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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Nicole Notat et Jean-Dominique Senard ont deux mois pour rendre leurs conclusions sur la reconnaissance du rôle social des sociétés.
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Le gouvernement lance le chantier du statut de l’entreprise

Nicole Notat et Jean-Dominique Senard ont deux mois pour rendre leurs conclusions sur la reconnaissance du rôle social des sociétés.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h49
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Le chantier est vaste, le calendrier serré. Missionnés par le gouvernement pour repenser la place de l’entreprise dans la société, Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, désormais présidente de Vigeo Eiris, et Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, ont moins de deux mois pour rendre leur copie. Des conclusions attendues en haut lieu : pas moins de quatre ministres étaient présents, vendredi 5 janvier, aux côtés des partenaires sociaux, pour le lancement des travaux.
« Il nous faut aujourd’hui faire évoluer le droit pour permettre aux entreprises qui le souhaitent de formaliser voire amplifier leur contribution à l’intérêt général », a expliqué la ministre du travail, Muriel Pénicaud, dans la salle toute en dorures et moulures vert pâle, où ont été signés les accords de Grenelle. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la future loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), dont une première mouture doit être présentée au printemps en conseil des ministres.
Son objectif sera double, a rappelé Bruno Le Maire : « Faire grandir les entreprises françaises » et « mieux associer les salariés aux résultats ». A terme, « 100 % d’entre eux devront être couverts par des accords de participation et d’intéressement », a insisté le ministre de l’économie. Mais avant cela, il faudra trancher sur une question plus théorique, mais tout aussi épineuse : celle de l’« objet social » des entreprises.
« Il s’agit de faire évoluer notre droit avec audace, mais aussi avec un esprit de responsabilité »
Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, avait soulevé un vent de panique dans les milieux patronaux en évoquant, début décembre 2017, une modification du code civil. En l’état, ce dernier stipule que toute société doit « être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Autrement dit, des actionnaires. « L’objet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Après celle sur le bois d’œuvre, Washington envisage de nouvelles taxes antidumping.
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Le contentieux commercial entre le Canada et les Etats-Unis s’étend au papier journal

Après celle sur le bois d’œuvre, Washington envisage de nouvelles taxes antidumping.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h30
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

L’industrie des produits forestiers canadiens s’apprête à essuyer un nouveau revers. Après le bois d’œuvre et le papier surcalandré (utilisé pour les publicités ou les magazines), le département du commerce américain doit décider, lundi 8 janvier, s’il décide ou non d’imposer des droits compensatoires sur le papier journal en provenance du Canada.
« En ce qui concerne le bois d’œuvre, on s’y attendait, l’entente arrivait à échéance, commente Robert Larocque, vice-président de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC). Mais par contre, pour le papier journal, c’est une mauvaise surprise. »
Le dossier a commencé en août 2017 à la suite de la plainte d’une entreprise américaine, la North Pacific Paper. Comme pour le bois d’œuvre, les autorités américaines accusent les papeteries canadiennes de dumping, c’est-à-dire de pratiquer des prix de vente inférieurs à la valeur du marché. Ottawa et les gouvernements provinciaux sont aussi dans la ligne de mire de l’administration Trump, car ils subventionneraient de façon déloyale l’industrie forestière du pays.
« Impositions de l’ordre de 15 % à 25 % »
« Au total, on s’attend à des impositions de l’ordre de 15 % à 25 % », affirme au Monde M. Larocque, alors que la décision du département du commerce américain en ce qui concerne l’imposition d’éventuels droits antidumping est attendue en mars. Et d’ajouter : « Les gens en parlent moins que le bois d’œuvre, mais, dans l’industrie, on craint que ce dossier soit plus dommageable encore ! »

Au Canada, l’industrie des produits forestiers représente un chiffre d’affaires de 67 milliards de dollars canadiens (44,85 milliards d’euros) par année. L’imposition de droits compensatoires toucherait 25 usines, la plupart situées au Québec et en Ontario, et ce, alors que le Canada est le plus important exportateur de papier journal dans le monde. Selon le département du commerce américain, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le chef de l’Etat veut établir avec Pékin un partenariat au long cours et rééquilibrer les échanges commerciaux.
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Macron en quête de réciprocité pour sa visite en Chine

Le chef de l’Etat veut établir avec Pékin un partenariat au long cours et rééquilibrer les échanges commerciaux.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 11h26
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant) et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

Emmanuel Macron aime construire sa diplomatie au gré de symboles historiques et politiques forts. Le choix de Xi’an, la ville où le président français entame, lundi 8 janvier, sa première visite d’Etat en Chine – et en Asie – en est un : la capitale du Shaanxi, connue pour son armée enterrée de guerriers en terre cuite, se veut la terre d’origine de la famille du président chinois Xi Jinping. C’est là que M. Macron, qui appelait dans son livre Révolution (XO Editions) à voir en la Chine une « chance » plutôt qu’un « péril », prononcera un discours sur les relations franco-chinoises, le patrimoine et l’avenir du multilatéralisme.
C’est à Pékin, en revanche, qu’auront lieu les rencontres avec les dirigeants politiques, les acteurs de la culture, de l’économie et du monde de l’entreprise. Les séances de travail sont prévues mardi 9 avec Xi Jinping, mais aussi avec le premier ministre Li Keqiang. Premier chef d’Etat européen à se rendre en Chine après le 19e congrès, qui a renouvelé pour cinq ans le mandat de M. Xi à la tête du Parti communiste, le président français se veut porteur d’un projet de refondation de l’Europe. C’est donc « le moment opportun pour aller discuter avec Xi Jinping alors que la Chine veut renforcer sa place dans la gouvernance mondiale », explique-t-on à l’Elysée.
Cette visite sera aussi l’occasion de signer plusieurs accords économiques et culturels et d’approfondir le « partenariat stratégique global » entre les deux pays, autour de « coopérations structurantes » au long cours dans l’aéronautique et le nucléaire, mais surtout, espère-t-on à Paris, autour de nouvelles convergences dans les secteurs liés à la lutte contre le réchauffement climatique. La France souhaite aussi raffermir sa position sur les marchés prometteurs de l’agroalimentaire, des nouvelles technologies ou de l’économie du vieillissement.
« Les sujets carbone »
M. Macron entend profiter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Portés par Amazon et Google, les enceintes à commande vocale et les assistants domotiques seront à l’honneur du Salon de l’électronique grand public, qui se tient du 9 au 12  janvier.
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Au CES 2018 de Las Vegas, la bataille de la maison connectée fait rage

Portés par Amazon et Google, les enceintes à commande vocale et les assistants domotiques seront à l’honneur du Salon de l’électronique grand public, qui se tient du 9 au 12  janvier.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 10h35
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Grand-messe de l’électronique grand public, le Consumer Electronics Show (CES) ouvrira, mardi 9 janvier, ses portes à Las Vegas, dans le Nevada. Les plus grands fabricants comme les start-up dont les projets sont encore au stade de prototype de produits s’y croiseront. Avec ses 4 000 exposants et ses plus de 180 000 visiteurs, le CES offre, chaque début d’année, un panorama sur les tendances du monde de la « tech ».
La bataille Google-Amazon
Google, dont la présence s’était faite discrète ces dernières années au CES, s’offre un stand imposant. La firme de Mountain View, en Californie, pourra y présenter sa gamme de produits, dont le tout récent Google Home Max, version XL de son enceinte connectée. Celle-ci est commercialisée depuis le 11 décembre 2017 au prix de 399 dollars (331 euros). Cette visibilité renforcée au Salon de Las Vegas montre que Google est bien décidé à concurrencer Amazon, le leader de ce marché en plein essor, et à le montrer.
Rien qu’aux Etats-Unis, les ventes d’enceintes connectées sont passées, selon le cabinet Strategy Analytics, de 6 millions, en 2016, à 24 millions, en 2017. Selon la Consumer Technology Association, qui organise le CES, 36 millions de ces objets pourraient s’écouler en 2018. Si Google a réussi à se tailler une part conséquente du marché (14,7 %), il demeure très loin d’Amazon (71 %). Les fabricants traditionnels ne veulent pas laisser échapper le leader. LG doit notamment annoncer à Las Vegas le lancement de sa propre enceinte.

La maison connectée portée par le succès des assistants
La bataille entre Google et Amazon se joue aussi bien au niveau du matériel que du logiciel. Les deux sont intimement liés. Plus le nombre de produits et de services qui obéissent aux commandes des assistants virtuels embarqués dans ces enceintes sera important, plus leur utilité sera manifeste pour les consommateurs. Réciproquement, les constructeurs prennent conscience de la percée de ce nouvel usage qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La mobilité connectée et la ville intelligente se taillent une place de choix au rendez-vous annuel de l’électronique grand public, du 9 au 12 janvier, à Las Vegas.
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Voiture autonome et Smart City en « guest stars » au Consumer Electronics Show de Las Vegas

La mobilité connectée et la ville intelligente se taillent une place de choix au rendez-vous annuel de l’électronique grand public, du 9 au 12 janvier, à Las Vegas.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 10h34
    |

            Grégoire Allix et 
                                Éric Béziat








                        



   


Pour la première fois, du 9 au 12 janvier, la 51e édition du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (Nevada, ouest des Etats-Unis) consacrera un espace d’exposition et un programme de conférences à la ville intelligente. Une enquête de la Consumer Technology Association, qui organise le salon, estime que le marché mondial des Smart Cities devrait passer de 12 milliards d’euros en 2015 à 29 milliards en 2020. Elle prédit que la planète comptera au moins 88 Smart Cities d’ici à 2025, dont les réseaux interconnectés utiliseront largement l’Internet des objets, déjà très présent au CES.
Difficile, dès lors, pour le rendez-vous de Las Vegas de rester en marge de cette révolution, même si le CES a plusieurs trains de retard sur le Smart City Expo World Congress, organisé chaque année à Barcelone depuis 2011. Pour Gary Shapiro, le PDG de la Consumer Technology Association, « le CES est le rendez-vous idéal pour explorer ces technologies révolutionnaires, en raison de la diversité des industries concernées : télécommunications mobiles, transports, données et capteurs… »
45 entreprises françaises

        Lire aussi :
         

                Au CES 2018 de Las Vegas, la bataille de la maison connectée fait rage



L’occasion pour des grands groupes – comme les français Engie (ex-GDF Suez) et Dassault Systèmes – et une myriade de start-up de présenter leurs solutions, dans des secteurs aussi éclectiques que l’énergie, la mobilité et l’analyse des données, souvent à la frontière d’autres thèmes mis en avant par le CES, comme la voiture connectée.
La planète devrait compter au moins 88 villes « intelligentes » d’ici à 2025
Celle-ci est l’autre « guest star » du CES. Robots-taxis, conduite intelligente… les technologies de la voiture de demain occupent plus de 27 000 mètres carrés d’espace cette année. Quasiment tous les fabricants mondiaux de voitures seront présents. Parmi les événements attendus : des annonces sur le véhicule autonome par Intel et par le « Google chinois » Baidu ; la présentation d’une série de robots mobiles de Honda et la révélation du premier véhicule électrique hyperconnecté de Byton, toute nouvelle marque haut de gamme fondée en Chine par des anciens de BMW et Nissan.
Malgré la quasi-absence de PSA et Renault, l’industrie automobile tricolore sera représentée par 45 entreprises exposantes, contre 12 en 2017. Signe de leur dynamisme technologique, les équipementiers Valeo et Faurecia y tiendront la vedette au côté des plus brillants fournisseurs de technologie pour voitures autonomes que sont le californien Nvidia, le spécialiste des caméras intelligentes Mobileye, le roi de la cartographie 3D Here, ainsi que de leurs grands concurrents traditionnels Bosch, Continental, Delphi…
Navya, start-up lyonnaise spécialiste des navettes électriques sans conducteur, présentera son premier taxi sans volant ni pédale, dévoilé en novembre 2017, avec deux de ses actionnaires principaux, Valeo, qui fournit les capteurs, et l’opérateur de transport Keolis, filiale de la SNCF. Sept autres jeunes pousses de la « French Tech » automobile, spécialisées dans l’équipement de la voiture autonome et connectée, seront réunies par Business France dans un pavillon spécifique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La visite en Chine du président Macron pourrait être l’occasion de créer les conditions d’un nouvel écosystème politique en proposant des solutions innovantes aux problèmes globaux, explique l’historien Julien Buffet, dans une tribune au « Monde ».
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« Pour une nouvelle gouvernance mondiale aux couleurs de la Chine et de l’Europe » avec la France

La visite en Chine du président Macron pourrait être l’occasion de créer les conditions d’un nouvel écosystème politique en proposant des solutions innovantes aux problèmes globaux, explique l’historien Julien Buffet, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    06.01.2018 à 09h00
    |

Julien Buffet (Chercheur associé au CRPM-Paris-X-Nanterre)







                        



                                


                            

Tribune. La rencontre entre Emmanuel Macron et Xi Jinping du 8 au 10 janvier 2018 promet d’être historique. Porteurs de projets à vocation universelle, le président français incarne les espoirs d’une refondation de l’Union européenne (UE) tandis que le président chinois élabore une pax sinica des « nouvelles routes de la soie » à travers le libre-échange. Mais l’événement suscite autant d’attentes que d’interrogations.
Premier partenaire commercial de la Chine, avec un volume des échanges dépassant 1,4 milliard d’euros par jour, la diplomatie chinoise fait de l’Union européenne le principal axe de son initiative « Une ceinture, une route » et considère la France comme son partenaire stratégique privilégié. Mais le marché ne prime pas sur tout et les motifs de frictions politiques sont vifs. Lors du 12e sommet d’affaire UE-Chine en juin 2017, le président Juncker a souhaité que la Chine accélère ses réformes pour être en adéquation avec la vision du monde qu’elle propose.
Cependant, l’Occident est, lui aussi, encore loin d’avoir tiré toutes les leçons de la chute de l’Union soviétique et de ses répercussions en Chine. Le chaos général de la Russie des années 1990 a renforcé la conviction du Parti communiste chinois (PCC), acquise depuis 1978, que le système collectiviste ne pouvait se réformer que sur plusieurs générations.
« Rêve chinois » et « belle Chine »
Si « réforme » et « ouverture » coexistent dans le même espace, elles obéissent à des temporalités et des logiques distinctes et fixent le changement à travers le rôle international du « rêve chinois », la civilisation écologique de la « belle Chine » et l’économie domestique d’une « société de moyenne aisance », comme un point d’horizon qui sera long et difficile à atteindre, confirmé par Xi Jinping au XIXe Congrès du PCC.
D’ici là, la transition prend la forme, sur le plan intérieur, d’un consensus social contrôlé en permanence où la stabilité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Depuis sept ans, 2 000 jeux de mots habillent chaque année les paquets de l’enseigne. Et font réagir sur les réseaux sociaux. L’humour est devenu un véritable produit d’appel.
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Chez Monoprix, la vanne emballe


                      Depuis sept ans, 2 000 jeux de mots habillent chaque année les paquets de l’enseigne. Et font réagir sur les réseaux sociaux. L’humour est devenu un véritable produit d’appel.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h37
    |

            Pascale Krémer








                              

                        

La vitrine barrée d’un « Noël met la barre hotte » pouvait mettre la puce à l’oreille. Comme le panonceau, près de l’escalator : « Commandez et le tour est jouet. » Partout, dans les rayons du supermarché, la drôle d’expérience se poursuivrait, avec un vinaigre balsamique « Découvrez l’art Modène », des pavés de truite « Qu’est-ce qu’on se l’écaille au congélo », des petits pois à l’étuvée « Le sauna pour petits pois », des flageolets « Fayotez en finesse », des pansements « A mettre sur votre plaie liste »…
C’est grande distribution de jeux de mots, chez Monoprix. Aucun emballage de produits maison n’échappe à ces petits messages pas toujours extrafins, contrairement aux haricots verts, mais qui égaient la corvée de courses. L’enseigne de centre-ville a tenté ce pari osé à l’approche de ses 80 ans, en 2010, bousculant les codes habituels du packaging. Aux photos enjolivées du produit, aux dénominations emphatiques, se sont substitués des traits d’humour sur bandes colorées.
Cela a si bien réveillé le client – moult récompenses publicitaires l’attestent – que l’usine à blagues tourne à plein régime, depuis sept ans. Derrière le dentifrice pour dents blanches « Woody haleine », le « Pané de la dernière pluie », « L’embarras de l’anchois », « L’ananas de ma vie », se cache l’agence de pub Rosapark (qui a pris le relais d’Havas City fin 2011). Sa mission : fournir annuellement 2 000 slogans rieurs – un emballage est renouvelé tous les dix-huit mois en moyenne.
Les diplômés de Sciences Po ont de l’humour
Il faut donc se figurer une poignée de jeunes rédacteurs publicitaires, pour la plupart diplômés de Sciences Po, qui cogitent jusqu’à accoucher de deux ou trois accroches pour chaque nouvel emballage, strictement adaptées en nombre de caractères à la taille du produit, avant de les présenter au directeur de la marque Monoprix, qui validera d’un sourire...




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Alors que les ventes ne cessent de baisser, cette application propose un catalogue de 21 000 sacs griffés Gucci, Hermès ou Chanel, à louer pour 50 euros par mois.
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Laxus, l’appli qui se joue du déclin du luxe au Japon

Alors que les ventes ne cessent de baisser, cette application propose un catalogue de 21 000 sacs griffés Gucci, Hermès ou Chanel, à louer pour 50 euros par mois.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h36
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            
L’application japonaise Laxus pourrait bientôt débarquer en France. En plein essor dans son pays d’origine, cette « appli » de location de sacs de luxe envisage désormais de se développer à l’international. Elle prépare, depuis octobre 2017, son installation à New York et cible, à terme, Londres, Paris, Singapour et Hongkong.
Dans l’Archipel, l’application, lancée en février 2015, propose un catalogue de 21 000 sacs contre 1 000 au départ. Tous importés et authentifiés pour éviter les contrefaçons, ils sont griffés des marques Louis Vuitton, Gucci, Hermès ou Chanel. Leur valeur moyenne est de 300 000 yens (2 232 euros) l’unité. La société, Laxus Technologies, prévoit d’ajouter à son catalogue des modèles de créateurs japonais.
Le prix de location, unique, est fixé à 6 800 yens par mois (50 euros). Il est possible de conserver le sac indéfiniment, tant que la cotisation mensuelle est payée. Aucune pièce d’identité n’est demandée au moment de la délivrance du sac. Les utilisateurs doivent juste télécharger une photo d’identité au moment de l’inscription. Le prix inclut une assurance contre les éraflures.

Le principe de la location d’articles de luxe, qui existe aussi pour les vêtements, n’est pas nouveau au Japon. Mais ce service était assuré par de petites structures dont les prix étaient élevés. Laxus a donc comblé un vide. Sa réussite a incité ses créateurs à lancer, en 2016, Laxus X pour la location entre particuliers. « Actuellement, près de 14 000 personnes empruntent des sacs par Laxus X, alors que 6 000 personnes proposent un total de 16 000 sacs », a expliqué, à l’agence Kyodo, le fondateur et PDG, Shoji Kodama.
Déclin des achats de produits de luxe au Japon
L’entreprise de Hiroshima (Sud-Ouest) propose également, depuis le 25 décembre 2017, avec le voyagiste H.I.S, un service associant la location de sacs aux offres de séjours, et, depuis le 14 décembre 2017, une fonction de conseil pour assortir sacs et tenues.
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Une affiche publicitaire pour des préservatifs placardée dans le métro parisien  suscite la polémique : des internautes la jugent raciste.
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L’erreur de com de Manix

Une affiche publicitaire pour des préservatifs placardée dans le métro parisien  suscite la polémique : des internautes la jugent raciste.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 11h01
    |

                            Marion Dupont








                        



                                


                            

L’image a fait réagir de nombreux internautes, qui argumentent sur Twitter de leur sentiment de malaise ou d’indignation. Au cœur du débat, une campagne pour les préservatifs Manix Zero affichée dans le métro parisien depuis décembre 2017, dont l’une des photographies est jugée raciste. On y voit une jeune femme blanche posant sa main sur la tête d’un jeune homme noir, l’image incluant le slogan « Osez être plus proches » et le produit vanté.
« Osez être plus proches » est une déclinaison de la campagne au long cours « Smart = sexy », qui couvre un éventail de marques de préservatifs appartenant au groupe Ansell. L’agence de communication +Knauss, qui en est à l’origine, explique viser les ­jeunes urbains, public dont elle cherche à doper la ­confiance en soi, notamment en représentant des couples mixtes ou LGBT. Objectif raté en ce qui ­concerne cette image, les critiques se focalisant sur la relation apparemment déséquilibrée que semble ­entretenir ce couple mixte.
Pourquoi cette lecture raciste et/ou sexiste ? Du fait, d’une part, de la composition de l’image. « Un peu plus de diversité dans la com éviterait ce genre de pub raciste – l’homme noir trophée et l’inversion. En mettant la femme en position de domination, c’est toujours sexiste. Si vous pensiez bien faire #manix, vous avez totalement raté : #sexiste et #raciste deux en un », note ainsi un internaute.
Autre raison invoquée : la relation du texte à l’image, qui associe à la scène une injonction ambiguë. « Traduction de cette pub raciste : “Avec #manix, on peut enfin faire l’amour avec un Noir sans attraper le sida”. Bravo #manix, vous avez tapé fort ! », écrit un autre indigné. Comme le fait ­remarquer sur son blog le militant João Gabriell, la sexualité des Noirs fait l’objet d’associations négatives « qui ne renvoient pas uniquement au plaisir et à la procréation, mais à la maladie » – ce qui rend, selon lui, cette publicité plutôt...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la chercheuse note que si les points communs et les occasions de coopération existent, les visées stratégiques divergent, notamment sur l’Asie. Cela pourrait compliquer le voyage officiel de M. Macron, à partir du 8 janvier.
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Valérie Niquet : « Les attentes mutuelles entre Paris et Pékin sont loin de coïncider »

Dans une tribune au « Monde », la chercheuse note que si les points communs et les occasions de coopération existent, les visées stratégiques divergent, notamment sur l’Asie. Cela pourrait compliquer le voyage officiel de M. Macron, à partir du 8 janvier.



Le Monde
 |    06.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 11h05
    |

Valérie Niquet (Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique - FRS)







                        



                                


                            
Tribune. Le président Emmanuel Macron a choisi. C’est en Chine qu’il se rendra, dès le 8 janvier, pour son premier voyage en Asie. Pour beaucoup, qui plaident pour un renforcement des liens entre Paris et Pékin, c’est un choix évident, sinon incontestable. La Chine est bien la deuxième puissance économique du monde, ses projets impressionnants de « route de la soie » semblent pouvoir offrir des possibilités sans limites.
Et, bien sûr, pour une France qui a l’ambition de jouer un rôle global sur la scène internationale, la Chine apparaît comme un partenaire à sa mesure, puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité, dotée d’un droit de veto qui pèse sur les affaires du monde. Pour un président qui veut s’affirmer comme l’antithèse, si ce n’est l’égal de Trump, la Chine offre une scène à la mesure de cette ambition.

Pékin sait tout cela et a besoin d’alliés face à une puissance américaine qui, contrairement aux espoirs initiaux de ses dirigeants, n’a pas renoncé à son engagement en Asie. Tout le monde n’a pas conscience à Paris des divisions et des tensions qui s’accroissent dans la région, autour du rôle futur de la Chine, bien au-delà de la crise coréenne, et les dirigeants chinois peuvent espérer qu’une réception flatteuse saura emporter l’adhésion d’un président jusqu’alors plutôt tourné vers l’Europe et son environnement proche.
La France, un allié contre les Etats-Unis
La Chine voudrait convaincre le président français de se positionner en intermédiaire « neutre », favorable au dialogue contre toutes les stratégies de confrontation, et reconnaissant implicitement par son choix la prééminence de Pékin dans sa région.
Pour Pékin, la France n’est jamais meilleure que lorsqu’elle se cantonne à son rôle de « vieille amie de la Chine »
Pourtant, tout pourrait ne pas être aussi simple dans ce voyage officiel. Si les points communs et les possibilités existent, les attentes mutuelles sont loin de coïncider...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le réseau social explique qu’une telle mesure « reviendrait à dissimuler des informations importantes auxquels les gens doivent avoir accès ».
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Twitter refuse de supprimer les posts, même « controversés », des leaders politiques

Le réseau social explique qu’une telle mesure « reviendrait à dissimuler des informations importantes auxquels les gens doivent avoir accès ».



Le Monde
 |    06.01.2018 à 01h42
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 09h16
   





                        



   


Twitter a fait part, vendredi 5 janvier, de son refus de supprimer les comptes ou les messages des responsables politiques, même si ces derniers sont « controversés ». Reconnaissant qu’il y a de « nombreux débats » sur le sujet, le réseau social explique sur son blog officiel souhaiter « apporter [son] point de vue ».
Et d’assurer « travailler dur pour rester neutre ». « Bloquer un dirigeant (…) ou supprimer ses tweets controversés reviendrait à dissimuler des informations importantes auxquels les gens doivent avoir accès [pour en] débattre. » La plateforme explique néanmoins « examiner les tweets de dirigeants en prenant en compte le contexte politique » et « appliquer [ses] règles d’utilisation en fonction » de cela.
« @jack is #complicit »
Le groupe ne nomme aucun responsable en particulier mais répond implicitement aux nombreuses critiques appelant à supprimer les posts du président des Etats-Unis, Donald Trump, qui s’exprime quotidiennement au travers de tweets à la tonalité souvent agressive à l’encontre, notamment, d’autres pays ou d’autres dirigeants.

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Dernier exemple marquant, il a adressé mardi une menace à peine voilée à son homologue nord-coréen Kim Jong-un :
« Le leader nord-coréen Kim Jong-un vient d’affirmer que le “bouton nucléaire est sur son bureau en permanence” (…) informez-le que moi aussi j’ai un bouton nucléaire mais il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et il fonctionne ! »

North Korean Leader Kim Jong Un just stated that the “Nuclear Button is on his desk at all times.” Will someone fro… https://t.co/EvTgZxiji0— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Quelques heures plus tard, un groupe de militants baptisé « Resistance SF » avait projeté sur la façade du siège de Twitter à San Francisco, ce slogan visant le patron fondateur du groupe Jack Dorsey : « @jack is #complicit » (« complice »), pour protester contre le fait que les modérateurs du réseau laissent Donald Trump s’y exprimer, alors même qu’ils bloquent régulièrement des comptes ou suppriment des messages enfreignant ses règles d’utilisation (appels à la violence, apologie du terrorisme etc.).
Deux sénateurs démocrates ont également demandé jeudi au patron des services américains de renseignement d’évaluer les risques que représentent pour la sécurité nationale des Etats-Unis les tweets de Donald Trump au sujet de la Corée du Nord.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les nouvelles dispositions publiées au « Journal officiel » restreignent notamment l’accès au prêt à taux zéro en zones rurales ou dans les villes moyennes.
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Logement : le prêt à taux zéro prolongé avec des conditions restrictives

Les nouvelles dispositions publiées au « Journal officiel » restreignent notamment l’accès au prêt à taux zéro en zones rurales ou dans les villes moyennes.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 21h55
   





                        


Le prêt à taux zéro (PTZ), qui bénéficie aux ménages devenant propriétaires d’un logement sous conditions de ressources, est maintenu pour deux ans dans les zones rurales et les villes moyennes, mais avec des conditions plus restrictives, selon des textes parus au Journal officiel (JO) le 31 décembre, entrés en vigueur le 1er janvier.
En 2018 et 2019, pour l’acquisition d’un logement neuf dans les zones les plus tendues en matière de logement – zones A et B1, dont les communes présentent un « déséquilibre important entre l’offre et la demande » –, le PTZ pourra continuer à représenter jusqu’à 40 % du coût de l’opération, tandis qu’il ne pourra financer que 20 % de l’achat dans les zones rurales et les villes moyennes (B2 et C). Environ 60 % des PTZ dans l’immobilier neuf bénéficient aujourd’hui à l’achat de logements dans ces dernières zones.
A partir de 2020, seuls les ménages achetant un logement dans une grande agglomération pourront bénéficier d’un PTZ dans le neuf, en application de la loi de finances 2018.

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Restrictions pour l’immobilier ancien
Par ailleurs, un décret recentre le PTZ dans l’immobilier ancien sur les zones dites « détendues » (B2 et C). Cette disposition n’est donc plus disponible dans les grandes agglomérations. Comme pour l’acquisition d’un logement neuf, son montant peut représenter jusqu’à 40 % du coût d’achat du logement. Mais, pour cela, il faut que l’acquéreur s’engage à effectuer des travaux représentant au moins un quart du coût total de l’opération dans un délai de trois ans.
Selon une étude d’impact jointe en annexe au décret, le coût des PTZ octroyés en 2018 « ne devrait pas excéder 1,42 milliard d’euros » pour les finances publiques, selon l’hypothèse de 108 000 prêts distribués, dont environ 20 000 dans l’ancien sous conditions de travaux. En 2016, les 114 943 PTZ distribués ont représenté un coût de 1,5 milliard d’euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La société, dans laquelle Bono avait une participation minoritaire, s’est acquittée de 34 000 euros d’impôts et de 19 000 euros d’amende.
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« Paradise papers » : une société liée au chanteur Bono régularise sa situation fiscale

La société, dans laquelle Bono avait une participation minoritaire, s’est acquittée de 34 000 euros d’impôts et de 19 000 euros d’amende.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 19h53
   





                        


Elle faisait partie des sociétés pointées du doigt dans les « Paradise papers », révélés il y a deux mois par Le Monde et de nombreuses rédactions en partenariat avec l’ICIJ (Consortium international des journalistes d’investigation). Une société appartenant en partie au chanteur Bono a acquitté 53 000 euros d’impôts qu’elle avait évité de verser, a annoncé vendredi l’administration fiscale lituanienne.
Lire tous nos articles de l’enquête « Paradise papers »
En 2007, Bono, figure de la lutte contre la pauvreté dans le monde, avait pris des parts dans une société maltaise qui avait acheté un centre commercial dans la ville lituanienne d’Utena. Or, cet investissement avait non seulement transité par l’intermédiaire de discrètes sociétés-écrans installées à Malte puis à Guernesey, mais avait aussi violé les règles fiscales lituaniennes, à l’insu du chanteur de U2.
C’est ce qu’affirmaient des experts fiscaux lituaniens sur la base des documents soumis par le journal lituanien 15min – partenaire de l’ICIJ – en soulignant notamment l’usage de prêts douteux entre sociétés et une sous-évaluation immobilière grossière du centre commercial. L’administration fiscale lituanienne avait ouvert une enquête qui s’est terminée à la fin de l’année.

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                Le chanteur Bono, victime heureuse des « Paradise Papers »



« Totalement écœuré »
La société concernée, Nude Estates 2, a suivi les « recommandations » du service lituanien enquêtant sur des opérations d’optimisation fiscale et a versé 34 000 euros d’impôt sur le revenu. Elle a également payé 19 000 euros d’amende pour le retard de paiement, a fait savoir la porte-parole de l’Inspection fiscale, Ruta Asadauskaite, à l’Agence France-Presse.
La participation de Bono à la société incriminée avait été révélée par les « Paradise papers », mais les différents acteurs du dossier avaient assuré que le chanteur était un investisseur « minoritaire » et « passif » du centre commercial.
A l’époque, le rockeur irlandais, Paul David Hewson de son vrai nom, s’était déclaré « totalement écœuré si, même en tant qu’investisseur minoritaire et passif », son « nom a pu être mêlé à quelque chose d’un tant soit peu illégal ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le géant du commerce en ligne prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères des droits de diffusion du championnat de football le plus suivi d’Europe.
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Amazon souhaiterait acquérir les droits de la Premier League

Le géant du commerce en ligne prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères des droits de diffusion du championnat de football le plus suivi d’Europe.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 17h19
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Amazon aurait des vues sur le football européen. Après avoir obtenu le droit de retransmission audio des rencontres du championnat allemand, la firme de Seattle (Etats-Unis) souhaiterait se tourner vers le football anglais, a rapporté Bloomberg, vendredi 5 janvier. Dans le cadre d’une stratégie plus large, destinée à apporter plus de contenus attrayants à ses clients, Amazon prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères de la Premier League anglaise, en mai. Le géant du commerce en ligne s’intéresserait au plus petit des sept packs de la compétition, qui regroupe chacun entre 20 et 32 matchs.
Malgré des montants records et difficiles à rentabiliser – BT et Sky ont dépensé près de 7 milliards d’euros en 2015 pour diffuser l’intégralité de la Premier League –, le géant du numérique serait prêt à mettre la main à la poche pour fidéliser ses clients. « Amazon n’est pas dans une logique de profit, mais de recherche de parts de marché. Dans cette optique, le championnat anglais est un excellent produit d’appel, la plus belle vitrine du football mondial », analyse l’économiste français Pascal Perri.

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                Droits sportifs : front Orange-Canal+ contre SFR



Amazon n’a pas commenté cette information. « Nous allons continuer à ajouter du contenu que les membres de Prime [Video d’Amazon] recherchent », s’était contenté de déclarer le groupe, en novembre. Alors que ses offres pour le sport en direct ont jusqu’ici porté sur le tennis et le football américain, Amazon avait mis un premier pied dans le football anglais en s’associant à Manchester City, il y a deux mois. Sa plate-forme vidéo proposera à ses abonnés une série documentaire sur les coulisses du club, lors de la saison 2017-2018.
Nouvelle surenchère
Pour la boutique en ligne, les contenus permettent d’attirer de nouveaux clients. Une fois abonnés à Prime, le service de fidélisation proposant une livraison gratuite et d’autres services, comme la diffusion de musiques et de films, les utilisateurs d’Amazon commandent deux fois plus sur la plate-forme, selon une étude du cabinet Consumer Intelligence Research Partners.

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                Empoignade en vue pour les droits de la Ligue 1



L’arrivée sur le marché des acteurs du numérique risque aussi d’entraîner une nouvelle surenchère sur les droits sportifs. « Face à des acteurs télévisuels cloisonnés dans les frontières d’un territoire national, seuls les [Google, Apple, Facebook et autres Amazon] peuvent renchérir. S’il y a une bataille finale, elle sera très difficile à gagner pour les acteurs traditionnels avec leurs moyens limités », avertit Pascal Perri. Mais, pour le moment, aucun géant du numérique ne s’est réellement lancé dans la bataille des droits sportifs, en concurrence directe avec les chaînes de télévision traditionnelles.

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Avant de conquérir un public passionné et habitué à certains codes propres au journalisme et au commentaire sportifs, la tâche ne sera cependant pas aisée pour Amazon. Pour l’économiste, « le divertissement sportif est une aventure quotidienne qui suppose une connaissance de l’histoire et un lien enraciné avec le territoire où sont installés les spectateurs ». En 2012, BeIN Sports était pourtant parti de zéro. En très peu de temps, la chaîne qatarie avait réussi à gagner du terrain face à Canal+.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le président des Etats-Unis va devoir décider au cours des prochaines semaines s’il livre ou non les guerres commerciales annoncées.
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Donald Trump ou la tentation du protectionnisme

Le président des Etats-Unis va devoir décider au cours des prochaines semaines s’il livre ou non les guerres commerciales annoncées.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 15h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

L’année 2018 sera-t-elle celle du protectionnisme américain ? L’hiver a commencé en fanfare avec le blocage, par les autorités américaines, du rachat de MoneyGram, spécialiste des échanges de fonds sécurisés, par Alibaba, géant chinois du commerce en ligne.
Cette acquisition aurait servi de tête de pont à Alibaba sur le marché américain et l’aurait aidé à concurrencer Amazon. Le Comité pour l’investissement étranger aux Etats-Unis (CFIUS) a argué de la protection des données des consommateurs américains pour refuser, mercredi 3 janvier, cet investissement de 1,2 milliard de dollars (environ 1 milliard d’euros).
La notion de sécurité nationale est désormais utilisée de manière de plus en plus extensive
Ce rejet s’inscrit dans le cadre d’une série de refus d’acquisitions chinoises, intervenus depuis l’été, sans qu’il ait été nécessaire que M. Trump mette son veto, les entreprises ayant renoncé d’elles-mêmes. Le rachat de la société de semi-conducteurs à applications militaires Lattice a échoué, tout comme la reprise d’Aleris, groupe d’aluminium de Cleveland (Ohio). Dans chaque cas, des explications raisonnables peuvent être avancées.

Il n’empêche : la notion de sécurité nationale est désormais utilisée de manière de plus en plus extensive. Surtout, un projet de loi déposé par le sénateur républicain du Texas, John Cornyn, prévoit d’étendre officiellement les prérogatives du CFIUS pour qu’il examine toutes les conséquences d’acquisitions, y compris sur le plan économique. L’étau se resserre donc, tandis que le président Trump va devoir décider, au cours des prochaines semaines, s’il livre ou non les guerres commerciales annoncées.
La Chine dans le collimateur
La première année de son mandat a été plus tempérée que ne laissaient augurer ses promesses électorales. Il a retiré sa signature du Traité transpacifique (TPP), dont Hillary Clinton ne voulait pas non plus, mais il a renoncé à imposer des droits de douane unilatéraux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’opération peut être effectuée dans les boutiques Apple pour 29 euros, un tarif réduit annoncé par le groupe après la polémique sur le ralentissement de ses appareils.
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iPhone ralentis : l’échange des batteries est lancé en France

L’opération peut être effectuée dans les boutiques Apple pour 29 euros, un tarif réduit annoncé par le groupe après la polémique sur le ralentissement de ses appareils.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h37
    |

                            Nicolas Six








                        



   


La confirmation vient de deux magasins Apple : l’échange au tarif avantageux de 29 euros est entré en vigueur en France, quelques jours après les Etats-Unis. Des files d’attente inhabituelles ont commencé à se former dans les boutiques de la firme à la pomme, comme nous l’ont confirmé les employés des magasins contactés. 
Cet échange intéresse potentiellement des millions de propriétaires d’un iPhone en France dont l’appareil a été ralenti par Apple – ce qu’a admis l’entreprise fin décembre 2017. Selon le fabricant californien, accusé d’obsolescence programmée, l’objectif du lissage des performances est en fait d’éviter à un iPhone de s’éteindre sans prévenir à cause d’un défaut d’alimentation d’une batterie vieillissante. Apple a discrètement glissé ce ralentissement volontaire dans le nouveau logiciel central de ces appareils, iOS, en 2016.
Lorsqu’on télécharge et installe une version récente d’iOS, il est impossible de revenir en arrière. Pour gommer ces ralentissements volontaires, il faut changer la batterie de l’iPhone. Face aux critiques, Apple a réagi dans l’urgence, annonçant une baisse de prix du changement de batterie, passant de 89 euros à 29 euros.

        Lire nos explications :
         

          iPhone ralentis : faut-il vraiment changer de batterie, même pour 29 euros ?



SAV, mode d’emploi
Pour éviter l’attente, Apple conseille de demander un rendez-vous avant de se rendre à la boutique. Le service après vente (SAV) téléphonique d’Apple étant surchargé lui aussi, l’entreprise recommande de télécharger l’application Apple Assistance, qui permet de prendre rendez-vous.
En magasin, Apple commence par tester la batterie. Selon trois employés du géant californien, l’entreprise ne se contente pas de proposer l’échange à 29 euros aux smartphones « dont la batterie doit être remplacée », comme l’expliquait le communiqué du groupe. Même si le test n’indique aucune usure, il semblerait que le remplacement à 29 euros puisse être accepté. Quand l’appareil est sous garantie, dans certains cas, le remplacement serait même gratuit.
Malheureusement, la demande est telle que la disponibilité des batteries est aléatoire. Si le stock est vide, Apple fixe un deuxième rendez-vous, quelques jours plus tard, pour procéder au remplacement – une opération qui peut prendre jusqu’à deux heures.
Ce problème de disponibilité pourrait donc imposer à de nombreux clients de passer deux fois en boutique. Gênant car la société à la pomme ne compte que vingt Apple Stores en France. La façade ouest du pays est particulièrement mal couverte : ni Rennes ni Toulouse n’ont par exemple de boutique Apple.
L’échange est certes possible à distance, mais il renchérit le prix de 12 euros. Pour y procéder, il faut appeler le SAV d’Apple. Le diagnostic de la batterie se fait en ligne par une connexion Wi-Fi. Rendez-vous est pris avec un livreur UPS, qui passe récupérer le mobile. Selon un employé du SAV téléphonique d’Apple, la batterie est changée et livrée sous cinq à dix jours.
Patienter quelques mois est probablement la meilleure solution. Quand la plupart des clients auront changé leur batterie, les files d’attente s’amenuiseront et la disponibilité devrait s’améliorer. Mais n’attendez pas trop longtemps : Apple ne garantit le prix de 29 euros que pour l’année 2018.



                            


                        

                        


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Gaz naturel : le froid fait geler des puits au Canada, et grimper les prix

La hausse de la demande, liée aux températures glaciales dans une grande partie de l’Amérique du Nord, est bienvenue pour les producteurs canadiens en difficulté.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h32
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

Les températures glaciales qui frappent une grande partie de l’Amérique du Nord depuis Noël auront au moins fait des heureux : les producteurs de gaz naturel canadiens. Entre le 25 décembre 2017 et le Jour de l’an, l’indice de référence du prix du gaz naturel en Alberta, AECO, a augmenté de 72 %, passant de 2,50 dollars canadiens (1,65 euro) pour mille pieds cubes (un peu plus de 28 m3) à 4,30 dollars.
En effet, la baisse des températures dans cette province de l’Ouest canadien a été si intense, avec un mercure descendant parfois sous les – 40 °C, que certains puits de gaz ont gelé. Au même moment, la demande en gaz naturel augmentait en raison du froid extrême qui touchait le Canada et les Etats-Unis, entraînant, de fait, une augmentation des prix.
Mais, selon plusieurs observateurs, comme Martin King, de la firme d’investissement GMP FirstEnergy, cité dans le Financial Post, il faudrait que le froid persiste encore plusieurs semaines pour que les prix continuent d’augmenter et bénéficient durablement aux producteurs albertains qui en ont bien besoin. Début octobre 2017, le prix du gaz naturel est tombé à zéro et même devenu parfois négatif, obligeant des entreprises à payer pour se débarrasser de leur production.
Atteindre de nouveaux marchés
Si les producteurs de l’Ouest canadien connaissent des difficultés, c’est que la donne a changé au sud de la frontière. Traditionnellement, les Etats-Unis constituent le premier marché d’exportation, principalement grâce aux pipelines reliant les deux pays. Mais depuis le début des années 2010, le perfectionnement des technologies de forage horizontal et de fracturation hydraulique a entraîné l’essor de l’exploitation des réserves de gaz étanches et de schiste. Ces dernières, auparavant jugées non rentables, représentent maintenant plus de la moitié de la production canadienne de gaz naturel et devraient encore augmenter. Or, ces mêmes technologies ont aussi permis la mise en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Travis Kalanick avait démissionné en juin 2016 de son poste de directeur général du groupe, mais il détenait encore 10 % des parts d’Uber.
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Le cofondateur d’Uber vend près d’un tiers de sa participation au japonais SoftBank

Travis Kalanick avait démissionné en juin 2016 de son poste de directeur général du groupe, mais il détenait encore 10 % des parts d’Uber.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h00
   





                        



   


Travis Kalanick, le cofondateur et ancien patron d’Uber Technologies, vend à un consortium mené par le groupe japonais SoftBank Group une partie du capital du spécialiste des véhicules de transport avec chauffeur (VTC), selon les agences de presse Bloomberg et Reuters. Cette cession s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu à la mi-novembre avec Softbank.
M. Kalanick avait démissionné en juin 2016 de son poste de directeur général du groupe, sous la pression d’investisseurs qui lui reprochaient ses méthodes de gestion. Mais il détenait encore 10 % des parts d’Uber.
Il avait proposé de vendre la moitié de cette participation, mais SoftBank ayant fixé des limites aux rachats de titres, il n’en vendra que 29 %. D’autres investisseurs n’ont pas non plus pu céder autant d’actions qu’ils le souhaitaient face à l’afflux de titres à céder.
Introduction en Bourse prévue pour 2019
Le consortium mené par le groupe japonais a pris une part de 17,5 % dans Uber, essentiellement par le rachat de participations d’investisseurs de la première heure et d’employés.
Softbank, propriété du milliardaire nippon Masayoshi Son et maison mère du troisième opérateur de télécoms américain, Sprint, a fait part depuis plusieurs mois de son désir d’investir des milliards de dollars dans la compagnie de transports.

        Lire aussi :
         

                SoftBank, un investisseur japonais pour sauver Uber



Uber a fait savoir la semaine dernière que cette opération serait bouclée au début de l’année 2018. Une introduction en Bourse d’Uber est prévue pour 2019.
Cette cession devrait rapporter environ 1,4 milliard de dollars (1,16 milliard d’euros) à M. Kalanick. Jusqu’à présent ce dernier n’avait jamais vendu de titre de la société qu’il a dirigée pendant près de dix ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La plate-forme de streaming musical, qui a déposé une demande confidentielle d’introduction boursière aux Etats-Unis, prévoit de procéder à une cotation directe.
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Spotify se prépare à entrer en Bourse, avec une méthode inhabituelle

La plate-forme de streaming musical, qui a déposé une demande confidentielle d’introduction boursière aux Etats-Unis, prévoit de procéder à une cotation directe.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 10h57
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Spotify se rapproche encore un peu plus de Wall Street. Selon la presse américaine, la plate-forme suédoise de streaming (lecture sans téléchargement) musical a lancé, fin décembre, une procédure confidentielle d’introduction en Bourse auprès des autorités américaines. L’opération est attendue au cours du premier trimestre.
Pour ses débuts boursiers, Spotify a opté pour une méthode très inhabituelle. La société prévoit en effet de procéder à une cotation directe. Elle n’émettra pas de nouvelles actions à un prix déterminé à l’avance, mais permettra simplement à ses actionnaires de revendre leurs titres. Cela signifie qu’elle ne lèvera de capitaux, car elle estime ne pas avoir besoin de fonds additionnels. Cette option va lui permettre d’économiser plusieurs millions de dollars de commissions, mais aussi de ne pas être soumise à diverses obligations et restrictions.
L’accueil réservé par les marchés sera particulièrement surveillé. Occasion de tester l’appétit des investisseurs après plusieurs introductions décevantes – comme celle de Snap, la maison mère de l’application de partage de photos et de vidéos Snapchat –, l’opération pourrait donner des idées à d’autres entreprises. Selon le Wall Street Journal, la plate-forme de location Airbnb penserait suivre la même voie pour son introduction en Bourse, grandement attendue pour 2018.

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                Snapchat ne rassure pas les investisseurs à Wall Street



Plus de 70 millions d’abonnés payants
Spotify pensait avoir levé les derniers obstacles en 2017, en signant des accords avec les principales maisons de disques. C’était compter sans la procédure judiciaire lancée fin décembre par Wixen Music, qui lui reproche de ne pas avoir réglé les droits de plus de 10 000 morceaux et lui réclame 1,6 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros). « Cette plainte pourrait effrayer les investisseurs », estime Mark Mulligan, directeur du cabinet MIDiA Research.

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                Un grand éditeur de musique américain réclame 1,6 milliard de dollars à Spotify



Fondé en 2006, le groupe de Stockholm a surfé sur l’essor rapide du streaming, devenu le premier mode d’écoute musicale. Il s’est surtout imposé comme le leader du marché, aussi bien sur la partie gratuite que payante. En 2015, sa dernière levée de fonds s’était effectuée sur la base d’une valorisation de 8,5 milliards de dollars. Depuis, cette valorisation a grimpé, atteignant, selon l’agence Reuters, jusqu’à 19 milliards de dollars sur le marché secondaire.
En outre, Spotify n’a pas vraiment souffert de la concurrence d’Apple, qui a lancé sa propre plate-forme en juin 2015. Jeudi 4 janvier, l’entreprise a précisé avoir dépassé la barre des 70 millions d’abonnés payants, soit un gain de 10 millions de clients en cinq mois. Son rythme de croissance est ainsi deux fois supérieur à celui d’Apple Music, qui revendiquait en septembre plus de 30 millions d’abonnés.
« Envolée des pertes »
La réussite n’est pas totale. Spotify a accusé, en 2016, une perte nette de 539 millions d’euros, en forte hausse malgré un bond de 52 % de son chiffre d’affaires, à 2,9 milliards d’euros. « L’envolée des pertes s’explique principalement par les coûts de la dette », souligne M. Mulligan. L’introduction en Bourse doit permettre de convertir une partie de cette dette en actions.

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                Les plates-formes musicales, un secteur en effervescence mais pas encore rentable



Au-delà, l’entreprise doit encore prouver la pertinence de son modèle économique. La tâche est compliquée, car elle reverse plus de 80 % de son chiffre d’affaires sous forme de royalties aux ayants droit. Spotify cherche donc de nouvelles sources de recettes, en investissant dans la vidéo. Mais ses efforts n’ont pas encore porté leurs fruits.



                            


                        

                        


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Habillement : Eric Bompard s’apprête à céder son groupe

Le numéro un européen du cachemire serait repris par un consortium d’investisseurs, au premier rang desquels figure Xavier Marie, le fondateur de Maisons du Monde.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 10h55
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

Un vieux pull, c’est confortable, mais, parfois, il est préférable d’en tricoter un nouveau.Selon nos informations, Eric Bompard, 70 ans, créateur de la marque de vestes et de cardigans du même nom, s’apprête à céder son groupe. Il vient d’entrer en négociations exclusives avec un consortium d’investisseurs réunissant Xavier Marie, le fondateur de Maisons du Monde, le fonds d’investissement Apax Partners et la banque publique Bpifrance.
La famille Bompard a prévu de réinvestir au côté de ses nouveaux partenaires, qui détiendront la majorité des parts. La valorisation du numéro un européen du cachemire, qui emploie 250 salariés pour un chiffre d’affaires (TTC) de 90 millions d’euros, avoisinerait les 100 millions d’euros, d’après un proche du dossier. Un montant que les parties concernées se refusent à commenter.
« Mon père a souhaité trouver de nouveaux investisseurs pour accélérer le développement de la marque, à la fois à l’international et sur le numérique », explique Lorraine de Gournay, directrice générale du groupe Eric Bompard et fille du fondateur. Un mandat avait été confié à Transaction R, l’équipe de David de Rothschild qui se consacre aux entreprises de taille moyenne.

« Compte tenu de la forte notoriété de la marque et de son excellente réputation, il y a eu beaucoup d’intérêt. Mais nous n’avons pas voulu entrer dans un processus compétitif où l’objectif aurait été de voir un maximum de prétendants. Nous avons privilégié des rencontres. Il fallait que le courant passe. Avec Xavier Marie, nous avons eu un excellent “fit”. Nous parlons le même langage », souligne Mme de Gournay.
« Le consortium formé par Xavier Marie, Apax et Bpifrance devrait être majoritaire au capital. Xavier Marie aurait une part plus importante que les autres actionnaires », précise Caroline Rémus, directrice générale d’Apax Partners Développement.
Le Brestois avait lancé l’enseigne de décoration...




                        

                        

