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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La présidente du FN a estimé dimanche que son parti devait changer de nom pour être perçu comme un « parti de gouvernement », susceptible de nouer des alliances.
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Marine Le Pen se dit favorable à un changement d’« appellation » du Front national

La présidente du FN a estimé dimanche que son parti devait changer de nom pour être perçu comme un « parti de gouvernement », susceptible de nouer des alliances.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 17h17
   





                        



   


Une « fake news », c’est ainsi que Marine Le Pen a qualifié dimanche le chiffre de 80 % des militants du Front national qui seraient opposés à changer le nom du parti d’extrême droite, selon RTL qui a publié cette information le 4 janvier.
La présidente du Front national a estimé qu’il devait changer de nom pour être perçu comme un « parti de gouvernement », susceptible de nouer des alliances. Marine Le Pen a défendu cette hypothèse lors d’une conférence de presse à Alençon, huitième étape de sa tournée de « refondation » : « Aujourd’hui, si nous changeons le Front national, alors, il faut aussi changer l’appellation. »
« Nous ne pouvons pas réfléchir en termes de nostalgie »
« Si un nom contient une charge qui puisse susciter des craintes, ou [avoir] une charge émotionnelle qui soit trop forte, et il semblerait que ce soit quand même le cas du Front national, alors il ne faut pas hésiter à se donner les moyens de la victoire », a plaidé l’ancienne candidate à la présidentielle.
« Si nous voulons que ce mouvement soit entendu, envisagé comme parti de gouvernement, susceptible de nouer des alliances, alors, il faut que ceux qui, éventuellement, seraient tentés par cette alliance se disent : “Il y a un nouveau mouvement qui tient compte de cette capacité, de cette possibilité de nouer des alliances.” »

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« Il faut maintenant qu’il [le FN] termine sa mue » et passe de « parti d’opposition, de contestation » à un parti de « gouvernement », a-t-elle martelé alors que celui-ci vit une crise identitaire après sa défaite à la présidentielle de mai 2017. « Nous ne pouvons pas réfléchir en termes de nostalgie », selon la députée du Pas-de-Calais.
Le Front national toujours mis en examen dans l’affaire des assistants parlementaires européens
« Un parti politique est un outil qui doit servir à arriver au pouvoir. Ce n’est pas une fin en soi », a aussi expliqué Marine Le Pen alors qu’elle est elle-même mise en examen, tout comme le vice-président du parti, Louis Aliot, et le Front national lui-même, pour « abus de confiance » dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Le FN est soupçonné d’avoir profité des fonds du Parlement européen en embauchant fictivement des assistants parlementaires alors que ceux-ci travaillaient, en réalité, pour le compte du parti, en France.

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                Assistants parlementaires : le Front national mis en examen



Les militants du parti frontiste sont « plutôt majoritairement pour un changement de nom » à ce stade du dépouillement des questionnaires envoyés dans le cadre de la « refondation », a-t-elle assuré. La tendance finale est au changement de nom, « un certain nombre de noms seront suggérés » au congrès du FN le 11 mars et les militants voteront « sur ces noms », selon l’ancienne candidate à la présidentielle.
Saluant les succès électoraux de partis d’extrême droite en Pologne, en Hongrie et en Autriche, où le parti FPÖ a obtenu des ministères régaliens, l’ancienne eurodéputée a affirmé pouvoir « envisager sérieusement une véritable bascule au niveau européen ». « Jamais le projet que nous portons n’a été aussi près d’une réalisation effective » en Europe, a expliqué Marine Le Pen.
« Nous devons non seulement continuer à pointer du doigt les incohérences, les défaillances, les carences de la politique qui est mise en œuvre aujourd’hui, mais nous devons être aussi capables de présenter aux Français les projets qui sont les nôtres », a-t-elle conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Manifestations en Iran, projet de loi contre les fausses informations, djihadistes français arrêtés en Syrie… Les principales informations des semaines passées.
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Si vous étiez en vacances, les douze informations à lire pour rattraper l’actualité

Manifestations en Iran, projet de loi contre les fausses informations, djihadistes français arrêtés en Syrie… Les principales informations des semaines passées.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 16h27
    |

                            Les Décodeurs








                        


1. Violentes manifestations en Iran 
Une vague de protestations contre la corruption et la situation économique du pays a débuté jeudi 28 décembre en Iran. Les manifestations ont commencé à Macchad (Est) avant de s’étendre à une quarantaine de villes, dont Téhéran. Ce mouvement semble néanmoins marquer un temps d’arrêt depuis mardi 2 janvier et des rassemblements de soutien au pouvoir iranien ont été organisés mercredi 3 et jeudi 4 janvier, au lendemain de la proclamation de la « fin de la sédition » par les autorités. Au moins 21 personnes sont mortes au cours des derniers jours, dont 16 manifestants, et des centaines ont été arrêtées, dont 450 à Téhéran, selon les autorités.
2. Emmanuel Macron veut une loi contre les « fake news »
C’était l’annonce surprise des vœux à la presse du chef de l’Etat : le gouvernement planche sur une loi contre la circulation de fausses informations, particulièrement en période électorale. Le président n’a guère livré de détails de ce projet, mais quelques orientations. Ainsi, il a réclamé des « obligations de transparence accrues » pour les plates-formes comme Facebook et Google, notamment en matière de contenus sponsorisés. Il a également plaidé pour des recours en justice accélérés en cas de « propagation d’une fausse nouvelle ».

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          Légiférer sur les fausses informations en ligne ? Les problèmes que cela soulève



3. Des djihadistes français arrêtés en Syrie
Le vétéran du djihad Thomas Barnouin, ancien membre de la filière irakienne d’Artigat (Ariège), aujourd’hui combattant de l’organisation Etat islamique (EI), a été arrêté à la mi-décembre par les forces kurdes en Syrie en compagnie de plusieurs combattants français. La djihadiste française Emilie König, elle aussi arrêtée en décembre, a par ailleurs demandé à être jugée en France, posant une question épineuse au gouvernement.
4. Un ex-conseiller de Trump accuse le fils du président de « trahison »
Le New York Magazine a publié, mercredi 3 janvier, des bonnes feuilles du récit du chroniqueur Michael Wolff sur les coulisses de l’élection de Donald Trump. Dans cet ouvrage intitulé Fire and Fury (Le Feu et la Fureur), Steve Bannon qualifie ainsi de « traître » et de « demeuré » le fils du président américain pour avoir organisé une rencontre avec des Russes dans la Trump Tower le 9 juin 2016. Décrit par Donald Trump comme un tissu de mensonges, le livre de Michael Wolff dépeint une Maison Blanche en proie à la confusion et un président mal préparé à prendre la tête de la première puissance mondiale. Le président américain a depuis riposté, accusant notamment son sulfureux ex-conseiller d’avoir « perdu l’esprit », avant de défendre sa propre santé mentale en se qualifiant de « génie très équilibré ».
5. La tempête Eleanor fait cinq morts en France
La tempête qui s’est abattue sur la France a fait cinq morts et trois disparus depuis mercredi 3 janvier. Un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy en Haute-Savoie. Vingt-six blessés, dont quatre grièvement, sont également à déplorer, selon le bilan livré jeudi soir par le ministère de l’intérieur.
6. L’ancien footballeur George Weah élu président du Liberia
L’ancien attaquant du PSG s’est imposé, jeudi 28 décembre, au second tour de la présidentielle et succédera, le 22 janvier, à Ellen Johnson Sirleaf à la tête du pays. Plus d’un million de Libériens ont fêté sa victoire dans les rues.
7. Le chômage a baissé en novembre 
Le nombre de chômeurs en catégorie A (sans activité) inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,8 % en novembre. Derrière ce bon chiffre mensuel, la réalité est plus contrastée : la diminution du nombre de demandeurs d’emploi est faible (– 0,1 %), du fait d’une alternance entre hausses et baisses du chômage tout au long de l’année.
8. Macron présente ses premiers vœux
Le président français a tenté de corriger en partie son image, tout en réaffirmant son identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la « disruption » a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail et les mesures dans l’éducation nationale, et rappelé qu’il avait été élu pour « faire ce à quoi [il s’était] engagé ».
9. Jacques Brunel remplace Guy Novès comme sélectionneur du XV de France
Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, a décidé de remplacer Guy Novès, après seulement deux années comme sélectionneur. C’est Jacques Brunel, qui entraînait jusqu’ici l’Union Bordeaux-Bègles, qui le remplace. Trois anciens de l’équipe de France ont accepté de l’accompagner dans cette aventure : Jean-Baptiste Elissalde, Julien Bonnaire et Sébastien Bruno.
10. Deux policiers agressés dans la nuit du réveillon
Deux policiers ont été agressés la nuit du 31 décembre au 1er janvier à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Une première enquête a été ouverte sur ces violences, ainsi qu’une seconde sur l’organisation de la soirée en cause. En soutien à leurs collègues, plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés, mardi 2 janvier, à l’appel du syndicat Alliance. Pour obtenir des « sanctions exemplaires » et « une prise de conscience générale », SGP-FO a annoncé des rassemblements le 9 janvier devant tous les commissariats de France.
11. Cate Blanchett présidente du jury du prochain Festival de Cannes 
L’actrice australienne présidera le jury du 71e Festival de Cannes qui se tiendra du 8 au 19 mai prochain, devenant la onzième personnalité féminine à occuper cette fonction. Un choix qui s’est aussi porté sur une figure de proue de la lutte contre le harcèlement sexuel. La star australienne vient de lancer, avec d’autres actrices célèbres, comme Natalie Portman et Meryl Streep, la fondation Time’s Up (C’est fini). Ce projet disposera notamment d’un fonds destiné à financer un soutien légal pour les femmes et les hommes victimes de harcèlement sexuel au travail.
12. Mort de la chanteuse France Gall
La chanteuse France Gall est morte, dimanche 7 janvier, à Paris, a annoncé sa chargée de communication, Geneviève Salama. L’interprète de Poupée de cire, poupée de son et de Résiste avait été hospitalisée mi-décembre à l’Hôpital américain de Neuilly, près de Paris, officiellement pour une infection sévère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le porte-parole du Parti socialiste, est l’invité de l’émission « Questions politiques » sur France Inter, en partenariat avec « Le Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La cérémonie, silencieuse à la demande des familles, s’est résumée à la lecture des noms des victimes et une minute de silence suivies d’une « Marseillaise ».
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« Charlie Hebdo », Hyper Cacher : trois ans après, de sobres commémorations à Paris

La cérémonie, silencieuse à la demande des familles, s’est résumée à la lecture des noms des victimes et une minute de silence suivies d’une « Marseillaise ».



Le Monde
 |    07.01.2018 à 08h22
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 16h37
   





                        


Le 11 janvier 2015, plusieurs millions de personnes, chefs d’Etat et anonymes, avaient défilé en France pour dénoncer l’attentat commis quelques jours plus tôt à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, à Paris. Trois ans après ces attaques terroristes qui ont causé 17 morts et qui ont marqué le pays, les hommages se font discrets et en ordre dispersé.

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                Charlie Hebdo et Hyper Cacher : trois ans après les attentats, l’enquête sera close en 2018



Pas de discours
Emmanuel Macron s’est rendu dimanche 7 janvier sur les différents lieux parisiens des attaques. Les hommages, sobres, conformément aux vœux des familles, ont commencé à 11 heures devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, dans le XIe arrondissement de Paris, où onze personnes ont été fusillées par les frères Chérif et Saïd Kouachi. Après la lecture des noms des morts, le dépôt de gerbes et une minute de silence, La Marseillaise a retenti.
Le président de la République n’a pas prononcé de discours. Il était accompagné de son épouse Brigitte Macron, de quatre ministres : Gérard Collomb (intérieur), Nicole Belloubet (justice), Françoise Nyssen (culture) et Benjamin Griveaux (porte-parole) et de la maire de Paris, Anne Hidalgo.
L’ancien président François Hollande a, quant à lui, publié un message sur son compte Twitter. « Il y a trois ans, des terroristes décimaient la rédaction de Charlie, assassinaient des policiers, et les clients d’un Hyper Casher. Nous ne devons rien oublier de ces terribles journées. »

Il y a trois ans, des terroristes décimaient la rédaction de Charlie, assassinaient des policiers, et les clients d… https://t.co/0AyIP6a1s8— fhollande (@François Hollande)


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Une autre cérémonie prévue lundi

   


Une cérémonie similaire s’est déroulée le boulevard Richard-Lenoir, où un policier a été abattu, puis à midi devant le supermarché Hyper Cacher de la porte de Vincennes où Amédy Coulibaly avait pris des clients en otage, tuant quatre personnes. Les principaux responsables de la communauté juive de France, le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Francis Kalifat, le président du Consistoire, Joël Mergui, et le grand rabbin de France, Haïm Korsia, étaient présents.
Lundi, Gérard Collomb qui représentera le président de la République, en visite en Chine, pour un hommage à Clarissa Jean-Philippe à Montrouge, au sud de Paris. Cette jeune policière, appelée sur un accident de la circulation, avait été assassinée en pleine rue par Amédy Coulibaly le 8 janvier 2015.
Une journée « Toujours Charlie » controversée
Samedi, une journée de débats et de concerts, intitulée « Toujours Charlie » a été organisée aux Folies Bergères, par le Printemps républicain, le Comité Laïcité République et la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). Mais cet événement a été controversé en raison de sa défense intransigeante de la laïcité, qui confine, selon ses détracteurs, à la récupération islamophobe.

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                « Toujours Charlie » : une journée de débats pour défendre la laïcité



De leur côté, plusieurs rédacteurs de Charlie Hebdo ont exprimé, dans leurs colonnes et sur Libération, leur malaise face à la récupération du slogan « Je suis Charlie », mais aussi leurs traumatismes et leurs difficultés à travailler dans une ambiance ultrasécuritaire d’« état de siège », trois ans après l’attentat contre leurs locaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le rapporteur chargé de contrôler les dépenses de Jean-Luc Mélenchon estime que ses réserves, qui concernent 1,5 million d’euros, n’ont pas été entendues, révèle « Le Parisien ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Comptes de campagne : démission du rapporteur ayant contrôlé les dépenses de Mélenchon à la présidentielle

Le rapporteur chargé de contrôler les dépenses de Jean-Luc Mélenchon estime que ses réserves, qui concernent 1,5 million d’euros, n’ont pas été entendues, révèle « Le Parisien ».



Le Monde
 |    07.01.2018 à 04h11
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 11h07
   





                        


L’un des rapporteurs de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) dénonce de « graves dysfonctionnements » dans le fonctionnement de l’institution, selon Le Parisien du dimanche 7 janvier.
Jean-Guy de Chalvron, qui était l’une des personnes chargées de vérifier les dépenses de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle de 2017, a démissionné de la CNCCFP, chargée de valider les dépenses et les recettes des candidats. Dans un courrier au président de la Commission, le 22 novembre, il pointe du doigt « de nombreuses divergences de fond » avec la décision finale sur le compte du candidat de La France insoumise.
Selon M. de Chalvron, 1,5 million de dépenses de M. Mélenchon, sur 10,7 millions, sont litigieuses et ne devraient pas être remboursées par l’Etat. Mais la « lettre de griefs » qu’il souhaitait adresser au candidat a été rejetée par la direction de la CNCCFP, explique-t-il au Parisien. Un refus « extrêmement brutal », ajoute-t-il.
Le président de la Commission, François Logerot, n’a pas souhaité répondre au quotidien. La CNCCFP, elle, affirme que « les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément leurs recommandations ». Selon Le Parisien, d’autres rapporteurs auraient également contesté la décision concernant leur candidat.

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Cinq mois pour éplucher les comptes
Les comptes des candidats à la présidentielle avaient été déposés à la CNCCFP et publiés au Journal officiel le 3 août. La Commission avait alors cinq mois pour les éplucher. Selon Le Parisien, elle a achevé ses travaux il y a une semaine et transmis ses avis aux candidats, qui peuvent ensuite déposer un recours au Conseil constitutionnel.
La CNCCFP a été créée par la loi du 15 janvier 1990 « relative à la limitation des dépenses électorales et à la clarification du financement des activités politiques », mais elle ne contrôle les comptes de la campagne présidentielle que depuis 2007. Ses neuf membres permanents sont nommés pour cinq ans sur proposition des présidents de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du vice-président du Conseil d’Etat. A chaque élection, elle recrute des rapporteurs – fonctionnaires ou magistrats en activité ou en retraite – pour éplucher les dépenses et les recettes des candidats.

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                Le financement des partis politiques depuis 1988



Après la campagne de 2012, la CNCCFP avait rejeté les comptes de Nicolas Sarkozy pour dépassement du seuil de dépenses. Une décision confirmée par le Conseil constitutionnel. Mais la Commission, aux moyens limités, estimait le surplus de dépenses à 363 000 euros. Une enquête judiciaire a révélé qu’il se montait en fait à… 18,5 millions d’euros. L’ex-président a été mis en examen, en février 2017, pour financement illégal de campagne électorale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le premier ministre développe la position du gouvernement sur plusieurs dossiers-clés de ce début d’année 2018.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Notre-Dame-des-Landes, routes à 80 km/h : Edouard Philippe s’explique dans « Le JDD »

Le premier ministre développe la position du gouvernement sur plusieurs dossiers-clés de ce début d’année 2018.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 00h47
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 18h52
   





                        



   


Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) daté du 7 janvier, le chef du gouvernement Edouard Philippe revient sur les différents dossiers de ce début d’année, qui ont été examinés lors d’un séminaire gouvernemental mercredi.
Une décision « difficile et critiquée » sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes
M. Philippe, qui est engagé dans une ultime phase de négociations avec les élus locaux sur ce dossier, se dit conscient que la décision à venir sera « difficile et critiquée ». Il précise que ces échanges sur ce projet très controversé, entamés vendredi, « sont riches » et « très utiles dans la prise de décision ».
« Parce que ce dossier a traîné, qu’il s’est enkysté et que certains de nos prédécesseurs ont tergiversé ou préféré attendre que d’autres décident. Je ne sais même pas si j’étais né quand on a commencé à parler de Notre-Dame-des-Landes. »
La décision, qui « mûrit » et qui est attendue entre le 15 et le 30 janvier, « sera prise en plein accord avec le président de la République, qui regarde ce sujet avec attention », souligne le locataire de Matignon.
Comme on lui fait valoir que l’Elysée dit qu’il est en première ligne sur ce dossier épineux, il répond que « ça fait partie de [sa] fonction » et récuse l’idée que les coups à prendre lui soient réservés.
« Un premier ministre sait à quoi il s’expose quand il accepte la mission que lui propose le président de la République. Que dirait-on si je ne faisais que des choses faciles ? »

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                Ce qu’il faut retenir des arguments pour et contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes



Avec la baisse des cotisations, le « pouvoir d’achat des actifs va augmenter »
Edouard Philippe assure que les baisses des cotisations décidées par le gouvernement vont permettre à de nombreux Français d’avoir davantage de pouvoir d’achat à la fin du mois de janvier.
« Plus de 20 millions de salariés et d’indépendants vont constater dès la fin de ce mois qu’avec notre politique, le travail paie. Pour un salaire de 1 500 euros par mois, cela représentera un gain de 260 euros par an. »
Le premier ministre confirme également le projet de suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français cette année, ainsi que l’intention du gouvernement de diminuer les impôts durant le quinquennat d’Emmanuel Macron.
« Nous avons commencé à baisser le taux de prélèvements obligatoires : nous allons continuer, parce que c’est nécessaire. »

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Si les recettes fiscales augmentent, « ce sera un moyen d’accélérer notre désendettement », ajoute le locataire de Matignon, qui maintient la prévision de croissance de 1,7 % pour 2018. Un plan de lutte contre la pauvreté sera par ailleurs « rendu public d’ici au mois de mars », précise-t-il.
M. Philippe favorable à la publication « accompagnée » des pamphlets de Céline
Le premier ministre s’est prononcé en faveur de la publication des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline, qui fait débat en France, mais à condition qu’elle soit soigneusement « accompagnée ».
« Il y a d’excellentes raisons de détester l’homme, mais vous ne pouvez pas ignorer l’écrivain ni sa place centrale dans la littérature française. »

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                Petites et grandes manœuvres autour des pamphlets de Céline



Le préfet Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, avait mis en garde en décembre les éditions Gallimard sur les risques d’une réédition de ces textes, réclamant des « garanties » en matière d’accompagnement critique de l’ouvrage. Serge Klarsfeld, défenseur de la cause des déportés juifs de France, demande pour sa part que cette réédition soit interdite.
Les routes secondaires limitées à 80 km/h, M. Philippe prêt à être « impopulaire »
Pour tenter d’enrayer la hausse persistante du nombre de morts sur les routes, le gouvernement va annoncer mardi l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale sur 400 000 km de routes secondaires.

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« Je sais que, si nous annonçons cette mesure, je serai critiqué. Mais je sais qu’elle va sauver des vies, et je veux sauver des vies. Je comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l’Etat – d’ailleurs, nous annoncerons des choses à ce sujet. Et si pour sauver des vies, il faut être impopulaire, j’accepte de l’être. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Trois ans après l’attentat du 7 janvier, les participants à cette journée, organisée notamment par le Printemps républicain, ont tous mis en avant la défense du modèle laïc français. Sans craindre d’être taxés d’« islamophobie ».
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« Toujours Charlie » : une journée de débats pour défendre la laïcité

Trois ans après l’attentat du 7 janvier, les participants à cette journée, organisée notamment par le Printemps républicain, ont tous mis en avant la défense du modèle laïc français. Sans craindre d’être taxés d’« islamophobie ».



Le Monde
 |    06.01.2018 à 20h54
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 21h16
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Trois ans après les attentats qui ont visé Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, trois ans après la vague de mobilisation et de soutien qui avait mis des centaines de milliers de personnes dans la rue, comment encore dire « Je suis Charlie » ? A cette question, une journée de débats et de concerts, intitulée « Toujours Charlie », a donné une réponse ferme, samedi 6 janvier à Paris : en défendant sans faille la laïcité.
Des centaines de spectateurs ont assisté aux discussions aux Folies-Bergère, dont quelques personnalités comme l’ancien premier ministre Manuel Valls, la maire de Paris Anne Hidalgo - huée par une partie de la salle à son arrivée - ou la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.

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La journée, qui se déroulait sous haute sécurité, sentait un peu le souffre. Ses trois organisateurs – le Printemps républicain, le Comité Laïcité République et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) – se voient régulièrement reprocher leurs positions intransigeantes qui confinent, selon leurs détracteurs, à l’islamophobie.
Une critique dont les participants n’avaient visiblement cure. « Islamophobie », c’est « un mot scandaleux », « une arnaque », a lancé sur scène le philosophe Raphaël Enthoven, s’en prenant vivement à cet « adversaire considérable » qui confond « la critique d’un dogme et le racisme d’un groupe humain » et « met dans le même panier Cabu et Jean-Marie Le Pen ».
« Une partie de la gauche complice »
Charlie Hebdo « aura réussi à normaliser l’islam, ce dont ne veulent ni les islamo-gauchistes, pour qui l’islam est un prolétariat de substitution, ni les fanatiques », a considéré de son côté le philosophe Pascal Bruckner. L’essayiste Caroline Fourest a elle justifié le fait que personne n’ait été invité à porter la contradiction dans les débats. Elle a jugé que les personnalités qu’on lui cite régulièrement pour cet exercice « continuent à insulter Charlie » après la mort d’une partie de sa rédaction. « On va continuer à s’excuser. Pardon, mais on est encore Charlie », a-t-elle conclu, très applaudie.

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La philosophe Elisabeth Badinter, véritable « star » de la journée, acclamée par la salle, a pris la parole pour stigmatiser « une partie de la gauche » selon elle « complice de ceux qui cherchent à détruire la loi de 1905 (sur la laïcité) ».
« La gauche a laissé le FN et ses satellites s’emparer des combats qui avaient toujours été les siens. Facile, après, de taxer Charlie de racisme et d’islamophobie. Le travail d’intimidation des islamistes et de culpabilisation des gauchistes n’est pas resté sans effets. »
Une séquence de témoignages « Être toujours Charlie en Seine-Saint-Denis », très critiquée avant la tenue de la journée, a elle aussi mis en avant la nécessité de faire respecter le principe de laïcité, en particulier dans les banlieues. Véronique Corazza, principale de collège à Saint-Denis, a ainsi insisté sur la « lutte contre l’intrusion d’idéologie » en milieu scolaire. Elle a dénoncé des « associations d’aide aux devoirs qui cachent des écoles intégristes clandestines » ou donné l’exemple d’un assistant d’éducation qu’elle a dû licencier car il refusait de serrer la main des femmes.
Trois ans après les attentats, « l’unanimité de janvier 2015 s’est émoussée » a déploré Mario Stasi, le président de la Licra. Un sondage Ifop présenté lors de la journée montre que 61 % des Français se sentent encore « Charlie », contre 71 % il y a un an.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Editorial. Le 5 janvier face à Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’Etat a choisi, comme en mai 2017 face à Vladimir Poutine, d’adresser à voix haute certaines critiques à celui qu’il recevait en grande pompe.
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Le « parler vrai » de Macron à l’épreuve des autocrates

Editorial. Le 5 janvier face à Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’Etat a choisi, comme en mai 2017 face à Vladimir Poutine, d’adresser à voix haute certaines critiques à celui qu’il recevait en grande pompe.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 07h09
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Comment gérer les dictateurs ? Le nombre croissant d’autocrates sur la scène internationale pose un problème de plus en plus épineux aux dirigeants des pays démocratiques. Plusieurs attitudes sont possibles : il y a l’option gel des relations, pour ceux qui sont vraiment infréquentables. Il y a la rencontre discrète en se pinçant le nez, si possible en marge de grandes conférences internationales. Il y a la posture « realpolitik », qui assume un dialogue pas forcément glorieux, mais adouci par la signature d’énormes contrats réparateurs pour la balance commerciale.
Et puis il y a la méthode Macron. Elle consiste à recevoir avec tous les honneurs les autocrates de haut rang, ou à aller leur rendre visite en grande pompe, mais à se servir de la rituelle conférence de presse conjointe pour désamorcer, par quelques vérités assénées la tête haute, les critiques de ceux qui l’accusent de se compromettre. Dans son activisme diplomatique, le président français, dont on sait maintenant combien il aime parler, ne veut exclure personne : il souhaite rencontrer « tout le monde », y compris ceux avec lesquels le dialogue n’est pas forcément « cool », comme il le confiait au Point en septembre 2017 à propos de Recep Tayyip Erdogan. Mais il affirme aussi leur parler sans détour, et sans rougir.
Cette méthode a été inaugurée le 29 mai face à Vladimir Poutine, reçu dans le faste de Versailles pour s’entendre dire devant les journalistes que les médias officiels russes n’étaient que des organes d’influence et de propagande. Le président russe écouta stoïquement, le visage fermé : Versailles vaut bien une leçon.
Quels bénéfices ?
Emmanuel Macron a voulu rééditer l’exploit, vendredi 5 janvier, avec le président turc, dont la dérive autoritaire et répressive est dénoncée dans toute l’Europe. Il a souhaité, au cours « d’une discussion très franche », mettre fin à « l’hypocrisie » d’éternels pourparlers sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne : « Il est clair que les évolutions récentes et les choix de la Turquie ne permettent aucune avancée du processus engagé », a dit M. Macron au côté de M. Erdogan. Franc aussi sur leurs « désaccords sur la vision des libertés individuelles », le président français a soumis au président turc une liste de personnes que la France, et notamment les ONG, considère comme injustement poursuivies en Turquie, et a rappelé que la liberté d’expression est « un bloc qui ne se divise ni ne se détricote ».
La question, bien sûr, est la contrepartie espérée. Sortir de ces rencontres la tête haute est une chose, en tirer les bénéfices attendus en est une autre. L’avenir dira si l’accueil de M. Poutine et de M. Erdogan permet d’avancer, notamment, sur le déblocage du dossier syrien.

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La méthode Macron semble, en outre, souffrir déjà des exceptions : recevant, le 24 octobre à l’Elysée, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, dont le pays abrite quelque 60 000 prisonniers politiques, le chef de l’Etat a refusé « de donner des leçons hors de tout contexte » – le contexte étant, en l’occurrence, la lutte commune contre le djihadisme.
Cette méthode sera à nouveau mise à l’épreuve cette semaine lorsque M. Macron rencontrera en Chine le plus puissant de tous les autocrates, le président Xi Jinping. Sur la réciprocité des ouvertures commerciales, sur les libertés individuelles et sur la protection des intérêts stratégiques européens, le président français aura, à Pékin, plus d’une occasion de tester son « parler vrai ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Nicole Notat et Jean-Dominique Senard ont deux mois pour rendre leurs conclusions sur la reconnaissance du rôle social des sociétés.
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Le gouvernement lance le chantier du statut de l’entreprise

Nicole Notat et Jean-Dominique Senard ont deux mois pour rendre leurs conclusions sur la reconnaissance du rôle social des sociétés.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h49
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Le chantier est vaste, le calendrier serré. Missionnés par le gouvernement pour repenser la place de l’entreprise dans la société, Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, désormais présidente de Vigeo Eiris, et Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, ont moins de deux mois pour rendre leur copie. Des conclusions attendues en haut lieu : pas moins de quatre ministres étaient présents, vendredi 5 janvier, aux côtés des partenaires sociaux, pour le lancement des travaux.
« Il nous faut aujourd’hui faire évoluer le droit pour permettre aux entreprises qui le souhaitent de formaliser voire amplifier leur contribution à l’intérêt général », a expliqué la ministre du travail, Muriel Pénicaud, dans la salle toute en dorures et moulures vert pâle, où ont été signés les accords de Grenelle. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la future loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), dont une première mouture doit être présentée au printemps en conseil des ministres.
Son objectif sera double, a rappelé Bruno Le Maire : « Faire grandir les entreprises françaises » et « mieux associer les salariés aux résultats ». A terme, « 100 % d’entre eux devront être couverts par des accords de participation et d’intéressement », a insisté le ministre de l’économie. Mais avant cela, il faudra trancher sur une question plus théorique, mais tout aussi épineuse : celle de l’« objet social » des entreprises.
« Il s’agit de faire évoluer notre droit avec audace, mais aussi avec un esprit de responsabilité »
Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, avait soulevé un vent de panique dans les milieux patronaux en évoquant, début décembre 2017, une modification du code civil. En l’état, ce dernier stipule que toute société doit « être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Autrement dit, des actionnaires. « L’objet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Les traces ADN sur des armes ont permis d’avancer : sept nouvelles personnes ont été mises en examen en 2017.
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Charlie Hebdo et Hyper Cacher : trois ans après les attentats, l’enquête sera close en 2018

Les traces ADN sur des armes ont permis d’avancer : sept nouvelles personnes ont été mises en examen en 2017.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 06h34
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

Trois ans après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, les 7 et 9 janvier 2015, l’enquête sur ces deux attaques, qui avaient marqué l’entrée de la France dans sa vague terroriste la plus sanglante depuis les années 1990, arrive enfin à son terme. Après trois années de travail intensif et difficile, l’instruction, pilotée par des magistrats rattachés au pôle antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris, pourrait être clôturée d’ici au printemps ou à l’été 2018. L’enquête, après avoir avancé rapidement début 2015, a de nouveau fait de grands pas en 2017.

Selon les derniers développements dont Le Monde a pu prendre connaissance, les grandes lignes de l’organisation des attaques ont ainsi désormais été mises au jour, les principaux logisticiens des terroristes identifiés. Mais de nombreuses zones d’ombre demeurent, du fait de l’extrême minutie avec laquelle les frères Chérif et Saïd Kouachi d’un côté – auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo – et Amedy Coulibaly de l’autre avaient préparé leurs actions.
Quelque quatorze personnes sont ainsi mises en examen dans ce dossier. Des hommes qui, chacun à leur niveau, ont pu fournir armes, gilet pare-balles, argent ou transport aux terroristes. Leur degré de connaissance des objectifs ultimes des tueurs demeure cependant extrêmement difficile à déterminer. Selon nos informations, au moins un d’entre eux pourrait bénéficier d’un non-lieu, et un autre voir le chef d’inculpation à son encontre requalifié en simple association de malfaiteurs (sans le caractère terroriste).

Deux réseaux d’approvisionnement en armes
Sur le fond du dossier malgré tout, les juges ont beaucoup avancé. Ils sont désormais presque certains qu’Amedy Coulibaly a été l’intermédiaire indispensable des frères Kouachi pour se fournir en armes. Pendant longtemps, la façon dont ces derniers s’étaient organisés était demeurée obscure. Grâce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’historien Christian Delporte analyse la stratégie du repli de Najat Vallaud-Belkacem, qui a rejoint une cohorte de personnalités en retrait de la vie politique nationale, comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand.
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« En politique, on se retire pour mieux revenir avec une certaine virginité »

L’historien Christian Delporte analyse la stratégie du repli de Najat Vallaud-Belkacem, qui a rejoint une cohorte de personnalités en retrait de la vie politique nationale, comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 14h05
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Prendre de la hauteur, se tenir à l’écart des affaires politiques et rendre sa parole d’autant plus précieuse qu’elle est rare : voilà le choix récemment fait par Najat Vallaud-Belkacem, qui rejoint plusieurs personnalités en retrait de la scène nationale comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand. Des décisions qui relèvent certainement de stratégies avant un retour sur le devant de la scène pour Christian Delporte, professeur d’histoire à l’université de Versailles Saint-Quentin et auteur de Come back ! ou L’art de revenir en politique (Flammarion, 2014).

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Que penser du choix de personnalités qui ont décidé ces derniers mois de se mettre en retrait de la vie politique, comme Najat Vallaud-Belkacem ?
Cela veut dire qu’on se retire pour pouvoir mieux revenir, avec une certaine virginité politique. Retour qui passera par tout un discours de communication sur le thème « j’ai connu autre chose que la vie politique et je ne me mêle pas au marigot qui déchire la France ou mon parti ».
Le souci essentiel, c’est qu’il faut se retirer de la vie politique sans que l’on vous oublie complètement. Il faut donc avoir des espaces qui vous permettent de vous exprimer, ou le faire à travers vos amis.
La politique, comme disait Philippe De Villiers, c’est une drogue dure. Il m’étonnerait que quand on a goûté dès le plus jeune âge à cette adrénaline – à plus forte raison quand on a été ministre – on décide de complètement tourner la page.
Certaines personnalités ne pourraient-elles pas vouloir tout simplement changer de vie, ou souffler parce que le climat politique peut être violent ?
Je n’y crois pas un instant. En France, se retirer de la vie politique définitivement et de manière volontaire, c’est d’une extrême rareté. En principe, on le fait sous la contrainte, après une décision judiciaire ou une défaite politique. Alain Madelin est un des seuls à ne pas avoir fait ce choix par défaut [en 2006].
Parmi ceux qui ont été contraints de se mettre en retrait, y compris ceux qui ont été affectés ou humiliés par les affaires judiciaires, tous sont revenus. On ne peut pas se passer de politique quand on a fondé sa carrière dessus, grimpé tous les échelons. Voyez par exemple le cas de Nicolas Sarkozy.
Prendre ainsi du recul sans pour autant fermer la porte de la politique, ce n’est donc pas un phénomène courant ?
Non, c’est quelque chose de nouveau. Cela correspond d’abord à une période, le macronisme, qui bouleverse les repères. Par ailleurs, aujourd’hui, les Français ne croient plus en la politique, ni en leurs élus. Prendre du recul, ça permet donc de dire à quel point on n’est pas accroché à son mandat ou à la notoriété politique, et que, à travers un emploi dans la société civile, on se rapproche des Français.
En France, on accorde toujours beaucoup de crédit aux personnalités qui ne font plus de politique. Il suffit de regarder les sondages : ceux qui se sont retirés grimpent en popularité.
De même, s’éloigner de la vie politique active pour s’occuper d’affaires locales, c’est excellent pour se refaire une virginité politique. Les gens ont confiance dans leur maire et pas du tout en leur ministre.



                            


                        

                        


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Macron en quête de réciprocité pour sa visite en Chine

Le chef de l’Etat veut établir avec Pékin un partenariat au long cours et rééquilibrer les échanges commerciaux.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 11h26
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant) et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

Emmanuel Macron aime construire sa diplomatie au gré de symboles historiques et politiques forts. Le choix de Xi’an, la ville où le président français entame, lundi 8 janvier, sa première visite d’Etat en Chine – et en Asie – en est un : la capitale du Shaanxi, connue pour son armée enterrée de guerriers en terre cuite, se veut la terre d’origine de la famille du président chinois Xi Jinping. C’est là que M. Macron, qui appelait dans son livre Révolution (XO Editions) à voir en la Chine une « chance » plutôt qu’un « péril », prononcera un discours sur les relations franco-chinoises, le patrimoine et l’avenir du multilatéralisme.
C’est à Pékin, en revanche, qu’auront lieu les rencontres avec les dirigeants politiques, les acteurs de la culture, de l’économie et du monde de l’entreprise. Les séances de travail sont prévues mardi 9 avec Xi Jinping, mais aussi avec le premier ministre Li Keqiang. Premier chef d’Etat européen à se rendre en Chine après le 19e congrès, qui a renouvelé pour cinq ans le mandat de M. Xi à la tête du Parti communiste, le président français se veut porteur d’un projet de refondation de l’Europe. C’est donc « le moment opportun pour aller discuter avec Xi Jinping alors que la Chine veut renforcer sa place dans la gouvernance mondiale », explique-t-on à l’Elysée.
Cette visite sera aussi l’occasion de signer plusieurs accords économiques et culturels et d’approfondir le « partenariat stratégique global » entre les deux pays, autour de « coopérations structurantes » au long cours dans l’aéronautique et le nucléaire, mais surtout, espère-t-on à Paris, autour de nouvelles convergences dans les secteurs liés à la lutte contre le réchauffement climatique. La France souhaite aussi raffermir sa position sur les marchés prometteurs de l’agroalimentaire, des nouvelles technologies ou de l’économie du vieillissement.
« Les sujets carbone »
M. Macron entend profiter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Najat Vallaud-Belkacem, Marion Maréchal-Le Pen, Xavier Bertrand… ils ont tous trois choisi la stratégie du repli.
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Prendre du champ, le nouveau mantra politique

Najat Vallaud-Belkacem, Marion Maréchal-Le Pen, Xavier Bertrand… ils ont tous trois choisi la stratégie du repli.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 08h48
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 14h06
    |

            Olivier Faye, 
Lucie Soullier et 
Enora Ollivier








                        



                                


                            

Il fut un temps où la traversée du désert pour un homme politique ne relevait pas du pari mais de la contrainte. Celle dictée par ses pairs, par les électeurs ou bien encore par un scandale divers, qui le poussait à se mettre en retrait de la vie poli­tique, pour une durée indéfinie – rien n’est moins prévisible que l’avenir, paraît-il. François Mitterrand avait mis de la distance avec la chose publique à cause du faux attentat de l’Observatoire, en 1959. Déprimé, Jacques Chirac avait lui été lâché par une partie du RPR après sa deuxième défaite à l’élection présidentielle, en 1988. Quant à Alain Juppé, il s’était exilé au Canada pour panser les plaies d’une condamnation, en 2004, dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.
Les trois hommes ont tous occupé ensuite les plus hautes fonctions, quand d’autres ont dû se ­résigner, en pareille situation, à une retraite définitive. Un risque que n’hésitent pas à courir aujour­d’hui nombre d’ambitieux, appuyant sur le bouton « pause » pour rompre avec les codes d’un univers politique décrié. Marion Maréchal-Le Pen, Xavier Bertrand, Najat Vallaud-Belkacem… Tous guettent, avec des stratégies di­verses, la recomposition d’un paysage politique bouleversé par la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017.

« Exprimer autrement » son engagement
L’ancienne ministre de l’éducation nationale de François Hollande a été la dernière en date à rejoindre la cohorte. Les appels pressants de ses camarades n’y ont rien fait : Najat Vallaud-Belkacem a décidé de ne pas être candidate à la direction du Parti socialiste. En expliquant son choix dans une interview à L’Obs, jeudi 4 janvier, la tout juste quadragénaire a fait davantage que de renoncer à un poste qui lui tendait les bras. Elle a pris aussi ses distances avec l’« appareil socialiste » qui ne saurait, dit-elle, assurer à lui tout seul « l’avenir de la gauche ».
En prenant la direction d’une collection...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ « Le Monde » a recueilli plusieurs témoignages sur des cas de harcèlement, d’agression ou de viol depuis plusieurs années au sein du mouvement de gauche.
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Violences sexuelles au sein des Jeunesses communistes : la parole se libère

« Le Monde » a recueilli plusieurs témoignages sur des cas de harcèlement, d’agression ou de viol depuis plusieurs années au sein du mouvement de gauche.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 10h24
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            
C’était un soir de congrès, en juin 2016, après une fête entre militants. Une centaine d’adhérents du Parti communiste français (PCF) boivent un verre et discutent motions et situation politique aux Docks d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), où la direction a invité les congressistes. Aude [tous les prénoms ont été changés à la demande des intéressés] et deux de ses amis, tous trois militants du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF, aussi écrit JC), font la connaissance de T. autour d’une bière. L’ambiance de la soirée n’est pas folichonne mais le groupe s’amuse bien avec ce jeune responsable de section de Limoges. Il est sympa, drôle, attentif à ces tout jeunes camarades.
Les verres s’enchaînent et la soirée est bientôt trop avancée pour rentrer chez soi. C’est naturellement qu’ils acceptent de se faire héberger dans la chambre payée au jeune cadre par le parti. La suite, selon le récit de la jeune femme, se déroule à l’hôtel Ibis-Budget, une bâtisse blanc et bleu aux dizaines de chambres bon marché non loin du stade. Tandis que les deux plus jeunes garçons s’endorment, l’un dans la salle de bains, l’autre sur la moquette, T. continue sa discussion avec Aude : du haut de ses 25 ans, il impressionne la militante de 19 ans. Au milieu de la nuit, ils se couchent sagement. Aucune équivoque jusqu’alors. Jusqu’à ce que le jeune homme commence son sordide manège.
Embrassée soudainement, Aude raconte qu’elle dit clairement qu’elle ne veut pas. « Il a continué, il glissait ses mains sous mon pull, me caressant. Je l’ai repoussé. Il a stoppé puis recommencé. » L’étudiante, toute menue, est tétanisée ; elle n’a eu que très peu de relations amoureuses. « J’ai essayé d’appeler mes copains couchés par terre mais ils étaient souls », relate la jeune femme. Les gestes se seraient faits plus pressants, les cibles plus explicites : seins, fesses, ventre… Selon son récit, Aude va tenter de se défendre toute la nuit, répétant les « non »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Iran, « fake news », Eleanor : les actualités à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h49
    |

                            Les Décodeurs








                        


Manifestations contre puis pour le pouvoir en Iran
En Iran, la vague de protestations née le 28 décembre 2017 s’est poursuivie en début de semaine. Les manifestations ont commencé à Machhad (Nord-Est) avant de s’étendre à une quarantaine de villes dont la capitale Téhéran.
Ce mouvement de colère contre la corruption et la situation économique du pays semblait néanmoins marquer un temps d’arrêt depuis le 2 janvier. Des rassemblements de soutien au pouvoir ont été organisés mercredi 3 et jeudi 4 janvier, au lendemain de la proclamation de la « fin de la sédition » par les gardiens de la révolution.
Au moins 21 personnes sont mortes au cours des derniers jours, dont seize manifestants, et des centaines ont été arrêtées, dont 450 à Téhéran, selon les autorités.

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                Manifestations en Iran : « L’Etat a amplement les moyens de réprimer le mouvement »



Macron annonce une loi contre les fausses informations
Emmanuel Macron a entamé cette semaine la traditionnelle séquence des vœux présidentiels, en s’adressant successivement au gouvernement, au Conseil constitutionnel et à la presse le 3 janvier, puis aux autorités religieuses et au corps diplomatique le 4. Une séquence qui se poursuivra au retour de Pékin du président, prévu jeudi 11 janvier.
Pour l’heure, l’élément à retenir est l’annonce surprise par le chef de l’Etat d’une loi contre la circulation de fausses informations, particulièrement en période électorale. Il n’a guère livré de détails sur ce projet, mais quelques orientations. Ainsi, il a réclamé des « obligations de transparence accrues » pour les plates-formes comme Facebook et Google, notamment en matière de contenus sponsorisés. Il a également plaidé pour des recours en justice accélérés en cas de « propagation d’une fausse nouvelle ».

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La tempête Eleanor fait cinq morts en France
La tempête qui s’est abattue sur la France a fait cinq morts et deux disparus depuis mercredi 3 janvier. Les cinq décès sont ceux d’un skieur de 21 ans en Haute-Savoie, mercredi ; d’une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; d’un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; d’un pompier volontaire de 64 ans tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie ; et d’un ouvrier tué sur le chantier de rénovation d’une ferme.
Conséquence directe de la tempête, un risque d’accidents accrus sur les routes, samedi 6 et dimanche 7 janvier, alors que des dizaines de milliers de Français rentreront de vacances. Bison futé a classé la journée orange en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours et invite à quitter les stations de sports d’hiver avant 9 heures ou après 16 heures.
Un livre scelle la rupture entre Trump et Bannon
C’est un brûlot qui a fait monter la température à la Maison-Blanche. Le New York Magazine a publié, mercredi 3 janvier, des bonnes feuilles du récit du chroniqueur Michael Wolff sur les coulisses de l’élection de Donald Trump.
Ce livre, dont la publication a été avancée du 9 au 5 janvier, a d’ores et déjà scellé la rupture entre le président américain et son ancien conseiller Steve Bannon. Ce dernier y qualifie de « traître » et de « demeuré » le fils du locataire de la Maison Blanche pour avoir organisé une rencontre avec des Russes dans la Trump Tower le 9 juin 2016. Donald Trump a riposté, accusant notamment M. Bannon d’avoir « perdu l’esprit ».

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                Pleurs, trahisons, brosse à dents… ce que nous apprend « Fire and Fury », le livre sur Trump et ses proches



Et aussi
Champigny-sur-Marne. Deux policiers ont été agressés la nuit du réveillon dans cette commune du Val-de-Marne. Une première enquête a été ouverte sur ces violences, ainsi qu’une seconde sur l’organisation de la soirée en cause.Catalogne. La justice espagnole a refusé, vendredi 5 janvier, de libérer le numéro deux de l’indépendantisme catalan, Oriol Junqueras.Notre-Dame-des-Landes. Edouard Philippe a reçu, vendredi 5 janvier, les élus locaux concernés par le projet d’aéroport controversé. Le gouvernement doit trancher sur ce dossier avant la fin du mois de janvier.Cate Blanchett. L’actrice australienne présidera le jury du 71e Festival de Cannes qui aura lieu du 8 au 19 mai. Elle est la onzième femme à assurer cette fonction.Fessenheim. Un comité de pilotage sera installé à la mi-janvier en vue de la fermeture de la centrale nucléaire de cette commune du Haut-Rhin.Parti socialiste. L’ex-ministre Najat Vallaud-Belkacem a annoncé dans une interview à L’Obs qu’elle ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du PS.Corse. Les nationalistes Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni ont respectivement été élus président de l’Assemblée de Corse et président du Conseil exécutif de Corse mardi 2 janvier.Transports. 2017 a été une année record en matière de sécurité des voyages en avion.Séries TV. Il faudra attendre 2019 pour voir la dernière saison de Game of Thrones.
Disparitions
Philippe Rondot. Cet officier du renseignement et acteur de l’affaire Clearstream mort à 81 ans était surtout connu pour son rôle dans la traque du terroriste Carlos ainsi que dans celle des criminels de guerre de l’ex-Yougoslavie.Paul Otchakovsky-Laurens. Le fondateur de la maison d’édition P.O.L est mort mardi 2 janvier dans un accident de voiture à Marie-Galante (Petites Antilles, Guadeloupe). Il avait 73 ans.Jacques Lassalle. Grande figure du théâtre français, ce dramaturge, metteur en scène et écrivain est mort mardi 2 janvier à Paris. Il avait 81 ans.Paul Audin, dit Avoine. Le dessinateur d’humour et illustrateur, qui a longtemps collaboré avec Le Monde ainsi que de nombreux titres de la presse française, est mort le 29 décembre à 78 ans.Aharon Appelfeld. L’écrivain israélien, auteur d’une quarantaine de livres traduits en 35 langues, survivant de la Shoah, s’est éteint dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 janvier à l’âge de 85 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les nouvelles dispositions publiées au « Journal officiel » restreignent notamment l’accès au prêt à taux zéro en zones rurales ou dans les villes moyennes.
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Logement : le prêt à taux zéro prolongé avec des conditions restrictives

Les nouvelles dispositions publiées au « Journal officiel » restreignent notamment l’accès au prêt à taux zéro en zones rurales ou dans les villes moyennes.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 21h55
   





                        


Le prêt à taux zéro (PTZ), qui bénéficie aux ménages devenant propriétaires d’un logement sous conditions de ressources, est maintenu pour deux ans dans les zones rurales et les villes moyennes, mais avec des conditions plus restrictives, selon des textes parus au Journal officiel (JO) le 31 décembre, entrés en vigueur le 1er janvier.
En 2018 et 2019, pour l’acquisition d’un logement neuf dans les zones les plus tendues en matière de logement – zones A et B1, dont les communes présentent un « déséquilibre important entre l’offre et la demande » –, le PTZ pourra continuer à représenter jusqu’à 40 % du coût de l’opération, tandis qu’il ne pourra financer que 20 % de l’achat dans les zones rurales et les villes moyennes (B2 et C). Environ 60 % des PTZ dans l’immobilier neuf bénéficient aujourd’hui à l’achat de logements dans ces dernières zones.
A partir de 2020, seuls les ménages achetant un logement dans une grande agglomération pourront bénéficier d’un PTZ dans le neuf, en application de la loi de finances 2018.

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                Immobilier : les prix s’envolent, les inégalités se creusent



Restrictions pour l’immobilier ancien
Par ailleurs, un décret recentre le PTZ dans l’immobilier ancien sur les zones dites « détendues » (B2 et C). Cette disposition n’est donc plus disponible dans les grandes agglomérations. Comme pour l’acquisition d’un logement neuf, son montant peut représenter jusqu’à 40 % du coût d’achat du logement. Mais, pour cela, il faut que l’acquéreur s’engage à effectuer des travaux représentant au moins un quart du coût total de l’opération dans un délai de trois ans.
Selon une étude d’impact jointe en annexe au décret, le coût des PTZ octroyés en 2018 « ne devrait pas excéder 1,42 milliard d’euros » pour les finances publiques, selon l’hypothèse de 108 000 prêts distribués, dont environ 20 000 dans l’ancien sous conditions de travaux. En 2016, les 114 943 PTZ distribués ont représenté un coût de 1,5 milliard d’euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Paris a notamment opposé une fin de non-recevoir à la co-officialité du corse et du français, l’une des principales revendications des nationalistes
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En Corse, dialogue « constructif » avec le gouvernement malgré des « points de blocage »

Paris a notamment opposé une fin de non-recevoir à la co-officialité du corse et du français, l’une des principales revendications des nationalistes



Le Monde
 |    05.01.2018 à 21h04
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 09h31
    |

            Patrick Roger








                        



   


C’était la première rencontre officielle entre les dirigeants de la nouvelle collectivité unique de Corse, installée mardi 2 janvier, et la « Madame Corse » du gouvernement, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, en déplacement dans l’île de Beauté, vendredi 5 janvier.
Première rencontre officielle puisque, depuis le succès des nationalistes aux élections territoriales du 10 décembre 2017, les contacts se sont multipliés. Y compris avec le président de la République, Emmanuel Macron, même si ceux-ci n’ont fait l’objet d’aucune publicité.
Mme Gourault n’atterrissait donc pas à Ajaccio « à l’aveugle », avec une feuille de mission vierge. Les points de blocage avaient déjà été déblayés, au téléphone, entre le chef de l’Etat et celui du Conseil exécutif de la Corse, l’autonomiste Gilles Simeoni.
Parmi ceux-ci, un « niet » clair et net à la co-officialité de la langue corse, revendication de longue date des nationalistes. « Ce n’est pas envisageable », a redit la ministre. « Le corse est enseigné, reconnu comme langue régionale », rappelle Mme Gourault, proche du président du MoDem, le Béarnais François Bayrou, n’excluant pas que la France puisse, en revanche, ratifier dans un proche avenir la charte européenne des langues régionales, signée par Paris en 1999 mais jamais ratifiée depuis.

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« Climat d’ouverture »
En revanche, de part et d’autre, les interlocuteurs se sont félicités d’un climat positif et de réelles avancées. M. Simeoni, joint par Le Monde, évoque « un climat d’ouverture, constructif ». Pour Mme Gourault, également jointe par Le Monde, « l’ambiance était extrêmement sympathique, il n’y avait pas de volonté de confrontation ». Le dirigeant autonomiste reconnaît qu’il y a « des points de blocage » : la co-officialité de la langue corse, le statut de résident et l’amnistie des prisonniers politiques. Mais il enregistre aussi « des points de satisfaction ».

   


Il apprécie que le gouvernement ait fait part de sa volonté de « réussir la nouvelle collectivité unique », en lui donnant « les moyens techniques, juridiques et financiers » nécessaires. « L’Etat et le gouvernement sont prêts à les accompagner », confirme Mme Gourault.
Mais l’avancée la plus significative, « une avancée majeure », selon M. Simeoni, porte sur les questions institutionnelles. Selon ce dernier, la ministre a laissé entendre que la révision constitutionnelle qui va être engagée en 2018 pourrait inclure « un volet spécifique consacré à la Corse ». Pour lui, cela constitue un premier pas vers la « reconnaissance de la spécificité corse dans la Constitution ».

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                Corse : la collectivité unique s’installe sous le poids des responsabilités



Interrogations importantes
Mme Gourault reste néanmoins plus prudente. Elle rappelle la volonté du chef de l’Etat d’inscrire dans la Constitution le « droit à la différenciation », qui se distingue du « droit à l’expérimentation » reconnu depuis la révision promue par Jean-Pierre Raffarin en 2003 qui autorisait les collectivités territoriales à mener une expérimentation, limitée dans le temps, mais qui devait se conclure soit par sa généralisation, soit par son abandon.
La différenciation, elle, comme l’avait déjà annoncé M. Macron, permettrait aux collectivités de faciliter certaines dérogations réglementaires, voire législatives. La ministre a d’ores et déjà fait engager des études par ses services pour tenter de cerner ce qui pourrait être engagé à droit constant et ce qui nécessiterait une révision constitutionnelle.
A l’issue de cette première prise de contact, M. Simeoni estime qu’« il existe encore des interrogations importantes ». « Nous sommes au début d’un processus », constate le dirigeant de la collectivité unique, qui doit rencontrer, avec le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, le premier ministre, Edouard Philippe, le 22 janvier à Matignon. Avant que M. Macron se rende sur l’île, le 6 février, à l’occasion du vingtième anniversaire de l’assassinat du préfet Claude Erignac. Un constat commun, toutefois : le contact est établi, et personne n’a envie de le rompre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le président français a notamment évoqué des visions différentes sur le respect des libertés individuelles et a appelé la Turquie au « respect de l’Etat de droit ».
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Macron : la situation en Turquie ne permet « aucune avancée » avec l’UE

Le président français a notamment évoqué des visions différentes sur le respect des libertés individuelles et a appelé la Turquie au « respect de l’Etat de droit ».



Le Monde
 |    05.01.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 23h53
   





                        



   


Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré vendredi que les « évolutions récentes » en Turquie dans le domaine des droits de l’homme excluaient toute « avancée » dans les négociations d’adhésion de ce pays à l’Union européenne.
« Il faut sortir de l’hypocrisie qui consiste à penser que l’on peut ouvrir de nouveaux chapitres dans la négociation avec l’Union européenne [UE], ce n’est pas vrai », a tranché le président lors d’une conférence de presse aux côtés de Recep Tayyip Erdogan, invité à Paris vendredi. En réponse, M. Erdogan a déclaré que la Turquie était « fatiguée » d’attendre une éventuelle adhésion à l’Union européenne. « On ne peut pas en permanence implorer une entrée dans l’UE », a-t-il estimé devant la presse.

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                Visite à Paris d’Erdogan, de plus en plus isolé sur la scène internationale



Le président français a également insisté sur l’importance de « l’ancrage de la Turquie au sein de la Convention européenne des droits de l’homme ». A défaut d’une adhésion, le président français a ainsi proposé à la Turquie un « partenariat » avec l’UE.
« Il faut (…) regarder si on ne peut pas repenser cette relation non pas dans le cadre du processus d’intégration mais peut-être d’une coopération, d’un partenariat avec [pour] finalité (…) de préserver l’ancrage de la Turquie et du peuple turc dans l’Europe et de faire que son avenir se construise en regardant l’Europe et avec l’Europe. »
« Respecter l’Etat de droit »
M. Macron a évoqué la « relation économique forte » qu’entretiennent la France et la Turquie, et salué la « coopération exemplaire » des deux pays – et de l’UE – en matière de lutte contre le terrorisme. Il a également invité son homologue à une coopération dans la construction de la paix en Syrie.
Mais le président français a surtout souligné des « visions différentes » sur les libertés individuelles entre les deux pays. Le chef de l’Etat a assuré qu’il avait évoqué avec le président turc les cas de plusieurs universitaires ou journalistes poursuivis en Turquie, et a appelé M. Erdogan à « respecter complètement l’Etat de droit » sur la question, notamment, de la liberté de la presse. M. Erdogan a assuré qu’il demanderait au ministère de la justice des informations sur la liste de noms et d’organisations que lui a fournie M. Macron.
Peu après, le président Erdogan s’en est pris à une journaliste d’« Envoyé spécial » qui l’interrogeait sur l’interception, en janvier 2014, de camions appartenant aux services secrets turcs (MIT) et transportant des armes supposément destinées à des groupes djihadistes . « Tu parles avec les mots du FETÖ [« organisation terroriste güléniste », nom donné par le gouvernement turc au mouvement Hizmet, auquel il impute le putsch manqué de juillet 2016 ], pas comme un journaliste », a accusé M. Erdogan, prévenant la journaliste qu’elle n’avait pas face à elle « quelqu’un qui va avaler ça facilement ».
Un contrat d’étude signé
Cette visite diplomatique a également donné lieu à la signature d’un contrat d’étude dans la défense aérienne et antimissile. Le contrat, dont le montant n’est pas connu, porte sur l’étude de définition du système de défense aérienne et antimissile longue distance portée Loramids (Long-Range Air and Missile Defense System, ndlr) entre les sociétés turques Aselsan et Roketsan et franco-italienne Eurosam et le gouvernement turc, selon l’Elysée.
Ces systèmes de défense antiaérienne sont déjà utilisés par les armées française et italienne. L’Italie en a même déployé certains en Turquie pendant un temps, pour l’aider à intercepter d’éventuels missiles tirés de la Syrie voisine, en pleine guerre.
Les pays de l’OTAN n’avaient pas caché leur inquiétude lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan avait annoncé en septembre qu’il avait signé avec la Russie un contrat portant sur l’achat de systèmes de défense antiaérienne S-400.
Ces systèmes de missiles de technologie russe n’étant pas compatibles avec ceux de l’Alliance atlantique, l’annonce avait été perçue comme une manifestation de mauvaise humeur de la part du président turc, sur fond de graves tensions avec plusieurs dirigeants européens et les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Cinquante ans après, le cinéaste s’est associé à son vieux complice Daniel Cohn-Bendit pour réaliser un film-bilan de Mai 68. L’occasion de radiographier le pays dirigé par un jeune président, dont il a l’oreille.
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De Mai-68 à Macron, Romain Goupil, l’éternel révolté


                      Cinquante ans après, le cinéaste s’est associé à son vieux complice Daniel Cohn-Bendit pour réaliser un film-bilan de Mai 68. L’occasion de radiographier le pays dirigé par un jeune président, dont il a l’oreille.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h39
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Cinquante ans après Mai-68, on dirait les deux vieux du « Muppet Show » au balcon de l’Histoire ; il y en a un qui boite, l’autre est un peu ventru, et là, ils dissertent sur les sanglochons. On ne sait plus trop pourquoi, eux non plus, aucune importance, le débat continue, c’est l’essentiel. Daniel Cohn-Bendit a deux hanches en carton et une tête de lutin, il explique que comme « il n’y avait pas assez de sangliers, les éleveurs ont fait des croisements avec des cochons. C’est pas des conneries, hein ! Aux européennes de 1999, ça a été un problème soulevé pendant ma campagne, la prolifération des sanglochons. »
Romain Goupil est toujours un militant avide de la chose politique et un cinéaste inclonable, il a toujours une gueule incroyable au-dessus de son bidon et une grande théorie sur les sanglochons, mais trop technique pour être retranscrite ici. Le héros du jour, c’est lui.
Two-men-show
Goupil finit de monter un film avec Cohn-Bendit parti ausculter la France cinquante ans après vous-savez-quoi. La direction de France 5 est attendue pour visionner l’affaire. Un road-movie de cinquante jours de tournage ramené à 2 h 21 de film. La chaîne avait commandé un 52 minutes mais Goupil a toujours été très persuasif, il a un sourire magique, il n’est jamais à court d’arguments.
Ce talent date d’il y a au moins cinquante ans, quand ils se sont croisés vite fait avec Cohn-Bendit, en mai 1968, sur l’estrade enfiévrée d’un meeting incandescent, ou l’inverse, puis ils sont devenus copains comme sanglochons depuis 1991 et la guerre en Yougoslavie. Officiellement, ils ne parlent plus trop de Mai. Sauf pour s’écharper sur l’imposture supposée de l’autre.
« Tu peux nous écouter. A nous deux, on a 140 années d’expériences en agitation tous azimuts sans avoir fait l’ENA. On est tes meilleurs conseillers… Parce qu’en plus… On a tout foiré. » Romain Goupil à Emmanuel Macron
En général, ça se passe comme ça. Goupil attaque : « Il y a...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les deux élus nationalistes avaient fait part de plusieurs revendications – restées jusqu’ici sans réponse – à la suite de la victoire de leur coalition aux élections territoriales.
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Corse : Talamoni et Simeoni saluent un « déblocage » dans les discussions avec le gouvernement

Les deux élus nationalistes avaient fait part de plusieurs revendications – restées jusqu’ici sans réponse – à la suite de la victoire de leur coalition aux élections territoriales.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 13h00
   





                        



   


Les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, élus mardi 2 janvier à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, ont salué vendredi à Ajaccio un « déblocage » dans les discussions, à l’issue de leur rencontre avec Jacqueline Gourault, la « Mme Corse » du gouvernement.
« On est clairement en présence d’un déblocage de la question constitutionnelle, ce qui n’est pas rien », s’est félicité l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, appuyé par Gilles Simeoni. M. Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, et M. Talamoni, président de l’Assemblée de l’île, avaient fait part de plusieurs revendications à la suite de la victoire de la coalition nationaliste aux dernières élections territoriales, en décembre.

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Certaines revendications des nationalistes corses, comme la coofficialité de la langue corse et du français, exigent une révision de la Constitution, ce que le premier ministre, Edouard Philippe, avait semblé écarter le 12 décembre. Les nationalistes réclament également une amnistie des « prisonniers politiques » et un statut de résident corse permettant de protéger les insulaires de la spéculation immobilière.
Gilles Simeoni avait déploré mardi qu’un « certain nombre de prises de position directes et indirectes de membres du gouvernement, et notamment du premier ministre, [ne soient] pas à la hauteur » des attentes des nationalistes corses. « Si une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple, c’est à la Constitution de changer et pas au peuple de disparaître », avait déclaré le leadeur autonomiste sur France Inter.
Instance inédite
La collectivité territoriale unique, à forte dominante nationaliste (41 des 63 sièges), est une instance inédite en France, une superrégion qui fusionne l’ancienne collectivité (région) et les deux départements corses.

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Mardi, le leadeur indépendantiste Jean-Guy Talamoni a été largement élu président de l’Assemblée de Corse (40 voix sur 63), tout comme Gilles Simeoni à la présidence du conseil exécutif de Corse (42 voix sur 63). La séance, qui a duré près de cinq heures, s’est terminée par une grande accolade des deux présidents, élus et sympathisants enthousiastes entonnant l’hymne corse, Diu vi Salve Regina, puis l’hymne nationaliste. Les deux hommes ont prêté serment sur la Constitution corse de 1755, un acte symbolique similaire à celui de leur installation en décembre 2015 dans la précédente collectivité territoriale, mais qui, cette fois-ci, n’a pas semblé choquer leurs opposants.



                            


                        

                        

