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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le nord-est et le sud-ouest de la France restent en alerte, avec notamment des risques d’inondations.
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Six morts causées par la tempête Eleanor, treize départements restent en vigilance orange

Le nord-est et le sud-ouest de la France restent en alerte, avec notamment des risques d’inondations.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 18h51
   





                        



   


Alors que les conditions météorologiques restent agitées, quelques jours après le passage de la tempête Eleanor, le bilan a été porté à six morts, après la découverte, dimanche 7 janvier, du corps d’un octogénaire disparu jeudi soir en Saône-et-Loire. Cinq autres personnes ont trouvé la mort entre mercredi et vendredi en raison des intempéries en Isère, Savoie et Haute-Savoie.
Deux personnes sont toujours portées disparues après le passage de la tempête : un Allemand de 70 ans, qui a pu être emporté en Haute-Marne par l’Aube en crue, et une policière de la brigade fluviale à Paris, qui effectuait un exercice par forts courants et a disparu vendredi. Les recherches dans la Seine devaient reprendre dimanche matin.
Plusieurs fleuves et rivières en crue

   


Treize départements ont été placés en vigilance orange par Météo France dimanche, jusqu’à 16 heures lundi 8 janvier. Une vigilance orange crues concerne huit départements : l’Aisne, les Ardennes, la Marne, la Meuse, la Haute-Saône, le Doubs, le Jura et l’Aveyron. Aussi, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales restent en vigilance orange pluie-inondation et orages. Enfin, une vigilance orange avalanche a été lancée sur la Savoie et les Hautes-Alpes.
Le cumul de fortes précipitations a fait gonfler les rivières. Le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit à Lyon et le niveau de la Seine pourrait dépasser les 4 mètres dimanche à Paris. L’organisme Vigicrues a placé la majorité des cours d’eau du nord-est et du sud-ouest de la France en vigilance jaune, et certains sont mêmes classés orange, signes de « risque de crue génératrice de débordements importants » : l’Aisne moyenne, la Marne, la Saulx et l’Ornain dans la Meuse, l’Ognon, entre la Haute-Saône et le Doubs, la Dordogne aval, ainsi que la Cesse et les basses plaines de l’Aude.
Méteo France appelle les habitants des départements concernés à être prudents dans leurs déplacements, à ne pas rouler sur des voies immergées et à mettre leurs biens en sécurité en surveillant la montée des eaux.
Un épisode méditerranéen en Languedoc
L’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales sont concernés par un « épisode méditerranéen », c’est-à-dire de violents orages remontant d’Espagne, accompagnés de grêle et d’importants cumuls de précipitations. Localement, entre 130 et 150 mm sont attendus en vingt-quatre heures. Ces intempéries s’accompagnent d’un risque de vagues-submersion sur les côtes de ces trois départements, car le vent d’Est génère de fortes vagues et une élévation du niveau de la mer.
Des Espagnols piégés par la neige
Les intempéries ont aussi touché l’Espagne, où des alertes à la neige, aux vents violents et aux averses ont été émises pour 37 provinces. Un millier d’automobilistes se sont trouvés bloqués toute la nuit de samedi à dimanche sur l’autoroute Madrid-Ségovie, et 250 soldats ont été déployés pour leur porter secours en ce week-end de retour de vacances.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Dans une tribune, le militant écologiste et secrétaire général du Modem demande également à la France de porter auprès de l’Unesco une demande d’inscription des grands singes au patrimoine mondial de l’humanité.
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Yann Wehrling : « Pour sauver les grands singes, il faut les doter d’un statut particulier d’hominidés »

Dans une tribune, le militant écologiste et secrétaire général du Modem demande également à la France de porter auprès de l’Unesco une demande d’inscription des grands singes au patrimoine mondial de l’humanité.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h38
   





                        


99.
2 novembre 2017.
2050.
Voici un chiffre et deux dates pour résumer la situation des grands singes.
99, c’est le pourcentage de gènes que nous, humains, partageons avec eux. Et pour cause, nous sommes, comme eux, membres de la même famille, celle des hominidés. D’ailleurs, d’un point de vue scientifique, ceci fait de nous la cinquième espèce de grands singes.
2 novembre 2017 est la date à laquelle une équipe de scientifiques a annoncé avoir découvert une nouvelle espèce d’orangs-outans sur l’île de Sumatra. Mais à peine sortie de l’ombre de sa forêt, elle est déjà menacée d’extinction. Il en reste à peine 800 individus.
2050 est précisément l’échéance à laquelle de nombreux scientifiques, dont Pascal Picq, estiment la disparition totale à l’état sauvage de tous les grands singes, gorilles, chimpanzés, bonobos et orangs-outans.
Il nous reste 32 années
32 courtes années durant lesquelles l’une des 5 espèces de la famille aura terminé d’éliminer les 4 autres. 32 petites années à comparer aux 7 millions d’années d’évolutions communes qui font de nous, humains, un membre de cette même famille de grands singes.
Oui, ce sont « les nôtres » et nous nous apprêtons, dans l’indifférence générale, à les éradiquer de la surface du globe. En avons-nous le droit ? Non !

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32 ans, c’est donc le temps qui nous reste pour éviter cet acte qui défie notre conscience. Echouer ? Nos descendants ne nous le pardonneront pas.
Que faire ?
Le premier acte, c’est d’affirmer que nous refusons cette fatalité. Après les scientifiques et plusieurs associations qui nous alertent depuis des années, ce sont maintenant les opinions publiques, les hommes et les femmes politiques, et les Etats, qui doivent décréter une mobilisation d’urgence.
Et le premier acte, c’est le symbole, celui des mots. Dire les choses, c’est l’acte qui précède tous les autres.
Le symbole des mots, il doit exister dans notre droit.
Cher Nicolas Hulot, je sais que vous partagerez cette idée qu’il faut agir pour sauver les grands singes. Il est donc entre vos mains de décider que la France envoie un signal fort. Ce signal, ce serait de décider, symboliquement, dans notre droit, dans une loi, de doter les grands singes d’un statut particulier d’« hominidés ». C’est une idée qui fait son chemin, d’ailleurs, portée par des organisations internationales de primatologues comme le Great Ape Project depuis 1994. Notre propre droit reconnaît de fait que les grands singes ne sont pas à considérer comme d’autres espèces puisque, depuis 2013, nous avons interdit leur « usage » dans des expérimentations à des fins scientifiques.
Sauver les grands singes, ce n’est pas oublier les autres espèces menacées, bien au contraire
Allons jusqu’au bout de ce qui, peu à peu, devient évident. Dans notre juridiction, aucun grand singe ne pourrait plus ainsi être tué, torturé, maltraité, ni même privé de liberté sauf si, bien sûr, il était né en captivité. Parce que la France est un grand pays, membre du conseil de sécurité de l’ONU, membre du G7, nul doute qu’un tel acte ne resterait pas sans impact dans la communauté internationale.
Second symbole : portons auprès de l’Unesco une demande d’inscription des 4 espèces de grands singes au patrimoine mondial de l’humanité. L’Unesco peut décider une telle chose car elle considère la biodiversité et le vivant comme étant des éléments pouvant être un patrimoine de l’humanité. Une telle décision est donc à la fois possible, mais son caractère symbolique de protection la rend absolument nécessaire.

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                Un crâne de 13 millions d’années éclaire l’origine des grands singes



Ne nous arrêtons pas là. Les citoyens que nous sommes peuvent agir. Regardons les étiquettes de ce que nous consommons. Plus de bois tropical ou de produits à base d’huile de palme ! Les habitats des grands singes sont grignotés par ces cultures. Abstenons-nous !
« Perdre les grands singes, c’est perdre les forêts »
Entreprises, dans les actions responsables que vous menez, choisissez d’investir dans la préservation des grands singes. Vous dépensez des millions d’euros dans des opérations environnementales telles que la replantation d’arbres. Diversifiez vos actions et investissez dans la préservation des grands singes. Proposez des parrainages de grands singes dans des sanctuaires. Achetez des hectares de forêts tropicales ou équatoriales, habitats des grands singes, pour y éviter qu’elles ne disparaissent en cultures agricoles. Financez les salaires des gardes qui les protègent du braconnage.
Créons enfin, à l’initiative de la France, un fonds d’urgence pour les grands singes qui puissent recueillir les dons des centaines de milliers de personnes dans le monde qui, n’en doutons pas, voudront s’engager dans ce combat essentiel.

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Pour finir, précisons un point : sauver les grands singes, ce n’est pas oublier les autres espèces menacées, bien au contraire. Au-delà du symbole de sauver les « nôtres », Jane Goodall, grande primatologue qui consacre sa vie à la sauvegarde des grands singes, résume fort bien les choses : « Si nous perdons les grands singes, ce sera probablement parce que nous avons également perdu les forêts, et cela aura des conséquences totalement dévastatrices sur le changement climatique. » Autrement dit, si nous savons trouver les moyens de sauver les grands singes, c’est que l’humanité aura compris quelque chose de sa relation aux autres espèces animales, au vivant qui l’entoure… c’est que nous aurons trouvé la voie vers un vrai développement durable.
N’oublions pas : dans 32 ans, il sera trop tard. La disparition d’une espèce est une chose irréversible.
Yann Wehrling, militant de la protection des animaux et des espèces et secrétaire général du Mouvement démocrate



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le chien d’aveugle ou le cheval de selle s’intéresse à la tâche qu’on leur impose : c’est ce qu’a découvert Jocelyne Porcher en appliquant à l’animal les outils de la sociologie.
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Les animaux consentent-ils à travailler ?

Le chien d’aveugle ou le cheval de selle s’intéresse à la tâche qu’on leur impose : c’est ce qu’a découvert Jocelyne Porcher en appliquant à l’animal les outils de la sociologie.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h30
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Jocelyne Porcher est sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) au sein de l’UMR Innovation, à Montpellier. Auteure de Vivre avec les animaux. Une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte, 2011), elle a coordonné le numéro « Travail animal, l’autre champ du social » de la revue Ecologie & Politique (n° 54, 2017).
En quoi la question du travail animal intéresse-t-elle les sciences sociales ?
Il faudrait plutôt se demander pourquoi cela les intéresse si peu ! Le travail est le grand absent de la question animale, un fait social impensé. Cela peut se comprendre : du point de vue des sciences sociales, les bêtes appartiennent à la nature. Mais les animaux domestiques ne sont pas des loups ou des renards : ils vivent avec nous depuis dix mille ans, ils ont construit avec nous les sociétés humaines. Et, oui, ils travaillent.
Je n’aurais probablement pas exploré cette question si je n’avais pas moi-même côtoyé les animaux en tant qu’éleveuse : à l’époque, je me demandais déjà comment eux et nous arrivions à œuvrer ensemble. Devenue chercheuse, j’ai mené des travaux sur la souffrance des humains en système industriel. En croisant ces deux expériences, j’ai compris qu’il était possible d’étudier les contributions des animaux au travail avec les outils des sciences sociales.
Une de mes étudiantes a d’abord passé plusieurs mois dans un troupeau de laitières, restant « au cul des vaches » du matin au soir en suivant un protocole d’observation très rigoureux. Des travaux similaires ont ensuite été conduits sur des cochons de plein air, des rapaces participant à un spectacle, les sangliers d’un parc animalier : quelle que soit l’espèce, il apparaissait que les animaux collaboraient au-delà de ce qu’on leur demandait. Ce premier constat a débouché sur un programme de l’Agence nationale de la recherche (ANR) que j’ai coordonné pendant quatre ans, afin de mieux explorer le rapport au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Au moins 10 465 personnes ont été déplacées, selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).
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Un cyclone fait un mort et trois disparus à Madagascar

Au moins 10 465 personnes ont été déplacées, selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).



Le Monde
 |    06.01.2018 à 21h26
   





                        


Le cyclone Ava, qui a traversé la partie orientale de Madagascar, a fait un mort, trois disparus et plus de 12 000 sinistrés, ont annoncé les autorités samedi 6 janvier. Au moins 10 465 personnes ont été déplacées, selon un communiqué du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).
Le cyclone a frappé Madagascar vendredi matin, avant de balayer la partie orientale de la Grande Ile et de quitter le territoire samedi soir. Des vents violents et des pluies diluviennes ont laissé sous l’eau des villes, comme Tamatave (est), et les bas quartiers de la capitale, Antananarivo.
La route nationale numéro deux, reliant la côte est à la capitale, a été coupée à plusieurs endroits en raison d’éboulements de terrain, d’arbres déracinés et de montée des eaux.
Madagascar, l’un des pays les plus pauvres au monde, est régulièrement touché par des cyclones. En mars 2017, Enawo avait fait au moins 78 morts. Au cours des dix dernières années, l’île a été frappée par quarante-cinq cyclones et tempêtes tropicales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le récit écologique dominant est encore trop tendu vers la catastrophe pour devenir le levain d’une société nouvelle, souligne dans une tribune le philosophe Dominique Bourg.
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L’écologie aux portes du Capitole

Le récit écologique dominant est encore trop tendu vers la catastrophe pour devenir le levain d’une société nouvelle, souligne dans une tribune le philosophe Dominique Bourg.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 12h00
   





                        



                                


                            
TRIBUNE. Sans récit il n’y aurait ni religions, ni nations, ni partis, ni identités individuelles et collectives, autrement dit rien qui fasse sens. Nos esprits erreraient entre calculs et raisons, sans même pouvoir appréhender le temps qui passe. Il nous est impossible de ne pas nous projeter dans le temps, avec d’autres et vis-à-vis d’autres, en agissant les uns à l’égard des autres. La mise en forme de ces actions qui entrelace nos existences constituent un récit. Rien de grand ne s’est accompli sans récit.
Mise en scène du salut
L’histoire occidentale elle-même est celle des variations du grand récit chrétien. Après avoir imposé l’idée d’un cours linéaire de l’histoire, l’espérance en un âge d’or au-devant de nous et non plus derrière, l’idée chrétienne de salut n’a cessé de connaître de multiples métamorphoses. Mais ces différents récits de mise en scène du salut – ceux des rois, des moines et des saints, du marchand calviniste, celui du progrès et des Lumières, un temps concurrencé par la saga marxiste du prolétariat sauveur de l’humanité – ont tous fini par s’échouer sur les rivages du changement climatique et de l’anéantissement des espèces vivantes.
Face à ces sinistres constats, quel nouveau récit imaginer ? Le transhumanisme et les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon] leur tournent le dos – sans proposer de solutions – et s’emploient à ressusciter le progrès, mais ils ne parviennent pas à démêler le paradis de l’enfer : le désir d’immortalité y est inséparable de la crainte d’un déclassement, voire d’un asservissement par les machines.
Reste l’écologie, qui cherche à recommencer l’histoire. A l’instar du christianisme des premiers temps – resté longtemps inaudible, tapi dans l’obscurité des bas quartiers de Rome, avant de gagner la lumière du Capitole et de s’emparer de l’empire –, cette pensée peine toutefois à s’imposer. Le récit écologique est encore trop tendu vers la catastrophe pour faire naître une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La quatrième tempête hivernale a fait cinq morts et trois personnes sont activement recherchées.
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Tempête Eleanor : quinze départements placés en vigilance orange

La quatrième tempête hivernale a fait cinq morts et trois personnes sont activement recherchées.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 18h20
   





                        



   


Quinze départements sont placés en vigilance orange par Météo France jusqu’à 16 heures dimanche 7 janvier, en raison des risques d’inondations dus aux crues de fleuves et rivières. Après le passage d’Eleanor qui a fait cinq morts et trois disparus, premier bilan de cette quatrième tempête hivernale qui a traversé la France cette semaine.

   


Une policière disparaît dans la Seine, le fleuve en « vigilance jaune »
Les recherches se sont poursuivies samedi pour tenter de retrouver une policière de la brigade fluviale disparue dans la Seine lors d’un exercice vendredi 5 janvier à Paris, a appris l’AFP de source policière. Les opérations de recherche, interrompues vers 17 h 30 vendredi en raison de la tombée de la nuit, ont repris samedi « au lever du jour » et ont été interrompues à la tombée de la nuit, elles reprendront dimanche à 8 heures 30, selon la préfecture.
Dans un communiqué, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a exprimé samedi « toute sa compassion et son soutien à la famille de cette policière et à ses proches ».

   


La policière, âgée de 27 ans, a disparu dans le fleuve vendredi vers 10 h 50, lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame. Un important dispositif avait été déployé après la disparition de la jeune femme. Vendredi après-midi, 112 pompiers dont 17 plongeurs, 20 bateaux, quatre équipes cynophiles, deux hélicoptères et un drone étaient à la recherche de la policière. Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, et le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, se sont rendus à la brigade fluviale.

La crue 2018 #Paris https://t.co/YI58eUVz3Y— EmmanuelleRota (@EmmanuelleRota)


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Après le passage de la tempête Eleanor, le niveau de la Seine est monté à Paris, atteignant samedi matin environ 3,60 m à l’échelle du pont d’Austerlitz, ce qui correspond à la « vigilance jaune ». Le niveau de la Seine dans la région de Rouen, la Garonne et la Dordogne dans le Sud-Ouest, et d’autres dans le Grand Est ou en Franche-Comté s’est également fortement élevé. Elle pourrait dépasser la cote de 4 mètres « d’ici dimanche », selon l’organisme de contrôle Vigicrues. C’est tout de même loin des 6,10 mètres de la crue de la Seine de juin 2016. La stabilisation de la Seine est attendue en début de semaine.
Deux hommes portés disparus
Un citoyen allemand est porté disparu depuis jeudi après-midi, alors qu’il se trouvait à proximité d’une rivière en crue dans son village de Rouvres-sur-Aube, dans la Haute-Marne. D’importants moyens de recherche sont déployés pour le retrouver, a-t-on appris vendredi de la préfecture. « [Cette personne], qui a des difficultés pour se mouvoir, a disparu », probablement emportée par l’Aube en crue, a précisé Françoise Souliman, la préfète de la Haute-Marne, qui s’est rendue sur les lieux.
Aussi, un octogénaire qui avait quitté son domicile vers 19 heures pour observer la montée des eaux du Ternin est également porté disparu depuis jeudi soir dans le village de Lucenay-l’Evêque, au nord d’Autun, en Saône-et-Loire. Une enquête judiciaire est en cours et d’importants moyens de recherche sont mis en œuvre avec hélicoptère et équipes cynophiles, a annoncé le parquet de Chalon-sur-Saône.
Cinq morts et 26 blessés, dont quatre grièvement
Cette quatrième tempête de l’hiver a coûté la vie à cinq personnes dans les Alpes. Un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy (Haute-Savoie) sur le chantier de rénovation d’une ferme « fragilisé par la tempête », selon le parquet d’Annecy qui a ouvert une enquête.
Vingt-six personnes ont également été blessées, dont quatre grièvement, selon le dernier bilan donné, jeudi soir, par le ministère de l’intérieur.
Craintes sur les routes
Les pluies devaient persister en plein retour de dizaines de milliers de vacanciers attendus samedi sur les routes en raison de la fin des congés scolaires. La journée est classée orange en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours et invite à quitter les stations de sports d’hiver avant 9 heures ou après 16 heures.

#securiteroutiere Retrouvez tous les détails des prévisions de circulation de Bison Futé pour le week-end du vendre… https://t.co/heFq8uxBeq— Prefet87 (@Préfet de la Haute-Vienne)


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Sans compter que des dizaines de coulées de boue, de neige et d’éboulements perturbent encore la circulation et isolent des villages, comme celui de Lovettaz, au-dessus de Chambéry, ou ceux de Villard-Reymond et d’Oulles, dans le massif de l’Oisans, dans l’Isère.
Surveillance accrue dans les stations de ski savoyardes
Le risque d’avalanche reste élevé. Vendredi, le risque d’avalanches, maximal jeudi, est resté « marqué » à « fort », soit de 3 ou 4 sur une échelle de 5. « On appelle à la vigilance extrême : la neige est instable après des pluies en altitude. Le ski hors-piste est très fortement déconseillé », soulignait une porte-parole de Val Thorens, plus haute station d’Europe, à 2 300 mètres d’altitude. Les domaines ont rouvert progressivement après d’intenses efforts de sécurisation, comme à Tignes - Val-d’Isère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les rencontres successives avec sénateurs, députés et maires de Loire-Atlantique doivent permettre à l’exécutif de décider de l’avenir du projet.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/01/2018
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Notre-Dame-des-Landes : le premier ministre veut déminer le dossier auprès des élus locaux

Les rencontres successives avec sénateurs, députés et maires de Loire-Atlantique doivent permettre à l’exécutif de décider de l’avenir du projet.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h01
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 08h09
    |

            Rémi Barroux








                        


Il était un peu plus de 18 heures, vendredi 5 janvier, quand la délégation d’une trentaine de maires de Loire-Atlantique est sortie de Matignon. Ils venaient d’échanger avec le chef du gouvernement, Edouard Philippe, et avec le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, sur le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Deux heures de discussion sur les inconvénients et les avantages des deux solutions retenues dans le rapport des médiateurs remis au gouvernement trois semaines plus tôt : le maintien du projet d’une nouvelle plate-forme aéroportuaire sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, ou le réaménagement de l’actuelle infrastructure de Nantes Atlantique.

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En fin de matinée, deux sénateurs (sur les cinq du département) avaient aussi été reçus, suivis, en début d’après-midi, par les dix députés de Loire-Atlantique – neuf issus des rangs de La République en marche (LRM) et une MoDem.

   


A chaque fois, l’exercice fut le même pour le premier ministre : assurer qu’aucun choix n’était fait, et que les arguments entendus permettraient au président de la République de trancher sur ce dossier vieux d’une cinquantaine d’années et dont la déclaration d’utilité publique arrive à échéance le 8 février.
Inquiétudes face à l’abandon éventuel du projet
Emmanuel Macron s’est engagé à annoncer sa décision avant la fin janvier. D’autres consultations sont prévues, lundi 8 janvier, avec les élus d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, mardi avec ceux du Maine-et-Loire, de Mayenne et de Vendée.
Cette série de consultations doit se conclure, le 12 janvier, par la rencontre avec les responsables du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA), qui regroupe les vingt collectivités bretonnes et ligériennes investies dans le projet de nouvel aéroport du Grand Ouest, notamment la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, la présidente (Les Républicains, LR) de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, et le président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet (PS). Cette dernière réunion sera sans doute la plus délicate, tant les élus responsables du SMA sont favorables au projet de transfert de l’actuel aéroport et inquiets de la tournure que prennent les événements.
En effet, alors que la déclaration d’utilité publique a été publiée voici bientôt dix ans, que les décisions de justice ont été quasiment toutes favorables au projet, et qu’une consultation locale en Loire-Atlantique a exprimé une majorité de 55 % des voix en faveur du transfert de l’aéroport en juin 2016, rappellent-ils, l’hypothèse de l’abandon du projet et du réaménagement de Nantes Atlantique n’a jamais été aussi plausible.

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Hulot : « On choisira la solution la moins mauvaise »
Tout l’art du premier ministre fut donc de laisser entendre que le dossier n’était pas clos. Il fallait rassurer, déminer le terrain avec des élus favorables au projet dans leur très grande majorité et quelle que soit leur tendance politique, PS ou LR. Et donner tout leur sens à ces consultations qui pourraient se prolonger au-delà de la semaine prochaine, M. Philippe ayant expliqué aux maires qu’il entendrait si nécessaire des élus absents lors de ces réunions parisiennes, la semaine suivant la dernière séance du 12 janvier.

   


« Je suis convaincu que le choix n’est pas fait, qu’il le sera après cet échange collectif très positif », voulait croire, à la sortie de Matignon, Yves Daniel, député (LRM) de la 6e circonscription, celle de Notre-Dame-des-Landes. « Je suis favorable au projet de transfert, ancien agriculteur bio et membre de la Confédération paysanne, cherchez l’erreur », s’amuse à préciser le député. « Le premier ministre nous a dit que la décision n’était pas prise et qu’elle serait difficile à prendre, il a été suffisamment habile pour ne pas donner l’impression que le choix était fait », déclarait Fabrice Roussel, maire (PS) de La Chapelle-sur-Erdre et vice-président de Nantes-Métropole. « On choisira la solution la moins mauvaise », leur aurait affirmé Nicolas Hulot.

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L’évacuation de la ZAD se fera
Pour autant, de nombreux élus avaient du mal à cacher leur inquiétude. « Si le transfert de l’aéroport ne se fait pas, ce sera une légalisation du zadisme et des occupants [la ZAD, zone d’aménagement différé, devenue « zone à défendre » pour les opposants au projet] », dénonçait Sophie Errante, députée (LRM) de la 10e circonscription.
Que l’aéroport soit transféré à Notre-Dame-des-Landes ou reste à Nantes Atlantique, la ZAD sera évacuée, a réaffirmé le premier ministre. De quoi rassurer, mais pas forcément contenter tous les élus. « J’ai milité contre le projet de transfert, mais il faut repartir d’une page blanche et, pour cela, il faut tourner la page de la ZAD, la vider », avançait Sarah Elhairy, députée (MoDem) de la 5e circonscription.

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« Mais l’évacuation ne se fera pas dans les mêmes conditions s’il faut expulser les zadistes pour construire un aéroport, ou si c’est pour rétablir la légalité alors qu’il n’y a plus aucune raison d’occuper cette zone », résumait Aude Amadou, députée (LRM) de la 4e circonscription, plutôt favorable au transfert. Analyse partagée par François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, député (LRM) de la 1re circonscription et opposant depuis 1998 au projet de Notre-Dame-des-Landes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Selon les premières estimations, les deux phénomènes climatiques « auraient occasionné plus de 150 000 sinistres », précise la Fédération française de l’assurance.
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Le coût des tempêtes Carmen et Eleanor évalué à 200 millions d’euros

Selon les premières estimations, les deux phénomènes climatiques « auraient occasionné plus de 150 000 sinistres », précise la Fédération française de l’assurance.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 00h05
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 09h33
   





                        



   


La Fédération française de l’assurance (FFA) a évalué, dans la soirée du vendredi 5 janvier, à près de 200 millions d’euros le coût des tempêtes Carmen et Eleanor qui viennent de frapper la France. Cette somme est susceptible d’augmenter en raison des crues de nombreux cours d’eau.
Selon les premières estimations, les deux phénomènes climatiques « auraient occasionné plus de 150 000 sinistres ». Là encore, « ces chiffres pourraient être amenés à évoluer au regard des risques d’inondations toujours en cours. » Météo France a maintenu dans la soirée de vendredi son alerte aux inondations dans plusieurs départements de l’Est et du Sud-Ouest et signalé la propagation des crues de nombreux cours d’eau.
La FFA fait une nouvelle fois valoir que « ces événements confirment l’importance de renforcer dans notre pays les politiques de prévention des risques naturels ». Le bilan des intempéries liées au passage de la tempête Eleanor ces derniers jours en France s’est alourdi, vendredi soir, à cinq morts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les températures étaient en baisse vendredi et ne dépassaient pas les − 11 °C à New York et Boston, et devraient avoisiner les − 20 °C dans de nombreuses régions du nord-est.
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Aux Etats-Unis, une violente tempête de neige fait sept morts et paralyse le nord-est du pays

Les températures étaient en baisse vendredi et ne dépassaient pas les − 11 °C à New York et Boston, et devraient avoisiner les − 20 °C dans de nombreuses régions du nord-est.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 21h25
   





                        



   


La première tempête de neige de la saison a frappé le nord-est des Etats-Unis jeudi, avant de laisser place à des températures glaciales vendredi 5 janvier. Aux annulations de milliers de vols ont succédé des inondations historiques à Boston, et de nombreux accidents ont provoqué la mort d’au moins sept personnes.
Dans la région côtière de Boston, les autorités nettoyaient vendredi les dégâts engendrés par les inondations surprises causées par les vagues géantes qui ont accompagné la tempête. De nombreuses personnes ont dû être secourues en urgence, coincées par les eaux gelées, y compris dans des quartiers touristiques de cette métropole, a rapporté le Boston Globe, même si aucun mort n’a été déploré dans cette ville. En revanche, sept personnes sont mortes dans des accidents dus au verglas en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, à Philadelphie et en Virginie.

   


Transport aérien en difficulté
Plus de 4 300 vols ont été annulés et environ 3 500 ont été retardés jeudi, avant la réouverture, vendredi matin, des aéroports de New York et Boston. Mais près de 20 % des vols au départ ou à l’arrivée de l’aéroport Kennedy à New York étaient encore annulés vendredi et plus de 30 % au départ de La Guardia ou Logan à Boston, a précisé le site Flightaware. Les autorités locales ont mobilisé des milliers de chasse-neiges qui s’efforçaient de déblayer la neige tombée jeudi pour éviter la formation de verglas et congères, alors que beaucoup de régions de Nouvelle-Angleterre ou de l’Etat de New York ont accumulé plus de 30 cm de neige.
Plus de 10 000 personnes ont aussi été temporairement privées d’électricité jeudi dans le Massachusetts, mais la quasi-totalité des foyers avaient retrouvé le courant vendredi matin, selon le site National Grid, qui recense les coupures.
Jusqu’à − 40 ºC vendredi
Le froid a également touché des Etats du sud-est, habitués au soleil et aux palmiers. En Floride, qui avait connu, la semaine dernière, ses premiers flocons depuis trente ans, il pleuvait même des iguanes, paralysés par le froid. Les températures à Palm Beach étaient néanmoins bien remontées vendredi, le thermomètre affichant plus de 13 ºC.

   


En revanche, les températures étaient en baisse vendredi dans le Nord-Est et ne dépassaient pas, malgré le soleil, les − 11 ºC à New York et à Boston.
Elles devaient avoisiner les − 20 °C dans de nombreuses régions du nord-est en fin de journée vendredi et samedi, avec des pointes à − 40 °C plus au nord, du Maine au New Hampshire, selon les prévisions du National Weather Service (NWS), qui mettait en garde contre des vents parfois supérieurs à 60 km/h, aggravant le froid ressenti.
Après cette vague de froid qui a commencé juste après Noël, le NWS laissait entrevoir des températures plus douces pour la côte est la semaine prochaine, avec « potentiellement des températures supérieures à la normale », a-t-il tweeté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’administration Trump a fait part jeudi de son intention d’ouvrir la quasi-totalité des eaux littorales des Etats-Unis à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La hausse de la demande, liée aux températures glaciales dans une grande partie de l’Amérique du Nord, est bienvenue pour les producteurs canadiens en difficulté.
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Gaz naturel : le froid fait geler des puits au Canada, et grimper les prix

La hausse de la demande, liée aux températures glaciales dans une grande partie de l’Amérique du Nord, est bienvenue pour les producteurs canadiens en difficulté.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h32
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

Les températures glaciales qui frappent une grande partie de l’Amérique du Nord depuis Noël auront au moins fait des heureux : les producteurs de gaz naturel canadiens. Entre le 25 décembre 2017 et le Jour de l’an, l’indice de référence du prix du gaz naturel en Alberta, AECO, a augmenté de 72 %, passant de 2,50 dollars canadiens (1,65 euro) pour mille pieds cubes (un peu plus de 28 m3) à 4,30 dollars.
En effet, la baisse des températures dans cette province de l’Ouest canadien a été si intense, avec un mercure descendant parfois sous les – 40 °C, que certains puits de gaz ont gelé. Au même moment, la demande en gaz naturel augmentait en raison du froid extrême qui touchait le Canada et les Etats-Unis, entraînant, de fait, une augmentation des prix.
Mais, selon plusieurs observateurs, comme Martin King, de la firme d’investissement GMP FirstEnergy, cité dans le Financial Post, il faudrait que le froid persiste encore plusieurs semaines pour que les prix continuent d’augmenter et bénéficient durablement aux producteurs albertains qui en ont bien besoin. Début octobre 2017, le prix du gaz naturel est tombé à zéro et même devenu parfois négatif, obligeant des entreprises à payer pour se débarrasser de leur production.
Atteindre de nouveaux marchés
Si les producteurs de l’Ouest canadien connaissent des difficultés, c’est que la donne a changé au sud de la frontière. Traditionnellement, les Etats-Unis constituent le premier marché d’exportation, principalement grâce aux pipelines reliant les deux pays. Mais depuis le début des années 2010, le perfectionnement des technologies de forage horizontal et de fracturation hydraulique a entraîné l’essor de l’exploitation des réserves de gaz étanches et de schiste. Ces dernières, auparavant jugées non rentables, représentent maintenant plus de la moitié de la production canadienne de gaz naturel et devraient encore augmenter. Or, ces mêmes technologies ont aussi permis la mise en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ La justice estime que l’Etat n’a pas violé le droit en autorisant la prospection en Arctique.
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Climat : les ONG perdent leur procès contre la « pétromonarchie » norvégienne

La justice estime que l’Etat n’a pas violé le droit en autorisant la prospection en Arctique.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h22
    |

            Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            
La « pétromonarchie » norvégienne a évité l’humiliation en gagnant, jeudi 4 janvier, le procès l’opposant à des organisations environnementales qui contestent l’exploitation pétrolière dans l’Arctique. Mais cette affaire marque peut-être le début de la fin pour les tenants du tout-pétrole qui dirigent actuellement la Norvège.
Greenpeace et Natur og ungdom (« Nature et jeunesse ») avaient porté plainte devant le tribunal d’Oslo contre le ministère du pétrole, en raison de l’attribution, en 2016, de licences d’exploration en mer de Barents, une décision qui, selon les plaignants, contrevient à l’accord de Paris sur le climat et au droit constitutionnel des Norvégiens à un environnement sain et sûr pour les générations actuelles et à venir (article 112 de la Constitution).
C’était la première fois qu’un procès se tenait sur la base de cet article adopté dans les années 1990 puis amendé en 2014 et intégré au chapitre des droits de l’homme. Il dispose que « toute personne a droit à un environnement salubre ainsi qu’à un milieu naturel dont soient préservées la capacité de production et la diversité ».

Pas de violation constitutionnelle
Une des principales questions posées portait sur l’utilisation du mot « droit » : devait-elle être comprise au sens strict et impliquer une responsabilité devant les tribunaux, ou bien au sens large, comme un principe général ?
« Le côté positif du verdict est que la Cour nous a donné raison sur l’interprétation de cet article 112, en considérant qu’il s’agit d’un vrai droit, qui implique la possibilité de porter une affaire devant un tribunal, et non pas seulement d’un joli principe, explique au Monde Truls Gulowsen, responsable de Greenpeace Norvège. C’est important pour l’avenir, pour les procès qui ne manqueront pas de suivre. »
Pour le reste, le tribunal a considéré que les autorités ont pris des mesures appropriées pour remédier aux impacts environnementaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Quatorze départements sont toujours en vigilance orange ce matin. Les dommages occasionnés par Eleanor et Carmen sont évalués à 200 millions d’euros.
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La tempête Eleanor a fait cinq morts et deux disparus

Quatorze départements sont toujours en vigilance orange ce matin. Les dommages occasionnés par Eleanor et Carmen sont évalués à 200 millions d’euros.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 07h07
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h39
   





                        


Le calme revenait en France et notamment dans les Alpes, vendredi 5 janvier, après le passage de la tempête Eleanor, qui a fait cinq morts et deux disparus depuis mercredi. Mais le risque d’avalanche persiste, privant de pistes des milliers de skieurs.
Des crues importantes, favorisées par les pluies et les vents violents d’Eleanor, nécessitent une vigilance particulière. Le temps restera pluvieux dans le Centre, le Sud-Ouest et l’Est. Quatorze départements étaient toujours en vigilance orange samedi matin.
Cinq morts et deux disparus
Cette quatrième tempête de l’hiver a coûté la vie à cinq personnes dans les Alpes : un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy (Haute-Savoie) sur le chantier de rénovation d’une ferme « fragilisé par la tempête », selon le parquet d’Annecy qui a ouvert une enquête.

   


Vingt-six personnes ont également été blessées, dont quatre grièvement, selon le dernier bilan donné, jeudi soir, par le ministère de l’intérieur.
Un citoyen allemand propriétaire d’une résidence secondaire à Rouvres-sur-Aube (Haute-Marne) est porté disparu depuis jeudi après-midi, alors qu’il se trouvait à proximité d’une rivière en crue dans son village. D’importants moyens de recherche sont déployés pour le retrouver, a-t-on appris vendredi de la préfecture. « [Cette personne], qui a des difficultés pour se mouvoir, a disparu », probablement emporté par l’Aube en crue, a précisé Françoise Souliman, la préfète de la Haute-Marne, qui s’est rendue sur les lieux.
Un octogénaire qui avait quitté son domicile vers 19 heures pour observer la montée des eaux du Ternin est également porté disparu depuis jeudi soir dans le village de Lucenay-l’Evêque, au nord d’Autun, en Saône-et-Loire, que traverse une rivière actuellement en crue, selon des sources concordantes. Une enquête judiciaire est en cours et d’importants moyens de recherche sont mis en œuvre avec hélicoptère et équipes cynophiles, a annoncé le parquet de Chalon-sur-Saône.

        Lire aussi :
         

                La tempête Eleanor a fait un troisième mort



Quatorze départements en vigilance orange
Depuis mardi soir, une grande partie de la France avait été placée en état d’alerte par Météo France. Aux vents violents ont succédé des pluies intenses et un redoux qui a fait fondre la neige et gonfler les cours d’eau. Dans son dernier bulletin, le service de prévisions maintient quatorze départements en vigilance orange crues comme l’Ain, la Seine-Maritime, la Gironde, et d’autres dans le Grand Est ou en Franche-Comté. A Lyon, le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit, de même que la Seine à Rouen jeudi soir.
Les cumuls de pluies ont été impressionnants par endroits. Météo France a enregistré de « 50 à 70 litres par mètre carré sur le relief du Jura et des Hautes Vosges, plus ponctuellement de 70 à 100 litres par mètre carré près des sommets du Haut Jura et de 130 à 160 litres par mètre carré dans le secteur du ballon d’Alsace ».
Fort risque d’avalanche dans les massifs savoyards 
Dans les Alpes, le risque d’avalanche n’est plus maximal mais reste « marqué » à « fort », soit de 3 ou 4 sur une échelle de 5. « On appelle à la vigilance extrême : la neige est instable après des pluies en altitude. Le ski hors piste est très fortement déconseillé », fait savoir une porte-parole de Val-Thorens, plus haute station d’Europe, à 2 300 mètres d’altitude.

   


Les domaines skiables rouvrent progressivement après d’intenses efforts de sécurisation, comme à Tignes-Val-d’Isère, en Savoie. A Val-Thorens, seules cinq remontées à très haute altitude resteront fermées.
En Haute-Savoie, une centaine de personnes de l’Etelley, un hameau proche de la station de Morillon, ont été évacuées jeudi par mesure de précaution. Le préfet de l’Isère a demandé aux vacanciers de ne pas anticiper leur retour, car des axes sont toujours en cours de déblaiement.
Craintes sur les routes
Les craintes se situent maintenant sur les routes, où des dizaines de milliers de vacanciers sont attendus samedi avec la fin des vacances scolaires.
Bison futé a classé la journée orange en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours et invite à quitter les stations de sports d’hiver avant 9 heures ou après 16 heures. Sans compter que des dizaines de coulées de boue, de neige et d’éboulements perturbent encore la circulation et isolent des villages, comme celui de Lovettaz, au-dessus de Chambéry, ou ceux de Villard-Reymond et d’Oulles, dans le massif de l’Oisans, dans l’Isère.
Le coût de Carmen et Eleanor évalué à 200 millions d’euros
La Fédération française de l’assurance (FFA) a évalué, dans la soirée de vendredi, à près de 200 millions d’euros le coût des tempêtes Carmen et Eleanor qui viennent de frapper l’Hexagone. Cette somme est susceptible d’augmenter en raison des crues de nombreux cours d’eau. Selon les premières estimations, les deux phénomènes climatiques « auraient occasionné plus de 150 000 sinistres ». Là encore, « ces chiffres pourraient être amenés à évoluer au regard des risques d’inondations toujours en cours ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.
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NDDL : Edouard Philippe reçoit une dernière fois les élus locaux avant de trancher

Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h26
   





                        



   


Un ultime et vaste tour de table. Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit vendredi 5 janvier les élus locaux concernés par le projet d’aéroport très controversé de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), avant que l’exécutif ne tranche définitivement d’ici à la fin du mois. Maires, présidents d’agglomération, de conseils départementaux, dirigeants régionaux, députés et sénateurs se succéderont à Matignon pour faire valoir leurs positions dans ce dossier ultrasensible, auquel le président de la République, Emmanuel Macron, a promis d’apporter une réponse rapidement.

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Les élus de la Loire-Atlantique — qui ouvrent le bal —, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, qui seront reçus lundi, de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Vendée (mardi 9), ainsi que le bureau du syndicat mixte aéroportuaire (vendredi 12) seront entendus « sur leur conception de ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire mais aussi sur la façon dont ils interprètent le rapport demandé au mois de juin », remis à la mi-décembre, qui propose de choisir entre « le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique » et « le développement d’une nouvelle plate-forme aéroportuaire », a dit mercredi le premier ministre.

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« Phase ultime de concertation »
Cette « phase ultime de concertation », destinée à nourrir le choix final de l’exécutif, permettra aussi d’évoquer l’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, qui sera ordonnée quelle que soit l’option retenue, a promis M. Philippe.
« Il faut que la ZAD [zone d’aménagement différé, rebaptisée “zone à défendre” par les occupants du site] soit démantelée et elle le sera », insiste le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, appuyé par la députée La République en marche (LRM) Sophie Errante, qui attend surtout que soit mis « un terme aux situations de non-respect des droits vécues par les riverains ».
Après avoir laissé la situation s’embourber, « il est temps de passer à autre chose », résume M. de Rugy, qui « en a marre que l’on ne parle de Nantes qu’à travers ça ». L’ex-écologiste, réélu député sous la bannière de LRM, dira vendredi au premier ministre « qu’il n’y a pas de consensus absolu des élus en faveur du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des Landes ». Lui-même est opposé à ce « projet inutile et assez anachronique », et assez isolé parmi les élus mariligériens.

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Six des dix députés du département (neuf LRM, un MoDem), ont clairement dit leur soutien au nouvel aéroport, deux s’en remettent à la décision de l’exécutif et deux autres s’expriment contre (M. de Rugy et Sarah El Haïry). Parmi les cinq sénateurs, seul l’écologiste Ronan Dantec est opposé au projet.
« Je trouve insensé que les grands élus de la Loire-Atlantique s’arc-boutent sur un projet qui n’est en rien vital pour la Loire-Atlantique et pour l’Ouest », plaide ainsi M. Dantec. Quant à Mme El Haïry (MoDem), elle déplore « qu’à force de se préoccuper de cet aéroport, on n’a rien fait d’autre à Nantes ».
« Mise en scène »
Le rapport des trois médiateurs, qui éclaire d’un jour nouveau l’hypothèse d’un réaménagement de l’aéroport existant, sera vendredi sous le feu des critiques de plusieurs élus.

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« Je suis sceptique et je le ferai savoir », annonce ainsi la députée (LRM) Aude Amadou, qui attend des « éléments d’explication ».
« De manière involontaire ou volontaire, le rapport n’intègre pas certains éléments : la problématique de l’évolution du trafic, les problématiques liées aux pollutions sonores et aux particules fines, l’application stricte de la loi littoral », relève le maire (DVG) de Saint-Aignan, commune située en bout de piste de l’actuel aéroport.
« C’est un rapport biaisé, qui présente de graves lacunes », s’insurge de son côté le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, secrétaire du syndicat mixte aéroportuaire. L’ancien président de la région Pays de la Loire dénonce la « mise en scène » de cette consultation, qui « ne servira à rien puisque c’est le président de la République qui prendra la décision ».
D’autres, à l’image du député (LRM) Yves Daniel (6e circonscription de la Loire-Atlantique, celle de Notre-Dame-des-Landes), mettront en avant le « respect du fait majoritaire » en s’appuyant sur le résultat de la consultation locale de juin 2016 à l’issue de laquelle 55,17 % des Mariligériens s’étaient prononcés en faveur du transfert de l’aéroport. « Sinon, prévient-il, il y a énormément de gens qui vont faire un brûlis avec leurs cartes d’électeur, à commencer par moi. »




                            


                        

                        


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Dégradation de la qualité de l’air : la Guyane en alerte en raison de « poussières du Sahara »

L’observatoire régional de l’air prévoit vendredi une dégradation maximale de l’air avec un indice « très mauvais », de 10 sur une échelle de 1 à 10.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 03h20
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h17
   





                        


La Guyane a été placée en alerte jeudi 4 janvier en raison d’une dégradation maximale de l’air attendue vendredi, a annoncé la préfecture de Cayenne. L’observatoire régional de l’air (ORA) prévoit une dégradation accentuée vendredi, avec un indice maximal, « très mauvais » de 10 sur une échelle de 1 à 10.
L’alerte de dépassement de seuil devrait être maintenue jusqu’au week-end, a prévenu la préfecture. Il s’agit du troisième dépassement de seuil d’alerte en huit jours. La qualité de l’air est médiocre en Guyane depuis le 26 décembre. Cette situation est causée par la présence de « brumes du Sahara » transportées par des courants aériens.
Réduire l’activité sportive
Selon l’ORA, « des particules désertiques sont arrachées mécaniquement du sol sous l’action du vent, et se déplacent, de l’Afrique à l’Ouest atlantique via la Saharan Air Layer (SAL) ».
Les conditions climatiques spécifiques de la Guyane entraînent une véritable « saison de poussières », s’étendant généralement de février à avril. Les seuils réglementaires de pollution de l’air sont très souvent dépassés lors de ce phénomène, ressenti jusque dans les Antilles. L’impact répété de ces passages de particules sur la population guyanaise n’a pas été étudié.
Ces poussières peuvent avoir une action irritante sur les voies respiratoires (toux, gênes respiratoires, crise d’asthme, irritation des yeux). Les personnes sensibles et fragiles sont invitées à réduire leur activité sportive. Il est recommandé aux sportifs de ne pas participer à des compétitions intenses.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 04/01/2018
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Huit ans après la catastrophe de Deepwater, Trump relance l’exploitation offshore

Washington a fait part de son intention d’ouvrir la quasi-totalité des eaux littorales américaines à l’exploitation pétrolière et gazière, défaisant l’héritage environnemental de Barack Obama.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 01h16
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 10h22
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


C’était le 20 avril 2010. La plate-forme de forage pétrolier Deepwater Horizon, exploitée pour le compte de BP, explosait dans le golfe du Mexique, faisant onze morts et provoquant la pire marée noire que les Etats-Unis aient jamais connue. Après ce désastre écologique, Barack Obama avait renforcé la réglementation et les mesures de sécurité.
Près de huit ans plus tard, marche arrière toute : l’administration Trump veut relancer tous azimuts les forages pétroliers et gaziers en mer, qui représentent le sixième de la production d’hydrocarbures américains. L’annonce, qui couvait, en a été faite par le secrétaire à l’intérieur, Ryan Zinke, jeudi 4 janvier. « Nous nous engageons de nouveau dans la voie de la dominance énergétique en Amérique, en particulier offshore », a-t-il déclaré lors d’une conférence téléphonique : « Il y a une claire différence entre la faiblesse et la domination énergétiques. Nous allons devenir la superpuissance de l’énergie. »
Démantèlement de l’héritage Obama
Pour cela, Washington compte, progressivement à partir de 2019, ouvrir à l’exploration pétrolière 90 % des zones maritimes américaines. La mesure, qui sera mise en œuvre sur plusieurs trimestres, s’accompagne de deux autres décisions importantes : l’autorisation des forages dans un sanctuaire de l’Alaska, l’Arctic National Wildlife Refuge – surprenant cavalier inclus dans la réforme fiscale adoptée en décembre 2017 – ainsi que l’assouplissement des régulations techniques sur le forage en mer, qui avaient été adoptées après la catastrophe Deepwater Horizon.
Ces trois mesures défont l’héritage environnemental de Barack Obama. L’ancien président américain a prêté le flanc à ses détracteurs en protégeant les côtes américaines pendant l’interrègne, alors que le président élu, Donald Trump, n’était pas encore investi. Le 20 décembre 2016, M. Obama avait interdit les forages de manière permanente au large de l’Alaska et dans l’Atlantique, du Maine à la Virginie.
« M. Obama a invoqué une obscure disposition d’une loi de 1953 qui lui donne le droit d’agir unilatéralement », écrivait le New York Times, qui notait à l’époque que cette manœuvre était « qualifiée de créative par ses soutiens, d’abusive par ses opposants ». Ces dispositions avaient déjà été utilisées, mais avec une ampleur moindre. Donald Trump démantèle consciencieusement ces décisions.
Des centaines de millions de dollars sur dix ans
Parallèlement, les réglementations sont en voie d’assouplissement. Dès avril 2017, M. Trump avait signé un décret demandant de réexaminer ces mesures accusées de « priver [le] pays de milliers et de milliers d’emplois potentiels et de milliards de dollars de richesse ».
A l’avenir, le gouvernement fédéral s’impliquerait moins dans le contrôle des puits, laissant aux entreprises le soin de se réguler. Il appartiendrait aux industries pétrolières et non pas à l’Etat de déterminer si une installation est sécurisée ou non.
Le Bureau de mise en œuvre de la réglementation environnementale (BSEE) estime que l’industrie pétrolière pourrait économiser des centaines de millions de dollars sur dix ans. « En réduisant le fardeau réglementaire sur l’industrie, nous encourageons l’augmentation de la production nationale de pétrole et de gaz tout en maintenant un niveau élevé de sécurité et de durabilité environnementale », déclarait, le 28 décembre 2017, Scott Angelle, le directeur du BSEE, en présentant la future réglementation.
L’idée générale est que l’industrie peut se réguler elle-même, qu’elle a tiré les leçons de la catastrophe qui a coûté à BP 18,7 milliards de dollars (15,5 milliards d’euros) en pénalités et dommages et intérêts, et qu’au fond, la nature est plus résiliente qu’on ne le croit.
C’est le propos que tenait, en décembre 2017, l’universitaire Kelvin Droegemeier, secrétaire d’Etat à la science et à la technologie de l’Oklahoma. Interrogé sur l’irréversibilité ou non du réchauffement climatique, il citait en exemple l’affaire Deepwater Horizon : « Ce fut un désastre environnemental massif, et pourtant, grâce à la digestion microbienne d’une grande partie de la nappe, les impacts sont bien moindres que ce qui était craint. Il n’empêche, il n’est pas sage de tester Mère Nature. » Les associations écologistes contestent cette théorie de « nettoyage » par les microbes avancée dans une étude financée par BP. Elles soulignent au contraire les malformations constatées sur les espèces marines et estiment qu’il faudra au moins une décennie pour réellement évaluer les dégâts de Deepwater sur les écosystèmes.
Tollé sur la côte pacifique
Logiquement, l’industrie du pétrole se réjouit, alors que les cours du brut remontent. « Ce sont nos terres, elles appartiennent au contribuable et doivent être disponibles », a déclaré Thomas Pyle, le président de l’Alliance américaine de l’énergie. Les autorités américaines envisagent d’accorder quarante-sept autorisations de forage sur cinq ans – les eaux fédérales s’étendent de 3 milles à 200 milles nautiques des côtes. Le plan de M. Trump prévoit d’octroyer sept concessions sur la côte Pacifique, douze dans le golfe du Mexique et dix-neuf en Alaska.
A court terme, la relance de l’offshore devrait surtout être favorable au golfe du Mexique, où les infrastructures pétrolières sont très développées. L’exploration du plateau continental atlantique est beaucoup moins avancée, et les industriels sont loin d’être en mesure d’extraire des hydrocarbures. Les gouverneurs des Etats des côtes Pacifique et Atlantique sont globalement opposés à ces nouveaux forages.

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L’affaire suscite la vive inquiétude de la Floride, qui est à la fois sur l’Atlantique et sur le golfe du Mexique et qui vit largement du tourisme et entend protéger ses ressources naturelles. « Ma priorité absolue est de protéger les ressources naturelles de la Floride », a immédiatement déclaré Rick Scott, le gouverneur républicain de l’Etat.
Sur la côte Pacifique, à majorité démocrate, l’annonce suscite un tollé : « Ils ont choisi d’oublier les dégâts des marées noires passées sur la faune, la vie aquatique et les industries du tourisme dans nos Etats. Ils ont choisi d’ignorer la science, qui nous dit que notre climat change et que nous devons réduire notre dépendance aux énergies fossiles », ont accusé les gouverneurs de la Californie, de l’Oregon et de l’Etat de Washington. Il existe près d’une trentaine de plates-formes pétrolières sur le plateau continental pacifique, mais un gel des nouvelles concessions est observé depuis 1984.
« Personne n’est meilleur que les Etats-Unis pour produire une énergie propre, de qualité et responsable », a pour sa part assuré Ryan Zinke.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Des organisations de défense de l’environnement et des élus des zones concernées manifestent leur opposition à un projet qui concerne 90 % des eaux littorales américaines.
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Les Etats-Unis veulent étendre l’exploitation du pétrole et du gaz offshore

Des organisations de défense de l’environnement et des élus des zones concernées manifestent leur opposition à un projet qui concerne 90 % des eaux littorales américaines.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 20h25
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 21h12
   





                        


L’administration Trump a fait part, jeudi 4 janvier, de son intention d’ouvrir la quasi-totalité du littoral des Etats-Unis à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore, y compris au large de la Californie, de la Floride et de l’Arctique.
Cette mesure reviendrait sur des dispositions de protection du littoral prises par le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama. Des règles de sécurité s’appliquant aux plates-formes offshore avaient été prises après l’explosion, en 2010, de la plate-forme pétrolière DeepWater Horizon, opérée par BP dans le golfe du Mexique. Elle avait fait 11 morts et provoqué une marée noire sur 180 000 km2. La catastrophe a coûté 61,6 milliards de dollars à la compagnie pétrolière britannique.
La décision annoncée jeudi s’appliquerait à compter de 2019 avec un étalement sur cinq ans, et concernerait 90 % des eaux littorales américaines. Le gouvernement envisage d’accorder quarante-sept autorisations de forage sur cinq ans, a précisé le secrétaire aux ressources naturelles, Ryan Zinke, lors d’une conférence téléphonique. Sur les quarante-sept licences, dix-neuf seraient accordées au large des côtes de l’Alaska, sept sur celles du Pacifique, douze dans le golfe du Mexique et neuf dans l’Atlantique.

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Opposition d’ONG
Cette mesure, impopulaire aux yeux de certains élus des zones concernées, a été immédiatement dénoncée par des organisations de défense de l’environnement.
« L’expansion des forages offshore rencontre une forte opposition émanant des représentants des deux partis [républicain et démocrate] des communautés littorales tout comme des gouverneurs d’Etats comme le New Jersey, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, la Virginie et la Floride », a affirmé le Sierra Club, l’une des principales organisations de défense de l’environnement états-uniennes.
« Plutôt que d’écouter les gens qu’ils sont censés servir, Trump et Zinke écoutent les industriels qui ont financé leur campagne et composent leur administration », a accusé l’ONG.
Soutien de 155 parlementaires
Des voix discordantes se sont aussi élevées dans les rangs même du Parti républicain, celui de Donald Trump. Le gouverneur de la Floride, Rick Scott, a rappelé son opposition à des mesures permettant de développer les forages au large de son Etat.
« J’ai tout de suite demandé à rencontrer le secrétaire Zinke pour discuter des préoccupations soulevées par ce projet et de la nécessité de retirer la Floride de la liste », a-t-il écrit dans un communiqué.
« Nous allons écouter les avis de toutes les parties concernées », a assuré M. Zinke, ajoutant que « la Floride aura certainement son mot à dire ». Le ministère des ressources naturelles a d’ores et déjà fait savoir que 155 parlementaires américains avaient fait parvenir des lettres encourageant l’ouverture de nouvelles zones maritimes à l’exploration pétrolière et gazière à Ryan Zinke.
Selon lui, ce projet entre dans le cadre de l’agenda « l’Amérique d’abord » du président Trump. « Il y a une différence claire entre la faiblesse et la domination en matière d’énergie, a-t-il dit. Avec le président Trump, nous serons la superpuissance la plus forte car nous en avons les moyens. »



                            


                        

                        


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« Comparée à Xynthia en 2010, la tempête Eleanor n’a rien d’exceptionnel »

Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France, estime que les conséquences de cette dépression météorologique ont été aggravées par des températures particulièrement douces.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 20h11
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 11h56
    |

            Rémi Barroux








                        



   


La tempête Eleanor a causé d’importants dégâts en France, lors de son passage mercredi 3 et jeudi 4 janvier. Faisant trois morts et une vingtaine de blessés, à l’origine d’incendies en Corse, d’inondations sur le littoral et d’avalanches dans les Alpes, cette tempête et ses très forts vents, si elle n’est pas en soi exceptionnelle, a des conséquences aggravées par des températures particulièrement douces. Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France, fait le point.

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          La tempête Eleanor a fait un troisième mort



La tempête Eleanor présente-t-elle un caractère exceptionnel ?
Frédéric Nathan : Non. Comparée à Xynthia en février 2010, aux tempêtes de l’hiver 1999, cette dépression météorologique n’a rien d’exceptionnel. Pour Xynthia, les vents avaient soufflé jusqu’à 170 km/h à Paris, alors qu’ils ont été enregistrés à 111 km/h par exemple lors du passage d’Eleanor. Sur l’île d’Oléron, leur vitesse était de 200 km/h.
Les tempêtes Martin et Lothar (décembre 1999) ont été plus dévastatrices. Mais, les vents constatés ces derniers jours ont été intenses : ils ont soufflé très fort en Corse, jusqu’à 196 km/h sur le Cap et un record absolu, le plus élevé jamais enregistré dans cette ville, a même été établi à Cambrai (Nord) avec 147 km/h.
La succession, à un rythme rapide, des tempêtes, Bruno, Carmen et Eleanor est-elle inhabituelle ?
Quand on se trouve dans une configuration d’air doux, 7 °C à 8 °C au-dessus des normales saisonnières, qui entre en conflit avec l’air très froid des régions polaires, se créent des zones de changements très rapides de température, ce qui est favorable au développement de tempêtes.
La multiplication sur une période courte de ces événements n’est pas non plus exceptionnelle. Rappelons-nous les épisodes successifs de décembre 2013 à février 2014, qui ont causé des dégâts très nombreux sur les bords de mer, avec de fortes crues.
Le réchauffement climatique est-il responsable ?
On ne peut incriminer le réchauffement climatique dans ce que l’on vit ces derniers jours. Nous connaissons peut-être plus de périodes avec des températures plus douces, mais les tempêtes existent depuis toujours. La situation est différente d’avec les ouragans et les tempêtes tropicales, où l’on peut prévoir des épisodes plus violents, d’intensité 4 ou 5, mais pas forcément plus nombreux.
Pour ce qui est des tempêtes que l’on connaît en Europe, les climatologues prévoient plus de pluie sur le nord du continent, et moins de précipitations sur le sud de l’Europe. La France est entre les deux : on ne sait pas, nous nous trouvons dans une zone d’incertitude. Dans la région méditerranéenne, on peut estimer qu’il y aurait moins d’événements précipitants mais que, dans les cas des épisodes cévenols par exemple, ils pourraient être plus intenses.
Lors du passage d’Eleanor, on a constaté des phénomènes aussi variés qu’intenses, comme des avalanches, des inondations et même des incendies ? Existe-t-il un lien entre ces événements extrêmes ?
La tempête amène un air doux, beaucoup de précipitations, et la fonte des neiges présentes est accentuée. Et les vents violents déclenchent les avalanches d’autant que la neige est moins fixée. Tout le package est réuni pour causer ces avalanches.
Pour les incendies, c’est une autre histoire. Ce qui est exceptionnel c’est que l’on connaisse encore des feux importants en cette période, ce qui est dû à des sécheresses sévères, comme la Corse en a connu dernièrement. Les inondations sont aussi dues à la conjonction des précipitations et des vents à de forts coefficients de marée.
Donc, on peut avoir l’impression que tout s’enchaîne mais en réalité ces conséquences naturelles sont assez différentes. Et je ne pense pas qu’elles soient plus nombreuses aujourd’hui qu’hier. C’est la société qui est plus vulnérable, avec l’urbanisation, les transports… En décembre 1999, les tempêtes, c’étaient du jamais vu depuis au moins quatre siècles.
Les trajectoires des tempêtes, telles que vous les observez, ont-elles changé ?
Non, elles se forment généralement sur l’Atlantique et donc viennent de l’Ouest. En 1999, la situation était assez exceptionnelle puisque la cyclogenèse s’est faite sur le pays, en Bretagne. Au lieu d’arriver par les côtes puis de perdre en intensité en survolant les terres, les vents se sont renforcés à l’intérieur du pays.
Pour ce qui est de la période, la saison des tempêtes hivernales est sensiblement la même, de novembre à mars, même si on peut en observer parfois de plus tardives. A partir du printemps, on parle plutôt de fronts orageux qui peuvent, eux aussi, générer des vents violents.
Apprend-on des éléments nouveaux à chaque tempête ?
Après le passage des tempêtes fin 1999, nous avons essayé de comprendre ce que l’on n’avait pas pu analyser à l’époque. Nos modèles ne nous avaient alors pas permis de prévoir des vents aussi violents. Nous les avons améliorés, notamment les temps de calcul, grâce à des ordinateurs beaucoup plus puissants.
Aujourd’hui, on fonctionne assez bien sur la prévision des tempêtes. On travaille avec plusieurs modèles, français, européen, américain, anglais… Le matin, en arrivant vers 6 heures ou 7 heures, nous regardons si nos modèles correspondent aux relevés instantanés. Nous faisons les comparaisons et déterminons quel est le modèle le mieux calé sur la réalité. Nous le choisissons alors pour réaliser nos prévisions sur l’évolution de la tempête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Ces phénomènes spectaculaires, qui peuvent déboucher sur la mort des récifs, surviennent aujourd’hui tous les trois ans, selon une étude publiée dans « Science ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/01/2018
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Coraux : les épisodes de blanchissement ont été multipliés par dix depuis les années 1980

Ces phénomènes spectaculaires, qui peuvent déboucher sur la mort des récifs, surviennent aujourd’hui tous les trois ans, selon une étude publiée dans « Science ».



Le Monde
 |    04.01.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h28
    |

            Audrey Garric








                        



Partout dans le monde, la survie des coraux est menacée. Déjà fragilisés par la pollution, la pêche, l’agriculture ou l’aménagement côtier, ces écosystèmes vitaux des océans sont aujourd’hui irrémédiablement soumis à la pression extrême du changement climatique.
La preuve en est dans la dramatique accélération des graves épisodes de blanchissement des récifs coraliens dans l’ensemble des tropiques. La fréquence de ces phénomènes spectaculaires – qui peuvent déboucher sur la mort des coraux – a ainsi été multipliée par dix en moins de quarante ans, passant d’un tous les vingt-cinq - trente ans au début des années 1980 à un tous les trois ans en 2017, selon une étude publiée dans Science vendredi 5 janvier.
« Avant les années 1980, le blanchissement de masse des coraux était du jamais-vu, mais aujourd’hui, ces épisodes régionaux, accompagnés d’une grande mortalité de ces animaux, sont devenus la nouvelle norme dans le monde à mesure que les températures continuent d’augmenter », prévient Terry Hughes, directeur du centre d’excellence pour les études sur les récifs coralliens de l’université James-Cook, dans le Queensland (Australie).
Ce professeur, l’un des plus grands spécialistes mondiaux des récifs coraliens, avait déjà montré, dans de précédents travaux, que 93 % de l’iconique Grande Barrière de corail australienne avait blanchi en 2016. Cette fois, avec une équipe internationale de chercheurs, il a mené l’étude la plus large et la plus complète réalisée à ce jour sur l’ensemble des mers tropicales de la planète. Ils ont passé au crible cent localisations de récifs coralliens, réparties dans 54 pays, afin d’étudier la répartition d’épisodes de blanchissement, leur récurrence et leur intensité, depuis le début des années 1980.
Conséquences majeures pour les écosystèmes
La décoloration des coraux est provoquée par un stress, principalement dû à la hausse de la température de l’eau. « Le réchauffement entraîne une rupture de l’association symbiotique entre le corail et les algues vivant dans ses tissus, qui lui donnent sa couleur et lui fournissent jusqu’à 95 % de sa nourriture, explique Denis Allemand, directeur du centre scientifique de Monaco et spécialiste des coraux, qui n’a pas participé à l’étude. Sous l’effet de 0,5 °C à 1 °C supplémentaire, les zooxanthelles sont expulsées du corail, qui se retrouve sans source de nutriments, et donc le squelette blanc apparaît. »
Les récifs peuvent s’en remettre et récupérer leurs algues si l’eau refroidit, mais ils finiront par mourir si le phénomène persiste plusieurs semaines. Près de la moitié des coraux de la Grande Barrière australienne ont ainsi disparu entre 2016 et 2017, un chiffre sans précédent.
Un tel phénomène, qui s’additionne à l’acidification des océans, a des conséquences majeures pour les écosystèmes. Les coraux, sortes d’oasis des déserts océaniques, ne représentent que 0,2 % de la superficie des mers, mais abritent 30 % de la biodiversité marine connue, à laquelle ils fournissent des sources de nourriture.
Ils rendent par ailleurs de nombreux services écosystémiques aux humains, protégeant les côtes contre l’érosion, alimentant de nombreuses populations (pêche, aquaculture) et générant du tourisme. Une valeur économique chiffrée à entre 24 et 310 milliards d’euros par an, selon les estimations.
« Niveaux insoutenables »
Or, aujourd’hui, la « fréquence et l’intensité des épisodes de blanchissement des coraux atteint des niveaux insoutenables », préviennent les auteurs. Depuis 1980, ils ont ainsi recensé, dans les cent localisations, 300 épisodes sévères (c’est-à-dire avec plus de 30 % des coraux blanchis sur des dizaines ou des centaines de kilomètres) et 312 épisodes modérés (moins de 30 % affectés). Sur cette période, 31 % des récifs ont enregistré entre quatre et neuf épisodes sévères, et de nombreux autres modérés.
Les chercheurs en concluent que ces phénomènes reviennent aujourd’hui tous les trois ans – si l’on inclut les derniers épisodes les plus graves de 2015-2016 – et surviennent à des échelles régionales et non plus locales, comme avant les années 1980.
Surtout, contrairement aux précédentes décennies, ces blanchissements n’interviennent plus seulement en présence du phénomène El Niño, ce cycle naturel de réchauffement du Pacifique qui, tous les trois à sept ans, tire les températures vers le haut. En raison du changement climatique d’origine anthropique, ils se produisent durant chaque été chaud, y compris pendant le phénomène La Niña, qui refroidit pourtant la température du globe.
Une fréquence trop rapprochée, qui empêche les coraux de se régénérer naturellement. Car les espèces qui grandissent le plus rapidement mettent entre dix et quinze ans pour se rétablir totalement, les autres bien davantage.
Toutes les régions sont touchées, en premier lieu l’Atlantique Ouest (les Caraïbes), suivi par le Pacifique, l’océan Indien et l’Océanie, affectant des récifs considérés jusqu’alors comme des refuges. « Seulement six des cent localisations que nous avons examinées ont échappé à des épisodes de blanchissement sévères, mais elles ont tout de même été touchées de manière légère ou modérée », détaille Nick Graham, coauteur de l’étude et professeur d’écologie marine à l’université de Lancaster (Royaume-Uni). C’est par exemple le cas des îles Cocos ou des atolls des Rowley Shoals en Australie.
Rendre les coraux plus résistants
Quelle sera la situation dans les prochaines décennies ? Certains scientifiques sont alarmistes, estimant que les coraux auront totalement disparu de la surface du globe d’ici à 2050. Un pessimisme que ne partagent pas les auteurs de l’étude, en soulignant que tout dépend dorénavant de l’action humaine.
« Si le changement climatique se poursuit à un rythme rapide, les récifs coralliens seront gravement altérés d’ici au milieu du siècle, juge Nick Graham. Au contraire, si nous parvenons à fortement baisser les émissions de dioxyde de carbone, les coraux subiront encore des épisodes de blanchissement, mais nombre d’entre eux pourront survivre. »
« D’ici à 2040-2050, les épisodes de blanchissement massifs auront lieu tous les ans à l’échelle planétaire », estime de son côté Denis Allemand. Mais pour l’expert, un « espoir » réside dans l’adaptation de ces espèces : « Des programmes de recherche sont en cours pour trouver comment modifier le microbiome des coraux afin de les rendre plus résistants au changement climatique. »
L’expédition Tara Pacific, dont il est le codirecteur scientifique, a notamment pour objectif de comprendre pourquoi certains de ces invertébrés blanchissent moins que d’autres ou résistent à des eaux déjà chaudes. Ce qui permettrait de restaurer les récifs avec des espèces plus résistantes, tout en continuant à créer des aires marines protégées, qui limitent les stress locaux.




                            


                        

                        


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Licences pétrolières dans l’Arctique : la justice norvégienne déboute plusieurs ONG

L’Etat norvégien a octroyé, en mai 2016, des concessions en mer de Barents à treize groupes pétroliers.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 19h08
   





                        


C’est une affaire emblématique de la lutte contre le réchauffement climatique. La justice norvégienne a débouté, jeudi 4 janvier, Greenpeace et deux autres organisations non gouvernementales opposées à l’attribution par la Norvège de licences pétrolières dans l’Arctique.
Dans un jugement encore susceptible de faire l’objet d’un appel, le tribunal d’Oslo a estimé que l’Etat norvégien n’avait pas violé la Constitution en octroyant, en mai 2016, des concessions en mer de Barents à 13 groupes pétroliers, parmi lesquels le champion national Statoil, les américains Chevron et ConocoPhillips, et le russe Lukoil.

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                La Norvège attaquée en justice sur le climat



Avec les associations Nature et jeunesse et Campagne des grands-parents pour le climat, Greenpeace avait assigné la Norvège en justice, en invoquant une récente disposition constitutionnelle qui garantit le droit de tous à un environnement sain.
Leadeur du pétrole en Europe de l’Ouest
Si le tribunal d’Oslo reconnaît le droit de chacun à un environnement sain, il a estimé que l’attribution de licences d’exploration pétrolière ne violait pas ce droit. Le juge a également estimé que la Norvège, plus gros producteur de pétrole et de gaz naturel d’Europe de l’Ouest, ne pouvait être tenue pour responsable des émissions de gaz carbonique liées aux hydrocarbures qu’elle exporte dans d’autres pays.
Les plaignants avaient également fait valoir que l’autorisation de nouvelles activités pétrolières dans l’Arctique, région a fortiori fragile, allait à l’encontre de l’accord de Paris signé par Oslo en 2016, qui vise à limiter à moins de 2 °C le réchauffement climatique.
« Nous sommes satisfaits que le tribunal ait donné un contenu clair au paragraphe sur l’environnement (…) qui peut être utilisé pour stopper des décisions politiques néfastes », a réagi le chef de Greenpeace Norvège, Truls Gulowsen. « En même temps, a-t-il ajouté, nous sommes très déçus qu’il ait créé un vide juridique en prétendant que les émissions dues au pétrole norvégien à l’étranger ne sont pas couvertes par cette disposition de la Constitution. »
« La politique pétrolière de la Norvège est l’affaire du Parlement, pas du système judiciaire, a pour sa part commenté Tommy Hansen, porte-parole de l’organisation représentant le secteur pétrolier. Et c’est un Parlement unanime moins une voix qui avait adopté le 23e cycle de concessions pétrolières. Il bénéficie donc d’une solide majorité politique et démocratique. »



                            


                        

                        

