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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Cinquante ans après, que reste-t-il de Mai 68 ? Au moins un militant perpétuel. Le cinéaste s’est associé à son vieux complice Daniel Cohn-Bendit pour réaliser un film-bilan. L’occasion de radiographier le pays dirigé par un jeune président, dont il a l’oreille.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                
                                       
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De Mai 68 à Macron, Romain Goupil, l’éternel révolté


                      Cinquante ans après, que reste-t-il de Mai 68 ? Au moins un militant perpétuel. Le cinéaste s’est associé à son vieux complice Daniel Cohn-Bendit pour réaliser un film-bilan. L’occasion de radiographier le pays dirigé par un jeune président, dont il a l’oreille.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 15h20
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Cinquante ans après Mai 68, on dirait les deux vieux du « Muppet show » au balcon de l’Histoire, il y en a un qui boite, l’autre est un peu ventru, et là, ils dissertent sur les sanglochons. On ne sait plus trop pourquoi, eux non plus, aucune importance, le débat continue, c’est l’essentiel. Daniel Cohn-Bendit a deux hanches en carton et une tête de lutin, il explique que comme « il n’y avait pas assez de sangliers, les éleveurs ont fait des croisements avec des cochons. C’est pas des conneries, hein ! Aux européennes de 1999, ça a été un problème soulevé pendant ma campagne, la prolifération des sanglochons. »
Romain Goupil est toujours un militant avide de la chose politique et un cinéaste inclonable, il a toujours une gueule incroyable au-dessus de son bidon et une grande théorie sur les sanglochons, mais trop technique pour être retranscrite ici. Le héros du jour, c’est lui. Goupil finit de monter un film avec Cohn-Bendit parti ausculter la France cinquante ans après vous-savez-quoi. La direction de France 5 est attendue pour visionner l’affaire. Un road-movie de cinquante jours de tournage ramené à 2 h 21 de film. La chaîne avait commandé un 52 minutes mais Goupil a toujours été très persuasif, il a un sourire magique, il n’est jamais à court d’arguments.
Ce talent date d’il y a au moins cinquante ans, quand ils se sont croisés vite fait avec Cohn-Bendit, en mai 1968, sur l’estrade enfiévrée d’un meeting incandescent, ou l’inverse, puis ils sont devenus copains comme sanglochons depuis 1991 et la guerre en Yougoslavie. Officiellement, ils ne parlent plus trop de Mai. Sauf pour s’écharper sur l’imposture supposée de l’autre.
« Tu peux nous écouter. À nous deux, on a 140 années d’expériences en agitation tous azimuts sans avoir fait l’ENA. On est tes meilleurs conseillers… Parce qu’en plus… On a tout foiré. » Romain Goupil à Emmanuel Macron
En général, ça se passe comme ça. Goupil attaque : « Il y a la version 68 de Dany,...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Les deux élus nationalistes avaient fait part de plusieurs revendications – restées jusqu’ici sans réponse – à la suite de la victoire de leur coalition aux élections territoriales.
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Corse : Talamoni et Simeoni saluent un « déblocage » dans les discussions avec le gouvernement

Les deux élus nationalistes avaient fait part de plusieurs revendications – restées jusqu’ici sans réponse – à la suite de la victoire de leur coalition aux élections territoriales.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 13h00
   





                        



   


Les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, élus mardi 2 janvier à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, ont salué vendredi à Ajaccio un « déblocage » dans les discussions, à l’issue de leur rencontre avec Jacqueline Gourault, la « Mme Corse » du gouvernement.
« On est clairement en présence d’un déblocage de la question constitutionnelle, ce qui n’est pas rien », s’est félicité l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, appuyé par Gilles Simeoni. M. Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, et M. Talamoni, président de l’Assemblée de l’île, avaient fait part de plusieurs revendications à la suite de la victoire de la coalition nationaliste aux dernières élections territoriales, en décembre.

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                En Corse, Gilles Simeoni attend un geste politique de Macron



Certaines revendications des nationalistes corses, comme la coofficialité de la langue corse et du français, exigent une révision de la Constitution, ce que le premier ministre, Edouard Philippe, avait semblé écarter le 12 décembre. Les nationalistes réclament également une amnistie des « prisonniers politiques » et un statut de résident corse permettant de protéger les insulaires de la spéculation immobilière.
Gilles Simeoni avait déploré mardi qu’un « certain nombre de prises de position directes et indirectes de membres du gouvernement, et notamment du premier ministre, [ne soient] pas à la hauteur » des attentes des nationalistes corses. « Si une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple, c’est à la Constitution de changer et pas au peuple de disparaître », avait déclaré le leadeur autonomiste sur France Inter.
Instance inédite
La collectivité territoriale unique, à forte dominante nationaliste (41 des 63 sièges), est une instance inédite en France, une superrégion qui fusionne l’ancienne collectivité (région) et les deux départements corses.

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                Les nationalistes s’installent à la tête de la collectivité unique de Corse



Mardi, le leadeur indépendantiste Jean-Guy Talamoni a été largement élu président de l’Assemblée de Corse (40 voix sur 63), tout comme Gilles Simeoni à la présidence du conseil exécutif de Corse (42 voix sur 63). La séance, qui a duré près de cinq heures, s’est terminée par une grande accolade des deux présidents, élus et sympathisants enthousiastes entonnant l’hymne corse, Diu vi Salve Regina, puis l’hymne nationaliste. Les deux hommes ont prêté serment sur la Constitution corse de 1755, un acte symbolique similaire à celui de leur installation en décembre 2015 dans la précédente collectivité territoriale, mais qui, cette fois-ci, n’a pas semblé choquer leurs opposants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Des associations organisaient, jeudi et vendredi, un procès contre la France et l’Union européenne pour les morts de la migration.
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Un « tribunal des peuples » pour juger les politiques migratoires

Des associations organisaient, jeudi et vendredi, un procès contre la France et l’Union européenne pour les morts de la migration.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h15
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Les accusés ne se sont pas levés. Ils n’étaient pas à la barre, jeudi 4 janvier, et n’y seront pas plus vendredi, au deuxième jour du procès. En dépit des convocations qui leur ont été par deux fois adressées, fin 2017, Emmanuel Macron et le président de Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ne sont pas venus défendre leur politique migratoire. Commis d’office, deux avocats ont donc assuré la défense de la France et de l’Europe jugées devant le Tribunal permanent des peuples (TPP) pour la politique « irrespectueuse des droits de l’homme et meurtrière ».
Ces derniers n’ont pas eu la partie facile après la lecture des 24 pages d’un acte d’accusation sans concession rédigé par le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti). D’autant que pour étayer ces violations en tout genre, une dizaine des témoins a défilé à la barre, racontant chacun de son point de vue les défaillances globales qui ont conduit 40 000 personnes à trouver la mort sur la route de l’Europe, depuis le début des années 2000, comme l’a rappelé l’universitaire Claude Calame. Il s’agit bien de prouver le lien entre les politiques à l’œuvre pour barrer la route vers l’Europe et cette hécatombe silencieuse. Dimanche à 11 heures, le jugement tombera de la bouche de Philippe Texier, conseiller à la Cour de cassation, expert auprès de l’ONU, et président du jury. Si la sentence reste sans effet concret, elle vise surtout à marquer les esprits, à faire comprendre que les Etat sont responsables des morts de la migration. « C’est ainsi qu’il faut entendre le rôle du TPP », observe M. Texier.
Personnalités reconnues
Pariant que « les utopies d’un jour deviennent les réalités du lendemain », puisque « la Cour pénale internationale a vu le jour contre les gouvernements », la professeur de droit émérite, Monique Chemillier-Gendreau, a proposé durant sa déposition, la mise en place d’« une cour mondiale des droits de l’homme, qui aurait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Benjamin Griveaux a affirmé sur BFM-TV que « plus de vingt » des trente informations les plus partagées sur les réseaux sociaux pendant la campagne présidentielle étaient fausses. Un chiffre inexact.
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« Fausses informations » : le porte-parole du gouvernement exagère la menace

Benjamin Griveaux a affirmé sur BFM-TV que « plus de vingt » des trente informations les plus partagées sur les réseaux sociaux pendant la campagne présidentielle étaient fausses. Un chiffre inexact.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 12h10
    |

            Adrien Sénécat








                        


Emmanuel Macron veut une loi pour lutter contre les fausses informations en période électorale. Le président l’a annoncé mercredi 3 janvier lors de ses vœux à la presse, sans en livrer les détails. Invité de BFM-TV jeudi 4 janvier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a insisté sur la diffusion massive des intox pour défendre la mesure. Mais son argument-choc pour appuyer son discours était en réalité erroné. Explications.

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          « Fake news » : les risques d’une loi



CE QU’IL A DIT
Interrogé au sujet de l’annonce d’Emmanuel Macron d’un futur projet de loi contre les « fake news », Benjamin Griveaux a rappelé qu’il y a actuellement « beaucoup de fausses informations qui circulent […] et la dernière campagne présidentielle en a été le théâtre ». Et de citer cet exemple, pour témoigner de l’ampleur du phénomène :
« Vos confrères de “Libération” s’étaient amusés au printemps dernier à relever les trente informations qui avaient été les plus partagées sur les réseaux sociaux. Sur ces trente informations, plus de vingt étaient fausses. »
POURQUOI C’EST FAUX
Malgré nos recherches, nous n’avons pu retrouver trace d’un article de Libération ou de tout autre média corroborant l’affirmation de M. Griveaux (contacté, le cabinet du porte-parole du gouvernement n’a pas donné suite à nos sollicitations pour l’heure).
Libération a en revanche bien publié une étude sur les informations partagées sur Facebook pendant la campagne présidentielle, en partenariat avec la société Linkfluence. Les données utilisées sont extraites d’une liste de 50 pages Facebook observées pendant quatre semaines, du 6 février au 5 mars. Et le journal donne une liste des trente contenus les plus partagés au sein de cet échantillon.
Sauf que cet échantillon n’est pas représentatif de la campagne, puisqu’il concerne une période limitée et s’arrête un mois et demi avant le premier tour. Surtout, à aucun moment il n’est écrit par Libération qu’une vingtaine de ces contenus seraient erronés. Au contraire, la grande majorité d’entre eux diffusaient des faits avérés, malgré des présentations parfois réductrices ou polémiques.
Mesurer la circulation des fausses informations, un exercice délicat
Sur le fond, la prolifération des fausses informations en ligne est indéniable, notamment en période électorale. Nous avions notamment recensé au début de mai 28 rumeurs partagées plus de 5 000 fois sur Facebook, cinq d’entre elles l’étant même plus de 100 000 fois. Autant de chiffres qui témoignent de l’ampleur du phénomène.
Un exemple parmi d’autres montre que ces intox polluent réellement le grand public : en déplacement à l’usine Whirlpool d’Amiens le 26 avril 2017, Emmanuel Macron avait été interpellé à au moins quatre reprises au sujet de propos qu’il n’avait jamais tenus.
Mais il reste délicat de remettre en perspective ce phénomène pour en mesurer le poids réel face aux « vraies » informations. Tout comme il est complexe d’en connaître l’influence réelle sur celles et ceux qui sont exposés aux discours mensongers.
Cette erreur de Benjamin Griveaux rappelle une réalité : la désinformation en ligne est un phénomène complexe, dont les contours et les conséquences sont encore mal connus.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :
Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Organisé notamment par le Printemps républicain, l’événement en faveur de la liberté d’expression est vu par ses détracteurs comme une tentative de récupération.
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La journée « Toujours Charlie » relance le débat sur la laïcité

Organisé notamment par le Printemps républicain, l’événement en faveur de la liberté d’expression est vu par ses détracteurs comme une tentative de récupération.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 11h27
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

C’est un début d’année agité pour le petit monde des associations laïques. En cause : un événement organisé, le samedi 6 janvier aux Folies-Bergère à Paris, pour « rendre hommage aux victimes des attentats de janvier 2015 », trois ans après les attaques terroristes qui ont tué dix-sept personnes, dont onze dans les locaux du journal. Intitulée « Toujours Charlie, de la mémoire au combat », cette journée de mobilisation, lors de laquelle 1 700 personnes sont attendues, veut mettre en avant le combat de Charlie Hebdo pour la liberté d’expression.
Mais ce qui est critiqué n’est pas tant le thème choisi que les organisateurs. Ils sont trois : le Printemps républicain, le Comité Laïcité République et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). Trois acteurs de cette mouvance qui sont loin de faire l’unanimité. Certains, comme les militants du Printemps républicain ou le Comité Laïcité République, se voient reprocher leurs positions radicales et leur proximité avec Manuel Valls. Et d’aucuns les soupçonnent de vouloir « récupérer » le combat de l’hebdomadaire satirique et de la charge symbolique qui l’accompagne au profit de l’ancien premier ministre, alors que le président de la République, Emmanuel Macron, doit s’exprimer sur le sujet en janvier.
« Charlie Hebdo » n’est pas l’un des organisateurs
L’idée de cette journée a germé « l’été dernier, autour de discussions avec des gens de Charlie », se souvient le politologue Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain et ancien du Parti socialiste. « On voulait faire quelque chose à côté des commémorations officielles, qui témoigne de l’esprit Charlie et de la liberté d’expression », ajoute-t-il. L’équipe de l’hebdomadaire satirique semble se tenir plus ou moins à l’écart de cette initiative. Seuls le rédacteur en chef, Gérard Biard, et Marika Bret, directrice des ressources humaines de Charlie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le président de la République poursuivra le marathon des réceptions à son retour de Pékin, le 11 janvier, après un arrêt à Rome.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Emmanuel Macron contraint aux prolongations pour ses vœux

Le président de la République poursuivra le marathon des réceptions à son retour de Pékin, le 11 janvier, après un arrêt à Rome.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 06h39
    |

            Cédric Pietralunga et 
Sarah Belouezzane








                        



   


L’ancien monde résiste encore. Vieille tradition républicaine, les cérémonies de vœux du chef de l’Etat aux différents corps constitués devaient être allégées cette année, avait fait savoir l’entourage d’Emmanuel Macron.
Pas question que le président de la République, occupé à « transformer » le pays, perde son mois de janvier à recevoir autour de petits fours à l’Elysée et à « faire des discours dans l’entre-soi », avait pointé Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM). Tout devait être plié avant le départ en Chine de M. Macron, dimanche 7 janvier.
Las ! Après avoir adressé ses vœux au gouvernement, au Conseil constitutionnel et à la presse le 3 janvier, puis aux autorités religieuses et au corps diplomatique le lendemain, Emmanuel Macron devrait finalement poursuivre le marathon des réceptions à son retour de Pékin, prévu jeudi 11 janvier, après un arrêt à Rome pour y rencontrer Paolo Gentiloni, le président du Conseil italien. « Les amicales pressions ont été nombreuses », reconnaît un proche du chef de l’Etat pour justifier ce changement de pied.
Les oubliés de la première semaine
« Ce n’est certes pas un événement essentiel, mais ce serait tout de même curieux qu’il n’y en ait pas » pour les partenaires sociaux, confie au Monde Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière (FO). Selon lui, un tel oubli pourrait être mal interprété par les organisations syndicales et patronales, occupées depuis l’élection présidentielle à discuter des réformes sociales voulues par le chef de l’Etat : « On pourrait penser que le président n’accorde pas assez d’importance aux partenaires sociaux et au dialogue social… »
Selon nos informations, l’Elysée réfléchirait néanmoins à regrouper les différentes cérémonies et à réunir en une seule fois les oubliés de la première semaine. « Ce qui est certain, c’est qu’il n’y aura pas une cérémonie réservée aux seuls partenaires sociaux », assure-t-on dans l’entourage de M. Macron. Pas sûr, néanmoins, que la salle des fêtes du Château suffise dans ces conditions à contenir tout le monde. Lors de ses premiers vœux en tant que président de la République, en janvier 2013, François Hollande avait organisé pas moins de… douze cérémonies : huit à l’Elysée et quatre à Grenoble, à Marseille, dans le Loiret et à Tulle. Autre temps, autre monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

NDDL : Edouard Philippe reçoit une dernière fois les élus locaux avant de trancher

Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h26
   





                        



   


Un ultime et vaste tour de table. Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit vendredi 5 janvier les élus locaux concernés par le projet d’aéroport très controversé de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), avant que l’exécutif ne tranche définitivement d’ici à la fin du mois. Maires, présidents d’agglomération, de conseils départementaux, dirigeants régionaux, députés et sénateurs se succéderont à Matignon pour faire valoir leurs positions dans ce dossier ultrasensible, auquel le président de la République, Emmanuel Macron, a promis d’apporter une réponse rapidement.

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Les élus de la Loire-Atlantique — qui ouvrent le bal —, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, qui seront reçus lundi, de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Vendée (mardi 9), ainsi que le bureau du syndicat mixte aéroportuaire (vendredi 12) seront entendus « sur leur conception de ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire mais aussi sur la façon dont ils interprètent le rapport demandé au mois de juin », remis à la mi-décembre, qui propose de choisir entre « le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique » et « le développement d’une nouvelle plate-forme aéroportuaire », a dit mercredi le premier ministre.

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« Phase ultime de concertation »
Cette « phase ultime de concertation », destinée à nourrir le choix final de l’exécutif, permettra aussi d’évoquer l’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, qui sera ordonnée quelle que soit l’option retenue, a promis M. Philippe.
« Il faut que la ZAD [zone d’aménagement différé, rebaptisée “zone à défendre” par les occupants du site] soit démantelée et elle le sera », insiste le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, appuyé par la députée La République en marche (LRM) Sophie Errante, qui attend surtout que soit mis « un terme aux situations de non-respect des droits vécues par les riverains ».
Après avoir laissé la situation s’embourber, « il est temps de passer à autre chose », résume M. de Rugy, qui « en a marre que l’on ne parle de Nantes qu’à travers ça ». L’ex-écologiste, réélu député sous la bannière de LRM, dira vendredi au premier ministre « qu’il n’y a pas de consensus absolu des élus en faveur du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des Landes ». Lui-même est opposé à ce « projet inutile et assez anachronique », et assez isolé parmi les élus mariligériens.

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                « Les riverains en ont assez de l’indécision sur Notre-Dame-des-Landes »



Six des dix députés du département (neuf LRM, un MoDem), ont clairement dit leur soutien au nouvel aéroport, deux s’en remettent à la décision de l’exécutif et deux autres s’expriment contre (M. de Rugy et Sarah El Haïry). Parmi les cinq sénateurs, seul l’écologiste Ronan Dantec est opposé au projet.
« Je trouve insensé que les grands élus de la Loire-Atlantique s’arc-boutent sur un projet qui n’est en rien vital pour la Loire-Atlantique et pour l’Ouest », plaide ainsi M. Dantec. Quant à Mme El Haïry (MoDem), elle déplore « qu’à force de se préoccuper de cet aéroport, on n’a rien fait d’autre à Nantes ».
« Mise en scène »
Le rapport des trois médiateurs, qui éclaire d’un jour nouveau l’hypothèse d’un réaménagement de l’aéroport existant, sera vendredi sous le feu des critiques de plusieurs élus.

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« Je suis sceptique et je le ferai savoir », annonce ainsi la députée (LRM) Aude Amadou, qui attend des « éléments d’explication ».
« De manière involontaire ou volontaire, le rapport n’intègre pas certains éléments : la problématique de l’évolution du trafic, les problématiques liées aux pollutions sonores et aux particules fines, l’application stricte de la loi littoral », relève le maire (DVG) de Saint-Aignan, commune située en bout de piste de l’actuel aéroport.
« C’est un rapport biaisé, qui présente de graves lacunes », s’insurge de son côté le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, secrétaire du syndicat mixte aéroportuaire. L’ancien président de la région Pays de la Loire dénonce la « mise en scène » de cette consultation, qui « ne servira à rien puisque c’est le président de la République qui prendra la décision ».
D’autres, à l’image du député (LRM) Yves Daniel (6e circonscription de la Loire-Atlantique, celle de Notre-Dame-des-Landes), mettront en avant le « respect du fait majoritaire » en s’appuyant sur le résultat de la consultation locale de juin 2016 à l’issue de laquelle 55,17 % des Mariligériens s’étaient prononcés en faveur du transfert de l’aéroport. « Sinon, prévient-il, il y a énormément de gens qui vont faire un brûlis avec leurs cartes d’électeur, à commencer par moi. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Elus à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, ils rencontreront le premier ministre, Edouard Philippe.
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Les nationalistes corses Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni reçus à Matignon le 22 janvier

Elus à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, ils rencontreront le premier ministre, Edouard Philippe.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h34
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 07h31
   





                        



   


Les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, élus mardi 2 janvier à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, seront reçus le 22 janvier à Matignon par Edouard Philippe, a fait savoir l’entourage du premier ministre.
M. Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, et M. Talamoni, président de l’Assemblée de l’île, avaient fait part de plusieurs revendications à la suite de la victoire de la coalition nationaliste aux dernières élections territoriales, en décembre.
Le 12 décembre, le chef du gouvernement avait semblé resté sourd à ces demandes — coofficialité de la langue corse et du français, amnistie des « prisonniers politiques » et statut de résident corse permettant de protéger les insulaires de la spéculation immobilière —, déclarant que toutes les réformes à venir devraient être « conformes au cadre constitutionnel ».
Gilles Simeoni avait déploré mardi qu’un « certain nombre de prises de position directes et indirectes de membres du gouvernement, et notamment du premier ministre, [ne soient] pas à la hauteur » des attentes des nationalistes corses. « Si une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple, c’est à la Constitution de changer et pas au peuple de disparaître », avait déclaré le leader autonomiste sur France Inter.
« C’est le président qui fixe le cap »
Vendredi, la ministre Jacqueline Gourault, nommée à la fonction informelle de « Mme Corse » au sein du gouvernement, doit rencontrer MM. Talamoni et Simeoni à Ajaccio.
Tout en disant attendre « avec sérénité » la venue de Mme Gourault, Gilles Simeoni avait déclaré mardi : « Nous savons qu’aujourd’hui en France, c’est le président de la République qui fixe le cap et qui, aujourd’hui, connaît le mieux le dossier corse. »
La collectivité territoriale unique, à forte dominante nationaliste (41 des 63 sièges), est une instance inédite en France, une superrégion qui fusionne l’ancienne collectivité (région) et les deux départements corses.
Mardi, le leader indépendantiste Jean-Guy Talamoni a été largement élu président de l’Assemblée de Corse (40 voix sur 63), tout comme Gilles Simeoni à la présidence du conseil exécutif de Corse (42 voix sur 63). La séance, qui a duré près de cinq heures, s’est terminée par une grande accolade des deux présidents, élus et sympathisants enthousiastes entonnant l’hymne corse, Diu vi Salve Regina, puis l’hymne nationaliste. Les deux hommes ont prêté serment sur la Constitution corse de 1755, un acte symbolique similaire à celui de leur installation en décembre 2015 dans la précédente collectivité territoriale mais qui, cette fois-ci, n’a pas semblé choquer leurs opposants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’observatoire régional de l’air prévoit vendredi une dégradation maximale de l’air avec un indice « très mauvais », de 10 sur une échelle de 1 à 10.
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Dégradation de la qualité de l’air : la Guyane en alerte en raison de « poussières du Sahara »

L’observatoire régional de l’air prévoit vendredi une dégradation maximale de l’air avec un indice « très mauvais », de 10 sur une échelle de 1 à 10.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 03h20
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h17
   





                        


La Guyane a été placée en alerte jeudi 4 janvier en raison d’une dégradation maximale de l’air attendue vendredi, a annoncé la préfecture de Cayenne. L’observatoire régional de l’air (ORA) prévoit une dégradation accentuée vendredi, avec un indice maximal, « très mauvais » de 10 sur une échelle de 1 à 10.
L’alerte de dépassement de seuil devrait être maintenue jusqu’au week-end, a prévenu la préfecture. Il s’agit du troisième dépassement de seuil d’alerte en huit jours. La qualité de l’air est médiocre en Guyane depuis le 26 décembre. Cette situation est causée par la présence de « brumes du Sahara » transportées par des courants aériens.
Réduire l’activité sportive
Selon l’ORA, « des particules désertiques sont arrachées mécaniquement du sol sous l’action du vent, et se déplacent, de l’Afrique à l’Ouest atlantique via la Saharan Air Layer (SAL) ».
Les conditions climatiques spécifiques de la Guyane entraînent une véritable « saison de poussières », s’étendant généralement de février à avril. Les seuils réglementaires de pollution de l’air sont très souvent dépassés lors de ce phénomène, ressenti jusque dans les Antilles. L’impact répété de ces passages de particules sur la population guyanaise n’a pas été étudié.
Ces poussières peuvent avoir une action irritante sur les voies respiratoires (toux, gênes respiratoires, crise d’asthme, irritation des yeux). Les personnes sensibles et fragiles sont invitées à réduire leur activité sportive. Il est recommandé aux sportifs de ne pas participer à des compétitions intenses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Lors de ses vœux aux autorités religieuses, le chef de l’Etat a également réaffirmé qu’il tiendrait un discours « dépassionné » sur la laïcité au cours de son mandat.
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Emmanuel Macron juge indispensable une « structuration de l’islam en France »

Lors de ses vœux aux autorités religieuses, le chef de l’Etat a également réaffirmé qu’il tiendrait un discours « dépassionné » sur la laïcité au cours de son mandat.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 06h36
   





                        



   


Le président Emmanuel Macron a jugé « indispensable » de mener « un travail sur la structuration de l’islam en France », afin qu’il ne tombe pas dans la « crise » qu’il vit au plan international, lors de ses vœux aux autorités religieuses jeudi 4 janvier.
Le chef de l’Etat, qui recevait à l’Elysée des représentants des six principaux cultes présents en France (catholique, protestant, orthodoxe, musulman, juif et bouddhiste), a réaffirmé qu’il tiendrait un discours « dépassionné » sur la laïcité au cours de son mandat.
« Mon vœu pour 2018 est que la France devienne avec vous ce modèle de laïcité sachant écouter les voix du pays dans leur diversité, capable de construire sur cette diversité une grande nation réconciliée et ouverte sur l’avenir », leur a-t-il lancé.

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          En retrait, Macron veut un « débat dépassionné » sur la laïcité



Le chef de l’Etat a estimé que ne parler de laïcité qu’au sujet de l’islam était une « erreur funeste ». Mais il a plaidé, à l’adresse des représentants musulmans, pour « un travail sur la structuration de l’islam en France, qui est la condition même pour que vous ne tombiez pas dans les rets des divisions de votre propre religion et de la crise qu’elle est en train de vivre sur le plan international ». Ce travail « moral, philosophique » mais aussi « d’organisation » est « indispensable et je vous y aiderai », a-t-il insisté.
La politique migratoire critiquée
Evoquant les sujets sensibles, le président a redit qu’il attendait que les responsables religieux prennent « toute [leur] part » au « vrai débat philosophique » qui va s’engager avant de légiférer sur les dossiers bioéthiques, dont l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.
Alors que des ONG chrétiennes ont émis de vives critiques à l’encontre de la politique migratoire du gouvernement, Emmanuel Macron a défendu la nécessité de « choisir le moindre mal » dans l’accueil des migrants, « et le moindre mal c’est aussi parfois de savoir dire qu’on ne peut prendre toute la part qu’on voudrait prendre, parce qu’on ne le peut pas ».

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Lors de ces vœux, chaque culte était représenté par deux personnes – Ahmet Ogras et Anouar Kbibech au nom du Conseil français du culte musulman (CFCM) –, voire une seule. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s’était ému de ne pas avoir été invité, claquant la porte du CFCM par mesure de rétorsion. Emmanuel Macron n’en a pas fait mention dans son discours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le chef de l’Etat a notamment répété son engagement à « construire la paix en Syrie » et insisté sur le rôle de la Chine dans la pacification des relations avec la Corée du Nord.
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Corée du Nord, Syrie, Irak… Ce qu’a dit Emmanuel Macron lors de ses vœux diplomatiques

Le chef de l’Etat a notamment répété son engagement à « construire la paix en Syrie » et insisté sur le rôle de la Chine dans la pacification des relations avec la Corée du Nord.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 19h06
   





                        



   


Emmanuel Macron poursuivait, jeudi 4 janvier, le marathon des vœux de début d’année en s’adressant, cette fois, au corps diplomatique. Le chef de l’Etat, qui n’a fait aucune annonce particulière, a rappelé les positions de la France sur les grands sujets internationaux et diplomatiques.

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En Syrie, « sortir des postures morales »
Le président a averti que la crise syrienne ne pourrait être réglée par « quelques » puissances seulement, avec une opposition « désignée » de l’extérieur, dans une allusion au processus d’Astana associant Russie, Iran et Turquie.
« Nous devons sortir de postures morales qui parfois nous impuissantent [sic] mais nous devons aussi sortir de concessions faites à certaines puissances qui pensent qu’à quelques-uns, reconnaissant une partie d’une opposition désignée depuis l’extérieur, ils pourraient régler de manière stable et durable la situation en Syrie », a-t-il asséné.
« La responsabilité des Nations unies, des puissances de la région, de l’Europe, des Etats-Unis dans ce contexte est grande et je compte pleinement m’y engager pour (…) réussir à construire la paix en Syrie », a poursuivi le chef de l’Etat, qui plaide depuis des mois pour la création d’un groupe de contact sur la Syrie incluant les membres permanents du Conseil de sécurité et les pays de la région.

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Sur la Corée du Nord, « le rôle tout particulier » de la Chine
Emmanuel Macron a rappelé « l’attachement de la France » au traité de non-prolifération nucléaire, et en a appelé à la Chine, acteur régional central, pour aider à la pacification des relations avec la Corée du Nord.
Le chef de l’Etat, qui effectue une visite d’Etat en Chine de dimanche à mardi, a déclaré que son voyage en Chine visait notamment à créer un « un partenariat stratégique global sur les grands défis actuels » entre Paris et Pékin.
« Nous poursuivrons ainsi avec vigueur la recherche d’une solution politique mettant un terme aux provocations de la Corée du Nord et ouvrant la voie à la dénucléarisation de la péninsule coréenne », a-t-il ajouté, soulignant l’importance d’exercer des « pressions graduées » pour « recréer des canaux de discussions avec la Corée du Nord ».

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Veiller à la « normalisation de la situation » en Irak
Le président a déclaré qu’il faudrait être « vigilant » à ce qu’il n’y ait « aucune déstabilisation en Irak liée à des puissances extérieures ». Il faut « permettre d’organiser au mois de mai prochain des élections libres » et « permettre d’ici là au premier ministre [Haïder] Al-Abadi de construire un Etat stable, d’apaiser la situation dans son pays », notamment avec « la partie kurde », a déclaré le chef de l’Etat.
Insistant sur le caractère « indispensable » d’une « normalisation progressive de la situation », d’une « démilitarisation des milices non reconnues », Emmanuel Macron a déclaré que l’Irak devait être « aidé dans cette entreprise par l’ensemble des puissances internationales ». « Ce sera notre rôle, à la fois pour accélérer les opérations de déminage, de stabilisation et tout ce qui permettra d’aller vers des élections libres et qui, dans le respect même de la Constitution d’Irak, permet une solution politique inclusive et la stabilité durable dans ce pays. »

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Fin de la première guerre mondiale, 80 chefs d’Etat invités
Le président de la République a annoncé qu’il allait inviter quelque 80 dirigeants des pays belligérants pour célébrer, le 11 novembre, le centenaire de la fin de la première guerre mondiale.
Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé l’organisation, début 2019, d’une conférence sur les peuples premiers, qui associera l’Unesco. M. Macron s’est réjoui que « sur l’initiative du ministre d’Etat [Nicolas] Hulot, nous puissions engager début 2019 une conférence sur les peuples premiers », évoquant « un travail important pour éveiller cette conscience essentielle dans nombre de nos pays ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Macron a annoncé un projet de loi contre la propagation de fausses informations sur Internet en période électorale. Un sujet complexe, qui soulève des questions.
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Légiférer sur les fausses informations en ligne ? Les problèmes que cela soulève

Macron a annoncé un projet de loi contre la propagation de fausses informations sur Internet en période électorale. Un sujet complexe, qui soulève des questions.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 06h38
    |

            Martin Untersinger, 
Adrien Sénécat et 
Morgane Tual








                        



   


Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 3 janvier, un texte de loi déposé « prochainement » pour lutter contre la diffusion des fausses informations sur Internet en « période électorale ». Un projet encore flou, mais qui soulève déjà plusieurs problèmes.

        Lire l’édito du « Monde » :
         

          « Fake news » : les risques d’une loi



L’expression « fausse information » ou « fake news », très prisée des hommes politiques depuis un an – et notamment du président américain Donald Trump –, recouvre en fait plusieurs réalités.
Emmanuel Macron a évoqué la « période électorale », faisant écho aux campagnes de désinformation ayant ciblé les scrutins présidentiels américain et français de 2016 et 2017. Celui qui n’était encore que candidat à l’époque avait par exemple été l’objet de nombreuses rumeurs et intox, comme sur sa prétendue homosexualité, tandis qu’aux Etats-Unis de faux articles annonçaient à tort que le pape soutenait la candidature de M. Trump. Mais les fausses informations ayant circulé pendant ces campagnes sont de différentes natures.
D’abord en ce qui concerne leur origine : si les Etats-Unis accusent la Russie d’avoir tenté d’influencer la campagne présidentielle en diffusant des messages sur les réseaux sociaux – qui ne relevaient d’ailleurs pas seulement de la fausse information –, d’autres types d’acteurs ont aussi diffusé des « fake news » sur Internet. Il existe par exemple de véritables usines à diffuser de faux contenus, qui ont pour but de générer des revenus en publiant des nouvelles frappantes (et donc potentiellement très partagées), peu importe leur impact politique. Sans parler des groupes de sympathisants de tel ou tel candidat qui s’organisent, de façon plus ou moins artisanale, pour relayer de fausses informations sur le camp adverse.
Les méthodes varient aussi. La Russie est par exemple accusée d’avoir « sponsorisé » certaines publications sur Facebook, c’est-à-dire d’avoir payé pour que celles-ci soient plus visibles. C’est ce qu’évoque M. Macron en demandant aux plates-formes une « transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés » et en assurant que « propager puissamment une fausse nouvelle sur les réseaux sociaux ne requiert aujourd’hui que quelques dizaines de milliers d’euros ». Or, certaines fausses informations sont aussi massivement relayées sans que ne soit dépensé le moindre centime.
Les « fake news » impliquent donc différents acteurs, intentions et méthodes :
les individus qui créent ou partagent de fausses informations sciemment, à des fins politiques ;les individus qui créent ou partagent de fausses informations de bonne foi ;les fermes à clics, qui créent et diffusent massivement de fausses informations dans un but financier ;les puissances étrangères qui créent et partagent, en les sponsorisant ou non, de fausses informations à des fins de déstabilisation.
Quelles mesures pour améliorer la transparence ?
M. Macron veut « responsabiliser les plates-formes et les diffuseurs sur Internet ». Sans dévoiler précisément les contours de son futur projet de loi, il a expliqué que « les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus ».
Facebook, la principale concernée, a déjà annoncé en octobre 2017 davantage de transparence concernant les publicités politiques diffusées sur sa plate-forme au Canada et aux Etats-Unis – celles-ci sont interdites par la loi en France. Objectif affiché : vérifier l’identité des annonceurs, et permettre aux internautes d’accéder, pour chaque publicité, aux informations relatives à l’annonceur, comme son identité ou les autres messages qu’il a financés sur le réseau social. Twitter a de son côté annoncé des mesures similaires.
Reste à voir si elles seront en mesure de vérifier solidement l’identité des centaines de milliers d’annonceurs avec lesquels elles travaillent. D’autant plus que les sommes engagées sont parfois dérisoires. Au Royaume-Uni par exemple, Facebook aurait détecté trois messages financés par la Russie, pour un montant de… 0,97 dollar, soit 0,81 euro.
Aux Etats-Unis, 3 000 messages sponsorisés par la Russie ont été détectés par Facebook (« fake news » ou non) et vus par 10 millions d’Américains. Mais le réseau social soupçonne 80 000 autres publications, non payantes cette fois, d’être liées aux intérêts russes : elles auraient été vues par 126 millions d’Américains. En Europe en revanche, l’ampleur des publications liées à la Russie semble à ce stade bien moindre.
La loi punit déjà la publication de fausses nouvelles
En France, la loi de 1881 sur la liberté de la presse punit déjà « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler ». Des faits pouvant être punis d’une amende de 45 000 euros. Cela concerne les informations relayées « par voie de presse ou par tout autre moyen de publication » : le texte, bien qu’ancien, s’applique donc à Internet.
Par ailleurs, l’article L. 97 du code électoral punit de son côté d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende « ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages, déterminé un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter ». Mais dans les faits, les fausses nouvelles ciblées par ces deux lois font rarement l’objet de sanctions.
Dans l’actuel débat relatif aux fausses informations, seule l’Allemagne a légiféré en Europe : une loi appliquée depuis le 1er janvier impose aux plates-formes de supprimer en moins de vingt-quatre heures les contenus illégaux (parmi lesquels les fausses informations) qui leur sont signalés. Elles encourent jusqu’à 50 millions d’euros d’amende. Mais ce texte a pour cible principale les messages haineux, qui ont inondé les réseaux sociaux allemands ces derniers mois.
L’Etat peut-il (et doit-il) arbitrer le vrai et le faux ?
Bien qu’il ait livré peu de détails sur le contenu du futur projet de loi, M. Macron a laissé entendre qu’il pourrait cibler directement les diffuseurs de fausses informations. « En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site Internet », a-t-il déclaré mercredi.
Ces propos laissent entendre que dans certains cas, dont les contours restent à définir, la justice se ferait en quelque sorte arbitre de la vérité, jusqu’à entraîner des mesures de blocage de la diffusion de l’information. Un exercice périlleux.
D’abord dans la manière de délimiter les contours des « fausses nouvelles » visées : il n’est pas si évident de distinguer la frontière entre les contenus malveillants évoqués par M. Macron et les erreurs involontaires. La loi de 1881, toujours en vigueur, réprime déjà la diffusion de « fausses nouvelles », mais elle ne s’applique que pour celles qui sont « [faites] de mauvaise foi, [auront] troublé la paix publique, ou [auront] été [susceptibles] de la troubler ». Elargir ce champ d’application pourrait ouvrir la porte à des dérives.
Le fait que l’Etat lui-même puisse se donner un rôle de « vérificateur » pose également question. Une telle posture pourrait donner des arguments aux discours conspirationnistes contre lesquels elle prétend lutter, en renforçant chez certains le sentiment que le pouvoir voudrait contrôler l’information et la pensée.



                            


                        

                        


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« Fake news » : les risques d’une loi

Editorial. Emmanuel Macron a annoncé le 3 janvier une prochaine loi contre les fausses nouvelles en période électorale. Un objectif louable qui risque de se heurter à une réalité complexe.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 13h46
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Ce président qui ne dort jamais ne veut pas que la France s’endorme. Ne souhaitant pas non plus que les journalistes s’assoupissent, il leur a réservé, lors de la cérémonie des vœux de Nouvel An à la presse, mercredi 3 janvier, l’une de ces annonces dont il ponctue chacune de ses apparitions publiques : le chef de l’Etat veut offrir à la démocratie française une loi sur les « fake news ».
Quel beau sujet en effet ! Quoi de plus légitime que de s’attaquer à ce phénomène qui, décuplé par la puissance du Net, pourrit la vie démocratique en sapant la crédibilité de l’information et abuse de la crédulité des esprits non avertis ? Emmanuel Macron avait déjà réussi un très joli coup en mai dernier lorsque, recevant Vladimir Poutine à Versailles, il avait expliqué à une journaliste russe la différence entre information et propagande : à ses yeux, Russia Today (RT) et Sputnik étaient des organes de « propagande mensongère », diffuseurs de « contre-vérités », et donc indignes d’être accrédités pour couvrir sa campagne électorale.
Grâce à ce pilier des démocraties libérales qu’est la liberté d’expression, la chaîne de télévision RT en français a, depuis, été autorisée à émettre en France. Est-ce à dire qu’elle pourra en toute impunité déverser sa « propagande mensongère » dans le cadre de nos prochaines campagnes électorales ? En bonne logique, non. Il faut, a dit le président, en finir avec les « bobards inventés pour salir », traduction élyséenne des « fake news ».
Un domaine mouvant
La création délibérée de fausses nouvelles, ou la déformation de nouvelles réelles, et leur diffusion massive à travers les réseaux sociaux sont un fléau qui sape l’exercice électoral. Comme le montrent les travaux d’enquête réalisés depuis un an sur la campagne électorale américaine de 2016, la stratégie des « fake news » vise non seulement à salir mais à exploiter les divisions de nos sociétés ouvertes. C’est devenu l’une des armes de cette guerre technologique de l’information que livrent aujourd’hui aux démocraties occidentales certains régimes autocratiques, au premier rang desquels, sans la nommer, le président Macron place évidemment la Russie. La claire mise en garde du chef de l’Etat contre la « tentation illibérale », où, comme en Europe centrale, la liberté de la presse est menacée, est également opportune. 

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                Après avoir été la cible de rumeurs pendant la présidentielle, Macron veut une loi contre les « fake news »



Mais une loi pour « protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles » est-elle la solution ? M. Macron a promis un texte sur le sujet dans les semaines à venir et nous l’examinerons avec intérêt. Une chose est, comme l’a fait sentencieusement Emmanuel Macron mercredi soir, de donner une leçon de journalisme sur « les propos d’antichambre » – que lui-même et son équipe ne dédaignent pas de dispenser par ailleurs –, qui ne sauraient rivaliser avec « l’expression publique ». Une autre est de fixer un cadre juridique contraignant pour « imposer des obligations de transparence » aux plates-formes du Net, « afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent ». Ce type d’ambition législative, dans un domaine aussi mouvant et complexe que les technologies numériques et sur un sujet aussi crucial que la liberté de la presse, est par nature périlleux. La sauvegarde de la qualité et de la crédibilité de l’information est un combat de fond, dans lequel Le Monde est engagé. Il commence par l’éducation et passe par la défense des modèles économiques des médias d’information. Modifier les lois qui existent déjà apparaît pour le moins risqué.




                            


                        

                        


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Contre la discrimination à l’embauche, les « emplois francs » de nouveau expérimentés à partir d’avril

Ce dispositif, déjà mis à l’essai pendant le quinquennat Hollande, avait échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes ».



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h14
    |

            Louise Couvelaire








                        


Présentés par Emmanuel Macron comme « le pendant indispensable de la lutte contre la discrimination », les emplois francs seront ré-expérimentés à partir du mois d’avril dans une dizaine de territoires, avant d’être généralisés en 2020. Le principe ? Toute entreprise recrutant un habitant des quartiers prioritaires bénéficiera d’une prime de 15 000 euros étalée sur trois ans pour un CDI et de 5 000 euros sur deux ans pour un CDD de plus de six mois. Ce dispositif avait pourtant été expérimenté par le précédent gouvernement et abandonné.
Pour le chef de l’Etat, cette première tentative a échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes » – limite d’âge, obligation d’être inscrit à Pôle emploi depuis d’un an… – que la nouvelle version a donc levés. Mais est-ce suffisant pour transformer l’essai ?

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                Les diplômés de banlieue face au « mur » de l’emploi



« On ne peut pas s’en contenter »
« Pôle emploi n’est pas outillé pour détecter les jeunes des quartiers ni pour proposer le dispositif aux entreprises », juge François Lamy, ministre de la ville sous François Hollande. Lors de la première expérimentation, le ministère de la ville, les préfets ou les communes avaient tenté de se substituer à l’opérateur public en jouant les recruteurs et les démarcheurs. « Il fallait vendre le dispositif aux entreprises nous-mêmes », raconte François Pupponi, ancien maire (PS) de Sarcelles et député du Val-d’Oise.
« Le retour des emplois francs est une bonne nouvelle mais on ne peut pas s’en contenter, estime Saïd Hammouche, président de Mozaïk RH, société de recrutement spécialisée dans la promotion de la diversité. La première version a échoué car rien ne facilitait l’intermédiation entre les candidats et les entreprises. Aujourd’hui encore, il manque un maillon : si l’Etat ne sélectionne pas une série d’opérateurs, on va encore passer à côté. »



                            


                        

                        


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Réforme de l’Etat : l’Elysée et Matignon mettent la pression

Edouard Philippe a annoncé la tenue d’un comité interministériel le 1er  février pour aboutir à un plan d’action en avril.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 18h19
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
L’Elysée et Matignon s’impatientent. En matière de réforme de l’Etat, Edouard Philippe avait demandé en septembre à ses ministres une « feuille de route » détaillant leurs idées. Mais certaines contributions n’étaient pas à la hauteur de ce que l’exécutif attendait. « Avec le président de la République, nous avons rappelé à l’occasion de ce séminaire aux membres du gouvernement que nous attendions d’eux des propositions ambitieuses en matière de réforme de l’Etat », a donc déclaré le premier ministre en concluant le séminaire gouvernemental du mercredi 3 janvier.

C’est que le temps presse. L’Etat veut moderniser les services publics. Il a en outre placé la barre haut : baisser la dépense publique (54,6 % du PIB aujourd’hui) de 3 points d’ici à 2022. Ces 3 points ne se trouveront pas sous le sabot d’un cheval. Cela implique « de revoir profondément et durablement les missions de l’ensemble des acteurs publics », avait écrit le premier ministre en lançant le programme « Action publique 2022 », en septembre.
Mercredi, Edouard Philippe a de nouveau défendu la méthode : plutôt que « la politique du rabot », l’exécutif préfère « des actions intelligentes de transformation qui [lui] apparaissent beaucoup plus payantes à long terme ». Sans exclure des « transferts » entre collectivités « au secteur privé, voire des abandons de mission ». En attendant, 1 600 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2018 dans la fonction publique d’Etat, alors que l’objectif est de l’ordre de 120 000 sur le quinquennat pour l’ensemble des fonctions publiques.

« Plan d’action »
Un « comité interministériel » sera consacré à la question le 1er février, a annoncé M. Philippe. Il aura pour objet de « réfléchir aux principales réformes structurantes ». Ensuite, entre février et avril, les ministres devront présenter « leur plan d’action » en conseil...




                        

                        


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Après avoir été la cible de rumeurs pendant la présidentielle, Macron veut une loi contre les « fake news »

La loi sur la liberté de presse n’est plus suffisante, selon le président qui a annoncé mercredi vouloir une loi contre les fausses nouvelles en période électorale.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 11h51
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

« Fake news » : l’expression popularisée par le président américain Donald Trump a été désignée mot de l’année 2017 par le dictionnaire britannique Collins. Et, en 2018, elle devrait rapidement être dans toutes les bouches à l’Assemblée nationale et au Sénat. Emmanuel Macron a en effet annoncé, mercredi 3 janvier, lors de ses vœux à la presse, sa volonté de voir adopter prochainement - « probablement avant la fin de l’année », selon le porte-parole gu gouvernement, Benjamin Griveaux - une loi pour lutter contre les fausses nouvelles en période électorale, avec des sanctions extrêmement lourdes comme le blocage de sites Internet.
Face à un public de journalistes et de responsables des médias réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée, le président a jugé indispensable de « faire évoluer notre dispositif juridique ». Actuellement, la loi de 1881 sur la liberté de la presse punit d’une amende de 45 000 euros « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler ».
Ingérences russes
Mais, pour le président de la République, elle n’est plus suffisante. « Les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus », a-t-il précisé. Les ingérences russes via les réseaux sociaux lors de la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis ont marqué les esprits. En novembre 2017, Facebook, Google et Twitter avaient dû s’expliquer devant des commissions du Congrès américain, dans le cadre d’une enquête pour déterminer si Moscou avait favorisé une victoire de Donald Trump en diffusant massivement des messages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Un texte alarmiste, partagé plus de 50 000 fois sur Facebook, accuse le gouvernement d’être responsable de la flambée des prix en France, mais il est en grande partie erroné.
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Les mensonges d’un message viral sur la hausse des prix en 2018

Un texte alarmiste, partagé plus de 50 000 fois sur Facebook, accuse le gouvernement d’être responsable de la flambée des prix en France, mais il est en grande partie erroné.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 15h41
    |

            Adrien Sénécat








                        


Les frais bancaires ? « + 13 % ». L’abonnement Vélib’ ? « + 30 % ». Le fioul domestique ? « + 36 % »… Un message, largement partagé sur les réseaux sociaux depuis la fin du mois de décembre 2017, empile les chiffres censés démontrer une flambée des prix en France en 2018, accusant le gouvernement d’en être responsable. Si certaines de ces affirmations sont exactes, la plupart sont fausses ou attribuées à tort à l’exécutif. Explications.
Voici l’image qui a circulé des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux ces derniers jours, notamment sur les pages Facebook Les « indignés » ou Anonymous France (cette dernière n’ayant par ailleurs rien d’une page « officielle » de la mouvance dont elle se revendique) :

   


Le texte ajouté sur l’image donne pas moins de dix-neuf exemples de prix qui auraient augmenté, avec la mention « Emmanuel Macron vous transmet ses meilleurs vœux 2018, avec son programme ». Tout (ou presque) y passe, du prix des transports en commun, aux tarifs de l’énergie, en passant par ceux des cantines scolaires, ou encore la CSG (contribution sociale généralisée). Et de conclure : « Alors, heureux ? »
UN MESSAGE EN GRANDE PARTIE ERRONÉ
Ce message ne cite aucune référence ni source pour étayer ces affirmations. En le vérifiant point par point, nous avons pu constater que six des dix-neuf éléments avancés étaient justes, parce qu’il s’agit de mesures décidées par le gouvernement et que le montant évoqué est correct, ou presque.
Dans les treize cas restants, les chiffres cités sont faux ou il ne s’agit pas de décisions gouvernementales (voire les deux à la fois).
Voici nos explications détaillées sur l’ensemble des affirmations de ce message (cliquez sur les chevrons à droite des titres pour accéder aux détails des différentes explications) :




       



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"titre": "1. Les frais bancaires augmenteraient de 13 %",
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POURQUOI C'EST FAUXCes tarifs dépendent des banques, et ils ne vont par ailleurs pas augmenter de « 13 % » en 2018. Ce chiffre vient d'une étude de l'UFC-Que Choisir de 2017 et ne concerne que les frais de tenue de compte courant (hors banques en ligne).La tendance globale qui se dessine pour l'année 2018, selon une étude de Panorabanques publiée en décembre, serait à une hausse de 0,25 % par rapport à 2017. Soit une augmentation plus mesurée que les années précédentes selon la même source (+1,7 % en 2017 et +2,3 % en 2016). ",
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"titre": "2. Le prix des carburants augmenterait de 12 %",
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C'EST FAUXLa fiscalité du gazole a augmenté de 7,6 centimes par litre et celle de l'essence de 3,84 centimes au 1er janvier. Fin décembre, le prix du gazole était de l'ordre de 1,3 euro par litre environ et celui de l'essence de l'ordre de 1,4 (plus ou moins selon les carburants). La hausse décidée par le gouvernement pèse donc sur les prix à la pompe autour de 6 % pour le gazole et de 3 % l'essence environ.",
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"titre": "3. Le montant des PV de stationnement augmenterait de 130 %",
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C'EST FAUXDepuis le début de l'année 2018, les amendes dont le montant était fixé au niveau national sont fixées par les collectivités locales. Cette réforme a été adoptée en 2014 et entraîne des situations diverses : le nouveau forfait post-stationnement varie de 10 à 60 euros selon les villes, là où les anciennes amendes étaient fixées à 17 euros. Le chiffre de « + 130 % » évoqué par la rumeur ne se base sur aucune donnée fiable à notre connaissance.",
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"titre": "4. Le prix des assurances augmenterait de 3 \u00e0 5 %",
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C'EST FAUXCes tarifs dépendent des assureurs, et ne devrait pas augmenter de « 3 à 5 % » comme l'affirme la rumeur. Une étude du cabinet de conseil Fact & Figures estime que les prix devraient en moyenne augmenter de 2 à 3 % pour l'automobile et 1 à 2 % pour l'habitation.",
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"titre": "5. Les tarifs des mutuelles augmenteraient de 5 %",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX Ces tarifs augmenteront de 2 à 4 % en 2018, comme l'a affirmé le président de la Mutualité française Thierry Beaudet en décembre, et pas de « 5 % » comme l'affirme la rumeur. Surtout, les prix sont fixés par les mutuelles, et pas par le gouvernement, bien qu'ils puissent être influencés en partie par les choix politiques du ministère de la santé. Par exemple, la hausse du forfait hospitalier de 18 à 20 euros par jour en hôpital contribue à l'inflation des cotisations.",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIXLe prix des timbres a bel et bien augmenté de 10 % environ début 2018 (11,7 % pour la lettre prioritaire et 9,5 % pour les envois ordinaires). Sur l'ensemble des tarifs postaux (en comptant également les colis ou le coût des lettres recommandées par exemple), l'inflation est de 4,7 %. Mais là encore, ce n'est pas directement le gouvernement mais La Poste, entreprise a mission de service public, qui décide des prix, sous l'égide de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).",
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"titre": "7. Le co\u00fbt d'une carte grise aurait grimp\u00e9 de 15 %",
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C'EST FAUXLe prix des cartes grises est déterminé par plusieurs taxes, la principale étant régionale. Ce n'est donc pas le gouvernement, mais le conseil régional qui décide de son montant. Selon nos relevés sur le site service-public.fr, le montant du cheval fiscal a varié de - 5,6 à +6,2 % en 2018 par rapport à 2017 là où il est déjà connu, loin des « 15 % » avancés par la rumeur.",
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C'EST VRAI Le prix du paquet de cigarettes augmentera bien de plus de 10 %... en mars. Les prix du tabac n'ont pas augmenté au 1er janvier 2017, ils ont même baissé pour certains de 20 centimes à la suite d'ajustement des prix de la part des fabricants. Mais après une première hausse de 30 centimes en novembre 2017, ils augmenteront de nouveau de 1,10 euros en mars 2018 (soit environ +15 %), premières étapes vers la barre des 10 euros fixée par le ministère de la santé à l'horizon 2020.",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIXLe prix des abonnements de bus ne dépend pas du gouvernement.",
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"titre": "10. Le prix des p\u00e9ages routiers augmenterait de 1,3 %",
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C'EST PLUTÔT VRAILe prix des péages routiers augmentera bien de 1 à 2 % en 2018, selon les informations publiées par le JDD en novembre dernier. Mais le gouvernement n'a en réalité qu'une marge de manoeuvre limitée sur ces tarifs à court terme, car les contrats noués avec les sociétés concessionnaires leurs garantissent des hausses régulières de tarif.",
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"titre": "11. Le prix du gaz aurait augment\u00e9 de 7 %",
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C'EST VRAILes tarifs réglementés du gaz, fixés par l'Etat, ont bien augmenté de 6,9 % début janvier. ",
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"titre": "12. Le forfait hospitalier augmenterait de 15 %",
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C'EST PLUTÔT VRAILe forfait hospitalier est passé de 18 à 20 euros par jour début janvier, soit une hausse d'environ 11 % (et pas 15 % comme l'affirme la rumeur), sur décision du ministère de la santé. ",
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"titre": "13. L'abonnement de V\u00e9libco\u00fbterait 30 % de plus",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX Certes, les prix des abonnements Vélib ont augmenté en 2018, l'abonnement classique passant de 29 à 37,2 euros par an soit + 28 %. Mais cette réalité n'a rien à voir avec le gouvernement. Ce sont les élus de Paris et des communes partenaires, regroupés au sein du syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole, qui ont décidé de cette hausse le 10 novembre 2017. ",
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"titre": "14. Le co\u00fbt d'un contr\u00f4le technique augmente de 23 %",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIXLe cahier des charges des contrôles techniques va être plus strict à partir du 20 mai 2018. Cette évolution devrait conduire à une hausse des prix de l'examen - Eric Sarfati, président de SGS France, un réseau de centres de contrôle, affirmait à l'automne au Figaro prévoir une hausse de ses tarifs de 15 à 20 %. Dans tous les cas, les ateliers restent maîtres de leur tarification, le gouvernement n'encadrant pas les prix.",
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"titre": "15. Le prix des cantines scolaires augmenterait de 1 \u00e0 3 %",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX Nous n'avons pas retrouvé trace de données accréditant le chiffre de 1 à 3 % de hausse du prix des cantines scolaires en 2018. Dans tous les cas, les tarifs de la restauration scolaire ne sont pas fixés par le ministère de l'Education nationale mais par les municipalités dans la majeure partie des cas dans le premier degré ainsi que par les collectivités territoriales compétentes dans le second degré, selon les établissements.",
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"titre": "16. Le fioul domestique co\u00fbterait 36 % plus cher",
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C'EST FAUXCertes, les taxes sur le fioul domestique ont augmenté au 1er janvier 2018. Mais le prix de celui-ci est loin d'avoir augmenté de 36 %, comme l'affirme la rumeur. En réalité, la tonne de fioul devrait passer de 764 à 809 euros les 1000 litres, soit une hausse de l'ordre de 6 % et pas de 36 %.",
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"titre": "17. Le prix de l'\u00e9lectricit\u00e9 grimperait de 17 %",
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C'EST FAUX Les tarifs réglementés de l'électricité sont revalorisés chaque année au mois d'août. En 2017, la hausse a été de 1,7 % par rapport à l'année précédente. Les futurs tarifs qui s'appliqueront à l'été 2018 ne sont pas encore connus, mais le chiffre de 17% évoqué par la rumeur est sans fondement.",
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"titre": "18. La CSG augmenterait de 21,7 %",
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C'EST PLUTÔT VRAILa contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point au début de l'année 2018, passant de 7,5 à 9,2 points. Concrètement, cela veut dire que ce prélèvement augmente de 22,7 % pour ceux qui le paient, soit à peu près les 21,7 % évoqués par la rumeur.Il faut néanmoins rappeler qu'à l'exception des 60 % de retraités les plus aisés, cette hausse sera compensée (pour les fonctionnaires) voire plus que compensée (pour les salariés du privé).",
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"titre": "19. Le smic augmenterait de 1,2 %",
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C'EST VRAITrès précisément, le salaire minimum a été revalorisé de 1,24 % au 1er janvier 2018, passant de 9,76 à 9,88 euros brut de l'heure.",
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », David Rouxel, fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile, suggère que les bailleurs sociaux s’appuient sur les outils numériques pour renouer, à un faible coût, le lien entre les habitants des quartiers.
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« Les acteurs du numérique doivent aider les bailleurs sociaux dans leur mission »

Dans une tribune au « Monde », David Rouxel, fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile, suggère que les bailleurs sociaux s’appuient sur les outils numériques pour renouer, à un faible coût, le lien entre les habitants des quartiers.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 08h00
    |

David Rouxel (Fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile)







                        



                                


                            
Tribune. Alors que l’habitat social doit répondre à des problèmes majeurs d’ordre économique, social et environnemental, le gouvernement a prévu pour 2018 d‘importantes coupes budgétaires, qui vont réduire les marges de manœuvres des bailleurs, au risque d’augmenter la fracture urbaine, déjà profonde, avec des quartiers qui se paupérisent.
De plus en plus d’initiatives issues d’une économie nouvelle, dite collaborative, émergent
Au-delà de leur mission première qui consiste à fournir des logements, les bailleurs ont historiquement un rôle d’utilité sociale, rôle aujourd’hui bousculé par ces restrictions budgétaires. Il est pourtant primordial de protéger cette dimension, en s’appuyant sur les nombreuses entreprises numériques proposant des outils qui contribuent au renforcement du lien entre les habitants des quartiers et à l’émergence des villes intelligentes de demain.
De plus en plus d’initiatives issues d’une économie nouvelle, dite collaborative, émergent. Elles accompagnent les bailleurs sociaux vers la construction de véritables écosystèmes innovants, durables, inclusifs et, in fine, vers le logement social de demain. Aujourd’hui, une plate-forme de prêt d’objets permet autant d’amortir certaines inégalités que de créer du lien entre les habitants d’un même quartier et favoriser l’entraide. Un service de covoiturage permet de réduire l’empreinte carbone et d’aller vers l’autre. Une application d’échange de services de proximité simplifie la vie des habitants, arrondir potentiellement leurs fins de mois ou limiter leurs dépenses…
Solutions concrètes
Surtout, ces initiatives numériques ont en commun de replacer l’humain au centre du débat et de favoriser une économie collaborative, positive et durable ! Proposer des logements sociaux innovants passe inéluctablement par la question du bien-être de l’individu et de la création de valeur par la communauté.
Des centaines d’initiatives innovantes, peu coûteuses à mettre en...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ A l’issue d’un séminaire gouvernemental à l’Elysée, le premier ministre a annoncé plus d’une dizaine de projets de loi pour le premier semestre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/01/2018
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Rentrée au pas de charge pour Emmanuel Macron et l’exécutif

A l’issue d’un séminaire gouvernemental à l’Elysée, le premier ministre a annoncé plus d’une dizaine de projets de loi pour le premier semestre.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h07
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 12h01
    |

            Cédric Pietralunga et 
Bastien Bonnefous








                        



   


Pas question de « ralentir », encore moins de « faire une pause ». Pour sa première prise de parole de l’année 2018, effectuée à l’occasion d’un séminaire du gouvernement convoqué à l’Elysée, mercredi 3 janvier, Emmanuel Macron a donné le ton : même s’il est élu pour cinq ans et n’affrontera pas d’échéance électorale avant dix-huit mois, il entend mettre en œuvre l’ensemble de son programme tout de suite, sans attendre, comme il s’y était engagé durant la campagne.
« Le président de la République nous a demandé non seulement de garder le même niveau d’ambition, de mobilisation et d’innovation, mais aussi de garder le rythme des réformes au cours du semestre à venir », a indiqué le premier ministre, Edouard Philippe, à l’issue du séminaire qui s’est poursuivi par un déjeuner à l’Elysée. « Nous avons encore beaucoup de pain sur la planche, beaucoup de réformes et de transformations à concevoir, à mettre en œuvre, à expliquer », a ajouté le chef du gouvernement.
Depuis leur élection, le 18 juin 2017, les députés ont examiné 63 textes et adopté définitivement 29 textes de loi, dont la réforme par ordonnances du code du travail, la loi antiterroriste et le budget 2018. Un rythme jugé soutenu par les élus. Il ne devrait pas faiblir. A l’issue du séminaire – le quatrième depuis le début du quinquennat –, Edouard Philippe a présenté plus d’une dizaine de nouveaux projets de loi qui seront examinés d’ici à l’été, ainsi que de nombreuses mesures réglementaires.
Des socialistes inaudibles
L’exécutif considère que le contexte politique lui est favorable et qu’il doit en profiter pour pousser son avantage. Les oppositions peinent toujours à se faire entendre et à déstabiliser le pouvoir, de même que les syndicats, divisés.
Le Parti socialiste est, à ce stade, incapable d’incarner une alternative à un pouvoir qui enchaîne les bons sondages. « Il faut toujours se méfier de Laurent Wauquiez [Les Républicains] et de Jean-Luc Mélenchon [La France insoumise], mais la vraie nouveauté, c’est la confirmation de la mort du PS. Les socialistes sont totalement invisibles, inaudibles », estime un proche du premier ministre.
Sans surprise, l’essentiel de l’action gouvernementale durant les six prochains mois tournera autour de l’économie et du social. Dès la fin janvier, un projet de loi mettant en œuvre les conclusions des états généraux de l’alimentation sera présenté en conseil des ministres. En mars, ce sera au tour du projet de loi sur le logement, avant d’attaquer en avril le gros morceau que seront les réformes de l’assurance-chômage, de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Un projet de loi sur les transports et un autre sur les entreprises seront aussi examinés au début du printemps.
Pas de triomphalisme
Plus compliquée à mettre en œuvre du fait de l’opposition d’une partie du Sénat, la réforme de la Constitution, qui doit notamment permettre de diminuer le nombre de députés, sera examinée « au cours du premier semestre », a fait savoir le premier ministre, sans plus de précision. De même, le projet de loi sur l’asile et l’immigration, qui sera présenté au conseil des ministres en février, fait craindre à l’exécutif une fracture d’une partie de la majorité, tant les positions sur le sujet sont diverses.
Conscient de ces difficultés, le couple exécutif a profité du séminaire pour mettre en garde contre tout triomphalisme. « Le président de la République (…) a rappelé son attachement, partagé par le gouvernement, d’entendre les voix qui s’expriment [et] de les prendre en compte », a indiqué Edouard Philippe, qui a rappelé « [s]a méthode » : « Expliquer et concerter, en mettant tout sur la table, en toute transparence, en prenant le temps d’écouter, de modifier parfois, sans jamais esquiver, mais en conservant bien dans l’esprit et dans le cœur que nous devons avancer. »
« Il faut rester prudent et ne pas crier victoire, car tout peut se retourner très vite. Le vrai danger, au-delà des oppositions politiques, c’est le réel. C’est la manière dont les Français, dans leur quotidien, vont avoir ou pas le sentiment que leur vie change », explique un conseiller ministériel. Signe qui ne trompe pas, le couple exécutif a utilisé à plusieurs reprises ces derniers jours les mots de « cohésion » et de « projet social » pour qualifier ses réformes, manière implicite de reconnaître qu’il marchait jusqu’ici davantage sur sa jambe droite que sur sa jambe gauche.
« Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais senti boiter », a lui-même confié Emmanuel Macron aux journalistes, plus tard dans la journée. Comme une illustration de ce « en même temps » présidentiel, le chef de l’Etat a indiqué qu’il se rendrait au Forum de Davos le 24 janvier mais aussi voir les migrants de Calais d’ici au 18 janvier.
Une heure trente d’aparté
Après le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat a réuni la presse en fin d’après-midi à l’Elysée pour lui adresser ses vœux – un cérémonial qui avait été abandonné par François Hollande en 2015, après les attentats du 7 janvier.
S’exprimant devant quelque 200 journalistes et acteurs des médias depuis la salle des fêtes du palais, M. Macron a confirmé la présentation d’un projet de loi, courant 2018, sur l’audiovisuel public, et a annoncé un autre texte législatif censé lutter contre la diffusion de fake news (« fausses informations ») sur Internet. Sans définir les contours exacts de cette future loi ni citer les supports visés, le président de la République a dit vouloir « combattre le complotisme » et la « propagande » relayée selon lui par certains médias sur la Toile et les réseaux sociaux.
Le chef de l’Etat a également profité de l’exercice pour envoyer une nouvelle pique à son prédécesseur, François Hollande. Défendant une « saine distance » entre les médias et le pouvoir politique, il a fustigé « les habitudes [qui] avaient été prises » et a fait la leçon aux journalistes en les appelant à cesser de diffuser « les propos d’antichambre » pour leur préférer « les propos publics soupesés » des dirigeants politiques.
Dans la foulée de cette injonction, le même Emmanuel Macron s’est pourtant octroyé plus d’une heure trente d’aparté – hors micro – avec de nombreux journalistes présents. Typiquement le genre de pratique qu’affectionnait François Hollande.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le juriste Paul Cassia estime que députés et sénateurs se sont arrangés pour contourner la loi sur la moralisation de la vie politique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/01/2018
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Frais de mandat des parlementaires : « Un recul déontologique sans précédent »

Dans une tribune au « Monde », le juriste Paul Cassia estime que députés et sénateurs se sont arrangés pour contourner la loi sur la moralisation de la vie politique.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 11h55
    |

Paul Cassia (Professeur de droit à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
Tribune. Les régimes applicables à partir du 1er janvier 2018 aux frais de mandat des parlementaires constituent un recul déontologique sans précédent dans l’histoire de la Ve République.
Au cours de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à fiscaliser l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour remédier à son éventuelle utilisation à des fins personnelles. Il s’agissait alors tout simplement d’intégrer au salaire des parlementaires le montant qui leur est attribué tous les mois au titre de l’IRFM – environ 5 300 euros pour les députés et 6 100 euros pour les sénateurs.
« On n’a jamais vu de renards garder un poulailler »
L’article 20 de la loi du 15 septembre 2017, dite de moralisation de la vie politique, s’est toutefois écarté de ce projet initial et a ouvert un choix à chaque Assemblée pour définir le nouveau régime de prise en charge des frais de mandat de ses membres : il doit reposer sur une avance mensuelle, une prise en charge directe ou des remboursements sur justificatifs.
Alors que la loi semblait exiger qu’une seule des trois options soit retenue par chaque Chambre, l’arrêté du 29 septembre 2017 pris par le bureau de l’Assemblée nationale, comme les arrêtés du 7 décembre 2017 pris par le bureau et la questure du Sénat, ont astucieusement combiné ces trois régimes (à l’Assemblée nationale) ou deux de ces régimes (au Sénat), avec pour effet d’aubaine de… faire disparaître tout plafond aux frais de mandat des parlementaires.
Par exemple, des frais de taxi pourront soit être pris en charge directement par le Sénat, soit payés par chaque sénateur au titre de son avance mensuelle ; des frais qui auparavant relevaient de l’IRFM des députés pourront désormais, à avance mensuelle constante, faire l’objet d’un remboursement par l’Assemblée nationale sur justificatifs.
Méconnaissance de la lettre et de l’esprit de la loi
A rebours des critiques faites à l’IRFM...




                        

                        

