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Gaz naturel : le froid fait geler des puits au Canada, et grimper les prix

La hausse de la demande, liée aux températures glaciales dans une grande partie de l’Amérique du Nord, est bienvenue pour les producteurs canadiens en difficulté.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h32
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

Les températures glaciales qui frappent une grande partie de l’Amérique du Nord depuis Noël auront au moins fait des heureux : les producteurs de gaz naturel canadiens. Entre le 25 décembre 2017 et le Jour de l’an, l’indice de référence du prix du gaz naturel en Alberta, AECO, a augmenté de 72 %, passant de 2,50 dollars canadiens (1,65 euro) pour mille pieds cubes (un peu plus de 28 m3) à 4,30 dollars.
En effet, la baisse des températures dans cette province de l’Ouest canadien a été si intense, avec un mercure descendant parfois sous les – 40 °C, que certains puits de gaz ont gelé. Au même moment, la demande en gaz naturel augmentait en raison du froid extrême qui touchait le Canada et les Etats-Unis, entraînant, de fait, une augmentation des prix.
Mais, selon plusieurs observateurs, comme Martin King, de la firme d’investissement GMP FirstEnergy, cité dans le Financial Post, il faudrait que le froid persiste encore plusieurs semaines pour que les prix continuent d’augmenter et bénéficient durablement aux producteurs albertains qui en ont bien besoin. Début octobre 2017, le prix du gaz naturel est tombé à zéro et même devenu parfois négatif, obligeant des entreprises à payer pour se débarrasser de leur production.
Atteindre de nouveaux marchés
Si les producteurs de l’Ouest canadien connaissent des difficultés, c’est que la donne a changé au sud de la frontière. Traditionnellement, les Etats-Unis constituent le premier marché d’exportation, principalement grâce aux pipelines reliant les deux pays. Mais depuis le début des années 2010, le perfectionnement des technologies de forage horizontal et de fracturation hydraulique a entraîné l’essor de l’exploitation des réserves de gaz étanches et de schiste. Ces dernières, auparavant jugées non rentables, représentent maintenant plus de la moitié de la production canadienne de gaz naturel et devraient encore augmenter. Or, ces mêmes technologies ont aussi permis la mise en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ La justice estime que l’Etat n’a pas violé le droit en autorisant la prospection en Arctique.
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Climat : les ONG perdent leur procès contre la « pétromonarchie » norvégienne

La justice estime que l’Etat n’a pas violé le droit en autorisant la prospection en Arctique.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h22
    |

            Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            
La « pétromonarchie » norvégienne a évité l’humiliation en gagnant, jeudi 4 janvier, le procès l’opposant à des organisations environnementales qui contestent l’exploitation pétrolière dans l’Arctique. Mais cette affaire marque peut-être le début de la fin pour les tenants du tout-pétrole qui dirigent actuellement la Norvège.
Greenpeace et Natur og ungdom (« Nature et jeunesse ») avaient porté plainte devant le tribunal d’Oslo contre le ministère du pétrole, en raison de l’attribution, en 2016, de licences d’exploration en mer de Barents, une décision qui, selon les plaignants, contrevient à l’accord de Paris sur le climat et au droit constitutionnel des Norvégiens à un environnement sain et sûr pour les générations actuelles et à venir (article 112 de la Constitution).
C’était la première fois qu’un procès se tenait sur la base de cet article adopté dans les années 1990 puis amendé en 2014 et intégré au chapitre des droits de l’homme. Il dispose que « toute personne a droit à un environnement salubre ainsi qu’à un milieu naturel dont soient préservées la capacité de production et la diversité ».

Pas de violation constitutionnelle
Une des principales questions posées portait sur l’utilisation du mot « droit » : devait-elle être comprise au sens strict et impliquer une responsabilité devant les tribunaux, ou bien au sens large, comme un principe général ?
« Le côté positif du verdict est que la Cour nous a donné raison sur l’interprétation de cet article 112, en considérant qu’il s’agit d’un vrai droit, qui implique la possibilité de porter une affaire devant un tribunal, et non pas seulement d’un joli principe, explique au Monde Truls Gulowsen, responsable de Greenpeace Norvège. C’est important pour l’avenir, pour les procès qui ne manqueront pas de suivre. »
Pour le reste, le tribunal a considéré que les autorités ont pris des mesures appropriées pour remédier aux impacts environnementaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Vingt-cinq départements sont en vigilance orange. La tempête a fait cinq morts et deux disparus, deux personnes âgées activement recherchées.
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La tempête Eleanor fait un cinquième mort

Vingt-cinq départements sont en vigilance orange. La tempête a fait cinq morts et deux disparus, deux personnes âgées activement recherchées.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 07h07
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 17h06
   





                        


Le calme revenait en France et notamment dans les Alpes, vendredi 5 janvier, après le passage de la tempête Eleanor, qui a fait cinq morts et deux disparus depuis mercredi. Mais le risque d’avalanche persiste, privant de pistes des milliers de skieurs.
Des crues importantes, favorisées par les pluies et les vents violents d’Eleanor, nécessitent une vigilance particulière. Le temps restera pluvieux dans le Centre, le Sud-Ouest et l’Est, où vingt-cinq départements sont en alerte orange en raison du passage de la tempête.
Cinq morts et deux disparus
Cette quatrième tempête de l’hiver a coûté la vie à cinq personnes dans les Alpes : un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy (Haute-Savoie) sur le chantier de rénovation d’une ferme « fragilisé par la tempête », selon le parquet d’Annecy qui a ouvert une enquête.
Vingt-six personnes ont également été blessées, dont quatre grièvement, selon le dernier bilan donné, jeudi soir, par le ministère de l’intérieur.
Un citoyen allemand propriétaire d’une résidence secondaire à Rouvres-sur-Aube (Haute-Marne) est porté disparu depuis jeudi après-midi, alors qu’il se trouvait à proximité d’une rivière en crue dans son village. D’importants moyens de recherche sont déployés pour le retrouver, a-t-on appris vendredi de la préfecture.
« Un citoyen allemand âgé de 70 ans, qui a des difficultés pour se mouvoir, a disparu », probablement emporté par l’Aube en crue, a déclaré Françoise Souliman, la préfète de la Haute-Marne, qui s’est rendue sur les lieux.
Un octogénaire qui avait quitté son domicile vers 19 heures pour observer la montée des eaux du Ternin est également porté disparu depuis jeudi soir dans le village de Lucenay-l’Evêque, au nord d’Autun, en Saône-et-Loire, que traverse une rivière actuellement en crue, selon des sources concordantes. Une enquête judiciaire est en cours et d’importants moyens de recherche sont mis en œuvre avec hélicoptère et équipes cynophiles, a annoncé le parquet de Chalon-sur-Saône.

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Quatorze départements en vigilance orange
Depuis mardi soir, une grande partie de la France avait été placée en état d’alerte par Météo France. Aux vents violents ont succédé des pluies intenses et un redoux qui a fait fondre la neige et gonfler les cours d’eau. Dans son dernier bulletin, le service de prévisions maintient quatorze départements en vigilance orange crues comme l’Ain, la Seine dans la région de Rouen, la Garonne et la Dordogne en Gironde, et d’autres dans le Grand Est ou en Franche-Comté. A Lyon, le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit, de même que la Seine à Rouen jeudi soir.
Les cumuls de pluies ont été impressionnants par endroits. Météo France a enregistré « 50 à 70 litres par mètre carré sur le relief du Jura et des Hautes Vosges, plus ponctuellement 70 à 100 litres par mètre carré près des sommets du Haut Jura et de 130 à 160 litres par mètre carré dans le secteur du ballon d’Alsace ».
Fort risque d’avalanche dans les massifs savoyards 
Dans les Alpes, le risque d’avalanche n’est plus maximal mais reste « marqué » à « fort », soit de 3 ou 4 sur une échelle de 5. « On appelle à la vigilance extrême : la neige est instable après des pluies en altitude. Le ski hors piste est très fortement déconseillé », fait savoir une porte-parole de Val-Thorens, plus haute station d’Europe, à 2 300 mètres d’altitude. Les domaines skiables rouvrent progressivement après d’intenses efforts de sécurisation, comme à Tignes - Val-d’Isère, en Savoie. A Val-Thorens, seules cinq remontées à très haute altitude resteront fermées.
En Haute-Savoie, une centaine de personnes de l’Etelley, un hameau proche de la station de Morillon, ont été évacuées jeudi par mesure de précaution. Le préfet de l’Isère a demandé aux vacanciers de ne pas anticiper leur retour, car des axes sont toujours en cours de déblaiement.
Craintes sur les routes
Les craintes se situent maintenant sur les routes, où des dizaines de milliers de vacanciers sont attendus samedi avec la fin des vacances scolaires.
Bison futé a classé la journée orange en Auvergne - Rhône-Alpes dans le sens des retours et invite à quitter les stations de sports d’hiver avant 9 heures ou après 16 heures. Sans compter que des dizaines de coulées de boue, de neige et éboulements perturbent encore la circulation et isolent des villages, comme celui de Lovettaz, au-dessus de Chambéry, ou ceux de Villard-Reymond et d’Oulles, dans le massif de l’Oisans, dans l’Isère.
Des centaines d’interventions de pompiers jeudi
Selon le dernier bilan du ministère de l’intérieur, cette tempête a nécessité 9 200 interventions de pompiers à travers le pays. Jeudi, les pompiers ont procédé à plusieurs centaines d’interventions en Savoie, Haute-Savoie et dans l’Isère, et de nombreux axes routiers locaux demeurent coupés.
La Corse a été frappée par des incendies « d’une intensité exceptionnelle en plein hiver », selon la préfecture, en raison de vents violents et de sols secs. Plus de 2 000 hectares de végétation ont été touchés par des incendies. En fin d’après-midi jeudi, ils étaient maîtrisés, bien que toujours actifs en Haute-Corse, à Sant’Andréa-di-Cotone (1 000 hectares) et à Chiatra (650 hectares).
Moins de 2 000 foyers sans courant
Plus aucun foyer n’était privé d’électricité en France métropolitaine, selon un bilan d’Enedis à 19 h 30 jeudi. En Corse, moins de 2 000 foyers demeuraient sans courant contre 15 000 quelques heures plus tôt, selon EDF.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.
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NDDL : Edouard Philippe reçoit une dernière fois les élus locaux avant de trancher

Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h26
   





                        



   


Un ultime et vaste tour de table. Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit vendredi 5 janvier les élus locaux concernés par le projet d’aéroport très controversé de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), avant que l’exécutif ne tranche définitivement d’ici à la fin du mois. Maires, présidents d’agglomération, de conseils départementaux, dirigeants régionaux, députés et sénateurs se succéderont à Matignon pour faire valoir leurs positions dans ce dossier ultrasensible, auquel le président de la République, Emmanuel Macron, a promis d’apporter une réponse rapidement.

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Les élus de la Loire-Atlantique — qui ouvrent le bal —, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, qui seront reçus lundi, de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Vendée (mardi 9), ainsi que le bureau du syndicat mixte aéroportuaire (vendredi 12) seront entendus « sur leur conception de ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire mais aussi sur la façon dont ils interprètent le rapport demandé au mois de juin », remis à la mi-décembre, qui propose de choisir entre « le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique » et « le développement d’une nouvelle plate-forme aéroportuaire », a dit mercredi le premier ministre.

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« Phase ultime de concertation »
Cette « phase ultime de concertation », destinée à nourrir le choix final de l’exécutif, permettra aussi d’évoquer l’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, qui sera ordonnée quelle que soit l’option retenue, a promis M. Philippe.
« Il faut que la ZAD [zone d’aménagement différé, rebaptisée “zone à défendre” par les occupants du site] soit démantelée et elle le sera », insiste le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, appuyé par la députée La République en marche (LRM) Sophie Errante, qui attend surtout que soit mis « un terme aux situations de non-respect des droits vécues par les riverains ».
Après avoir laissé la situation s’embourber, « il est temps de passer à autre chose », résume M. de Rugy, qui « en a marre que l’on ne parle de Nantes qu’à travers ça ». L’ex-écologiste, réélu député sous la bannière de LRM, dira vendredi au premier ministre « qu’il n’y a pas de consensus absolu des élus en faveur du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des Landes ». Lui-même est opposé à ce « projet inutile et assez anachronique », et assez isolé parmi les élus mariligériens.

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Six des dix députés du département (neuf LRM, un MoDem), ont clairement dit leur soutien au nouvel aéroport, deux s’en remettent à la décision de l’exécutif et deux autres s’expriment contre (M. de Rugy et Sarah El Haïry). Parmi les cinq sénateurs, seul l’écologiste Ronan Dantec est opposé au projet.
« Je trouve insensé que les grands élus de la Loire-Atlantique s’arc-boutent sur un projet qui n’est en rien vital pour la Loire-Atlantique et pour l’Ouest », plaide ainsi M. Dantec. Quant à Mme El Haïry (MoDem), elle déplore « qu’à force de se préoccuper de cet aéroport, on n’a rien fait d’autre à Nantes ».
« Mise en scène »
Le rapport des trois médiateurs, qui éclaire d’un jour nouveau l’hypothèse d’un réaménagement de l’aéroport existant, sera vendredi sous le feu des critiques de plusieurs élus.

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« Je suis sceptique et je le ferai savoir », annonce ainsi la députée (LRM) Aude Amadou, qui attend des « éléments d’explication ».
« De manière involontaire ou volontaire, le rapport n’intègre pas certains éléments : la problématique de l’évolution du trafic, les problématiques liées aux pollutions sonores et aux particules fines, l’application stricte de la loi littoral », relève le maire (DVG) de Saint-Aignan, commune située en bout de piste de l’actuel aéroport.
« C’est un rapport biaisé, qui présente de graves lacunes », s’insurge de son côté le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, secrétaire du syndicat mixte aéroportuaire. L’ancien président de la région Pays de la Loire dénonce la « mise en scène » de cette consultation, qui « ne servira à rien puisque c’est le président de la République qui prendra la décision ».
D’autres, à l’image du député (LRM) Yves Daniel (6e circonscription de la Loire-Atlantique, celle de Notre-Dame-des-Landes), mettront en avant le « respect du fait majoritaire » en s’appuyant sur le résultat de la consultation locale de juin 2016 à l’issue de laquelle 55,17 % des Mariligériens s’étaient prononcés en faveur du transfert de l’aéroport. « Sinon, prévient-il, il y a énormément de gens qui vont faire un brûlis avec leurs cartes d’électeur, à commencer par moi. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’observatoire régional de l’air prévoit vendredi une dégradation maximale de l’air avec un indice « très mauvais », de 10 sur une échelle de 1 à 10.
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Dégradation de la qualité de l’air : la Guyane en alerte en raison de « poussières du Sahara »

L’observatoire régional de l’air prévoit vendredi une dégradation maximale de l’air avec un indice « très mauvais », de 10 sur une échelle de 1 à 10.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 03h20
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h17
   





                        


La Guyane a été placée en alerte jeudi 4 janvier en raison d’une dégradation maximale de l’air attendue vendredi, a annoncé la préfecture de Cayenne. L’observatoire régional de l’air (ORA) prévoit une dégradation accentuée vendredi, avec un indice maximal, « très mauvais » de 10 sur une échelle de 1 à 10.
L’alerte de dépassement de seuil devrait être maintenue jusqu’au week-end, a prévenu la préfecture. Il s’agit du troisième dépassement de seuil d’alerte en huit jours. La qualité de l’air est médiocre en Guyane depuis le 26 décembre. Cette situation est causée par la présence de « brumes du Sahara » transportées par des courants aériens.
Réduire l’activité sportive
Selon l’ORA, « des particules désertiques sont arrachées mécaniquement du sol sous l’action du vent, et se déplacent, de l’Afrique à l’Ouest atlantique via la Saharan Air Layer (SAL) ».
Les conditions climatiques spécifiques de la Guyane entraînent une véritable « saison de poussières », s’étendant généralement de février à avril. Les seuils réglementaires de pollution de l’air sont très souvent dépassés lors de ce phénomène, ressenti jusque dans les Antilles. L’impact répété de ces passages de particules sur la population guyanaise n’a pas été étudié.
Ces poussières peuvent avoir une action irritante sur les voies respiratoires (toux, gênes respiratoires, crise d’asthme, irritation des yeux). Les personnes sensibles et fragiles sont invitées à réduire leur activité sportive. Il est recommandé aux sportifs de ne pas participer à des compétitions intenses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Washington a fait part de son intention d’ouvrir la quasi-totalité des eaux littorales américaines à l’exploitation pétrolière et gazière, défaisant l’héritage environnemental de Barack Obama.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/01/2018
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Huit ans après la catastrophe de Deepwater, Trump relance l’exploitation offshore

Washington a fait part de son intention d’ouvrir la quasi-totalité des eaux littorales américaines à l’exploitation pétrolière et gazière, défaisant l’héritage environnemental de Barack Obama.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 01h16
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 10h22
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


C’était le 20 avril 2010. La plate-forme de forage pétrolier Deepwater Horizon, exploitée pour le compte de BP, explosait dans le golfe du Mexique, faisant onze morts et provoquant la pire marée noire que les Etats-Unis aient jamais connue. Après ce désastre écologique, Barack Obama avait renforcé la réglementation et les mesures de sécurité.
Près de huit ans plus tard, marche arrière toute : l’administration Trump veut relancer tous azimuts les forages pétroliers et gaziers en mer, qui représentent le sixième de la production d’hydrocarbures américains. L’annonce, qui couvait, en a été faite par le secrétaire à l’intérieur, Ryan Zinke, jeudi 4 janvier. « Nous nous engageons de nouveau dans la voie de la dominance énergétique en Amérique, en particulier offshore », a-t-il déclaré lors d’une conférence téléphonique : « Il y a une claire différence entre la faiblesse et la domination énergétiques. Nous allons devenir la superpuissance de l’énergie. »
Démantèlement de l’héritage Obama
Pour cela, Washington compte, progressivement à partir de 2019, ouvrir à l’exploration pétrolière 90 % des zones maritimes américaines. La mesure, qui sera mise en œuvre sur plusieurs trimestres, s’accompagne de deux autres décisions importantes : l’autorisation des forages dans un sanctuaire de l’Alaska, l’Arctic National Wildlife Refuge – surprenant cavalier inclus dans la réforme fiscale adoptée en décembre 2017 – ainsi que l’assouplissement des régulations techniques sur le forage en mer, qui avaient été adoptées après la catastrophe Deepwater Horizon.
Ces trois mesures défont l’héritage environnemental de Barack Obama. L’ancien président américain a prêté le flanc à ses détracteurs en protégeant les côtes américaines pendant l’interrègne, alors que le président élu, Donald Trump, n’était pas encore investi. Le 20 décembre 2016, M. Obama avait interdit les forages de manière permanente au large de l’Alaska et dans l’Atlantique, du Maine à la Virginie.
« M. Obama a invoqué une obscure disposition d’une loi de 1953 qui lui donne le droit d’agir unilatéralement », écrivait le New York Times, qui notait à l’époque que cette manœuvre était « qualifiée de créative par ses soutiens, d’abusive par ses opposants ». Ces dispositions avaient déjà été utilisées, mais avec une ampleur moindre. Donald Trump démantèle consciencieusement ces décisions.
Des centaines de millions de dollars sur dix ans
Parallèlement, les réglementations sont en voie d’assouplissement. Dès avril 2017, M. Trump avait signé un décret demandant de réexaminer ces mesures accusées de « priver [le] pays de milliers et de milliers d’emplois potentiels et de milliards de dollars de richesse ».
A l’avenir, le gouvernement fédéral s’impliquerait moins dans le contrôle des puits, laissant aux entreprises le soin de se réguler. Il appartiendrait aux industries pétrolières et non pas à l’Etat de déterminer si une installation est sécurisée ou non.
Le Bureau de mise en œuvre de la réglementation environnementale (BSEE) estime que l’industrie pétrolière pourrait économiser des centaines de millions de dollars sur dix ans. « En réduisant le fardeau réglementaire sur l’industrie, nous encourageons l’augmentation de la production nationale de pétrole et de gaz tout en maintenant un niveau élevé de sécurité et de durabilité environnementale », déclarait, le 28 décembre 2017, Scott Angelle, le directeur du BSEE, en présentant la future réglementation.
L’idée générale est que l’industrie peut se réguler elle-même, qu’elle a tiré les leçons de la catastrophe qui a coûté à BP 18,7 milliards de dollars (15,5 milliards d’euros) en pénalités et dommages et intérêts, et qu’au fond, la nature est plus résiliente qu’on ne le croit.
C’est le propos que tenait, en décembre 2017, l’universitaire Kelvin Droegemeier, secrétaire d’Etat à la science et à la technologie de l’Oklahoma. Interrogé sur l’irréversibilité ou non du réchauffement climatique, il citait en exemple l’affaire Deepwater Horizon : « Ce fut un désastre environnemental massif, et pourtant, grâce à la digestion microbienne d’une grande partie de la nappe, les impacts sont bien moindres que ce qui était craint. Il n’empêche, il n’est pas sage de tester Mère Nature. » Les associations écologistes contestent cette théorie de « nettoyage » par les microbes avancée dans une étude financée par BP. Elles soulignent au contraire les malformations constatées sur les espèces marines et estiment qu’il faudra au moins une décennie pour réellement évaluer les dégâts de Deepwater sur les écosystèmes.
Tollé sur la côte pacifique
Logiquement, l’industrie du pétrole se réjouit, alors que les cours du brut remontent. « Ce sont nos terres, elles appartiennent au contribuable et doivent être disponibles », a déclaré Thomas Pyle, le président de l’Alliance américaine de l’énergie. Les autorités américaines envisagent d’accorder quarante-sept autorisations de forage sur cinq ans – les eaux fédérales s’étendent de 3 milles à 200 milles nautiques des côtes. Le plan de M. Trump prévoit d’octroyer sept concessions sur la côte Pacifique, douze dans le golfe du Mexique et dix-neuf en Alaska.
A court terme, la relance de l’offshore devrait surtout être favorable au golfe du Mexique, où les infrastructures pétrolières sont très développées. L’exploration du plateau continental atlantique est beaucoup moins avancée, et les industriels sont loin d’être en mesure d’extraire des hydrocarbures. Les gouverneurs des Etats des côtes Pacifique et Atlantique sont globalement opposés à ces nouveaux forages.

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L’affaire suscite la vive inquiétude de la Floride, qui est à la fois sur l’Atlantique et sur le golfe du Mexique et qui vit largement du tourisme et entend protéger ses ressources naturelles. « Ma priorité absolue est de protéger les ressources naturelles de la Floride », a immédiatement déclaré Rick Scott, le gouverneur républicain de l’Etat.
Sur la côte Pacifique, à majorité démocrate, l’annonce suscite un tollé : « Ils ont choisi d’oublier les dégâts des marées noires passées sur la faune, la vie aquatique et les industries du tourisme dans nos Etats. Ils ont choisi d’ignorer la science, qui nous dit que notre climat change et que nous devons réduire notre dépendance aux énergies fossiles », ont accusé les gouverneurs de la Californie, de l’Oregon et de l’Etat de Washington. Il existe près d’une trentaine de plates-formes pétrolières sur le plateau continental pacifique, mais un gel des nouvelles concessions est observé depuis 1984.
« Personne n’est meilleur que les Etats-Unis pour produire une énergie propre, de qualité et responsable », a pour sa part assuré Ryan Zinke.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Des organisations de défense de l’environnement et des élus des zones concernées manifestent leur opposition à un projet qui concerne 90 % des eaux littorales américaines.
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Les Etats-Unis veulent étendre l’exploitation du pétrole et du gaz offshore

Des organisations de défense de l’environnement et des élus des zones concernées manifestent leur opposition à un projet qui concerne 90 % des eaux littorales américaines.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 20h25
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 21h12
   





                        


L’administration Trump a fait part, jeudi 4 janvier, de son intention d’ouvrir la quasi-totalité du littoral des Etats-Unis à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore, y compris au large de la Californie, de la Floride et de l’Arctique.
Cette mesure reviendrait sur des dispositions de protection du littoral prises par le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama. Des règles de sécurité s’appliquant aux plates-formes offshore avaient été prises après l’explosion, en 2010, de la plate-forme pétrolière DeepWater Horizon, opérée par BP dans le golfe du Mexique. Elle avait fait 11 morts et provoqué une marée noire sur 180 000 km2. La catastrophe a coûté 61,6 milliards de dollars à la compagnie pétrolière britannique.
La décision annoncée jeudi s’appliquerait à compter de 2019 avec un étalement sur cinq ans, et concernerait 90 % des eaux littorales américaines. Le gouvernement envisage d’accorder quarante-sept autorisations de forage sur cinq ans, a précisé le secrétaire aux ressources naturelles, Ryan Zinke, lors d’une conférence téléphonique. Sur les quarante-sept licences, dix-neuf seraient accordées au large des côtes de l’Alaska, sept sur celles du Pacifique, douze dans le golfe du Mexique et neuf dans l’Atlantique.

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Opposition d’ONG
Cette mesure, impopulaire aux yeux de certains élus des zones concernées, a été immédiatement dénoncée par des organisations de défense de l’environnement.
« L’expansion des forages offshore rencontre une forte opposition émanant des représentants des deux partis [républicain et démocrate] des communautés littorales tout comme des gouverneurs d’Etats comme le New Jersey, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, la Virginie et la Floride », a affirmé le Sierra Club, l’une des principales organisations de défense de l’environnement états-uniennes.
« Plutôt que d’écouter les gens qu’ils sont censés servir, Trump et Zinke écoutent les industriels qui ont financé leur campagne et composent leur administration », a accusé l’ONG.
Soutien de 155 parlementaires
Des voix discordantes se sont aussi élevées dans les rangs même du Parti républicain, celui de Donald Trump. Le gouverneur de la Floride, Rick Scott, a rappelé son opposition à des mesures permettant de développer les forages au large de son Etat.
« J’ai tout de suite demandé à rencontrer le secrétaire Zinke pour discuter des préoccupations soulevées par ce projet et de la nécessité de retirer la Floride de la liste », a-t-il écrit dans un communiqué.
« Nous allons écouter les avis de toutes les parties concernées », a assuré M. Zinke, ajoutant que « la Floride aura certainement son mot à dire ». Le ministère des ressources naturelles a d’ores et déjà fait savoir que 155 parlementaires américains avaient fait parvenir des lettres encourageant l’ouverture de nouvelles zones maritimes à l’exploration pétrolière et gazière à Ryan Zinke.
Selon lui, ce projet entre dans le cadre de l’agenda « l’Amérique d’abord » du président Trump. « Il y a une différence claire entre la faiblesse et la domination en matière d’énergie, a-t-il dit. Avec le président Trump, nous serons la superpuissance la plus forte car nous en avons les moyens. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France, estime que les conséquences de cette dépression météorologique ont été aggravées par des températures particulièrement douces.
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« Comparée à Xynthia en 2010, la tempête Eleanor n’a rien d’exceptionnel »

Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France, estime que les conséquences de cette dépression météorologique ont été aggravées par des températures particulièrement douces.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 20h11
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 11h56
    |

            Rémi Barroux








                        



   


La tempête Eleanor a causé d’importants dégâts en France, lors de son passage mercredi 3 et jeudi 4 janvier. Faisant trois morts et une vingtaine de blessés, à l’origine d’incendies en Corse, d’inondations sur le littoral et d’avalanches dans les Alpes, cette tempête et ses très forts vents, si elle n’est pas en soi exceptionnelle, a des conséquences aggravées par des températures particulièrement douces. Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France, fait le point.

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          La tempête Eleanor a fait un troisième mort



La tempête Eleanor présente-t-elle un caractère exceptionnel ?
Frédéric Nathan : Non. Comparée à Xynthia en février 2010, aux tempêtes de l’hiver 1999, cette dépression météorologique n’a rien d’exceptionnel. Pour Xynthia, les vents avaient soufflé jusqu’à 170 km/h à Paris, alors qu’ils ont été enregistrés à 111 km/h par exemple lors du passage d’Eleanor. Sur l’île d’Oléron, leur vitesse était de 200 km/h.
Les tempêtes Martin et Lothar (décembre 1999) ont été plus dévastatrices. Mais, les vents constatés ces derniers jours ont été intenses : ils ont soufflé très fort en Corse, jusqu’à 196 km/h sur le Cap et un record absolu, le plus élevé jamais enregistré dans cette ville, a même été établi à Cambrai (Nord) avec 147 km/h.
La succession, à un rythme rapide, des tempêtes, Bruno, Carmen et Eleanor est-elle inhabituelle ?
Quand on se trouve dans une configuration d’air doux, 7 °C à 8 °C au-dessus des normales saisonnières, qui entre en conflit avec l’air très froid des régions polaires, se créent des zones de changements très rapides de température, ce qui est favorable au développement de tempêtes.
La multiplication sur une période courte de ces événements n’est pas non plus exceptionnelle. Rappelons-nous les épisodes successifs de décembre 2013 à février 2014, qui ont causé des dégâts très nombreux sur les bords de mer, avec de fortes crues.
Le réchauffement climatique est-il responsable ?
On ne peut incriminer le réchauffement climatique dans ce que l’on vit ces derniers jours. Nous connaissons peut-être plus de périodes avec des températures plus douces, mais les tempêtes existent depuis toujours. La situation est différente d’avec les ouragans et les tempêtes tropicales, où l’on peut prévoir des épisodes plus violents, d’intensité 4 ou 5, mais pas forcément plus nombreux.
Pour ce qui est des tempêtes que l’on connaît en Europe, les climatologues prévoient plus de pluie sur le nord du continent, et moins de précipitations sur le sud de l’Europe. La France est entre les deux : on ne sait pas, nous nous trouvons dans une zone d’incertitude. Dans la région méditerranéenne, on peut estimer qu’il y aurait moins d’événements précipitants mais que, dans les cas des épisodes cévenols par exemple, ils pourraient être plus intenses.
Lors du passage d’Eleanor, on a constaté des phénomènes aussi variés qu’intenses, comme des avalanches, des inondations et même des incendies ? Existe-t-il un lien entre ces événements extrêmes ?
La tempête amène un air doux, beaucoup de précipitations, et la fonte des neiges présentes est accentuée. Et les vents violents déclenchent les avalanches d’autant que la neige est moins fixée. Tout le package est réuni pour causer ces avalanches.
Pour les incendies, c’est une autre histoire. Ce qui est exceptionnel c’est que l’on connaisse encore des feux importants en cette période, ce qui est dû à des sécheresses sévères, comme la Corse en a connu dernièrement. Les inondations sont aussi dues à la conjonction des précipitations et des vents à de forts coefficients de marée.
Donc, on peut avoir l’impression que tout s’enchaîne mais en réalité ces conséquences naturelles sont assez différentes. Et je ne pense pas qu’elles soient plus nombreuses aujourd’hui qu’hier. C’est la société qui est plus vulnérable, avec l’urbanisation, les transports… En décembre 1999, les tempêtes, c’étaient du jamais vu depuis au moins quatre siècles.
Les trajectoires des tempêtes, telles que vous les observez, ont-elles changé ?
Non, elles se forment généralement sur l’Atlantique et donc viennent de l’Ouest. En 1999, la situation était assez exceptionnelle puisque la cyclogenèse s’est faite sur le pays, en Bretagne. Au lieu d’arriver par les côtes puis de perdre en intensité en survolant les terres, les vents se sont renforcés à l’intérieur du pays.
Pour ce qui est de la période, la saison des tempêtes hivernales est sensiblement la même, de novembre à mars, même si on peut en observer parfois de plus tardives. A partir du printemps, on parle plutôt de fronts orageux qui peuvent, eux aussi, générer des vents violents.
Apprend-on des éléments nouveaux à chaque tempête ?
Après le passage des tempêtes fin 1999, nous avons essayé de comprendre ce que l’on n’avait pas pu analyser à l’époque. Nos modèles ne nous avaient alors pas permis de prévoir des vents aussi violents. Nous les avons améliorés, notamment les temps de calcul, grâce à des ordinateurs beaucoup plus puissants.
Aujourd’hui, on fonctionne assez bien sur la prévision des tempêtes. On travaille avec plusieurs modèles, français, européen, américain, anglais… Le matin, en arrivant vers 6 heures ou 7 heures, nous regardons si nos modèles correspondent aux relevés instantanés. Nous faisons les comparaisons et déterminons quel est le modèle le mieux calé sur la réalité. Nous le choisissons alors pour réaliser nos prévisions sur l’évolution de la tempête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Ces phénomènes spectaculaires, qui peuvent déboucher sur la mort des récifs, surviennent aujourd’hui tous les trois ans, selon une étude publiée dans « Science ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/01/2018
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Coraux : les épisodes de blanchissement ont été multipliés par dix depuis les années 1980

Ces phénomènes spectaculaires, qui peuvent déboucher sur la mort des récifs, surviennent aujourd’hui tous les trois ans, selon une étude publiée dans « Science ».



Le Monde
 |    04.01.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h28
    |

            Audrey Garric








                        



Partout dans le monde, la survie des coraux est menacée. Déjà fragilisés par la pollution, la pêche, l’agriculture ou l’aménagement côtier, ces écosystèmes vitaux des océans sont aujourd’hui irrémédiablement soumis à la pression extrême du changement climatique.
La preuve en est dans la dramatique accélération des graves épisodes de blanchissement des récifs coraliens dans l’ensemble des tropiques. La fréquence de ces phénomènes spectaculaires – qui peuvent déboucher sur la mort des coraux – a ainsi été multipliée par dix en moins de quarante ans, passant d’un tous les vingt-cinq - trente ans au début des années 1980 à un tous les trois ans en 2017, selon une étude publiée dans Science vendredi 5 janvier.
« Avant les années 1980, le blanchissement de masse des coraux était du jamais-vu, mais aujourd’hui, ces épisodes régionaux, accompagnés d’une grande mortalité de ces animaux, sont devenus la nouvelle norme dans le monde à mesure que les températures continuent d’augmenter », prévient Terry Hughes, directeur du centre d’excellence pour les études sur les récifs coralliens de l’université James-Cook, dans le Queensland (Australie).
Ce professeur, l’un des plus grands spécialistes mondiaux des récifs coraliens, avait déjà montré, dans de précédents travaux, que 93 % de l’iconique Grande Barrière de corail australienne avait blanchi en 2016. Cette fois, avec une équipe internationale de chercheurs, il a mené l’étude la plus large et la plus complète réalisée à ce jour sur l’ensemble des mers tropicales de la planète. Ils ont passé au crible cent localisations de récifs coralliens, réparties dans 54 pays, afin d’étudier la répartition d’épisodes de blanchissement, leur récurrence et leur intensité, depuis le début des années 1980.
Conséquences majeures pour les écosystèmes
La décoloration des coraux est provoquée par un stress, principalement dû à la hausse de la température de l’eau. « Le réchauffement entraîne une rupture de l’association symbiotique entre le corail et les algues vivant dans ses tissus, qui lui donnent sa couleur et lui fournissent jusqu’à 95 % de sa nourriture, explique Denis Allemand, directeur du centre scientifique de Monaco et spécialiste des coraux, qui n’a pas participé à l’étude. Sous l’effet de 0,5 °C à 1 °C supplémentaire, les zooxanthelles sont expulsées du corail, qui se retrouve sans source de nutriments, et donc le squelette blanc apparaît. »
Les récifs peuvent s’en remettre et récupérer leurs algues si l’eau refroidit, mais ils finiront par mourir si le phénomène persiste plusieurs semaines. Près de la moitié des coraux de la Grande Barrière australienne ont ainsi disparu entre 2016 et 2017, un chiffre sans précédent.
Un tel phénomène, qui s’additionne à l’acidification des océans, a des conséquences majeures pour les écosystèmes. Les coraux, sortes d’oasis des déserts océaniques, ne représentent que 0,2 % de la superficie des mers, mais abritent 30 % de la biodiversité marine connue, à laquelle ils fournissent des sources de nourriture.
Ils rendent par ailleurs de nombreux services écosystémiques aux humains, protégeant les côtes contre l’érosion, alimentant de nombreuses populations (pêche, aquaculture) et générant du tourisme. Une valeur économique chiffrée à entre 24 et 310 milliards d’euros par an, selon les estimations.
« Niveaux insoutenables »
Or, aujourd’hui, la « fréquence et l’intensité des épisodes de blanchissement des coraux atteint des niveaux insoutenables », préviennent les auteurs. Depuis 1980, ils ont ainsi recensé, dans les cent localisations, 300 épisodes sévères (c’est-à-dire avec plus de 30 % des coraux blanchis sur des dizaines ou des centaines de kilomètres) et 312 épisodes modérés (moins de 30 % affectés). Sur cette période, 31 % des récifs ont enregistré entre quatre et neuf épisodes sévères, et de nombreux autres modérés.
Les chercheurs en concluent que ces phénomènes reviennent aujourd’hui tous les trois ans – si l’on inclut les derniers épisodes les plus graves de 2015-2016 – et surviennent à des échelles régionales et non plus locales, comme avant les années 1980.
Surtout, contrairement aux précédentes décennies, ces blanchissements n’interviennent plus seulement en présence du phénomène El Niño, ce cycle naturel de réchauffement du Pacifique qui, tous les trois à sept ans, tire les températures vers le haut. En raison du changement climatique d’origine anthropique, ils se produisent durant chaque été chaud, y compris pendant le phénomène La Niña, qui refroidit pourtant la température du globe.
Une fréquence trop rapprochée, qui empêche les coraux de se régénérer naturellement. Car les espèces qui grandissent le plus rapidement mettent entre dix et quinze ans pour se rétablir totalement, les autres bien davantage.
Toutes les régions sont touchées, en premier lieu l’Atlantique Ouest (les Caraïbes), suivi par le Pacifique, l’océan Indien et l’Océanie, affectant des récifs considérés jusqu’alors comme des refuges. « Seulement six des cent localisations que nous avons examinées ont échappé à des épisodes de blanchissement sévères, mais elles ont tout de même été touchées de manière légère ou modérée », détaille Nick Graham, coauteur de l’étude et professeur d’écologie marine à l’université de Lancaster (Royaume-Uni). C’est par exemple le cas des îles Cocos ou des atolls des Rowley Shoals en Australie.
Rendre les coraux plus résistants
Quelle sera la situation dans les prochaines décennies ? Certains scientifiques sont alarmistes, estimant que les coraux auront totalement disparu de la surface du globe d’ici à 2050. Un pessimisme que ne partagent pas les auteurs de l’étude, en soulignant que tout dépend dorénavant de l’action humaine.
« Si le changement climatique se poursuit à un rythme rapide, les récifs coralliens seront gravement altérés d’ici au milieu du siècle, juge Nick Graham. Au contraire, si nous parvenons à fortement baisser les émissions de dioxyde de carbone, les coraux subiront encore des épisodes de blanchissement, mais nombre d’entre eux pourront survivre. »
« D’ici à 2040-2050, les épisodes de blanchissement massifs auront lieu tous les ans à l’échelle planétaire », estime de son côté Denis Allemand. Mais pour l’expert, un « espoir » réside dans l’adaptation de ces espèces : « Des programmes de recherche sont en cours pour trouver comment modifier le microbiome des coraux afin de les rendre plus résistants au changement climatique. »
L’expédition Tara Pacific, dont il est le codirecteur scientifique, a notamment pour objectif de comprendre pourquoi certains de ces invertébrés blanchissent moins que d’autres ou résistent à des eaux déjà chaudes. Ce qui permettrait de restaurer les récifs avec des espèces plus résistantes, tout en continuant à créer des aires marines protégées, qui limitent les stress locaux.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’Etat norvégien a octroyé, en mai 2016, des concessions en mer de Barents à treize groupes pétroliers.
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Licences pétrolières dans l’Arctique : la justice norvégienne déboute plusieurs ONG

L’Etat norvégien a octroyé, en mai 2016, des concessions en mer de Barents à treize groupes pétroliers.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 19h08
   





                        


C’est une affaire emblématique de la lutte contre le réchauffement climatique. La justice norvégienne a débouté, jeudi 4 janvier, Greenpeace et deux autres organisations non gouvernementales opposées à l’attribution par la Norvège de licences pétrolières dans l’Arctique.
Dans un jugement encore susceptible de faire l’objet d’un appel, le tribunal d’Oslo a estimé que l’Etat norvégien n’avait pas violé la Constitution en octroyant, en mai 2016, des concessions en mer de Barents à 13 groupes pétroliers, parmi lesquels le champion national Statoil, les américains Chevron et ConocoPhillips, et le russe Lukoil.

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                La Norvège attaquée en justice sur le climat



Avec les associations Nature et jeunesse et Campagne des grands-parents pour le climat, Greenpeace avait assigné la Norvège en justice, en invoquant une récente disposition constitutionnelle qui garantit le droit de tous à un environnement sain.
Leadeur du pétrole en Europe de l’Ouest
Si le tribunal d’Oslo reconnaît le droit de chacun à un environnement sain, il a estimé que l’attribution de licences d’exploration pétrolière ne violait pas ce droit. Le juge a également estimé que la Norvège, plus gros producteur de pétrole et de gaz naturel d’Europe de l’Ouest, ne pouvait être tenue pour responsable des émissions de gaz carbonique liées aux hydrocarbures qu’elle exporte dans d’autres pays.
Les plaignants avaient également fait valoir que l’autorisation de nouvelles activités pétrolières dans l’Arctique, région a fortiori fragile, allait à l’encontre de l’accord de Paris signé par Oslo en 2016, qui vise à limiter à moins de 2 °C le réchauffement climatique.
« Nous sommes satisfaits que le tribunal ait donné un contenu clair au paragraphe sur l’environnement (…) qui peut être utilisé pour stopper des décisions politiques néfastes », a réagi le chef de Greenpeace Norvège, Truls Gulowsen. « En même temps, a-t-il ajouté, nous sommes très déçus qu’il ait créé un vide juridique en prétendant que les émissions dues au pétrole norvégien à l’étranger ne sont pas couvertes par cette disposition de la Constitution. »
« La politique pétrolière de la Norvège est l’affaire du Parlement, pas du système judiciaire, a pour sa part commenté Tommy Hansen, porte-parole de l’organisation représentant le secteur pétrolier. Et c’est un Parlement unanime moins une voix qui avait adopté le 23e cycle de concessions pétrolières. Il bénéficie donc d’une solide majorité politique et démocratique. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le passage d’Eleanor a fait pour l’heure un mort et 29 blessés.
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édition abonné


La tempête Eleanor embrase la Corse et place les Alpes en risque d’avalanches maximal

Le passage d’Eleanor a fait pour l’heure un mort et 29 blessés.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h25
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

L’histoire de la toute jeune collectivité unique de Corse retiendra qu’en 2018 des incendies auront embrasé l’île dès le début de l’année. Ils sont une conséquence inattendue de la tempête Eleanor qui a balayé la France du nord au sud mercredi 3 janvier.
Certains foyers étaient encore actifs jeudi matin. Un incendie a débuté dans la soirée de mercredi après la chute d’une ligne électrique et a encerclé le village de Chiatra, en Haute-Corse. Un autre a éclaté dans la nuit près de Bastia. Un troisième foyer, qui s’était déclaré la veille, toujours en Haute-Corse, à Sant’Andrea di Cotone, se dirigeait vers Cervione après avoir déjà brûlé 350 hectares sous l’effet des vents violents. Des pointes à 123 km/h au cap Corse, 129 km/h à L’Ile-Rousse et jusqu’à 140 km/h au cap Sagro ont été relevées, empêchant les Canadair d’intervenir. En Haute-Corse, le feu menaçait 1 000 hectares et environ 150 pompiers étaient toujours mobilisés. Trois personnes ont été blessées et au moins cinq habitations détruites.
Un skieur de 21 ans tué
Au total, le passage d’Eleanor a fait 29 blessés dont quatre graves dans toute la France. Et comme avec sa prédécesseuse Carmen, un homme est mort. Un skieur de 21 ans a été tué par la chute d’un sapin sur une piste de la station de Morillon, en Haute-Savoie. En raison d’un risque maximum d’avalanches dans les Alpes, les massifs du Mont-Blanc, du Beaufortain, de la Vanoise, de la haute Tarentaise, de la haute Maurienne, de Thabor, de Pelvoux et de Champsaur étaient placés en alerte 5, niveau maximal sur l’échelle de risque. A Chamonix, Avoriaz ou Val-d’Isère, la plupart des grands domaines skiables des Alpes du Nord avaient été fermés en pleine période de vacances scolaires. Des rafales ont atteint 250 km/h à la station d’Arc 2000.
Les accès à certaines stations ont également été fermés. Ainsi de celui de Val-Thorens (Savoie), la station la plus haute (2 300 m), où la route était toujours fermée jeudi matin pour pratiquer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Dix mois après la signature du décret sur la fermeture de la centrale, le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la transition écologique et solidaire entend mener une réflexion sur la reconversion de Fessenheim.
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Fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim : un « comité de pilotage » installé mi-janvier

Dix mois après la signature du décret sur la fermeture de la centrale, le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la transition écologique et solidaire entend mener une réflexion sur la reconversion de Fessenheim.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h46
   





                        



   


Dix mois après la signature du décret sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le gouvernement semble résolu à préciser les contours de cette mesure controversée. Le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu a annoncé, jeudi 4 janvier, qu’il irait le 18 janvier en Alsace pour installer un « comité de pilotage » sur la reconversion de la centrale nucléaire de Fessenheim.
« On va enfin enclencher la procédure de concertation et de réflexion sur la reconversion du site de Fessenheim », a déclaré Sébastien Lecornu sur RTL, précisant que son déplacement dans le Haut-Rhin durerait trois jours.
« Je vais installer un comité de pilotage qui va réunir l’ensemble des élus, des services de l’Etat et du monde économique. »

#Fessenheim : @SebLecornu annonce qu’il se rendra sur le site le 18 janvier pour 3 jours afin de rencontrer tous le… https://t.co/19K2YoGaw8— RTLFrance (@RTL France)


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La centrale de Fessenheim, doyenne des centrales nucléaires françaises, doit fermer au moment où le réacteur EPR de Flamanville (Manche) entrera en service, ce qu’EDF prévoit de faire entre la fin 2018 et le début 2019.
Cette fermeture programmée est contestée par des élus régionaux et les syndicats d’EDF qui craignent pour l’emploi et la sécurité énergétique de l’Alsace, alors que la centrale fait travailler des dizaines de sous-traitants et produit l’équivalent de 65 % de la consommation d’électricité de la région.

        Lire aussi :
         

                EDF et la tragi-comédie de Fessenheim, une vraie question de gouvernance politique



« Pistes concrètes »
« On a beaucoup de pistes de travail très concrètes », a affirmé Sébastien Lecornu, évoquant la gestion du foncier ou encore la question de la sécurité énergétique, « qui pour nous n’est pas un sujet d’inquiétude mais qui peut légitimement intéresser et inquiéter un certain nombre d’acteurs économiques alsaciens », a-t-il reconnu.
Sur le sujet sensible des emplois, le secrétaire d’Etat a affirmé qu’« on doit pouvoir les reconvertir », sans donner plus de précisions.
Plusieurs projets de reconversion du site ont été évoqués par le passé, comme l’éventuelle installation d’une usine de voitures électriques de l’américain Tesla, un projet d’usine de batteries ou la création d’un site pilote de démantèlement de centrales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Une femme est morte jeudi dans sa maison inondée, dans l’Isère, et un agriculteur savoyard est mort sous une coulée de neige.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/01/2018
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La tempête Eleanor a fait un troisième mort

Une femme est morte jeudi dans sa maison inondée, dans l’Isère, et un agriculteur savoyard est mort sous une coulée de neige.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 05h51
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 01h54
   





                        



Trois morts, un disparu et 26 blessés, selon un dernier bilan du ministère de l’intérieur jeudi soir, 29 000 foyers toujours privés d’électricité et des domaines skiables fermés… Après avoir balayé la moitié nord de la France, Eleanor s’est dirigée dans la nuit de mercredi 3 à jeudi 4 janvier vers le sud du pays, avec des vents violents et un risque maximal d’avalanches dans les Alpes.
Les massifs du Mont-Blanc, du Beaufortin, de la Vanoise, de la Haute Tarentaise, de la Haute Maurienne, du Thabord, du Pelvoux et du Champsaur ont été placés en alerte 5, niveau maximal sur l’échelle de risque, en pleines vacances scolaires, a précisé Météo France, dans son dernier bulletin.
Cette tempête, la quatrième de la saison, dont les rafales dépassaient souvent les 150 km/h, a provoqué de nombreux dégâts et a nécessité 6 450 interventions des pompiers.
Trois morts, 26 blessés, un disparu
Dans l’Isère, une femme est morte jeudi dans sa maison, inondée par une coulée de boue et d’eau, sur le territoire de la commune de Crêts-en-Belledonne, selon Le Dauphiné libéré. Le département est en vigilance orange en raison d’un risque d’inondations lié aux fortes pluies provoquées par la tempête Eleanor. En Savoie, un agriculteur d’une cinquantaine d’années a également été retrouvé mort jeudi après-midi, enseveli sous une coulée de neige près de son chalet d’alpage, selon une information de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, confirmée par l’Agence France-Presse (AFP).
Un pompier volontaire qui secourait une famille réfugiée sur le toit de sa voiture a été emporté par un torrent déchaîné, la Breda, entre l’Isère et la Savoie. Il est porté disparu depuis la mi-journée.
La veille, en Haute-Savoie, un skieur de 21 ans a été tué par la chute d’un sapin sur une piste de la station de Morillon.
Selon un bilan fourni par le ministère de l’intérieur jeudi vers 21 heures, quatre autres personnes ont été « gravement blessées » : un homme tombé de son toit en Seine-et-Marne ; une femme frappée par un bloc de ciment dans le Haut-Rhin ; un motard ayant heurté un arbre en Eure-et-Loir ; et un automobiliste blessé par la chute d’un arbre dans l’Essonne. Vingt-cinq autres personnes ont été blessées « plus légèrement ».

   


Sept départements en vigilance orange
Face à cette tempête venue d’Irlande, sept départements restaient en vigilance orange en début de soirée jeudi. La Seine a débordé à Rouen et des rivières sont placées en vigilance orange face au risque de crue, comme en Gironde, dans le Grand Est, en Franche-Comté et dans le Limousin.
Dans les Alpes du Nord, le risque d’avanlanche était maximal par endroit. Quelques coulées ont recouvert des routes, mais le risque de départs spontanés devrait « nettement diminuer » vendredi selon Météo France.
La fin de l’épisode est prévue pour vendredi à minuit mais les premières demandes de classement en catastrophe naturelle ont eu lieu jeudi. Le maire de Saint-Malo, Claude Renoult, a ainsi demandé au préfet d’Ille-et-Vilaine, Christophe Mirmand, de prendre un arrêté de catastrophe naturelle après le passage d’Eleanor dans la ville bretonne. La cité a été assez touchée et un partie de la digue de la plage du Pont, notamment, s’est effondrée, a précisé la mairie. 
Domaines skiables fermés
Chamonix, Avoriaz ou encore Val d’Isère : de même qu’en Suisse la plupart des domaines skiables des Alpes du Nord sont restés fermés mercredi. « L’objectif est de mettre tout le monde en sécurité, les clients comme les personnels et de préserver le matériel », a expliqué le président de la section Savoie de Domaines skiables de France, David Ponson. Des rafales ont atteint 250 km/h aux Arcs 2000.
Le risque d’avalanche était attendu au plus fort dans la nuit de mercredi à jeudi. De nombreux domaines sont restés fermés jeudi, ou ont ouvert seulement sur le bas des stations. Mais le préfet de l’Isère a demandé aux vacanciers de ne pas anticiper leur retour, car des axes sont toujours en cours de déblaiement.
En Haute-Savoie, une centaine de personnes du hameau de l’Etelley, proche de la station de Morillon, ont été évacuées par mesure de précaution.
Trafics ferroviaire et aérien perturbés
Des chutes de câbles électriques, d’objets et d’arbres sur les chaussées ont perturbé le trafic routier et ferroviaire dans plusieurs régions, la météo provoquant aussi des retards dans les airs. Le trafic a été brièvement suspendu sur les aéroports de Strasbourg et de Bâle-Mulhouse. Des difficultés perduraient à Nice et en Corse, où tous les vols au départ et à destination de Bastia, Calvi et Figari ont été annulés. De même que les traversées maritimes entre Marseille et l’Ile-Rousse. Le trafic des TER a repris, en revanche, en Alsace, en Lorraine et en Normandie, mais pas encore en Savoie. A Paris, la tour Eiffel, fermée en raison du vent violent, a rouvert mercredi en fin de journée.
29 000 foyers sans électricité
Au plus fort de la tempête, 225 000 foyers ont été privés de courant. Dans la soirée de jeudi, il en restait 15 000, principalement en Alsace-Franche-Comté (7 000) et en Corse (1 644), selon Enedis.
Des rafales records
Météo France a relevé des rafales à 134 km/h à Roissy et 110 km/h à Paris, mais aussi 147 km/h à Cambrai (Nord), ainsi que 137 km/h à Dieppe (Seine-Maritime), 134 km/h à Metz, 102 km/h à Lille, 107 km/h à Reims ou 103 km/h à Clermont-Ferrand.
« Pour Paris et Roissy, il faut remonter à 2010, à la fameuse tempête Xynthia, pour avoir des valeurs aussi fortes », a souligné Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France. Les bourrasques de vent et de pluie ont également balayé le Royaume-Uni, l’Irlande, la Suisse, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et les côtes de l’Espagne.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Trois mois après l’ouragan Maria, qui a dévasté Porto Rico, le système de distribution d’électricité n’est que partiellement rétabli. A Morovis, les générateurs électriques ont permis aux habitants du centre de l’île de passer des nuits de fêtes de fin d’année éclairés.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Après les vents de Carmen, une nouvelle dépression s’est abattue sur les côtes françaises : la tempête Eleanor. Ses rafales ont dépassé 120 km/h, selon Météo France.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Une vague de froid polaire frappe les Etats-Unis et le Canada depuis le 28 décembre. Des températures avoisinant les - 45 °C ont ainsi été enregistrées dans le nord des Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les forts vents de Carmen à peine partis, une nouvelle dépression s’est abattue dans la nuit de mardi à mercredi sur les côtes françaises et anglaises.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ L’ouragan qui a ravagé l’île en septembre a-t-il fait 64 victimes (bilan officiel) ou plus d’un millier comme le montrent les enquêtes indépendantes ?
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Trois mois après l’ouragan Maria, Porto Rico compte toujours ses morts

L’ouragan qui a ravagé l’île en septembre a-t-il fait 64 victimes (bilan officiel) ou plus d’un millier comme le montrent les enquêtes indépendantes ?



Le Monde
 |    03.01.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h22
    |

            Nicolas Bourcier (San Juan et Manati, à Porto Rico, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il flotte un air de paradis perdu à la maison de retraite Virgilio-Ramos. L’allée centrale de cet établissement public de Manati, petite cité portoricaine située à l’ouest de la capitale, San Juan, est nue comme au premier jour, enclose entre un soleil de plomb et l’asphalte brûlant. La double rangée de palmiers a disparu et la dense forêt qui autrefois courait quasiment jusqu’à la mer n’est plus qu’un vague souvenir. Trois mois après le passage de l’ouragan Maria, seuls les sourires des aides-soignantes et des quelques dizaines de pensionnaires rappellent que l’endroit était autrefois un havre de paix. Modeste certes, mais baigné de sérénité.
Ce matin, quatre retraités ont fait leurs valises. Ils sont partis les uns après les autres, entourés de leurs proches, pour aller s’installer aux Etats-Unis. Ils n’ont pas dit grand-chose. La tempête a tout balayé sur l’île, même les certitudes sur le nombre des victimes. « Nous avons tous perdu quelque chose », glisse discrètement un membre du personnel. Il ajoute quelques mots : « L’avenir de l’île était déjà incertain avant la tempête, il s’est brutalement obscurci. On ne sait même pas combien de morts il y a eu, ni quand l’électricité reviendra complètement. » Puis se rencogne dans son travail.
Lorsque Maria a frappé Porto Rico, le 20 septembre 2017, des vents de 250 km/h ont soufflé sur l’île d’est en ouest. Les pluies diluviennes ont provoqué des inondations et des destructions sur tout le territoire, entraînant l’effondrement total du système de distribution de l’eau et de l’électricité. Pendant près de trois semaines, l’île a été plongée dans le noir, certaines régions coupées de tout. Les secours ont été dépassés et la réponse des autorités rapidement critiquée. Les procès en incompétence se sont multipliés et les polémiques, amplifiées. Surtout après le passage éclair à San Juan, le 3 octobre 2017, du président Donald Trump qui, outre l’indignation qu’il a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’ancien président de l’ONG Médecins sans frontières explique la difficulté, technique ou politique, d’obtenir des chiffres fiables sur le coût humain des catastrophes naturelles.
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édition abonné


Rony Brauman : « C’est la première fois que la mortalité indirecte liée à une catastrophe fait débat »

L’ancien président de l’ONG Médecins sans frontières explique la difficulté, technique ou politique, d’obtenir des chiffres fiables sur le coût humain des catastrophes naturelles.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 12h44
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Ancien président de l’ONG Médecins sans frontières et actuel directeur d’études du Centre de réflexion sur l’action et les savoirs humanitaires de la Fondation MSF, le docteur Rony Brauman, 67 ans, explique la difficulté d’obtenir des chiffres fiables sur le coût humain des catastrophes naturelles.
Comment quantifie-t-on les pertes humaines liées aux catastrophes naturelles ?
C’est très variable et approximatif. On se base sur des critères géographiques et démographiques. On applique un taux d’attrition (pourcentage de victimes) hypothétique à la population de la zone touchée.
J’ai constaté, à Port-au-Prince, que c’est la méthode qui avait abouti à une estimation d’environ 300 000 morts après le séisme de 2010. Cette méthode comporte cependant deux facteurs d’imprécision : d’abord, la démographie n’est pas tenue à jour dans tous les pays, ensuite, le pourcentage de victimes varie selon l’heure de la journée à laquelle survient l’événement, la qualité du bâti, la densité de l’habitat et la puissance du phénomène.
Les bilans suivent donc systématiquement une courbe d’emballement lors des catastrophes naturelles majeures, c’est-à-dire dont l’ampleur dépasse le millier de morts. Ils passent d’une sous-estimation initiale à une surestimation qui peut être très forte. On retrouve généralement des chiffres réalistes trois ou quatre semaines plus tard. Ça n’est pas l’effet d’une manipulation, mais le résultat des difficultés techniques rencontrées.
Existe-t-il tout de même des cas de manipulation des chiffres des bilans humains ?
Un Etat peut minimiser ces chiffres pour ne pas perdre la face, ou au contraire les exagérer pour susciter l’attention et s’assurer davantage d’aide financière et matérielle mais, contrairement aux bilans humains de conflits armés comme ceux du Soudan ou du Darfour, les bilans liés aux catastrophes naturelles sont rarement controversés. Car ils ne sont pas soumis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Les sapeurs-pompiers ont réalisé plus de 4 300 interventions depuis l’arrivée de cette nouvelle dépression. Mercredi soir, des milliers de foyers restaient privés de courant, principalement dans l’Est, en Lorraine, en Alsace et en Bourgogne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/01/2018
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La tempête Eleanor fait un mort et vingt-six blessés

Les sapeurs-pompiers ont réalisé plus de 4 300 interventions depuis l’arrivée de cette nouvelle dépression. Mercredi soir, des milliers de foyers restaient privés de courant, principalement dans l’Est, en Lorraine, en Alsace et en Bourgogne.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 05h16
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 07h10
   





                        



Les forts vents de Carmen à peine partis, une nouvelle dépression s’est abattue sur les côtes françaises : la tempête Eleanor, qui balaye la Bretagne, la Manche, le Nord et la région parisienne avec des rafales supérieures à 120 km/h, a annoncé Météo France. Mercredi 3 janvier, dans la matinée, la tempête a poursuivi sa route vers l’est.
Un mort et vingt-six blessés
Du fait des vents violents enregistrés, une personne est morte mercredi sur le domaine skiable de Morillon, en Haute-Savoie. La victime est un skieur de 21 ans, qui a percuté un arbre déraciné par une bourrasque de vent qui « s’est levée d’un seul coup, comme une mini-tornade », a déclaré à l’AFP Pascal Tournier, directeur de Grand Massif.
Vingt-six personnes ont été blessées sur l’ensemble du territoire, dont quatre se trouvent dans un état préoccupant, selon un bilan provisoire diffusé mercredi soir par le ministère de l’intérieur. Parmi les quatre cas graves se trouvent un homme qui a chuté de son toit en Seine-et-Marne, une femme percutée par un bloc de ciment dans le Haut-Rhin, un motard qui a heurté un arbre en Eure-et-Loir et une personne blessée par une chute d’arbre dans l’Essonne.
Les sapeurs-pompiers ont réalisé plus de 4 300 interventions depuis l’arrivée de la tempête. En outre, quelque 35 000 foyers restaient privés de courant mercredi soir, principalement dans l’Est, en Lorraine (8 000) et en Alsace-Franche-Comté (12 000), selon Enedis.

   


Tous les transports touchés
Au Havre, en raison de la violence du vent, la circulation des camping-cars, des véhicules tractant une caravane, des poids lourds à vide, des motos et des piétons a été interdite dans les deux sens sur le pont de Normandie et sur le viaduc du Grand Canal, a fait savoir Bison futé. 
Les trains ont également été touchés. A 10 heures, aucun TER ne circulait ni en Normandie ni en Alsace, selon la SNCF. Les TGV roulaient normalement, malgré quelques retards ponctuels dans ces régions et dans les Hauts-de-France.
Le trafic des ferrys à Calais a été « ralenti », mais pas suspendu, a précisé la préfecture.
Le trafic aérien a repris mercredi à la mi-journée dans les aéroports de Strasbourg et Bâle-Mulhouse après avoir été suspendu en raison du passage de la tempête Eleanor, a annoncé la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Les aéroports de Nice et Chambéry ont aussi été affectés.
De fortes rafales ont également provoqué des retards à l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle (CDG), où 60 % des vols ont été retardés au départ entre 7 h 15 et 9 heures et un tiers à l’arrivée. Selon le gestionnaire de l’aéroport, Groupe ADP, les vols ont subi une moyenne de trente-huit minutes de retard.
En Corse, tous les vols au départ et à destination des aéroports de Bastia, Calvi et Figari ont été supprimés mercredi et la compagnie maritime Corsica Linea a annoncé l’annulation des traversées Marseille-Ile-Rousse les 3 et 4 janvier.
Des fermetures de site ponctuelles
A Paris, la Ville a décidé de ne pas ouvrir de la journée les différents espaces verts, et la tour Eiffel a été fermée à la visite jusqu’à 15 h 30.
La station de Val-Thorens (Savoie) a annoncé la fermeture de la partie haute de son domaine skiable mercredi et jeudi, le vent s’ajoutant aux chutes de neige, qui s’annoncent exceptionnelles. Plusieurs domaines skiables des stations des Alpes du Nord ont fait de même mercredi, comme Chamonix, les Houches - Saint-Gervais ou encore Megève. Aux Arcs 2000, les rafales ont atteint les 250 km/h.
25 départements en vigilance orange
Face à cette tempête arrivant du nord de l’Irlande, jusqu’à 47 départements ont été placés en vigilance orange de mardi minuit à jeudi 3 heures. Mais devant l’affaiblissement d’Eleanor, Météo France a levé partiellement mercredi à 14 heures l’alerte orange aux vents violents, vagues-submersion, inondation ou avalanches. Celle-ci ne concerne plus que 20 départements, principalement dans l’est du territoire et sur la façade atlantique.
Eleanor est la quatrième tempête à toucher le pays depuis le début de décembre, après Ana, Bruno et Carmen. Cette dernière, qui a fait un mort, a quitté la France dans la nuit de lundi à mardi, après avoir balayé notamment la Bretagne, le littoral atlantique et la Corse, avec des rafales soufflant à plus de 130 km/h.




                            


                        

                        

