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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Emmanuel Macron a annoncé un projet de loi contre la propagation de fausses informations sur Internet en période électorale. Un sujet complexe, qui soulève d’importantes questions.
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Légiférer sur les fausses informations en ligne ? Les problèmes que cela soulève

Emmanuel Macron a annoncé un projet de loi contre la propagation de fausses informations sur Internet en période électorale. Un sujet complexe, qui soulève d’importantes questions.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 17h42
    |

            Martin Untersinger, 
Adrien Sénécat et 
Morgane Tual








                        



   


Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 3 janvier, un texte de loi déposé « prochainement » pour lutter contre la diffusion des fausses informations sur Internet en « période électorale ». Un projet encore flou, mais qui soulève déjà plusieurs problèmes.

        Lire l’édito du « Monde » :
         

          « Fake news » : les risques d’une loi



Les « fake news », une expression fourre-tout
Le terme de « fausse information » ou « fake news », très prisé des hommes politiques depuis un an – et notamment du président américain Donald Trump –, recouvre en fait plusieurs réalités.
Emmanuel Macron a évoqué la « période électorale », faisant écho aux campagnes de désinformation ayant ciblé les élections présidentielles américaine et française de 2016 et 2017. Celui qui n’était encore que candidat à l’époque avait par exemple été l’objet de nombreuses rumeurs et intox, comme sur sa prétendue homosexualité, tandis qu’aux Etats-Unis de faux articles annonçaient par exemple à tort que le pape soutenait la candidature de Donald Trump. Mais les fausses informations ayant circulé pendant ces campagnes sont de différentes natures.
D’abord en ce qui concerne leur origine : si les Etats-Unis accusent la Russie d’avoir tenté d’influencer la campagne présidentielle en diffusant des messages sur les réseaux sociaux – qui ne relevaient d’ailleurs pas seulement de la fausse information –, d’autres types d’acteurs ont aussi diffusé des « fake news » sur Internet. Il existe par exemple de véritables usines à diffuser de faux contenus, qui ont pour but de générer des revenus en publiant des nouvelles frappantes (et donc potentiellement très partagées), peu importe leur impact politique. Sans parler des groupes de sympathisants de tel ou tel candidat qui s’organisent, de façon plus ou moins artisanale, pour relayer de fausses informations sur le camp adverse.
Les méthodes varient aussi. La Russie est par exemple accusée d’avoir « sponsorisé » certaines publications sur Facebook, c’est-à-dire d’avoir payé pour que celles-ci soient plus visibles. C’est ce qu’évoque Emmanuel Macron en demandant aux plates-formes une « transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés » et en assurant que « propager puissamment une fausse nouvelle sur les réseaux sociaux ne requiert aujourd’hui que quelques dizaines de milliers d’euros ». Or, certaines fausses informations sont aussi massivement relayées sans que ne soit dépensé le moindre centime.
Les « fausses nouvelles » impliquent donc différents acteurs, intentions et méthodes :
les individus qui créent ou partagent de fausses informations sciemment, à des fins politiques ;les individus qui créent ou partagent de fausses informations de bonne foi ;les fermes à clics, qui créent et diffusent massivement de fausses informations dans un but financier ;les puissances étrangères qui créent et partagent, en les sponsorisant ou non, de fausses informations à des fins de déstabilisation.
Quelles mesures pour améliorer la transparence des plates-formes ?
Emmanuel Macron veut « responsabiliser les plates-formes et les diffuseurs sur Internet ». Sans dévoiler précisément les contours de son futur projet de loi, il a expliqué que « les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus ». Facebook, la principale concernée, a déjà annoncé en octobre davantage de transparence concernant les publicités politiques diffusées sur sa plate-forme au Canada et aux Etats-Unis – celles-ci sont interdites par la loi en France. Objectif affiché : vérifier l’identité des annonceurs, et permettre aux internautes d’accéder, pour chaque publicité, aux informations relatives à l’annonceur, comme son identité ou les autres messages qu’il a financés sur le réseau social. Twitter a de son côté annoncé des mesures similaires.
Reste à voir si elles seront en mesure de vérifier solidement l’identité des centaines de milliers d’annonceurs avec lesquels elles travaillent. D’autant plus que les sommes engagées sont parfois dérisoires. Au Royaume-Uni par exemple, Facebook aurait détecté trois messages financés par la Russie, pour un montant de… 0,97 dollar, soit 0,81 euro.
Aux Etats-Unis, 3 000 messages sponsorisés par la Russie ont été détectés par Facebook (« fake news » ou non) et vus par 10 millions d’Américains. Mais le réseau social soupçonne 80 000 autres publications, non payantes cette fois, d’être liées aux intérêts russes : elles auraient été vues par 126 millions d’Américains. En Europe en revanche, l’ampleur des publications liées à la Russie semble à ce stade bien moindre.
La loi punit déjà la publication de fausses nouvelles
En France, la loi de 1881 sur la liberté de la presse punit déjà « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler ». Des faits pouvant être punis d’une amende de 45 000 euros. Cela concerne les informations relayées « par voie de presse ou par tout autre moyen de publication » : le texte, bien qu’ancien, s’applique donc à Internet.
Par ailleurs, l’article L. 97 du code électoral punit de son côté d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende « ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages, déterminé un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter ». Mais dans les faits, les fausses nouvelles ciblées par ces deux lois font rarement l’objet de sanctions.
Dans l’actuel débat relatif aux fausses informations, seule l’Allemagne a légiféré en Europe : une loi appliquée depuis le 1er janvier impose aux plates-formes de supprimer en moins de vingt-quatre heures les contenus illégaux (parmi lesquels les fausses informations) qui leur sont signalés. Elles encourent jusqu’à 50 millions d’euros d’amende. Mais ce texte a pour cible principale les messages haineux, qui ont inondé les réseaux sociaux allemands ces derniers mois.
L’Etat peut-il (et doit-il) arbitrer le vrai et le faux ?
Bien qu’il ait livré peu de détails sur le contenu du futur projet de loi, Emmanuel Macron a laissé entendre qu’il pourrait cibler directement les diffuseurs de fausses informations. « En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site Internet », a-t-il déclaré mercredi.
Ces propos laissent entendre que dans certains cas, dont les contours restent à définir, la justice se ferait en quelque sorte arbitre de la vérité, jusqu’à entraîner des mesures de blocage de la diffusion de l’information. Un exercice périlleux.
D’abord dans la manière de délimiter les contours des « fausses nouvelles » visées : il n’est pas si évident de distinguer la frontière entre les contenus malveillants évoqués par Emmanuel Macron et les erreurs involontaires. La loi de 1881, toujours en vigueur aujourd’hui, réprime déjà la diffusion de « fausses nouvelles », mais elle ne s’applique que pour celles qui sont « [faites] de mauvaise foi, [auront] troublé la paix publique, ou [auront] été [susceptibles] de la troubler ». Elargir ce champ d’application pourrait ouvrir la porte à des dérives.
Le fait que l’Etat lui-même puisse se donner un rôle de « vérificateur » pose également question. Une telle posture pourrait donner des arguments aux discours conspirationnistes contre lesquels elle prétend lutter, en renforçant chez certains le sentiment que le pouvoir voudrait contrôler l’information et la pensée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Editorial. Emmanuel Macron a annoncé le 3 janvier une prochaine loi contre les fausses nouvelles en période électorale. Un objectif louable qui risque de se heurter à une réalité complexe.
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« Fake news » : les risques d’une loi

Editorial. Emmanuel Macron a annoncé le 3 janvier une prochaine loi contre les fausses nouvelles en période électorale. Un objectif louable qui risque de se heurter à une réalité complexe.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 13h46
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Ce président qui ne dort jamais ne veut pas que la France s’endorme. Ne souhaitant pas non plus que les journalistes s’assoupissent, il leur a réservé, lors de la cérémonie des vœux de Nouvel An à la presse, mercredi 3 janvier, l’une de ces annonces dont il ponctue chacune de ses apparitions publiques : le chef de l’Etat veut offrir à la démocratie française une loi sur les « fake news ».
Quel beau sujet en effet ! Quoi de plus légitime que de s’attaquer à ce phénomène qui, décuplé par la puissance du Net, pourrit la vie démocratique en sapant la crédibilité de l’information et abuse de la crédulité des esprits non avertis ? Emmanuel Macron avait déjà réussi un très joli coup en mai dernier lorsque, recevant Vladimir Poutine à Versailles, il avait expliqué à une journaliste russe la différence entre information et propagande : à ses yeux, Russia Today (RT) et Sputnik étaient des organes de « propagande mensongère », diffuseurs de « contre-vérités », et donc indignes d’être accrédités pour couvrir sa campagne électorale.
Grâce à ce pilier des démocraties libérales qu’est la liberté d’expression, la chaîne de télévision RT en français a, depuis, été autorisée à émettre en France. Est-ce à dire qu’elle pourra en toute impunité déverser sa « propagande mensongère » dans le cadre de nos prochaines campagnes électorales ? En bonne logique, non. Il faut, a dit le président, en finir avec les « bobards inventés pour salir », traduction élyséenne des « fake news ».
Un domaine mouvant
La création délibérée de fausses nouvelles, ou la déformation de nouvelles réelles, et leur diffusion massive à travers les réseaux sociaux sont un fléau qui sape l’exercice électoral. Comme le montrent les travaux d’enquête réalisés depuis un an sur la campagne électorale américaine de 2016, la stratégie des « fake news » vise non seulement à salir mais à exploiter les divisions de nos sociétés ouvertes. C’est devenu l’une des armes de cette guerre technologique de l’information que livrent aujourd’hui aux démocraties occidentales certains régimes autocratiques, au premier rang desquels, sans la nommer, le président Macron place évidemment la Russie. La claire mise en garde du chef de l’Etat contre la « tentation illibérale », où, comme en Europe centrale, la liberté de la presse est menacée, est également opportune. 

        Lire aussi :
         

                Après avoir été la cible de rumeurs pendant la présidentielle, Macron veut une loi contre les « fake news »



Mais une loi pour « protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles » est-elle la solution ? M. Macron a promis un texte sur le sujet dans les semaines à venir et nous l’examinerons avec intérêt. Une chose est, comme l’a fait sentencieusement Emmanuel Macron mercredi soir, de donner une leçon de journalisme sur « les propos d’antichambre » – que lui-même et son équipe ne dédaignent pas de dispenser par ailleurs –, qui ne sauraient rivaliser avec « l’expression publique ». Une autre est de fixer un cadre juridique contraignant pour « imposer des obligations de transparence » aux plates-formes du Net, « afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent ». Ce type d’ambition législative, dans un domaine aussi mouvant et complexe que les technologies numériques et sur un sujet aussi crucial que la liberté de la presse, est par nature périlleux. La sauvegarde de la qualité et de la crédibilité de l’information est un combat de fond, dans lequel Le Monde est engagé. Il commence par l’éducation et passe par la défense des modèles économiques des médias d’information. Modifier les lois qui existent déjà apparaît pour le moins risqué.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Ce dispositif, déjà mis à l’essai pendant le quinquennat Hollande, avait échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes ».
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Contre la discrimination à l’embauche, les « emplois francs » de nouveau expérimentés à partir d’avril

Ce dispositif, déjà mis à l’essai pendant le quinquennat Hollande, avait échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes ».



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h14
    |

            Louise Couvelaire








                        


Présentés par Emmanuel Macron comme « le pendant indispensable de la lutte contre la discrimination », les emplois francs seront ré-expérimentés à partir du mois d’avril dans une dizaine de territoires, avant d’être généralisés en 2020. Le principe ? Toute entreprise recrutant un habitant des quartiers prioritaires bénéficiera d’une prime de 15 000 euros étalée sur trois ans pour un CDI et de 5 000 euros sur deux ans pour un CDD de plus de six mois. Ce dispositif avait pourtant été expérimenté par le précédent gouvernement et abandonné.
Pour le chef de l’Etat, cette première tentative a échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes » – limite d’âge, obligation d’être inscrit à Pôle emploi depuis d’un an… – que la nouvelle version a donc levés. Mais est-ce suffisant pour transformer l’essai ?

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                Les diplômés de banlieue face au « mur » de l’emploi



« On ne peut pas s’en contenter »
« Pôle emploi n’est pas outillé pour détecter les jeunes des quartiers ni pour proposer le dispositif aux entreprises », juge François Lamy, ministre de la ville sous François Hollande. Lors de la première expérimentation, le ministère de la ville, les préfets ou les communes avaient tenté de se substituer à l’opérateur public en jouant les recruteurs et les démarcheurs. « Il fallait vendre le dispositif aux entreprises nous-mêmes », raconte François Pupponi, ancien maire (PS) de Sarcelles et député du Val-d’Oise.
« Le retour des emplois francs est une bonne nouvelle mais on ne peut pas s’en contenter, estime Saïd Hammouche, président de Mozaïk RH, société de recrutement spécialisée dans la promotion de la diversité. La première version a échoué car rien ne facilitait l’intermédiation entre les candidats et les entreprises. Aujourd’hui encore, il manque un maillon : si l’Etat ne sélectionne pas une série d’opérateurs, on va encore passer à côté. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Edouard Philippe a annoncé la tenue d’un comité interministériel le 1er  février pour aboutir à un plan d’action en avril.
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édition abonné


Réforme de l’Etat : l’Elysée et Matignon mettent la pression

Edouard Philippe a annoncé la tenue d’un comité interministériel le 1er  février pour aboutir à un plan d’action en avril.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h46
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
L’Elysée et Matignon s’impatientent. En matière de réforme de l’Etat, Edouard Philippe avait demandé en septembre à ses ministres une « feuille de route » détaillant leurs idées. Mais certaines contributions n’étaient pas à la hauteur de ce que l’exécutif attendait. « Avec le président de la République, nous avons rappelé à l’occasion de ce séminaire aux membres du gouvernement que nous attendions d’eux des propositions ambitieuses en matière de réforme de l’Etat », a donc déclaré le premier ministre en concluant le séminaire gouvernemental du mercredi 3 janvier.

C’est que le temps presse. L’Etat veut moderniser les services publics. Il a en outre placé la barre haut : baisser la dépense publique (54,6 % du PIB aujourd’hui) de 3 points d’ici à 2022. Ces 3 points ne se trouveront pas sous le sabot d’un cheval. Cela implique « de revoir profondément et durablement les missions de l’ensemble des acteurs publics », avait écrit le premier ministre en lançant le programme « Action publique 2022 », en septembre.
Mercredi, Edouard Philippe a de nouveau défendu la méthode : plutôt que « la politique du rabot », l’exécutif préfère « des actions intelligentes de transformation qui [lui] apparaissent beaucoup plus payantes à long terme ». Sans exclure des « transferts » entre collectivités « au secteur privé, voire des abandons de mission ». En attendant, 1 600 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2018 dans la fonction publique d’Etat, alors que l’objectif est de l’ordre de 120 000 sur le quinquennat pour l’ensemble des fonctions publiques.

« Plan d’action »
Un « comité interministériel » sera consacré à la question le 1er février, a annoncé M. Philippe. Il aura pour objet de « réfléchir aux principales réformes structurantes ». Ensuite, entre février et avril, les ministres devront présenter « leur plan d’action » en conseil...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ La loi sur la liberté de presse n’est plus suffisante, selon le président qui a annoncé mercredi vouloir une loi contre les fausses nouvelles en période électorale.
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Après avoir été la cible de rumeurs pendant la présidentielle, Macron veut une loi contre les « fake news »

La loi sur la liberté de presse n’est plus suffisante, selon le président qui a annoncé mercredi vouloir une loi contre les fausses nouvelles en période électorale.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 11h51
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

« Fake news » : l’expression popularisée par le président américain Donald Trump a été désignée mot de l’année 2017 par le dictionnaire britannique Collins. Et, en 2018, elle devrait rapidement être dans toutes les bouches à l’Assemblée nationale et au Sénat. Emmanuel Macron a en effet annoncé, mercredi 3 janvier, lors de ses vœux à la presse, sa volonté de voir adopter prochainement - « probablement avant la fin de l’année », selon le porte-parole gu gouvernement, Benjamin Griveaux - une loi pour lutter contre les fausses nouvelles en période électorale, avec des sanctions extrêmement lourdes comme le blocage de sites Internet.
Face à un public de journalistes et de responsables des médias réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée, le président a jugé indispensable de « faire évoluer notre dispositif juridique ». Actuellement, la loi de 1881 sur la liberté de la presse punit d’une amende de 45 000 euros « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler ».
Ingérences russes
Mais, pour le président de la République, elle n’est plus suffisante. « Les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus », a-t-il précisé. Les ingérences russes via les réseaux sociaux lors de la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis ont marqué les esprits. En novembre 2017, Facebook, Google et Twitter avaient dû s’expliquer devant des commissions du Congrès américain, dans le cadre d’une enquête pour déterminer si Moscou avait favorisé une victoire de Donald Trump en diffusant massivement des messages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Un texte alarmiste, partagé plus de 50 000 fois sur Facebook, accuse le gouvernement d’être responsable de la flambée des prix en France, mais il est en grande partie erroné.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Les mensonges d’un message viral sur la hausse des prix en 2018

Un texte alarmiste, partagé plus de 50 000 fois sur Facebook, accuse le gouvernement d’être responsable de la flambée des prix en France, mais il est en grande partie erroné.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 15h41
    |

            Adrien Sénécat








                        


Les frais bancaires ? « + 13 % ». L’abonnement Vélib’ ? « + 30 % ». Le fioul domestique ? « + 36 % »… Un message, largement partagé sur les réseaux sociaux depuis la fin du mois de décembre 2017, empile les chiffres censés démontrer une flambée des prix en France en 2018, accusant le gouvernement d’en être responsable. Si certaines de ces affirmations sont exactes, la plupart sont fausses ou attribuées à tort à l’exécutif. Explications.
Voici l’image qui a circulé des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux ces derniers jours, notamment sur les pages Facebook Les « indignés » ou Anonymous France (cette dernière n’ayant par ailleurs rien d’une page « officielle » de la mouvance dont elle se revendique) :

   


Le texte ajouté sur l’image donne pas moins de dix-neuf exemples de prix qui auraient augmenté, avec la mention « Emmanuel Macron vous transmet ses meilleurs vœux 2018, avec son programme ». Tout (ou presque) y passe, du prix des transports en commun, aux tarifs de l’énergie, en passant par ceux des cantines scolaires, ou encore la CSG (contribution sociale généralisée). Et de conclure : « Alors, heureux ? »
UN MESSAGE EN GRANDE PARTIE ERRONÉ
Ce message ne cite aucune référence ni source pour étayer ces affirmations. En le vérifiant point par point, nous avons pu constater que six des dix-neuf éléments avancés étaient justes, parce qu’il s’agit de mesures décidées par le gouvernement et que le montant évoqué est correct, ou presque.
Dans les treize cas restants, les chiffres cités sont faux ou il ne s’agit pas de décisions gouvernementales (voire les deux à la fois).
Voici nos explications détaillées sur l’ensemble des affirmations de ce message (cliquez sur les chevrons à droite des titres pour accéder aux détails des différentes explications) :




       



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POURQUOI C'EST FAUXCes tarifs dépendent des banques, et ils ne vont par ailleurs pas augmenter de « 13 % » en 2018. Ce chiffre vient d'une étude de l'UFC-Que Choisir de 2017 et ne concerne que les frais de tenue de compte courant (hors banques en ligne).La tendance globale qui se dessine pour l'année 2018, selon une étude de Panorabanques publiée en décembre, serait à une hausse de 0,25 % par rapport à 2017. Soit une augmentation plus mesurée que les années précédentes selon la même source (+1,7 % en 2017 et +2,3 % en 2016). ",
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C'EST FAUXLa fiscalité du gazole a augmenté de 7,6 centimes par litre et celle de l'essence de 3,84 centimes au 1er janvier. Fin décembre, le prix du gazole était de l'ordre de 1,3 euro par litre environ et celui de l'essence de l'ordre de 1,4 (plus ou moins selon les carburants). La hausse décidée par le gouvernement pèse donc sur les prix à la pompe autour de 6 % pour le gazole et de 3 % l'essence environ.",
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"episode": "3-le-montant-des-pv-de-stationnement-augmenterait-de-130",
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"titre": "3. Le montant des PV de stationnement augmenterait de 130 %",
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C'EST FAUXDepuis le début de l'année 2018, les amendes dont le montant était fixé au niveau national sont fixées par les collectivités locales. Cette réforme a été adoptée en 2014 et entraîne des situations diverses : le nouveau forfait post-stationnement varie de 10 à 60 euros selon les villes, là où les anciennes amendes étaient fixées à 17 euros. Le chiffre de « + 130 % » évoqué par la rumeur ne se base sur aucune donnée fiable à notre connaissance.",
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"episode": "4-le-prix-des-assurances-augmenterait-de-3-a-5",
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"titre": "4. Le prix des assurances augmenterait de 3 \u00e0 5 %",
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C'EST FAUXCes tarifs dépendent des assureurs, et ne devrait pas augmenter de « 3 à 5 % » comme l'affirme la rumeur. Une étude du cabinet de conseil Fact & Figures estime que les prix devraient en moyenne augmenter de 2 à 3 % pour l'automobile et 1 à 2 % pour l'habitation.",
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"titre": "5. Les tarifs des mutuelles augmenteraient de 5 %",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX Ces tarifs augmenteront de 2 à 4 % en 2018, comme l'a affirmé le président de la Mutualité française Thierry Beaudet en décembre, et pas de « 5 % » comme l'affirme la rumeur. Surtout, les prix sont fixés par les mutuelles, et pas par le gouvernement, bien qu'ils puissent être influencés en partie par les choix politiques du ministère de la santé. Par exemple, la hausse du forfait hospitalier de 18 à 20 euros par jour en hôpital contribue à l'inflation des cotisations.",
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"titre": "6. Le prix des timbres aurait augment\u00e9 de 10 %",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIXLe prix des timbres a bel et bien augmenté de 10 % environ début 2018 (11,7 % pour la lettre prioritaire et 9,5 % pour les envois ordinaires). Sur l'ensemble des tarifs postaux (en comptant également les colis ou le coût des lettres recommandées par exemple), l'inflation est de 4,7 %. Mais là encore, ce n'est pas directement le gouvernement mais La Poste, entreprise a mission de service public, qui décide des prix, sous l'égide de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).",
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"episode": "7-le-coût-dune-carte-grise-aurait-grimpe-de-15",
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"titre": "7. Le co\u00fbt d'une carte grise aurait grimp\u00e9 de 15 %",
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C'EST FAUXLe prix des cartes grises est déterminé par plusieurs taxes, la principale étant régionale. Ce n'est donc pas le gouvernement, mais le conseil régional qui décide de son montant. Selon nos relevés sur le site service-public.fr, le montant du cheval fiscal a varié de - 5,6 à +6,2 % en 2018 par rapport à 2017 là où il est déjà connu, loin des « 15 % » avancés par la rumeur.",
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"titre": "8. Le co\u00fbt d'un paquet de cigarettes augmenterait de 10 %",
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C'EST VRAI Le prix du paquet de cigarettes augmentera bien de plus de 10 %... en mars. Les prix du tabac n'ont pas augmenté au 1er janvier 2017, ils ont même baissé pour certains de 20 centimes à la suite d'ajustement des prix de la part des fabricants. Mais après une première hausse de 30 centimes en novembre 2017, ils augmenteront de nouveau de 1,10 euros en mars 2018 (soit environ +15 %), premières étapes vers la barre des 10 euros fixée par le ministère de la santé à l'horizon 2020.",
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"episode": "9-le-prix-des-abonnements-de-bus-augmenterait-de-3",
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"titre": "9. Le prix des abonnements de bus augmenterait de 3 %",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIXLe prix des abonnements de bus ne dépend pas du gouvernement.",
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"episode": "10-le-prix-des-peages-routiers-augmenterait-de-13",
"slug": "C'EST PLUT\u00d4T VRAI",
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"titre": "10. Le prix des p\u00e9ages routiers augmenterait de 1,3 %",
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C'EST PLUTÔT VRAILe prix des péages routiers augmentera bien de 1 à 2 % en 2018, selon les informations publiées par le JDD en novembre dernier. Mais le gouvernement n'a en réalité qu'une marge de manoeuvre limitée sur ces tarifs à court terme, car les contrats noués avec les sociétés concessionnaires leurs garantissent des hausses régulières de tarif.",
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"episode": "11-le-prix-du-gaz-aurait-augmente-de-7",
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"titre": "11. Le prix du gaz aurait augment\u00e9 de 7 %",
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C'EST VRAILes tarifs réglementés du gaz, fixés par l'Etat, ont bien augmenté de 6,9 % début janvier. ",
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"episode": "12-le-forfait-hospitalier-augmenterait-de-15",
"slug": "C'EST PLUT\u00d4T VRAI",
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"titre": "12. Le forfait hospitalier augmenterait de 15 %",
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C'EST PLUTÔT VRAILe forfait hospitalier est passé de 18 à 20 euros par jour début janvier, soit une hausse d'environ 11 % (et pas 15 % comme l'affirme la rumeur), sur décision du ministère de la santé. ",
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"episode": "13-labonnement-de-velibcoûterait-30-de-plus",
"slug": "LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX",
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"titre": "13. L'abonnement de V\u00e9libco\u00fbterait 30 % de plus",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX Certes, les prix des abonnements Vélib ont augmenté en 2018, l'abonnement classique passant de 29 à 37,2 euros par an soit + 28 %. Mais cette réalité n'a rien à voir avec le gouvernement. Ce sont les élus de Paris et des communes partenaires, regroupés au sein du syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole, qui ont décidé de cette hausse le 10 novembre 2017. ",
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"episode": "14-le-coût-dun-controle-technique-augmente-de-23",
"slug": "LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX",
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"titre": "14. Le co\u00fbt d'un contr\u00f4le technique augmente de 23 %",
"illustration": "",
LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIXLe cahier des charges des contrôles techniques va être plus strict à partir du 20 mai 2018. Cette évolution devrait conduire à une hausse des prix de l'examen - Eric Sarfati, président de SGS France, un réseau de centres de contrôle, affirmait à l'automne au Figaro prévoir une hausse de ses tarifs de 15 à 20 %. Dans tous les cas, les ateliers restent maîtres de leur tarification, le gouvernement n'encadrant pas les prix.",
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"episode": "15-le-prix-des-cantines-scolaires-augmenterait-de-1-a-3",
"slug": "LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX",
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"titre": "15. Le prix des cantines scolaires augmenterait de 1 \u00e0 3 %",
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LE GOUVERNEMENT NE FIXE PAS LES PRIX Nous n'avons pas retrouvé trace de données accréditant le chiffre de 1 à 3 % de hausse du prix des cantines scolaires en 2018. Dans tous les cas, les tarifs de la restauration scolaire ne sont pas fixés par le ministère de l'Education nationale mais par les municipalités dans la majeure partie des cas dans le premier degré ainsi que par les collectivités territoriales compétentes dans le second degré, selon les établissements.",
"target": "accordeon_dcdr_les_hausses_des_prix_au_1er_janvier_2018"
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"episode": "16-le-fioul-domestique-coûterait-36-plus-cher",
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"titre": "16. Le fioul domestique co\u00fbterait 36 % plus cher",
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C'EST FAUXCertes, les taxes sur le fioul domestique ont augmenté au 1er janvier 2018. Mais le prix de celui-ci est loin d'avoir augmenté de 36 %, comme l'affirme la rumeur. En réalité, la tonne de fioul devrait passer de 764 à 809 euros les 1000 litres, soit une hausse de l'ordre de 6 % et pas de 36 %.",
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"episode": "17-le-prix-de-lelectricite-grimperait-de-17",
"slug": "C'EST FAUX",
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"titre": "17. Le prix de l'\u00e9lectricit\u00e9 grimperait de 17 %",
"illustration": "",
C'EST FAUX Les tarifs réglementés de l'électricité sont revalorisés chaque année au mois d'août. En 2017, la hausse a été de 1,7 % par rapport à l'année précédente. Les futurs tarifs qui s'appliqueront à l'été 2018 ne sont pas encore connus, mais le chiffre de 17% évoqué par la rumeur est sans fondement.",
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"episode": "18-la-csg-augmenterait-de-217",
"slug": "C'EST PLUT\u00d4T VRAI",
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"titre": "18. La CSG augmenterait de 21,7 %",
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C'EST PLUTÔT VRAILa contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point au début de l'année 2018, passant de 7,5 à 9,2 points. Concrètement, cela veut dire que ce prélèvement augmente de 22,7 % pour ceux qui le paient, soit à peu près les 21,7 % évoqués par la rumeur.Il faut néanmoins rappeler qu'à l'exception des 60 % de retraités les plus aisés, cette hausse sera compensée (pour les fonctionnaires) voire plus que compensée (pour les salariés du privé).",
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"episode": "19-le-smic-augmenterait-de-12",
"slug": "C'EST VRAI",
"slug_couleur": "vrai",
"type": "titre",
"titre": "19. Le smic augmenterait de 1,2 %",
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C'EST VRAITrès précisément, le salaire minimum a été revalorisé de 1,24 % au 1er janvier 2018, passant de 9,76 à 9,88 euros brut de l'heure.",
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », David Rouxel, fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile, suggère que les bailleurs sociaux s’appuient sur les outils numériques pour renouer, à un faible coût, le lien entre les habitants des quartiers.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Les acteurs du numérique doivent aider les bailleurs sociaux dans leur mission »

Dans une tribune au « Monde », David Rouxel, fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile, suggère que les bailleurs sociaux s’appuient sur les outils numériques pour renouer, à un faible coût, le lien entre les habitants des quartiers.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 08h00
    |

David Rouxel (Fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile)







                        



                                


                            
Tribune. Alors que l’habitat social doit répondre à des problèmes majeurs d’ordre économique, social et environnemental, le gouvernement a prévu pour 2018 d‘importantes coupes budgétaires, qui vont réduire les marges de manœuvres des bailleurs, au risque d’augmenter la fracture urbaine, déjà profonde, avec des quartiers qui se paupérisent.
De plus en plus d’initiatives issues d’une économie nouvelle, dite collaborative, émergent
Au-delà de leur mission première qui consiste à fournir des logements, les bailleurs ont historiquement un rôle d’utilité sociale, rôle aujourd’hui bousculé par ces restrictions budgétaires. Il est pourtant primordial de protéger cette dimension, en s’appuyant sur les nombreuses entreprises numériques proposant des outils qui contribuent au renforcement du lien entre les habitants des quartiers et à l’émergence des villes intelligentes de demain.
De plus en plus d’initiatives issues d’une économie nouvelle, dite collaborative, émergent. Elles accompagnent les bailleurs sociaux vers la construction de véritables écosystèmes innovants, durables, inclusifs et, in fine, vers le logement social de demain. Aujourd’hui, une plate-forme de prêt d’objets permet autant d’amortir certaines inégalités que de créer du lien entre les habitants d’un même quartier et favoriser l’entraide. Un service de covoiturage permet de réduire l’empreinte carbone et d’aller vers l’autre. Une application d’échange de services de proximité simplifie la vie des habitants, arrondir potentiellement leurs fins de mois ou limiter leurs dépenses…
Solutions concrètes
Surtout, ces initiatives numériques ont en commun de replacer l’humain au centre du débat et de favoriser une économie collaborative, positive et durable ! Proposer des logements sociaux innovants passe inéluctablement par la question du bien-être de l’individu et de la création de valeur par la communauté.
Des centaines d’initiatives innovantes, peu coûteuses à mettre en...



                        

                        


<article-nb="2018/01/04/18-8">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ A l’issue d’un séminaire gouvernemental à l’Elysée, le premier ministre a annoncé plus d’une dizaine de projets de loi pour le premier semestre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/01/2018
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Rentrée au pas de charge pour Emmanuel Macron et l’exécutif

A l’issue d’un séminaire gouvernemental à l’Elysée, le premier ministre a annoncé plus d’une dizaine de projets de loi pour le premier semestre.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h07
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 12h01
    |

            Cédric Pietralunga et 
Bastien Bonnefous








                        



   


Pas question de « ralentir », encore moins de « faire une pause ». Pour sa première prise de parole de l’année 2018, effectuée à l’occasion d’un séminaire du gouvernement convoqué à l’Elysée, mercredi 3 janvier, Emmanuel Macron a donné le ton : même s’il est élu pour cinq ans et n’affrontera pas d’échéance électorale avant dix-huit mois, il entend mettre en œuvre l’ensemble de son programme tout de suite, sans attendre, comme il s’y était engagé durant la campagne.
« Le président de la République nous a demandé non seulement de garder le même niveau d’ambition, de mobilisation et d’innovation, mais aussi de garder le rythme des réformes au cours du semestre à venir », a indiqué le premier ministre, Edouard Philippe, à l’issue du séminaire qui s’est poursuivi par un déjeuner à l’Elysée. « Nous avons encore beaucoup de pain sur la planche, beaucoup de réformes et de transformations à concevoir, à mettre en œuvre, à expliquer », a ajouté le chef du gouvernement.
Depuis leur élection, le 18 juin 2017, les députés ont examiné 63 textes et adopté définitivement 29 textes de loi, dont la réforme par ordonnances du code du travail, la loi antiterroriste et le budget 2018. Un rythme jugé soutenu par les élus. Il ne devrait pas faiblir. A l’issue du séminaire – le quatrième depuis le début du quinquennat –, Edouard Philippe a présenté plus d’une dizaine de nouveaux projets de loi qui seront examinés d’ici à l’été, ainsi que de nombreuses mesures réglementaires.
Des socialistes inaudibles
L’exécutif considère que le contexte politique lui est favorable et qu’il doit en profiter pour pousser son avantage. Les oppositions peinent toujours à se faire entendre et à déstabiliser le pouvoir, de même que les syndicats, divisés.
Le Parti socialiste est, à ce stade, incapable d’incarner une alternative à un pouvoir qui enchaîne les bons sondages. « Il faut toujours se méfier de Laurent Wauquiez [Les Républicains] et de Jean-Luc Mélenchon [La France insoumise], mais la vraie nouveauté, c’est la confirmation de la mort du PS. Les socialistes sont totalement invisibles, inaudibles », estime un proche du premier ministre.
Sans surprise, l’essentiel de l’action gouvernementale durant les six prochains mois tournera autour de l’économie et du social. Dès la fin janvier, un projet de loi mettant en œuvre les conclusions des états généraux de l’alimentation sera présenté en conseil des ministres. En mars, ce sera au tour du projet de loi sur le logement, avant d’attaquer en avril le gros morceau que seront les réformes de l’assurance-chômage, de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Un projet de loi sur les transports et un autre sur les entreprises seront aussi examinés au début du printemps.
Pas de triomphalisme
Plus compliquée à mettre en œuvre du fait de l’opposition d’une partie du Sénat, la réforme de la Constitution, qui doit notamment permettre de diminuer le nombre de députés, sera examinée « au cours du premier semestre », a fait savoir le premier ministre, sans plus de précision. De même, le projet de loi sur l’asile et l’immigration, qui sera présenté au conseil des ministres en février, fait craindre à l’exécutif une fracture d’une partie de la majorité, tant les positions sur le sujet sont diverses.
Conscient de ces difficultés, le couple exécutif a profité du séminaire pour mettre en garde contre tout triomphalisme. « Le président de la République (…) a rappelé son attachement, partagé par le gouvernement, d’entendre les voix qui s’expriment [et] de les prendre en compte », a indiqué Edouard Philippe, qui a rappelé « [s]a méthode » : « Expliquer et concerter, en mettant tout sur la table, en toute transparence, en prenant le temps d’écouter, de modifier parfois, sans jamais esquiver, mais en conservant bien dans l’esprit et dans le cœur que nous devons avancer. »
« Il faut rester prudent et ne pas crier victoire, car tout peut se retourner très vite. Le vrai danger, au-delà des oppositions politiques, c’est le réel. C’est la manière dont les Français, dans leur quotidien, vont avoir ou pas le sentiment que leur vie change », explique un conseiller ministériel. Signe qui ne trompe pas, le couple exécutif a utilisé à plusieurs reprises ces derniers jours les mots de « cohésion » et de « projet social » pour qualifier ses réformes, manière implicite de reconnaître qu’il marchait jusqu’ici davantage sur sa jambe droite que sur sa jambe gauche.
« Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais senti boiter », a lui-même confié Emmanuel Macron aux journalistes, plus tard dans la journée. Comme une illustration de ce « en même temps » présidentiel, le chef de l’Etat a indiqué qu’il se rendrait au Forum de Davos le 24 janvier mais aussi voir les migrants de Calais d’ici au 18 janvier.
Une heure trente d’aparté
Après le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat a réuni la presse en fin d’après-midi à l’Elysée pour lui adresser ses vœux – un cérémonial qui avait été abandonné par François Hollande en 2015, après les attentats du 7 janvier.
S’exprimant devant quelque 200 journalistes et acteurs des médias depuis la salle des fêtes du palais, M. Macron a confirmé la présentation d’un projet de loi, courant 2018, sur l’audiovisuel public, et a annoncé un autre texte législatif censé lutter contre la diffusion de fake news (« fausses informations ») sur Internet. Sans définir les contours exacts de cette future loi ni citer les supports visés, le président de la République a dit vouloir « combattre le complotisme » et la « propagande » relayée selon lui par certains médias sur la Toile et les réseaux sociaux.
Le chef de l’Etat a également profité de l’exercice pour envoyer une nouvelle pique à son prédécesseur, François Hollande. Défendant une « saine distance » entre les médias et le pouvoir politique, il a fustigé « les habitudes [qui] avaient été prises » et a fait la leçon aux journalistes en les appelant à cesser de diffuser « les propos d’antichambre » pour leur préférer « les propos publics soupesés » des dirigeants politiques.
Dans la foulée de cette injonction, le même Emmanuel Macron s’est pourtant octroyé plus d’une heure trente d’aparté – hors micro – avec de nombreux journalistes présents. Typiquement le genre de pratique qu’affectionnait François Hollande.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le juriste Paul Cassia estime que députés et sénateurs se sont arrangés pour contourner la loi sur la moralisation de la vie politique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     


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Frais de mandat des parlementaires : « Un recul déontologique sans précédent »

Dans une tribune au « Monde », le juriste Paul Cassia estime que députés et sénateurs se sont arrangés pour contourner la loi sur la moralisation de la vie politique.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 11h55
    |

Paul Cassia (Professeur de droit à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
Tribune. Les régimes applicables à partir du 1er janvier 2018 aux frais de mandat des parlementaires constituent un recul déontologique sans précédent dans l’histoire de la Ve République.
Au cours de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à fiscaliser l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour remédier à son éventuelle utilisation à des fins personnelles. Il s’agissait alors tout simplement d’intégrer au salaire des parlementaires le montant qui leur est attribué tous les mois au titre de l’IRFM – environ 5 300 euros pour les députés et 6 100 euros pour les sénateurs.
« On n’a jamais vu de renards garder un poulailler »
L’article 20 de la loi du 15 septembre 2017, dite de moralisation de la vie politique, s’est toutefois écarté de ce projet initial et a ouvert un choix à chaque Assemblée pour définir le nouveau régime de prise en charge des frais de mandat de ses membres : il doit reposer sur une avance mensuelle, une prise en charge directe ou des remboursements sur justificatifs.
Alors que la loi semblait exiger qu’une seule des trois options soit retenue par chaque Chambre, l’arrêté du 29 septembre 2017 pris par le bureau de l’Assemblée nationale, comme les arrêtés du 7 décembre 2017 pris par le bureau et la questure du Sénat, ont astucieusement combiné ces trois régimes (à l’Assemblée nationale) ou deux de ces régimes (au Sénat), avec pour effet d’aubaine de… faire disparaître tout plafond aux frais de mandat des parlementaires.
Par exemple, des frais de taxi pourront soit être pris en charge directement par le Sénat, soit payés par chaque sénateur au titre de son avance mensuelle ; des frais qui auparavant relevaient de l’IRFM des députés pourront désormais, à avance mensuelle constante, faire l’objet d’un remboursement par l’Assemblée nationale sur justificatifs.
Méconnaissance de la lettre et de l’esprit de la loi
A rebours des critiques faites à l’IRFM...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu’un « texte de loi » destiné à lutter contre les « fake news » sur Internet en « période électorale » allait être déposé « prochainement ».
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Macron veut une loi contre les fausses informations en période électorale

Le projet de loi sera présenté « probablement avant la fin de l’année », a précisé, jeudi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 11h10
   





                        



Emmanuel Macron a annoncé mercredi 3 janvier qu’un « texte de loi » allait être déposé « prochainement » pour lutter contre la diffusion des fake news (« fausses informations ») sur Internet en « période électorale ». Le chef de l’Etat a annoncé ce futur texte lors de ses vœux à la presse, essentiellement consacrés à l’économie des médias, et prononcés à l’Elysée face à des journalistes et acteurs des médias. Le projet de loi sera présenté « probablement avant la fin de l’année », a précisé jeudi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
« Nous allons faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles », a déclaré Emmanuel Macron lors de son discours. « Les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus », a-t-il précisé.
Le chef de l’Etat, lui-même victime de nombreuses fausses informations amplement relayées sur les réseaux sociaux durant la campagne présidentielle, a fustigé « cette propagande articulée avec des milliers de comptes sur les réseaux sociaux », qui « en un instant répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, des bobards inventés pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste ».

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                Présidentielle 2017 : une campagne plombée par les rumeurs, les intox et les « fausses informations »



« En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site Internet. »
Pouvoirs du CSA étendus
M. Macron a également annoncé que les pouvoirs du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) « seraient accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des Etats étrangers ».
« Cela permettra (…) de refuser de conclure des conventions avec de tels services », ou de « suspendre ou annuler » ces conventions « en prenant en compte tous les contenus édités par ces services, y compris sur Internet », a ajouté M. Macron. Récemment, M. Macron avait notamment critiqué deux médias russes, RT et Sputnik, accusés de s’être comportés durant la campagne présidentielle « comme des organes d’influence (…) et de propagande mensongère ».
Le chef de l’Etat a par ailleurs appelé « à responsabiliser les plates-formes et les diffuseurs sur Internet », tout en demandant à la profession journalistique d’entamer « une réflexion » déontologique. En ce sens, « la démarche de Reporters sans frontières d’inventer une sorte de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier me paraît intéressante et souhaitable », a-t-il salué.
Loi sur l’audiovisuel public
Le président en a également profité pour confirmer un projet de loi sur l’audiovisuel public « avant la fin de l’année » 2018. Il a précisé :
« A la fin du premier trimestre 2018, des propositions partagées, chiffrées et structurées, construisant un scénario de transformation à mettre en œuvre seront rendues par la mission sur laquelle s’appuie la ministre de la culture. »
Ces propositions « seront la matière d’un débat que nous voulons large avec l’ensemble des professionnels », a ajouté le chef de l’Etat, qui a expliqué que les réflexions s’inspireraient de « différents modèles européens et internationaux ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans une interview à « L’Obs », l’ancienne ministre explique n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique ».
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Vallaud-Belkacem ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du PS

Dans une interview à « L’Obs », l’ancienne ministre explique n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 06h41
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Finalement, c’est un non. Najat Vallaud-Belkacem annonce dans une interview à L’Obs, à paraître jeudi 4 janvier, qu’elle ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du Parti socialiste. « L’avenir de la gauche dépasse de très loin la question de l’appareil socialiste », explique notamment l’ancienne ministre de l’éducation, qui était poussée par nombre de ses camarades à se présenter au vote des militants dans la perspective du congrès des 7 et 8 avril.
« Je sais que cela peut paraître étrange de ne pas céder à l’amicale pression de ses amis (…) mais je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique. »
Elle poursuit en assurant n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique ».
Si Najat Vallaud-Belkacem a « toujours en [elle] autant d’engagement qu’auparavant », elle dit ressentir « depuis plusieurs mois le besoin de l’exprimer autrement ». Dans sa « nouvelle vie », elle va prendre la direction, au sein de la maison d’édition Fayard, d’une collection d’essais nommée « Raison de plus », qui sera « consacrée aux batailles culturelles du progressisme ». « Je vois bien que ces idées-là peinent de plus en plus à convaincre les gens. Si nous voulons reconstruire de la conviction, il faut aussi renouveler les savoirs », plaide-t-elle.
Paris pour la succession de M. Cambadélis
L’ancienne ministre met ainsi fin à un suspense de plusieurs semaines. Réunis au sein d’un groupe informel, les autoproclamés « quadras » du PS – parmi lesquels le chef de file des députés socialistes Olivier Faure, les maires de Rennes et de Nantes, respectivement Nathalie Appéré et Johanna Rolland, ou encore l’ancien ministre de l’intérieur Matthias Fekl – avaient publiquement émis l’idée, dès le mois de novembre 2017, d’une candidature de Najat Vallaud-Belkacem. Mais cette dernière était jusqu’ici restée silencieuse sur ses intentions, et cette interview est la première qu’elle donne depuis sa défaite aux législatives dans le Rhône, en juin 2017.

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La décision de l’ancienne ministre de l’éducation nationale va en tout cas ouvrir de nouveaux paris pour la succession de Jean-Christophe Cambadélis, qui a officiellement quitté le premier secrétariat du PS le 30 septembre 2017. « C’est elle qui a les clés, confiait encore récemment un poids lourd du parti. Tout le monde est suspendu à sa décision pour savoir comment les pièces vont se disposer. »
Dès lors qu’elle renonce à se présenter, la voie est ouverte à d’autres candidatures : les « quadras » devraient désigner un nouveau représentant, et Stéphane Le Foll, désormais seul potentiel candidat à avoir été ministre de François Hollande, pourrait franchir le pas.
L’eurodéputé Emmanuel Maurel, lui, ne fait guère mystère de son intention de briguer le poste. Il devrait l’officialiser sous peu et rejoindre le député Luc Carvounas, qui est actuellement le seul candidat déclaré.

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Les prétendants au poste ont jusqu’au 27 janvier pour se faire connaître : ce jour-là, un conseil national, sorte de parlement du parti, doit enregistrer les textes d’orientation des candidats. Le vote de ces motions par les militants aura lieu le 15 mars et l’élection du premier secrétaire se fera le 29 mars, parmi les deux textes arrivés en tête.



                            


                        

                        


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En Allemagne, le taux de chômage au plus bas depuis 1990

A la fin de décembre, le taux de chômage outre-Rhin a atteint 5,7 %. Il était de 6,1 % un an plus tôt.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 11h56
   





                        


La décrue du chômage en Allemagne ne se dément pas. L’économie allemande a clos l’année 2017 avec un niveau de chômage au plus bas depuis la réunification du pays, en 1990, d’après les chiffres publiés, mercredi 3 janvier, par l’Agence pour l’emploi.
Au cours de l’année, le nombre de chômeurs dans la première économie européenne a ainsi reculé de 158 000 personnes, pour se chiffrer à 2,53 millions. Le taux de chômage est donc tombé à 5,7 %, alors qu’il était de 6,1 % à la fin de 2016.

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Un nombre croissant d’immigrés
La raison de cette embellie tient à la santé de l’économie allemande : selon les grands instituts d’analyse conjoncturelle du pays, la trajectoire de croissance devrait se poursuivre encore ces deux prochaines années. L’Office fédéral de la statistique s’attend ainsi à ce que les niveaux d’emploi établissent des records l’an prochain, passant de 44,8 millions de poersonnes actives cette année à 45,2 millions l’an prochain.
L’office attribue cette progression à un nombre croissant d’immigrés arrivant sur le marché du travail en Allemagne, où plusieurs secteurs ont souffert de déficits de main-d’œuvre. Depuis 2015, on estime à environ un million et demi le nombre de réfugiés arrivés dans le pays. Selon l’office de la statistique, de plus en plus de femmes et de citoyens plus âgés ont également trouvé un emploi.

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Dans le détail, la population active a progressé dans le secteur des services (commerce, transport, service public, etc.), qui occupe les trois quarts des actifs, ainsi que dans l’industrie manufacturière et la construction. Elle a en revanche légèrement reculé (− 0,3 %) dans le secteur agricole.
Un actif sur dix est pauvre
C’est la septième année de croissance de la main-d’œuvre en Allemagne, dont l’économie bénéficie de la bonne tenue de la consommation, des dépenses de l’Etat et des exportations. Mais des difficultés de taille se dressent devant le pays.

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Berlin va en effet devoir trouver une solution pour ses travailleurs pauvres. Un actif sur dix est considéré comme pauvre en Allemagne, c’est-à-dire que son revenu est inférieur à 60 % du salaire médian. Cela correspond à 869 euros net par mois pour un travailleur seul et 1 826 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Le nombre de travailleurs pauvres a ainsi plus que doublé en dix ans.
En outre, le vieillissement de la population devrait entraver la croissance du pays à moyen terme, et cela en dépit du recours à l’immigration, a averti en avril la banque centrale allemande. D’après la Bundesbank, la population en âge de travailler (de 15 à 74 ans) va diminuer de 2,5 millions de personnes d’ici 2025.

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Au cours du seul mois de décembre, le taux de chômage a déjà stagné à 5,5 % en données corrigées des variations saisonnières :


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Le taux de chômage en Allemagne
Données corrigées des variations saisonnières

Source : Agence fédérale pour l’emploi allemande



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Corse : la collectivité unique s’installe sous le poids des responsabilités

« Maintenant, nous sommes au pied du mur », a résumé Edmond Simeoni, la figure tutélaire du nationalisme corse et père du dirigeant du nouvel exécutif.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h28
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il y avait eu l’effet de surprise en 2015, lorsque l’alliance nationaliste avait détrôné au second tour les forces politiques insulaires classiques et avait pris les commandes de la collectivité territoriale. Un véritable coup de tonnerre célébré comme tel lors d’une séance d’ouverture restée dans les mémoires. L’euphorie de 2015 a cédé la place, cette fois, à une cérémonie nettement plus apaisée. Même si les « fondamentaux » de la geste nationaliste étaient toujours affichés.

A commencer par le discours d’investiture du président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, prononcé en corse, comme cela avait été le cas deux ans plus tôt, mais sans que quiconque s’en formalise. « Je m’adresse aux Corses en corse », se défend l’élu indépendantiste. Dans la même veine, il a tenu à dédier en premier lieu la victoire remportée par les nationalistes aux élections territoriales « à ceux qui ont combattu pour la Corse et qui ne sont plus de ce monde (…), à nos prisonniers et recherchés plongés dans le malheur par une main indigne ».
Des propos qu’il revendique. « En ce qui me concerne, il n’est pas question de reniement, assure-t-il. La question des prisonniers et recherchés est un point essentiel. Le conflit sous la forme qu’il connaissait est terminé. L’amnistie doit en être la conséquence. » Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif, fera lui aussi référence, dans son discours, aux « prisonniers politiques », mais en éludant la question de l’amnistie. « Que le Noël qui vient de s’écouler soit le dernier qu’ils passent loin des leurs et de leur île et que le rapprochement permis par la loi et promis par les gouvernements successifs soit enfin effectif », a-t-il souhaité. Une nuance de taille.
Certes, aussi, l’évocation obligée de Pascal Paoli, le « père de la patrie corse », et le serment prêté sur la Constitution corse de 1755 qu’il avait promulguée étaient au rendez-vous,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Coca Light, open space, messageries cryptées : les usages des nouveaux élus de La République en marche étonnent leurs collègues.
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Les nouvelles pratiques des députés LRM

Coca Light, open space, messageries cryptées : les usages des nouveaux élus de La République en marche étonnent leurs collègues.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h35
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

C’est une petite révolution. L’entrée en masse de députés de La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale modifie peu à peu les usages en vigueur, depuis plusieurs législatures, au sein de l’institution. Six mois après leur arrivée, les 312 élus macronistes, dont une immense majorité de novices, ont déjà changé le visage du Palais-Bourbon et la pratique du mandat de député.

Le signe le plus visible de cette évolution est sans conteste la présence accrue des députés, aussi bien dans l’hémicycle qu’en commission. « Jamais le taux de présence à l’Assemblée nationale (…) n’a été aussi élevé », a indiqué son président François de Rugy, mercredi 21 décembre, à la veille de la suspension des travaux pour les fêtes de fin d’année. Une assiduité « mesurable » grâce au « système du boîtier électronique », avec lequel les députés ont procédé à 354 votes depuis les débuts des travaux de la nouvelle Assemblée, le 27 juin. Au total, 63 textes ont été examinés et 29 textes de loi ont été définitivement adoptés, dont la réforme du code du travail, la loi antiterroriste ou le budget.
L’ensemble des projets de loi du gouvernement ont été adoptés par la majorité, constamment présente en masse sur les bancs de l’Assemblée. Bien plus que lors des précédentes législatures. « Avant, on ne voyait personne les lundis et vendredis car les élus venaient surtout du mardi matin au jeudi soir. Maintenant, il y a des réunions prévues à ces moments-là et les rangs sont pleins ! », constate un fonctionnaire de l’Assemblée, surpris de voir les bancs des « marcheurs » très garnis lors des séances de nuit. « Je n’ai jamais vu autant de monde dans les rangs de la majorité » lors du quinquennat Hollande, atteste le député Thierry Solère, ex-LR devenu LRM.
« Trousse et cartable »
L’organisation rigoureuse du groupe La République en marche n’y est pas pour rien : en septembre, il a été divisé en trois sous-groupes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Plus de la moitié des députés macronistes sont des cadres.
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A l’Assemblée, un groupe LRM féminisé mais toujours pas représentatif

Plus de la moitié des députés macronistes sont des cadres.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h57
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
La large victoire de La République en marche (LRM) aux élections législatives de juin a nettement contribué à féminiser et à rajeunir l’Assemblée nationale, sans pour autant la rendre très représentative de la société française. Le groupe majoritaire, qui dispose désormais de 312 députés, compte 150 femmes, soit 48 % de ses effectifs. Cette proportion est très nettement supérieure à la moyenne dans l’Hémicycle qui, essentiellement grâce à cette vague macroniste, est passée en cinq ans de 27 % à 39 % de femmes. Plus féminisé, le groupe LRM est également plus jeune que ses homologues. Alors que l’âge moyen des députés, toutes étiquettes confondues, est de 49 ans – soit six ans de moins que leurs prédécesseurs –, celui des élus du parti majoritaire est d’à peine plus de 46 ans. En comparaison, cet âge moyen est de 48 ans chez les députés de La France insoumise et des communistes, et oscille entre 52 et 56 ans pour l’extrême droite, la droite et la gauche socialiste (Le Monde du 28 juin).

Des CSP + surreprésentées
Si cette vague engendrée par la victoire d’Emmanuel Macron a sensiblement renouvelé et modifié le visage de l’Assemblée, entraînant sur ses bancs bon nombre de néophytes, elle ne l’a pas pour autant rendue particulièrement représentative de la société française. Les CSP + (catégories socioprofessionnelles favorisées) sont en effet surreprésentées dans les rangs du groupe LRM. Selon les données – et les catégories – publiées sur le site de l’Assemblée nationale, plus de la moitié (53 %) de ses élus sont des cadres. Ils sont issus pour moitié du privé, pour moitié de la fonction publique, celles et ceux qui exercent des « professions intellectuelles et artistiques » étant mêlés à cette dernière catégorie. S’y ajoutent 17 chefs d’entreprise, et 47 membres de « professions libérales et assimilés ». Les services de l’Assemblée ont dénombré 15 « commerçants et assimilés », ainsi que deux artisans ; 17 « professions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le dirigeant autonomiste de la collectivité unique de Corse veut se poser en « interlocuteur raisonnable ».
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En Corse, Gilles Simeoni attend un geste politique de Macron

Le dirigeant autonomiste de la collectivité unique de Corse veut se poser en « interlocuteur raisonnable ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h28
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un tournant politique majeur est en train de s’opérer en Corse. Comme l’a dit l’autonomiste Gilles Simeoni, mardi 2 janvier à Ajaccio, lors de son discours d’investiture à la présidence du conseil exécutif de la nouvelle collectivité unique, « notre victoire ne saurait se résumer à une conjugaison insulaire du dégagisme ». Ce faisant, il s’est livré à un exercice inédit, en s’attachant à analyser les raisons de ce vote qui, à plus de 56 %, a porté les nationalistes au pouvoir en leur conférant une majorité absolue à l’Assemblée de Corse.

Certes, il inscrit cette victoire légitimée par le suffrage universel dans un combat « qui vient de loin » et revendique « le fil historique de cinquante années de luttes du peuple corse pour la reconnaissance de ses droits ». Mais le discours de M. Simeoni, empreint d’une exceptionnelle gravité, loin de l’euphorie qui avait accompagné l’accession surprise, en 2015, de l’alliance nationaliste à la tête de la collectivité territoriale, avait une autre portée. « La lucidité politique et l’honnêteté intellectuelle commandent de dire clairement que tous les électeurs qui nous ont apporté leurs suffrages ne partagent pas nos convictions, ajoute-t-il dans la foulée. Ce résultat nous honore. Nous en sommes fiers, évidemment, mais nous le recevons également avec humilité car nous savons que le plus difficile reste à faire. Le score historique que nous venons de réaliser nous donne beaucoup plus de devoirs que de droits. »

Exercice d’introspection
Au-delà des références historiques traditionnelles, c’est bien cette partie-là du discours de M. Simeoni qu’il fallait entendre et décrypter. « Je me suis beaucoup interrogé sur ce résultat, reconnaît en aparté le chef de l’exécutif corse. Il nous donne des responsabilités énormes. Il ne faut pas se tromper sur le message. Il nous impose de faire très vite un véritable travail sur nous-mêmes. » Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents après leurs études, le temps de trouver un emploi stable
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Une fois diplômé, adieu la chambre du Crous

Nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents après leurs études, le temps de trouver un emploi stable



Le Monde
 |    03.01.2018 à 07h00
    |

                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            

Diplôme en poche, plus étudiant mais encore dans l’attente d’un premier emploi durable, l’accès au logement, si possible décent, peut se transformer en parcours du combattant... C’est la mauvaise expérience qui arrive à Hélène, diplômée en journalisme en 2016, toujours en quête d’un emploi stable. Logée au Crous depuis son entrée en master 1, la jeune femme est à présent censée quitter sa chambre : « Mon bail est terminé depuis fin août. Pourtant, je ne peux pas non plus me loger dans le privé : mes revenus sont trop bas, trop aléatoires et mon statut précaire. Mes dossiers sont refusés. En plus, je n’ai pas de garant, et quand je parle des dispositifs de caution locative de l’Etat, ça fait fuir les propriétaires. » En effet, la perte de la qualité d’étudiant entraîne celle du logement Crous, même si une prolongation du séjour en chambre durant l’été est négociable.
Côté privé, dans les grandes villes où le logement est en tension, peu de propriétaires ou d’agences immobilières acceptent les dossiers de jeunes diplômés en recherche d’emploi sans garantie. Un contrat à durée déterminée, même très bien rémunéré, n’est pas non plus bien vu. Tout comme un contrat à durée indéterminée à faible revenu, et le meilleur dossier sera toujours préféré.
A noter : les propriétaires sont souvent frileux en ce qui concerne la colocation. Ainsi, nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents en sortie d’études, le temps de trouver un emploi stable.
Une solution temporaire
A la sortie du Crous, les jeunes en recherche d’emploi peuvent candidater pour intégrer temporairement un foyer de jeunes travailleurs. Ces derniers sont ouverts aux 18-25 ans, en activité (dont stage) ou en voie d’insertion professionnelle, disposant d’un revenu minimal de 600 euros par mois. Cependant, dans certaines métropoles, les listes d’attente sont longues.

Le Comité local pour le logement autonome des jeunes (CLLAJ) accompagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.
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Macron tient mercredi un nouveau séminaire gouvernemental à l’Elysée

Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h38
   





                        


« Je n’arrêterai pas d’agir », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français, dimanche 31 décembre. Mercredi 3 janvier, le chef de l’Etat convoque à l’Elysée les membres du gouvernement pour un séminaire de travail, le quatrième depuis le début du quinquennat. Objectif : fixer la feuille de route du gouvernement pour les six à huit prochaines semaines.

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Lors de ce rendez-vous, figureront en bonne place les sujets économiques et sociaux : tout particulièrement les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance-chômage ou encore de l’intéressement et de la participation. Pour l’exécutif, après les ordonnances relatives au code du travail, adoptées cet automne et qui étaient présentées comme une façon de « libérer », l’économie, il s’agit d’aborder désormais le volet « protéger » les salariés.
Une partie du séminaire devrait aussi être consacrée à la réforme de l’Etat. Pour ce chantier prioritaire de 2018, chaque ministre a été invité à faire ses propositions.
Plusieurs dossiers sensibles
Si les membres du gouvernement se verront rappeler qu’il n’est pas question de relâchement, il leur sera également signifié que les prochaines semaines pourraient donner lieu à quelques turbulences. Plusieurs réformes ou décisions pourraient susciter des oppositions. La décision de baisser à 80 km/h la vitesse sur les routes nationales et départementales, par exemple, qui devrait être annoncée le 9 janvier. Ou encore la loi sur l’immigration et sur l’asile, attendue en février.

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Le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour lequel M. Macron a annoncé une décision d’ici fin janvier, est aussi potentiellement explosif. « Nous allons essayer de régler ce problème de la manière la plus pacifique possible », a assuré, mardi matin, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sur Europe 1. « Un certain nombre d’agriculteurs qui aujourd’hui sont solidarisés avec les zadistes peuvent avoir la volonté de retrouver ce qu’ils avaient avant et donc il faut pouvoir discuter avec ces fractions-là, qui aujourd’hui sont complètement contre le projet et contre le gouvernement », a souligné M. Collomb, tout en prévenant : « On sera obligé à un moment donné d’employer la force je pense, mais il faut qu’elle soit la plus mesurée possible, la plus maîtrisée possible. »
Dans l’entourage de M. Macron, on assure que ce dernier est prêt à la confrontation sur ces différentes réformes et décisions et que le chef de l’Etat « a la conviction qu’il faut tout concentrer au début du quinquennat pour avoir des résultats, ce qui implique de s’attaquer aussi aux sujets difficiles ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Editorial. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté, le 31 décembre, des vœux qui insistent sur leur ambition commune pour l’Union européenne.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Le « colloque intime » entre la France et l’Allemagne

Editorial. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté, le 31 décembre, des vœux qui insistent sur leur ambition commune pour l’Union européenne.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h32
   





                        


Editorial du « Monde ». A ce niveau-là d’harmonie dans le message, ce n’est plus du diapason, c’est de la stéréo. A quelques heures d’intervalle, dimanche 31 décembre, la chancelière Angela Merkel et le président Emmanuel Macron ont adressé à leurs concitoyens, en guise de vœux, le même message volontariste sur l’Europe : 2018 sera « une année décisive » pour « l’ambition européenne » (Macron) et la cohésion de l’Union « la question décisive des prochaines années » (Merkel).
La chancelière allemande et le chef de l’Etat français partent d’abord, tous deux, de cette certitude ancrée dans leurs convictions politiques : la construction européenne profite à chacun de ces deux grands pays fondateurs de l’Union. L’avenir de l’Allemagne est « lié de façon indissociable à l’avenir de l’Europe » (Merkel), « l’Europe est bonne pour la France » (Macron).
« Ce par quoi tout commence »
Pour faire avancer ce chantier, la chancelière allemande et le chef de l’Etat français comptent d’abord l’un sur l’autre, en plaçant tous deux, dans leurs discours de vœux de Nouvel An, le dialogue franco-allemand au cœur de la refondation européenne. « La France et l’Allemagne veulent travailler ensemble », a souligné Mme Merkel, pour permettre à l’UE de renforcer la cohésion des Vingt-Sept et de « représenter nos valeurs de manière solidaire et avec assurance, à l’intérieur comme à l’extérieur ».
Fidèle, chacun, à sa réputation, Angela Merkel est restée sobre et brève, là où Emmanuel Macron tenait à être plus lyrique et, forcément, plus long. Le président français a choisi, pour décrire la relation franco-allemande, une expression inhabituelle, celle du « colloque intime » : « Ce colloque intime avec nos amis allemands, a-t-il dit, est la condition nécessaire à toute avancée européenne : elle n’exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires, mais elle est ce par quoi tout commence. »
Une démarche qui pourrait irriter
L’expression « colloque intime et singulier », que l’on doit à l’écrivain et médecin Georges Duhamel, est généralement employée à propos de la relation entre le médecin et le patient. Cette relation est marquée par la confiance, élément tout aussi crucial pour la relation franco-allemande, mais aussi par le secret – dont on espère fermement qu’il ne fait pas partie, en revanche, des exigences de M. Macron.
On s’abstiendra de chercher à savoir qui, de Paris ou de Berlin, est le médecin et qui est le patient, mais la phrase décrit bien la démarche commune, telle que veut la relancer M. Macron : se parler à deux d’abord, puis élargir la conversation aux autres membres de l’UE. L’histoire ne dit pas si le président français a testé, au préalable, sa formulation auprès de sa collègue allemande. Il est probable, cependant, qu’elle irritera passablement certains de leurs partenaires européens, à Rome, Madrid ou La Haye, aux yeux desquels l’intimité, précisément, de ce dialogue est généralement suspecte. Elle peut aussi inquiéter les membres de l’Union qui ont choisi de rester en dehors de la zone euro, à Copenhague ou à Varsovie, et que la perspective d’une intégration renforcée de cette zone de dix-neuf Etats membres inquiète d’autant plus qu’ils perdent, avec le Brexit, l’appui de la Grande-Bretagne.

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Dans la foulée, M. Macron a encore déclaré « avoir besoin d’aller plus loin » dans le dialogue franco-allemand et vouloir « rompre avec les habitudes passées », afin de « retrouver ce goût en commun d’un avenir dont nous décidons nous-mêmes ». Bonne résolution. Reste à la concrétiser.



                            


                        

                        

