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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ L’interprète de « Résiste », « Il jouait du piano debout » ou « Tout pour la musique », qui a été la muse et l’épouse de Michel Berger, a succombé à un cancer à l’âge de 70 ans.
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La chanteuse France Gall est morte

L’interprète de « Résiste », « Il jouait du piano debout » ou « Tout pour la musique », qui a été la muse et l’épouse de Michel Berger, a succombé à un cancer à l’âge de 70 ans.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 11h27
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07.01.2018 à 17h37
   





                        


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            data-slide-description="France Gall a connu un premier succès populaire avec le titre enfantin « Sacré Charlemagne », vendu à 2 millions d’exemplaires en 1963."
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            data-slide-description="Portrait de l’artiste en 1969."
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            data-slide-description="Au Zénith de Paris en 1987. Sa tournée Tour de France 88, mis en scène par Michel Berger, rencontre un grand succès."
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            data-slide-description="En 1966 à Cannes. La chanteuse vient de susciter un scandale en interprétant « Les Sucettes », de Serge Gainsbourg."
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            data-slide-description="Elle remporte l’Eurovision de la chanson pour le Luxembourg en 1965 avec une chanson de Serge Gainsbourg."
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            data-slide-description="En 1968 avec Joe Dassin."
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            data-slide-description="Malgré la mort brutale de son mari, France Gall poursuit ses concerts, comme à Bercy en 1993. Elle est ensuite frappée par un cancer du sein, puis touchée durement par la mort de sa fille en 1997."
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            data-slide-description="Entre 1980 et 1985, France Gall enchaîne les succès avec ses albums « Paris », « France » et « Débranche ! ». Ici, en 1985 à Bercy."
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            data-slide-description="Avec ses deux enfants Raphael et Pauline lors des obsèques de Michel Berger, qui fut son mari et l’auteur de ses plus grandes chansons."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="En 2012 sur Canal+. Retirée depuis 1997, France Gall apparaît dans une vidéo en 2015 pour la comédie musicale « Résiste » en hommage à son mari."
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France Gall a connu un premier succès populaire avec le titre enfantin « Sacré Charlemagne », vendu à 2 millions d’exemplaires en 1963.

STR / AFP
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La chanteuse France Gall est morte, dimanche 7 janvier, à Paris, a annoncé sa chargée de communication, Geneviève Salama : « Il y a des mots qu’on ne voudrait jamais prononcer. France Gall a rejoint le Paradis blanc le 7 janvier, après avoir défié depuis deux ans, avec discrétion et dignité, la récidive de son cancer. » L’interprète de Poupée de cire, poupée de son et de Résiste avait été hospitalisée mi-décembre à l’Hôpital américain de Neuilly, près de Paris, officiellement pour une infection sévère.

        Les réactions :
         

          Mort de France Gall : Macron salue la « sincérité » et la « générosité » de l’artiste



Une famille de musiciens
Isabelle Gall, de son vrai nom, est née le 9 octobre 1947 à Paris. Elle grandit dans l’univers de la musique. Son père, Robert Gall, lui-même chanteur et auteur, avait composé des chansons pour Edith Piaf et Charles Aznavour ; son grand-père avait, lui, cofondé les Petits Chanteurs à la Croix de bois.
Commençant à chanter dès l’adolescence, elle monte sur scène dès l’âge de 16 ans et connaît son premier succès populaire avec Sacré Charlemagne, écrit par son père, qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires.

        A écouter :
         

          Pourquoi France Gall a marqué la chanson française en 5 titres



Gagnante de l’Eurovision
En 1965, France Gall remporte le concours Eurovision de la chanson, pour le Luxembourg, en interprétant Poupée de cire, poupée de son, de Serge Gainsbourg. Elle suscitera le scandale en chantant un autre tube écrit par l’auteur-compositeur, Les Sucettes, aux paroles suggestives.
A la fin des années 1960, elle enchaîne les disques et part chanter en Allemagne, mais sans renouer avec le succès populaire de ses débuts. Elle entretient une brève liaison avec Claude François auquel leur rupture inspirera Comme d’habitude. Après Bébé Requin (1967), sa carrière piétine. France Gall vit cinq ans avec Julien Clerc, puis le quitte. Il chantera Souffrir par toi n’est pas souffrir.
La rencontre avec Michel Berger
Sa rencontre avec Michel Berger en 1973 constitue le tournant de sa carrière. Il écrit pour elle La Déclaration d’amour en 1974, un single qui relance durablement sa carrière. France Gall devient sa muse mais aussi son épouse et la mère de ses deux enfants, Pauline en 1978 et Raphaël en 1981.

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Elle enchaîne avec lui les succès musicaux : Musique, Viens je t’emmène, Besoin d’amour, Il jouait du piano debout, Tout pour la musique, Résiste, Diego, Evidemment, Ella, elle l’a… La chanteuse participe aussi à la comédie musicale Starmania. Le couple s’investit en Afrique, achète une maison à Dakar et s’engage à travers l’album Babacar, et l’action SOS Ethiopie.
Touchée par des drames personnels

   


Tout bascule lors que Michel Berger meurt brutalement d’une crise cardiaque en 1992 à l’âge de 44 ans, deux mois après la sortie de leur album Double jeu. Un an après, la chanteuse est frappée par un cancer du sein. France Gall remonte pourtant sur scène jusqu’à un nouveau coup dur, la mort de sa fille Pauline de mucoviscidose en 1997, qui signe sa retraite.
En 2015, à l’âge de 68 ans, la chanteuse avait fait son retour via une vidéo pour la comédie musicale Résiste, qui remettait au goût du jour les tubes du couple qu’elle formait avec Michel Berger.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La chanteuse est décédée dimanche 7 janvier, à l’âge de 70 ans. Sa mort a suscité d’emblée de nombreux hommages.
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Mort de France Gall : Macron salue la « sincérité » et la « générosité » de l’artiste

La chanteuse est décédée dimanche 7 janvier, à l’âge de 70 ans. Sa mort a suscité d’emblée de nombreux hommages.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 18h02
   





                        



   


La chanteuse France Gall est morte, dimanche 7 janvier, des suites d’un cancer. Elle avait 70 ans. L’information a été transmise à l’AFP par la chargée de communication de l’artiste, Geneviève Salama. Elle a suscité d’emblée de nombreux hommages de fans et de personnalités. Parmi eux :
Le président Emmanuel Macron : « France Gall a traversé le temps grâce à sa sincérité et sa générosité. Elle laisse des chansons connues de tous les Français et l’exemple d’une vie tournée vers les autres, ceux qu’elle aimait et ceux qu’elle aidait. »
Françoise Nyssen, ministre de la culture : « Icône de la chanson française, intemporelle, France Gall n’appartenait pas à une génération : elle a su s’adresser à toutes. Elle a affronté les combats personnels en donnant tout pour la musique. Elle nous quitte, mais évidemment on dansera encore sur des accords qu’on aime tant. »
Julien Clerc : « France, nous avions 20 ans, des bonheurs, des chagrins. Une part de ma vie s’en va avec toi. »
Jane Birkin : « Elle était très discrète, mystérieuse. Elle ne se vantait pas des choses qu’elle faisait. (…) Elle faisait les choses en douce. »
Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes :

« De mon village capitale 
Où l’air chaud peut être glacial 
Où des millions de gens se connaissent si mal
— MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa)


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Laurence Rossignol, ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes : « “On rit encore, pour des bêtises, comme des enfants, mais pas comme avant…” Voilà. C’est ça. Charlie et France Gall dans ce même dimanche triste et gris. »
« France Gall avait de la grâce »
La chanteuse Louane : « Sûrement France Gall est-elle heureuse de retrouver Michel Berger au Paradis Blanc. Ils nous laissent tellement de chansons éternelles. »
François Hollande : « France Gall était une chanteuse lumineuse, qui a su donner sa voix aux plus grands auteurs. Elle a fait de ses chansons des succès qui sont entrés dans notre patrimoine musical. »
Nicolas Sarkozy : « C’est tout autant l’artiste merveilleuse et talentueuse que la personnalité engagée, passionnée, entière que j’aimais chez France Gall. Ses mots et ses mélodies resteront à jamais dans nos cœurs. Pensées pour les siens. »
Pierre Lescure : « Je sais pas vous, j’avais beau savoir que France était affaiblie ces temps derniers, je pleure comme un môme. Parce que France Gall avait de la grâce, une des plus grandes et belles voix de France. Après les jolies chansons pop de Serge, les titres inoubliables de Michel… »
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste : « France Gall s’éteint, la chanson populaire perd une nouvelle voix, la solidarité avec l’Afrique, qui était son combat, aussi. Elle rejoint Michel Berger avec qui elle avait si souvent enchanté nos cœurs. Nous garderons d’elle tant de si belles mélodies. »
Les organisateurs de l’Eurovision, concours que France Gall avait gagné en 1965 avec le morceau Poupée de cire, poupée de son : « Au nom de la famille entière de l’Eurovision, nous adressons nos plus profondes condoléances aux proches de France Gall. »
La chanteuse Alizée : « Elle fait partie des artistes que j’ai le plus écouté et chanté… On a tous eu une idole dans sa vie… France Gall était la mienne… J’ai eu la chance de passer un après-midi inoubliable dans sa maison à Saint-Tropez… Je suis tellement triste aujourd’hui… »
Nagui : « Quelle tristesse de perdre France Gall, sa voix, son talent, son rire, ses yeux brillants. Ayons une pensée émue pour son fils Raphaël. »
La Fédération française de rugby :

Il y a eu beaucoup de France/Galles.
Mais il n'y avait qu'une seule France Gall. 😢

— FFRugby (@FF Rugby)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ « Il jouait du piano debout », « Résiste », « Ella, elle l’a »… Autant de morceaux qui symbolisent la carrière de la chanteuse et qui sont nés sous l’impulsion de celui dont elle fut l’épouse, la muse et l’interprète pendant près de vingt ans.
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France Gall et Michel Berger, couple inoubliable de la chanson française

« Il jouait du piano debout », « Résiste », « Ella, elle l’a »… Autant de morceaux qui symbolisent la carrière de la chanteuse et qui sont nés sous l’impulsion de celui dont elle fut l’épouse, la muse et l’interprète pendant près de vingt ans.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 13h22
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 14h15
   





                        



Se remémorer France Gall, morte à 70 ans, dimanche 7 janvier, des suites d’un cancer, ne serait pas complet sans le souvenir de son histoire avec Michel Berger. Il jouait du piano debout, Résiste, Ella, elle l’a… Autant de morceaux qui symbolisent la carrière de la chanteuse et qui sont nés sous l’impulsion de celui dont elle fut l’épouse, la muse et l’interprète pendant près de vingt ans.
« Deux ou trois mots d’amour »
En 1973, France Gall cherchait un nouveau départ : elle a alors contacté Michel Berger, auteur-compositeur connu pour son travail avec Françoise Hardy et Véronique Sanson, dont il était séparé depuis peu. Sous la houlette du grand mélodiste à l’écoute des sons pop venus d’Outre-Manche ou des Etats-Unis, France Gall a dévoilé une nouvelle facette de son talent.
Tout a commencé avec La Déclaration et ses « deux ou trois mots d’amour de tous les jours », le tube de l’été 1974, qui a été leur premier succès d’une longue série.

De leur union sont restés d’inoubliables tubes, sept albums et de très nombreux concerts, en particulier celui donné en duo au Palais des sports en 1982. Avec Musique, Si maman si, Il jouait du piano debout, Plus haut, Besoin d’amour, Résiste, Débranche, Babacar, Ella, elle l’a, France Gall est devenue l’une des stars majeures de la chanson française, après avoir triomphé dans la comédie musicale Starmania au Palais des congrès en 1979.

Avec Michel Berger, ils ont également collaboré avec une de leurs idoles, Elton John. Michel Berger leur a écrit le morceau Donner pour donner qu’ils enregistreront en 1981 à Los Angeles. Suivra pour France Gall son album Tout pour la musique et bien d’autres grands tubes.
Carrière brisée
La chanteuse, qui disait être « née avec Michel Berger », l’a également épousé. Le 22 juin 1976, ils se sont mariés à Paris dans la plus stricte intimité, avant de partir en voyage de noces aux Etats-Unis. Loin du tumulte médiatique, ils ont eu deux enfants, Pauline en 1978 – qui mourra fin 1997 de la mucoviscidose, à 19 ans – et Raphaël en 1981.
Mais le 2 août 1992, deux mois après la sortie de leur album en duo Double Jeu, Michel Berger est foudroyé par un infarctus alors qu’il passe ses vacances en famille dans sa résidence d’été à Ramatuelle. Il avait 44 ans.

   


Un an plus tard, France Gall est remontée sur la scène du palais omnisports de Paris-Bercy. Un album de reprise est aussi sorti en 1996. Mais elle a mis fin à sa carrière en 1997 après le décès de sa fille, faisant une dernière apparition à l’Olympia en duo avec Johnny Hallyday pour interpréter la chanson Quelque chose de Tennessee, qui fut écrite par Michel Berger.

Depuis, France Gall n’était revenue sur le devant de la scène que pour faire vivre la musique de Michel Berger à travers des émissions télévisées, des intégrales et des coffrets. En 2015, elle a offert aux admirateurs un ultime hommage à l’homme de sa vie : la comédie musicale Résiste, où elle n’apparaissait qu’en vidéo.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Avec ses tubes, l’interprète préférée de Michel Berger, a profondément marqué l’histoire de la variété hexagonale. Retour sur les moments forts de sa carrière en quelques grandes compositions.
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« Ella, elle l’a », « Sacré Charlemagne »... Pourquoi France Gall a marqué la chanson française en 5 titres

Avec ses tubes, l’interprète préférée de Michel Berger, a profondément marqué l’histoire de la variété hexagonale. Retour sur les moments forts de sa carrière en quelques grandes compositions.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 14h55
    |

                            Brice Laemle








                        



   


La chanteuse France Gall, 70 ans, est morte, dimanche 7 janvier, peu après 10 heures des suites d’un cancer. L’inoubliable interprète de Poupée de cire, poupée de son a marqué l’histoire de la chanson française avec ses dizaines de tubes populaires, impossible à ne pas fredonner. France Gall s’était retirée de la scène après le décès de sa fille Pauline de la mucoviscidose en 1997, mais même après vingt ans d’absence, nombre de ses morceaux restent des classiques de la variété française.
« Sacré Charlemagne » (1964)

« Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école ? », chante France Gall en 1964 alors qu’elle n’est qu’une adolescente de quinze ans. Poussée vers la chanson par son père, le chanteur Robert Gall, elle a déjà deux tubes à son actif : Ne sois pas si bête et N’écoute pas les idoles. Avec ses paroles entêtantes, bientôt chantées dans les écoles françaises, et même au Japon, Sacré Charlemagne se vend à deux millions d’exemplaires à travers le monde.
« Poupée de cire, poupée de son » (1965)

Lorsqu’elle se présente devant le micro en ce 20 mars 1965 pour représenter le Luxembourg au concours de l’Eurovision, la voix de France Gall tremble un brin. Contrairement à ce que laissent entendre les paroles qui font d’elle un pantin, c’est bien elle qui a choisi cette composition parmi dix titres. Un choix culotté et efficace puisqu’elle remporte cette dixième édition de l’Eurovision. Du haut de ses 18 ans, elle chante devant 150 millions de téléspectateurs à travers l’Europe, cette chanson composée par Serge Gainsbourg. Celle-ci a tellement d’écho que France Gall fait même des adaptations japonaise et allemande, dont chacun jugera la qualité.

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« La Déclaration » (1974)

La seconde moitié des années soixante sera moins fertile en termes de succès pour France Gall. En 1966, elle chante Les Sucettes de Serge Gainsbourg, chanson aux paroles qui paraissent innocentes, mais sont en réalité tendancieuses. Son public lui en tient rigueur et il faut attendre 1974 pour qu’elle revienne en tête des charts avec une balade romantique La Déclaration. L’année précédente, elle a pris un nouveau départ en rencontrant son futur mari Michel Berger. A eux deux, lui, compositeur prolifique, elle, géniale interprète, ils formeront une machine à tubes pendant les quinze années à venir.
« Besoin d’amour » (1979)

France Gall dit être « née avec Michel Berger ». L’opéra-rock Starmania, dans lequel elle joue le rôle de Cristal, composé par Berger et écrit par Luc Plamondon, est présenté pendant un mois au Palais des Congrès en 1979. Les morceaux Quand on arrive en ville, Le monde est stone, Le Blues du businessman, Monopolis ou encore Besoin d’amour remportent l’adhésion du public. Un triomphe d’autant plus retentissant que le genre de la comédie musicale n’est pas très reconnu en France à la fin des années 1970.

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« Ella, elle l’a » (1987)

Musique, Si maman si, Il jouait du piano debout, Babacar, Résiste, Diego libre dans sa tête, Débranche : voilà quelques-uns des plus grands succès signés par le duo Berger-Gall qui émaillent les années 1980. Ensemble, ils rendent un hommage « de son vivant » à la chanteuse de jazz noire Ella Fitzgerald en 1987 avec la chanson Ella, elle l’a. Résultat : 1,5 million d’exemplaires vendus dans le monde. « Elle a ce tout petit supplément d’âme, cet indéfinissable charme, cette petite flamme », chantait France Gall. Elle s’est éteinte le 7 janvier 2018.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Ecrite par Serge Gainsbourg en 1966, la chanson cachait un double sens érotique donc la jeune France Gall ne savait rien en l’interprétant.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
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<filnamedate="20180107"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180107"><AAMMJJHH="2018010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La chanteuse est morte, dimanche 7 janvier, à l’âge de 70 ans.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’INA a publié une compilation de vidéos de France Gall, morte dimanche 7 janvier à l’âge de 70 ans.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La comédie musicale, présentée au Palais des Sports de Paris en 2015, fonctionne grâce aux succès de l’artiste mort en 1992.
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Le spectacle « Résiste », de France Gall et Bruck Dawit, fait revivre Michel Berger

La comédie musicale, présentée au Palais des Sports de Paris en 2015, fonctionne grâce aux succès de l’artiste mort en 1992.



Le Monde
 |    06.11.2015 à 09h24
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 14h44
    |

            Véronique Mortaigne








                        



                                


                            

Michel Berger est un artiste éminemment populaire, décédé en 1992. Ce sont ses chansons qui ont fait l’homme. Ce sont elles que le public attend. Pas toutes, parce qu’il en a écrit beaucoup, mais il y a une ferveur continue autour de certaines, de Il jouait du piano debout à Ella elle l’a ou Débranche, qui ont accompagné les sorties du samedi soir, les déclarations d’amour, les méchants coups de blues, les mariages – nous ne parlerons pas des enterrements, il est hors des traditions françaises de fêter en chantant l’accès des défunts au royaume des cieux.

Des deuils traversent Résiste, la comédie musicale conçue par France Gall et Bruck Dawit, présentée au Palais des Sports de Paris avant tournée hexagonale. Les deux filles, Maggie et Mandoline Bouvier, sont élevées par leur papa, patron d’une boîte de nuit qui porte le nom de la maman décédée, Lola. On apprend plus tard que Monsieur Bouvier a, dans sa jeunesse, fauché Lola à son meilleur ami, banquier. Celui-ci, a un nom, Monsieur Dumas – on est clairement d’une autre époque, rassurante. Et il lui en veut. Il ne couvrira pas les dettes du Lola’s, qui fermera.
Entre-temps, la fille du banquier, qui est la meilleure amie des filles Bouvier, pas de mère non plus, se fait trucider lors de l’attaque de la banque paternelle par le voyou qu’elle a décidé d’aimer. Qui lui-même est le frère de Mathis (Victor Le Douarec), le pianiste dont Maggie va tomber amoureuse. Bien.
La meilleure spécialiste
Le Lola’s est fréquenté par des Papillons de nuit et des Princes des villes. L’ombre des gangs de West Side Story et des bandes de Starmania passe un très court instant. Mais les Princes des villes sont de gros balourds qui cherchent des meufs à bisous et rendent service à tout le monde.
Nous sommes dans l’époque, et la chorégraphie (Marion Motin), style hip-hop énervé, est là pour créer les anachronismes, le style Berger s’apparentant quand même...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L'ex-poupée yéyée qui se dit "née avec Michel Berger" évoque, à l'occasion de la sortie de l'intégrale "Evidemment (les années Warner)", la carrière d'un couple à l'unisson.
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France Gall, l'ingénue devenue chanteuse de scène                                                                                                                                                                                                               

L'ex-poupée yéyée qui se dit "née avec Michel Berger" évoque, à l'occasion de la sortie de l'intégrale "Evidemment (les années Warner)", la carrière d'un couple à l'unisson.



Le Monde
 |    20.10.2004 à 12h46
   





                        


"Je suis du côté des fiers, c'est capital d'avoir ce sentiment", affirme France Gall pour commencer la conversation. La chanteuse présente une intégrale des collaborations avec son mari, Michel Berger, mort en 1992. Intitulée Evidemment (les années Warner), cette intégrale a été précédée d'un best of, et d'un coffret de trois CD. Sur la pochette figurent les photos des trois supports musicaux utilisés jusque-là par le couple Gall-Berger : la cassette audio, le microsillon et le CD. "Je voulais avoir un objet entre les mains, car dans trois ans tout cela sera fini", la musique sera dématérialisée, une page tournée.
En 1964, année où Barbara crée Nantes, Isabelle Gall, dite Babou, et bientôt France, apparaît au firmament français, section enfantine. Elle chante Sacré Charlemagne, une chanson écrite par son père, parolier, auteur notamment de La Mamma - musique de Charles Aznavour. Voilà déjà deux ans que l'adolescente a été "chouchou" de Salut les copains avec Ne sois pas si bête. En 1965, elle devient la première des femmes chanteuses de Gainsbourg, avant Brigitte Bardot et Jane Birkin. Avec Poupée de cire, poupée de son, vainqueur de l'Eurovision en 1965, elle augure des succès grand public de Gainsbourg.
Cette intégrale n'est pas la vôtre puisque n'y figure aucune des chansons antérieures à votre rencontre avec Michel Berger. Pourquoi ?
J'effacerais bien cette période. J'en garde un souvenir de mal-être. Je n'avais pas vraiment choisi de chanter, ni de me montrer. Les chansons ne m'allaient pas - même si j'adore celles de Serge Gainsbourg. Dans l'esprit des gens, j'étais un personnage trouble, avec une identité embrouillée. De Charlemagne aux Sucettes !
J'avais besoin d'un dialogue. Je suis née quand j'ai rencontré Michel, un peu comme la Belle au bois dormant. Après ma rencontre avec Michel, j'ai eu une ligne. Avant, c'était le panier de la ménagère. On doit me mettre sur des rails, et je ne savais pas où ils étaient. Quand j'étais enfant, on m'appelait "le Petit Caporal", mais j'étais innocente. Serge Gainsbourg et Michel Berger ont compris qu'ils devaient me donner des ordres : "Laisse tomber les filles", "Débranche"...
[Après cinq ans de flirt avec les yéyés, France Gall revient au silence. L'époque affiche les mastodontes de la chanson française, auteurs, compositeurs, interprètes (Ferré, Brassens, Brel, Barbara), et les interprètes, plutôt mal considérés, jamais au rang de Piaf ou Montand. Chez les yéyés, les filles - Françoise Hardy, Sylvie Vartan, Sheila, etc. - font un peu bécasses, même quand elles ont du talent. Elles n'ont pas toute bien supporté l'ambition parentale de lancer sa progéniture]
Vous veniez d'une famille de musiciens. Cela vous a-t-il aidé ?
A mes débuts, on considérait que nous, les chanteuses, étions des collégiennes pas sérieuses, des écolières, nous n'étions portées par rien. Je ne me suis jamais donné d'importance. Mon père aimait la variété. Mon grand-père maternel fut l'un des créateurs des Petits Chanteurs à la croix de bois. Il jouait de l'orgue à la cathédrale d'Auxerre. Ma mère n'avait de considération que pour le classique, elle avait sur moi un regard très négatif. Au contraire, Michel a eu une éducation très combative. Il avait conscience qu'il devait laisser des traces. Moi, je vivais dans l'instant.
[En 1973, Michel Berger chante Attends-moi. Il a débuté jeune, à 16 ans, a été "chouchou" de Salut les copains, et figure aussi sur le fameux poster de la famille yéyé prise en 1966. En 1973, France Gall entend Berger à la radio. Véronique Sanson, qui a beaucoup donné musicalement à Michel Berger, vient de le quitter pour Stephen Stills]
Comment avez-vous découvert Michel Berger ?
J'ai entendu une chanson par hasard et j'ai été sous le charme, à cause de la simplicité et du son. Michel, pianiste de formation classique, était tombé sur Ray Charles à 12 ans. Il a commencé à chercher sa sonorité vers 15 ans, il a publié son premier album en 1972, après sept ans de maturation. Il s'intéressait au monde, sous des dehors de légèreté.
[Il a écrit Diego pour les prisonniers politiques, Babacar pour l'Afrique. Elle ajoute qu'elle a souffert en écoutant la version de Musique de la Star Academy.]
La musique et la rythmique de Michel se comprennent, se chantent. Ces enfants de la télévision sont touchants, mais ils ont fait de Musique un divertissement gentil, alors que c'est une chanson de guerre, qui demande que l'on dépose les armes. Elle perd son essence. On dit d'eux qu'ils sont des artistes, mais des artistes, il y en a très peu.
Vous et Michel Berger en faisiez partie ?
Michel était un artiste, pas moi, parce que je n'ai pas de douleur, de poids. Je suis en harmonie avec le quotidien. Je ne connais pas le combat avec l'écriture. Un artiste, cela ne se crée pas artificiellement, pas plus que la bonne musique. Les émissions de télévision répondent aujourd'hui à des exigences commerciales précises, on sait ce qu'en pense Patrick Le Lay -PDG de TF1-. Dans les années 1970, la télévision, celle des Raisins verts de Jean-Christophe Averty, a été importante pour nous. Quand nous avons présenté en 1976 Emilie ou la Petite Sirène un samedi soir, 79 % des téléspectateurs français l'ont regardée.
[Gall-Berger, c'est un duo en or. De Ma déclaration à Laissez passer les rêves, c'est une manne de tubes. Un duo yin yang plutôt rare. Hardy épouse Dutronc, mais ils se croisent, sans plus. Parfois, Babou Gall se retire]
En 1987, pour me consacrer à ma famille, je ne voyais pas ce que je pouvais faire de mieux, et je ne tire aucun plaisir de la répétition.
[Elle a eu des moments durs : un retour en concert, choisi par elle, en 1993 à Bercy, en solitaire après la mort de son mari, alors qu'elle cherche à conjurer un malaise personnel quant à la scène. Le premier exorcisme après les années yéyé, en 1978, avait eu lieu au Théâtre des Champs-Elysées, avec un orchestre entièrement féminin. En 1979, elle joue le rôle de Cristal au Palais des Congrès pour la première de Starmania, de Luc Plamondon et Michel Berger.]
Starmania ? Un truc dur.
Pourquoi ?
Si j'étais chanteuse d'opéra, ça se saurait. Or Monopolis, par exemple, était très difficile vocalement. Chaque jour, c'était un pari inconfortable pour moi - sauf les duos avec Daniel Balavoine. Tom O'Horgan, le metteur en scène américain, nous faisait travailler avant le spectacle. Nous nous roulions par terre en nous embrassant. Ça s'est mal passé, il est parti dès le lendemain de la première...
[Dans les moments les plus heureux de sa vie, France Gall inclut le Palais des Sports de 1987.]
J'avais tout, j'avais été reconnue en tant que chanteuse de scène ; l'enregistrement de Babacar avait été formidable, dans un château fort avec un pont-levis, où Michel nous avait enfermés, à côté de Milan.
Parmi vos chansons préférées figure Là-haut, pour laquelle vous aviez demandé à Jean-Luc Godard de réaliser un clip. Pourquoi ?
Pour cette chanson prémonitoire, lumineuse, que Michel a écrite à 32 ans, j'ai écrit à Jean-Luc Godard. Il a accepté, nous avons tourné chez lui. Dans un premier temps, j'ai rejeté ce clip, qui n'en était pas un, mais une petite uvre d'art, où il se montrait. 
Mais de fait, le clip est resté dans les tiroirs, parce que Godard y avait filmé tous les tableaux qu'il aimait, en oubliant de demander les autorisations nécessaires. Par la suite, ce clip m'a bouleversée.
Véronique Mortaigne



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le nord-est et le sud-ouest de la France restent en alerte, avec notamment des risques d’inondations.
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Six morts causées par la tempête Eleanor, treize départements restent en vigilance orange

Le nord-est et le sud-ouest de la France restent en alerte, avec notamment des risques d’inondations.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 18h51
   





                        



   


Alors que les conditions météorologiques restent agitées, quelques jours après le passage de la tempête Eleanor, le bilan a été porté à six morts, après la découverte, dimanche 7 janvier, du corps d’un octogénaire disparu jeudi soir en Saône-et-Loire. Cinq autres personnes ont trouvé la mort entre mercredi et vendredi en raison des intempéries en Isère, Savoie et Haute-Savoie.
Deux personnes sont toujours portées disparues après le passage de la tempête : un Allemand de 70 ans, qui a pu être emporté en Haute-Marne par l’Aube en crue, et une policière de la brigade fluviale à Paris, qui effectuait un exercice par forts courants et a disparu vendredi. Les recherches dans la Seine devaient reprendre dimanche matin.
Plusieurs fleuves et rivières en crue

   


Treize départements ont été placés en vigilance orange par Météo France dimanche, jusqu’à 16 heures lundi 8 janvier. Une vigilance orange crues concerne huit départements : l’Aisne, les Ardennes, la Marne, la Meuse, la Haute-Saône, le Doubs, le Jura et l’Aveyron. Aussi, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales restent en vigilance orange pluie-inondation et orages. Enfin, une vigilance orange avalanche a été lancée sur la Savoie et les Hautes-Alpes.
Le cumul de fortes précipitations a fait gonfler les rivières. Le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit à Lyon et le niveau de la Seine pourrait dépasser les 4 mètres dimanche à Paris. L’organisme Vigicrues a placé la majorité des cours d’eau du nord-est et du sud-ouest de la France en vigilance jaune, et certains sont mêmes classés orange, signes de « risque de crue génératrice de débordements importants » : l’Aisne moyenne, la Marne, la Saulx et l’Ornain dans la Meuse, l’Ognon, entre la Haute-Saône et le Doubs, la Dordogne aval, ainsi que la Cesse et les basses plaines de l’Aude.
Méteo France appelle les habitants des départements concernés à être prudents dans leurs déplacements, à ne pas rouler sur des voies immergées et à mettre leurs biens en sécurité en surveillant la montée des eaux.
Un épisode méditerranéen en Languedoc
L’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales sont concernés par un « épisode méditerranéen », c’est-à-dire de violents orages remontant d’Espagne, accompagnés de grêle et d’importants cumuls de précipitations. Localement, entre 130 et 150 mm sont attendus en vingt-quatre heures. Ces intempéries s’accompagnent d’un risque de vagues-submersion sur les côtes de ces trois départements, car le vent d’Est génère de fortes vagues et une élévation du niveau de la mer.
Des Espagnols piégés par la neige
Les intempéries ont aussi touché l’Espagne, où des alertes à la neige, aux vents violents et aux averses ont été émises pour 37 provinces. Un millier d’automobilistes se sont trouvés bloqués toute la nuit de samedi à dimanche sur l’autoroute Madrid-Ségovie, et 250 soldats ont été déployés pour leur porter secours en ce week-end de retour de vacances.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La cérémonie, silencieuse à la demande des familles, s’est résumée à la lecture des noms des victimes et une minute de silence suivies d’une « Marseillaise ».
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« Charlie Hebdo », Hyper Cacher : trois ans après, de sobres commémorations à Paris

La cérémonie, silencieuse à la demande des familles, s’est résumée à la lecture des noms des victimes et une minute de silence suivies d’une « Marseillaise ».



Le Monde
 |    07.01.2018 à 08h22
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 16h37
   





                        


Le 11 janvier 2015, plusieurs millions de personnes, chefs d’Etat et anonymes, avaient défilé en France pour dénoncer l’attentat commis quelques jours plus tôt à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, à Paris. Trois ans après ces attaques terroristes qui ont causé 17 morts et qui ont marqué le pays, les hommages se font discrets et en ordre dispersé.

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                Charlie Hebdo et Hyper Cacher : trois ans après les attentats, l’enquête sera close en 2018



Pas de discours
Emmanuel Macron s’est rendu dimanche 7 janvier sur les différents lieux parisiens des attaques. Les hommages, sobres, conformément aux vœux des familles, ont commencé à 11 heures devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, dans le XIe arrondissement de Paris, où onze personnes ont été fusillées par les frères Chérif et Saïd Kouachi. Après la lecture des noms des morts, le dépôt de gerbes et une minute de silence, La Marseillaise a retenti.
Le président de la République n’a pas prononcé de discours. Il était accompagné de son épouse Brigitte Macron, de quatre ministres : Gérard Collomb (intérieur), Nicole Belloubet (justice), Françoise Nyssen (culture) et Benjamin Griveaux (porte-parole) et de la maire de Paris, Anne Hidalgo.
L’ancien président François Hollande a, quant à lui, publié un message sur son compte Twitter. « Il y a trois ans, des terroristes décimaient la rédaction de Charlie, assassinaient des policiers, et les clients d’un Hyper Casher. Nous ne devons rien oublier de ces terribles journées. »

Il y a trois ans, des terroristes décimaient la rédaction de Charlie, assassinaient des policiers, et les clients d… https://t.co/0AyIP6a1s8— fhollande (@François Hollande)


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Une autre cérémonie prévue lundi

   


Une cérémonie similaire s’est déroulée le boulevard Richard-Lenoir, où un policier a été abattu, puis à midi devant le supermarché Hyper Cacher de la porte de Vincennes où Amédy Coulibaly avait pris des clients en otage, tuant quatre personnes. Les principaux responsables de la communauté juive de France, le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Francis Kalifat, le président du Consistoire, Joël Mergui, et le grand rabbin de France, Haïm Korsia, étaient présents.
Lundi, Gérard Collomb qui représentera le président de la République, en visite en Chine, pour un hommage à Clarissa Jean-Philippe à Montrouge, au sud de Paris. Cette jeune policière, appelée sur un accident de la circulation, avait été assassinée en pleine rue par Amédy Coulibaly le 8 janvier 2015.
Une journée « Toujours Charlie » controversée
Samedi, une journée de débats et de concerts, intitulée « Toujours Charlie » a été organisée aux Folies Bergères, par le Printemps républicain, le Comité Laïcité République et la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). Mais cet événement a été controversé en raison de sa défense intransigeante de la laïcité, qui confine, selon ses détracteurs, à la récupération islamophobe.

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                « Toujours Charlie » : une journée de débats pour défendre la laïcité



De leur côté, plusieurs rédacteurs de Charlie Hebdo ont exprimé, dans leurs colonnes et sur Libération, leur malaise face à la récupération du slogan « Je suis Charlie », mais aussi leurs traumatismes et leurs difficultés à travailler dans une ambiance ultrasécuritaire d’« état de siège », trois ans après l’attentat contre leurs locaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le problème du non-respect des droits fondamentaux n’a cessé de s’inviter dans l’actualité avant le voyage de Macron à Xi’an et Pékin, du 8 au 10 janvier.
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Les droits de l’homme, épine des voyages présidentiels en Chine

Le problème du non-respect des droits fondamentaux n’a cessé de s’inviter dans l’actualité avant le voyage de Macron à Xi’an et Pékin, du 8 au 10 janvier.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 18h23
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



   


Les visites présidentielles en Chine ne sont pas le meilleur moment pour soulever la question des droits de l’homme. Il faut évoquer les multiples sujets de coopération, dans le cadre du « partenariat stratégique global » noué avec ce pays. Pourtant, le problème du non-respect des droits fondamentaux n’a cessé de s’inviter dans l’actualité à l’approche du voyage d’Emmanuel Macron à Xi’an et Pékin, du 8 au 10 janvier. La Chine du président Xi Jinping continue de distribuer à tour de bras des condamnations disproportionnées, sans aucun souci de procès équitable.
Le militant Wu Gan, dit « le boucher super vulgaire » en raison de sa verve, a été condamné le 26 décembre 2017 à huit ans de prison pour subversion. Il est accusé d’avoir conspiré avec des « pétitionnaires professionnels, des avocats et des personnes impliquées dans des activités religieuses illégales » pour renverser le système socialiste sous couvert de « performance artistique » et de « défense des droits » – bref, tout ce qui, partout ailleurs, formerait la société civile. M. Wu, dans un communiqué rendu public par son avocat, a remercié les juges pour « ce grand honneur » et promis qu’il « travaillerait encore plus ardemment ».
Le tabou de la langue tibétaine
Quelques jours plus tard, le 4 janvier, un tribunal de la région tibétaine de Yushu jugeait un Tibétain, Tashi Wangchuk, détenu depuis deux ans, pour « incitation au séparatisme ». Le verdict n’a pas encore été prononcé, mais il risque jusqu’à quinze ans de prison. Ce petit entrepreneur avait tenté de faire connaître, à Pékin, les difficultés pour les parents de donner une éducation en tibétain à leurs enfants, comme le prévoit la Constitution chinoise, un motif constant de ressentiment chez les Tibétains, qui voient le mandarin s’imposer. Filmé par le New York Times, il s’était rendu dans la capitale, avait essayé de contacter un avocat et de proposer le sujet à la télévision centrale CCTV. On lui avait opposé une fin de non-recevoir, tant le sujet est tabou.
Cette vidéo a été la principale pièce à conviction du procès – un abus criant de la qualification d’incitation au séparatisme, a dénoncé Amnesty International. « Tashi Wangchuk n’a rien d’un séparatiste, il a cru pouvoir défendre la langue tibétaine à travers la Constitution chinoise. Mais sous Xi Jinping, même ça, c’est aller trop loin. Il a aussi mentionné dans la vidéo le fait que les Tibétains s’immolent en signe de protestation, or le régime cherche toujours à mettre ces suicides sur le compte de disputes de famille », dit la tibétologue française Katia Buffetrille.

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Quant à Liu Xia, la veuve du Prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, elle n’est accusée d’aucun crime, mais reste soumise à un contrôle de tous les instants, et privée de la liberté de sortir du pays. Selon un proche, qui lui a parlé fin décembre 2017, elle « continue d’aller très mal et de souffrir d’une grave dépression ». Mme Liu a aussi fait comprendre à cet ami qu’elle souhaite toujours quitter la Chine.
« Attribuer le prix Nobel de la paix à Ilham Tohti »
Une demi-douzaine de conseillers de l’Elysée ont reçu tout début janvier, à la demande de la sinologue Marie Holzman, plusieurs représentants d’ONG (Reporters sans Frontières, Human Rights Watch, Solidarité Chine…). « J’avais écrit une lettre. Ils ont répondu très vite et ont été très réactifs, ils manquaient visiblement d’informations », dit Mme Holzman, qui préside l’association Solidarité Chine. Après avoir recollé les morceaux de l’ère Sarkozy, la présidence Hollande, estime-t-elle, fut la plus neutre possible : « Il importait surtout d’essayer de se mettre bien avec les Chinois ». Avec M. Macron, « l’espoir est qu’avec un nouveau président plus jeune et qui donne l’impression d’être plus pragmatique, on ait une petite lucarne d’opportunité pour qu’il s’exprime de manière plus nette », dit-elle.

   


La sinologue a insisté sur le cas de Liu Xia, « qui peut être évoqué en toute impunité, puisque celle-ci n’est accusée d’aucun crime par la Chine ». Mme Holzman a également exposé la dégradation de la situation des droits au Tibet et dans la Région autonome ouïgoure du Xinjiang. « C’est au-delà de tout ce qu’Orwell aurait pu imaginer. La répression du pouvoir chinois actuellement au Xinjiang est à proprement parler horrible et dépasse ce que l’on peut exprimer avec des mots. Dans ce contexte-là, nous appelons à l’attribution du prix Nobel de la paix à Ilham Tohti, car ne pas parler de la répression au Xinjiang n’est pas acceptable », dit-elle. L’universitaire ouïgour Ilham Tohti, qui a toujours défendu le dialogue intercommunautaire, a été condamné à la prison à vie en 2014 au terme d’un procès relevant de la parodie de justice.
Une camisole de force pour la société civile
Du côté de l’Elysée, le principe, dans les voyages présidentiels, est de ne rendre publique aucune démarche : « Avec la Chine comme avec tous les autres pays, nous abordons ces questions mais, compte tenu de leur nature et dans un souci d’efficacité, autrement qu’en développant les cas publiquement », a précisé l’entourage de M. Macron le 4 janvier. Les reproches aux Chinois se veulent subtils. Il s’agit « de s’appuyer sur le désir affirmé des Chinois de s’engager davantage en faveur du multilatéralisme et sur les dossiers internationaux », a-t-on expliqué à Mme Holzman. Enfin, l’Elysée a fait savoir que participeront à la délégation française des représentants des professions juridiques (notaires, avocats, huissiers), dans le cadre de la coopération en matière d’état de droit et de justice – une coopération de longue date.

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L’ampleur des violations dans la Chine de Xi Jinping est sous-estimée, jugent les spécialistes : la Chine est perçue comme autoritaire, certes, mais dans des proportions que justifieraient la taille de sa population et la crainte de toute instabilité politique dans un si vaste pays. Or, dans son obstination à rendre sacro-saint et intouchable le Parti communiste, Xi Jinping a placé la société civile dans une camisole de force. Les abus de pouvoir au sein de l’institution policière et judiciaire sont systématiques, assumés et impunis. « Si on insiste tant auprès de l’Elysée sur les violations des droits de l’homme en Chine, c’est pour les mettre en garde, leur montrer qu’en interne, les dirigeants chinois ne cessent de dire qu’ils refusent de reconnaître les valeurs universelles, et même sont partis en guerre contre elles. On ne peut pas oublier que la Chine est ce genre de pays », rappelle Marie Holzman.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le romancier américain est convaincu de la place centrale du fortuit dans toute vie. Il pousse cette obsession à son comble en imaginant quatre destins divergents au héros de « 4 3 2 1 ».
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Paul Auster se joue du hasard

Le romancier américain est convaincu de la place centrale du fortuit dans toute vie. Il pousse cette obsession à son comble en imaginant quatre destins divergents au héros de « 4 3 2 1 ».



Le Monde
 |    07.01.2018 à 08h00
    |

                            Florence Noiville








                        



                                


                            

Un portrait de Paul Auster en une page ? Qu’en penserait l’intéressé ? Il en rirait sans doute. A moins qu’il n’en pleure. Lui à qui il a fallu pas moins de cinq livres autobiographiques pour se raconter sérieusement. Lui qui, pour tenter d’approcher l’authentique Paul Auster, est allé fouiller les souvenirs les plus anciens enregistrés par son corps et son esprit. Depuis ses premiers pas d’enfant sur le sol froid de sa chambre (Chronique d’hiver, Actes Sud, comme tous ses livres, 2013) jusqu’à l’illumination intellectuelle fondatrice – lorsqu’il « sut » qu’il n’y avait « rien de mieux que d’avoir 6 ans » parce que, jusque-là, « on est, seulement », tandis qu’ensuite, on « sait que l’on est » (Excursions dans la zone intérieure, 2014).
On sait que l’on est. Mais sait-on qui l’on est ? Ou mieux, qui l’on aurait pu être ? A ces interrogations vertigineuses, Paul Auster consacre aujourd’hui plus de mille pages. « J’ai réfléchi toute ma vie à ces questions, confesse-t-il. Le vrai problème, comme le souligne le narrateur de ce roman, 4 3 2 1, c’est que l’on ne peut se trouver qu’à un endroit à la fois. Sauf par la magie de la fiction, il est impossible d’emprunter quatre chemins simultanément. Il faut en choisir un et un seul. ­Celui qui deviendra l’histoire de votre vie. »
Ses débuts difficiles
La sienne – comme celle de Philip Roth quatorze ans avant lui – commence à Newark, dans le New Jersey, en 1947. Et se poursuit à Brooklyn, sur Park Slope, dans cette jolie maison de pierre brune qu’il partage avec son épouse, l’écrivaine Siri Hustvedt. C’est là que nous le rencontrons, à l’été 2017. Assis dans le jardin, à l’ombre des hydrangéas, l’auteur de L’Invention de la solitude (1988) commente : « Cela fait vingt-cinq ans que nous habitons ici. Là-haut, il y a le bureau de Siri. Le mien est au rez-de-chaussée. »
Il évoque ses débuts difficiles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Manifestations en Iran, projet de loi contre les fausses informations, djihadistes français arrêtés en Syrie… Les principales informations des semaines passées.
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Si vous étiez en vacances, les douze informations à lire pour rattraper l’actualité

Manifestations en Iran, projet de loi contre les fausses informations, djihadistes français arrêtés en Syrie… Les principales informations des semaines passées.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 16h27
    |

                            Les Décodeurs








                        


1. Violentes manifestations en Iran 
Une vague de protestations contre la corruption et la situation économique du pays a débuté jeudi 28 décembre en Iran. Les manifestations ont commencé à Macchad (Est) avant de s’étendre à une quarantaine de villes, dont Téhéran. Ce mouvement semble néanmoins marquer un temps d’arrêt depuis mardi 2 janvier et des rassemblements de soutien au pouvoir iranien ont été organisés mercredi 3 et jeudi 4 janvier, au lendemain de la proclamation de la « fin de la sédition » par les autorités. Au moins 21 personnes sont mortes au cours des derniers jours, dont 16 manifestants, et des centaines ont été arrêtées, dont 450 à Téhéran, selon les autorités.
2. Emmanuel Macron veut une loi contre les « fake news »
C’était l’annonce surprise des vœux à la presse du chef de l’Etat : le gouvernement planche sur une loi contre la circulation de fausses informations, particulièrement en période électorale. Le président n’a guère livré de détails de ce projet, mais quelques orientations. Ainsi, il a réclamé des « obligations de transparence accrues » pour les plates-formes comme Facebook et Google, notamment en matière de contenus sponsorisés. Il a également plaidé pour des recours en justice accélérés en cas de « propagation d’une fausse nouvelle ».

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          Légiférer sur les fausses informations en ligne ? Les problèmes que cela soulève



3. Des djihadistes français arrêtés en Syrie
Le vétéran du djihad Thomas Barnouin, ancien membre de la filière irakienne d’Artigat (Ariège), aujourd’hui combattant de l’organisation Etat islamique (EI), a été arrêté à la mi-décembre par les forces kurdes en Syrie en compagnie de plusieurs combattants français. La djihadiste française Emilie König, elle aussi arrêtée en décembre, a par ailleurs demandé à être jugée en France, posant une question épineuse au gouvernement.
4. Un ex-conseiller de Trump accuse le fils du président de « trahison »
Le New York Magazine a publié, mercredi 3 janvier, des bonnes feuilles du récit du chroniqueur Michael Wolff sur les coulisses de l’élection de Donald Trump. Dans cet ouvrage intitulé Fire and Fury (Le Feu et la Fureur), Steve Bannon qualifie ainsi de « traître » et de « demeuré » le fils du président américain pour avoir organisé une rencontre avec des Russes dans la Trump Tower le 9 juin 2016. Décrit par Donald Trump comme un tissu de mensonges, le livre de Michael Wolff dépeint une Maison Blanche en proie à la confusion et un président mal préparé à prendre la tête de la première puissance mondiale. Le président américain a depuis riposté, accusant notamment son sulfureux ex-conseiller d’avoir « perdu l’esprit », avant de défendre sa propre santé mentale en se qualifiant de « génie très équilibré ».
5. La tempête Eleanor fait cinq morts en France
La tempête qui s’est abattue sur la France a fait cinq morts et trois disparus depuis mercredi 3 janvier. Un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy en Haute-Savoie. Vingt-six blessés, dont quatre grièvement, sont également à déplorer, selon le bilan livré jeudi soir par le ministère de l’intérieur.
6. L’ancien footballeur George Weah élu président du Liberia
L’ancien attaquant du PSG s’est imposé, jeudi 28 décembre, au second tour de la présidentielle et succédera, le 22 janvier, à Ellen Johnson Sirleaf à la tête du pays. Plus d’un million de Libériens ont fêté sa victoire dans les rues.
7. Le chômage a baissé en novembre 
Le nombre de chômeurs en catégorie A (sans activité) inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,8 % en novembre. Derrière ce bon chiffre mensuel, la réalité est plus contrastée : la diminution du nombre de demandeurs d’emploi est faible (– 0,1 %), du fait d’une alternance entre hausses et baisses du chômage tout au long de l’année.
8. Macron présente ses premiers vœux
Le président français a tenté de corriger en partie son image, tout en réaffirmant son identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la « disruption » a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail et les mesures dans l’éducation nationale, et rappelé qu’il avait été élu pour « faire ce à quoi [il s’était] engagé ».
9. Jacques Brunel remplace Guy Novès comme sélectionneur du XV de France
Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, a décidé de remplacer Guy Novès, après seulement deux années comme sélectionneur. C’est Jacques Brunel, qui entraînait jusqu’ici l’Union Bordeaux-Bègles, qui le remplace. Trois anciens de l’équipe de France ont accepté de l’accompagner dans cette aventure : Jean-Baptiste Elissalde, Julien Bonnaire et Sébastien Bruno.
10. Deux policiers agressés dans la nuit du réveillon
Deux policiers ont été agressés la nuit du 31 décembre au 1er janvier à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Une première enquête a été ouverte sur ces violences, ainsi qu’une seconde sur l’organisation de la soirée en cause. En soutien à leurs collègues, plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés, mardi 2 janvier, à l’appel du syndicat Alliance. Pour obtenir des « sanctions exemplaires » et « une prise de conscience générale », SGP-FO a annoncé des rassemblements le 9 janvier devant tous les commissariats de France.
11. Cate Blanchett présidente du jury du prochain Festival de Cannes 
L’actrice australienne présidera le jury du 71e Festival de Cannes qui se tiendra du 8 au 19 mai prochain, devenant la onzième personnalité féminine à occuper cette fonction. Un choix qui s’est aussi porté sur une figure de proue de la lutte contre le harcèlement sexuel. La star australienne vient de lancer, avec d’autres actrices célèbres, comme Natalie Portman et Meryl Streep, la fondation Time’s Up (C’est fini). Ce projet disposera notamment d’un fonds destiné à financer un soutien légal pour les femmes et les hommes victimes de harcèlement sexuel au travail.
12. Mort de la chanteuse France Gall
La chanteuse France Gall est morte, dimanche 7 janvier, à Paris, a annoncé sa chargée de communication, Geneviève Salama. L’interprète de Poupée de cire, poupée de son et de Résiste avait été hospitalisée mi-décembre à l’Hôpital américain de Neuilly, près de Paris, officiellement pour une infection sévère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ L’architecte français, distingué par le prix Pritzker en 2008, vient de voir sa dernière réalisation, le Louvre Abu Dhabi, ouvrir au public.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Jean Nouvel : « Mon meilleur outil de travail, c’est mon lit »

L’architecte français, distingué par le prix Pritzker en 2008, vient de voir sa dernière réalisation, le Louvre Abu Dhabi, ouvrir au public.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 14h05
    |

            Pascale Krémer








                        



                                


                            

Je ne serais pas arrivé là si…
… si je n’avais pas été le fils d’enseignants pour qui les arts n’étaient pas la première préoccupation. L’essentiel, c’était le français, les mathématiques, les sciences. Mais, en seconde, je suis tombé sur un professeur de dessin, Marcel Deviers. Deviers m’a dévié. C’était aussi un peintre local, il travaillait au couteau, avec de la terre parfois. Il m’a invité à peindre dans son atelier. Des natures mortes. Pour les nus, je n’étais pas invité… Il m’a collé le virus du dessin et de la peinture. J’ai commencé à caricaturer les profs, à peindre des fresques dans le foyer des jeunes. Il m’est venu l’idée d’être artiste plasticien.
Quand j’ai eu mon bac, j’ai donc dit à mes parents que j’allais entrer aux Beaux-Arts. Mais, pour eux, il n’en était pas question. J’allais tirer le diable par la queue ! Alors j’ai proposé de faire mathématiques générales-physique en même temps que les Beaux-Arts en section architecture – avec la forte intention de passer ensuite en arts plastiques. Evidemment, j’ai vite prouvé qu’il était impossible de mener les deux cursus de front. Et j’ai mieux compris ce qu’était l’architecture. Mère des arts. Toujours en relation avec la peinture, la sculpture. Finalement, je me suis dit que je pouvais y rester.
Vous avez été stratège… Auriez-vous pu vous opposer frontalement à vos parents ?
Je suis né en 1945. Mon père – qui a 97 ans aujourd’hui – était cette figure imposante, ce résistant glorieux qui avait combattu dans le maquis des Landes, qui était parti en 1944 en Allemagne avec l’armée du général de Lattre de Tassigny, cet enseignant devenu inspecteur d’académie. Et il y avait son action pour les enfants handicapés, qui m’a beaucoup marqué. Il a créé des établissements… J’avais une sœur de deux ans plus âgée que moi, qui avait eu une encéphalite à 4 ans. Elle est restée un bébé toute sa vie. Mes parents attendaient donc beaucoup de moi, je...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le premier ministre développe la position du gouvernement sur plusieurs dossiers-clés de ce début d’année 2018.
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Notre-Dame-des-Landes, routes à 80 km/h : Edouard Philippe s’explique dans « Le JDD »

Le premier ministre développe la position du gouvernement sur plusieurs dossiers-clés de ce début d’année 2018.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 00h47
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 18h52
   





                        



   


Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) daté du 7 janvier, le chef du gouvernement Edouard Philippe revient sur les différents dossiers de ce début d’année, qui ont été examinés lors d’un séminaire gouvernemental mercredi.
Une décision « difficile et critiquée » sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes
M. Philippe, qui est engagé dans une ultime phase de négociations avec les élus locaux sur ce dossier, se dit conscient que la décision à venir sera « difficile et critiquée ». Il précise que ces échanges sur ce projet très controversé, entamés vendredi, « sont riches » et « très utiles dans la prise de décision ».
« Parce que ce dossier a traîné, qu’il s’est enkysté et que certains de nos prédécesseurs ont tergiversé ou préféré attendre que d’autres décident. Je ne sais même pas si j’étais né quand on a commencé à parler de Notre-Dame-des-Landes. »
La décision, qui « mûrit » et qui est attendue entre le 15 et le 30 janvier, « sera prise en plein accord avec le président de la République, qui regarde ce sujet avec attention », souligne le locataire de Matignon.
Comme on lui fait valoir que l’Elysée dit qu’il est en première ligne sur ce dossier épineux, il répond que « ça fait partie de [sa] fonction » et récuse l’idée que les coups à prendre lui soient réservés.
« Un premier ministre sait à quoi il s’expose quand il accepte la mission que lui propose le président de la République. Que dirait-on si je ne faisais que des choses faciles ? »

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                Ce qu’il faut retenir des arguments pour et contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes



Avec la baisse des cotisations, le « pouvoir d’achat des actifs va augmenter »
Edouard Philippe assure que les baisses des cotisations décidées par le gouvernement vont permettre à de nombreux Français d’avoir davantage de pouvoir d’achat à la fin du mois de janvier.
« Plus de 20 millions de salariés et d’indépendants vont constater dès la fin de ce mois qu’avec notre politique, le travail paie. Pour un salaire de 1 500 euros par mois, cela représentera un gain de 260 euros par an. »
Le premier ministre confirme également le projet de suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français cette année, ainsi que l’intention du gouvernement de diminuer les impôts durant le quinquennat d’Emmanuel Macron.
« Nous avons commencé à baisser le taux de prélèvements obligatoires : nous allons continuer, parce que c’est nécessaire. »

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                Entre le gouvernement et l’Insee passe d’armes à propos du pouvoir d’achat



Si les recettes fiscales augmentent, « ce sera un moyen d’accélérer notre désendettement », ajoute le locataire de Matignon, qui maintient la prévision de croissance de 1,7 % pour 2018. Un plan de lutte contre la pauvreté sera par ailleurs « rendu public d’ici au mois de mars », précise-t-il.
M. Philippe favorable à la publication « accompagnée » des pamphlets de Céline
Le premier ministre s’est prononcé en faveur de la publication des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline, qui fait débat en France, mais à condition qu’elle soit soigneusement « accompagnée ».
« Il y a d’excellentes raisons de détester l’homme, mais vous ne pouvez pas ignorer l’écrivain ni sa place centrale dans la littérature française. »

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                Petites et grandes manœuvres autour des pamphlets de Céline



Le préfet Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, avait mis en garde en décembre les éditions Gallimard sur les risques d’une réédition de ces textes, réclamant des « garanties » en matière d’accompagnement critique de l’ouvrage. Serge Klarsfeld, défenseur de la cause des déportés juifs de France, demande pour sa part que cette réédition soit interdite.
Les routes secondaires limitées à 80 km/h, M. Philippe prêt à être « impopulaire »
Pour tenter d’enrayer la hausse persistante du nombre de morts sur les routes, le gouvernement va annoncer mardi l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale sur 400 000 km de routes secondaires.

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                Sécurité routière : plusieurs leviers  pour baisser la mortalité



« Je sais que, si nous annonçons cette mesure, je serai critiqué. Mais je sais qu’elle va sauver des vies, et je veux sauver des vies. Je comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l’Etat – d’ailleurs, nous annoncerons des choses à ce sujet. Et si pour sauver des vies, il faut être impopulaire, j’accepte de l’être. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Onze princes seront jugés pour troubles à l’ordre public selon le procureur général.
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Des princes arrêtés en Arabie saoudite après des protestations contre des mesures d’austérité

Onze princes seront jugés pour troubles à l’ordre public selon le procureur général.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 17h47
   





                        



   


Un média lié au gouvernement saoudien, le site Sabq, avait annoncé, samedi 6 janvier, que des princes avaient été arrêtés après s’être rassemblés près d’un palais historique de Riyad, le Qasr Al-Hokm. Le procureur général a confirmé, dimanche 7 janvier, l’arrestation de onze princes saoudiens.
Ils ont été arrêtés, jeudi 4 janvier, après avoir protesté contre la perte de leurs privilèges. Ils se mobilisaient contre une décision du gouvernement de cesser de payer les factures d’eau et d’électricité des membres de la famille royale et seront jugés pour troubles à l’ordre public selon le procureur général Saud Al-Mojeb.
Ces princes réclamaient aussi une compensation pour la condamnation à mort d’un de leurs cousins, reconnu coupable de meurtre et exécuté en 2016, a-t-il ajouté dans un communiqué publié par le ministère de l’Information.
Un contexte de purge anticorruption
« Bien qu’ils aient été informés que leurs demandes n’étaient pas légales, les onze princes ont refusé de quitter les lieux, perturbant la paix et l’ordre public », a-t-il précisé.
« Après leur arrestation, ils ont été inculpés d’un certain nombre de chefs d’accusation liés à leurs délits », ajoute le communiqué. Ils sont détenus dans la prison de haute sécurité d’Al-Hayer, au sud de Riyad, selon le texte.
L’Arabie saoudite a adopté ces deux dernières années une série de mesures d’austérité, alors que la baisse mondiale des prix du pétrole a entraîné des déficits publics croissants. Riyad a introduit le 1er janvier une taxe sur la valeur ajoutée de 5 % et annoncé notamment une hausse des prix du carburant.

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                Dans le golfe Arabo-Persique, la fin d’un monde sans impôts



C’est dans ce contexte d’austérité que les autorités saoudiennes ont procédé à l’arrestation en novembre de plus de 200 princes au cours d’une purge anticorruption, menée par le puissant prince héritier Mohammed Ben Salman.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Selon la chercheuse israélienne, Téhéran est le grand gagnant de la guerre contre l’EI. Pour la première fois, ses forces sont postées hors de ses frontières, en Syrie.
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Sima Shine : « Le mariage de raison entre l’Iran et la Russie s’est transformé en lien stratégique »

Selon la chercheuse israélienne, Téhéran est le grand gagnant de la guerre contre l’EI. Pour la première fois, ses forces sont postées hors de ses frontières, en Syrie.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 15h34
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            
Ancienne haute responsable du Mossad, puis directrice adjointe du Conseil national de sécurité israélien, Sima Shine est actuellement chercheuse à l’Institute for National Securities Studies, le plus influent think tank d’études stratégiques en Israël.

Qui sont les grands gagnants de la guerre en Syrie ?
Incontestablement l’Iran, même si les mouvements de protestation de ce début janvier représentent un réel défi pour le régime… L’organisation Etat islamique était leur ennemi mortel et, désormais, les forces iraniennes ou leurs protégés locaux occupent la plupart des territoires qui étaient sous contrôle de ce groupe. La Russie aussi, quoique dans une moindre mesure. Elle a l’initiative, aussi bien diplomatiquement que politiquement. A la différence de l’époque soviétique, le Kremlin est aujourd’hui en mesure de parler avec toutes les parties.
Jamais Moscou n’a eu un rôle aussi central au Moyen-Orient. Mais la Russie a besoin de l’Iran sur le terrain syrien, car la situation est loin d’être encore stabilisée. Cette alliance avec l’Iran est une carte essentielle de la Russie vis-à-vis d’Israël comme des Etats-Unis. La réciproque est vraie : Téhéran a peut-être plus encore besoin de Moscou. Ce qui était au début un mariage de raison s’est transformé en un lien stratégique qui va se maintenir, malgré les divergences autour du sort de Bachar Al-Assad – les Russes sachant très bien à qui ils ont affaire – ou sur le maintien des ­forces iraniennes en Syrie.
Pensez-vous que la guerre est finie en Syrie ?
Cela va prendre encore du temps, mais les jeux sont faits. Grâce au soutien aérien des Russes et à l’aide au sol de l’Iran et de ses milices chiites, Bachar Al-Assad a pu se maintenir au pouvoir, même si son régime est loin de contrôler tout le territoire. Il n’y a plus aucune force à même de le menacer militairement, mais toute la question est de savoir s’il pourra diriger longtemps la Syrie. Six...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Allemagne : les conservateurs se tournent vers les sociaux-démocrates pour une « grande coalition »

Des négociations reprennent à Berlin ce dimanche. En cas d’échec, l’avenir politique d’Angela Merkel pourrait être compromis.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 08h56
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Près de deux mois après avoir échoué à former un gouvernement avec les libéraux (FDP) et les Verts, les conservateurs allemands (CDU-CSU) entament, à partir de dimanche 7 janvier, un nouveau cycle de négociations à Berlin, cette fois avec les sociaux-démocrates (SPD), dans l’espoir de constituer avec eux une « grande coalition ».
Ces négociations se dérouleront en deux étapes. La première, qui doit durer jusqu’au vendredi 12 janvier, est celle dite des « discussions exploratoires » : pendant six jours, les représentants de la CDU-CSU et du SPD – 39 personnes au total – doivent se réunir par petits groupes thématiques afin de fixer les grandes orientations du prochain gouvernement. La seconde, celle de la rédaction du contrat de coalition proprement dit, commencera lundi 22 janvier, au lendemain du congrès du SPD, prévu la veille à Bonn (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), lors duquel les délégués du parti seront appelés à valider les résultats des discussions exploratoires.

        Lire :
         

          L’Allemagne n’attend pas de nouveau gouvernement avant mars



Séquence à haut risque pour Angela Merkel
Pour Angela Merkel, la réussite de ces négociations est un impératif. Affaiblie par le score décevant de la CDU-CSU aux élections législatives du 24 septembre 2017 (33 % des voix, le pire résultat obtenu par les conservateurs depuis 1949) puis par l’échec des pourparlers avec le FDP et les Verts, la chancelière sortante a tout intérêt à former une « grande coalition » avec le SPD.

   


En cas d’échec, son avenir à la tête de l’Allemagne pourrait être compromis. Dans une telle perspective, les deux hypothèses envisageables pour la suite sont, en effet, politiquement risquées, qu’il s’agisse de la mise en place d’un gouvernement minoritaire, une expérience jamais tentée en Allemagne et à laquelle Mme Merkel s’est déjà dite défavorable, ou de la tenue de nouvelles élections, forcément périlleuse dans la mesure où certains, à la CDU-CSU, pourraient en profiter pour réclamer son départ et la désignation d’un(e) autre candidat(e) à la chancellerie.
Vis-à-vis de l’opinion, la réussite des pourparlers avec le SPD est d’autant plus importante pour Angela Merkel que les trois mois qui se sont écoulés depuis les législatives ont érodé sa popularité. Selon le dernier baromètre ARD-DeutschlandTrend, publié jeudi 4 janvier, 53 % des Allemands souhaitent qu’elle reste chancelière. Ils étaient 61 % en octobre 2017.
De même, d’après un sondage YouGov pour l’agence de presse DPA, paru le 27 décembre 2017, 47 % des Allemands souhaitent que Mme Merkel quitte la chancellerie avant la fin de son mandat, en 2021 (soit 11 points de plus qu’en octobre), seuls 36 % d’entre eux souhaitant la voir au pouvoir pour quatre ans encore (ils étaient 44 % deux mois plus tôt).
Martin Schulz sous la pression de sa base
Pour Martin Schulz, la partie s’annonce également délicate. Après avoir déclaré, au soir des législatives, qu’il ne souhaitait pas que son parti gouverne à nouveau avec les conservateurs, le président du SPD doit maintenant convaincre sa base qu’il a eu raison de changer d’avis, fin novembre, après l’échec des pourparlers entre la CDU-CSU, le FDP et les Verts.

   


Aujourd’hui, les sociaux-démocrates sont en effet très réservés quant à l’idée d’une nouvelle grande coalition. Depuis l’arrivée de Mme Merkel à la chancellerie, ils ont en effet déjà participé à deux reprises à un gouvernement de ce type (2005-2009 puis 2013-2017). Or, au terme de ces deux expériences, le SPD a été lourdement sanctionné dans les urnes. Aux dernières législatives, il n’a ainsi recueilli que 20,5 % des voix, 5,2 points de moins qu’en 2013.
Dans ce contexte, beaucoup estiment qu’il serait suicidaire de poursuivre l’aventure, et que le parti aurait davantage intérêt à se refaire une santé dans l’opposition plutôt que de servir de force d’appoint à une Mme Merkel en fin de course.
Obtenir des concessions significatives
S’il veut avoir le feu vert des délégués du SPD lors du congrès prévu à Bonn, le 21 janvier, avant de faire valider le contrat de coalition par l’ensemble des adhérents quelques semaines plus tard, M. Schulz sait qu’il doit obtenir des concessions significatives de la part de la CDU-CSU. En 2013, le SPD avait réussi à introduire le salaire minimum dans le contrat de coalition. Cette année, il ne semble en mesure d’imposer aucune réforme d’envergure aux conservateurs, ces derniers ayant déjà fait savoir qu’ils étaient opposés à la réforme du système de santé, prônée par les sociaux-démocrates.
Ceux-ci plaident, en effet, pour la création d’une assurance citoyenne (Bürgerversicherung) financée par l’ensemble des revenus afin de lutter contre « une médecine à deux vitesses », comme l’a martelé Martin Schulz pendant la campagne électorale.
Le SPD parviendra-t-il à faire plier la CDU-CSU sur d’autres points, en obtenant par exemple une augmentation des impôts sur les plus hauts revenus, une politique d’investissements ambitieuse dans le domaine des infrastructures ou une intégration plus forte de la zone euro, en phase avec les propositions du président français Emmanuel Macron ? Sera-t-il en mesure de contrer les conservateurs en matière de politique migratoire, alors que ceux-ci – et tout particulièrement la CSU bavaroise – veulent imposer plusieurs mesures auxquelles le SPD est opposé, comme la mise en place de tests médicaux visant à vérifier l’âge des migrants, la fixation à 200 000 du nombre de demandeurs d’asile susceptibles d’être accueillis chaque année en Allemagne ou le rallongement de quinze à trente-six mois du délai au terme duquel ces derniers pourraient bénéficier des aides sociales accordées aux autres citoyens ?
Ces questions seront au cœur des pourparlers qui commencent ce dimanche à Berlin.



                            


                        

                        


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Marine Le Pen se dit favorable à un changement d’« appellation » du Front national

La présidente du FN a estimé dimanche que son parti devait changer de nom pour être perçu comme un « parti de gouvernement », susceptible de nouer des alliances.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 17h17
   





                        



   


Une « fake news », c’est ainsi que Marine Le Pen a qualifié dimanche le chiffre de 80 % des militants du Front national qui seraient opposés à changer le nom du parti d’extrême droite, selon RTL qui a publié cette information le 4 janvier.
La présidente du Front national a estimé qu’il devait changer de nom pour être perçu comme un « parti de gouvernement », susceptible de nouer des alliances. Marine Le Pen a défendu cette hypothèse lors d’une conférence de presse à Alençon, huitième étape de sa tournée de « refondation » : « Aujourd’hui, si nous changeons le Front national, alors, il faut aussi changer l’appellation. »
« Nous ne pouvons pas réfléchir en termes de nostalgie »
« Si un nom contient une charge qui puisse susciter des craintes, ou [avoir] une charge émotionnelle qui soit trop forte, et il semblerait que ce soit quand même le cas du Front national, alors il ne faut pas hésiter à se donner les moyens de la victoire », a plaidé l’ancienne candidate à la présidentielle.
« Si nous voulons que ce mouvement soit entendu, envisagé comme parti de gouvernement, susceptible de nouer des alliances, alors, il faut que ceux qui, éventuellement, seraient tentés par cette alliance se disent : “Il y a un nouveau mouvement qui tient compte de cette capacité, de cette possibilité de nouer des alliances.” »

        Lire aussi :
         

                Au Front national, le changement de nom ne fait plus l’unanimité



« Il faut maintenant qu’il [le FN] termine sa mue » et passe de « parti d’opposition, de contestation » à un parti de « gouvernement », a-t-elle martelé alors que celui-ci vit une crise identitaire après sa défaite à la présidentielle de mai 2017. « Nous ne pouvons pas réfléchir en termes de nostalgie », selon la députée du Pas-de-Calais.
Le Front national toujours mis en examen dans l’affaire des assistants parlementaires européens
« Un parti politique est un outil qui doit servir à arriver au pouvoir. Ce n’est pas une fin en soi », a aussi expliqué Marine Le Pen alors qu’elle est elle-même mise en examen, tout comme le vice-président du parti, Louis Aliot, et le Front national lui-même, pour « abus de confiance » dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Le FN est soupçonné d’avoir profité des fonds du Parlement européen en embauchant fictivement des assistants parlementaires alors que ceux-ci travaillaient, en réalité, pour le compte du parti, en France.

        Lire aussi :
         

                Assistants parlementaires : le Front national mis en examen



Les militants du parti frontiste sont « plutôt majoritairement pour un changement de nom » à ce stade du dépouillement des questionnaires envoyés dans le cadre de la « refondation », a-t-elle assuré. La tendance finale est au changement de nom, « un certain nombre de noms seront suggérés » au congrès du FN le 11 mars et les militants voteront « sur ces noms », selon l’ancienne candidate à la présidentielle.
Saluant les succès électoraux de partis d’extrême droite en Pologne, en Hongrie et en Autriche, où le parti FPÖ a obtenu des ministères régaliens, l’ancienne eurodéputée a affirmé pouvoir « envisager sérieusement une véritable bascule au niveau européen ». « Jamais le projet que nous portons n’a été aussi près d’une réalisation effective » en Europe, a expliqué Marine Le Pen.
« Nous devons non seulement continuer à pointer du doigt les incohérences, les défaillances, les carences de la politique qui est mise en œuvre aujourd’hui, mais nous devons être aussi capables de présenter aux Français les projets qui sont les nôtres », a-t-elle conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Inspiré d’une méthode américaine et mis en place en 2006 en France, ce système d’alerte d’envergure est déclenché selon des critères précis.
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« Alerte enlèvement » : utilisé 22 fois, le dispositif s’est toujours montré efficace

Inspiré d’une méthode américaine et mis en place en 2006 en France, ce système d’alerte d’envergure est déclenché selon des critères précis.



Le Monde
 |    20.08.2016 à 16h40
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 13h08
    |

                            Loïc Soleymieux et 
Maxime Vaudano








                        


Une alerte enlèvement, déclenchée samedi 6 janvier pour retrouver Tizio, un bébé de 2 mois enlevé par son père dans l’hôpital Purpan de Toulouse, a permis de retrouver l’enfant en moins de vingt-quatre heures. C’est la 22e fois que ce dispositif d’alerte massif et immédiat est déclenché.
1. Qu’est-ce qu’une « alerte enlèvement » ?
Il s’agit d’un « système d’alerte de la population en cas d’enlèvement d’un enfant mineur ». Ce dernier consiste à diffuser, pendant trois heures, un appel à témoins pour aider les autorités à retrouver la personne disparue. Un numéro spécial est mis en place pour recueillir les témoignages.
Le message est notamment relayé par des « partenaires » qui ont signé une convention avec l’Etat. Sont représentés la plupart des médias (dont Le Monde), mais aussi la SNCF, les aéroports et les sociétés d’autoroute, tous susceptibles de pouvoir diffuser l’information rapidement. En 2010, d’autres acteurs ont rejoint le dispositif, en particulier des sites Internet et des opérateurs des télécoms. Un an plus tard, une page Facebook a été créée : elle est suivie à ce jour par près de 240 000 personnes.
2. Depuis quand le dispositif existe-t-il ?
Inspirée par le plan « Amber Alert », créé au Texas en 1996 puis élargi au reste des Etats-Unis, l’alerte enlèvement a été importée en France en 2006 par le gouvernement de Dominique de Villepin et sous l’impulsion du dirigeant de la radio Skyrock, Pierre Bellanger. Sa mise en place n’a cependant pas été simple, selon l’ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits des victimes, Nicole Guedj, qui expliquait en 2009 qu’elle avait « dû [s]e battre » contre le « scepticisme » et à la « frilosité » des experts.
3. A quoi ressemble l’alerte ?
Elle est obligatoirement relayée par les agences de presse. Elle est également diffusée toutes les quinze minutes à la télévision, et encore davantage pour les médias locaux situés non loin de la zone d’enlèvement.
Le message, fourni par les autorités, non modifiable, est reconnaissable par sa charte graphique rouge et le signal sonore qui le précède. Son contenu est toujours de même nature : un format court et percutant avec le prénom (uniquement) de la victime, sa photo, le jour et l’heure de son enlèvement ou tout détail permettant de retrouver l’enfant ou le suspect. Les témoins sont incités à appeler le numéro spécial mis en place par les autorités.
4. Quand est-elle activée ?
C’est « le procureur de la République en étroite concertation avec les enquêteurs et après que le ministère de la justice aura été consulté » qui décide l’enclenchement du dispositif.
Selon le ministère de la justice, quatre critères doivent être réunis :
La victime doit être mineure ;Sa vie ou son intégrité physique doit être en danger ;L’enlèvement doit être avéré (les fugues ou les disparitions sont écartées) ;Le procureur de la République possède des informations dont la diffusion peut permettre de retrouver la victime ou le suspect.
La convention signée avec les partenaires du dispositif précise notamment que la réunion des quatre critères « n’entraîne pas systématiquement le déclenchement du plan si la diffusion d’un message d’alerte est susceptible de créer un danger supplémentaire pour la victime ou de compromettre les investigations en cours ».
100 % d’enfants retrouvés
Depuis 2006, le dispositif a été utilisé à 22 reprises, et tous les enfants ont été retrouvés, la plupart en quelques heures, et deux d’entre eux après plusieurs semaines.


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Les 22 alertes enlèvements depuis 2006
Passez votre curseur sur les points pour lire les détails de chaque cas.




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Il est retrouvé quelques heures plus tard, après avoir été violé. L'agresseur sera condamné à 30 ans de réclusion criminelle.","Kingsley, un nourrisson d'un mois et demi, est enlevé par l'ancien compagnon de sa mère à l'Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il est retrouvé quelques heures plus tard avec l'homme, ivre?","Raphaël, 9 ans, est retrouvé à Nantes : il était allé seul au cinéma.","Django, un nouveau-né de trois jours, est enlevé à la maternité d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) par une femme de 48 ans. Il est retrouvé le lendemain à Billière grâce à un signalement du frère de la ravisseuse, qui sera condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme.","Elise, fillette de 3 ans, est enlevée à Arles (Bouches-du-Rhône) par sa mère russe et deux gros bras alors qu'elle revient de l'école en compagnie de son père. Elle est retrouvée trois semaines plus tard en compagnie de sa mère, qui tentait de franchir la frontière entre la Hongrie et l'Ukraine, dans le but de rejoindre Moscou. Cette dernière, qui en était à sa deuxième tentative d'enlèvement, sera condamnée à deux ans de prison avec sursis.","Ibrahima, 18 mois, est enlevé à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) par son père, qui vient de tuer sa mère. L'enfant est retrouvé sain et sauf quelques heures après l'alerte enlèvement.","Charline et Julie, deux sœurs de 12 et 10 ans, sont enlevées par un couple du voisinnage à La Flèche (Sarthe). Elles sont retrouvées saines et sauves le lendemain sur un parking par une automobiliste. Les ravisseurs, interpellés quinze jours plus tard, seront condamnés à 2 et 6 ans de prison ferme.","Zaccharia, un nourrisson de trois jours, est enlevé dans son berceau à l'Hôpital Saint-Joseph de Marseille. Il est retrouvé le lendemain au domicile de sa ravisseuse.","Lucas, un nouveau-né de trois jours, est enlevé à la maternité régionale de Nancy (Meurthe-et-Moselle) par une jeune femme de 17 ans. Il est retrouvé le soir-même dans une ville alentour.","Miah, une enfant de 4 mois, est enlevée par sa mère au centre maternel de Nancy (Meurthe-et-Moselle) où elle était placée pour des problèmes cardiaques par décision de justice. Elle est retrouvée le lendemain avec ses deux parents, déficients mentaux, et l'un de ses frères grâce à un barrage de gendarmerie.","Bérényss, 7 ans, est enlevée à Sancy-le-Haut (Meurthe-et-Moselle) alors qu'elle fait du vélo. Elle est retrouvée quelques heures plus tard à une centaine de kilomètres, dans les Ardennes, où elle a été "déposée" dans des conditions encore obscures.","Un garçon de 4 ans, Rifki, est enlevé à Rennes. Il est retrouvé le lendemain sain et sauf à Libourne (Gironde). Son ravisseur est arrêté.","Trois enfants de 5 à 10 ans, dont la mère vient d'être victime d'une "mort violente" disparaissent à Poncharra-sur-Turdine (Rhône) avec leur père. Ils sont retrouvés moins de deux heures plus tard et le père se présente à la gendarmerie.","Louane, une fillette de 4 ans est enlevée dans la matinée à L'Isle-d'Abeau (Isère). Elle est retrouvée saine et sauve quelques minutes après le déclenchement de l'alerte. Deux hommes sont arrêtés.","Nathaël, 9 ans, est enlevé par son père, qui n'a ni droit de visite ni droit de garde, à Romenay (Saône-et-Loire). Il est retrouvé sain et sauf le lendemain dans le Vaucluse. En 2012, le père avait déjà enlevé son fils pendant deux mois.","Djenah, une fillette de 4 mois, est enlevée par son père alors qu’elle se trouve avec sa mère dans un foyer de femmes battues à Grenoble. Le jeune homme, sans domicile fixe, se rend à la police le lendemain avec l'enfant en bonne santé.","Vicente, 5 ans, est enlevé par son père, un détenu en fuite, dans le camp de gens du voyage où vit son ex-compagne à Clermont-Ferrand. L'alerte est levée après quelques heures sans que le garçon soit retrouvée. Ce n'est que le 6 mai que son père est arrêté et qu'il est retrouvé sain et sauf.","Adam, 5 ans, n'est pas ramené par son père chez sa mère à Melun comme prévu. Ce dernier, qui souffre de troubles psychologiques, ramène son fils deux jours plus tard et est arrêté par la police.","Tizio, 2 mois, est enlevé par son père à l'hôpital Purpan. Il est retrouvé le lendemain dans l'Aube et le père est arrêté.",""]

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La convention encadrant l’alerte enlèvement mentionne que le procureur de la République doit recueillir l’accord des parents de la victime « à chaque fois que cela est possible ». Le procureur doit également avoir eu le temps de consulter une cellule de crise, composée du directeur d’enquête et d’un représentant de l’autorité préfectorale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ « La forme de l’eau » et « Pentagon Papers » partent favoris alors que l’affaire Weinstein sera aussi sur le devant de la scène.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤                     
                                                

Golden Globes 2018 : « La Forme de l’eau », « Pentagon Papers » et l’affaire Weinstein à l’affiche

« La forme de l’eau » et « Pentagon Papers » partent favoris alors que l’affaire Weinstein sera aussi sur le devant de la scène.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 05h20
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 11h02
   





                        



   


Hollywood célèbre, dimanche 7 janvier, sa première grande soirée de prix de l’année : les Golden Globes. Côté récompenses, La Forme de l’eau et Pentagon Papers partent favoris. Côté discours et prises de position, l’affaire Weinstein sera sur le devant de la scène.
Le présentateur Seth Meyers n’a pas caché que le scandale qui éclabousse l’industrie américaine du cinéma depuis le mois d’octobre serait au cœur de ses interventions. « Il y a des gens qui ont clairement passé une ligne rouge et ça devrait être ressenti comme quelque chose de positif de se moquer d’eux », a ainsi expliqué l’humoriste au New York Times.
Il a assuré que cette période d’introspection devrait « être un moment d’optimisme », soulignant l’émergence de réponses comme Time’s Up, fonds de défense de victimes d’agressions sexuelles formé par 300 femmes de Hollywood.

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                Porter du noir aux Golden Globes : un geste contre les violences sexuelles qui fait débat à Hollywood



Gary Oldman en Winston Churchill
C’est la romance fantastique entre une muette solitaire et un monstre reptilien, La Forme de l’eau, du mexicain Guillermo del Toro, qui part avec le plus de nominations – sept. Suivent Pentagon Papers, saga historique retraçant la publication par le Washington Post de documents fracassants et confidentiels sur la guerre du Vietnam, à égalité avec Three Billboards : Les panneaux de la vengeance, la quête de justice d’une mère jouée par Frances McDormand, avec six nominations chacun.
Dans la catégorie comédies, le film d’horreur mâtiné de satire sociale sur le racisme Get out est favori. Côté actrices dramatiques, Sally Hawkins (La Forme de l’eau) est pressentie pour la statuette, avec Frances McDormand qui la talonne dans les pronostics du site spécialisé Goldderby.com.
Pour les acteurs, les prédictions vont à Gary Oldman en Winston Churchill dans Les Heures sombres, le jeune Franco-Américain Timothée Chalamet lui faisant, cependant, de l’ombre avec sa performance en adolescent amoureux d’un beau doctorant dans Call Me by Your Name.
Violences faites aux femmes
En télévision, c’est la mini-série de HBO, Big Little Lies, qui traite notamment des violences faites aux femmes, qui affiche le plus grand nombre de nominations – six –, suivie par Feud, autre minisérie sur la rivalité entre les idoles de l’âge d’or du cinéma Bette Davis et Joan Croawford – quatre.
Le thème de La Servante écarlate, adaptation d’un roman post-apocalyptique de Margaret Atwood où les rares femmes fertiles restantes sont des esclaves sexuelles, pourrait décrocher des prix grâce à son sujet qui résonne avec le climat politique aux Etats-Unis.
La cérémonie sera retransmise dans le monde entier sur NBC à partir de 17 heures locales (2 heures, lundi à Paris) et Isabelle Huppert, sacrée meilleure actrice dramatique l’an dernier, fera partie des stars qui monteront sur scène pour remettre des prix.
Les Golden Globes sont décernés par un petit groupe de 90 membres de l’Association de la presse étrangère de Hollywood et forment un baromètre à la fiabilité variable sur les titres et artistes les mieux placés pour décrocher des Oscars, apogée de la saison des prix qui se tiendra le 4 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Le rapporteur chargé de contrôler les dépenses de Jean-Luc Mélenchon estime que ses réserves, qui concernent 1,5 million d’euros, n’ont pas été entendues, révèle « Le Parisien ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Comptes de campagne : démission du rapporteur ayant contrôlé les dépenses de Mélenchon à la présidentielle

Le rapporteur chargé de contrôler les dépenses de Jean-Luc Mélenchon estime que ses réserves, qui concernent 1,5 million d’euros, n’ont pas été entendues, révèle « Le Parisien ».



Le Monde
 |    07.01.2018 à 04h11
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 11h07
   





                        


L’un des rapporteurs de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) dénonce de « graves dysfonctionnements » dans le fonctionnement de l’institution, selon Le Parisien du dimanche 7 janvier.
Jean-Guy de Chalvron, qui était l’une des personnes chargées de vérifier les dépenses de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle de 2017, a démissionné de la CNCCFP, chargée de valider les dépenses et les recettes des candidats. Dans un courrier au président de la Commission, le 22 novembre, il pointe du doigt « de nombreuses divergences de fond » avec la décision finale sur le compte du candidat de La France insoumise.
Selon M. de Chalvron, 1,5 million de dépenses de M. Mélenchon, sur 10,7 millions, sont litigieuses et ne devraient pas être remboursées par l’Etat. Mais la « lettre de griefs » qu’il souhaitait adresser au candidat a été rejetée par la direction de la CNCCFP, explique-t-il au Parisien. Un refus « extrêmement brutal », ajoute-t-il.
Le président de la Commission, François Logerot, n’a pas souhaité répondre au quotidien. La CNCCFP, elle, affirme que « les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément leurs recommandations ». Selon Le Parisien, d’autres rapporteurs auraient également contesté la décision concernant leur candidat.

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                Comptes de campagne : Emmanuel Macron a été le plus dépensier, Jean Lassalle le plus économe



Cinq mois pour éplucher les comptes
Les comptes des candidats à la présidentielle avaient été déposés à la CNCCFP et publiés au Journal officiel le 3 août. La Commission avait alors cinq mois pour les éplucher. Selon Le Parisien, elle a achevé ses travaux il y a une semaine et transmis ses avis aux candidats, qui peuvent ensuite déposer un recours au Conseil constitutionnel.
La CNCCFP a été créée par la loi du 15 janvier 1990 « relative à la limitation des dépenses électorales et à la clarification du financement des activités politiques », mais elle ne contrôle les comptes de la campagne présidentielle que depuis 2007. Ses neuf membres permanents sont nommés pour cinq ans sur proposition des présidents de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du vice-président du Conseil d’Etat. A chaque élection, elle recrute des rapporteurs – fonctionnaires ou magistrats en activité ou en retraite – pour éplucher les dépenses et les recettes des candidats.

        Lire aussi :
         

                Le financement des partis politiques depuis 1988



Après la campagne de 2012, la CNCCFP avait rejeté les comptes de Nicolas Sarkozy pour dépassement du seuil de dépenses. Une décision confirmée par le Conseil constitutionnel. Mais la Commission, aux moyens limités, estimait le surplus de dépenses à 363 000 euros. Une enquête judiciaire a révélé qu’il se montait en fait à… 18,5 millions d’euros. L’ex-président a été mis en examen, en février 2017, pour financement illégal de campagne électorale.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180107"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180107"><AAMMJJHH="2018010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ Dans une tribune, le militant écologiste et secrétaire général du Modem demande également à la France de porter auprès de l’Unesco une demande d’inscription des grands singes au patrimoine mondial de l’humanité.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤                     
                                                

Yann Wehrling : « Pour sauver les grands singes, il faut les doter d’un statut particulier d’hominidés »

Dans une tribune, le militant écologiste et secrétaire général du Modem demande également à la France de porter auprès de l’Unesco une demande d’inscription des grands singes au patrimoine mondial de l’humanité.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h38
   





                        


99.
2 novembre 2017.
2050.
Voici un chiffre et deux dates pour résumer la situation des grands singes.
99, c’est le pourcentage de gènes que nous, humains, partageons avec eux. Et pour cause, nous sommes, comme eux, membres de la même famille, celle des hominidés. D’ailleurs, d’un point de vue scientifique, ceci fait de nous la cinquième espèce de grands singes.
2 novembre 2017 est la date à laquelle une équipe de scientifiques a annoncé avoir découvert une nouvelle espèce d’orangs-outans sur l’île de Sumatra. Mais à peine sortie de l’ombre de sa forêt, elle est déjà menacée d’extinction. Il en reste à peine 800 individus.
2050 est précisément l’échéance à laquelle de nombreux scientifiques, dont Pascal Picq, estiment la disparition totale à l’état sauvage de tous les grands singes, gorilles, chimpanzés, bonobos et orangs-outans.
Il nous reste 32 années
32 courtes années durant lesquelles l’une des 5 espèces de la famille aura terminé d’éliminer les 4 autres. 32 petites années à comparer aux 7 millions d’années d’évolutions communes qui font de nous, humains, un membre de cette même famille de grands singes.
Oui, ce sont « les nôtres » et nous nous apprêtons, dans l’indifférence générale, à les éradiquer de la surface du globe. En avons-nous le droit ? Non !

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                Découverte d’une nouvelle espèce de grand singe en Indonésie



32 ans, c’est donc le temps qui nous reste pour éviter cet acte qui défie notre conscience. Echouer ? Nos descendants ne nous le pardonneront pas.
Que faire ?
Le premier acte, c’est d’affirmer que nous refusons cette fatalité. Après les scientifiques et plusieurs associations qui nous alertent depuis des années, ce sont maintenant les opinions publiques, les hommes et les femmes politiques, et les Etats, qui doivent décréter une mobilisation d’urgence.
Et le premier acte, c’est le symbole, celui des mots. Dire les choses, c’est l’acte qui précède tous les autres.
Le symbole des mots, il doit exister dans notre droit.
Cher Nicolas Hulot, je sais que vous partagerez cette idée qu’il faut agir pour sauver les grands singes. Il est donc entre vos mains de décider que la France envoie un signal fort. Ce signal, ce serait de décider, symboliquement, dans notre droit, dans une loi, de doter les grands singes d’un statut particulier d’« hominidés ». C’est une idée qui fait son chemin, d’ailleurs, portée par des organisations internationales de primatologues comme le Great Ape Project depuis 1994. Notre propre droit reconnaît de fait que les grands singes ne sont pas à considérer comme d’autres espèces puisque, depuis 2013, nous avons interdit leur « usage » dans des expérimentations à des fins scientifiques.
Sauver les grands singes, ce n’est pas oublier les autres espèces menacées, bien au contraire
Allons jusqu’au bout de ce qui, peu à peu, devient évident. Dans notre juridiction, aucun grand singe ne pourrait plus ainsi être tué, torturé, maltraité, ni même privé de liberté sauf si, bien sûr, il était né en captivité. Parce que la France est un grand pays, membre du conseil de sécurité de l’ONU, membre du G7, nul doute qu’un tel acte ne resterait pas sans impact dans la communauté internationale.
Second symbole : portons auprès de l’Unesco une demande d’inscription des 4 espèces de grands singes au patrimoine mondial de l’humanité. L’Unesco peut décider une telle chose car elle considère la biodiversité et le vivant comme étant des éléments pouvant être un patrimoine de l’humanité. Une telle décision est donc à la fois possible, mais son caractère symbolique de protection la rend absolument nécessaire.

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Ne nous arrêtons pas là. Les citoyens que nous sommes peuvent agir. Regardons les étiquettes de ce que nous consommons. Plus de bois tropical ou de produits à base d’huile de palme ! Les habitats des grands singes sont grignotés par ces cultures. Abstenons-nous !
« Perdre les grands singes, c’est perdre les forêts »
Entreprises, dans les actions responsables que vous menez, choisissez d’investir dans la préservation des grands singes. Vous dépensez des millions d’euros dans des opérations environnementales telles que la replantation d’arbres. Diversifiez vos actions et investissez dans la préservation des grands singes. Proposez des parrainages de grands singes dans des sanctuaires. Achetez des hectares de forêts tropicales ou équatoriales, habitats des grands singes, pour y éviter qu’elles ne disparaissent en cultures agricoles. Financez les salaires des gardes qui les protègent du braconnage.
Créons enfin, à l’initiative de la France, un fonds d’urgence pour les grands singes qui puissent recueillir les dons des centaines de milliers de personnes dans le monde qui, n’en doutons pas, voudront s’engager dans ce combat essentiel.

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Pour finir, précisons un point : sauver les grands singes, ce n’est pas oublier les autres espèces menacées, bien au contraire. Au-delà du symbole de sauver les « nôtres », Jane Goodall, grande primatologue qui consacre sa vie à la sauvegarde des grands singes, résume fort bien les choses : « Si nous perdons les grands singes, ce sera probablement parce que nous avons également perdu les forêts, et cela aura des conséquences totalement dévastatrices sur le changement climatique. » Autrement dit, si nous savons trouver les moyens de sauver les grands singes, c’est que l’humanité aura compris quelque chose de sa relation aux autres espèces animales, au vivant qui l’entoure… c’est que nous aurons trouvé la voie vers un vrai développement durable.
N’oublions pas : dans 32 ans, il sera trop tard. La disparition d’une espèce est une chose irréversible.
Yann Wehrling, militant de la protection des animaux et des espèces et secrétaire général du Mouvement démocrate



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-25"> ¤ Dans le cadre du projet européen « Les nouveaux arrivants », « Le Monde » suit un groupe de réfugiés installés à Vichy. Durant un an, nous racontons l’intégration de ces hommes originaires du Soudan et d’Erythrée.
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Anwar et les chantiers d’insertion : travailler le jour pour ne pas gamberger la nuit

Dans le cadre du projet européen « Les nouveaux arrivants », « Le Monde » suit un groupe de réfugiés installés à Vichy. Durant un an, nous racontons l’intégration de ces hommes originaires du Soudan et d’Erythrée.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 18h39
    |

Emile Costard (Vichy, envoyé spécial)







                        



                                


                            

Il y a peine trois mois, Anwar arpentait les rues de Vichy sur un vélo Peugeot rafistolé. Aujourd’hui, il a troqué sa vieille bicyclette contre une voiture de course flambant neuve. A l’époque, ce jeune Soudanais tuait ses après-midi sur les ordinateurs de la bibliothèque municipale. Il avait l’air soucieux. A présent, ses journées sont bien remplies et son visage barré d’un sourire franc traduit un certain apaisement.
Travailler, s’occuper, c’est un peu comme quand il fait du vélo : s’il arrête de pédaler, il tombe. Alors, quand il a reçu un retour positif pour intégrer un chantier d’insertion, il n’a pas hésité une seconde. Lorsque nous l’avions rencontré en septembre 2017, il se rendait à une réunion d’information pour en intégrer un. Dans l’ancienne usine d’embouteillage des eaux de Vichy, située à deux pas de la gare et reconvertie depuis 2008 en pôle tertiaire, une trentaine de personnes – surtout des hommes – attendaient patiemment pour signer la feuille d’émargement.

« Les ateliers et chantiers d’insertion proposent un accompagnement et une activité professionnelle aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés, alors il faudra nous parler de vos problèmes, on vous accompagnera ensuite dans vos projets professionnels », expliquait alors le référent Pôle emploi en guise d’introduction. Collecte de vêtements, réparation de voitures dans un garage solidaire, recyclage de palettes en bois pour les entreprises ou de matériel électroménager récupéré en déchetteries, plusieurs chantiers d’insertion étaient proposés par quatre associations.
Le chemin de l’emploi
Alors que la réunion se terminait, Anwar semblait légèrement perplexe. Les activités proposées ne l’emballaient pas vraiment. S’il avait pu choisir, il aurait préféré travailler dans la mécanique. Mais le chantier du garage solidaire était déjà plein, alors il a pris ce qu’on lui donnait. « Au Soudan, j’ai étudié la littérature pendant trois ans et j’ai...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ Qu’il s’agisse d’un petit penis ou d’un grand, la machinerie du plaisir pourvoira les mêmes détonations orgasmiques, affirme Maïa Mazaurette, la chroniqueuse de « La Matinale ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/01/2018
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Petit pénis, gros potentiel


                      Qu’il s’agisse d’un petit penis ou d’un grand, la machinerie du plaisir pourvoira les mêmes détonations orgasmiques, affirme Maïa Mazaurette, la chroniqueuse de « La Matinale ».



Le Monde
 |    07.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 13h06
    |

                            Maïa Mazaurette








   


Bien installé dans notre panthéon personnel de la malchance génétique, le membre « small size » occupe dans nos angoisses collectives une importance inversement proportionnelle à sa taille. « Petite bite » est une insulte. Les hommes suspectés de « compenser » sont l’objet de moqueries. Ce qui est petit est mignon… sauf s’il s’agit d’un pénis. Puisqu’on pourra difficilement faire sans, comment faire avec ?
Revenons tout d’abord aux basiques : il existe des centaines de (bonnes) raisons de vouloir faire l’amour, et 99 % d’entre elles sont liées au plaisir – en prendre, en donner. Or si la satisfaction sexuelle masculine peut être impactée par la taille du pénis, c’est de manière périphérique : petite ou grande, la machinerie du plaisir pourvoira les mêmes détonations orgasmiques. Des disparités existent, certes. Mais elles se limitent à la confiance en soi (ça ne s’invente pas : les hommes estimant avoir un gros pénis sont aussi plus enclins à se trouver beaux). Que la confiance soit importante, ça se comprend. Mais objectivement, si l’on s’en tient aux sensations, avoir un pénis minuscule ou immense ne rajoute pas de terminaisons nerveuses.
L’argument du plaisir donné repose sur des fondements tout aussi fragiles. Sondage après sondage, la taille du pénis suscite chez les femmes (clitoridiennes, comme nous le rappelions récemment) une presque parfaite indifférence. Les neuf dixièmes d’entre elles se fichent des questions de dimension. Si leur plaisir en dépendait, vous seriez au courant… et leurs profils Tinder auraient une autre allure (« partenaires très très bien montés seulement », « cherche canette de soda pour mariage longue durée »).
Côté nature, les carottes et autres salsifis sont pile de saison, sans parler des poireaux et autres courges butternut pour les plus ambitieuses
Et même si les femmes étaient dépendantes d’un gros pénis pour se satisfaire, ça ne serait toujours pas la fin du monde ! Que l’on parle de plaisir psychologique ou physique, rien n’est plus facile à contrefaire qu’un pénis (rappelons que ces choses-là ne possèdent ni articulations compliquées ni accès au langage). Les godemichés permettent les expérimentations les plus droites, tortueuses, énormes, vibrantes, crénelées, réalistes ou extraterrestres (comme le démontre le modèle appelé Moby, 91 cm de long, 25 kg, 500 dollars, disponible sur Amazon). Côté nature, les carottes et autres salsifis sont pile de saison, sans parler des poireaux et autres courges butternut pour les plus ambitieuses. Les adeptes des sensations humaines mettront la main à la « patte » : ces dernières années ont vu deux livres très instructifs paraître sur la question : Fist, de Marco Vidal (éditions La Découverte, 2015), et Osez le fist-fucking d’Erik Rémès (éditions La Musardine, 2014).
Aucune conséquence
Seulement, devinez quoi ? Les ventes de godemichés sur LoveHoney, le géant du sex-toy britannique, ne dépassaient pas 3 % du volume en 2014 (les godemichés sont six fois moins populaires que les vibrateurs, et quatre fois moins que la lingerie) – par ailleurs, ils sont achetés 70 % du temps par des hommes, pas par des femmes. L’extrême majorité d’entre nous refusent catégoriquement la présence de salsifis dans un périmètre de plusieurs kilomètres autour de leur cuisine, trouvent les courges incroyablement longues à cuire, et utilisent leurs saucissons secs à l’apéro plutôt qu’au cours de siestes crapuleuses.
Et puisque nous étions au rayon librairie : selon l’essai A Billion Wicked Thoughts paru en 2012 (Ogi Ogas et Sai Gaddam, éditions Plume), le mot « pénis » n’apparaît nulle part dans le texte des dix mille romances érotiques publiées entre 1983 et 2008 – quand le mot « pénis » est recherché sur Internet, c’est par des hommes. Les dimensions intimes de Christian Grey, le héros du best-seller 50 Nuances de Grey, restent inconnues au bataillon (mais procurent à l’héroïne une intéressante interjection : « Holy cow ! » – soit, en français, « Sainte vache ». Je vous laisse vous débrouiller avec cette information).

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Résumons donc la situation : un petit pénis n’a aucune conséquence sur l’objectif premier du rapport. Le « problème » n’en est pas un… sauf si nous ouvrons la porte de la chambre à coucher pour lui donner accès sur les souterrains du métro Châtelet en heures de pointe. C’est précisément là que nos ennuis commencent : la question du sexe dépasse le pur sexuel, le public s’incruste dans le privé, et même une relation secrète, limitée physiquement à deux personnes, implique un imaginaire social, historique, symbolique, auquel prennent part des milliards d’autres êtres humains. C’est pourquoi il serait cruel de répondre à nos soupirants sous-dimensionnés quelque chose comme : « Tais-toi, Gérard, ton micropénis est parfait comme il est. »
Luxe d’enfant gâté
Un petit membre ne contrecarre pas tant les possibilités kamasutresques qu’une certaine idée de l’homme. Autant dire que la réalité restera hors sujet. Ce n’est pas une question d’ignorance, ou de comparaison à la pornographie, ou de concurrence esthétique dans les vestiaires. Les chiffres sont aujourd’hui connus : l’érection moyenne se situe un chouïa au-delà des 13 centimètres. Seulement, en 2006, une étude de deux universités californiennes montrait que presque la moitié des hommes possédant un pénis dans la norme… l’auraient voulu plus gros (12 % des hommes à peine trouvaient leur pénis objectivement trop petit).
Si vous collez à votre pénis votre estime, votre prestige, votre potentiel d’intimidation et le sens de la vie, autant demander à votre avant-bras de se prendre pour une rotule, ou à vos dents de sagesse de jouer « La Traviata »
Nous arrivons au cœur du sujet : les hommes ne veulent pas un gros pénis mais un plus gros pénis. Les anxieux ne souhaitent pas être dans la norme mais au-dessus (notez bien que s’ils étaient exaucés, la norme se déplacerait avec eux). Cette angoisse-là ne se résoudra par aucune chirurgie, aucune thérapie autre que collective – loin d’une approche fataliste, nous avons le devoir de nous débarrasser des peurs sans fondement, aveuglantes, chronophages… ne serait-ce que pour laisser plus de place aux peurs concrètes, comme la peur des hommes à gros bouton nucléaire.

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Au symbolique, nous pouvons opposer le pragmatique, avec une pincée d’humour. Le pénis est un organe de forme oblongue consacré au plaisir et à l’évacuation de l’urine. Si vous y collez votre estime, votre rayonnement, votre prestige, votre potentiel d’intimidation et le sens de la vie, autant demander à votre avant-bras de se prendre pour une rotule, ou à vos dents de sagesse de jouer La Traviata. Par ailleurs, si vous parvenez à développer des peurs paniques face à celui de vos organes susceptible de vous offrir le plus de plaisir, vous cherchez les ennuis (et vous faites preuve d’un solide sens de la contradiction). Vouloir échapper à la condition humaine fait partie de la condition humaine, d’accord, d’accord. Mais pour une fois que cette condition est plaisante, vous me permettrez d’appeler l’autosabotage par son nom. Avouons-le pour passer à autre chose : l’inquiétude quant au petit pénis est un luxe d’enfant gâté.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ Six dirigeants, dont l’ex-PDG du groupe, ont été mis en examen en décembre 2017, notamment pour « financement du terrorisme ».
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤ La publication d’un livre accablant sur les coulisses de la Maison Blanche a relancé le débat sur la personnalité du président américain.
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Donald Trump défend sa santé mentale en se qualifiant de « génie très équilibré »

La publication d’un livre accablant sur les coulisses de la Maison Blanche a relancé le débat sur la personnalité du président américain.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 04h09
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 13h19
   





                        


Donald Trump se décrit, samedi 6 janvier, comme un « génie très équilibré » au lendemain de la publication du livre Fire and Fury : Inside the Trump White House (traduction : Le feu et la fureur : à l’intérieur de la Maison Blanche de Trump).
Ce livre, écrit par le journaliste Michael Wolff, raconte les coulisses de la première année de présidence Trump, au travers des témoignages recueillis dans l’entourage et l’équipe du président à la Maison Blanche. Le Feu et la fureur : à l’intérieur de la Maison blanche de Trump est devenu un best-seller dès sa parution vendredi.
Décrit par Donald Trump comme un tissu de mensonges, il dépeint une Maison Blanche en proie à la confusion et un président mal préparé à prendre la tête de la première puissance mondiale. « En fait, dans ma vie, mes deux plus grands atouts ont été l’équilibre mental et le fait d’être, genre, vraiment intelligent », a réagi le chef d’Etat américain sur Twitter, dans deux tweets postés au petit matin du 6 janvier :

....Actually, throughout my life, my two greatest assets have been mental stability and being, like, really smart.… https://t.co/G3374En0XQ— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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....to President of the United States (on my first try). I think that would qualify as not smart, but genius....and… https://t.co/X3UO2xDvEv— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« D’homme d’affaires TRÈS efficace, je suis passé à vedette de la TV au top (…) et à président des Etats-Unis (du premier coup). Je pense que cela mérite le qualificatif, pas d’intelligent, mais de génie (…) et un génie très équilibré. »
« Il est comme un enfant »
La veille, le chef de la diplomatie américaine avait lui aussi dû monter au créneau. Vendredi 5 janvier, Rex Tillerson a défendu l’aptitude mentale du président des Etats-Unis, Donald Trump. « Je n’ai jamais remis en cause son aptitude mentale, je n’ai aucune raison de douter de son aptitude mentale », a ainsi expliqué M. Tillerson lors d’une interview sur CNN. « Il n’est pas comme les présidents d’avant », a justifié le secrétaire d’Etat. Il n’a toutefois pas démenti personnellement avoir traité en privé le président de « débile » l’été 2017, bien que sa porte-parole l’ait fait.
A travers de nombreux témoignages, la plupart anonymes, Michael Wolff relate les dysfonctionnements de l’exécutif. Selon lui, tout l’entourage de Donald Trump s’interroge sur sa capacité à gouverner. « Ils disent qu’il est comme un enfant. Ce qu’ils veulent dire, c’est qu’il a besoin d’être immédiatement satisfait. Tout tourne autour de lui », a-t-il affirmé, vendredi, dans une interview sur NBC.
« Il est comme une boule de flipper, il part dans tous les sens », a-t-il ajouté. Et de donner comme exemple le fait que le président répète les mêmes histoires « trois fois en dix minutes », une tendance également observée dans ses interventions publiques.

Ce qu’il faut savoir du livre « Fire and Fury » sur Donald Trump
Fire and Fury : Inside the Trump White House, écrit par Michael Wolff, et décrivant les coulisses de la première année de la présidence Trump, est sorti vendredi 5 janvier aux Etats-Unis, malgré les tentatives des avocats du président américain d’empêcher sa parution.
Le livre est depuis numéro 1 des ventes sur Amazon, et met la Maison Blanche dans l’embarras – au point où le chef de la diplomatie américaine s’est retrouvé à défendre publiquement « l’aptitude mentale » de Donald Trump.
Retrouvez ci-dessous nos articles pour comprendre ce que contient le livre, les conditions de sa rédaction, et ses effets politiques.

        Le compte-rendu :
         

          Pleurs, trahisons, brosse à dents… ce que nous apprend « Fire and Fury », le livre sur Trump et ses proches




        Les faits :
         

          Steve Bannon accuse Donald Trump Jr. de « trahison » pour avoir rencontré des personnalités russes en 2016




        Le portrait :
         

          Qui est Michael Wolff, « gros piranha dans le petit étang médiatique » et auteur du livre sur Trump ?




        Le récit :
         

          « Fire and Fury » : comment Michael Wolff s’est infiltré dans la West Wing




        Le zoom :
         

          Lumière fatale pour le conseiller de l’ombre Stephen Bannon




        L’analyse :
         

          « Feu et fureur » à la Maison Blanche



 


Une psychiatre consultée
Ces critiques ne sont pas totalement nouvelles. Récemment, le sénateur républicain John McCain a qualifié le septuagénaire de « mal informé » et d’« impulsif ». Le président de la commission des affaires étrangères du Sénat, Bob Corker, a comparé pour sa part la Maison Blanche à une « halte-garderie pour adultes ». « Je sais de source sûre que chaque jour, à la Maison Blanche, le but est de le contenir », a-t-il affirmé en octobre.

        Lire aussi :
         

                Ces spécialistes de la santé mentale qui diagnostiquent Donald Trump



Au Congrès, la question de l’état psychologique du dirigeant est de moins en moins taboue. Plus d’une dizaine d’élus démocrates – et un républicain – ont ainsi consulté en décembre une psychiatre de l’université Yale qui s’interroge publiquement sur sa dégradation mentale. « Risible », a répondu la porte-parole de la Maison Blanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-29"> ¤ Le club normand, pensionnaire de National 2, a éliminé les Girondins de Bordeaux en prolongations. Dans la soirée, le PSG se déplacera à Rennes.
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Coupe de France : Granville réalise l’exploit en éliminant Bordeaux, l’OM chahuté mais qualifié

Le club normand, pensionnaire de National 2, a éliminé les Girondins de Bordeaux en prolongations. Dans la soirée, le PSG se déplacera à Rennes.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 20h53
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 17h54
   





                        



   


C’est la première et principale surprise de ces 32es de finale de la Coupe de France : le club normand de Granville, pensionnaire de National 2, a éliminé Bordeaux (L1) en prolongations après avoir égalisé dans les dernières secondes du temps réglementaire, dimanche 7 janvier. Les Bordelais, également à la peine en championnat, ont terminé la rencontre à 8 après trois expulsions.
Marseille, de son côté, a eu toutes les peines du monde pour venir à bout de Valenciennes (1-0) mais les Olympiens se sont finalement qualifiés grâce à un but de Jordan Amavi en prolongations. Deux autres équipes de L1 ont mordu la poussière. Angers s’est incliné (2-0) sur sa pelouse face à Lorient (L2) tandis que Strasbourg a pris le meilleur sur Dijon en prolongation (3-2) dans une rencontre entre équipes de l’élite.
Monaco et Lyon passent, Montpellier à la peine
Hier, Lyon avait renversé Nancy (2-3). Fekir (25e) avait ouvert le score avant que Robic (71e, s.p.) et Nordin (75e) ne permettent aux Lorrains d’y croire. C’était sans compter sur Marcelo (87e) et Cornet (94e) qui ont enlevé une belle épine du pied des Gones. Plus tôt dans l’après-midi, une erreur du gardien Yoan Cardinale avait permis à Toulouse d’éliminer Nice (1-0).
En perdition au classement, interdit de recruter cet hiver par le gendarme financier du football, la DNCG, Lille a appelé l’ancien entraîneur de Saint-Etienne Christophe Galtier à la rescousse. Son premier résultat a été plutôt positif puisque Lille disputera les 16es de finale de la Coupe de France, les 23 et 24 janvier prochain, après sa victoire 4-2 au Mans.

   


Fabrègues et Pontarlier, de leur côté, ne sont pas passés loin, les premiers, pensionnaires de National 3 (5e division) poussant Bourg-en-Bresse (L2) à une prolongation avant de s’incliner 2-1. Les seconds, qui jouent également en N3, ont poussé Montpellier à disputer une séance de tirs au but (1-1, 2 t.a.b. à 4) pour se qualifier.
Yzeure (N2) a cédé face au champion de France sortant, Monaco (5-2), et Schiltigheim (N2) a craqué face à l’AJ Auxerre (L2) (5-1). Et l’équipe de Houilles, qui évolue en Régional 3, équivalent de la 8e division, n’a pas fait illusion contre Concarneau, qui joue en National 1 (3e division) et s’est imposé 2-0. Une autre équipe de ce niveau, Still, tentera de pousser plus loin son avantage en recevant Troyes, qui évolue en L1.

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                Coupe de France : à Schiltigheim, témoignages de joueurs à la marge du football professionnel



Dans la soirée, le PSG, triple tenant du titre, se déplacera à Rennes sans deux de ses stars Edinson Cavani et Javier Pastore, revenus en retard de la trêve hivernale.
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Samedi
Avallon (N3) - Chambly (N1) : 0- 2 AS Fabrègues (N3) - Bourg-en-Bresse (L2) : 1 - 2 a.p. Schiltigheim (N2) - Auxerre (L2) : 1 - 5 Le Mans (N2) - Lille (L1) : 2 - 4 Chartres (N2) - Tours (L2) : 1 - 2  CA Pontarlier (N3) - Montpellier (L1) : 1 - 1 (a.p. 2 t.a.b. 4) Saint-Lô (N3) - Aubervilliers (N3) : 2 - 1 Houilles (R3) - Concarneau (N1) : 0 - 2 Saint-Malo (N2) - Châteauroux (L2) : 1 - 2 Gazélec Ajaccio (L2) - Grenoble (N1) : 1 - 2 Toulouse (L1) - Nice (L1) : 1 - 0 Colomiers (N2) - Le Puy (N2) : 1-1 (4 t.a.b. 2) Yzeure (N2) - Monaco (L1) : 2 - 5 Canet-en-Roussillon (N3) - Imphy Decize (R1) : 3 - 1 Angoulême (N3) - Les Herbiers (N1) : 1 - 2 a.p. Guingamp (L1) - Niort (L2) : 1 - 0 Hazebrouck (R1) - Caen (L1) : 0 - 2 (21 h 00) Nancy (L2) - Lyon (L1) : 2 - 3  Dimanche
Saint-Etienne (L1) - Nîmes (L2) : 2 - 0 Granville (N2) - Bordeaux (L1) : 2 - 1 a.p. Strasbourg (L1) - Dijon (L1) : 3 - 2 a.p. Marseille (L1) - Valenciennes (L2) : 1 - 0 a.p. Angers (L1) - Lorient (L2) : 0 - 2 (17 h 30) Still (R3) - Troyes (L1) Sochaux (L2) - Amiens (L1) Senlis (N3) - Nantes (L1) Fleury (N2) - Biesheim (N3) Dunkerque (N1) - Metz (L1) Vannes (N3) - Stade Briochin (N2) Entente SSG (N1) - Epinal (N2) (21 h 00) Rennes (L1) - Paris SG (L1)  Lundi 8 janvier
(21 h 00) Lens (L2) - Boulogne-sur-Mer (N1)



                            


                        

                        

