à l’épreuve, jour-amende, travail d’intérêt général, etc. Pour Mme Braun-Pivet, « trop souvent, ces personnes n’ont pas le sentiment d’avoir été condamnées, ces sanctions n’auraient donc servi à rien ».

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                Prisons : la France a encore des progrès à faire



Des préoccupations qui rejoignent celles de Nicole Belloubet, garde des sceaux, qui souhaite faire des peines alternatives à la prison de véritables sanctions, présentées comme telles à la société et vécues comme telles par les condamnés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Une vague de froid s’est abattue depuis le début de l’année sur l’est des Etats-Unis, paralysant villes, voitures et animaux.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ De plus en plus de grands groupes revendiquent leur engagement en faveur de l’égalité entre hommes et femmes. Mais en interne, la réalité diffère.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/01/2018
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La mode du « féminisme washing » atteint les entreprises

De plus en plus de grands groupes revendiquent leur engagement en faveur de l’égalité entre hommes et femmes. Mais en interne, la réalité diffère.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 11h07
    |

            Faustine Vincent








                        



                                


                            

Le féminisme est devenu bankable. Depuis trois ans, les marques sont de plus en plus nombreuses à se positionner sur ce créneau : Dove, Always, Pantene ou encore Nike ont été parmi les premières à le faire, en véhiculant un message valorisant l’image de la femme, en rupture avec les stéréotypes sexistes qui sévissent régulièrement dans la publicité.
« Le temps où le féminisme faisait figure d’épouvantail est terminé. Dans la société comme pour les entreprises, il est aujourd’hui de bon ton d’afficher son engagement en faveur de l’égalité », explique Françoise Milewski, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et membre du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP). Ce phénomène devrait durer, Emmanuel Macron ayant déclaré, le 25 novembre, l’égalité entre les femmes et les hommes « grande cause du quinquennat ».

Plusieurs grandes entreprises françaises, comme la SNCF, Axa ou Peugeot, revendiquent déjà haut et fort leur mobilisation sur cette question et mettent volontiers en avant l’existence de leurs « réseaux de femmes » (qui éclosent un peu partout dans les grands groupes depuis cinq ans), leurs chartes en faveur de l’égalité et leurs guides contre le sexisme. Ces derniers mois, la société vendéenne de pains et de viennoiseries La Boulangère, de taille plus modeste avec 1 495 salariés, s’est lancée à son tour. Autoproclamée « première marque à revendiquer son engagement auprès des femmes, pour une répartition des tâches plus juste et plus équitable au sein des foyers », elle invite les hommes à s’excuser publiquement d’en faire moins que leur compagne.
Engagement véritable ou simple opportunisme marketing ? Entre l’affichage en faveur de l’égalité et la réalité de la politique des entreprises en interne, la différence est parfois de taille. De quoi alimenter les soupçons de « féminisme washing », qui consiste, à l’image du « green washing » pour l’écologie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ En vue de l’annonce très probable du gouvernement de l’abaissement de la vitesse sur le réseau routier secondaire, calculez le nouveau temps de parcours avec notre calculatrice.
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Limitation de vitesse à 80 km/h : calculez la différence

En vue de l’annonce très probable du gouvernement de l’abaissement de la vitesse sur le réseau routier secondaire, calculez le nouveau temps de parcours avec notre calculatrice.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 16h46
    |

                            Les Décodeurs








                        


Le gouvernement doit annoncer l’abaissement de la limitation de vitesse sur 400 000 km de routes secondaires, mardi 9 janvier, en plus d’une série de mesures destinées à faire baisser le nombre de morts sur les routes — dont la hausse récente (de 0,9 %) est inédite depuis 1972.
Ce sont sur ces routes non équipées de séparateur central que se sont concentrés 55 % des accidents mortels en 2016 (soit 1 911 des 3 477 tués). Selon les chiffres de la sécurité routière, une vitesse excessive est responsable de 32 % des accidents mortels, ce qui fait dire aux experts du Conseil national de la sécurité routière que la diminution de 10 km/h permettrait d’éviter entre 200 et 400 morts en une année.

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                Les Français mettent en moyenne 50 minutes pour l’aller-retour domicile-travail



Parmi les détracteurs de cette mesure, qui ne concerne donc pas les routes nationales, la question du temps de parcours est centrale. En matière de déplacements entre le domicile et le travail pour une moyenne de cinquante minutes par jour, l’automobile est utilisée dans 74 % des déplacements.
Notre outil vous permet de calculer la « perte de temps » occasionnée par cette mesure. Si nos calculs restent indicatifs (il faudrait prendre en compte le type de route et l’environnement de conduite), ils permettent de relativiser la différence de temps représentée par ces 10 km/h en moins.

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                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Calculez le temps de parcours sur un tronçon limité à 80 km/h au lieu de 90
Renseignez la distance du tronçon dont vous voulez calculer le temps de parcours. La valeur par défaut est de 25 km, puisque c'est la moyenne des déplacements domicile-travail en France selon l'Insee.





Calculer




Cette application calcule le temps de parcours dans une situation « idéale » dans laquelle la vitesse moyenne est constante, à 80 km/h et 90 km/h.
 L'application arrondit en évacuant les secondes.


/* Les deux événements */
document.getElementById("bingo").addEventListener('click', onLance);
document.querySelector('#distance').addEventListener('keypress', function(e) {
    var key = e.which || e.keyCode;
    if (key === 13) {
        onLance();
    }
});

/* Ma fonction de conversion */
function conversion(chiffre) {
 1) {
        heures = Math.floor(chiffre / 60)
        minutes = (chiffre % 60).toFixed(0)
 1) ? "s" : "") + " et " + minutes + " minute" + ((minutes > 1) ? "s" : "")
    } else {
 1) ? "s" : "")
    }
};

/* La fonction d'aléatoire et d'afficage */
function onLance() {

    madistance = document.getElementById('distance').value;
    /*
     1,5 km/min = 90 km/h 
     1,33 km/min = 80 km/h
     */
    ancien = 1.5;
    nouveau = 1.3333;
    ancientemps = madistance / ancien;
    nouveautemps = madistance / nouveau;
    diff = (nouveautemps - ancientemps).toFixed(0);

    /* on écrit le résultat dans la page */
"
la différence est de " + diff + " minute" + ((diff > 1) ? "s" : "") + "."
"
"
"

    document.getElementById("resultattemps").innerHTML = html;


};





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Parti samedi de Lima pour Cordoba (Argentine), l’ex-Paris-Dakar n’est plus qu’un anachronisme mal aimé, le sanctuaire d’une époque disparue, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Automobile : Dakar, le rallye-raid mort

Parti samedi de Lima pour Cordoba (Argentine), l’ex-Paris-Dakar n’est plus qu’un anachronisme mal aimé, le sanctuaire d’une époque disparue, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h25
   





                        



   


Chronique. Chaque année le « Dakar » revient, et chaque année on s’étonne qu’il revienne –du moins qu’il ne soit pas parti encore plus loin qu’en Amérique du Sud, quelque part dans les limbes de nos souvenirs. C’est qu’il exhale des effluves d’années 80. Pas seulement des vapeurs d’essence, mais aussi le parfum des épopées un peu sottes de cette décennie durant laquelle on fit la fête pour ne pas penser aux désastres qu’elle préparait.
Aussi l’un des plus grands spectacles de la décennie fut-il ce rallye-raid transafricain si photogénique qui donnait le sentiment de pouvoir jouer une dernière fois aux aventuriers-explorateurs, en prenant le risque de se perdre dans le désert pour y vivre une expérience métaphysique, voire pour y trouver la mort.
Nouveaux aventuriers
A l’époque déjà, ces Saint-Exupéry modernes pouvaient apparaître d’arrière-garde, mais c’était l’ère des 205 GTI, des R5 turbo et des Visa Chrono : il fallait foncer vers la catastrophe écologique et climatique en montant le son de l’autoradio. Cela donna donc le Paris-Dakar, une sorte de Mad Max préapocalyptique et une bonne machine à fabriquer des épopées sportives et humaines, quitte à rouler aussi métaphoriquement sur les pays traversés.

« Paris-Dakar, c’est fini », avait pourtant titré Le Figaro magazine du 18 janvier 1986. Il venait d’emporter, dans un crash d’hélicoptère, deux stars de la décennie : un chanteur ex-rebelle converti aux vertiges des raids sponsorisés, et l’inventeur de la course, « le numéro un des nouveaux aventuriers », selon la couverture de L’Equipe Magazine du même jour. La « nouvelle aventure » eut ses martyrs : à Thierry Sabine, Philippe de Dieuleveult et Arnaud de Rosnay l’éternelle jeunesse, à Nicolas Hulot le ministère de l’Ecologie.
Le Figaro magazine se trompait : le rallye-raid n’interrompit pas sa course. Il garda partie liée avec la faucheuse. Ceux qui ne le suivent pas de près peuvent avoir l’impression que son actualité consiste dans la chronique des blessés graves et des morts en course. De 1978 à 2016, 73 pilotes, spectateurs ou accompagnants y ont laissé la vie.

        Lire aussi :
         

                Paris-Dakar : Ari Vatanen, le plus militant des « Finlandais volants »



« Crétins bariolés »
Le Dakar continua donc, malgré cette image de cortège macabre, mais il suscita de plus en plus de critiques. Renaud, en 1991, chantait 500 connards sur la ligne de départ :
« Combien d’années encore / Ces crétins bariolés / Feront leur terrain de sport / D’un continent entier ? »
Vingt-sept années après, ce « paquet d’enfoirés au vent du Ténéré » a juste changé de continent.
Le Dakar usurpe en effet son appellation. Il s’était déjà dérouté vers Le Cap, Le Caire ou Charm El-Cheikh, mais depuis 2009, il creuse son ornière en Amérique du Sud. La prolifération des menaces dans les régions traversées conduisit à l’annulation de l’édition 2008, puis à l’exil outre-Atlantique. L’Afrique ne se laissait plus traverser aisément par une caravane de Blancs motorisés, et tout une tradition – depuis Tintin et sa Jeep jusqu’à Peterhansel et son Mitsubishi Pajero – s’éteignit ainsi.
La course emporta quand même avec elle le nom de la capitale sénégalaise, privatisée en tant que marque – cette ultime appropriation servant d’épilogue à l’histoire africaine du rallye.
Dernier sanctuaire

   


Chaque année qui passe rend le Dakar plus anachronique. Dans Retour vers le futur (1985), le teenager Marty McFly rêve de posséder un gros pick-up tout-terrain, et l’obtient à la fin du film, après un bref séjour dans les années 50. Trente ans plus tard, faute d’avoir eu les voitures volantes propulsées au compost que promettait Retour vers le futur II (1989), il est moins recommandable de faire l’apologie des 4 × 4 et de moteurs thermiques au crépuscule. Au cours des trois épreuves précédentes, une seule voiture électrique a été alignée au départ.
Les écologistes dénoncent un lourd bilan carbone ; les organisateurs l’estiment négligeable en comparaison de la Coupe du monde ou du Tour de France – qu’ils détiennent aussi –, lesquels déplacent des centaines de milliers de spectateurs. Mais le problème est dans les symboles : faut-il encore célébrer une corrida automobile qui célèbre elle-même la surconsommation des espaces et des énergies ?
Il y a dans le Dakar des airs de vieux monde qui veut encore se donner des illusions de conquête, et qui survit en mal-aimé. Comme s’il fallait, encore un peu, faire vrombir de puissants moteurs, relâcher du dioxyde de carbone, rouler dans des espaces préservés. Comme si le rallye-raid devait devenir une sorte de réserve naturelle inversée, un sanctuaire ou un mémorial pour époque disparue. Sur une bande-son des années 80.
Jérôme Latta, rédacteur en chef des « Cahiers du football »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les recherches n’ont pas permis de retrouver la fonctionnaire de la brigade fluviale disparue alors qu’elle effectuait un exercice de routine.
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Enquête de la « police des polices » sur la disparition d’une policière dans la Seine

Les recherches n’ont pas permis de retrouver la fonctionnaire de la brigade fluviale disparue alors qu’elle effectuait un exercice de routine.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 23h42
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 15h58
   





                        



   


Le parquet de Paris a confié à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) une enquête pour « recherche des causes de la disparition » d’une policière dans la Seine lors d’un exercice, vendredi, a-t-on appris dimanche 7 janvier de source judiciaire.
La policière de la brigade fluviale, âgée de 27 ans, a disparu dans le fleuve vendredi vers 10 h 50, lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle n’avait toujours pas été retrouvée dimanche soir.
Les recherches sous-marines à l’aide d’un sonar n’ont donné jusque-là « aucun écho positif », ont fait savoir les pompiers dimanche. Les secours ont abandonné tout espoir de retrouver la plongeuse vivante et cherchent désormais son corps, ont-ils ajouté. Les opérations, interrompues avec la nuit, devaient reprendre lundi matin.

        Lire aussi :
         

                Six morts causées par la tempête Eleanor, quinze départements restent en vigilance orange



Un exercice « suicidaire » vu les conditions
Samedi, le syndicat UNSA-Police a demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur les conditions dans lesquelles s’était déroulé cet exercice. « Rien ne motivait qu’on mette en place cet exercice alors qu’après le passage de la tempête, la Seine est en crue », a déclaré sur France Bleu Paris le secrétaire départemental adjoint du syndicat, Nicolas Pucheu.
Selon lui, la policière n’avait son diplôme de plongée sous-marine « que depuis trois semaines ». « C’était pour nous suicidaire de la mettre à l’eau. »
Après le passage de la tempête Eleanor, le niveau de la Seine est monté à Paris, atteignant dimanche soir environ 3,90 m à l’échelle du pont d’Austerlitz, ce qui correspond à la « vigilance jaune ». Elle devrait atteindre une cote maximum comprise entre 4,1 et 4,6 m dans les prochains jours, selon l’organisme de contrôle Vigicrues. Au total, six personnes sont mortes en France en raison des intempéries.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ « Lady Bird » de Greta Gerwig et la série « Big Little Lies » ont été primés, dimanche 7 janvier à Los Angeles.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Les Golden Globes célèbrent la « puissance des femmes »

« Lady Bird » de Greta Gerwig et la série « Big Little Lies » ont été primés, dimanche 7 janvier à Los Angeles.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 16h48
    |

            Isabelle Regnier








                        



Respectivement récompensés par quatre Golden Globes chacun, 3 Billboards, les panneaux de la vengeance, de Martin McDonagh (dont le meilleur film dramatique) et Big Little lies (dont la meilleure mini-série) auront été, respectivement, le film et la série les plus primés de la soirée des Golden Globes 2018. Juste derrière se pressent Lady Bird de Greta Gerwig (meilleure comédie ou comédie musicale, et meilleure actrice dans cette catégorie pour Saoirse Ronan), La Forme de l’eau, de Guillermo del Toro (meilleur réalisateur et meilleure musique pour Alexandre Desplat), The Handmaids Tale (meilleure série télé dramatique, entre autres). Parmi les autres lauréats de ce palmarès prestigieux, généralement considéré comme un indicateur de tendance pour les Oscars, citons encore James Franco (meilleur acteur dans une comédie pour The Disaster Artist), Coco (meilleur film d’animation), Gary Oldman (pour son rôle de Churchill dans Les Heures sombres), In the Fade de Fatih Akin (meilleur film étranger) .

        Lire aussi le palmarès :
         

          Golden Globes 2018 : les femmes au cœur de la cérémonie



Mais les vraies gagnantes auront été les femmes. Première grand-messe du cinéma et de la télévision américaine depuis le début de l’affaire Weinstein et du mouvement de libération de la parole des victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles, cette 75e remise des prix de l’association des journalistes étrangers à Hollywood où étaient invitées, une fois n’est pas coutume, des militantes féministes, a été marquée par des prises de parole fortes qui laissent entendre que la vague ne va pas retomber.
Dress code noir

   


Le dress code noir qu’ont décidé de suivre, en signe de protestation contre la culture machiste hollywoodienne, la quasi intégralité des invités, femmes et hommes, symbolisait la gravité du moment. Appointé pour la première fois maître de cérémonie, le comédien et animateur de télévision Seth Meyers a joué son rôle avec une certaine retenue.
Enchaînement de punchlines et de bons mots, son discours tournait presque exclusivement autour de la question de la condition des femmes à Hollywood. « Bonsoir Mesdames, et ce qu’il reste de vous, Messieurs, a-t-il lancé en d’ouverture. Nous sommes en 2018, la marijuana est enfin autorisée, et le harcèlement sexuel, enfin, ne l’est plus. » Ciblant quelques uns des hommes dont les noms sont devenus des synonymes du démon de la prédation sexuelle, certaines de ses blagues donnaient l’impression embarrassante, de voir un vautour dépecer en public les dépouilles de ceux que l’industrie portait encore au pinacle. Harvey Weinstein, promit-il ainsi, « reviendra dans vingt ans, dans le rôle du premier homme hué à son propre enterrement ». Kevin Spacey, réduit à sa frénésie sexuelle, était allégrement moqué pour son incapacité à imiter correctement l’accent sudiste ; Woody Allen se voyait rhabillé à bon compte également, son Manhattan n’étant plus que ce film pénible sur « une jeune fille naïve qui se fait avoir par un vieux monstre dégoûtant ».
Seth Meyers, animateur de la cérémonie : « Nous sommes en 2018, la marijuana est enfin autorisée, et le harcèlement sexuel, enfin, ne l’est plus. »
Ces giclées fielleuses furent vite balayées par la force des discours des lauréats, et surtout des lauréates. Couronnée meilleur actrice dans une mini-série, Nicole Kidman a ainsi salué d’un « I love you », Reese Witherspoon, co-productrice de la série avec elle, et les trois autres actrices qui complètent le quintette féminin sur lequel elle repose (Laura Dern, Zoe Kravitz et Shailene Woodley), pour célébrer l’incroyable « puissance des femmes ». Rendant ensuite hommage à sa mère, « une grande avocate du droit des femmes » à qui elle dit devoir tous ses accomplissements, elle a lancé, inspirée :
« Je crois que nous pouvons changer les choses, que nous pouvons le faire par les histoires que nous racontons, et la manière dont nous le racontons. »
Meilleure actrice dans un film dramatique, pour 3 Billboards, Frances McDormand, a également eu de belles paroles :
« Je n’ai pas l’habitude d’étaler mes opinions politiques. Mais c’était vraiment formidable d’être dans cette assemblée ce soir, et de participer à ce mouvement de basculement tectonique de la structure de pouvoir de notre industrie. »
Un nouveau jour se lève
Le discours le plus galvanisant fut toutefois celui d’une actrice d’un autre genre, la grande prêtresse de la télévision américaine Oprah Winfrey, qui s’est vu décerner le très symbolique Cecil B. DeMille award. Elle a d’abord évoqué le moment où elle a assisté à la télévision à la remise de l’Oscar du meilleur acteur à Sidney Poitier. Expliquant l’importance pour elle, petite-fille de femme de ménage noire, de voir un homme noir célébré de la sorte, elles s’est félicitée que « des petites filles [la] regardent aujourd’hui , elle , première femme noire à recevoir ce même trophée ». Elle a ensuite rendu hommage à toutes les femmes qui, comme sa mère, ont supporté les abus simplement parce qu’elles avaient « des enfants à nourir, des factures à payer, des rêves à accomplir... », et salué la mémoire de Recy Taylor, une femme noire qui fut enlevée et violée par six hommes blancs armés en 1954, dont le combat pour la vérité fut défendu dans la presse par Rosa Parks mais dont les agresseurs n’ont jamais été condamnés . Elle a conclu son poignant discours par ces mots :
« Je veux que toutes les filles qui regardent, sachent qu’un nouveau jour se lève. Un jour (...) qui va nous conduire vers une nouvelle ère où plus personne n’aura à dire #metoo», en référence au mouvement de protestation contre le harcèlement.

Le palmarès complet des Golden Globes 2018
En cinéma, le palmarès comprend :
Meilleur film de comédie : Lady Bird
Meilleur film dramatique : 3 Billboards, les panneaux de la vengeance
Le film « 3 Billboards, les panneaux de la vengeance » a reçu quatre récompenses, dont meilleur film dramatique, à Beverly Hills, le 7 janvier.      
Meilleur réalisateur : Guillemo del Toro pour La forme de l’eau. Il a remporté le très convoité trophée face à Martin McDonagh, Christopher Nolan, Ridley Scott et Steven Spielberg. Cette romance fantastique entre une muette solitaire et un monstre reptilien a également récolté un Golden Globe pour la musique du compositeur français Alexandre Desplat.
Meilleur acteur dramatique : Gary Oldman dans Les heures sombres
Meilleure actrice dramatique : Frances McDormand pour 3 Billboards, les panneaux de la vengeance
Meilleur acteur de comédie : James Franco, pour The Disaster Artist
Meilleure actrice de comédie : Saoirse Ronan, pour Lady Bird
Meilleur second rôle masculin : Sam Rockwell, 3 Billboards, les panneaux de la vengeance
Meilleur second rôle féminin : Allison Janney, pour Moi, Tonia
Meilleure chanson : This is Me, de The Greatest Showman, par Benj Pasek, Justin Paul, paroles de Benj Pasek, Justin Paul.
Meilleur film d’animation : Coco
Meilleur scénario : Martin McDonagh, 3 Billboards, les panneaux de la vengeance
Meilleur film en langue étrangère : In the Fade.
En télévision, La Servante écarlate et Big Little Lies se démarquent :
Meilleure série dramatique : La Servante écarlate
Meilleure minisérie : Big Little Lies
Meilleur acteur dramatique : Sterling K. Brown dans This is Us
Meilleure actrice dramatique : Elisabeth Moss dans La Servante écarlate
Meilleure série comique : The Marvelous Mrs. Maisel
Meilleure actrice de série télé de comédie : Rachel Brosnahan, The Marvelous Mrs. Maisel
Meilleur acteur de série télé de comédie : Aziz Ansari, Master of None.
Meilleure second rôle féminin dans une minisérie : Laura Dern, Big Little Lies
Meilleure second rôle masculin dans une minisérie : Alexander Skarsgard, Big Little Lies
Meilleure actrice de minisérie : Nicole Kidman
Meilleur acteur dans une minisérie : Ewan McGregor, Fargo






                            


                        

                        

