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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le président français a notamment évoqué des visions différentes sur le respect des libertés individuelles et a appelé la Turquie au « respect de l’Etat de droit ».
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Pour Macron, les évolutions récentes de la Turquie ne « permettent aucune avancée » dans ses relations avec l’UE

Le président français a notamment évoqué des visions différentes sur le respect des libertés individuelles et a appelé la Turquie au « respect de l’Etat de droit ».



Le Monde
 |    05.01.2018 à 17h39
   





                        



   


Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré vendredi que les « évolutions récentes » en Turquie dans le domaine des droits de l’homme excluaient toute « avancée » dans les négociations d’adhésion de ce pays à l’Union européenne.
« Il faut sortir de l’hypocrisie qui consiste à penser que l’on peut ouvrir de nouveaux chapitres dans la négociation avec l’Union européenne [UE], ce n’est pas vrai », a tranché le président lors d’une conférence de presse aux côtés de Recep Tayyip Erdogan, invité à Paris vendredi. En réponse, M. Erdogan a déclaré que la Turquie était « fatiguée » d’attendre une éventuelle adhésion à l’Union européenne. « On ne peut pas en permanence implorer une entrée dans l’UE », a-t-il estimé devant la presse.

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« Respecter l’Etat de droit »
M. Macron a évoqué la « relation économique forte » qu’entretiennent la France et la Turquie, et salué la « coopération exemplaire » des deux pays – et de l’UE – en matière de lutte contre le terrorisme. Il a également invité son homologue à une coopération dans la construction de la paix en Syrie.
Mais le président français a surtout souligné des « visions différentes » sur les libertés individuelles entre les deux pays. Le chef de l’Etat a assuré qu’il avait évoqué avec le président turc les cas de plusieurs universitaires ou journalistes poursuivis en Turquie, et a appelé M. Erdogan à « respecter complètement l’Etat de droit » sur cette question. M. Erdogan a assuré qu’il demanderait au ministère de la justice des informations sur la liste de noms et d’organisations que lui a fournie M. Macron.
Ce dernier a également insisté sur l’importance de « l’ancrage de la Turquie au sein de la Convention européenne des droits de l’homme ». A défaut d’une adhésion, le président français a ainsi proposé à la Turquie un « partenariat » avec l’UE.
« Il faut (…) regarder si on ne peut pas repenser cette relation non pas dans le cadre du processus d’intégration mais peut-être d’une coopération, d’un partenariat avec [pour] finalité (…) de préserver l’ancrage de la Turquie et du peuple turc dans l’Europe et de faire que son avenir se construise en regardant l’Europe et avec l’Europe. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les indépendantistes ont obtenu la majorité absolue au Parlement catalan, mais leurs divisions et la situation judiciaire rendent difficile l’émergence d’un gouvernement.
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La justice espagnole refuse de libérer l’indépendantiste Oriol Junqueras

Les indépendantistes ont obtenu la majorité absolue au Parlement catalan, mais leurs divisions et la situation judiciaire rendent difficile l’émergence d’un gouvernement.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 14h25
   





                        



   


La justice espagnole a refusé, vendredi 5 janvier, la demande de libération du numéro deux de l’indépendantisme catalan, Oriol Junqueras, toujours incarcéré pour « rébellion » et « sédition ». Chef de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), il a été arrêté au début de novembre 2017 à la suite de la proclamation d’indépendance unilatérale faite par le gouvernement régional le 27 octobre.
Pour les magistrats, il y a bien dans le dossier « des indices de commission des délits de rébellion, sédition et malversation de fonds de la part de M. Junqueras, incarcéré depuis deux mois ».
En outre, la possibilité de répéter de tels délits ne peut être écartée, « car aucune donnée ne permet de déduire que le plaignant a l’intention d’abandonner la voie qu’il a suivie jusqu’à maintenant ».
Imbroglio au Parlement
En théorie, cette décision du tribunal empêchera donc Oriol Junqueras d’assister à la séance inaugurale du Parlement de Catalogne, prévue le 17 janvier. C’est un coup dur pour le bloc indépendantiste, puisque l’ancien président de la région, Carles Puigdemont, est toujours exilé à Bruxelles, alors que son parti est arrivé en deuxième position aux dernières élections régionales, derrière le parti libéral et « unioniste », Ciudadanos. Le parti d’Oriol Junqueras, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), est arrivé en troisième position.

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          Ce qu’il faut retenir des élections régionales en Catalogne



La cour se défend de tout procès politique, soulignant que le fait d’être indépendantiste « est légitime, puisque la Constitution admet la défense de n’importe quelle position politique ». Mais cela doit se faire « sans commettre de délit », argumentent les magistrats.
Les indépendantistes catalans ont obtenu la majorité absolue au Parlement en nombre de sièges, mais leurs divisions et la situation judiciaire des leadeurs du bloc rendent très difficile l’émergence d’un futur gouvernement catalan. Huit députés ne peuvent pas siéger car ils sont soit en fuite soit en prison.
S’ils ne peuvent sortir de prison ou s’ils restent en exil, ils pourraient céder leur siège au candidat suivant sur la liste aux élections régionales. Quant à Carles Puigdemont, il avait déclaré, après les élections, être prêt à prendre le risque de rentrer en Catalogne pour diriger les indépendantistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le tribunal administratif de Nancy avait suivi l’avis exprimé fin juillet par les médecins, qui s’étaient prononcés pour un arrêt des soins d’Inès.
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Fin de vie : le Conseil d’Etat valide l’arrêt des soins d’une adolescente dans le coma, contre l’avis des parents

Le tribunal administratif de Nancy avait suivi l’avis exprimé fin juillet par les médecins, qui s’étaient prononcés pour un arrêt des soins d’Inès.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 17h08
   





                        


Le Conseil d’Etat a validé, vendredi 5 janvier, la possibilité que les médecins de l’hôpital de Nancy puissent procéder à l’arrêt des soins d’une adolescente de 14 ans, dans un état végétatif depuis juin, mais que les parents refusent de laisser mourir.
Le père et la mère de l’adolescente, prénommée Inès, avaient saisi en référé (procédure d’urgence) la plus haute juridiction administrative pour s’opposer à la décision du tribunal administratif de Nancy qui, le 7 décembre, avait validé l’avis exprimé fin juillet par les médecins au terme d’une procédure collégiale. Le Conseil d’Etat avait procédé à une audience sur le sujet le 28 décembre.

        Lire le compte-rendu :
         

          Fin de vie : le Conseil d’Etat doit statuer sur le cas d’une adolescente dans un « état végétatif persistant »



Inès souffre d’une maladie neuromusculaire auto-immune. Elle est hospitalisée depuis juin au CHRU de Nancy à la suite d’une crise cardiaque. Après des soins, les médecins ont jugé son cas sans espoir et ont lancé une procédure visant à l’arrêt des traitements, conformément à la loi de 2016 sur la fin de vie.
Opposition de la famille
« Il appartient au médecin compétent d’apprécier si et dans quel délai la décision d’arrêt de traitement doit être exécutée compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’espèce », estime le Conseil d’Etat dans sa décision, ajoutant que l’arrêt des soins « imposera en tout état de cause à l’hôpital de prendre les mesures nécessaires pour sauvegarder la dignité de la patiente et de lui dispenser les soins palliatifs nécessaires ».
« Selon les termes de la loi et son interprétation par le Conseil constitutionnel, il appartient au médecin en charge d’un patient, lorsque ce patient est hors d’état d’exprimer sa volonté, de prendre la décision d’arrêter ou de ne pas mettre en œuvre, au titre du refus de l’obstination déraisonnable, les traitements qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou sans autre effet que le seul maintien artificiel de la vie. »
En novembre, une expertise médicale ordonnée par le tribunal administratif de Nancy a conclu au caractère « déraisonnable » du maintien de l’assistance respiratoire et de la sonde gastrique de l’adolescente. « Le caractère irréversible des lésions neurologiques est certain », ajoutaient les trois médecins chargés de l’expertise.
C’est sur ce travail que c’est appuyé le tribunal administratif pour rejeter le recours des parents de l’adolescente, qui refusent l’arrêt des soins. « Notre fille nous appartient, pas aux médecins », affirme la mère d’Inès. « Tant qu’il n’y a pas de certitude, c’est comme si j’autorisais son crime, justifie-t-elle. Je trouve qu’elle est consciente par moments. »
Les parents d’Inès ont décidé, selon Abdelbaki Bouzidi, leur avocat, de saisir en urgence la Cour européenne des droits de l’homme contre cette décision. Le médecin réanimateur de l’hôpital de Nancy, qui suit Inès depuis le début, avait dit à l’audience du 28 décembre que rien ne se ferait dans la précipitation. Autrement dit, l’hôpital va attendre la décision de la cour de Strasbourg, même si, en droit, rien ne l’y oblige.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Alors que le mouvement a perdu en intensité depuis quarante-huit heures, les spécialistes de la région tirent les premières leçons de la « révolte des œufs ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Iran : que traduisent les manifestations de ces derniers jours ?

Alors que le mouvement a perdu en intensité depuis quarante-huit heures, les spécialistes de la région tirent les premières leçons de la « révolte des œufs ».



Le Monde
 |    05.01.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 15h30
   





                        



   


Le mouvement de protestation en Iran, qui avait débuté voici une semaine, semble avoir perdu en intensité ces derniers jours, les autorités ayant notamment déployé un important dispositif de sécurité. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont toutefois fait état de petites manifestations, jeudi 4 janvier dans la soirée, mais sans qu’il soit possible de vérifier leur authenticité. Aucune manifestation n’a eu lieu ces trois derniers jours dans la capitale, Téhéran.
Pour la troisième journée de suite, de nouveaux rassemblements de soutien au régime ont, en revanche, été organisés vendredi après la prière collective, dans la province de Téhéran et dans plusieurs villes de province, pour condamner les « fauteurs de troubles », selon les images diffusées par la télévision d’Etat.

        Lire :
         

          En Iran, de nouveaux rassemblements de soutien au pouvoir



Au terme de cette semaine, tous les observateurs s’accordent pour reconnaître que ce sont des raisons économiques qui se trouvent à l’origine du mouvement de contestation sur l’ensemble du territoire. Mais la plupart d’entre eux considèrent en même temps que le mécontentement général traduit autre chose. C’est ce que montrent plusieurs tribunes publiées par Le Monde.
L’écart entre le pouvoir et la société se creuse
« On demande désormais la fin du régime, non pas tant pour davantage de démocratie, mais par désespoir sur la capacité de la théocratie à satisfaire aux demandes des catégories fragiles », relève le sociologue Farhad Khosrokhavar.
« La révolte est beaucoup plus celle des “va-nu-pieds” que des classes moyennes : elle témoigne de la misère, de la baisse du niveau de vie dans une société où la rente pétrolière enrichit indûment, et par la corruption, les élites du régime », ajoute M. Khosrokhavar, selon qui ce mouvement montre que l’écart entre le pouvoir et la société se creuse de manière inexorable, le régime ayant perdu toute légitimité, car le système est bloqué.
L’universitaire Firouzeh Nahavandi insiste, quant à elle, sur le fait que les jeunes, « très présents » dans la contestation (même si celle-ci « touche toutes les catégories d’Iraniens désespérés, pris à la gorge et ne voyant aucune perspective d’avenir »), aspirent « en priorité, à l’amélioration de leur situation économique et à l’accès à un travail décent et en concordance avec leur niveau de formation ».
Le « cercle des intimes » et les « fils de… »
Sur ce plan, souligne l’universitaire, l’échec du régime est cuisant : « Le taux de chômage des jeunes, souvent très diplômés, se situe entre 30 % et 50 %. » Mme Nahavandi explique notamment que « dans le système iranien, les postes disponibles ou les meilleurs sont accaparés par les proches du régime, le “cercle des intimes” et leurs enfants, les “fils de…”, signe de l’un des échecs les plus importants de la révolution, qui se voulait populaire et qui a abouti à une croissance des inégalités. »
« De manière générale, confrontés à la répression du régime, les jeunes ont surtout fait le choix de défier le pouvoir, non pour demander de changement politique de grande envergure, mais pour des réformes concrètes », relève la professeuse d’université.
La crise de ces derniers jours traduit aussi une remise en cause de la politique du gouvernement iranien au Moyen-Orient. Les manifestants ont demandé des comptes au pouvoir, qui d’un côté prétend manquer de ressources pour améliorer le quotidien des Iraniens mais de l’autre finance par exemple les projets du Hezbollah au Liban, ou la guerre contre l’organisation Etat islamique en Irak et Syrie.
Le professeur Mohammad-Reza Djalili fait, lui, remarquer que ce n’est pas le président, Hassan Rohani, qui a la main sur la politique régionale de l’Iran, mais les gardiens de la révolution, piliers du régime et garant de l’ordre révolutionnaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Dans un Yémen épuisé par le conflit entre les forces du président Hadi et les rebelles houtistes, la ville de Marib profite d’une paix relative. Cette situation rare attire des habitants du nord du pays.
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Yémen : Marib, en marge de la guerre

Dans un Yémen épuisé par le conflit entre les forces du président Hadi et les rebelles houtistes, la ville de Marib profite d’une paix relative. Cette situation rare attire des habitants du nord du pays.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 17h58
    |

            Louis Imbert (Marib, Yémen, envoyé spécial)








                        



                                


                            

L’Etat, à Marib, a la voix qui ne porte guère. Il faut tendre l’oreille pour écouter le gouverneur Sultan Al-Arada qui reçoit, souriant, bonhomme, jusque tard dans la nuit, dans un complexe de bâtiments sous haute protection, hérissé de points de contrôle et de barrières à clous, où des hommes en armes vaquent entre palmiers dattiers et jujubiers.
Le gouverneur Al-Arada, 59 ans, figure respectée de l’une des tribus les plus puissantes de la région, les Abida, règne sur une localité qui comptait moins de 40 000 âmes en 2014, avant la guerre. Marib est le chef-lieu d’une région tribale et déshéritée du nord-est du Yémen, où Al-Qaida a très tôt prospéré. « Des gens simples », dit avec condescendance un fonctionnaire, recruté par le gouverneur dans la capitale, Sanaa.
Pourtant, depuis trois ans que l’Etat yéménite s’éparpille aux quatre vents, Marib prend de l’importance. La population de la ville s’est multipliée par deux, par trois, par quatre… On ne trouve pas deux responsables pour avancer le même chiffre. Ce qui compte, c’est que Marib soit en paix, ou plus ou moins, et que cette situation, rare et enviable au Yémen, attire des habitants en provenance de toutes les provincesdu nord du pays. C’est une crise humanitaire – de nombreux déplacés peinent à se nourrir – et une chance pour la province, tout à la fois. Marib est une ville-champignon. Elle croît discrètement, dans son coin de désert. L’avenir semble lui sourire, puisque la guerre ne finit pas.
Sultan Al-Arada est un homme prudent. Il témoigne de ses excellentes relations avec les puissants du pays, tout en reconnaissant que sa province « se gouverne plus ou moins seule ». Sanaa n’est pourtant pas loin : à 170 kilomètres plein ouest, à travers des lacets de montagne, à quelques heures de route. Mais la capitale reste sous contrôle de la rébellion houthiste, descendue des hauts plateaux du Nord, en septembre 2014.
Le 4 décembre, les rebelles houthistes ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Vingt-cinq départements sont en vigilance orange. La tempête a fait cinq morts et deux disparus, deux personnes âgées activement recherchées.
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La tempête Eleanor fait un cinquième mort

Vingt-cinq départements sont en vigilance orange. La tempête a fait cinq morts et deux disparus, deux personnes âgées activement recherchées.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 07h07
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 17h06
   





                        


Le calme revenait en France et notamment dans les Alpes, vendredi 5 janvier, après le passage de la tempête Eleanor, qui a fait cinq morts et deux disparus depuis mercredi. Mais le risque d’avalanche persiste, privant de pistes des milliers de skieurs.
Des crues importantes, favorisées par les pluies et les vents violents d’Eleanor, nécessitent une vigilance particulière. Le temps restera pluvieux dans le Centre, le Sud-Ouest et l’Est, où vingt-cinq départements sont en alerte orange en raison du passage de la tempête.
Cinq morts et deux disparus
Cette quatrième tempête de l’hiver a coûté la vie à cinq personnes dans les Alpes : un skieur de 21 ans en Haute-Savoie mercredi ; une nonagénaire morte jeudi dans sa maison inondée dans l’Isère ; un agriculteur retrouvé jeudi sous une coulée de neige en Savoie ; un pompier volontaire de 64 ans a également perdu la vie après être tombé dans un torrent en crue lors d’une intervention entre Isère et Savoie, selon le parquet de Grenoble. Vendredi, un ouvrier a également été tué et un autre gravement blessé à Choisy (Haute-Savoie) sur le chantier de rénovation d’une ferme « fragilisé par la tempête », selon le parquet d’Annecy qui a ouvert une enquête.
Vingt-six personnes ont également été blessées, dont quatre grièvement, selon le dernier bilan donné, jeudi soir, par le ministère de l’intérieur.
Un citoyen allemand propriétaire d’une résidence secondaire à Rouvres-sur-Aube (Haute-Marne) est porté disparu depuis jeudi après-midi, alors qu’il se trouvait à proximité d’une rivière en crue dans son village. D’importants moyens de recherche sont déployés pour le retrouver, a-t-on appris vendredi de la préfecture.
« Un citoyen allemand âgé de 70 ans, qui a des difficultés pour se mouvoir, a disparu », probablement emporté par l’Aube en crue, a déclaré Françoise Souliman, la préfète de la Haute-Marne, qui s’est rendue sur les lieux.
Un octogénaire qui avait quitté son domicile vers 19 heures pour observer la montée des eaux du Ternin est également porté disparu depuis jeudi soir dans le village de Lucenay-l’Evêque, au nord d’Autun, en Saône-et-Loire, que traverse une rivière actuellement en crue, selon des sources concordantes. Une enquête judiciaire est en cours et d’importants moyens de recherche sont mis en œuvre avec hélicoptère et équipes cynophiles, a annoncé le parquet de Chalon-sur-Saône.

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                La tempête Eleanor a fait un troisième mort



Quatorze départements en vigilance orange
Depuis mardi soir, une grande partie de la France avait été placée en état d’alerte par Météo France. Aux vents violents ont succédé des pluies intenses et un redoux qui a fait fondre la neige et gonfler les cours d’eau. Dans son dernier bulletin, le service de prévisions maintient quatorze départements en vigilance orange crues comme l’Ain, la Seine dans la région de Rouen, la Garonne et la Dordogne en Gironde, et d’autres dans le Grand Est ou en Franche-Comté. A Lyon, le Rhône et la Saône sont sortis de leur lit, de même que la Seine à Rouen jeudi soir.
Les cumuls de pluies ont été impressionnants par endroits. Météo France a enregistré « 50 à 70 litres par mètre carré sur le relief du Jura et des Hautes Vosges, plus ponctuellement 70 à 100 litres par mètre carré près des sommets du Haut Jura et de 130 à 160 litres par mètre carré dans le secteur du ballon d’Alsace ».
Fort risque d’avalanche dans les massifs savoyards 
Dans les Alpes, le risque d’avalanche n’est plus maximal mais reste « marqué » à « fort », soit de 3 ou 4 sur une échelle de 5. « On appelle à la vigilance extrême : la neige est instable après des pluies en altitude. Le ski hors piste est très fortement déconseillé », fait savoir une porte-parole de Val-Thorens, plus haute station d’Europe, à 2 300 mètres d’altitude. Les domaines skiables rouvrent progressivement après d’intenses efforts de sécurisation, comme à Tignes - Val-d’Isère, en Savoie. A Val-Thorens, seules cinq remontées à très haute altitude resteront fermées.
En Haute-Savoie, une centaine de personnes de l’Etelley, un hameau proche de la station de Morillon, ont été évacuées jeudi par mesure de précaution. Le préfet de l’Isère a demandé aux vacanciers de ne pas anticiper leur retour, car des axes sont toujours en cours de déblaiement.
Craintes sur les routes
Les craintes se situent maintenant sur les routes, où des dizaines de milliers de vacanciers sont attendus samedi avec la fin des vacances scolaires.
Bison futé a classé la journée orange en Auvergne - Rhône-Alpes dans le sens des retours et invite à quitter les stations de sports d’hiver avant 9 heures ou après 16 heures. Sans compter que des dizaines de coulées de boue, de neige et éboulements perturbent encore la circulation et isolent des villages, comme celui de Lovettaz, au-dessus de Chambéry, ou ceux de Villard-Reymond et d’Oulles, dans le massif de l’Oisans, dans l’Isère.
Des centaines d’interventions de pompiers jeudi
Selon le dernier bilan du ministère de l’intérieur, cette tempête a nécessité 9 200 interventions de pompiers à travers le pays. Jeudi, les pompiers ont procédé à plusieurs centaines d’interventions en Savoie, Haute-Savoie et dans l’Isère, et de nombreux axes routiers locaux demeurent coupés.
La Corse a été frappée par des incendies « d’une intensité exceptionnelle en plein hiver », selon la préfecture, en raison de vents violents et de sols secs. Plus de 2 000 hectares de végétation ont été touchés par des incendies. En fin d’après-midi jeudi, ils étaient maîtrisés, bien que toujours actifs en Haute-Corse, à Sant’Andréa-di-Cotone (1 000 hectares) et à Chiatra (650 hectares).
Moins de 2 000 foyers sans courant
Plus aucun foyer n’était privé d’électricité en France métropolitaine, selon un bilan d’Enedis à 19 h 30 jeudi. En Corse, moins de 2 000 foyers demeuraient sans courant contre 15 000 quelques heures plus tôt, selon EDF.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Des mesures sur ce sujet sensible sont attendues lors du comité interministériel de la sécurité routière du 9 janvier.
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Sécurité routière : plusieurs leviers  pour baisser la mortalité

Des mesures sur ce sujet sensible sont attendues lors du comité interministériel de la sécurité routière du 9 janvier.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 11h25
    |

            Rafaële Rivais et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

L’affaire est délicate : comment imposer de nouvelles contraintes aux automobilistes, afin de sauver des vies, sans être accusé de vouloir remplir les caisses de l’Etat ? Le premier ministre, Edouard Philippe, devrait néanmoins annoncer une baisse de la vitesse sur les routes secondaires, dont les deux voies ne sont pas séparées par une barrière, à l’issue d’un comité interministériel de la sécurité routière (CISR) qu’il réunira mardi 9 janvier. Les voitures devraient alors rouler à 80 km/h, au lieu de 90 actuellement, sur ce réseau où se produisent les deux tiers des accidents.
A Matignon, on reconnaît que la mesure « va susciter les débats parce qu’elle aura un impact sur le quotidien des Français ». Ils devront lever le pied, faute de quoi ils seront flashés par des radars. « C’est épidermique, chez nos adhérents ! », proteste Daniel Quero, le président de 40 Millions d’automobilistes, qui a été reçu poliment par deux conseillers, jeudi 4 janvier. Un certain nombre d’élus locaux ont d’ailleurs alerté l’exécutif des risques de mécontentement qu’elle pourrait provoquer. Mais Edouard Philippe y tient. Dès la mi-décembre, il s’y est déclaré « favorable (…) à titre personnel ».
« De la pédagogie, de la pédagogie, de la pédagogie »
La solution pour éviter que le mécontentement se cristallise ? « De la pédagogie, de la pédagogie, de la pédagogie », répond-on en chœur, au sein de l’exécutif. Et pour cause : « Les automobilistes ne comprennent pas cette mesure », répète M. Quero qui, lui-même, lui dénie tout fondement. « Nous devons réussir à convaincre que cela a un lien direct avec la baisse de la mortalité sur les routes. C’est comme pour les vaccins, c’est fait pour sauver des vies ! », explique un conseiller à Matignon. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, interrogé jeudi sur BFM-TV/RMC, a ainsi rappelé que « l’abaissement de 10 km/h permettrait d’éviter 300 à 400...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Cette vidéo où le youtubeur vedette se met en scène à proximité d’un cadavre interroge la responsabilité de la plate-forme, déjà largement critiquée.
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Le scandale Logan Paul met en lumière les gros défauts de modération sur YouTube

Cette vidéo où le youtubeur vedette se met en scène à proximité d’un cadavre interroge la responsabilité de la plate-forme, déjà largement critiquée.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 14h17
    |

            Pauline Croquet








                        



   


2017 fut une annus horribilis pour YouTube et son système de modération. 2018 ne s’ouvre pas franchement sous les meilleurs auspices non plus, avec le scandale autour du youtubeur américain Logan Paul, qui a publié mardi 2 janvier une vidéo dans laquelle il se met en scène à proximité d’un cadavre.
Au cours des derniers mois, la plate-forme de partage de vidéos a dû faire face à plusieurs vagues de critiques, avec entre autres PewDiePie, l’un de ses youtubeurs stars, publiant des contenus antisémites, un boycottage des annonceurs publicitaires qui se voyaient affichés sur des vidéos controversées, ou encore plus récemment le fait que des enfants étaient exposés à des contenus inappropriés et choquants.
Mardi, après avoir vilipendé Logan Paul pour sa vidéo jugée indécente, internautes et observateurs ont blâmé un second responsable : la plate-forme YouTube elle-même, qui est restée relativement mutique face à ce fiasco.
« Bien sûr, YouTube est absolument complice de ce genre de choses, en ce sens que tout leur modèle économique, l’étendue de leur système de création de revenus repose fondamentalement sur des gens comme Logan Paul », assure au magazine spécialisé Wired Sarah T. Roberts, professeuse auxiliaire en études de l’information à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), qui dénonce le fait que YouTube s’octroie une part des revenus publicitaires des vidéastes.
La plate-forme, détenue par Google, a toujours oscillé entre une nécessité évidente de modérer les contenus postés et une certaine aversion pour la censure, se voulant un espace de liberté où chacun peut partager ses contenus. Le cas Logan Paul est un condensé des nombreuses failles de cette méthode de funambule.

        Lire le portrait :
         

          Qui est Logan Paul, le youtubeur qui a fait scandale en se filmant près d’un cadavre ?



Modération opaque
Publiée le jour du réveillon du Nouvel An, la vidéo controversée de Logan Paul, où il se met en scène avec des amis dans la forêt japonaise d’Aokigahara tristement célèbre pour ses suicides, est restée en ligne entre vingt-quatre et quarante-huit heures, avant d’être retirée par l’auteur lui-même. Elle a eu le temps de dépasser les 6 millions de vues et de s’afficher dans les tendances de YouTube, un espace qui met en avant les contenus populaires. On ne peut pas dire qu’elle soit passée inaperçue, même dans le total de 400 heures de vidéos postées chaque minute sur le site par les créateurs. Et tout cela sans que YouTube réagisse.
La modération de YouTube s’appuie sur un passage en revue humain et des logiciels d’apprentissage. Mais celui-ci n’intervient pas automatiquement ; et ce même si le youtubeur est une star, même si la vidéo dépasse un grand nombre de vues ou se retrouve dans le top des tendances. On imagine toutefois mal que les équipes de la plate-forme n’aient pas eu les images sous les yeux. Notamment, parce qu’au regard du tombereau de critiques reçues par le vidéaste, celle-ci a dû être signalée par les internautes, ce qui engendre en principe une révision des modérateurs. Mais celles-ci sont opaques : il n’existe pas d’historique ou de suivi des contenus signalés.
Un membre du programme « Trusted Flagger », des bénévoles de confiance qui se chargent de signaler les vidéos et commentaires inappropriés, a assuré sur Twitter que « YouTube a manuellement vérifié la vidéo, ils ont décidé de la laisser en ligne sans même une restriction d’âge ».

Logan Paul's video was reported and YouTube manually reviewed it; they decided to leave it up without even an age r… https://t.co/ciYl1AzPAx— TrustedFlagger (@Ben)


require(["twitter/widgets"]);

Dans la foulée du scandale, YouTube a admis mardi que la vidéo contrevenait pourtant à ses conditions d’utilisation en matière de contenus visuels violents :
« Nos pensées vont à la famille de la personne montrée dans la vidéo. YouTube interdit les contenus violents ou explicites publiés de manière sensationnelle dans le but de choquer, ou de porter atteinte au respect des individus. Si une vidéo est choquante, elle ne peut rester sur la plate-forme qu’accompagnée des mentions pédagogiques, documentaires ou informatives appropriées et, dans certains cas, elle peut être soumise à une limite d’âge. Nous travaillons en partenariat avec des services d’écoute et de prévention, tels que la Suicide Prevention Life Line afin de fournir des ressources éducatives que nous intégrons à notre centre de sécurité YouTube. »
Le youtubeur s’est également vu adresser un « strike », un avertissement pour violation des conditions d’utilisation. Lorsqu’un utilisateur reçoit trois de ces cartons jaunes en trois mois, son compte peut être supprimé.
L’algorithme mis en défaut
Ces règles écrites restent malgré tout relativement floues. En entretenant cette ambiguïté autour de ce qui précisément peut être supprimé ou démonétisé (en désactivant la publicité), la plate-forme peut être amenée à prendre des décisions contradictoires. Mais elle permet également aux créateurs de jouer avec les limites du règlement pour tenter de contourner le système. Dans le cas de Logan Paul, celui-ci n’a pas activé la monétisation de sa vidéo (il s’en vante d’ailleurs au début de celle-ci) ; il a aussi par exemple flouté certains passages et introduit des avertissements. Ce qui n’empêche pas la vidéo de contrevenir aux règles de YouTube.
Les observateurs n’ont pas non plus manqué de relever qu’une fois encore ce scandale montre que « le problème de la modération de contenu ne se résoudra pas en appliquant un soupçon de logiciel ». La MIT Technology Review fait ici référence à l’algorithme de détection qui se base sur les images, le son, mais aussi les descriptions autour de la vidéo, dont le titre. Celui de la vidéo incriminée, « Nous avons trouvé un cadavre dans la forêt japonaise des suicides » et la vignette d’illustration, où figurait en arrière-plan la dépouille, n’ont semble-t-il pas éveillé les soupçons du logiciel. Pourtant, Susan Wojcicki, la directrice générale de YouTube, l’affirme, déployée depuis juin, « cette technologie a permis d’examiner et de signaler un volume de contenus qui aurait nécessité 180 000 personnes travaillant quarante heures par semaine pour le même résultat ».
De plus, Logan Paul a beau avoir supprimé sa vidéo, celle-ci continue de figurer sur YouTube. De nombreuses copies (« reuploads »), extraits, ou citations persistent sur le site. Certaines ont même figuré, elles aussi, dans le top des tendances du site avant d’être supprimées.

The Logan Paul re-uploads are now #2 and #20 on trending.... what... https://t.co/zKgYNlAY8W— piamuehlenbeck (@Pia Muehlenbeck)


require(["twitter/widgets"]);

La plate-forme aura du mal à endiguer ces multiplications. Les vidéos disparaîtront éventuellement si le logiciel les filtre ou si elles sont signalées. Pour éviter cela, nombre de copycats ont d’ailleurs pris soin de censurer les images choquantes pour capitaliser tout de même sur la curiosité des internautes.
Encourager le sensationnalisme
En filigrane de cette débâcle qui sera peut-être rapidement oubliée, « il y a une plus grande conversation à avoir : dans quelle mesure YouTube encourage-t-il ouvertement et tacitement les individus à verser dans le scandaleux [quand ils produisent des contenus] ? », s’interroge Sarah T. Roberts, professeuse à l’UCLA sur le site Buzzfeed.
YouTube favorise d’une certaine manière les méthodes sensationnalistes de ses créateurs lorsque notamment elle les met à l’honneur. Paul Logan, par exemple, a été recruté pour interpréter le personnage principal de deux webséries YouTube Red Original. Bien que le site permette à tout le monde de proposer ses vidéos, les succès faramineux de certains vidéastes, comme PewDiePie, dessinent au fur et à mesure le profil d’un youtubeur type et rentable : provocateur, surexcité et branché. YouTube apporte aussi de la logistique (conseil, mise à disposition de studios) aux youtubeurs les plus populaires.
Il y a quelques semaines, Google a annoncé vouloir étendre son équipe de modération à 10 000 personnes en 2018 et poursuivre ses investissements pour que les logiciels poursuivent leur apprentissage et s’améliorent. Conscients du pouvoir médiatique que les gros réseaux sociaux, tels Facebook, Twitter mais également YouTube, détiennent désormais – et face à la multiplication des affaires ces derniers mois –, gouvernements, utilisateurs et spécialistes les exhortent de plus en plus à faire preuve de transparence et à tenir un engagement moral.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ En l’absence de statistiques, l’OMS considère toutefois qu’il est prématuré de spéculer sur l’ampleur du problème parmi la population.
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L’addiction aux jeux vidéo sera bientôt reconnue comme une maladie par l’OMS

En l’absence de statistiques, l’OMS considère toutefois qu’il est prématuré de spéculer sur l’ampleur du problème parmi la population.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 17h09
   





                        


Le « trouble du jeu vidéo » (gaming disorder) sera bientôt une maladie aux yeux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est ce qu’a annoncé un porte-parole de l’instance, vendredi 5 janvier à Genève, précisant que les risques d’addiction liés à ce « trouble » seraient ajoutés à la onzième liste de la classification internationale des maladies (CIM), qui sera publiée en juin.
La définition courante de ce gaming disorder est « un comportement lié aux jeux vidéos sur Internet ou hors ligne, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité croissante accordée au jeu par rapport à d’autres activités, au point qu’il prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt », a expliqué le porte-parole Tarik Jasarevic. Parmi les autres symptômes figurent « la poursuite et l’augmentation de l’activité de jeu malgré l’apparition de conséquences négatives ».
Selon les experts de l’OMS, un individu doit montrer une addiction anormale au jeu pendant au moins un an avant d’être diagnostiqué comme souffrant de ce trouble, qui va être classé comme « un comportement addictif », a ajouté le porte-parole.

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                « Certains adolescents fragiles vont vers le jeu vidéo pour fuir une réalité douloureuse »



Absence de statistiques
Il a cependant ajouté qu’il était prématuré de spéculer sur l’ampleur du problème. « Le trouble du jeu vidéo est un concept relativement nouveau et les données épidémiologiques dans la population n’ont pas encore été rassemblées », a-t-il souligné.
Malgré l’absence de statistiques, « les experts de la santé sont d’accord pour dire qu’il y a un problème » et que la prochaine inclusion du gaming disorder dans la CIM est une étape « appropriée », a affirmé M. Jasarevic.
« Il y a des gens qui appellent à l’aide », a-t-il poursuivi, en notant que la reconnaissance formelle de leur condition contribuera à déclencher de nouvelles recherches et de nouvelles ressources pour combattre ce problème.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le colonel Auguste Denise Barry est accusé d’avoir mis en place un mouvement insurrectionnel pour déstabiliser le régime actuel.
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Compte rendu

Au Burkina Faso, un ancien ministre de la sécurité inculpé « d’atteinte à la sûreté de l’Etat »

Le colonel Auguste Denise Barry est accusé d’avoir mis en place un mouvement insurrectionnel pour déstabiliser le régime actuel.

Par                                            Morgane Le Cam (Ouagadougou, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-01-05T17:07:31+01:00"

        Le 05.01.2018 à 17h07






    
Le colonel Auguste Denise Barry.
Crédits : Sophie Garcia_hanslucas.com


Après deux ans et demi d’ombre, le colonel Auguste Denise Barry revient dans la lumière, malgré lui. Le bras droit de Yacouba Isaac Zida, l’ancien premier ministre de la transition, a été, selon le parquet militaire, inculpé, jeudi 4 janvier, d’« atteinte à la sûreté de l’Etat » et écroué à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA).
L’ancien ministre de la sécurité avait été arrêté par la gendarmerie nationale à Ouagadougou le 29 décembre 2017. Selon l’acte d’instruction que Le Monde Afrique a pu consulter, il lui est reproché « de prévoir avec d’autres personnes la déstabilisation du régime en place par un mouvement insurrectionnel ».
« La tentative est claire et avérée, assure une source sécuritaire. Le colonel Barry voulait se baser sur les organisations de la société civile afin de monter des manifestations prévues pour le 30 décembre dans le but de déstabiliser le pays », poursuit notre source, qui évoque de fortes sommes données à ces associations. « Une importante somme d’argent a été saisie », a confirmé le parquet militaire dans un communiqué. En parallèle, le colonel Auguste Denise Barry aurait contacté des éléments des forces de défense et de sécurité afin de s’assurer de leur soutien. En vain. « L’un d’entre eux a parlé et divulgué son plan », ajoute notre source.
Soupçons de coup d’Etat
Entendu jeudi, le colonel Barry rejette en bloc ces accusations. « Il attend qu’on lui présente ce qu’on lui reproche exactement », affirme un connaisseur du dossier, précisant qu’aucun élément précis et factuel sur le chef d’accusation d’atteinte à la sûreté de l’Etat n’a pour l’instant été présenté à l’intéressé.

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Ministre de la sécurité éphémère sous l’ancien régime du président Blaise Compaoré, en 2011, le colonel Barry avait continué au même poste sous la transition, avant d’être remercié, en juillet 2015, suite à ce que les Burkinabés surnomment la « troisième crise du RSP ». Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde rapprochée de M. Compaoré, dissoute après le putsch manqué de septembre 2015, était en conflit ouvert depuis des mois avec le premier ministre de la transition, Yacouba Isaac Zida.
En juin 2015, des militaires de l’ex-RSP ont été accusés de fomenter un coup d’Etat et même un complot visant à abattre l’avion du premier ministre. Fantasme ou réalité, le président de la transition, Michel Kafando, trouva sa solution : déboulonner Auguste Denise Barry, proche de M. Zida, à qui la hiérarchie militaire reprochait d’instrumentaliser des organisations de la société civile afin de demander une réforme de l’armée et la dissolution du RSP.
Règlement de comptes
Depuis juillet 2015, le colonel était resté discret, profitant de son éloignement du pouvoir pour créer son institut, le Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS), en septembre 2016. A Ouagadougou, une partie de l’opinion lie son arrestation aux contradictions qui l’opposent à la hiérarchie militaire depuis la création de ce centre, qui s’apprêtait à publier une étude sur l’état des forces de défense et de sécurité au Burkina Faso. De source proche du dossier, un règlement de comptes n’est pas à exclure dans la mesure où « le colonel se savait surveillé depuis quelques temps ».

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Tentative de putsch avérée ou bagarre politique… Ce n’est en tout cas pas la première tentative de déstabilisation des institutions annoncée par les autorités depuis leur arrivée au pouvoir, fin 2015. En janvier 2016, des éléments de l’ex-RSP avaient été accusés,, après l’attaque de la poudrière de Yimdi, de fomenter un complot militaire. Huit mois plus tard, Simon Compaoré, le ministre de la sécurité, avait cette fois annoncé avoir déjoué une tentative de déstabilisation des institutions orchestrée, là encore, par l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré.
Inculpé, le colonel Auguste Denise Barry devra donc prolonger son séjour à la MACA . Et continuer à en partager les couloirs décrépis avec l’ancien chef du RSP, le général Gilbert Diendéré, et ses hommes, qui y sont écroués depuis leur coup d’Etat de septembre 2015, lui aussi avorté.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.
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NDDL : Edouard Philippe reçoit une dernière fois les élus locaux avant de trancher

Les élus concernés par le projet d’aéroport controversé se succèdent à Matignon jusqu’à la semaine prochaine pour faire valoir leurs positions.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 08h26
   





                        



   


Un ultime et vaste tour de table. Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit vendredi 5 janvier les élus locaux concernés par le projet d’aéroport très controversé de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), avant que l’exécutif ne tranche définitivement d’ici à la fin du mois. Maires, présidents d’agglomération, de conseils départementaux, dirigeants régionaux, députés et sénateurs se succéderont à Matignon pour faire valoir leurs positions dans ce dossier ultrasensible, auquel le président de la République, Emmanuel Macron, a promis d’apporter une réponse rapidement.

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Les élus de la Loire-Atlantique — qui ouvrent le bal —, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, qui seront reçus lundi, de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Vendée (mardi 9), ainsi que le bureau du syndicat mixte aéroportuaire (vendredi 12) seront entendus « sur leur conception de ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire mais aussi sur la façon dont ils interprètent le rapport demandé au mois de juin », remis à la mi-décembre, qui propose de choisir entre « le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique » et « le développement d’une nouvelle plate-forme aéroportuaire », a dit mercredi le premier ministre.

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« Phase ultime de concertation »
Cette « phase ultime de concertation », destinée à nourrir le choix final de l’exécutif, permettra aussi d’évoquer l’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, qui sera ordonnée quelle que soit l’option retenue, a promis M. Philippe.
« Il faut que la ZAD [zone d’aménagement différé, rebaptisée “zone à défendre” par les occupants du site] soit démantelée et elle le sera », insiste le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, appuyé par la députée La République en marche (LRM) Sophie Errante, qui attend surtout que soit mis « un terme aux situations de non-respect des droits vécues par les riverains ».
Après avoir laissé la situation s’embourber, « il est temps de passer à autre chose », résume M. de Rugy, qui « en a marre que l’on ne parle de Nantes qu’à travers ça ». L’ex-écologiste, réélu député sous la bannière de LRM, dira vendredi au premier ministre « qu’il n’y a pas de consensus absolu des élus en faveur du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des Landes ». Lui-même est opposé à ce « projet inutile et assez anachronique », et assez isolé parmi les élus mariligériens.

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Six des dix députés du département (neuf LRM, un MoDem), ont clairement dit leur soutien au nouvel aéroport, deux s’en remettent à la décision de l’exécutif et deux autres s’expriment contre (M. de Rugy et Sarah El Haïry). Parmi les cinq sénateurs, seul l’écologiste Ronan Dantec est opposé au projet.
« Je trouve insensé que les grands élus de la Loire-Atlantique s’arc-boutent sur un projet qui n’est en rien vital pour la Loire-Atlantique et pour l’Ouest », plaide ainsi M. Dantec. Quant à Mme El Haïry (MoDem), elle déplore « qu’à force de se préoccuper de cet aéroport, on n’a rien fait d’autre à Nantes ».
« Mise en scène »
Le rapport des trois médiateurs, qui éclaire d’un jour nouveau l’hypothèse d’un réaménagement de l’aéroport existant, sera vendredi sous le feu des critiques de plusieurs élus.

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« Je suis sceptique et je le ferai savoir », annonce ainsi la députée (LRM) Aude Amadou, qui attend des « éléments d’explication ».
« De manière involontaire ou volontaire, le rapport n’intègre pas certains éléments : la problématique de l’évolution du trafic, les problématiques liées aux pollutions sonores et aux particules fines, l’application stricte de la loi littoral », relève le maire (DVG) de Saint-Aignan, commune située en bout de piste de l’actuel aéroport.
« C’est un rapport biaisé, qui présente de graves lacunes », s’insurge de son côté le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, secrétaire du syndicat mixte aéroportuaire. L’ancien président de la région Pays de la Loire dénonce la « mise en scène » de cette consultation, qui « ne servira à rien puisque c’est le président de la République qui prendra la décision ».
D’autres, à l’image du député (LRM) Yves Daniel (6e circonscription de la Loire-Atlantique, celle de Notre-Dame-des-Landes), mettront en avant le « respect du fait majoritaire » en s’appuyant sur le résultat de la consultation locale de juin 2016 à l’issue de laquelle 55,17 % des Mariligériens s’étaient prononcés en faveur du transfert de l’aéroport. « Sinon, prévient-il, il y a énormément de gens qui vont faire un brûlis avec leurs cartes d’électeur, à commencer par moi. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ De chaque côté, un sentiment d’impunité domine. L’agression de fonctionnaires de police, le soir du réveillon du jour de l’An, à Champigny-sur-Marne, relance le débat.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/01/2018
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Pourquoi l’hostilité s’attise entre jeunes des cités et policiers

De chaque côté, un sentiment d’impunité domine. L’agression de fonctionnaires de police, le soir du réveillon du jour de l’An, à Champigny-sur-Marne, relance le débat.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 13h21
    |

            Julia Pascual et 
Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Les images ont provoqué des réactions indignées jusqu’au sommet de l’Etat. Largement relayées sur Internet, elles montrent une gardienne de la paix à terre, se faisant rouer de coups par un groupe de jeunes. La scène s’est déroulée le soir du Réveillon, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Deux fonctionnaires de police ont été frappés ce soir-là. Dès le lendemain, Emmanuel Macron est monté au créneau : « Les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir une nuit de 31 décembre seront retrouvés et punis », a-t-il écrit sur Twitter.

La haine « antiflic » a-t-elle franchi un palier ? « En France, on est dans une séquence de violence qui n’a jamais été refermée depuis les années 1970 entre les jeunes urbains pauvres et la police », estime Jérémie Gauthier, sociologue à l’IRIS-EHESS et coauteur de Police (PUF, 108 pages, 9,50 euros, à paraître le 24 janvier).

« Une accumulation de rancœurs »
Les statistiques publiques sont peu bavardes en la matière. Entre 2011 et 2015, les procédures enregistrées pour des faits de violences à l’encontre des policiers ou gendarmes ont augmenté de 16,1 %. Mais ce chiffre est à prendre avec précaution car il est uniquement basé sur du déclaratif. De plus, il est impossible de connaître la nature exacte des faits qu’il recouvre, ni le lieu ni le cadre dans lequel ces violences se sont déroulées.
« Personne chez nous ne découvre que des jeunes exultent en tapant des policiers », commente toutefois un cadre de la Préfecture de police de Paris. Pour Almamy Kanouté, 38 ans, militant contre les injustices et les inégalités et cofondateur du mouvement politique citoyen Emergence, « cette haine de l’uniforme n’est pas nouvelle » et signe « une accumulation de rancœurs » qui peut parfois se traduire par des passages à l’acte de quelques « têtes brûlées ».
Des jeunes âgés de 16 ans à 23 ans le plus souvent,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ M. Saakachvili, installé en Ukraine depuis plusieurs années, a été condamné par un tribunal géorgien, pour « abus de pouvoir », dans l’affaire de l’assassinat d’un banquier en 2006, durant sa présidence.
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L’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili condamné par contumace à trois ans de prison

M. Saakachvili, installé en Ukraine depuis plusieurs années, a été condamné par un tribunal géorgien, pour « abus de pouvoir », dans l’affaire de l’assassinat d’un banquier en 2006, durant sa présidence.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 13h19
   





                        


Un tribunal de Tbilissi, la capitale de la Géorgie, a condamné vendredi 5 janvier, par contumace à trois ans de prison Mikheïl Saakachvili, l’ex-président géorgien (2004-2013), pour « abus de pouvoir » dans l’affaire de l’assassinat d’un jeune banquier géorgien, Sandro Girgvliani, en 2006, durant sa présidence. M. Saakachvili était accusé de s’être engagé de manière illégale à épargner les personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire.
Sandro Girgvliani avait été retrouvé mort le 28 janvier 2006. Il s’était vivement disputé la veille au soir avec quatre hauts responsables du ministère de l’intérieur qui étaient accompagnés de la femme du ministre de l’époque, Vano Merabichvili.
Sous la pression des médias et de l’opposition, le ministre avait annoncé l’arrestation de quatre officiers subalternes, mais écarté la responsabilité des quatre hauts responsables dans l’affaire, alors que l’enquête, conduite par le ministère de l’intérieur lui-même, avait souffert de nombreuses irrégularités.
M. Saakachvili, qui a quitté la Géorgie après l’arrivée au pouvoir de ses adversaires prorusses, en 2013, et qui a ensuite été privé de sa citoyenneté géorgiene, a refait sa carrière en Ukraine, où il a pris la tête d’un mouvement d’opposition au président, Petro Porochenko.

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                Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili libéré



M. Saakachvili a dénoncé le caractère politique de ce procès et déclaré qu’il ne faisait pas confiance à la justice géorgienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Nour Tamimi, 20 ans, est l’une des deux protagonistes palestiniennes d’une vidéo devenue virale la montrant avec sa cousine, Ahed Tamimi, 16 ans, en train de frapper des soldats en Cisjordanie.
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La seconde Palestinienne qui avait frappé des soldats israéliens en Cisjordanie a été placée en liberté conditionnelle

Nour Tamimi, 20 ans, est l’une des deux protagonistes palestiniennes d’une vidéo devenue virale la montrant avec sa cousine, Ahed Tamimi, 16 ans, en train de frapper des soldats en Cisjordanie.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 15h42
   





                        


Une Palestinienne poursuivie pour avoir frappé des soldats israéliens a été relâchée vendredi 5 janvier d’une prison militaire israélienne en Cisjordanie occupée, après paiement d’une caution.
Nour Tamimi, 20 ans, est l’une des deux protagonistes palestiniennes d’une vidéo devenue virale la montrant avec sa cousine, Ahed Tamimi, 16 ans, en train de frapper des soldats en Cisjordanie. Dans cette vidéo filmée au téléphone portable le 15 décembre, on les voit approcher de soldats israéliens, qui se trouvaient dans la cour d’une maison. Les deux cousines leur disent de quitter les lieux, avant de les pousser, leur donner des coups de pied et les frapper.
Arrêtée le 20 décembre, Nour Tamimi a été mise en examan dimanche pour agression aggravée d’un soldat et atteinte à des soldats en fonctions, selon l’acte d’accusation. Elle a été relâchée dans son village de Nabi Saleh contre le versement d’une caution de 5 000 shekels (1 200 euros) et après le rejet par un tribunal militaire israélien siégeant en Cisjordanie d’un appel du procureur contre sa libération, a fait savoir son père, Naji Tamimi.
Un garant s’est en outre engagé à ce qu’elle comparaisse devant le tribunal à partir du 12 février, a affirmé son avocate Gaby Lasky. Nour Tamimi devra en outre d’ici là se présenter à un commissariat de la police israélienne tous les vendredis à midi.

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                Ahed Tamimi, figure familière de la résistance palestinienne



Deux personnes toujours en détention
Les deux soldats étaient dans la cour d’une maison pour empêcher des Palestiniens de jeter des pierres sur des Israéliens à proximité, selon l’acte d’accusation. La famille d’Ahed Tamimi affirme que l’incident avait eu lieu dans la cour de leur maison.
Les soldats, lourdement armés, apparaissent eux impassibles face à ce qui semble relever davantage de la provocation que de la volonté de faire mal. Puis ils s’éloignent dès l’arrivée de la mère d’Ahed. Ahed Tamimi apparaît comme la plus agressive des deux jeunes femmes dans la vidéo.
Le tribunal militaire d’Ofer a retenu lundi 12 chefs d’accusation contre Ahed Tamimi et cinq chefs d’accusation contre sa mère, Nariman. Toutes les deux demeureront en détention jusqu’à au moins le 8 janvier, date d’une nouvelle audience.
Arrêtée le 19 décembre, Ahed Tamimi est devenue pour les Palestiniens une icône de la lutte contre l’occupation israélienne. Elle s’est fait connaître dans des confrontations avec l’armée. Les médias israéliens la qualifient de « provocatrice ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Alors que M. Macron veut une loi pour « responsabiliser les plates-formes », Google, Facebook et Twitter avaient déjà, ces derniers mois, annoncé plusieurs mesures.
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Que font les géants du Web contre les fausses informations ?

Alors que M. Macron veut une loi pour « responsabiliser les plates-formes », Google, Facebook et Twitter avaient déjà, ces derniers mois, annoncé plusieurs mesures.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 07h57
    |

            Morgane Tual








                        


Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 3 janvier, lors de ses vœux à la presse, qu’il comptait « prochainement » déposer un projet de loi pour lutter contre les fausses informations en ligne. Le président français dit vouloir « responsabiliser les plates-formes et les diffuseurs sur Internet ». Sans dévoiler précisément les contours du futur texte, il a expliqué que « les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus ».
Au micro de Franceinfo, M. Macron a donné quelques précisions : « Lorsqu’une plate-forme diffuse les fake news, la personne concernée a la possibilité de saisir un juge des référés pour faire retirer dans les 24 à 48 heures qui suivent cette information, de sorte à ce qu’elle puisse mettre en cause la responsabilité de la plate-forme qui a diffusé une telle information. »
Depuis la fin de la campagne présidentielle américaine, qui a vu déferler un nombre impressionnant de fausses informations sur les réseaux sociaux concernant les deux principaux candidats, les grandes plates-formes du Web ont annoncé un certain nombre de mesures. Voici les principales.
Facebook : multiplication d’annonces

   


Après avoir, dans un premier temps, minimisé le problème, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a finalement reconnu son importance et la responsabilité de sa plate-forme. Depuis, les annonces se sont enchaînées.
Frapper au portefeuille les sites de « fake news ». Facebook a annoncé en novembre 2016 l’exclusion de sa plate-forme de publicité des sites Web spécialisés dans la publication de fausses informations. Ceux-ci ne peuvent donc plus, en théorie, tirer des revenus publicitaires en passant par la régie de Facebook.
Travailler avec les médias pour signaler les fausses informations. Facebook a déployé dans plusieurs pays, en 2017, un dispositif en partenariat avec plusieurs médias (dont Le Monde en France). Concrètement, quand les internautes signalent un contenu comme douteux, les médias partenaires vérifient l’information et indiquent à Facebook s’il s’agit effectivement d’intox. Dans ce cas, Facebook préviendra les utilisateurs en indiquant, près du contenu, « qu’il existe des rectificatifs supplémentaires », et proposera d’autres sources d’information.
Suppression de comptes. Le réseau social a annoncé, une dizaine de jours avant le premier tour de l’élection présidentielle en France, avoir supprimé 30 000 comptes français « non-authentiques » relayant de fausses informations. En décembre, une enquête du Monde recensant 1 198 pages ayant diffusé au moins une fausse information a pu constater que 12 % de ces pages avaient fini par être supprimées ou suspendues. Celles-ci ont toutefois aussi pu être sanctionnées pour ne pas avoir respecté d’autres règles de Facebook, comme la publication de messages haineux.
Moins de visibilité pour les contenus racoleurs. Les fausses informations ont souvent pour point commun de se montrer très racoleuses – et, par conséquent, de générer un grand nombre de partages, « j’aime » et autres réactions. En décembre 2017, Facebook a annoncé que les personnes recourant à ce genre de technique verraient la visibilité de leurs publications réduite, fake news ou non.
Davantage de transparence dans les contenus sponsorisés. Les Etats-Unis accusent la Russie d’avoir publié et sponsorisé des milliers de contenus – faux ou non – sur Facebook pour influencer la campagne présidentielle de 2016. En réponse, Facebook a annoncé en octobre de la même année plus de transparence pour les publicités diffusées sur sa plate-forme aux Etats-Unis et au Canada. L’entreprise veut vérifier l’identité des annonceurs, et permettre aux internautes d’accéder, pour chaque publicité, aux informations le concernant. Comme son identité ou les autres messages qu’il a financés sur le réseau social. Des mesures qu’Emmanuel Macron semble vouloir imposer par la loi en France également.

        Lire l’enquête :
         

          Facebook cherche encore la bonne formule dans sa chasse aux fausses informations



Google revoit son moteur de recherche

   


Si les fausses informations ne se propagent pas sur Google de manière virale comme sur les réseaux sociaux, le premier moteur de recherche au monde a parfois tendance à valoriser ces contenus en réponse à certaines requêtes. En décembre 2016, l’entreprise avait par exemple été épinglée pour avoir fait remonter en première position un site négationniste à la requête « L’Holocauste a-t-il existé ». Comme Facebook, elle a également annoncé plusieurs actions ces derniers mois contre les fake news.
Moins de visibilité pour les fausses informations. En avril, Google a annoncé avoir modifié son moteur de recherche. Objectif : remonter davantage les pages fiables et dévaloriser les contenus « de faible qualité ». Cette modification concernait aussi les condensés d’information que Google propose parfois directement aux internautes sous forme d’encadré. Les phrases qui y sont affichées sont extraites de sites tiers. Les internautes peuvent désormais y signaler des contenus problématiques.
Priver les sites de fake news de publicité. A l’instar de Facebook, Google a annoncé en novembre 2016 qu’il allait « interdire les publicités sur les contenus trompeurs », en empêchant les sites spécialisés dans les fausses informations de faire appel à sa régie publicitaire. Cinq mois plus tard, Google a néanmoins été interpellée par 26 députés européens lui reprochant de continuer à fournir de la publicité au site d’extrême droite Breitbart, habitué des fake news.
Imposer plus de transparence aux sites d’actualité. Google a mis à jour en 2017 son règlement concernant les sites apparaissant dans Google actualités en leur interdisant de dissimuler ou déformer leur identité et leurs intentions : « Cela inclut les sites qui mentent ou dissimulent leur pays d’origine ou bien qui visent des utilisateurs d’un autre pays en dénaturant leurs intentions. »
Un label pour les informations vérifiées. Google a conclu un partenariat avec l’International Fact Checking Network, une organisation visant à promouvoir le « fact-checking », c’est-à-dire la vérification d’informations. Les articles des médias membres vérifiant des informations sont signalés comme tels sur le moteur de recherche depuis octobre 2016.
Twitter, beaucoup plus timide

   


Le réseau social – aux désormais 280 caractères – s’est montré moins proactif que Google et Facebook au sujet des fausses informations. Dans un texte publié en juillet 2017, Colin Crowell, chargé des politiques publiques de Twitter, laisse entendre que le réseau social peut, en quelque sorte, s’autoréguler.
« La nature ouverte, et en temps réel, de Twitter est un antidote puissant à la diffusion de fausses informations », écrit-il, avant de suggérer que le réseau social ne peut pas grand-chose contre le problème : « Nous ne pouvons pas examiner la véracité des tweets de chaque personne. » La solution repose, selon lui, dans les utilisateurs eux-mêmes, « les journalistes, les experts et les citoyens engagés tweetent côte à côte pour corriger et remettre en question les paroles publiques, en quelques secondes ».
Colin Crowell insiste néanmoins, tout en restant vague, sur plusieurs politiques de l’entreprise.
Faire remonter les contenus « les plus pertinents ». « Nous travaillons pour faire en sorte que les contenus les plus qualitatifs et pertinents remontent en premier », explique M. Crowell, sans donner plus de détail sur le fonctionnement de ce dispositif. Mais la plupart des messages affichés sur Twitter le sont par ordre de publication – l’algorithme du réseau social n’y joue donc aucun rôle.
Accentuer la lutte contre les « bots » et les spams. Colin Crowell a annoncé que l’équipe et les ressources allouées à la lutte contre les « bots » et les spams seront augmentés. Les bots sont des programmes informatiques tweetant automatiquement du contenu, dont des fake news.
Plus de transparence pour les publicités politiques. Comme Facebook, Twitter a annoncé en octobre que les publicités politiques seraient soumises à un contrôle plus strict, comme celui de l’identité de l’annonceur. La nature politique de ces publicités sera annoncée de façon plus claire. Et les internautes pourront accéder à des informations supplémentaires sur la campagne publicitaire : l’identité de l’annonceur, son montant ou encore le type de public ciblé.
Malgré ces annonces, un problème pourtant loin d’être réglé
Même si certains résultats peuvent être observés, force est de constater que les fausses informations sont loin d’avoir disparu de ces plates-formes. En octobre, Google et Facebook ont par exemple été épinglés pour avoir mis en avant des sites d’extrême droite relayant fausses informations et théories conspirationnistes autour de la fusillade de Los Angeles.
Leur bonne foi dans la lutte contre les fausses informations est régulièrement remise en cause. Jeudi 4 janvier, c’est la Quadrature du Net, une association de défense des libertés numériques, qui a enfoncé le clou en réaction à ce qu’elle présente comme « l’effet d’annonce » d’Emmanuel Macron. Dans un communiqué, l’association dénonce « le modèle économique des grands réseaux sociaux qui, de lui-même, favorise la propagation (gratuite) d’informations qui distordent le débat public ». Ces contenus, généralement « attrape clics », provoquent beaucoup d’interactions (partages, « j’aime », etc.). « La diffusion rapide et facilitée de tels contenus donne autant d’occasions d’analyser les interactions des utilisateurs pour établir des profils plus précis », et donc affiner le ciblage publicitaire, nerf économique de Facebook, déplore l’association.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Toujours en tête du classement général, le Français a remporté ce vendredi le sprint d’Oberhof, en Allemagne.
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Biathlon : Martin Fourcade remporte le sprint d’Oberhof

Toujours en tête du classement général, le Français a remporté ce vendredi le sprint d’Oberhof, en Allemagne.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 16h29
   





                        



   


Martin Fourcade a remporté, vendredi 3 janvier, le sprint d’Oberhof, en Allemagne, à l’occasion de la quatrième étape de la Coupe du monde de biathlon. Au terme de ces 10 km, le Français a consolidé sa place de leader au classement général de la compétition, à un mois des Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud).
Le sextuple tenant du gros globe de cristal – le trophée annuel décerné au champion du monde – a signé la 66e victoire de sa carrière, la troisième de la saison. Il monte pour la neuvième fois en neuf courses sur le podium, signe d’une exceptionnelle régularité.
Auteur d’un sans-faute au tir, Fourcade a devancé de 8 secondes le Norvégien Emil Svendsen. Son grand rival, Johannes Boe, vainqueur de 5 épreuves cet hiver, a terminé troisième après avoir compromis toutes ses chances lors du premier tir couché (2 erreurs). Malgré cette défaillance à la carabine, le Norvégien a toutefois été une nouvelle fois très impressionnant sur les skis, n’échouant qu’à 10 secondes de la première place.

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                Martin Fourcade, le doute et l’ego



« J’avais vraiment de mauvaises sensations sur les skis, je n’arrivais pas à tenir debout, a réagi le double champion olympique sur La Chaîne L’Equipe. C’était moyen. Malgré ça, c’est une belle course. J’étais à 80 %. C’était une course de reprise. J’avais des sensations très moyennes et je pense que ça va revenir d’ici Ruhpolding [prochaine étape de la Coupe du monde du 10 au 14 janvier]. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ L’astre principal de la constellation du Grand Chien offre d’étonnants changements d’éclat et de couleur.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le géant du commerce en ligne prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères des droits de diffusion du championnat de football le plus suivi d’Europe.
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Amazon souhaiterait acquérir les droits de la Premier League

Le géant du commerce en ligne prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères des droits de diffusion du championnat de football le plus suivi d’Europe.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 17h19
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Amazon aurait des vues sur le football européen. Après avoir obtenu le droit de retransmission audio des rencontres du championnat allemand, la firme de Seattle (Etats-Unis) souhaiterait se tourner vers le football anglais, a rapporté Bloomberg, vendredi 5 janvier. Dans le cadre d’une stratégie plus large, destinée à apporter plus de contenus attrayants à ses clients, Amazon prévoit de faire une offre lors de la prochaine vente aux enchères de la Premier League anglaise, en mai. Le géant du commerce en ligne s’intéresserait au plus petit des sept packs de la compétition, qui regroupe chacun entre 20 et 32 matchs.
Malgré des montants records et difficiles à rentabiliser – BT et Sky ont dépensé près de 7 milliards d’euros en 2015 pour diffuser l’intégralité de la Premier League –, le géant du numérique serait prêt à mettre la main à la poche pour fidéliser ses clients. « Amazon n’est pas dans une logique de profit, mais de recherche de parts de marché. Dans cette optique, le championnat anglais est un excellent produit d’appel, la plus belle vitrine du football mondial », analyse l’économiste français Pascal Perri.

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                Droits sportifs : front Orange-Canal+ contre SFR



Amazon n’a pas commenté cette information. « Nous allons continuer à ajouter du contenu que les membres de Prime [Video d’Amazon] recherchent », s’était contenté de déclarer le groupe, en novembre. Alors que ses offres pour le sport en direct ont jusqu’ici porté sur le tennis et le football américain, Amazon avait mis un premier pied dans le football anglais en s’associant à Manchester City, il y a deux mois. Sa plate-forme vidéo proposera à ses abonnés une série documentaire sur les coulisses du club, lors de la saison 2017-2018.
Nouvelle surenchère
Pour la boutique en ligne, les contenus permettent d’attirer de nouveaux clients. Une fois abonnés à Prime, le service de fidélisation proposant une livraison gratuite et d’autres services, comme la diffusion de musiques et de films, les utilisateurs d’Amazon commandent deux fois plus sur la plate-forme, selon une étude du cabinet Consumer Intelligence Research Partners.

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L’arrivée sur le marché des acteurs du numérique risque aussi d’entraîner une nouvelle surenchère sur les droits sportifs. « Face à des acteurs télévisuels cloisonnés dans les frontières d’un territoire national, seuls les [Google, Apple, Facebook et autres Amazon] peuvent renchérir. S’il y a une bataille finale, elle sera très difficile à gagner pour les acteurs traditionnels avec leurs moyens limités », avertit Pascal Perri. Mais, pour le moment, aucun géant du numérique ne s’est réellement lancé dans la bataille des droits sportifs, en concurrence directe avec les chaînes de télévision traditionnelles.

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Avant de conquérir un public passionné et habitué à certains codes propres au journalisme et au commentaire sportifs, la tâche ne sera cependant pas aisée pour Amazon. Pour l’économiste, « le divertissement sportif est une aventure quotidienne qui suppose une connaissance de l’histoire et un lien enraciné avec le territoire où sont installés les spectateurs ». En 2012, BeIN Sports était pourtant parti de zéro. En très peu de temps, la chaîne qatarie avait réussi à gagner du terrain face à Canal+.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Dans l’incendie d’un immeuble du 15e arrondissement de Paris, la police découvre le corps carbonisé d’une escort girl. Puis le cadavre d’une autre femme dans la cave d’un squat. Qui les a tuées ? Et pourquoi ?
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/01/2018
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Les flammes fatales de la rue Fondary

Dans l’incendie d’un immeuble du 15e arrondissement de Paris, la police découvre le corps carbonisé d’une escort girl. Puis le cadavre d’une autre femme dans la cave d’un squat. Qui les a tuées ? Et pourquoi ?



Le Monde
 |    05.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 14h32
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Le ciel était encore lourd, ce mercredi 3 août 2016, quand l’assassin a été rattrapé par son destin. A 18 h 13 précisément, une violente explosion retentit au 42, rue Fondary, dans le 15e arrondissement de Paris. Le troisième étage est balayé d’un souffle. Le voisinage accourt aussitôt pour observer les trois épaisses langues de fumée noire qui jaillissent des fenêtres au-dessus des jardinières. Parmi la pluie de débris retombés sur la chaussée, une paire de chaussures calcinées.
L’immeuble menaçant de s’effondrer, les enquêteurs du troisième district de police judiciaire (DPJ) n’investiront les lieux que tard dans la nuit. Sur le palier du troisième étage, ils découvrent un corps carbonisé en position fœtale. Un tatouage est encore visible sur le ventre de la victime : les lettres « MP », écrites en gothique. Maria Paz Gallardo Gonzales, une Espagnole de 26 ans, faisait profession d’escort girl et de mère maquerelle avant de périr dans cet appartement loué une semaine plus tôt sur Airbnb.
Maria Paz est la seule occupante de l’immeuble à y avoir perdu la vie. Mais plusieurs témoins disent avoir aperçu un blessé, quelques minutes après l’explosion : un homme, momie vivante surgie des flammes en bermuda, serait sorti dans la rue en courant, la peau des bras et des jambes « en lambeaux ». Sonné « comme s’il avait pris un gros coup sur la gueule », raconte un passant, il aurait articulé quelques mots incompréhensibles avant de « continuer à trottiner sans s’arrêter ».
Le grand brûlé de la rue Fondary est-il un suspect ou une victime ? L’enquête que mène le troisième DPJ se nourrit de faux-semblants et de rebondissements. Elle plonge ses racines dans le milieu de la prostitution en ligne et moissonne ses suspects au sein d’une petite bande de malfrats égarés par leur cupidité. Un cadavre en cachant un autre, elle s’achève par une cruelle ironie du sort dans un implacable retour de flammes.
« Bilka le...



                        

                        


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Corse : Talamoni et Simeoni saluent un « déblocage » dans les discussions avec le gouvernement

Les deux élus nationalistes avaient fait part de plusieurs revendications – restées jusqu’ici sans réponse – à la suite de la victoire de leur coalition aux élections territoriales.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
05.01.2018 à 13h00
   





                        



   


Les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, élus mardi 2 janvier à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique corse, ont salué vendredi à Ajaccio un « déblocage » dans les discussions, à l’issue de leur rencontre avec Jacqueline Gourault, la « Mme Corse » du gouvernement.
« On est clairement en présence d’un déblocage de la question constitutionnelle, ce qui n’est pas rien », s’est félicité l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, appuyé par Gilles Simeoni. M. Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, et M. Talamoni, président de l’Assemblée de l’île, avaient fait part de plusieurs revendications à la suite de la victoire de la coalition nationaliste aux dernières élections territoriales, en décembre.

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Certaines revendications des nationalistes corses, comme la coofficialité de la langue corse et du français, exigent une révision de la Constitution, ce que le premier ministre, Edouard Philippe, avait semblé écarter le 12 décembre. Les nationalistes réclament également une amnistie des « prisonniers politiques » et un statut de résident corse permettant de protéger les insulaires de la spéculation immobilière.
Gilles Simeoni avait déploré mardi qu’un « certain nombre de prises de position directes et indirectes de membres du gouvernement, et notamment du premier ministre, [ne soient] pas à la hauteur » des attentes des nationalistes corses. « Si une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple, c’est à la Constitution de changer et pas au peuple de disparaître », avait déclaré le leadeur autonomiste sur France Inter.
Instance inédite
La collectivité territoriale unique, à forte dominante nationaliste (41 des 63 sièges), est une instance inédite en France, une superrégion qui fusionne l’ancienne collectivité (région) et les deux départements corses.

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Mardi, le leadeur indépendantiste Jean-Guy Talamoni a été largement élu président de l’Assemblée de Corse (40 voix sur 63), tout comme Gilles Simeoni à la présidence du conseil exécutif de Corse (42 voix sur 63). La séance, qui a duré près de cinq heures, s’est terminée par une grande accolade des deux présidents, élus et sympathisants enthousiastes entonnant l’hymne corse, Diu vi Salve Regina, puis l’hymne nationaliste. Les deux hommes ont prêté serment sur la Constitution corse de 1755, un acte symbolique similaire à celui de leur installation en décembre 2015 dans la précédente collectivité territoriale, mais qui, cette fois-ci, n’a pas semblé choquer leurs opposants.



                            


                        

                        


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Compte rendu

En Côte d’Ivoire, l’armée présente ses excuses à la nation pour les mutineries

Les forces militaires doivent « cesser d’être un problème » a affirmé le chef d’état-major lors de la présentation des vœux au président Ouattara.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 05.01.2018 à 14h02






    
Le président ivoirien Alassane Ouattara et le général Sekou Touré, chef d’état-major des armées, lors de la cérémonie des vœux à la présidence, le 4 janvier 2018 à Abidjan.
Crédits : SIA KAMBOU / AFP


Le général Sekou Touré, chef d’état-major des armées ivoiriennes, a présenté, jeudi 4 janvier, « ses excuses à la nation » pour les mutineries qui ont ébranlé le pays en 2017. S’exprimant à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An au président Alassane Ouattara, il a promis qu’en 2018 l’armée remplirait « son devoir ».
« Je voudrais […] présenter solennellement, à vous personnellement [le président Ouattara] et à la nation toute entière, nos sincères excuses », a affirmé le général qui avait été nommé chef d’état-major après la mutinerie de janvier 2017 mais n’avait pas réussi à éviter la réplique de mai.
« L’année 2017, il faut le dire, a été marquée par des mutineries qui ont remis en cause les fondements de notre armée. […] Le mouvement d’humeur a amené à s’interroger sur le degré de loyauté et d’engagement envers la mère patrie », a-t-il reconnu.

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Ces mutineries « ont eu des graves conséquences économiques et sociales sur notre pays », a rappelé le général, promettant de « redorer le blason terni » de l’armée qui « doit cesser d’être un problème ». Selon lui, 230 militaires ont été radiés en 2017.
D’anciens rebelles intégrés dans l’armée et réclamant le paiement de primes se sont mutinés en janvier puis en mai, 8 400 hommes obtenant finalement 12 millions de francs CFA (18 000 euros) chacun. Ces troubles ont terni l’image de stabilité retrouvée du pays après la crise politico-militaire de 2010-2011 et fragilisé le président Alassane Ouattara et l’équipe gouvernementale.
« Nous n’allons pas tolérer d’indiscipline »
« Il était bon qu’au nom des forces, [le général] exprime ses regrets » à propos de « ces événements qui ont marqué les consciences », a estimé le ministre de la défense, Hamed Bakayoko, interrogé quelques instants plus tard.
Ce personnage influent du régime Ouattara, ancien ministre de l’intérieur, a pris en main la défense en juillet 2017 avec comme mission claire de remettre de l’ordre. « Pas de mutinerie en 2018, a-t-il promis. Quelles que soient les préoccupations, nous avons demandé aux hommes de l’intégrer dans le cadre de la hiérarchie. Nous n’allons pas tolérer d’indiscipline. »

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« On avance. On a pris le pouls des réalités de nos soldats. On a commencé un certain nombre de programmes pour améliorer les conditions de vie et donner une taille [plus petite] à l’armée » aux effectifs pléthoriques, a poursuivi Hamed Bakayoko.
Fin décembre, un millier d’hommes l’ont quittée dans le cadre d’une réforme. De source militaire, l’armée ivoirienne comptait avant ce départ, 23 000 hommes du rang (dont 13 000 issus de la rébellion qui a tenu le nord du pays de 2002 à 2011) et pas moins de 15 000 sous-officiers.
Les autorités avaient promu massivement des militaires du rang en intégrant d’anciens rebelles. Les experts estiment qu’une armée doit avoir 20 % à 30 % de sous-officiers et 65 % à 70 % de militaires du rang.

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Dans son allocution télévisée du Nouvel An, le président Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l’armée en une force « véritablement républicaine ».
Comme pour faire mentir les ambitions du chef des armées et du ministre de la défense, quelques heures plus tard, dans la nuit de jeudi à vendredi, des coups de feu ont été entendus dans un camp militaire de Bouaké, épicentre des mutineries de 2017, ont rapporté des sources militaires et des habitants à l’AFP. « Une brève querelle entre militaires », précise un proche de l’état-major.

