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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le géant du commerce en ligne prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères des droits de diffusion du championnat de football le plus suivi d’Europe.
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Amazon souhaiterait acquérir les droits de la Premier League

Le géant du commerce en ligne prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères des droits de diffusion du championnat de football le plus suivi d’Europe.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 17h19
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Amazon aurait des vues sur le football européen. Après avoir obtenu le droit de retransmission audio des rencontres du championnat allemand, la firme de Seattle (Etats-Unis) souhaiterait se tourner vers le football anglais, a rapporté Bloomberg, vendredi 5 janvier. Dans le cadre d’une stratégie plus large, destinée à apporter plus de contenus attrayants à ses clients, Amazon prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères de la Premier League anglaise, en mai. Le géant du commerce en ligne s’intéresserait au plus petit des sept packs de la compétition, qui regroupe chacun entre 20 et 32 matchs.
Malgré des montants records et difficiles à rentabiliser – BT et Sky ont dépensé près de 7 milliards d’euros en 2015 pour diffuser l’intégralité de la Premier League –, le géant du numérique serait prêt à mettre la main à la poche pour fidéliser ses clients. « Amazon n’est pas dans une logique de profit, mais de recherche de parts de marché. Dans cette optique, le championnat anglais est un excellent produit d’appel, la plus belle vitrine du football mondial », analyse l’économiste français Pascal Perri.

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Amazon n’a pas commenté cette information. « Nous allons continuer à ajouter du contenu que les membres de Prime [Video d’Amazon] recherchent », s’était contenté de déclarer le groupe, en novembre. Alors que ses offres pour le sport en direct ont jusqu’ici porté sur le tennis et le football américain, Amazon avait mis un premier pied dans le football anglais en s’associant à Manchester City, il y a deux mois. Sa plate-forme vidéo proposera à ses abonnés une série documentaire sur les coulisses du club, lors de la saison 2017-2018.
Nouvelle surenchère
Pour la boutique en ligne, les contenus permettent d’attirer de nouveaux clients. Une fois abonnés à Prime, le service de fidélisation proposant une livraison gratuite et d’autres services, comme la diffusion de musiques et de films, les utilisateurs d’Amazon commandent deux fois plus sur la plate-forme, selon une étude du cabinet Consumer Intelligence Research Partners.

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L’arrivée sur le marché des acteurs du numérique risque aussi d’entraîner une nouvelle surenchère sur les droits sportifs. « Face à des acteurs télévisuels cloisonnés dans les frontières d’un territoire national, seuls les [Google, Apple, Facebook et autres Amazon] peuvent renchérir. S’il y a une bataille finale, elle sera très difficile à gagner pour les acteurs traditionnels avec leurs moyens limités », avertit Pascal Perri. Mais, pour le moment, aucun géant du numérique ne s’est réellement lancé dans la bataille des droits sportifs, en concurrence directe avec les chaînes de télévision traditionnelles.

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Avant de conquérir un public passionné et habitué à certains codes propres au journalisme et au commentaire sportifs, la tâche ne sera cependant pas aisée pour Amazon. Pour l’économiste, « le divertissement sportif est une aventure quotidienne qui suppose une connaissance de l’histoire et un lien enraciné avec le territoire où sont installés les spectateurs ». En 2012, BeIN Sports était pourtant parti de zéro. En très peu de temps, la chaîne qatarie avait réussi à gagner du terrain face à Canal+.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le président des Etats-Unis va devoir décider au cours des prochaines semaines s’il livre ou non les guerres commerciales annoncées.
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Donald Trump ou la tentation du protectionnisme

Le président des Etats-Unis va devoir décider au cours des prochaines semaines s’il livre ou non les guerres commerciales annoncées.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 15h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

L’année 2018 sera-t-elle celle du protectionnisme américain ? L’hiver a commencé en fanfare avec le blocage, par les autorités américaines, du rachat de MoneyGram, spécialiste des échanges de fonds sécurisés, par Alibaba, géant chinois du commerce en ligne.
Cette acquisition aurait servi de tête de pont à Alibaba sur le marché américain et l’aurait aidé à concurrencer Amazon. Le Comité pour l’investissement étranger aux Etats-Unis (CFIUS) a argué de la protection des données des consommateurs américains pour refuser, mercredi 3 janvier, cet investissement de 1,2 milliard de dollars (environ 1 milliard d’euros).
La notion de sécurité nationale est désormais utilisée de manière de plus en plus extensive
Ce rejet s’inscrit dans le cadre d’une série de refus d’acquisitions chinoises, intervenus depuis l’été, sans qu’il ait été nécessaire que M. Trump mette son veto, les entreprises ayant renoncé d’elles-mêmes. Le rachat de la société de semi-conducteurs à applications militaires Lattice a échoué, tout comme la reprise d’Aleris, groupe d’aluminium de Cleveland (Ohio). Dans chaque cas, des explications raisonnables peuvent être avancées.

Il n’empêche : la notion de sécurité nationale est désormais utilisée de manière de plus en plus extensive. Surtout, un projet de loi déposé par le sénateur républicain du Texas, John Cornyn, prévoit d’étendre officiellement les prérogatives du CFIUS pour qu’il examine toutes les conséquences d’acquisitions, y compris sur le plan économique. L’étau se resserre donc, tandis que le président Trump va devoir décider, au cours des prochaines semaines, s’il livre ou non les guerres commerciales annoncées.
La Chine dans le collimateur
La première année de son mandat a été plus tempérée que ne laissaient augurer ses promesses électorales. Il a retiré sa signature du Traité transpacifique (TPP), dont Hillary Clinton ne voulait pas non plus, mais il a renoncé à imposer des droits de douane unilatéraux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Il est désormais possible de faire changer sa batterie dans les magasins Apple pour 29 euros, un tarif réduit annoncé par Apple après la polémique sur le ralentissement des iPhones sortis entre 2014 et 2017.
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iPhone ralentis : l’échange des batteries est lancé en France

Il est désormais possible de faire changer sa batterie dans les magasins Apple pour 29 euros, un tarif réduit annoncé par Apple après la polémique sur le ralentissement des iPhones sortis entre 2014 et 2017.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h58
    |

                            Nicolas Six








                        



   


La confirmation vient de deux magasins Apple : l’échange au tarif avantageux de 29 euros est entré en vigueur en France, quelques jours après les Etats-Unis. Des files d’attente inhabituelles ont commencé à se former dans les Apple Store, comme nous l’ont confirmé les employés des magasins contactés. 
Cet échange intéresse potentiellement des millions de propriétaires d’iPhones en France dont le smartphone a été ralenti par Apple — ce qu’a admis à la fin de décembre l’entreprise. Selon le fabricant californien, accusé d’obsolescence programmée, l’objectif du lissage des performances est en fait d’éviter aux iPhones de s’éteindre sans prévenir à cause d’un défaut d’alimentation de leur batterie vieillissante. Apple a discrètement glissé ce ralentissement volontaire dans le nouveau logiciel central des iPhones, iOS, en 2016.
Lorsqu’on télécharge et installe une version récente d’iOS, il est impossible de revenir en arrière. Pour gommer ces ralentissements volontaires, il faut changer la batterie de l’iPhone. Face aux critiques, Apple a réagi dans l’urgence, annonçant une baisse de prix du changement de batterie, passant de 89 euros à 29 euros.

        Lire nos explications :
         

          iPhone ralentis : faut-il vraiment changer de batterie, même pour 29 euros ?



SAV, mode d’emploi
Pour éviter l’attente, Apple conseille de demander un rendez-vous avant de se rendre à la boutique. Le SAV téléphonique d’Apple étant surchargé lui aussi, l’entreprise recommande de télécharger l’application Apple Assistance, qui permet de prendre rendez-vous.
En magasin, Apple commence par tester la batterie. Selon trois employés du géant californien, Apple ne se contente pas de proposer l’échange à 29 euros aux smartphones « dont la batterie doit être remplacée », comme l’expliquait le communiqué d’Apple. Même si le test n’indique aucune usure, il semblerait que le remplacement à 29 euros puisse être accepté. Quand le smartphone est sous garantie, dans certains cas, le remplacement serait même gratuit.
Malheureusement, la demande est telle que la disponibilité des batteries est aléatoire. Si le stock est vide, Apple fixe un deuxième rendez-vous, quelques jours plus tard, pour procéder au remplacement — une opération qui peut prendre jusqu’à deux heures.
Ce problème de disponibilité pourrait donc imposer à de nombreux clients de passer deux fois en boutique. Gênant car Apple ne compte que vingt Apple Stores en France. La façade ouest du pays est particulièrement mal couverte : ni Rennes ni Toulouse n’ont par exemple de boutique Apple.
L’échange est possible à distance, mais il renchérit le prix de 12 euros. Pour y procéder, il faut appeler le SAV d’Apple. Le diagnostic de la batterie se fait en ligne par une connexion WiFi. Rendez-vous est pris avec le livreur UPS, qui passe récupérer le mobile. Selon un employé du SAV téléphonique d’Apple, la batterie est changée et livrée sous cinq à dix jours.
Patienter quelques mois est probablement la meilleure solution. Quand la plupart des clients auront changé leur batterie, les files d’attente s’amenuiseront et la disponibilité des batteries devrait s’améliorer. Mais n’attendez pas trop longtemps : Apple ne garantit le prix de 29 euros que pour l’année 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La hausse de la demande, liée aux températures glaciales dans une grande partie de l’Amérique du Nord, est bienvenue pour les producteurs canadiens en difficulté.
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Gaz naturel : le froid fait geler des puits au Canada, et grimper les prix

La hausse de la demande, liée aux températures glaciales dans une grande partie de l’Amérique du Nord, est bienvenue pour les producteurs canadiens en difficulté.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h32
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

Les températures glaciales qui frappent une grande partie de l’Amérique du Nord depuis Noël auront au moins fait des heureux : les producteurs de gaz naturel canadiens. Entre le 25 décembre 2017 et le Jour de l’an, l’indice de référence du prix du gaz naturel en Alberta, AECO, a augmenté de 72 %, passant de 2,50 dollars canadiens (1,65 euro) pour mille pieds cubes (un peu plus de 28 m3) à 4,30 dollars.
En effet, la baisse des températures dans cette province de l’Ouest canadien a été si intense, avec un mercure descendant parfois sous les – 40 °C, que certains puits de gaz ont gelé. Au même moment, la demande en gaz naturel augmentait en raison du froid extrême qui touchait le Canada et les Etats-Unis, entraînant, de fait, une augmentation des prix.
Mais, selon plusieurs observateurs, comme Martin King, de la firme d’investissement GMP FirstEnergy, cité dans le Financial Post, il faudrait que le froid persiste encore plusieurs semaines pour que les prix continuent d’augmenter et bénéficient durablement aux producteurs albertains qui en ont bien besoin. Début octobre 2017, le prix du gaz naturel est tombé à zéro et même devenu parfois négatif, obligeant des entreprises à payer pour se débarrasser de leur production.
Atteindre de nouveaux marchés
Si les producteurs de l’Ouest canadien connaissent des difficultés, c’est que la donne a changé au sud de la frontière. Traditionnellement, les Etats-Unis constituent le premier marché d’exportation, principalement grâce aux pipelines reliant les deux pays. Mais depuis le début des années 2010, le perfectionnement des technologies de forage horizontal et de fracturation hydraulique a entraîné l’essor de l’exploitation des réserves de gaz étanches et de schiste. Ces dernières, auparavant jugées non rentables, représentent maintenant plus de la moitié de la production canadienne de gaz naturel et devraient encore augmenter. Or, ces mêmes technologies ont aussi permis la mise en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Travis Kalanick avait démissionné en juin 2016 de son poste de directeur général du groupe, mais il détenait encore 10 % des parts d’Uber.
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Le cofondateur d’Uber vend près d’un tiers de sa participation au japonais SoftBank

Travis Kalanick avait démissionné en juin 2016 de son poste de directeur général du groupe, mais il détenait encore 10 % des parts d’Uber.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h00
   





                        



   


Travis Kalanick, le cofondateur et ancien patron d’Uber Technologies, vend à un consortium mené par le groupe japonais SoftBank Group une partie du capital du spécialiste des véhicules de transport avec chauffeur (VTC), selon les agences de presse Bloomberg et Reuters. Cette cession s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu à la mi-novembre avec Softbank.
M. Kalanick avait démissionné en juin 2016 de son poste de directeur général du groupe, sous la pression d’investisseurs qui lui reprochaient ses méthodes de gestion. Mais il détenait encore 10 % des parts d’Uber.
Il avait proposé de vendre la moitié de cette participation, mais SoftBank ayant fixé des limites aux rachats de titres, il n’en vendra que 29 %. D’autres investisseurs n’ont pas non plus pu céder autant d’actions qu’ils le souhaitaient face à l’afflux de titres à céder.
Introduction en Bourse prévue pour 2019
Le consortium mené par le groupe japonais a pris une part de 17,5 % dans Uber, essentiellement par le rachat de participations d’investisseurs de la première heure et d’employés.
Softbank, propriété du milliardaire nippon Masayoshi Son et maison mère du troisième opérateur de télécoms américain, Sprint, a fait part depuis plusieurs mois de son désir d’investir des milliards de dollars dans la compagnie de transports.

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                SoftBank, un investisseur japonais pour sauver Uber



Uber a fait savoir la semaine dernière que cette opération serait bouclée au début de l’année 2018. Une introduction en Bourse d’Uber est prévue pour 2019.
Cette cession devrait rapporter environ 1,4 milliard de dollars (1,16 milliard d’euros) à M. Kalanick. Jusqu’à présent ce dernier n’avait jamais vendu de titre de la société qu’il a dirigée pendant près de dix ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La plate-forme de streaming musical, qui a déposé une demande confidentielle d’introduction boursière aux Etats-Unis, prévoit de procéder à une cotation directe.
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Spotify se prépare à entrer en Bourse, avec une méthode inhabituelle

La plate-forme de streaming musical, qui a déposé une demande confidentielle d’introduction boursière aux Etats-Unis, prévoit de procéder à une cotation directe.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 10h57
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Spotify se rapproche encore un peu plus de Wall Street. Selon la presse américaine, la plate-forme suédoise de streaming (lecture sans téléchargement) musical a lancé, fin décembre, une procédure confidentielle d’introduction en Bourse auprès des autorités américaines. L’opération est attendue au cours du premier trimestre.
Pour ses débuts boursiers, Spotify a opté pour une méthode très inhabituelle. La société prévoit en effet de procéder à une cotation directe. Elle n’émettra pas de nouvelles actions à un prix déterminé à l’avance, mais permettra simplement à ses actionnaires de revendre leurs titres. Cela signifie qu’elle ne lèvera de capitaux, car elle estime ne pas avoir besoin de fonds additionnels. Cette option va lui permettre d’économiser plusieurs millions de dollars de commissions, mais aussi de ne pas être soumise à diverses obligations et restrictions.
L’accueil réservé par les marchés sera particulièrement surveillé. Occasion de tester l’appétit des investisseurs après plusieurs introductions décevantes – comme celle de Snap, la maison mère de l’application de partage de photos et de vidéos Snapchat –, l’opération pourrait donner des idées à d’autres entreprises. Selon le Wall Street Journal, la plate-forme de location Airbnb penserait suivre la même voie pour son introduction en Bourse, grandement attendue pour 2018.

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                Snapchat ne rassure pas les investisseurs à Wall Street



Plus de 70 millions d’abonnés payants
Spotify pensait avoir levé les derniers obstacles en 2017, en signant des accords avec les principales maisons de disques. C’était compter sans la procédure judiciaire lancée fin décembre par Wixen Music, qui lui reproche de ne pas avoir réglé les droits de plus de 10 000 morceaux et lui réclame 1,6 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros). « Cette plainte pourrait effrayer les investisseurs », estime Mark Mulligan, directeur du cabinet MIDiA Research.

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                Un grand éditeur de musique américain réclame 1,6 milliard de dollars à Spotify



Fondé en 2006, le groupe de Stockholm a surfé sur l’essor rapide du streaming, devenu le premier mode d’écoute musicale. Il s’est surtout imposé comme le leader du marché, aussi bien sur la partie gratuite que payante. En 2015, sa dernière levée de fonds s’était effectuée sur la base d’une valorisation de 8,5 milliards de dollars. Depuis, cette valorisation a grimpé, atteignant, selon l’agence Reuters, jusqu’à 19 milliards de dollars sur le marché secondaire.
En outre, Spotify n’a pas vraiment souffert de la concurrence d’Apple, qui a lancé sa propre plate-forme en juin 2015. Jeudi 4 janvier, l’entreprise a précisé avoir dépassé la barre des 70 millions d’abonnés payants, soit un gain de 10 millions de clients en cinq mois. Son rythme de croissance est ainsi deux fois supérieur à celui d’Apple Music, qui revendiquait en septembre plus de 30 millions d’abonnés.
« Envolée des pertes »
La réussite n’est pas totale. Spotify a accusé, en 2016, une perte nette de 539 millions d’euros, en forte hausse malgré un bond de 52 % de son chiffre d’affaires, à 2,9 milliards d’euros. « L’envolée des pertes s’explique principalement par les coûts de la dette », souligne M. Mulligan. L’introduction en Bourse doit permettre de convertir une partie de cette dette en actions.

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                Les plates-formes musicales, un secteur en effervescence mais pas encore rentable



Au-delà, l’entreprise doit encore prouver la pertinence de son modèle économique. La tâche est compliquée, car elle reverse plus de 80 % de son chiffre d’affaires sous forme de royalties aux ayants droit. Spotify cherche donc de nouvelles sources de recettes, en investissant dans la vidéo. Mais ses efforts n’ont pas encore porté leurs fruits.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le numéro un européen du cachemire serait repris par un consortium d’investisseurs, au premier rang desquels figure Xavier Marie, le fondateur de Maisons du Monde.
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Habillement : Eric Bompard s’apprête à céder son groupe

Le numéro un européen du cachemire serait repris par un consortium d’investisseurs, au premier rang desquels figure Xavier Marie, le fondateur de Maisons du Monde.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 10h55
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

Un vieux pull, c’est confortable, mais, parfois, il est préférable d’en tricoter un nouveau.Selon nos informations, Eric Bompard, 70 ans, créateur de la marque de vestes et de cardigans du même nom, s’apprête à céder son groupe. Il vient d’entrer en négociations exclusives avec un consortium d’investisseurs réunissant Xavier Marie, le fondateur de Maisons du Monde, le fonds d’investissement Apax Partners et la banque publique Bpifrance.
La famille Bompard a prévu de réinvestir au côté de ses nouveaux partenaires, qui détiendront la majorité des parts. La valorisation du numéro un européen du cachemire, qui emploie 250 salariés pour un chiffre d’affaires (TTC) de 90 millions d’euros, avoisinerait les 100 millions d’euros, d’après un proche du dossier. Un montant que les parties concernées se refusent à commenter.
« Mon père a souhaité trouver de nouveaux investisseurs pour accélérer le développement de la marque, à la fois à l’international et sur le numérique », explique Lorraine de Gournay, directrice générale du groupe Eric Bompard et fille du fondateur. Un mandat avait été confié à Transaction R, l’équipe de David de Rothschild qui se consacre aux entreprises de taille moyenne.

« Compte tenu de la forte notoriété de la marque et de son excellente réputation, il y a eu beaucoup d’intérêt. Mais nous n’avons pas voulu entrer dans un processus compétitif où l’objectif aurait été de voir un maximum de prétendants. Nous avons privilégié des rencontres. Il fallait que le courant passe. Avec Xavier Marie, nous avons eu un excellent “fit”. Nous parlons le même langage », souligne Mme de Gournay.
« Le consortium formé par Xavier Marie, Apax et Bpifrance devrait être majoritaire au capital. Xavier Marie aurait une part plus importante que les autres actionnaires », précise Caroline Rémus, directrice générale d’Apax Partners Développement.
Le Brestois avait lancé l’enseigne de décoration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Depuis le 1er janvier, les entreprises du pays doivent obtenir une certification prouvant qu’elles respectent l’égalité salariale entre les sexes.
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L’Islande, championne de l’égalité hommes-femmes

Depuis le 1er janvier, les entreprises du pays doivent obtenir une certification prouvant qu’elles respectent l’égalité salariale entre les sexes.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 12h47
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

L’Islande, paradis de l’égalité hommes-femmes ? Pas tout à fait, même si ces derniers jours, la petite île volcanique n’en finit pas d’être saluée comme tel dans la presse internationale. Depuis le 1er janvier, les entreprises islandaises de plus de 25 salariés et les administrations doivent en effet respecter une nouvelle loi, votée au printemps 2017. Celle-ci leur impose de décrocher une certification afin de prouver qu’à travail égal, elles versent le même salaire aux deux sexes. Les grands groupes devront le faire dès cette année. Les plus petites structures auront jusqu’à 2019, 2020 ou 2021 selon leur taille. A terme, les entreprises qui n’auront pas obtenu cette certification, à renouveler tous les trois ans, pourront se voir infliger une amende de 50 000 couronnes (400 euros) maximum par jour.

Plutôt salé, grogne une partie du patronat islandais, soulignant que cette certification se traduira par de la paperasse et des coûts administratifs en plus pour les PME. Peut-être. Mais le gouvernement juge qu’il faut en passer par là pour combler les écarts de rémunération entre hommes et femmes, estimés à 17,5 % en 2015 par Eurostat. Et ce, alors que l’égalité salariale est en théorie imposée depuis une loi de 1961 ! « Il faut du temps, et plus qu’un texte législatif, pour que les mœurs changent », souligne sur son site Kvenréttindafélag Íslands, l’association islandaise pour les droits des femmes, tout en saluant la nouvelle mesure.
Le pays est classé comme le plus égalitaire au monde
Les Islandaises font figure de pionnières en matière de lutte pour l’égalité. En 1975, 90 % d’entre elles cessèrent toute activité, au travail comme à la maison, afin de défendre leurs droits. Le 24 octobre 2016, beaucoup quittèrent leur travail à 14 h 38, considérant qu’au-delà de cette heure, elles travaillaient pour rien, comparativement aux salaires hommes.

Elles ont néanmoins de quoi se réjouir : même si les écarts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le sociologue Farhad Khosrokhavar explique que l’écart entre le pouvoir et la société se creuse de manière inexorable.
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Iran : cette révolte est celle des « va-nu-pieds »

Dans une tribune au « Monde », le sociologue Farhad Khosrokhavar explique que l’écart entre le pouvoir et la société se creuse de manière inexorable.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 14h49
    |

                            Farhad Khosrokhavar (directeur d’études à l’EHESS)








                        



                                


                            

Tribune. L’Iran est l’incarnation de ce paradoxe : au moment précis où les analystes occidentaux font le constat, mi-désabusé, mi-émerveillé, du succès de sa politique étrangère (en Syrie, au Liban, au Yémen, en Irak…), c’est sur le front intérieur que la contestation se manifeste. Le pays traverse une période de turbulences dont la nature est fort différente de celles d’avant.
L’élection présidentielle de juin 2009 (avec la victoire d’Ahmadinejad, très contestée et considérée comme frauduleuse par une grande partie de la population), les manifestations des étudiants en 1999 (qui furent écrasées par le régime sans que le président réformiste Khatami, élu en 1997, n’intervienne en leur faveur) ou encore les protestations ouvrières de ces dernières années (la régie des transports de Téhéran, les usines de production de sucre ou celles de l’industrie automobile) ont toutes été sectorielles et n’ont pas mobilisé la société dans son ensemble. Surtout, elles n’ont pas contesté frontalement le régime.
« La majeure partie des protestations de ces deux dernières décennies ont été menées par les nouvelles classes moyennes »
La majeure partie des protestations de ces deux dernières décennies ont été menées par les nouvelles classes moyennes, notamment les étudiants, pour l’ouverture du système politique. Il en est ainsi des élections présidentielles, qui sont devenues un enjeu de contestation des réformistes contre les partisans purs et durs de la théocratie (les « principalistes ») : Khatami en 1997 et en 2001, Ahmadinejad en 2005, Rohani en 2013. Ces mouvements ont eu des enjeux politiques beaucoup plus qu’économiques. Si Ahmadinejad a gagné les élections en 2005 et en 2009, c’est qu’en plus de la fraude il a su mobiliser les « déshérités », que ne touchaient pas les réformistes dans leur soif de liberté politique.
La révolte des « va-nu-pieds »
Les troubles actuels ont plusieurs caractéristiques nouvelles. D’abord, il s’agit avant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Alors que M. Macron veut une loi pour « responsabiliser les plates-formes », Google, Facebook et Twitter avaient déjà, ces derniers mois, annoncé plusieurs mesures.
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Que font les géants du Web contre les fausses informations ?

Alors que M. Macron veut une loi pour « responsabiliser les plates-formes », Google, Facebook et Twitter avaient déjà, ces derniers mois, annoncé plusieurs mesures.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 07h57
    |

            Morgane Tual








                        


Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 3 janvier, lors de ses vœux à la presse, qu’il comptait « prochainement » déposer un projet de loi pour lutter contre les fausses informations en ligne. Le président français dit vouloir « responsabiliser les plates-formes et les diffuseurs sur Internet ». Sans dévoiler précisément les contours du futur texte, il a expliqué que « les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus ».
Au micro de Franceinfo, M. Macron a donné quelques précisions : « Lorsqu’une plate-forme diffuse les fake news, la personne concernée a la possibilité de saisir un juge des référés pour faire retirer dans les 24 à 48 heures qui suivent cette information, de sorte à ce qu’elle puisse mettre en cause la responsabilité de la plate-forme qui a diffusé une telle information. »
Depuis la fin de la campagne présidentielle américaine, qui a vu déferler un nombre impressionnant de fausses informations sur les réseaux sociaux concernant les deux principaux candidats, les grandes plates-formes du Web ont annoncé un certain nombre de mesures. Voici les principales.
Facebook : multiplication d’annonces

   


Après avoir, dans un premier temps, minimisé le problème, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a finalement reconnu son importance et la responsabilité de sa plate-forme. Depuis, les annonces se sont enchaînées.
Frapper au portefeuille les sites de « fake news ». Facebook a annoncé en novembre 2016 l’exclusion de sa plate-forme de publicité des sites Web spécialisés dans la publication de fausses informations. Ceux-ci ne peuvent donc plus, en théorie, tirer des revenus publicitaires en passant par la régie de Facebook.
Travailler avec les médias pour signaler les fausses informations. Facebook a déployé dans plusieurs pays, en 2017, un dispositif en partenariat avec plusieurs médias (dont Le Monde en France). Concrètement, quand les internautes signalent un contenu comme douteux, les médias partenaires vérifient l’information et indiquent à Facebook s’il s’agit effectivement d’intox. Dans ce cas, Facebook préviendra les utilisateurs en indiquant, près du contenu, « qu’il existe des rectificatifs supplémentaires », et proposera d’autres sources d’information.
Suppression de comptes. Le réseau social a annoncé, une dizaine de jours avant le premier tour de l’élection présidentielle en France, avoir supprimé 30 000 comptes français « non-authentiques » relayant de fausses informations. En décembre, une enquête du Monde recensant 1 198 pages ayant diffusé au moins une fausse information a pu constater que 12 % de ces pages avaient fini par être supprimées ou suspendues. Celles-ci ont toutefois aussi pu être sanctionnées pour ne pas avoir respecté d’autres règles de Facebook, comme la publication de messages haineux.
Moins de visibilité pour les contenus racoleurs. Les fausses informations ont souvent pour point commun de se montrer très racoleuses – et, par conséquent, de générer un grand nombre de partages, « j’aime » et autres réactions. En décembre 2017, Facebook a annoncé que les personnes recourant à ce genre de technique verraient la visibilité de leurs publications réduite, fake news ou non.
Davantage de transparence dans les contenus sponsorisés. Les Etats-Unis accusent la Russie d’avoir publié et sponsorisé des milliers de contenus – faux ou non – sur Facebook pour influencer la campagne présidentielle de 2016. En réponse, Facebook a annoncé en octobre de la même année plus de transparence pour les publicités diffusées sur sa plate-forme aux Etats-Unis et au Canada. L’entreprise veut vérifier l’identité des annonceurs, et permettre aux internautes d’accéder, pour chaque publicité, aux informations le concernant. Comme son identité ou les autres messages qu’il a financés sur le réseau social. Des mesures qu’Emmanuel Macron semble vouloir imposer par la loi en France également.

        Lire l’enquête :
         

          Facebook cherche encore la bonne formule dans sa chasse aux fausses informations



Google revoit son moteur de recherche

   


Si les fausses informations ne se propagent pas sur Google de manière virale comme sur les réseaux sociaux, le premier moteur de recherche au monde a parfois tendance à valoriser ces contenus en réponse à certaines requêtes. En décembre 2016, l’entreprise avait par exemple été épinglée pour avoir fait remonter en première position un site négationniste à la requête « L’Holocauste a-t-il existé ». Comme Facebook, elle a également annoncé plusieurs actions ces derniers mois contre les fake news.
Moins de visibilité pour les fausses informations. En avril, Google a annoncé avoir modifié son moteur de recherche. Objectif : remonter davantage les pages fiables et dévaloriser les contenus « de faible qualité ». Cette modification concernait aussi les condensés d’information que Google propose parfois directement aux internautes sous forme d’encadré. Les phrases qui y sont affichées sont extraites de sites tiers. Les internautes peuvent désormais y signaler des contenus problématiques.
Priver les sites de fake news de publicité. A l’instar de Facebook, Google a annoncé en novembre 2016 qu’il allait « interdire les publicités sur les contenus trompeurs », en empêchant les sites spécialisés dans les fausses informations de faire appel à sa régie publicitaire. Cinq mois plus tard, Google a néanmoins été interpellée par 26 députés européens lui reprochant de continuer à fournir de la publicité au site d’extrême droite Breitbart, habitué des fake news.
Imposer plus de transparence aux sites d’actualité. Google a mis à jour en 2017 son règlement concernant les sites apparaissant dans Google actualités en leur interdisant de dissimuler ou déformer leur identité et leurs intentions : « Cela inclut les sites qui mentent ou dissimulent leur pays d’origine ou bien qui visent des utilisateurs d’un autre pays en dénaturant leurs intentions. »
Un label pour les informations vérifiées. Google a conclu un partenariat avec l’International Fact Checking Network, une organisation visant à promouvoir le « fact-checking », c’est-à-dire la vérification d’informations. Les articles des médias membres vérifiant des informations sont signalés comme tels sur le moteur de recherche depuis octobre 2016.
Twitter, beaucoup plus timide

   


Le réseau social – aux désormais 280 caractères – s’est montré moins proactif que Google et Facebook au sujet des fausses informations. Dans un texte publié en juillet 2017, Colin Crowell, chargé des politiques publiques de Twitter, laisse entendre que le réseau social peut, en quelque sorte, s’autoréguler.
« La nature ouverte, et en temps réel, de Twitter est un antidote puissant à la diffusion de fausses informations », écrit-il, avant de suggérer que le réseau social ne peut pas grand-chose contre le problème : « Nous ne pouvons pas examiner la véracité des tweets de chaque personne. » La solution repose, selon lui, dans les utilisateurs eux-mêmes, « les journalistes, les experts et les citoyens engagés tweetent côte à côte pour corriger et remettre en question les paroles publiques, en quelques secondes ».
Colin Crowell insiste néanmoins, tout en restant vague, sur plusieurs politiques de l’entreprise.
Faire remonter les contenus « les plus pertinents ». « Nous travaillons pour faire en sorte que les contenus les plus qualitatifs et pertinents remontent en premier », explique M. Crowell, sans donner plus de détail sur le fonctionnement de ce dispositif. Mais la plupart des messages affichés sur Twitter le sont par ordre de publication – l’algorithme du réseau social n’y joue donc aucun rôle.
Accentuer la lutte contre les « bots » et les spams. Colin Crowell a annoncé que l’équipe et les ressources allouées à la lutte contre les « bots » et les spams seront augmentés. Les bots sont des programmes informatiques tweetant automatiquement du contenu, dont des fake news.
Plus de transparence pour les publicités politiques. Comme Facebook, Twitter a annoncé en octobre que les publicités politiques seraient soumises à un contrôle plus strict, comme celui de l’identité de l’annonceur. La nature politique de ces publicités sera annoncée de façon plus claire. Et les internautes pourront accéder à des informations supplémentaires sur la campagne publicitaire : l’identité de l’annonceur, son montant ou encore le type de public ciblé.
Malgré ces annonces, un problème pourtant loin d’être réglé
Même si certains résultats peuvent être observés, force est de constater que les fausses informations sont loin d’avoir disparu de ces plates-formes. En octobre, Google et Facebook ont par exemple été épinglés pour avoir mis en avant des sites d’extrême droite relayant fausses informations et théories conspirationnistes autour de la fusillade de Los Angeles.
Leur bonne foi dans la lutte contre les fausses informations est régulièrement remise en cause. Jeudi 4 janvier, c’est la Quadrature du Net, une association de défense des libertés numériques, qui a enfoncé le clou en réaction à ce qu’elle présente comme « l’effet d’annonce » d’Emmanuel Macron. Dans un communiqué, l’association dénonce « le modèle économique des grands réseaux sociaux qui, de lui-même, favorise la propagation (gratuite) d’informations qui distordent le débat public ». Ces contenus, généralement « attrape clics », provoquent beaucoup d’interactions (partages, « j’aime », etc.). « La diffusion rapide et facilitée de tels contenus donne autant d’occasions d’analyser les interactions des utilisateurs pour établir des profils plus précis », et donc affiner le ciblage publicitaire, nerf économique de Facebook, déplore l’association.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Lorsqu’un appartement ou une maison présente une consommation énergétique importante, le prix de vente s’en ressent. Mais encore faut-il que le diagnostic soit fiable.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Un logement énergivore peut perdre jusqu’à 17 % de sa valeur

Lorsqu’un appartement ou une maison présente une consommation énergétique importante, le prix de vente s’en ressent. Mais encore faut-il que le diagnostic soit fiable.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 09h24
   





                        



   


Lors de l’achat d’une maison ou d’un appartement, l’acheteur examine un certain nombre d’éléments, telle la consommation en chauffage. En fonction de cette dernière, le prix d’achat du logement varie de façon non négligeable.
Une étude du Conseil supérieur du notariat et de la Chambre des notaires de Paris réalisée à la fin de 2017 montre que la vente d’une maison dotée de l’étiquette F ou G, c’est-à-dire qui consomme plus de 330 kWheppar m² par an, diminue de 17 % le prix de vente en Occitanie. Ce montant est de 16 % en Nouvelle-Aquitaine. Dans les autres régions, le vendeur doit diminuer son prix de 10 % à 13 %. Les logements très peu consommateurs d’énergie dotés de l’étiquette A (moins de 50 kWhep/m²/an) ou B se vendent en moyenne entre 10 et 13 % plus cher dans l’ensemble des régions.
En revanche, en Ile-de-France, où le marché est tendu, l’impact d’une mauvaise étiquette énergétique est moindre. Ainsi, en petite couronne parisienne, une maison dont l’étiquette énergie est C s’est-elle vendue 5 % plus cher qu’une maison dont l’étiquette est D. Et ce chiffre est de 6 % en grande couronne.

        Lire aussi :
         

                2017, un excellent millésime pour l’immobilier



Pour les appartements, la différence est également moins significative que pour les maisons : en Bretagne, en Normandie et dans les Hauts-de-France aucune variation significative de prix n’apparaît. Le fait que la facture de chauffage soit assumée par l’ensemble de l’immeuble plutôt que par un seul ménage explique peut-être cette situation. « Pour les appartements, les mauvaises étiquettes sont uniquement significatives en Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur avec un prix de vente plus bas de 6 % à 10 % », précise Pierre-Luc Vogel, notaire à Saint-Malo.
Des diagnostics parfois fantaisistes
Si l’étiquette énergétique a une influence sur le prix de vente, il est important que celle-ci soit fiable. Depuis la fin de 2006, l’acheteur d’un logement se voit remettre lors de la promesse de vente un diagnostic de performance énergétique (DPE) qui permet de fixer cette étiquette. Or, des associations de défense de consommateurs comme 60 millions et Que choisir montrent que les DPE sont souvent très approximatifs même si, depuis 2011, le législateur a renforcé les obligations des diagnostiqueurs en imposant soixante points de contrôle et des méthodes de calcul standardisées.
Les vendeurs de logements doivent donc être vigilants sur la réalisation de ce diagnostic et tenter de contrôler autant que possible les résultats, quitte à faire établir un nouveau document si l’étiquette attribuée ne semble pas juste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’analyste Ellie Geranmayeh explique, dans une tribune au « Monde », que l’accord nucléaire de 2015 a permis à la société iranienne de ne plus rejeter sur les seules sanctions la responsabilité de la stagnation économique.
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Iran : « L’Union européenne a raison de se démarquer des Etats-Unis »

L’analyste Ellie Geranmayeh explique, dans une tribune au « Monde », que l’accord nucléaire de 2015 a permis à la société iranienne de ne plus rejeter sur les seules sanctions la responsabilité de la stagnation économique.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 09h27
    |

Ellie Geranmayeh (Analyste au Conseil européen des relations internationales)







                        



                                


                            

Tribune. Le défi intérieur lancé au président Hassan Rohani par les manifestants a braqué les projecteurs sur les profondes frustrations économiques et politiques de la population, et ce à un moment délicat de la politique étrangère du président liée à l’accord nucléaire. Le président Donald Trump a remis en question le maintien de cet accord et dénoncé les dirigeants iraniens. Il devra décider dès la mi-janvier s’il donne son accord à la poursuite du processus de levée des sanctions, condition sine qua non pour que l’Iran puisse réintégrer l’économie mondiale. L’administration américaine n’a pas encore arrêté sa position et certains signes indiquent que les manifestations en Iran pourraient peser dans la décision finale.

Les Etats-Unis ont été l’un des premiers pays à publier une déclaration accusant les dirigeants iraniens de transformer leur pays en un « Etat voyou économiquement affaibli ». La remarque se situait dans le droit fil d’une déclaration du secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, en juin 2017, dans laquelle il exprimait son soutien « aux éléments qui, en Iran, permettraient de parvenir à une transition pacifique du pouvoir ».
Le président Trump a utilisé le canal de Twitter pour émettre une série de commentaires sur les manifestations, dont l’un exprimait son « respect au peuple iranien qui tente de se débarrasser de son gouvernement corrompu ». Ajoutant  :  « Vous verrez un grand soutien des Etats-Unis au moment opportun ! »
Ces messages de responsables américains apportent de l’eau au moulin des officiels iraniens qui accusent les manifestants d’être soutenus par des ennemis de l’étranger. Les Tweet de Trump sont du pain bénit pour l’aile la plus dure du régime iranien : ils légitiment la sécurisation toujours plus grande du pays, dissuadant par là la société civile de s’organiser et réduisant l’espace de futurs mouvements de contestation.
Les Tweet de Donald Trump...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le constructeur de voitures électriques a encore repoussé son objectif de production du Model 3, sa nouvelle berline d’entrée de gamme. Un contretemps industriel qui alimente les doutes sur sa capacité à tenir ses ambitieuses promesses.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Pour l’universitaire Firouzeh Nahavandi, qui s’exprime dans une tribune au « Monde », le gouvernement iranien paye ses promesses économiques non tenues autant que la chape morale qui pèse sur les citoyens depuis 1979.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Iran : « L’échec d’un régime qui se voulait populaire »

Pour l’universitaire Firouzeh Nahavandi, qui s’exprime dans une tribune au « Monde », le gouvernement iranien paye ses promesses économiques non tenues autant que la chape morale qui pèse sur les citoyens depuis 1979.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h56
    |

Firouzeh Nahavandi (Professeure, Université libre de Bruxelles, directrice du Centre d'études de la coopération internationale et du développement,...







                        



                                


                            

Tribune. A l’image des manifestations de 2009, les jeunes sont très présents dans celles qui secouent simultanément plusieurs villes du pays, même si, aujourd’hui, la contestation est comparativement plus généralisée et touche toutes les catégories d’Iraniens désespérés, pris à la gorge et ne voyant aucune perspective d’avenir, en particulier la classe moyenne. En Iran, même si la part des moins de 30 ans diminue, les jeunes restent numériquement importants, constituant toujours un peu plus de 50 % de la population (contre 70 % au début des années 1990).
Cette catégorie, qui n’a connu, rappelons-le, que la République islamique aspire, en priorité, à l’amélioration de sa situation économique et à l’accès à un travail décent et en concordance avec son niveau de formation. En effet, l’éducation est le domaine où la République islamique a le mieux réussi, avec un taux d’alphabétisation de 85 % et avec, comparativement aux autres pays de la région, un accès important tant des hommes que des femmes à un enseignement primaire, secondaire et universitaire, même si la qualité de l’enseignement reste très inégale.
Des jeunes en phase avec la mondialisation
Pourtant, dans ce pays dont la jeunesse est une des mieux éduquées du Moyen-Orient, avec ses 62,2 % de femmes et 67,7 % d’hommes âgés de 25 ans ayant suivi une formation secondaire et ses 60 % d’étudiantes dans les universités, se pose de manière exacerbée et dramatique la question des opportunités d’emploi. Le baby-boom des années 1980 a mis un grand nombre de personnes sur le marché du travail, alors que la situation économique s’est dégradée et que le taux de chômage des jeunes, souvent très diplômés, se situe entre 30 % et 50 %.
Situation aggravante, dans le système iranien, les postes disponibles ou les meilleurs sont accaparés par les proches du régime, « le cercle des intimes » et leurs enfants, les « fils de... » : signe de l’un des échecs les plus importants de la révolution,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Respectant sa propre tradition, le fondateur du premier réseau social au monde a annoncé son « défi personnel » pour l’année 2018 : il concerne Facebook.
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La bonne résolution de Mark Zuckerberg ? « Régler les problèmes » de Facebook

Respectant sa propre tradition, le fondateur du premier réseau social au monde a annoncé son « défi personnel » pour l’année 2018 : il concerne Facebook.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 20h11
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 06h37
   





                        



   


Comme à chaque début d’année, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé jeudi 4 janvier son « défi personnel » pour les douze mois à venir. Après avoir appris le mandarin, créé son propre programme d’intelligence artificielle (IA) et visité chaque Etat américain en 2017, il a surpris avec sa bonne résolution 2018, très différente des précédentes.
Dans un message publié sur sa plate-forme, le milliardaire a déclaré vouloir « régler les importants problèmes » auxquels est confronté Facebook :
« Le monde semble anxiogène et divisé, et Facebook a beaucoup de travail à faire – qu’il s’agisse de protéger notre communauté contre la cruauté et la haine, de la défendre contre les interférences des Etats, ou de s’assurer que le temps passé sur Facebook est du temps bien dépensé. Mon défi personnel de 2018 est de me consacrer à régler ces problèmes. »
« Nous faisons trop d’erreurs »
Le premier réseau social au monde, qui a dépassé en 2017 la barre symbolique des 2 milliards d’utilisateurs actifs, concentre les critiques : problèmes de modération, déluge de fausses informations, manipulations par des puissances étrangères en période d’élection, inquiétudes pour la vie privée et pour le lien social… L’année écoulée s’est d’ailleurs terminée par les aveux d’anciens cadres de Facebook, qui ont fait publiquement part de leurs inquiétudes face à ce qu’était devenu le réseau social, au point d’exprimer parfois leurs remords d’avoir contribué à son succès.
« Nous ne pourrons pas empêcher toutes les fautes et les abus, mais nous faisons pour l’instant trop d’erreurs dans la façon dont nous appliquons nos règles et tentons de contrecarrer les détournements de notre outil », reconnaît le fondateur de Facebook, dans un aveu déjà exprimé par le passé.

        Lire nos explications :
         

          Qu’est-il reproché à Facebook ?



Décentraliser le pouvoir
Plus étonnant, Mark Zuckerberg souligne un autre problème lié à Facebook, plus rarement évoqué ces derniers mois : la question de la centralisation du Web.
« Parmi nous, beaucoup se sont lancés dans la technologie parce que nous croyons qu’elle peut être une force de décentralisation, qui place plus de pouvoir entre les mains des gens. (…) Mais aujourd’hui, nous avons perdu foi en ce principe. Avec la montée d’un petit nombre de grosses entreprises tech – et l’utilisation des technologies par les gouvernements pour surveiller leurs citoyens –, beaucoup pensent que la technologie centralise le pouvoir plutôt que l’inverse. »
Quelle conclusion en tirer ? Facebook est l’un des principaux acteurs de cette centralisation, en étant devenu, en quelques années, la principale porte d’entrée d’Internet pour nombre d’internautes. En réponse à cette problématique, Mark Zuckerberg promet d’étudier les technologies qui, par leur nature même, reposent sur la décentralisation, comme la blockchain, qui fait fonctionner certaines monnaies numériques à l’instar du bitcoin.
Tout cela « ne ressemble peut-être pas un défi personnel », concède le fondateur de Facebook, « mais je crois que j’apprendrai plus en me concentrant sérieusement sur ces problèmes qu’en faisant quelque chose de complètement différent. Ces questions ont des liens avec l’histoire, la vie civique, la philosophie politique, les médias, la politique et bien sûr la technologie. »
De leur côté, les Etats commencent à légiférer
Ce message est dans la droite lignée de la politique de communication appliquée par Facebook ces derniers mois : faire amende honorable, reconnaître les problèmes et assurer travailler d’arrache-pied à les résoudre. En novembre 2017, Mark Zuckerberg avait même déclaré que l’intégrité de Facebook, et la réponse à ces problématiques, était « plus importante que les profits ».
Un positionnement stratégique à l’heure où les Etats menacent de légiférer pour imposer des règles aux grandes plates-formes comme Facebook, ce qu’elles souhaitent fortement éviter. Or, lundi, l’Allemagne a mis en application une loi forcant ces sites à se montrer plus efficaces dans leur modération, tandis qu’Emmanuel Macron a annoncé, mercredi, un futur projet de loi pour lutter contre les fausses informations, notamment sur les réseaux sociaux.
Outre les nombreuses polémiques liées à Facebook, l’année 2017 de Mark Zuckerberg a été marquée par ses visites dans chaque Etat, à la rencontre des Américains. Une bonne résolution qui avait renforcé les soupçons de certains observateurs, lui prêtant des ambitions électorales – ce qu’il a démenti.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Depuis le 1er janvier, la capitale girondine, Lyon et Nantes sont autorisées à tester les marquages publicitaires éphémères sur leurs trottoirs.
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Après Nantes, Bordeaux s’oppose à la publicité éphémère dans son centre historique

Depuis le 1er janvier, la capitale girondine, Lyon et Nantes sont autorisées à tester les marquages publicitaires éphémères sur leurs trottoirs.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 19h03
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 14h41
   





                        


La ville de Bordeaux a pris, jeudi 4 janvier, un arrêté interdisant les publicités éphémères sur les trottoirs de toute sa zone classée, s’opposant au décret autorisant à titre d’expérimentation depuis le 1er janvier ces marquages à Lyon, Nantes et dans la capitale girondine.
Selon cet arrêté, daté du 4 janvier, « aucune publicité éphémère ou durable et par quelque procédé que ce soit ne peut être apposée sur les trottoirs » dans le centre historique de Bordeaux et tout le secteur de la ville classé au patrimoine mondial par l’Unesco.
En dehors de ce large périmètre, « une déclaration préalable » doit être faite auprès des services compétents et l’autorisation prévoit le paiement d’une redevance, selon l’arrêté, qui court sur dix-huit mois.
Bordeaux avait été la première à exprimer son mécontentement, déplorant que « les élus et administrations (…) n’(aie)nt, à aucun moment, été consultés ou informés en amont de cette décision ». Deux jours avant la parution du décret, l’agglomération Bordeaux Métropole avait adopté un règlement local de publicité intercommunal (RLPI) s’opposant à ce type de publicité.

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                L’autorisation de la publicité sur les trottoirs suscite des tensions à Bordeaux



Le 27 décembre, Nantes avait annoncé qu’elle ne participerait pas à une expérimentation qui « conduirait à une pollution visuelle inutile ». Le lendemain, la métropole de Lyon avait, elle, annoncé le lancement d’une concertation qui impliquera « l’ensemble des communes de l’agglomération », dont Villeurbanne.
Des publicités limitées à 2,50 m2
Depuis le 1er janvier, Bordeaux, Lyon et Nantes sont autorisées à tester les marquages publicitaires éphémères sur leurs trottoirs — jusque-là interdits par le code de la route et le code de l’environnement. Ces marquages par projection ou application à travers un pochoir d’eau ou de peintures biodégradables ne pourront pas rester plus de dix jours ni excéder 2,50 m2 et devront être espacés d’au moins 80 mètres.
L’idée d’une révision du règlement de la publicité remonte à l’été 2016, dans le cadre d’un projet soutenu par le ministre de l’économie de l’époque, Emmanuel Macron, et confié à la direction générale des entreprises.
Avec le programme « France Expérimentation », il s’agissait, sur la base d’un appel à candidatures, d’identifier des secteurs innovants dont le développement serait freiné par la législation, et de tirer parti de l’article 37-1 de la Constitution autorisant, depuis 2003, des « dérogations temporaires à certaines dispositions réglementaires afin de tester et d’évaluer en conditions réelles les conséquences d’une nouvelle réglementation ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Sofia, qui voudrait accéder à l’espace Schengen, devra tenter de parvenir à un accord sur les migrants et accompagnera la deuxième phase de négociation sur le Brexit.
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La Bulgarie, le plus pauvre des pays européens, prend la présidence tournante de l’UE

Sofia, qui voudrait accéder à l’espace Schengen, devra tenter de parvenir à un accord sur les migrants et accompagnera la deuxième phase de négociation sur le Brexit.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 06h36
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Au 1er janvier, c’est la Bulgarie, pays le plus pauvre de l’Union européenne (UE), qui pour la première fois en assure la présidence tournante, et ce jusqu’à la fin juin. Une responsabilité considérable pour un Etat membre du club depuis seulement dix ans, disposant d’un nombre restreint de professionnels de la mécanique communautaire.
Pendant six mois, ce sont les officiels bulgares qui seront chargés, à Bruxelles, d’organiser les réunions ministérielles européennes, de fixer les agendas, de travailler à la formation de consensus. Pour les y aider, la Commission leur a « prêté » une quarantaine de ses fonctionnaires, une pratique relativement courante quand de petits pays, peu aux faits des us bruxellois, récupèrent une présidence tournante.
Agenda chargé et délicat
Pour Sofia, l’agenda est particulièrement chargé et délicat. Sa tâche la plus compliquée sera probablement de parvenir à un accord sur un sujet qui a profondément divisé l’Europe ces deux dernières années : la migration. Bruxelles veut pourtant aboutir à un consensus en juin. Mais les pays de l’Est, Pologne et Hongrie en tête, continuent de refuser catégoriquement toute idée de « quotas ».

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« Nous rejetons avec force une telle approche, qui porte atteinte aux décisions souveraines des Etats membres », a déclaré le tout nouveau premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, à Budapest avec son homologue hongrois, Viktor Orban, mercredi 3 janvier. Ces prises de position répétées promettent une belle bataille bruxelloise au printemps. Car l’Allemagne, la Suède ou l’Italie refusent de leur côté que la « solidarité » de l’Est, en cas d’afflux de réfugiés, se limite à de l’aide financière ou logistique.
La Bulgarie, qui partage plus de 250 km de frontière terrestre avec la Turquie et fut aux avant-postes de la crise migratoire de 2015, devra tenter un compromis, sans pour autant prendre position – c’est le rôle d’une présidence que de rester le plus neutre possible à Bruxelles. Même si son premier ministre, Boïko Borissov, s’est montré plus proche des positions de M. Orban que de celles d’Angela Merkel, eux aussi membres du Parti conservateur européen, le premier parti politique à Bruxelles.
Les officiels bulgares devront également accompagner la négociation du Brexit, qui entre dans sa deuxième phase (les termes du divorce d’avec Londres ont été arrêtés à la fin de 2017). Probablement la plus difficile : la première ministre Theresa May continue de promettre à ses concitoyens « le meilleur accord » commercial possible avec l’UE, tout en défendant une sortie du marché intérieur et de l’union bancaire, qui aura un coût considérable pour les acteurs économiques britanniques.

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Rude bataille sur le budget
Autre dossier piégé, le « cadre financier pluriannuel », le budget de l’UE pour 2021-2027, au sujet duquel la Commission doit faire des propositions en mai. La bataille pour en définir les priorités et l’enveloppe globale a déjà largement commencé, et elle est rude.
Après le Brexit, les vingt-sept Etats restants devront faire avec environ 10 milliards d’euros annuels en moins (la contribution britannique). Et certains (France et Allemagne) ont déjà prévenu qu’ils voulaient conditionner l’octroi de fonds au respect de l’Etat de droit, visant directement les dérives « illibérales » en Pologne et en Hongrie.
Les Bulgares réussiront-ils à éviter que la fracture Est/Ouest ne se creuse encore un peu plus ? Le pays, où le salaire minimal est presque neuf fois inférieur à celui en vigueur au Luxembourg (selon les données Eurostat du deuxième semestre 2017), espère en tout cas faire aboutir une de ses principales revendications à Bruxelles : pouvoir, enfin, accéder à l’espace sans passeport Schengen, dont il est toujours exclu, comme la Roumanie. C’est « une injustice qui ne peut pas durer », juge la commissaire bulgare Mariya Gabriel.

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Surveillance rapprochée
Les deux Etats sont entrés par la petite porte dans l’UE, car jugés insuffisamment prêts. La Bulgarie doit encore se soumettre à une surveillance rapprochée, la Commission vérifiant tous les ans si le pays progresse dans la réforme de son système judiciaire, très défaillant, et dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée.
Mais il n’est pas sûr, malgré le soutien appuyé du président Jean-Claude Juncker apporté en septembre 2017, que Sofia parvienne à convaincre tous ses partenaires européens : l’unanimité au Conseil (les Etats membres) est requise pour une entrée dans Schengen. Le fait que, sur le front de la corruption, ses progrès soient très lents n’y aide pas. Dans un rapport datant de janvier 2017, la Commission regrettait que « la lutte contre la corruption soit le secteur où la Bulgarie a réalisé le moins de progrès depuis dix ans ».
Mardi 2 janvier, le président bulgare, Roumen Radev, a mis son veto à une loi anticorruption réclamée par Bruxelles, mais qu’il juge trop faible pour se révéler efficace. Selon ce texte, une institution unique remplacerait plusieurs organes existants, qui n’ont jusque-là pas fourni de résultats tangibles. M. Radev craint que la direction de cette institution unique, désignée à la majorité simple par le Parlement, ne tombe sous la coupe du parti majoritaire, Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB), du premier ministre Borissov.
« Nous travaillons en étroite relation avec la présidence bulgare [sur ces sujets]. Nous avons publié une série très concrète de recommandations au pays à la fin de 2017 et nous réévaluerons la situation à la fin de 2018 », a assuré, jeudi, Mina Andreeva, porte-parole de la Commission européenne.



                            


                        

                        


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Washington et Séoul renégocient leur accord de libre-échange Korus

Le président américain Donald Trump voulait sortir de cet accord avec la Corée du Sud entré en vigueur en 2012. Pressé par les milieux d’affaires et son administration, il y a renoncé.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h00
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Au terme de plusieurs mois de préparation, Américains et Sud-Coréens doivent entamer vendredi 5 janvier à Washington une délicate renégociation de leur accord bilatéral de libre-échange, le Korus. La rencontre entre Yoo Myung-hee, directeur général au sein du ministère sud-coréen du commerce, et Michael Beeman, représentant adjoint au commerce, doit permettre d’étudier d’éventuels « amendements et modifications » à apporter à cet accord signé en 2007 et entré en vigueur en mars 2012.

Les discussions répondent aux attentes du président américain Donald Trump, parti en guerre contre les déficits commerciaux au nom de son engagement en faveur de « l’Amérique en premier » et qui a notamment qualifié le Korus d’« horrible ». A 27,7 milliards de dollars en 2016, le déficit commercial américain avec la Corée du Sud a doublé par rapport à la période qui avait précédé le traité. En cinq ans, les exportations américaines vers la Corée du Sud ont reculé de 5,6 %. Celles de la Corée du Sud vers les Etats-Unis ont crû de 22,2 %.
Des demandes américaines limitées
M. Trump voulait sortir les Etats-Unis de l’accord mais, pressé par les milieux d’affaires et des membres de son administration, il a opté pour des pourparlers, que Séoul a acceptés en octobre 2017.
A la différence de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) en cours de révision approfondie avec le Mexique et le Canada, le président américain n’a pas notifié le Congrès de son intention de renégocier le Korus, comme l’exige la Trade Promotion Authority. De ce fait, la partie sud-coréenne s’attend à des demandes limitées. « Nous estimons qu’une révision partielle est dans notre intérêt », déclarait le 18 décembre le ministre sud-coréen du commerce Kim Hyun-chong.
« La Corée impose des normes très différentes aux voitures américaines et n’accorde qu’un quota très réduit aux véhicules n’ayant pas à les respecter », a déploré le secrétaire...



                        

                        


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Samsung nouveau numéro un des semi-conducteurs, devant Intel

Le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des puces électroniques en 2017, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 14h02
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 15h38
   





                        



   


Après des années en haut du podium sur le marché des semi-conducteurs, Intel perd sa place de leadeur mondial. Le grand groupe sud-coréen Samsung est devenu en 2017 le nouveau numéro un mondial du marché de ces puces qui sont dans nos appareils high-tech. Le constructeur dépasse, par son chiffre d’affaires dans le secteur, son concurrent américain Intel, selon une étude réalisée par le cabinet Gartner publiée jeudi 4 janvier.
Selon les chiffres publiés par le cabinet américain, le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des semi-conducteurs en 2017. Un chiffre en hausse de 52,6 %, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel, qui réalise « seulement » une hausse de 6,7 %. Le sud-coréen détient désormais 14,6 % de parts de marché, contre 13,8 % pour Intel.

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Marché en progression
Dans le sillage de Samsung, un autre groupe coréen, SK Hynix, monte sur le podium, en lieu et place de l’américain Qualcomm, avec des ventes qui s’établissent à 26,3 milliards de dollars, en croissance de 79 % sur un an. Qualcomm se fait aussi dépasser par son compatriote Micron Technology, qui profite d’une croissance de 78,1 % pour atteindre un chiffre d’affaires annuel de 23 milliards de dollars.
Seule l’entreprise néerlandaise NXP, parmi les dix principaux constructeurs, a vu ses ventes se contracter durant l’année, de 7 %, à 8,6 milliards de dollars. En un an, le marché mondial du semi-conducteur a progressé de 22,2 % pour s’établir à 419,7 milliards de dollars.

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Selon Gartner, le marché a principalement profité d’une hausse des prix du fait de chaînes d’approvisionnement sous tension, qui ont provoqué une hausse globale des prix des ordinateurs et des smartphones auprès du grand public.
Baisse des prix attendue
Le classement pourrait cependant être de nouveau bouleversé en 2018, prévient Gartner, avec une baisse des prix attendue sur les composants de mémoire flash NAND et des mémoires RAM, que l’on retrouve dans tous les équipements électroniques. Ce recul des prix devrait provoquer une perte d’une bonne partie de la croissance de cette année pour Samsung.
Le groupe sud-coréen pourrait même passer troisième en cas de succès dans le rachat de Qualcomm par son concurrent américain Broadcom, dont la tentative d’offre amicale a été rejetée à la mi-novembre. Broadcom a annoncé depuis vouloir tenter de prendre le contrôle du conseil d’administration de sa cible afin de parvenir à ses fins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les prix dans la capitale ont reculé de 0,5 % en moyenne au quatrième trimestre sur un an, Londres étant la seule région à subir une baisse en 2017.
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Baisse des prix immobiliers à Londres en 2017, une première en huit ans

Les prix dans la capitale ont reculé de 0,5 % en moyenne au quatrième trimestre sur un an, Londres étant la seule région à subir une baisse en 2017.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 12h31
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 09h23
   





                        


C’est un poncif tenace qui caractérise la ville de Londres : les montants exorbitants de ses loyers. Après huit ans de hausse, la tendance semble s’inverser. Les prix de l’immobilier résidentiel ont enregistré un coup de frein en 2017 au Royaume-Uni et ont même légèrement reculé à Londres sur fond d’incertitudes quant au Brexit, révèle une étude publiée jeudi 4 janvier.
Selon les chiffres de la banque mutualiste Nationwide, qui font référence dans le pays, le prix moyen d’un bien immobilier a progressé de 2,6 % dans le pays l’an passé, loin de la hausse de 4,5 % de 2016. Les prix dans la capitale ont quant à eux reculé de 0,5 % en moyenne au quatrième trimestre sur un an, Londres étant la seule région à connaître une baisse en 2017.

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« Londres a subi un ralentissement particulièrement marqué, avec la première baisse annuelle en huit ans », souligne Robert Gardner, économiste chez Nationwide. C’est en outre la première fois depuis 2004 que Londres affiche la plus mauvaise performance de l’ensemble des régions britanniques.
Deux fois plus cher à Londres
L’étude note de grandes disparités régionales, remarquant notamment qu’il est de plus en plus difficile de trouver un logement dans Londres et plus généralement dans le sud-est de l’Angleterre. Ces zones restent inabordables pour de nombreuses personnes ou nécessitent d’importants emprunts pour financer les achats immobiliers.
Le prix moyen d’une maison ou d’un appartement à Londres s’est établi à 470 922 livres (530 071 euros) au quatrième trimestre de 2017, soit plus du double de la moyenne nationale, qui s’élève à 211 433 livres.

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                Immobilier : A Londres, le logement n’a jamais été aussi inabordable



Pour l’année 2018, Nationwide s’attend à un nouveau ralentissement du marché au plan national, avec des prix prévus en hausse très modeste de 1 %. La banque souligne que les performances dépendront en grande partie de l’activité économique et de l’impact du Brexit, qu’il est encore difficile d’anticiper selon elle.
Les pouvoirs publics s’attendent à une croissance économique de 1,4 % en 2018 au Royaume-Uni, freinée par la consommation des ménages et par la toujours faible productivité dans le pays.



                            


                        

                        

