<FILE-date="2018/01/06/16">

<article-nb="2018/01/06/16-1">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Editorial. Le 5 janvier face à Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’Etat a choisi, comme en mai 2017 face à Vladimir Poutine, d’adresser à voix haute certaines critiques à celui qu’il recevait en grande pompe.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                

Le « parler vrai » de Macron à l’épreuve des autocrates

Editorial. Le 5 janvier face à Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’Etat a choisi, comme en mai 2017 face à Vladimir Poutine, d’adresser à voix haute certaines critiques à celui qu’il recevait en grande pompe.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 14h43
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Comment gérer les dictateurs ? Le nombre croissant d’autocrates sur la scène internationale pose un problème de plus en plus épineux aux dirigeants des pays démocratiques. Plusieurs attitudes sont possibles : il y a l’option gel des relations, pour ceux qui sont vraiment infréquentables. Il y a la rencontre discrète en se pinçant le nez, si possible en marge de grandes conférences internationales. Il y a la posture « realpolitik », qui assume un dialogue pas forcément glorieux, mais adouci par la signature d’énormes contrats réparateurs pour la balance commerciale.
Et puis il y a la méthode Macron. Elle consiste à recevoir avec tous les honneurs les autocrates de haut rang, ou à aller leur rendre visite en grande pompe, mais à se servir de la rituelle conférence de presse conjointe pour désamorcer, par quelques vérités assénées la tête haute, les critiques de ceux qui l’accusent de se compromettre. Dans son activisme diplomatique, le président français, dont on sait maintenant combien il aime parler, ne veut exclure personne : il souhaite rencontrer « tout le monde », y compris ceux avec lesquels le dialogue n’est pas forcément « cool », comme il le confiait au Point en septembre 2017 à propos de Recep Tayyip Erdogan. Mais il affirme aussi leur parler sans détour, et sans rougir.
Cette méthode a été inaugurée le 29 mai face à Vladimir Poutine, reçu dans le faste de Versailles pour s’entendre dire devant les journalistes que les médias officiels russes n’étaient que des organes d’influence et de propagande. Le président russe écouta stoïquement, le visage fermé : Versailles vaut bien une leçon.
Quels bénéfices ?
Emmanuel Macron a voulu rééditer l’exploit, vendredi 5 janvier, avec le président turc, dont la dérive autoritaire et répressive est dénoncée dans toute l’Europe. Il a souhaité, au cours « d’une discussion très franche », mettre fin à « l’hypocrisie » d’éternels pourparlers sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne : « Il est clair que les évolutions récentes et les choix de la Turquie ne permettent aucune avancée du processus engagé », a dit M. Macron au côté de M. Erdogan. Franc aussi sur leurs « désaccords sur la vision des libertés individuelles », le président français a soumis au président turc une liste de personnes que la France, et notamment les ONG, considère comme injustement poursuivies en Turquie, et a rappelé que la liberté d’expression est « un bloc qui ne se divise ni ne se détricote ».
La question, bien sûr, est la contrepartie espérée. Sortir de ces rencontres la tête haute est une chose, en tirer les bénéfices attendus en est une autre. L’avenir dira si l’accueil de M. Poutine et de M. Erdogan permet d’avancer, notamment, sur le déblocage du dossier syrien.

        Lire aussi :
         

                Face à Erdogan, Macron propose un « partenariat » plutôt que l’intégration de la Turquie à l’UE



La méthode Macron semble, en outre, souffrir déjà des exceptions : recevant, le 24 octobre à l’Elysée, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, dont le pays abrite quelque 60 000 prisonniers politiques, le chef de l’Etat a refusé « de donner des leçons hors de tout contexte » – le contexte étant, en l’occurrence, la lutte commune contre le djihadisme.
Cette méthode sera à nouveau mise à l’épreuve cette semaine lorsque M. Macron rencontrera en Chine le plus puissant de tous les autocrates, le président Xi Jinping. Sur la réciprocité des ouvertures commerciales, sur les libertés individuelles et sur la protection des intérêts stratégiques européens, le président français aura, à Pékin, plus d’une occasion de tester son « parler vrai ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-2">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Nicole Notat et Jean-Dominique Senard ont deux mois pour rendre leurs conclusions sur la reconnaissance du rôle social des sociétés.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le gouvernement lance le chantier du statut de l’entreprise

Nicole Notat et Jean-Dominique Senard ont deux mois pour rendre leurs conclusions sur la reconnaissance du rôle social des sociétés.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h49
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Le chantier est vaste, le calendrier serré. Missionnés par le gouvernement pour repenser la place de l’entreprise dans la société, Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, désormais présidente de Vigeo Eiris, et Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, ont moins de deux mois pour rendre leur copie. Des conclusions attendues en haut lieu : pas moins de quatre ministres étaient présents, vendredi 5 janvier, aux côtés des partenaires sociaux, pour le lancement des travaux.
« Il nous faut aujourd’hui faire évoluer le droit pour permettre aux entreprises qui le souhaitent de formaliser voire amplifier leur contribution à l’intérêt général », a expliqué la ministre du travail, Muriel Pénicaud, dans la salle toute en dorures et moulures vert pâle, où ont été signés les accords de Grenelle. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la future loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), dont une première mouture doit être présentée au printemps en conseil des ministres.
Son objectif sera double, a rappelé Bruno Le Maire : « Faire grandir les entreprises françaises » et « mieux associer les salariés aux résultats ». A terme, « 100 % d’entre eux devront être couverts par des accords de participation et d’intéressement », a insisté le ministre de l’économie. Mais avant cela, il faudra trancher sur une question plus théorique, mais tout aussi épineuse : celle de l’« objet social » des entreprises.
« Il s’agit de faire évoluer notre droit avec audace, mais aussi avec un esprit de responsabilité »
Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, avait soulevé un vent de panique dans les milieux patronaux en évoquant, début décembre 2017, une modification du code civil. En l’état, ce dernier stipule que toute société doit « être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Autrement dit, des actionnaires. « L’objet...




                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-3">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Les traces ADN sur des armes ont permis d’avancer : sept nouvelles personnes ont été mises en examen en 2017.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Charlie Hebdo et Hyper Cacher : trois ans après l’attentat, l’enquête sera close en 2018

Les traces ADN sur des armes ont permis d’avancer : sept nouvelles personnes ont été mises en examen en 2017.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 14h34
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

Trois ans après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, les 7 et 9 janvier 2015, l’enquête sur ces deux attaques, qui avaient marqué l’entrée de la France dans sa vague terroriste la plus sanglante depuis les années 1990, arrive enfin à son terme. Après trois années de travail intensif et difficile, l’instruction, pilotée par des magistrats rattachés au pôle antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris, pourrait être clôturée d’ici au printemps ou à l’été 2018. L’enquête, après avoir avancé rapidement début 2015, a de nouveau fait de grands pas en 2017.


Selon les derniers développements dont Le Monde a pu prendre connaissance, les grandes lignes de l’organisation des attaques ont ainsi désormais été mises au jour, les principaux logisticiens des terroristes identifiés. Mais de nombreuses zones d’ombre demeurent, du fait de l’extrême minutie avec laquelle les frères Chérif et Saïd Kouachi d’un côté – auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo – et Amedy Coulibaly de l’autre avaient préparé leurs actions.
Quelque quatorze personnes sont ainsi mises en examen dans ce dossier. Des hommes qui, chacun à leur niveau, ont pu fournir armes, gilet pare-balles, argent ou transport aux terroristes. Leur degré de connaissance des objectifs ultimes des tueurs demeure cependant extrêmement difficile à déterminer. Selon nos informations, au moins un d’entre eux pourrait bénéficier d’un non-lieu, et un autre voir le chef d’inculpation à son encontre requalifié en simple association de malfaiteurs (sans le caractère terroriste).

Deux réseaux d’approvisionnement en armes
Sur le fond du dossier malgré tout, les juges ont beaucoup avancé. Ils sont désormais presque certains qu’Amedy Coulibaly a été l’intermédiaire indispensable des frères Kouachi pour se fournir en armes. Pendant longtemps, la façon dont ces derniers s’étaient organisés était demeurée obscure....




                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-4">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’historien Christian Delporte analyse la stratégie du repli de Najat Vallaud-Belkacem, qui a rejoint une cohorte de personnalités en retrait de la vie politique nationale, comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

« En politique, on se retire pour mieux revenir avec une certaine virginité »

L’historien Christian Delporte analyse la stratégie du repli de Najat Vallaud-Belkacem, qui a rejoint une cohorte de personnalités en retrait de la vie politique nationale, comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 14h05
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Prendre de la hauteur, se tenir à l’écart des affaires politiques et rendre sa parole d’autant plus précieuse qu’elle est rare : voilà le choix récemment fait par Najat Vallaud-Belkacem, qui rejoint plusieurs personnalités en retrait de la scène nationale comme Marion Maréchal-Le Pen ou Xavier Bertrand. Des décisions qui relèvent certainement de stratégies avant un retour sur le devant de la scène pour Christian Delporte, professeur d’histoire à l’université de Versailles Saint-Quentin et auteur de Come back ! ou L’art de revenir en politique (Flammarion, 2014).

        Lire aussi :
         

                Prendre du champ, le nouveau mantra politique



Que penser du choix de personnalités qui ont décidé ces derniers mois de se mettre en retrait de la vie politique, comme Najat Vallaud-Belkacem ?
Cela veut dire qu’on se retire pour pouvoir mieux revenir, avec une certaine virginité politique. Retour qui passera par tout un discours de communication sur le thème « j’ai connu autre chose que la vie politique et je ne me mêle pas au marigot qui déchire la France ou mon parti ».
Le souci essentiel, c’est qu’il faut se retirer de la vie politique sans que l’on vous oublie complètement. Il faut donc avoir des espaces qui vous permettent de vous exprimer, ou le faire à travers vos amis.
La politique, comme disait Philippe De Villiers, c’est une drogue dure. Il m’étonnerait que quand on a goûté dès le plus jeune âge à cette adrénaline – à plus forte raison quand on a été ministre – on décide de complètement tourner la page.
Certaines personnalités ne pourraient-elles pas vouloir tout simplement changer de vie, ou souffler parce que le climat politique peut être violent ?
Je n’y crois pas un instant. En France, se retirer de la vie politique définitivement et de manière volontaire, c’est d’une extrême rareté. En principe, on le fait sous la contrainte, après une décision judiciaire ou une défaite politique. Alain Madelin est un des seuls à ne pas avoir fait ce choix par défaut [en 2006].
Parmi ceux qui ont été contraints de se mettre en retrait, y compris ceux qui ont été affectés ou humiliés par les affaires judiciaires, tous sont revenus. On ne peut pas se passer de politique quand on a fondé sa carrière dessus, grimpé tous les échelons. Voyez par exemple le cas de Nicolas Sarkozy.
Prendre ainsi du recul sans pour autant fermer la porte de la politique, ce n’est donc pas un phénomène courant ?
Non, c’est quelque chose de nouveau. Cela correspond d’abord à une période, le macronisme, qui bouleverse les repères. Par ailleurs, aujourd’hui, les Français ne croient plus en la politique, ni en leurs élus. Prendre du recul, ça permet donc de dire à quel point on n’est pas accroché à son mandat ou à la notoriété politique, et que, à travers un emploi dans la société civile, on se rapproche des Français.
En France, on accorde toujours beaucoup de crédit aux personnalités qui ne font plus de politique. Il suffit de regarder les sondages : ceux qui se sont retirés grimpent en popularité.
De même, s’éloigner de la vie politique active pour s’occuper d’affaires locales, c’est excellent pour se refaire une virginité politique. Les gens ont confiance dans leur maire et pas du tout en leur ministre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-5">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le chef de l’Etat veut établir avec Pékin un partenariat au long cours et rééquilibrer les échanges commerciaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Macron en quête de réciprocité pour sa visite en Chine

Le chef de l’Etat veut établir avec Pékin un partenariat au long cours et rééquilibrer les échanges commerciaux.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 11h26
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant) et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

Emmanuel Macron aime construire sa diplomatie au gré de symboles historiques et politiques forts. Le choix de Xi’an, la ville où le président français entame, lundi 8 janvier, sa première visite d’Etat en Chine – et en Asie – en est un : la capitale du Shaanxi, connue pour son armée enterrée de guerriers en terre cuite, se veut la terre d’origine de la famille du président chinois Xi Jinping. C’est là que M. Macron, qui appelait dans son livre Révolution (XO Editions) à voir en la Chine une « chance » plutôt qu’un « péril », prononcera un discours sur les relations franco-chinoises, le patrimoine et l’avenir du multilatéralisme.
C’est à Pékin, en revanche, qu’auront lieu les rencontres avec les dirigeants politiques, les acteurs de la culture, de l’économie et du monde de l’entreprise. Les séances de travail sont prévues mardi 9 avec Xi Jinping, mais aussi avec le premier ministre Li Keqiang. Premier chef d’Etat européen à se rendre en Chine après le 19e congrès, qui a renouvelé pour cinq ans le mandat de M. Xi à la tête du Parti communiste, le président français se veut porteur d’un projet de refondation de l’Europe. C’est donc « le moment opportun pour aller discuter avec Xi Jinping alors que la Chine veut renforcer sa place dans la gouvernance mondiale », explique-t-on à l’Elysée.
Cette visite sera aussi l’occasion de signer plusieurs accords économiques et culturels et d’approfondir le « partenariat stratégique global » entre les deux pays, autour de « coopérations structurantes » au long cours dans l’aéronautique et le nucléaire, mais surtout, espère-t-on à Paris, autour de nouvelles convergences dans les secteurs liés à la lutte contre le réchauffement climatique. La France souhaite aussi raffermir sa position sur les marchés prometteurs de l’agroalimentaire, des nouvelles technologies ou de l’économie du vieillissement.
« Les sujets carbone »
M. Macron entend profiter...




                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-6">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Najat Vallaud-Belkacem, Marion Maréchal-Le Pen, Xavier Bertrand… ils ont tous trois choisi la stratégie du repli.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Prendre du champ, le nouveau mantra politique

Najat Vallaud-Belkacem, Marion Maréchal-Le Pen, Xavier Bertrand… ils ont tous trois choisi la stratégie du repli.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 08h48
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 13h17
    |

            Olivier Faye, 
Lucie Soullier et 
Enora Ollivier








                        



                                


                            

Il fut un temps où la traversée du désert pour un homme politique ne relevait pas du pari mais de la contrainte. Celle dictée par ses pairs, par les électeurs ou bien encore par un scandale divers, qui le poussait à se mettre en retrait de la vie poli­tique, pour une durée indéfinie – rien n’est moins prévisible que l’avenir, paraît-il. François Mitterrand avait mis de la distance avec la chose publique à cause du faux attentat de l’Observatoire, en 1959. Déprimé, Jacques Chirac avait lui été lâché par une partie du RPR après sa deuxième défaite à l’élection présidentielle, en 1988. Quant à Alain Juppé, il s’était exilé au Canada pour panser les plaies d’une condamnation, en 2004, dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.
Les trois hommes ont tous occupé ensuite les plus hautes fonctions, quand d’autres ont dû se ­résigner, en pareille situation, à une retraite définitive. Un risque que n’hésitent pas à courir aujour­d’hui nombre d’ambitieux, appuyant sur le bouton « pause » pour rompre avec les codes d’un univers politique décrié. Marion Maréchal-Le Pen, Xavier Bertrand, Najat Vallaud-Belkacem… Tous guettent, avec des stratégies di­verses, la recomposition d’un paysage politique bouleversé par la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017.

« Exprimer autrement » son engagement
L’ancienne ministre de l’éducation nationale de François Hollande a été la dernière en date à rejoindre la cohorte. Les appels pressants de ses camarades n’y ont rien fait : Najat Vallaud-Belkacem a décidé de ne pas être candidate à la direction du Parti socialiste. En expliquant son choix dans une interview à L’Obs, jeudi 4 janvier, la tout juste quadragénaire a fait davantage que de renoncer à un poste qui lui tendait les bras. Elle a pris aussi ses distances avec l’« appareil socialiste » qui ne saurait, dit-elle, assurer à lui tout seul « l’avenir de la gauche ».
En prenant la direction d’une collection...




                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-7">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/01/2018
Découvrir l’application


                        

Iran, « fake news », Eleanor : les actualités à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h49
    |

                            Les Décodeurs








                        


Manifestations contre puis pour le pouvoir en Iran
En Iran, la vague de protestations née le 28 décembre 2017 s’est poursuivie en début de semaine. Les manifestations ont commencé à Machhad (Nord-Est) avant de s’étendre à une quarantaine de villes dont la capitale Téhéran.
Ce mouvement de colère contre la corruption et la situation économique du pays semblait néanmoins marquer un temps d’arrêt depuis le 2 janvier. Des rassemblements de soutien au pouvoir ont été organisés mercredi 3 et jeudi 4 janvier, au lendemain de la proclamation de la « fin de la sédition » par les gardiens de la révolution.
Au moins 21 personnes sont mortes au cours des derniers jours, dont seize manifestants, et des centaines ont été arrêtées, dont 450 à Téhéran, selon les autorités.

        Lire aussi :
         

                Manifestations en Iran : « L’Etat a amplement les moyens de réprimer le mouvement »



Macron annonce une loi contre les fausses informations
Emmanuel Macron a entamé cette semaine la traditionnelle séquence des vœux présidentiels, en s’adressant successivement au gouvernement, au Conseil constitutionnel et à la presse le 3 janvier, puis aux autorités religieuses et au corps diplomatique le 4. Une séquence qui se poursuivra au retour de Pékin du président, prévu jeudi 11 janvier.
Pour l’heure, l’élément à retenir est l’annonce surprise par le chef de l’Etat d’une loi contre la circulation de fausses informations, particulièrement en période électorale. Il n’a guère livré de détails sur ce projet, mais quelques orientations. Ainsi, il a réclamé des « obligations de transparence accrues » pour les plates-formes comme Facebook et Google, notamment en matière de contenus sponsorisés. Il a également plaidé pour des recours en justice accélérés en cas de « propagation d’une fausse nouvelle ».

        Lire aussi :
         

                Légiférer sur les fausses informations en ligne ? Les problèmes que cela soulève



La tempête Eleanor fait cinq morts en France
La tempête qui s’est abattue sur la France a fait cinq morts et deux disparus depuis mercredi 3 janvier. Les cinq décès sont ceux d’un skieur de 21 ans en Haute-Savoie, mercredi ; d’une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; d’un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; d’un pompier volontaire de 64 ans tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie ; et d’un ouvrier tué sur le chantier de rénovation d’une ferme.
Conséquence directe de la tempête, un risque d’accidents accrus sur les routes, samedi 6 et dimanche 7 janvier, alors que des dizaines de milliers de Français rentreront de vacances. Bison futé a classé la journée orange en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours et invite à quitter les stations de sports d’hiver avant 9 heures ou après 16 heures.
Un livre scelle la rupture entre Trump et Bannon
C’est un brûlot qui a fait monter la température à la Maison-Blanche. Le New York Magazine a publié, mercredi 3 janvier, des bonnes feuilles du récit du chroniqueur Michael Wolff sur les coulisses de l’élection de Donald Trump.
Ce livre, dont la publication a été avancée du 9 au 5 janvier, a d’ores et déjà scellé la rupture entre le président américain et son ancien conseiller Steve Bannon. Ce dernier y qualifie de « traître » et de « demeuré » le fils du locataire de la Maison Blanche pour avoir organisé une rencontre avec des Russes dans la Trump Tower le 9 juin 2016. Donald Trump a riposté, accusant notamment M. Bannon d’avoir « perdu l’esprit ».

        Lire aussi :
         

                Pleurs, trahisons, brosse à dents… ce que nous apprend « Fire and Fury », le livre sur Trump et ses proches



Et aussi
Champigny-sur-Marne. Deux policiers ont été agressés la nuit du réveillon dans cette commune du Val-de-Marne. Une première enquête a été ouverte sur ces violences, ainsi qu’une seconde sur l’organisation de la soirée en cause.Catalogne. La justice espagnole a refusé, vendredi 5 janvier, de libérer le numéro deux de l’indépendantisme catalan, Oriol Junqueras.Notre-Dame-des-Landes. Edouard Philippe a reçu, vendredi 5 janvier, les élus locaux concernés par le projet d’aéroport controversé. Le gouvernement doit trancher sur ce dossier avant la fin du mois de janvier.Cate Blanchett. L’actrice australienne présidera le jury du 71e Festival de Cannes qui aura lieu du 8 au 19 mai. Elle est la onzième femme à assurer cette fonction.Fessenheim. Un comité de pilotage sera installé à la mi-janvier en vue de la fermeture de la centrale nucléaire de cette commune du Haut-Rhin.Parti socialiste. L’ex-ministre Najat Vallaud-Belkacem a annoncé dans une interview à L’Obs qu’elle ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du PS.Corse. Les nationalistes Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni ont respectivement été élus président de l’Assemblée de Corse et président du Conseil exécutif de Corse mardi 2 janvier.Transports. 2017 a été une année record en matière de sécurité des voyages en avion.Séries TV. Il faudra attendre 2019 pour voir la dernière saison de Game of Thrones.
Disparitions
Philippe Rondot. Cet officier du renseignement et acteur de l’affaire Clearstream mort à 81 ans était surtout connu pour son rôle dans la traque du terroriste Carlos ainsi que dans celle des criminels de guerre de l’ex-Yougoslavie.Paul Otchakovsky-Laurens. Le fondateur de la maison d’édition P.O.L est mort mardi 2 janvier dans un accident de voiture à Marie-Galante (Petites Antilles, Guadeloupe). Il avait 73 ans.Jacques Lassalle. Grande figure du théâtre français, ce dramaturge, metteur en scène et écrivain est mort mardi 2 janvier à Paris. Il avait 81 ans.Paul Audin, dit Avoine. Le dessinateur d’humour et illustrateur, qui a longtemps collaboré avec Le Monde ainsi que de nombreux titres de la presse française, est mort le 29 décembre à 78 ans.Aharon Appelfeld. L’écrivain israélien, auteur d’une quarantaine de livres traduits en 35 langues, survivant de la Shoah, s’est éteint dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 janvier à l’âge de 85 ans.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-8">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les nouvelles dispositions publiées au « Journal officiel » restreignent notamment l’accès au prêt à taux zéro en zones rurales ou dans les villes moyennes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Logement : le prêt à taux zéro prolongé avec des conditions restrictives

Les nouvelles dispositions publiées au « Journal officiel » restreignent notamment l’accès au prêt à taux zéro en zones rurales ou dans les villes moyennes.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 21h55
   





                        


Le prêt à taux zéro (PTZ), qui bénéficie aux ménages devenant propriétaires d’un logement sous conditions de ressources, est maintenu pour deux ans dans les zones rurales et les villes moyennes, mais avec des conditions plus restrictives, selon des textes parus au Journal officiel (JO) le 31 décembre, entrés en vigueur le 1er janvier.
En 2018 et 2019, pour l’acquisition d’un logement neuf dans les zones les plus tendues en matière de logement – zones A et B1, dont les communes présentent un « déséquilibre important entre l’offre et la demande » –, le PTZ pourra continuer à représenter jusqu’à 40 % du coût de l’opération, tandis qu’il ne pourra financer que 20 % de l’achat dans les zones rurales et les villes moyennes (B2 et C). Environ 60 % des PTZ dans l’immobilier neuf bénéficient aujourd’hui à l’achat de logements dans ces dernières zones.
A partir de 2020, seuls les ménages achetant un logement dans une grande agglomération pourront bénéficier d’un PTZ dans le neuf, en application de la loi de finances 2018.

        Lire aussi :
         

                Immobilier : les prix s’envolent, les inégalités se creusent



Restrictions pour l’immobilier ancien
Par ailleurs, un décret recentre le PTZ dans l’immobilier ancien sur les zones dites « détendues » (B2 et C). Cette disposition n’est donc plus disponible dans les grandes agglomérations. Comme pour l’acquisition d’un logement neuf, son montant peut représenter jusqu’à 40 % du coût d’achat du logement. Mais, pour cela, il faut que l’acquéreur s’engage à effectuer des travaux représentant au moins un quart du coût total de l’opération dans un délai de trois ans.
Selon une étude d’impact jointe en annexe au décret, le coût des PTZ octroyés en 2018 « ne devrait pas excéder 1,42 milliard d’euros » pour les finances publiques, selon l’hypothèse de 108 000 prêts distribués, dont environ 20 000 dans l’ancien sous conditions de travaux. En 2016, les 114 943 PTZ distribués ont représenté un coût de 1,5 milliard d’euros.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-9">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Paris a notamment opposé une fin de non-recevoir à la co-officialité du corse et du français, l’une des principales revendications des nationalistes
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/01/2018
Découvrir l’application


                        

En Corse, dialogue « constructif » avec le gouvernement malgré des « points de blocage »

Paris a notamment opposé une fin de non-recevoir à la co-officialité du corse et du français, l’une des principales revendications des nationalistes



Le Monde
 |    05.01.2018 à 21h04
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 09h31
    |

            Patrick Roger








                        



   


C’était la première rencontre officielle entre les dirigeants de la nouvelle collectivité unique de Corse, installée mardi 2 janvier, et la « Madame Corse » du gouvernement, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, en déplacement dans l’île de Beauté, vendredi 5 janvier.
Première rencontre officielle puisque, depuis le succès des nationalistes aux élections territoriales du 10 décembre 2017, les contacts se sont multipliés. Y compris avec le président de la République, Emmanuel Macron, même si ceux-ci n’ont fait l’objet d’aucune publicité.
Mme Gourault n’atterrissait donc pas à Ajaccio « à l’aveugle », avec une feuille de mission vierge. Les points de blocage avaient déjà été déblayés, au téléphone, entre le chef de l’Etat et celui du Conseil exécutif de la Corse, l’autonomiste Gilles Simeoni.
Parmi ceux-ci, un « niet » clair et net à la co-officialité de la langue corse, revendication de longue date des nationalistes. « Ce n’est pas envisageable », a redit la ministre. « Le corse est enseigné, reconnu comme langue régionale », rappelle Mme Gourault, proche du président du MoDem, le Béarnais François Bayrou, n’excluant pas que la France puisse, en revanche, ratifier dans un proche avenir la charte européenne des langues régionales, signée par Paris en 1999 mais jamais ratifiée depuis.

        Lire aussi :
         

                En Corse, Gilles Simeoni attend un geste politique de Macron



« Climat d’ouverture »
En revanche, de part et d’autre, les interlocuteurs se sont félicités d’un climat positif et de réelles avancées. M. Simeoni, joint par Le Monde, évoque « un climat d’ouverture, constructif ». Pour Mme Gourault, également jointe par Le Monde, « l’ambiance était extrêmement sympathique, il n’y avait pas de volonté de confrontation ». Le dirigeant autonomiste reconnaît qu’il y a « des points de blocage » : la co-officialité de la langue corse, le statut de résident et l’amnistie des prisonniers politiques. Mais il enregistre aussi « des points de satisfaction ».

   


Il apprécie que le gouvernement ait fait part de sa volonté de « réussir la nouvelle collectivité unique », en lui donnant « les moyens techniques, juridiques et financiers » nécessaires. « L’Etat et le gouvernement sont prêts à les accompagner », confirme Mme Gourault.
Mais l’avancée la plus significative, « une avancée majeure », selon M. Simeoni, porte sur les questions institutionnelles. Selon ce dernier, la ministre a laissé entendre que la révision constitutionnelle qui va être engagée en 2018 pourrait inclure « un volet spécifique consacré à la Corse ». Pour lui, cela constitue un premier pas vers la « reconnaissance de la spécificité corse dans la Constitution ».

        Lire aussi :
         

                Corse : la collectivité unique s’installe sous le poids des responsabilités



Interrogations importantes
Mme Gourault reste néanmoins plus prudente. Elle rappelle la volonté du chef de l’Etat d’inscrire dans la Constitution le « droit à la différenciation », qui se distingue du « droit à l’expérimentation » reconnu depuis la révision promue par Jean-Pierre Raffarin en 2003 qui autorisait les collectivités territoriales à mener une expérimentation, limitée dans le temps, mais qui devait se conclure soit par sa généralisation, soit par son abandon.
La différenciation, elle, comme l’avait déjà annoncé M. Macron, permettrait aux collectivités de faciliter certaines dérogations réglementaires, voire législatives. La ministre a d’ores et déjà fait engager des études par ses services pour tenter de cerner ce qui pourrait être engagé à droit constant et ce qui nécessiterait une révision constitutionnelle.
A l’issue de cette première prise de contact, M. Simeoni estime qu’« il existe encore des interrogations importantes ». « Nous sommes au début d’un processus », constate le dirigeant de la collectivité unique, qui doit rencontrer, avec le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, le premier ministre, Edouard Philippe, le 22 janvier à Matignon. Avant que M. Macron se rende sur l’île, le 6 février, à l’occasion du vingtième anniversaire de l’assassinat du préfet Claude Erignac. Un constat commun, toutefois : le contact est établi, et personne n’a envie de le rompre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-10">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le président français a notamment évoqué des visions différentes sur le respect des libertés individuelles et a appelé la Turquie au « respect de l’Etat de droit ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                

Macron : la situation en Turquie ne permet « aucune avancée » avec l’UE

Le président français a notamment évoqué des visions différentes sur le respect des libertés individuelles et a appelé la Turquie au « respect de l’Etat de droit ».



Le Monde
 |    05.01.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 23h53
   





                        



   


Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré vendredi que les « évolutions récentes » en Turquie dans le domaine des droits de l’homme excluaient toute « avancée » dans les négociations d’adhésion de ce pays à l’Union européenne.
« Il faut sortir de l’hypocrisie qui consiste à penser que l’on peut ouvrir de nouveaux chapitres dans la négociation avec l’Union européenne [UE], ce n’est pas vrai », a tranché le président lors d’une conférence de presse aux côtés de Recep Tayyip Erdogan, invité à Paris vendredi. En réponse, M. Erdogan a déclaré que la Turquie était « fatiguée » d’attendre une éventuelle adhésion à l’Union européenne. « On ne peut pas en permanence implorer une entrée dans l’UE », a-t-il estimé devant la presse.

        Lire aussi :
         

                Visite à Paris d’Erdogan, de plus en plus isolé sur la scène internationale



Le président français a également insisté sur l’importance de « l’ancrage de la Turquie au sein de la Convention européenne des droits de l’homme ». A défaut d’une adhésion, le président français a ainsi proposé à la Turquie un « partenariat » avec l’UE.
« Il faut (…) regarder si on ne peut pas repenser cette relation non pas dans le cadre du processus d’intégration mais peut-être d’une coopération, d’un partenariat avec [pour] finalité (…) de préserver l’ancrage de la Turquie et du peuple turc dans l’Europe et de faire que son avenir se construise en regardant l’Europe et avec l’Europe. »
« Respecter l’Etat de droit »
M. Macron a évoqué la « relation économique forte » qu’entretiennent la France et la Turquie, et salué la « coopération exemplaire » des deux pays – et de l’UE – en matière de lutte contre le terrorisme. Il a également invité son homologue à une coopération dans la construction de la paix en Syrie.
Mais le président français a surtout souligné des « visions différentes » sur les libertés individuelles entre les deux pays. Le chef de l’Etat a assuré qu’il avait évoqué avec le président turc les cas de plusieurs universitaires ou journalistes poursuivis en Turquie, et a appelé M. Erdogan à « respecter complètement l’Etat de droit » sur la question, notamment, de la liberté de la presse. M. Erdogan a assuré qu’il demanderait au ministère de la justice des informations sur la liste de noms et d’organisations que lui a fournie M. Macron.
Peu après, le président Erdogan s’en est pris à une journaliste d’« Envoyé spécial » qui l’interrogeait sur l’interception, en janvier 2014, de camions appartenant aux services secrets turcs (MIT) et transportant des armes supposément destinées à des groupes djihadistes . « Tu parles avec les mots du FETÖ [« organisation terroriste güléniste », nom donné par le gouvernement turc au mouvement Hizmet, auquel il impute le putsch manqué de juillet 2016 ], pas comme un journaliste », a accusé M. Erdogan, prévenant la journaliste qu’elle n’avait pas face à elle « quelqu’un qui va avaler ça facilement ».
Un contrat d’étude signé
Cette visite diplomatique a également donné lieu à la signature d’un contrat d’étude dans la défense aérienne et antimissile. Le contrat, dont le montant n’est pas connu, porte sur l’étude de définition du système de défense aérienne et antimissile longue distance portée Loramids (Long-Range Air and Missile Defense System, ndlr) entre les sociétés turques Aselsan et Roketsan et franco-italienne Eurosam et le gouvernement turc, selon l’Elysée.
Ces systèmes de défense antiaérienne sont déjà utilisés par les armées française et italienne. L’Italie en a même déployé certains en Turquie pendant un temps, pour l’aider à intercepter d’éventuels missiles tirés de la Syrie voisine, en pleine guerre.
Les pays de l’OTAN n’avaient pas caché leur inquiétude lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan avait annoncé en septembre qu’il avait signé avec la Russie un contrat portant sur l’achat de systèmes de défense antiaérienne S-400.
Ces systèmes de missiles de technologie russe n’étant pas compatibles avec ceux de l’Alliance atlantique, l’annonce avait été perçue comme une manifestation de mauvaise humeur de la part du président turc, sur fond de graves tensions avec plusieurs dirigeants européens et les Etats-Unis.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-11">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Cinquante ans après, le cinéaste s’est associé à son vieux complice Daniel Cohn-Bendit pour réaliser un film-bilan de Mai 68. L’occasion de radiographier le pays dirigé par un jeune président, dont il a l’oreille.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                
                                       
édition abonné


De Mai-68 à Macron, Romain Goupil, l’éternel révolté


                      Cinquante ans après, le cinéaste s’est associé à son vieux complice Daniel Cohn-Bendit pour réaliser un film-bilan de Mai 68. L’occasion de radiographier le pays dirigé par un jeune président, dont il a l’oreille.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h39
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Cinquante ans après Mai-68, on dirait les deux vieux du « Muppet Show » au balcon de l’Histoire ; il y en a un qui boite, l’autre est un peu ventru, et là, ils dissertent sur les sanglochons. On ne sait plus trop pourquoi, eux non plus, aucune importance, le débat continue, c’est l’essentiel. Daniel Cohn-Bendit a deux hanches en carton et une tête de lutin, il explique que comme « il n’y avait pas assez de sangliers, les éleveurs ont fait des croisements avec des cochons. C’est pas des conneries, hein ! Aux européennes de 1999, ça a été un problème soulevé pendant ma campagne, la prolifération des sanglochons. »
Romain Goupil est toujours un militant avide de la chose politique et un cinéaste inclonable, il a toujours une gueule incroyable au-dessus de son bidon et une grande théorie sur les sanglochons, mais trop technique pour être retranscrite ici. Le héros du jour, c’est lui.
Two-men-show
Goupil finit de monter un film avec Cohn-Bendit parti ausculter la France cinquante ans après vous-savez-quoi. La direction de France 5 est attendue pour visionner l’affaire. Un road-movie de cinquante jours de tournage ramené à 2 h 21 de film. La chaîne avait commandé un 52 minutes mais Goupil a toujours été très persuasif, il a un sourire magique, il n’est jamais à court d’arguments.
Ce talent date d’il y a au moins cinquante ans, quand ils se sont croisés vite fait avec Cohn-Bendit, en mai 1968, sur l’estrade enfiévrée d’un meeting incandescent, ou l’inverse, puis ils sont devenus copains comme sanglochons depuis 1991 et la guerre en Yougoslavie. Officiellement, ils ne parlent plus trop de Mai. Sauf pour s’écharper sur l’imposture supposée de l’autre.
« Tu peux nous écouter. A nous deux, on a 140 années d’expériences en agitation tous azimuts sans avoir fait l’ENA. On est tes meilleurs conseillers… Parce qu’en plus… On a tout foiré. » Romain Goupil à Emmanuel Macron
En général, ça se passe comme ça. Goupil attaque : « Il y a...




<article-nb="2018/01/06/16-12">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les deux élus nationalistes avaient fait part de plusieurs revendications – restées jusqu’ici sans réponse – à la suite de la victoire de leur coalition aux élections territoriales.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

Corse : Talamoni et Simeoni saluent un « déblocage » dans les discussions avec le gouvernement

Les deux élus nationalistes avaient fait part de plusieurs revendications – restées jusqu’ici sans réponse – à la suite de la victoire de leur coalition aux élections territoriales.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 13h00
   





                        



   


Les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, élus mardi 2 janvier à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, ont salué vendredi à Ajaccio un « déblocage » dans les discussions, à l’issue de leur rencontre avec Jacqueline Gourault, la « Mme Corse » du gouvernement.
« On est clairement en présence d’un déblocage de la question constitutionnelle, ce qui n’est pas rien », s’est félicité l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, appuyé par Gilles Simeoni. M. Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, et M. Talamoni, président de l’Assemblée de l’île, avaient fait part de plusieurs revendications à la suite de la victoire de la coalition nationaliste aux dernières élections territoriales, en décembre.

        Lire aussi :
         

                En Corse, Gilles Simeoni attend un geste politique de Macron



Certaines revendications des nationalistes corses, comme la coofficialité de la langue corse et du français, exigent une révision de la Constitution, ce que le premier ministre, Edouard Philippe, avait semblé écarter le 12 décembre. Les nationalistes réclament également une amnistie des « prisonniers politiques » et un statut de résident corse permettant de protéger les insulaires de la spéculation immobilière.
Gilles Simeoni avait déploré mardi qu’un « certain nombre de prises de position directes et indirectes de membres du gouvernement, et notamment du premier ministre, [ne soient] pas à la hauteur » des attentes des nationalistes corses. « Si une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple, c’est à la Constitution de changer et pas au peuple de disparaître », avait déclaré le leadeur autonomiste sur France Inter.
Instance inédite
La collectivité territoriale unique, à forte dominante nationaliste (41 des 63 sièges), est une instance inédite en France, une superrégion qui fusionne l’ancienne collectivité (région) et les deux départements corses.

        Lire aussi :
         

                Les nationalistes s’installent à la tête de la collectivité unique de Corse



Mardi, le leadeur indépendantiste Jean-Guy Talamoni a été largement élu président de l’Assemblée de Corse (40 voix sur 63), tout comme Gilles Simeoni à la présidence du conseil exécutif de Corse (42 voix sur 63). La séance, qui a duré près de cinq heures, s’est terminée par une grande accolade des deux présidents, élus et sympathisants enthousiastes entonnant l’hymne corse, Diu vi Salve Regina, puis l’hymne nationaliste. Les deux hommes ont prêté serment sur la Constitution corse de 1755, un acte symbolique similaire à celui de leur installation en décembre 2015 dans la précédente collectivité territoriale, mais qui, cette fois-ci, n’a pas semblé choquer leurs opposants.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-13">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Des associations organisaient, jeudi et vendredi, un procès contre la France et l’Union européenne pour les morts de la migration.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Un « tribunal des peuples » pour juger les politiques migratoires

Des associations organisaient, jeudi et vendredi, un procès contre la France et l’Union européenne pour les morts de la migration.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h15
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Les accusés ne se sont pas levés. Ils n’étaient pas à la barre, jeudi 4 janvier, et n’y seront pas plus vendredi, au deuxième jour du procès. En dépit des convocations qui leur ont été par deux fois adressées, fin 2017, Emmanuel Macron et le président de Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ne sont pas venus défendre leur politique migratoire. Commis d’office, deux avocats ont donc assuré la défense de la France et de l’Europe jugées devant le Tribunal permanent des peuples (TPP) pour la politique « irrespectueuse des droits de l’homme et meurtrière ».
Ces derniers n’ont pas eu la partie facile après la lecture des 24 pages d’un acte d’accusation sans concession rédigé par le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti). D’autant que pour étayer ces violations en tout genre, une dizaine des témoins a défilé à la barre, racontant chacun de son point de vue les défaillances globales qui ont conduit 40 000 personnes à trouver la mort sur la route de l’Europe, depuis le début des années 2000, comme l’a rappelé l’universitaire Claude Calame. Il s’agit bien de prouver le lien entre les politiques à l’œuvre pour barrer la route vers l’Europe et cette hécatombe silencieuse. Dimanche à 11 heures, le jugement tombera de la bouche de Philippe Texier, conseiller à la Cour de cassation, expert auprès de l’ONU, et président du jury. Si la sentence reste sans effet concret, elle vise surtout à marquer les esprits, à faire comprendre que les Etat sont responsables des morts de la migration. « C’est ainsi qu’il faut entendre le rôle du TPP », observe M. Texier.
Personnalités reconnues
Pariant que « les utopies d’un jour deviennent les réalités du lendemain », puisque « la Cour pénale internationale a vu le jour contre les gouvernements », la professeur de droit émérite, Monique Chemillier-Gendreau, a proposé durant sa déposition, la mise en place d’« une cour mondiale des droits de l’homme, qui aurait...




                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-14">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Benjamin Griveaux a affirmé sur BFM-TV que « plus de vingt » des trente informations les plus partagées sur les réseaux sociaux pendant la campagne présidentielle étaient fausses. Un chiffre inexact.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

« Fausses informations » : le porte-parole du gouvernement exagère la menace

Benjamin Griveaux a affirmé sur BFM-TV que « plus de vingt » des trente informations les plus partagées sur les réseaux sociaux pendant la campagne présidentielle étaient fausses. Un chiffre inexact.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 12h10
    |

            Adrien Sénécat








                        


Emmanuel Macron veut une loi pour lutter contre les fausses informations en période électorale. Le président l’a annoncé mercredi 3 janvier lors de ses vœux à la presse, sans en livrer les détails. Invité de BFM-TV jeudi 4 janvier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a insisté sur la diffusion massive des intox pour défendre la mesure. Mais son argument-choc pour appuyer son discours était en réalité erroné. Explications.

        Lire :
         

          « Fake news » : les risques d’une loi



CE QU’IL A DIT
Interrogé au sujet de l’annonce d’Emmanuel Macron d’un futur projet de loi contre les « fake news », Benjamin Griveaux a rappelé qu’il y a actuellement « beaucoup de fausses informations qui circulent […] et la dernière campagne présidentielle en a été le théâtre ». Et de citer cet exemple, pour témoigner de l’ampleur du phénomène :
« Vos confrères de “Libération” s’étaient amusés au printemps dernier à relever les trente informations qui avaient été les plus partagées sur les réseaux sociaux. Sur ces trente informations, plus de vingt étaient fausses. »
POURQUOI C’EST FAUX
Malgré nos recherches, nous n’avons pu retrouver trace d’un article de Libération ou de tout autre média corroborant l’affirmation de M. Griveaux (contacté, le cabinet du porte-parole du gouvernement n’a pas donné suite à nos sollicitations pour l’heure).
Libération a en revanche bien publié une étude sur les informations partagées sur Facebook pendant la campagne présidentielle, en partenariat avec la société Linkfluence. Les données utilisées sont extraites d’une liste de 50 pages Facebook observées pendant quatre semaines, du 6 février au 5 mars. Et le journal donne une liste des trente contenus les plus partagés au sein de cet échantillon.
Sauf que cet échantillon n’est pas représentatif de la campagne, puisqu’il concerne une période limitée et s’arrête un mois et demi avant le premier tour. Surtout, à aucun moment il n’est écrit par Libération qu’une vingtaine de ces contenus seraient erronés. Au contraire, la grande majorité d’entre eux diffusaient des faits avérés, malgré des présentations parfois réductrices ou polémiques.
Mesurer la circulation des fausses informations, un exercice délicat
Sur le fond, la prolifération des fausses informations en ligne est indéniable, notamment en période électorale. Nous avions notamment recensé au début de mai 28 rumeurs partagées plus de 5 000 fois sur Facebook, cinq d’entre elles l’étant même plus de 100 000 fois. Autant de chiffres qui témoignent de l’ampleur du phénomène.
Un exemple parmi d’autres montre que ces intox polluent réellement le grand public : en déplacement à l’usine Whirlpool d’Amiens le 26 avril 2017, Emmanuel Macron avait été interpellé à au moins quatre reprises au sujet de propos qu’il n’avait jamais tenus.
Mais il reste délicat de remettre en perspective ce phénomène pour en mesurer le poids réel face aux « vraies » informations. Tout comme il est complexe d’en connaître l’influence réelle sur celles et ceux qui sont exposés aux discours mensongers.
Cette erreur de Benjamin Griveaux rappelle une réalité : la désinformation en ligne est un phénomène complexe, dont les contours et les conséquences sont encore mal connus.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :
Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-15">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Organisé notamment par le Printemps républicain, l’événement en faveur de la liberté d’expression est vu par ses détracteurs comme une tentative de récupération.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


La journée « Toujours Charlie » relance le débat sur la laïcité

Organisé notamment par le Printemps républicain, l’événement en faveur de la liberté d’expression est vu par ses détracteurs comme une tentative de récupération.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 15h48
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

C’est un début d’année agité pour le petit monde des associations laïques. En cause : un événement organisé, le samedi 6 janvier aux Folies-Bergère à Paris, pour « rendre hommage aux victimes des attentats de janvier 2015 », trois ans après les attaques terroristes qui ont tué dix-sept personnes, dont onze dans les locaux de Charlie Hebdo. Intitulée « Toujours Charlie, de la mémoire au combat », cette journée de mobilisation, lors de laquelle 1 700 personnes sont attendues, veut mettre en avant le combat de journal pour la liberté d’expression.
Mais ce qui est critiqué n’est pas tant le thème choisi que les organisateurs. Ils sont trois : le Printemps républicain, le Comité Laïcité République et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). Trois acteurs de cette mouvance qui sont loin de faire l’unanimité. Certains, comme les militants du Printemps républicain ou le Comité Laïcité République, se voient reprocher leurs positions radicales et leur proximité avec Manuel Valls. Et d’aucuns les soupçonnent de vouloir « récupérer » le combat de l’hebdomadaire satirique et de la charge symbolique qui l’accompagne au profit de l’ancien premier ministre, alors que le président de la République, Emmanuel Macron, doit s’exprimer sur le sujet en janvier.
« Charlie Hebdo » n’est pas l’un des organisateurs
L’idée de cette journée a germé « à l’été 2017, autour de discussions avec des gens de Charlie », se souvient le politologue Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain et ancien du Parti socialiste. « On voulait faire quelque chose à côté des commémorations officielles, qui témoigne de l’esprit Charlie et de la liberté d’expression », ajoute-t-il.
L’équipe de l’hebdomadaire satirique semble se tenir plus ou moins à l’écart de cette initiative. Seuls le rédacteur en chef, Gérard Biard, et Marika Bret, directrice des ressources humaines de Charlie,...




                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-16">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le président de la République poursuivra le marathon des réceptions à son retour de Pékin, le 11 janvier, après un arrêt à Rome.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                

Emmanuel Macron contraint aux prolongations pour ses vœux

Le président de la République poursuivra le marathon des réceptions à son retour de Pékin, le 11 janvier, après un arrêt à Rome.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 06h39
    |

            Cédric Pietralunga et 
Sarah Belouezzane








                        



   


L’ancien monde résiste encore. Vieille tradition républicaine, les cérémonies de vœux du chef de l’Etat aux différents corps constitués devaient être allégées cette année, avait fait savoir l’entourage d’Emmanuel Macron.
Pas question que le président de la République, occupé à « transformer » le pays, perde son mois de janvier à recevoir autour de petits fours à l’Elysée et à « faire des discours dans l’entre-soi », avait pointé Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM). Tout devait être plié avant le départ en Chine de M. Macron, dimanche 7 janvier.
Las ! Après avoir adressé ses vœux au gouvernement, au Conseil constitutionnel et à la presse le 3 janvier, puis aux autorités religieuses et au corps diplomatique le lendemain, Emmanuel Macron devrait finalement poursuivre le marathon des réceptions à son retour de Pékin, prévu jeudi 11 janvier, après un arrêt à Rome pour y rencontrer Paolo Gentiloni, le président du Conseil italien. « Les amicales pressions ont été nombreuses », reconnaît un proche du chef de l’Etat pour justifier ce changement de pied.
Les oubliés de la première semaine
« Ce n’est certes pas un événement essentiel, mais ce serait tout de même curieux qu’il n’y en ait pas » pour les partenaires sociaux, confie au Monde Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière (FO). Selon lui, un tel oubli pourrait être mal interprété par les organisations syndicales et patronales, occupées depuis l’élection présidentielle à discuter des réformes sociales voulues par le chef de l’Etat : « On pourrait penser que le président n’accorde pas assez d’importance aux partenaires sociaux et au dialogue social… »
Selon nos informations, l’Elysée réfléchirait néanmoins à regrouper les différentes cérémonies et à réunir en une seule fois les oubliés de la première semaine. « Ce qui est certain, c’est qu’il n’y aura pas une cérémonie réservée aux seuls partenaires sociaux », assure-t-on dans l’entourage de M. Macron. Pas sûr, néanmoins, que la salle des fêtes du Château suffise dans ces conditions à contenir tout le monde. Lors de ses premiers vœux en tant que président de la République, en janvier 2013, François Hollande avait organisé pas moins de… douze cérémonies : huit à l’Elysée et quatre à Grenoble, à Marseille, dans le Loiret et à Tulle. Autre temps, autre monde.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-17">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

NDDL : Edouard Philippe reçoit une dernière fois les élus locaux avant de trancher

Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h26
   





                        



   


Un ultime et vaste tour de table. Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit vendredi 5 janvier les élus locaux concernés par le projet d’aéroport très controversé de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), avant que l’exécutif ne tranche définitivement d’ici à la fin du mois. Maires, présidents d’agglomération, de conseils départementaux, dirigeants régionaux, députés et sénateurs se succéderont à Matignon pour faire valoir leurs positions dans ce dossier ultrasensible, auquel le président de la République, Emmanuel Macron, a promis d’apporter une réponse rapidement.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : Emmanuel Macron à l’heure du choix



Les élus de la Loire-Atlantique — qui ouvrent le bal —, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, qui seront reçus lundi, de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Vendée (mardi 9), ainsi que le bureau du syndicat mixte aéroportuaire (vendredi 12) seront entendus « sur leur conception de ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire mais aussi sur la façon dont ils interprètent le rapport demandé au mois de juin », remis à la mi-décembre, qui propose de choisir entre « le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique » et « le développement d’une nouvelle plate-forme aéroportuaire », a dit mercredi le premier ministre.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : 50 ans d’un projet d’aéroport résumés en 10 dates



« Phase ultime de concertation »
Cette « phase ultime de concertation », destinée à nourrir le choix final de l’exécutif, permettra aussi d’évoquer l’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, qui sera ordonnée quelle que soit l’option retenue, a promis M. Philippe.
« Il faut que la ZAD [zone d’aménagement différé, rebaptisée “zone à défendre” par les occupants du site] soit démantelée et elle le sera », insiste le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, appuyé par la députée La République en marche (LRM) Sophie Errante, qui attend surtout que soit mis « un terme aux situations de non-respect des droits vécues par les riverains ».
Après avoir laissé la situation s’embourber, « il est temps de passer à autre chose », résume M. de Rugy, qui « en a marre que l’on ne parle de Nantes qu’à travers ça ». L’ex-écologiste, réélu député sous la bannière de LRM, dira vendredi au premier ministre « qu’il n’y a pas de consensus absolu des élus en faveur du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des Landes ». Lui-même est opposé à ce « projet inutile et assez anachronique », et assez isolé parmi les élus mariligériens.

        Lire aussi :
         

                « Les riverains en ont assez de l’indécision sur Notre-Dame-des-Landes »



Six des dix députés du département (neuf LRM, un MoDem), ont clairement dit leur soutien au nouvel aéroport, deux s’en remettent à la décision de l’exécutif et deux autres s’expriment contre (M. de Rugy et Sarah El Haïry). Parmi les cinq sénateurs, seul l’écologiste Ronan Dantec est opposé au projet.
« Je trouve insensé que les grands élus de la Loire-Atlantique s’arc-boutent sur un projet qui n’est en rien vital pour la Loire-Atlantique et pour l’Ouest », plaide ainsi M. Dantec. Quant à Mme El Haïry (MoDem), elle déplore « qu’à force de se préoccuper de cet aéroport, on n’a rien fait d’autre à Nantes ».
« Mise en scène »
Le rapport des trois médiateurs, qui éclaire d’un jour nouveau l’hypothèse d’un réaménagement de l’aéroport existant, sera vendredi sous le feu des critiques de plusieurs élus.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : « Il faut tourner la page et sortir par le haut »



« Je suis sceptique et je le ferai savoir », annonce ainsi la députée (LRM) Aude Amadou, qui attend des « éléments d’explication ».
« De manière involontaire ou volontaire, le rapport n’intègre pas certains éléments : la problématique de l’évolution du trafic, les problématiques liées aux pollutions sonores et aux particules fines, l’application stricte de la loi littoral », relève le maire (DVG) de Saint-Aignan, commune située en bout de piste de l’actuel aéroport.
« C’est un rapport biaisé, qui présente de graves lacunes », s’insurge de son côté le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, secrétaire du syndicat mixte aéroportuaire. L’ancien président de la région Pays de la Loire dénonce la « mise en scène » de cette consultation, qui « ne servira à rien puisque c’est le président de la République qui prendra la décision ».
D’autres, à l’image du député (LRM) Yves Daniel (6e circonscription de la Loire-Atlantique, celle de Notre-Dame-des-Landes), mettront en avant le « respect du fait majoritaire » en s’appuyant sur le résultat de la consultation locale de juin 2016 à l’issue de laquelle 55,17 % des Mariligériens s’étaient prononcés en faveur du transfert de l’aéroport. « Sinon, prévient-il, il y a énormément de gens qui vont faire un brûlis avec leurs cartes d’électeur, à commencer par moi. »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-18">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Elus à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, ils rencontreront le premier ministre, Edouard Philippe.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

Les nationalistes corses Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni reçus à Matignon le 22 janvier

Elus à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, ils rencontreront le premier ministre, Edouard Philippe.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h34
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 07h31
   





                        



   


Les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, élus mardi 2 janvier à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, seront reçus le 22 janvier à Matignon par Edouard Philippe, a fait savoir l’entourage du premier ministre.
M. Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, et M. Talamoni, président de l’Assemblée de l’île, avaient fait part de plusieurs revendications à la suite de la victoire de la coalition nationaliste aux dernières élections territoriales, en décembre.
Le 12 décembre, le chef du gouvernement avait semblé resté sourd à ces demandes — coofficialité de la langue corse et du français, amnistie des « prisonniers politiques » et statut de résident corse permettant de protéger les insulaires de la spéculation immobilière —, déclarant que toutes les réformes à venir devraient être « conformes au cadre constitutionnel ».
Gilles Simeoni avait déploré mardi qu’un « certain nombre de prises de position directes et indirectes de membres du gouvernement, et notamment du premier ministre, [ne soient] pas à la hauteur » des attentes des nationalistes corses. « Si une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple, c’est à la Constitution de changer et pas au peuple de disparaître », avait déclaré le leader autonomiste sur France Inter.
« C’est le président qui fixe le cap »
Vendredi, la ministre Jacqueline Gourault, nommée à la fonction informelle de « Mme Corse » au sein du gouvernement, doit rencontrer MM. Talamoni et Simeoni à Ajaccio.
Tout en disant attendre « avec sérénité » la venue de Mme Gourault, Gilles Simeoni avait déclaré mardi : « Nous savons qu’aujourd’hui en France, c’est le président de la République qui fixe le cap et qui, aujourd’hui, connaît le mieux le dossier corse. »
La collectivité territoriale unique, à forte dominante nationaliste (41 des 63 sièges), est une instance inédite en France, une superrégion qui fusionne l’ancienne collectivité (région) et les deux départements corses.
Mardi, le leader indépendantiste Jean-Guy Talamoni a été largement élu président de l’Assemblée de Corse (40 voix sur 63), tout comme Gilles Simeoni à la présidence du conseil exécutif de Corse (42 voix sur 63). La séance, qui a duré près de cinq heures, s’est terminée par une grande accolade des deux présidents, élus et sympathisants enthousiastes entonnant l’hymne corse, Diu vi Salve Regina, puis l’hymne nationaliste. Les deux hommes ont prêté serment sur la Constitution corse de 1755, un acte symbolique similaire à celui de leur installation en décembre 2015 dans la précédente collectivité territoriale mais qui, cette fois-ci, n’a pas semblé choquer leurs opposants.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-19">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’observatoire régional de l’air prévoit vendredi une dégradation maximale de l’air avec un indice « très mauvais », de 10 sur une échelle de 1 à 10.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Dégradation de la qualité de l’air : la Guyane en alerte en raison de « poussières du Sahara »

L’observatoire régional de l’air prévoit vendredi une dégradation maximale de l’air avec un indice « très mauvais », de 10 sur une échelle de 1 à 10.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 03h20
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h17
   





                        


La Guyane a été placée en alerte jeudi 4 janvier en raison d’une dégradation maximale de l’air attendue vendredi, a annoncé la préfecture de Cayenne. L’observatoire régional de l’air (ORA) prévoit une dégradation accentuée vendredi, avec un indice maximal, « très mauvais » de 10 sur une échelle de 1 à 10.
L’alerte de dépassement de seuil devrait être maintenue jusqu’au week-end, a prévenu la préfecture. Il s’agit du troisième dépassement de seuil d’alerte en huit jours. La qualité de l’air est médiocre en Guyane depuis le 26 décembre. Cette situation est causée par la présence de « brumes du Sahara » transportées par des courants aériens.
Réduire l’activité sportive
Selon l’ORA, « des particules désertiques sont arrachées mécaniquement du sol sous l’action du vent, et se déplacent, de l’Afrique à l’Ouest atlantique via la Saharan Air Layer (SAL) ».
Les conditions climatiques spécifiques de la Guyane entraînent une véritable « saison de poussières », s’étendant généralement de février à avril. Les seuils réglementaires de pollution de l’air sont très souvent dépassés lors de ce phénomène, ressenti jusque dans les Antilles. L’impact répété de ces passages de particules sur la population guyanaise n’a pas été étudié.
Ces poussières peuvent avoir une action irritante sur les voies respiratoires (toux, gênes respiratoires, crise d’asthme, irritation des yeux). Les personnes sensibles et fragiles sont invitées à réduire leur activité sportive. Il est recommandé aux sportifs de ne pas participer à des compétitions intenses.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/06/16-20">
<filnamedate="20180106"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180106"><AAMMJJHH="2018010616">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Lors de ses vœux aux autorités religieuses, le chef de l’Etat a également réaffirmé qu’il tiendrait un discours « dépassionné » sur la laïcité au cours de son mandat.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Emmanuel Macron juge indispensable une « structuration de l’islam en France »

Lors de ses vœux aux autorités religieuses, le chef de l’Etat a également réaffirmé qu’il tiendrait un discours « dépassionné » sur la laïcité au cours de son mandat.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 06h36
   





                        



   


Le président Emmanuel Macron a jugé « indispensable » de mener « un travail sur la structuration de l’islam en France », afin qu’il ne tombe pas dans la « crise » qu’il vit au plan international, lors de ses vœux aux autorités religieuses jeudi 4 janvier.
Le chef de l’Etat, qui recevait à l’Elysée des représentants des six principaux cultes présents en France (catholique, protestant, orthodoxe, musulman, juif et bouddhiste), a réaffirmé qu’il tiendrait un discours « dépassionné » sur la laïcité au cours de son mandat.
« Mon vœu pour 2018 est que la France devienne avec vous ce modèle de laïcité sachant écouter les voix du pays dans leur diversité, capable de construire sur cette diversité une grande nation réconciliée et ouverte sur l’avenir », leur a-t-il lancé.

        Lire :
         

          En retrait, Macron veut un « débat dépassionné » sur la laïcité



Le chef de l’Etat a estimé que ne parler de laïcité qu’au sujet de l’islam était une « erreur funeste ». Mais il a plaidé, à l’adresse des représentants musulmans, pour « un travail sur la structuration de l’islam en France, qui est la condition même pour que vous ne tombiez pas dans les rets des divisions de votre propre religion et de la crise qu’elle est en train de vivre sur le plan international ». Ce travail « moral, philosophique » mais aussi « d’organisation » est « indispensable et je vous y aiderai », a-t-il insisté.
La politique migratoire critiquée
Evoquant les sujets sensibles, le président a redit qu’il attendait que les responsables religieux prennent « toute [leur] part » au « vrai débat philosophique » qui va s’engager avant de légiférer sur les dossiers bioéthiques, dont l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.
Alors que des ONG chrétiennes ont émis de vives critiques à l’encontre de la politique migratoire du gouvernement, Emmanuel Macron a défendu la nécessité de « choisir le moindre mal » dans l’accueil des migrants, « et le moindre mal c’est aussi parfois de savoir dire qu’on ne peut prendre toute la part qu’on voudrait prendre, parce qu’on ne le peut pas ».

        Lire aussi :
         

                En France, une politique migratoire d’une dureté sans précédent



Lors de ces vœux, chaque culte était représenté par deux personnes – Ahmet Ogras et Anouar Kbibech au nom du Conseil français du culte musulman (CFCM) –, voire une seule. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s’était ému de ne pas avoir été invité, claquant la porte du CFCM par mesure de rétorsion. Emmanuel Macron n’en a pas fait mention dans son discours.



                            


                        

                        

