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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le président américain Donald Trump voulait sortir de cet accord avec la Corée du Sud entré en vigueur en 2012. Pressé par les milieux d’affaires et son administration, il y a renoncé.
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Washington et Séoul renégocient leur accord de libre-échange Korus

Le président américain Donald Trump voulait sortir de cet accord avec la Corée du Sud entré en vigueur en 2012. Pressé par les milieux d’affaires et son administration, il y a renoncé.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h00
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Au terme de plusieurs mois de préparation, Américains et Sud-Coréens doivent entamer vendredi 5 janvier à Washington une délicate renégociation de leur accord bilatéral de libre-échange, le Korus. La rencontre entre Yoo Myung-hee, directeur général au sein du ministère sud-coréen du commerce, et Michael Beeman, représentant adjoint au commerce, doit permettre d’étudier d’éventuels « amendements et modifications » à apporter à cet accord signé en 2007 et entré en vigueur en mars 2012.

Les discussions répondent aux attentes du président américain Donald Trump, parti en guerre contre les déficits commerciaux au nom de son engagement en faveur de « l’Amérique en premier » et qui a notamment qualifié le Korus d’« horrible ». A 27,7 milliards de dollars en 2016, le déficit commercial américain avec la Corée du Sud a doublé par rapport à la période qui avait précédé le traité. En cinq ans, les exportations américaines vers la Corée du Sud ont reculé de 5,6 %. Celles de la Corée du Sud vers les Etats-Unis ont crû de 22,2 %.
Des demandes américaines limitées
M. Trump voulait sortir les Etats-Unis de l’accord mais, pressé par les milieux d’affaires et des membres de son administration, il a opté pour des pourparlers, que Séoul a acceptés en octobre 2017.
A la différence de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) en cours de révision approfondie avec le Mexique et le Canada, le président américain n’a pas notifié le Congrès de son intention de renégocier le Korus, comme l’exige la Trade Promotion Authority. De ce fait, la partie sud-coréenne s’attend à des demandes limitées. « Nous estimons qu’une révision partielle est dans notre intérêt », déclarait le 18 décembre le ministre sud-coréen du commerce Kim Hyun-chong.
« La Corée impose des normes très différentes aux voitures américaines et n’accorde qu’un quota très réduit aux véhicules n’ayant pas à les respecter », a déploré le secrétaire...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des puces électroniques en 2017, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel.
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Samsung nouveau numéro un des semi-conducteurs, devant Intel

Le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des puces électroniques en 2017, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 14h02
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 15h38
   





                        



   


Après des années en haut du podium sur le marché des semi-conducteurs, Intel perd sa place de leadeur mondial. Le grand groupe sud-coréen Samsung est devenu en 2017 le nouveau numéro un mondial du marché de ces puces qui sont dans nos appareils high-tech. Le constructeur dépasse, par son chiffre d’affaires dans le secteur, son concurrent américain Intel, selon une étude réalisée par le cabinet Gartner publiée jeudi 4 janvier.
Selon les chiffres publiés par le cabinet américain, le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des semi-conducteurs en 2017. Un chiffre en hausse de 52,6 %, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel, qui réalise « seulement » une hausse de 6,7 %. Le sud-coréen détient désormais 14,6 % de parts de marché, contre 13,8 % pour Intel.

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Marché en progression
Dans le sillage de Samsung, un autre groupe coréen, SK Hynix, monte sur le podium, en lieu et place de l’américain Qualcomm, avec des ventes qui s’établissent à 26,3 milliards de dollars, en croissance de 79 % sur un an. Qualcomm se fait aussi dépasser par son compatriote Micron Technology, qui profite d’une croissance de 78,1 % pour atteindre un chiffre d’affaires annuel de 23 milliards de dollars.
Seule l’entreprise néerlandaise NXP, parmi les dix principaux constructeurs, a vu ses ventes se contracter durant l’année, de 7 %, à 8,6 milliards de dollars. En un an, le marché mondial du semi-conducteur a progressé de 22,2 % pour s’établir à 419,7 milliards de dollars.

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Selon Gartner, le marché a principalement profité d’une hausse des prix du fait de chaînes d’approvisionnement sous tension, qui ont provoqué une hausse globale des prix des ordinateurs et des smartphones auprès du grand public.
Baisse des prix attendue
Le classement pourrait cependant être de nouveau bouleversé en 2018, prévient Gartner, avec une baisse des prix attendue sur les composants de mémoire flash NAND et des mémoires RAM, que l’on retrouve dans tous les équipements électroniques. Ce recul des prix devrait provoquer une perte d’une bonne partie de la croissance de cette année pour Samsung.
Le groupe sud-coréen pourrait même passer troisième en cas de succès dans le rachat de Qualcomm par son concurrent américain Broadcom, dont la tentative d’offre amicale a été rejetée à la mi-novembre. Broadcom a annoncé depuis vouloir tenter de prendre le contrôle du conseil d’administration de sa cible afin de parvenir à ses fins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les prix dans la capitale ont reculé de 0,5 % en moyenne au quatrième trimestre sur un an, Londres étant la seule région à subir une baisse en 2017.
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Baisse des prix immobiliers à Londres en 2017, une première en huit ans

Les prix dans la capitale ont reculé de 0,5 % en moyenne au quatrième trimestre sur un an, Londres étant la seule région à subir une baisse en 2017.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 12h31
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 12h44
   





                        


C’est un poncif tenace qui caractérise la ville de Londres : les montants exorbitants de ses loyers. Après huit ans de hausse, la tendance semble s’inverser. Les prix de l’immobilier résidentiel ont enregistré un coup de frein en 2017 au Royaume-Uni et ont même légèrement reculé à Londres sur fond d’incertitudes quant au Brexit, révèle une étude publiée jeudi 4 janvier.
Selon les chiffres de la banque mutualiste Nationwide, qui font référence dans le pays, le prix moyen d’un bien immobilier a progressé de 2,6 % dans le pays l’an passé, loin de la hausse de 4,5 % de 2016. Les prix dans la capitale ont quant à eux reculé de 0,5 % en moyenne au quatrième trimestre sur un an, Londres étant la seule région à connaître une baisse en 2017.

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« Londres a subi un ralentissement particulièrement marqué, avec la première baisse annuelle en huit ans », souligne Robert Gardner, économiste chez Nationwide. C’est en outre la première fois depuis 2004 que Londres affiche la plus mauvaise performance de l’ensemble des régions britanniques.
Deux fois plus cher à Londres
L’étude note de grandes disparités régionales, remarquant notamment qu’il est de plus en plus difficile de trouver un logement dans Londres et plus généralement dans le sud-est de l’Angleterre. Ces zones restent inabordables pour de nombreuses personnes ou nécessitent d’importants emprunts pour financer les achats immobiliers.
Le prix moyen d’une maison ou d’un appartement à Londres s’est établi à 470 922 livres (530 071 euros) au quatrième trimestre de 2017, soit plus du double de la moyenne nationale, qui s’élève à 211 433 livres.

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Pour l’année 2018, Nationwide s’attend à un nouveau ralentissement du marché au plan national, avec des prix prévus en hausse très modeste de 1 %. La banque souligne que les performances dépendront en grande partie de l’activité économique et de l’impact du Brexit, qu’il est encore difficile d’anticiper selon elle.
Les pouvoirs publics s’attendent à une croissance économique de 1,4 % en 2018 au Royaume-Uni, freinée par la consommation des ménages et par la toujours faible productivité dans le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Ce dispositif, déjà mis à l’essai pendant le quinquennat Hollande, avait échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes ».
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Contre la discrimination à l’embauche, les « emplois francs » de nouveau expérimentés à partir d’avril

Ce dispositif, déjà mis à l’essai pendant le quinquennat Hollande, avait échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes ».



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h14
    |

            Louise Couvelaire








                        


Présentés par Emmanuel Macron comme « le pendant indispensable de la lutte contre la discrimination », les emplois francs seront ré-expérimentés à partir du mois d’avril dans une dizaine de territoires, avant d’être généralisés en 2020. Le principe ? Toute entreprise recrutant un habitant des quartiers prioritaires bénéficiera d’une prime de 15 000 euros étalée sur trois ans pour un CDI et de 5 000 euros sur deux ans pour un CDD de plus de six mois. Ce dispositif avait pourtant été expérimenté par le précédent gouvernement et abandonné.
Pour le chef de l’Etat, cette première tentative a échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes » – limite d’âge, obligation d’être inscrit à Pôle emploi depuis d’un an… – que la nouvelle version a donc levés. Mais est-ce suffisant pour transformer l’essai ?

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« On ne peut pas s’en contenter »
« Pôle emploi n’est pas outillé pour détecter les jeunes des quartiers ni pour proposer le dispositif aux entreprises », juge François Lamy, ministre de la ville sous François Hollande. Lors de la première expérimentation, le ministère de la ville, les préfets ou les communes avaient tenté de se substituer à l’opérateur public en jouant les recruteurs et les démarcheurs. « Il fallait vendre le dispositif aux entreprises nous-mêmes », raconte François Pupponi, ancien maire (PS) de Sarcelles et député du Val-d’Oise.
« Le retour des emplois francs est une bonne nouvelle mais on ne peut pas s’en contenter, estime Saïd Hammouche, président de Mozaïk RH, société de recrutement spécialisée dans la promotion de la diversité. La première version a échoué car rien ne facilitait l’intermédiation entre les candidats et les entreprises. Aujourd’hui encore, il manque un maillon : si l’Etat ne sélectionne pas une série d’opérateurs, on va encore passer à côté. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La firme créée en 2002 par Elon Musk a lancé dix-huit fusées en 2017, contre onze pour sa rivale européenne. Et l’américain s’apprête à accélérer la cadence des lancements.
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Arianespace détrônée par l’américain SpaceX

La firme créée en 2002 par Elon Musk a lancé dix-huit fusées en 2017, contre onze pour sa rivale européenne. Et l’américain s’apprête à accélérer la cadence des lancements.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h00
    |

            Dominique Gallois








                        



   


Quinze ans après sa création, en 2002, SpaceX accède à la première marche du podium spatial mondial. Grâce aux dix-huit tirs de sa fusée Falcon 9, l’américain détrône Arianespace et ses onze lancements répartis entre Ariane 5, Soyouz et Vega. Une déconvenue pour l’européenne, habituée des premières places, et un beau redressement pour la firme d’Elon Musk après deux années de turbulences, d’échecs et de retards.

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Le trublion de l’espace n’entend pas en rester là. Cette année, la cadence des lancements devrait s’accentuer, « avec une dizaine de tirs de plus qu’en 2017 », confiait en novembre au site Space News Gwynne Shotwell, la patronne des opérations de SpaceX. L’objectif est ambitieux, puisqu’il s’agit d’atteindre un rythme de croisière annuel de 30 à 40 tirs.
La plus puissante fusée au monde
La compétition s’annonce d’autant plus vive que, dans le même temps, la firme américaine ne cesse d’innover. En 2016, SpaceX avait réussi à faire revenir sur Terre le premier étage de sa fusée, pour le réutiliser. Ce qui était à l’époque un exploit spectaculaire – se poser sur une barge flottant sur l’Atlantique – est devenu quasiment banal. Quatorze étages de lanceurs sont revenus sans encombres en 2017. Certains ont été réutilisés.
Autre défi, pour commencer l’année, la firme américaine va faire décoller en janvier sa nouvelle fusée. La Falcon Heavy, la plus puissante au monde, dispose d’une capacité double de celle des plus gros lanceurs actuels. Dotée de 27 moteurs, elle propulsera en orbite « plus de 54 tonnes, soit une masse équivalente à un Boeing 737 chargé de ses passagers, équipage, bagages et carburant », indique SpaceX.
Deux modèles économiques
La pression sur les Européens est considérable. Comment rester dans la course, face à celui qui voici quatre ans a fait voler en éclats les règles du jeu spatial en cassant les prix de lancement, et brisé le duopole historique formé avec le russe Proton ?
« Nous sommes face à un nouveau duopole reposant sur deux modèles économiques complètement différents qui devraient perdurer », estime Rachel Villain du cabinet Euroconsult. Elle note toutefois « une plus grande souplesse et une meilleure adaptabilité » chez SpaceX, en raison de sa structure plus légère et de ressources financières plus importantes.

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Depuis 2014, la réponse à l’américain s’appelle Ariane 6, le successeur d’Ariane 5 dont le premier lancement est prévu en 2020. « C’est la pierre angulaire de tous les scénarios », confirme Stéphane Israël, le président exécutif d’Arianespace. Un lancement avec Ariane 6 sera 40 % moins cher qu’avec Ariane 5 et donc compétitif avec ceux proposés par SpaceX. « La fusée sera adaptée aux nouveaux marchés qui émergent, comme celui des constellations composées de myriades de petits satellites. » 
Si les plans ont été arrêtés avant que SpaceX démontre la possibilité de réutilisation, il n’est pas question de les modifier. « La réutilisation des étages ne vaut que si les cadences de lancements sont très élevées, ce qui n’est pas le cas pour Ariane, et l’économie qui en ressortirait dans le contexte européen reste donc à préciser », ajoute M. Israël, avant de temporiser. « En parallèle à Ariane 6, nous devons déjà réfléchir à ses évolutions et aux moyens de réduire fortement les cycles de développement. » 
Le poids des institutionnels
Cette course ne peut se faire sans le soutien financier des Etats pour qui l’accès à l’espace est stratégique. D’ailleurs, le monde spatial est dominé par les lancements institutionnels (civils ou militaires), qui représentent l’essentiel des mises en orbite – 70 % des 91 lancements en 2017.

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Or, ces lancements sont réservés, aux Etats-Unis, à des fusées nationales, et sont facturés le double de ceux proposés aux vols commerciaux, ce qui donne aux firmes spatiales une marge financière pour affronter la concurrence et se développer. Pour SpaceX, cela représente en valeur les deux tiers de son carnet de commandes, contre un tiers pour Arianespace. Car en Europe, la situation est différente. Non seulement les missions institutionnelles sont peu nombreuses (deux sur les onze lancements de 2017), mais, de plus, la fusée européenne est mise en compétition avec les autres lanceurs.
Pour que le modèle économique d’Ariane 6 soit viable, les industriels demandent que l’Europe lui réserve cinq à six lancements annuels, sachant qu’au début de la prochaine décennie, pas moins de sept tirs institutionnels sont prévus chaque année. « L’idée progresse, mais il faut accélérer, insiste M. Israël. Chaque partenaire doit s’interroger sur ce qu’il est prêt à faire pour le succès du lanceur. C’est primordial. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ 2018 se profile comme une nouvelle année faste pour la zone euro, où la confiance a fait son retour.
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L’économie européenne a retrouvé sa vigueur

2018 se profile comme une nouvelle année faste pour la zone euro, où la confiance a fait son retour.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h23
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Quoi de mieux qu’un record pour commencer l’année ? Selon les chiffres du cabinet IHS Markit, publiés mardi 2 janvier, l’industrie de la zone euro fait des étincelles. En décembre, l’indice PMI des directeurs d’achats du secteur manufacturier a en effet culminé à 60,6 : du jamais-vu depuis le lancement de cet indicateur, en 1997.
L’activité des industriels a enregistré une forte hausse dans la plupart des pays membres, portée par des niveaux historiques de production et de nouvelles commandes. « De quoi permettre aux fabricants des pays membres d’aborder les prochains mois sur des bases solides », souligne Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit.
Après une année 2017 prometteuse, 2018 sera-t-elle un aussi bon cru pour l’économie européenne ? La plupart des conjoncturistes se montrent optimistes. « Les douze prochains mois seront encore meilleurs que les précédents », estime ainsi Stéphanie Villers, chef économiste d’Humanis.

« Il y a un an, personne n’imaginait que l’industrie européenne repartirait de si bon pied, commente James Nixon, chez Oxford Economics. A l’époque, le consensus était plombé par le Brexit et la crainte qu’il pèse sur la croissance de la zone euro. »
Mais celle-ci a tenu bon. Mieux : après des années difficiles, marquées par le doute et les séquelles de la crise de 2008, la confiance a enfin fait son retour au sein des pays membres. Les populistes n’ont pas réussi la percée politique tant redoutée – du moins en France. Grâce à l’embellie du commerce mondial, les carnets de commandes des entreprises se sont remplis. En conséquence, ­elles ont recommencé à embaucher et à investir.
La consommation des ménages, quant à elle, s’est raffermie, portée par la baisse du chômage. Depuis 2013, la zone euro a en effet créé 7 millions de postes, si bien que l’emploi a retrouvé son niveau d’avant-crise au premier semestre 2017.
Reprise généralisée
Au fil...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ « Le Monde » a interrogé une quarantaine d’entrepreneurs et de penseurs du monde entier sur leur parcours, leur vision de l’avenir, et les enseignements à en tirer pour aider les jeunes à trouver leur voie. Ory Okolloh, avocate et co-fondatrice de la plateforme opensource kenyane Ushaidi, ex-responsable de Google Afrique, est désormais responsable des investissements de la fondation Omidyar Network.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Ory Okolloh : « Jeune Africaine et noire, j’ai dû briser le plafond de verre »

« Le Monde » a interrogé une quarantaine d’entrepreneurs et de penseurs du monde entier sur leur parcours, leur vision de l’avenir, et les enseignements à en tirer pour aider les jeunes à trouver leur voie. Ory Okolloh, avocate et co-fondatrice de la plateforme opensource kenyane Ushaidi, ex-responsable de Google Afrique, est désormais responsable des investissements de la fondation Omidyar Network.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 11h08
    |

            Laure Belot








                        



   


Oser. « Si vous pensez que votre premier emploi sera celui de vos rêves, sachez que cela ne se passe pas comme ça. Il vous faudra trois, peut-être quatre postes avant de trouver celui qui vous convient vraiment. Voyez-y une occasion d’apprendre, d’expérimenter. C’est une utopie de croire que ça peut se produire en un claquement de doigts. Il faut provoquer le destin !
Moi-même, jeune Africaine et noire, j’ai dû briser le plafond de verre. D’un point de vue professionnel, beaucoup de femmes, tant qu’elles ne se sentent pas parfaitement qualifiées, ont tendance à se dissuader d’agir au lieu de s’en persuader. Apprendre à prendre des risques a été un travail de longue haleine pour moi. Plus jeune, je suis passée à côté d’opportunités pour lesquelles j’étais la candidate idéale, simplement parce que je n’ai pas osé.

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                O21. Douze témoignages (inspirants) de personnalités pour trouver sa voie



J’aimerais dire à la jeunesse qu’elle arrête de se mettre la pression, qu’elle a tout le temps d’accumuler les expériences ! Malgré l’incertitude, malgré les mauvaises nouvelles dans les journaux, le monde me semble plus fluide, plus ouvert, plus connecté. Et puis, nous vivons aussi plus longtemps qu’hier, n’est-ce pas ? »


Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

        Lire aussi :
         

                En images : les temps forts d’O21, nos conférences pour s’orienter au 21e siècle, à Nancy


Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », David Rouxel, fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile, suggère que les bailleurs sociaux s’appuient sur les outils numériques pour renouer, à un faible coût, le lien entre les habitants des quartiers.
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« Les acteurs du numérique doivent aider les bailleurs sociaux dans leur mission »

Dans une tribune au « Monde », David Rouxel, fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile, suggère que les bailleurs sociaux s’appuient sur les outils numériques pour renouer, à un faible coût, le lien entre les habitants des quartiers.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 08h00
    |

David Rouxel (Fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile)







                        



                                


                            
Tribune. Alors que l’habitat social doit répondre à des problèmes majeurs d’ordre économique, social et environnemental, le gouvernement a prévu pour 2018 d‘importantes coupes budgétaires, qui vont réduire les marges de manœuvres des bailleurs, au risque d’augmenter la fracture urbaine, déjà profonde, avec des quartiers qui se paupérisent.
De plus en plus d’initiatives issues d’une économie nouvelle, dite collaborative, émergent
Au-delà de leur mission première qui consiste à fournir des logements, les bailleurs ont historiquement un rôle d’utilité sociale, rôle aujourd’hui bousculé par ces restrictions budgétaires. Il est pourtant primordial de protéger cette dimension, en s’appuyant sur les nombreuses entreprises numériques proposant des outils qui contribuent au renforcement du lien entre les habitants des quartiers et à l’émergence des villes intelligentes de demain.
De plus en plus d’initiatives issues d’une économie nouvelle, dite collaborative, émergent. Elles accompagnent les bailleurs sociaux vers la construction de véritables écosystèmes innovants, durables, inclusifs et, in fine, vers le logement social de demain. Aujourd’hui, une plate-forme de prêt d’objets permet autant d’amortir certaines inégalités que de créer du lien entre les habitants d’un même quartier et favoriser l’entraide. Un service de covoiturage permet de réduire l’empreinte carbone et d’aller vers l’autre. Une application d’échange de services de proximité simplifie la vie des habitants, arrondir potentiellement leurs fins de mois ou limiter leurs dépenses…
Solutions concrètes
Surtout, ces initiatives numériques ont en commun de replacer l’humain au centre du débat et de favoriser une économie collaborative, positive et durable ! Proposer des logements sociaux innovants passe inéluctablement par la question du bien-être de l’individu et de la création de valeur par la communauté.
Des centaines d’initiatives innovantes, peu coûteuses à mettre en...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Face aux opérations coup de poing menées en décembre 2017 dans une trentaine de ses magasins, la firme à la pomme a assigné l’association française en justice.
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Sommée par Attac de « payer ses impôts », Apple riposte

Face aux opérations coup de poing menées en décembre 2017 dans une trentaine de ses magasins, la firme à la pomme a assigné l’association française en justice.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 08h07
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


« C’est ce que l’on appelle une procédure “bâillon”, une action qui a pour objectif de nous empêcher à manifester publiquement contre l’évasion fiscale », s’emporte Dominique Plihon, porte-parole d’Attac. L’association, qui conteste depuis 1998 « le pouvoir pris par la finance sur les peuples et la nature », va fêter ses 20 ans dans un contexte singulier. Le 21 décembre 2017, Apple l’a assignée en référé devant le tribunal de grande instance de Paris, en riposte aux actions menées dans une trentaine d’Apple Stores en fin d’année. Déployant banderoles et slogans, les militants exigeaient de la multinationale qu’elle « paye ses impôts ».
Le géant californien cible en particulier l’action menée dans sa boutique du quartier de l’Opéra à Paris. Le 2 décembre 2017, « 70 activistes ont envahi brutalement [cet] Apple Store, qui était alors bondé de clients faisant leurs achats pour les fêtes de fin d’année. Face à cette démonstration de force (…), Apple a été contraint d’évacuer et de fermer le magasin pendant plusieurs heures », dénonce l’assignation, qui assure « qu’Attac a par ailleurs vandalisé plusieurs autres magasins ». « Nos actions sont non violentes, bon enfant et à visage découvert », conteste Dominique Plihon.
La firme à la pomme demande au tribunal d’interdire à l’association de pénétrer dans ses boutiques pendant trois ans, sous peine d’une amende de 150 000 euros par violation de l’interdiction. « Compte tenu de notre taille, cette astreinte a pour but de nous asphyxier », s’insurge Dominique Plihon.
« Hold-up mondial »
L’audience se tiendra le 12 février. Officiellement, Apple ne souhaite pas faire taire Attac. « Nous leur reconnaissons le droit d’exprimer leur opinion. Cependant, [leurs] actions ont mis en péril la sécurité de nos clients et de nos employés et nous n’avons d’autre choix que d’en appeler à la police et aux tribunaux », dit la firme de Cupertino.
Une chose est sûre : ces opérations coup de poing, qu’Attac a promis de réitérer si Apple ne changeait pas ses pratiques fiscales, sont du plus mauvais effet pour l’image de marque de la multinationale. Ces dernières semaines, les militants n’ont pas ménagé leur peine pour saboter la communication léchée de la firme. Profitant de la sortie de l’iPhone X, l’association a publié, le 9 novembre 2017, un rapport intitulé « Apple, le hold-up mondial ». « Apple est à ce jour la première multinationale au monde (…). Mais cette prospérité repose sur une évasion fiscale d’une ampleur sans pareille », fustigeait le document.
Un mois plus tard, l’ONG enjoignait à la société dirigée par Tim Cook de régler à l’Irlande 13 milliards d’euros d’arriérés d’impôts, comme exigé par la Commission européenne. C’est en raison du refus d’Apple d’obtempérer, et surtout pour « attirer l’attention de l’opinion publique et des médias face au laisser-faire des pouvoirs publics », selon Dominique Plihon, que les militants d’Attac sont passés à la vitesse supérieure.
Avant Apple, une militante d’Attac affrontera, le 6 février, BNP Paribas, qui a porté plainte après une autre action également destinée à protester contre l’optimisation fiscale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Pour remédier à l’« hérésie économique » de l’entre-soi dans l’entreprise, certaines sociétés revoient leur mode de recrutement.
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Les diplômés de banlieue face au « mur » de l’emploi

Pour remédier à l’« hérésie économique » de l’entre-soi dans l’entreprise, certaines sociétés revoient leur mode de recrutement.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 16h19
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Avec sa double licence et son master, ses « bons » stages et sa niaque, on pourrait croire que Sofiane Hadji a tous les atouts pour franchir « le mur de Berlin », comme il l’appelle, qui le sépare des entreprises et de l’emploi. Mais c’est tout le contraire. Le jeune homme de 22 ans figure parmi les profils les plus discriminés de France : les diplômés de l’enseignement supérieur issus de l’immigration et des quartiers populaires.
Les statistiques sont implacables : le rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville publié en 2016 a révélé que le taux de chômage des diplômés des quartiers, ayant un bac + 2 et plus, est presque trois fois supérieur à la moyenne nationale. « Un diplômé bac + 5 de plus de 30 ans a 22 % de chances de moins d’occuper un emploi de cadre lorsqu’il est issu des quartiers prioritaires », insiste le rapport, soulignant « l’effet quartier ». Pour l’Institut national d’études démographiques (INED), l’écart s’accroît.

« Tout marche par réseau »
« Le plus dur, c’est de parvenir à avoir un entretien, explique Sofiane Hadji, qui habite Saint-Denis. Tout marche par réseau, et on n’en a pas. » Un obstacle difficile à surmonter. Son « truc » à lui, c’est le lobbying et la communication de crise. Fils d’un agent de propreté et d’une caissière de supermarché, il est en master Action publique à l’université Paris-Dauphine – après avoir obtenu une double licence à Paris-VIII en sciences politiques et en histoire. Lorsqu’il a fallu trouver son premier stage, ses diplômes n’ont servi à rien.
Il a envoyé ou déposé en mains propres des centaines de CV, tous restés lettre morte. Alors il s’est imposé. Sur les marchés. « Là où se pressent tous les politiques », sourit-il. Un culot payant. Après un premier stage dans une mairie, il a enchaîné au conseil départemental, puis dans une radio, aujourd’hui au sein du géant de la communication Publicis…
« J’ai...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Les responsables se rejettent la faute des agissements du groupe en Syrie. L’enquête se concentre sur le contenu des réunions qui se sont tenues au siège du cimentier à Paris.
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Financement du terrorisme : le jeu de dupes des dirigeants de Lafarge

Les responsables se rejettent la faute des agissements du groupe en Syrie. L’enquête se concentre sur le contenu des réunions qui se sont tenues au siège du cimentier à Paris.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 10h52
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Qui sont les responsables du naufrage moral du groupe Lafarge en Syrie ? L’information judiciaire pour « financement du terrorisme », ouverte contre le cimentier en juin 2017, a établi deux faits : sa filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS) a monnayé auprès de groupes terroristes la sécurité de son usine de Jalabiya, dans le nord du pays, et elle s’est approvisionnée en matières premières sur des zones contrôlées par l’organisation Etat islamique (EI) et le Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaida.

Ces deux infractions étant documentées, les juges d’instruction cherchent désormais à en établir les responsabilités individuelles et collectives. Six personnes ont d’ores et déjà été mises en examen début décembre 2017 : les deux anciens directeurs de LCS (Bruno Pescheux et Frédéric Jolibois), ainsi que quatre responsables du groupe à Paris (Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge, Christian Herrault, ancien directeur général adjoint opérationnel, Eric Olsen, ex-DRH, et Jean-Claude Veillard, l’ancien directeur sûreté).
Au fil de leurs interrogatoires, les magistrats s’évertuent à remonter la chaîne décisionnelle pour comprendre si la société Lafarge SA – qui appartient au groupe LafargeHolcim depuis la fusion avec le groupe suisse en 2015 – peut être mise en examen en tant que personne morale. Selon les auditions dont Le Monde a pris connaissance, leur tâche s’apparente à un immense jeu de poupées russes, chaque dirigeant se défaussant sur l’étage hiérarchique inférieur ou supérieur. Une dilution des responsabilités vertigineuse de la part d’une multinationale opérant dans un pays en guerre.
Le jeu de dupes commence au sommet de la pyramide, en Suisse, où le siège de LafargeHolcim dénonce à longueur de communiqués les « erreurs » commises par la « direction locale » de la filiale syrienne. L’ancien directeur de ladite filiale, Bruno Pescheux, affirme pourtant à la justice avoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Urbanisme, météo, transports, santé sont les terrains de jeux de ce nouveau métier construit sur un tiers de géographie et deux tiers d’informatique.
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Le géomaticien arrive sur le marché du travail

Urbanisme, météo, transports, santé sont les terrains de jeux de ce nouveau métier construit sur un tiers de géographie et deux tiers d’informatique.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h30
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            
Julien Moura exerce un de ces métiers qu’on préfère éviter de nommer en soirée. Son travail ne souffre pourtant pas d’une mauvaise réputation et le jeune homme de 32 ans est très épanoui dans la sphère professionnelle. Tout simplement, c’est « fatigant à expliquer », s’amuse le géomaticien. Géomaticien ? Aux interlocuteurs qui font les yeux ronds, Julien commence par expliquer patiemment qu’il s’agit d’un mot-valise entre géographie et informatique. « Comme dans le mot, la proportion est bien conservée : dans mon travail, je fais un tiers de géographie et deux tiers d’informatique. »

Chef de projet chez l’éditeur de logiciels Isogeo, Julien aide collectivités et entreprises à bien gérer leurs informations géographiques. « Une ville comme Paris, par exemple, doit exploiter des milliers de données géographiques, dans des domaines variés, pour gérer les routes, l’énergie, l’assainissement, l’aide au logement. La géomatique s’occupe de tout ce qui est “posable” sur une carte, ça peut même être un événement ponctuel, comme la journée sans voiture, ou un service, comme les stations Vélib’ : où faut-il poser des bornes pour qu’elles soient accessibles ? Le même discours est valable pour les boîtes privées : quand Total fait de la prospection, il faut de la précision, si l’entreprise doit creuser un trou, elle ne le fera pas à un mètre près mais à un centimètre près. »

Bonne nouvelle pour le trentenaire : il n’aura peut-être bientôt plus besoin d’expliquer son métier en soirée. Avec le développement des services de géolocalisation, le géomaticien a le vent en poupe. « 90 % des données que nous manipulons sont localisées géographiquement », confirme Pierre Bazile. Pour le vice-président de l’Association française pour l’information géographique, la vision du métier a beaucoup changé. Jusqu’à la fin des années 2000, la profession souffrait de ce que Pierre Bazile appelle le « syndrome de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le gouvernement espère ainsi augmenter rapidement la production dans le pays. La culture du cannabis demeure limitée en Australie, où son usage récréatif est interdit.
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L’Australie va autoriser les exportations de cannabis thérapeutique

Le gouvernement espère ainsi augmenter rapidement la production dans le pays. La culture du cannabis demeure limitée en Australie, où son usage récréatif est interdit.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 05h41
   





                        



   


L’Australie a annoncé jeudi 4 janvier avoir l’intention de devenir le quatrième pays dans le monde à autoriser les exportations de cannabis à usage médical, et de s’octroyer ainsi une part d’un marché estimé à 55 milliards de dollars.
La culture du cannabis demeure limitée en Australie, le pays interdisant son usage à but récréatif. Mais le gouvernement espère que l’usage médical, légalisé l’année dernière, et le développement des exportations vont permettre d’augmenter rapidement la production.
« Devenir le premier exportateur mondial »
« Notre objectif est très clair : donner aux agriculteurs et aux producteurs les meilleures conditions pour devenir le premier exportateur mondial de cannabis médical », a déclaré le ministre australien de la santé, Greg Hunt, à des journalistes à Melbourne.
Les sociétés du secteur, comme Cann Group, AusCann Group, BOD Australia et Hydroponics Company, ont vu leurs cours bondir d’environ 20 % à la Bourse Australienne après cette annonce.
Pour entrer en vigueur, l’autorisation des exportations de cannabis médical devra être votée par le Parlement fédéral australien, dont la prochaine session s’ouvrira en février. L’opposition travailliste a d’ores et déjà annoncé qu’elle soutiendra cette mesure.
Malgré la hausse de la demande mondiale, seuls trois pays (Uruguay, Canada et Pays-Bas) ont pour le moment légalisé les exportations de cannabis médical. Israël a également annoncé son intention de le faire dans les prochains mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le juriste Paul Cassia estime que députés et sénateurs se sont arrangés pour contourner la loi sur la moralisation de la vie politique.
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Frais de mandat des parlementaires : « Un recul déontologique sans précédent »

Dans une tribune au « Monde », le juriste Paul Cassia estime que députés et sénateurs se sont arrangés pour contourner la loi sur la moralisation de la vie politique.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 11h55
    |

Paul Cassia (Professeur de droit à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
Tribune. Les régimes applicables à partir du 1er janvier 2018 aux frais de mandat des parlementaires constituent un recul déontologique sans précédent dans l’histoire de la Ve République.
Au cours de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à fiscaliser l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour remédier à son éventuelle utilisation à des fins personnelles. Il s’agissait alors tout simplement d’intégrer au salaire des parlementaires le montant qui leur est attribué tous les mois au titre de l’IRFM – environ 5 300 euros pour les députés et 6 100 euros pour les sénateurs.
« On n’a jamais vu de renards garder un poulailler »
L’article 20 de la loi du 15 septembre 2017, dite de moralisation de la vie politique, s’est toutefois écarté de ce projet initial et a ouvert un choix à chaque Assemblée pour définir le nouveau régime de prise en charge des frais de mandat de ses membres : il doit reposer sur une avance mensuelle, une prise en charge directe ou des remboursements sur justificatifs.
Alors que la loi semblait exiger qu’une seule des trois options soit retenue par chaque Chambre, l’arrêté du 29 septembre 2017 pris par le bureau de l’Assemblée nationale, comme les arrêtés du 7 décembre 2017 pris par le bureau et la questure du Sénat, ont astucieusement combiné ces trois régimes (à l’Assemblée nationale) ou deux de ces régimes (au Sénat), avec pour effet d’aubaine de… faire disparaître tout plafond aux frais de mandat des parlementaires.
Par exemple, des frais de taxi pourront soit être pris en charge directement par le Sénat, soit payés par chaque sénateur au titre de son avance mensuelle ; des frais qui auparavant relevaient de l’IRFM des députés pourront désormais, à avance mensuelle constante, faire l’objet d’un remboursement par l’Assemblée nationale sur justificatifs.
Méconnaissance de la lettre et de l’esprit de la loi
A rebours des critiques faites à l’IRFM...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La maison mère de SFR a signé un accord avec le groupe de télévision. Les abonnés de la box SFR auront accès à de nouveaux services, pour lesquels le groupe M6 sera rémunéré.
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Altice et M6 mettent fin à leur confrontation

La maison mère de SFR a signé un accord avec le groupe de télévision. Les abonnés de la box SFR auront accès à de nouveaux services, pour lesquels le groupe M6 sera rémunéré.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 18h42
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 19h03
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Après plus d’un an d’épreuve de force, Altice a finalement cédé face aux groupes de télévision. Dans le sillage de son entente avec TF1, le groupe M6, toujours en négociation avec les autres opérateurs, a conclu, mercredi 3 janvier, un accord avec Altice, maison mère de SFR. Il prévoit l’accès, depuis la box de l’opérateur, à différents services élaborés par le groupe audiovisuel, ainsi que la diffusion de ses chaînes en clair (M6, W9 et 6ter) et thématiques (Paris Première, Téva, M6 Music, M6 Boutique, Best of Shopping et Girondins TV).
Les abonnés de SFR pourront aussi bénéficier du replay jusqu’à trente jours pour certains programmes, de l’accès à tous les épisodes d’une même saison en cours de diffusion, en plus de certaines avant-premières. « A terme, plus de mille heures de nouveaux programmes inédits de fiction, de cuisine ou d’aventure seront réservées exclusivement pour les abonnés des opérateurs », précisent les deux groupes dans un communiqué.
Le groupe M6 promet aussi la mise en place de « nouveaux services innovants », dont un programme inédit de télévision augmentée et la possibilité de diffuser les programmes sur l’écran de salon avec un mobile ou une tablette.
SFR espère profiter de cette nouvelle donne
« De plus en plus plébiscités par les téléspectateurs, ces programmes délinéarisés permettent à SFR de proposer une offre enrichie et innovante et d’améliorer encore davantage l’expérience pour ses clients », a déclaré Alain Weill, PDG de SFR.
Après avoir résisté aux demandes de TF1 et de M6, SFR a finalement cédé, espérant profiter de cette nouvelle donne afin de négocier des accords équivalents pour ses chaînes. « NextRadioTV [racheté par SFR] négociera avec tous les opérateurs pour faire rémunérer ses services et certaines chaînes », avait expliqué, en novembre, au Monde, M. Weill, alors président de NextRadioTV.
Bien que les termes financiers de l’accord n’aient pas été dévoilés, le groupe M6 recevra une rémunération pour ces services. « La prise en charge, par le groupe M6, des coûts de transport des chaînes en clair est également incluse dans cet accord », ajoute le communiqué. La facture de cette prise en charge s’élèverait à plusieurs millions d’euros.
Amorcé par Gilles Pélisson, le PDG de TF1, le bras de fer entre opérateurs télécoms et groupes télévisuels n’est cependant pas près de prendre fin. Orange, qui possède OCS, pourrait se montrer plus réticent que ses concurrents. A son échéance, le contrat qu’il possède avec TF1 a été prolongé, de manière que les négociations puissent aboutir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’usine de Craon était infectée depuis au moins le mois de février 2017, et Lactalis avait réalisé deux tests positifs dans ses locaux en août et en novembre.
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Lait infantile contaminé : un contrôle des autorités effectué en septembre n’avait rien décelé

L’usine de Craon était infectée depuis au moins le mois de février 2017, et Lactalis avait réalisé deux tests positifs dans ses locaux en août et en novembre.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 06h43
   





                        



   


L’affaire du lait infantile de Lactalis contaminé aux salmonelles met désormais en cause les autorités publiques. Selon Le Canard enchaîné du mercredi 3 janvier, des inspecteurs vétérinaires rattachés au ministère de l’agriculture avaient effectué une visite de contrôle en septembre 2017 sur le site de Craon (Mayenne) sans rien détecter d’anormal, alors que l’usine était infectée depuis le premier semestre de cette même année.
Au 20 décembre, l’autorité de surveillance Santé publique France avait recensé trente-cinq nourrissons atteints de salmonellose en France depuis la mi-août. Il a été prouvé que trente et un des enfants malades avaient consommé un lait infantile de l’usine de Craon, mise à l’arrêt le 8 décembre.

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Cette information a été confirmée à l’Agence France-Presse (AFP) par une responsable du ministère de l’agriculture, qui a reconnu qu’aucune anomalie n’avait été décelée en septembre dans l’usine. Selon le ministère, cela s’explique par le fait que l’inspection « portait sur un seul domaine d’activité de l’usine » : « un nouvel atelier de mélange à sec de céréales », et pas sur les activités concernant la poudre de lait.
Le gouvernement, en l’occurrence Bercy, chargé notamment de la répression des fraudes et du suivi des produits infantiles, avait annoncé, le 10 décembre, un retrait massif de lots de lait, alors que jusque-là seuls quelques lots avaient été rappelés. Onze jours plus tard, Lactalis procédait au rappel de l’ensemble de ses laits et autres produits infantiles issus de cette usine depuis février, reconnaissant qu’une « contamination dispersée [s’était] installée dans [l’]usine de Craon suite à des travaux réalisés courant premier semestre 2017 ».
Des tests gardés par Lactalis ?
Mais l’hebdomadaire souligne également que le groupe Lactalis avait lui-même procédé à des contrôles en interne en août et en novembre ; contrôles qui avaient mis en évidence la présence de salmonelles dans les bâtiments.
Le ministère affirme n’avoir « pas eu connaissance » des résultats de ces autocontrôles. Dans sa défense, il souligne qu’une obligation de notification n’existe que lorsqu’une non-conformité a été décelée sur un produit mis sur le marché. Lactalis a rétorqué dans un communiqué que :
« Les deux seules analyses positives, l’une en août et l’autre en novembre, de traces de salmonelle ont été révélées uniquement dans l’environnement et non dans les produits. Cela a donné lieu comme il se doit à l’application d’un programme de nettoyage adapté et à des contrôles renforcés sur les lots fabriqués à ces dates, contrôles qui se sont tous révélés négatifs. Toutes ces analyses ont été transmises aux autorités compétentes dès le début ».
Une enquête préliminaire a été ouverte à la fin décembre par le parquet de Paris, notamment pour « blessures involontaires » et « mise en danger de la vie d’autrui », mais l’association des familles de victimes s’interroge : « Comment peut-on expliquer que Lactalis a su et n’a rien fait depuis août ? Et l’Etat ? », a réagi mercredi Quentin Guillemain, président de l’association, à l’origine de la première plainte, déposée à la mi-décembre.
Une deuxième plainte a été déposée le 29 décembre par l’association de consommateurs UFC-Que choisir, alors que l’association des familles de victimes a recensé 200 enfants – dont soixante hospitalisés et trente-cinq diagnostiqués – présentant des symptômes similaires à ceux de la salmonellose. L’affaire a également pris une dimension internationale au vu des volumes de produits infantiles exportés, notamment vers la Chine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Presstalis, le principal distributeur de la presse française, a gelé le quart des sommes qu’il aurait dû rembourser à ses clients. Au grand dam des petits éditeurs.
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Le distributeur de presse Presstalis dans une situation critique

Presstalis, le principal distributeur de la presse française, a gelé le quart des sommes qu’il aurait dû rembourser à ses clients. Au grand dam des petits éditeurs.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 06h44
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Avec Presstalis, l’histoire se répète : cinq ans après une précédente restructuration, le principal distributeur de la presse française, qui permet à 4 000 titres d’être diffusés dans 25 000 points de vente, se trouve de nouveau dans une situation critique.
Et le secteur a des sueurs froides. Les titres des articles de 2012 consacrés à la précédente crise pourraient être recyclés sans problème : « Un mois de juillet crucial pour Presstalis », « Les éditeurs se mobilisent pour sauver Presstalis »… Seule différence, c’est en plein hiver qu’il y a le feu à la maison.
Début décembre 2017, pour faire face à un besoin de trésorerie de 37 millions d’euros, Presstalis, qui aurait eu sur l’année écoulée un résultat d’exploitation négatif de 15 millions d’euros selon La Correspondance de la presse, a annoncé à ses clients qu’il retenait un quart des règlements qu’il aurait dû leur verser jusqu’à fin janvier.
Nouvelle présidente
En juin 2017, Anne-Marie Couderc, sa présidente, qui avait mené avec succès la refonte du groupe en le faisant passer de 2 700 à 1 200 salariés, avait été débarquée par les éditeurs actionnaires. Ils lui reprochaient d’avoir cherché à transformer l’entreprise en une plate-forme de service orientée vers le numérique, tout en dégradant la qualité de la distribution, son cœur de métier.
Mme Couderc a été remplacée par Michèle Benbunan, en provenance de Hachette Livre. « Elle a pour mission de redresser l’entreprise et de revenir au métier de Presstalis, qui est de distribuer des exemplaires chez les diffuseurs et de veiller à ce que le groupe soit au service des éditeurs et des diffuseurs », explique un proche du dossier. Elle doit présenter en janvier son projet de transformation.

Pour faire face aux imprévus de trésorerie, qui s’expliquent notamment par les indemnités des précédents plans, une mandataire ad hoc a été désignée. Et un effort a été demandé aux éditeurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les économistes Ivar Ekeland et Jean-Charles Rochet ouvrent le débat, dans une tribune au « Monde », sur la concurrence entre cryptomonnaies et monopole étatique en matière de création monétaire.
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« La monnaie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux banques centrales ou aux “technofreaks” »

Les économistes Ivar Ekeland et Jean-Charles Rochet ouvrent le débat, dans une tribune au « Monde », sur la concurrence entre cryptomonnaies et monopole étatique en matière de création monétaire.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h36
    |

Ivar Ekeland (mathématicien et économiste, ancien président de l’université Paris-Dauphine) et Jean-Charles Rochet (professeur à l’université de Ge...







                        



                                


                            

Tribune. Les économistes appellent « bulle spéculative » le phénomène, hélas trop fréquent, qui voit les prix d’un actif, réel ou financier, s’envoler bien au-dessus de sa valeur fondamentale. L’histoire abonde de tels épisodes, plus ou moins pittoresques, comme la bulle des tulipes aux Pays-Bas au XVIIe siècle ou, plus près de nous, la bulle Internet de la fin des années 1990 et la bulle immobilière du début du siècle aux Etats-Unis, qui a abouti à la fameuse crise des subprimes en 2008-2009. Les bulles spéculatives finissent toujours par éclater, c’est-à-dire que le prix des actifs concernés finit par s’effondrer brutalement, entraînant dans sa chute tous ceux qui n’ont pas sauté à temps.
Mais la caractérisation d’une bulle est souvent sujette à caution, car il est très difficile d’évaluer la valeur fondamentale d’un actif. Ainsi, la valeur fondamentale d’une action est-elle définie comme la somme actualisée de tous les dividendes futurs que versera l’entreprise qui a émis cette action. Mais le plus souvent, nul n’a la moindre idée du montant de ces dividendes futurs, ni même de la durée de vie de l’entreprise en question. Dans la plupart des cas, on ne peut vraiment reconnaître une bulle que quand il est trop tard, c’est-à-dire quand elle a éclaté.
Un cas d’école
Le bitcoin est en revanche un cas d’école de bulle spéculative, car sa valeur fondamentale est clairement nulle : jamais le détenteur d’un bitcoin ne recevra le moindre coupon ou dividende. Sa seule utilité est de servir de moyen de paiement pour un certain type de transactions, parfois en marge de la légalité. Bitcoin, comme son clone ether (géré par la plate-forme Ethereum) est une cryptomonnaie, c’est-à-dire une monnaie qui n’est ni contrôlée ni garantie par un gouvernement.
Il fascine pour tout un tas de raisons : les conditions dans lesquelles il est apparu et s’est développé (personne ne connaît son mystérieux fondateur, Satoshi Nakamoto),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.
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Grâce au « sandwich néerlandais », Google a transféré 16 milliards d’euros aux Bermudes en 2016

Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 15h05
   





                        


Alphabet Inc., la maison mère de Google, a transféré en 2016 15,9 milliards d’euros des Pays-Bas vers une société écran aux Bermudes, selon des documents officiels cités par l’agence Bloomberg. Une technique d’optimisation fiscale baptisée « dutch sandwich » (le « sandwich néerlandais »), qui a permis à l’entreprise d’éviter des milliards de dollars d’impôts.
En bref, cette manœuvre se décompose en deux étapes. D’abord elle « consiste à transférer des revenus d’une filiale irlandaise vers une entreprise néerlandaise sans employé » – une technique nommée le « Double Irish » (le « double Irlandais ») –, selon des déclarations à la Chambre de commerce néerlandaise. Ensuite, cette même entreprise est transférée « vers une boîte aux lettres aux Bermudes possédée par une autre société enregistrée en Irlande », précise l’institution. En 2016, le montant ainsi transféré était 7 % plus élevé que celui de l’année précédente.

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Après la publication de ces documents, un porte-parole de Google a réagi dans un communiqué, affirmant que « nous payons toutes les taxes dues et nous nous conformons aux lois fiscales de chaque pays dans lequel nous opérons ».
D’après ses déclarations au fisc américain, le taux global d’imposition effectif de Google était de 19,3 % en 2016. Sur la base de ce taux d’imposition, les économies réalisées par le géant américain se seraient élevées cette année-là à 3,7 milliards de dollars. Sur la base du taux en vigueur en Irlande de 12,5 %, l’économie réalisée n’est plus que de 2,4 milliards de dollars.

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Imposition de 9 %, contre 20 % pour les autres entreprises
Fin 2016, le géant numérique détenait 60,7 milliards de dollars outre-mer, pour lesquels il n’avait pas encore payé d’impôts aux Etats-Unis, toujours selon Bloomberg. Faisant l’objet de poursuites dans plusieurs pays, Google est notamment parvenu à des accords avec les fiscs britannique et italien, leur reversant quelques centaines de millions d’euros.

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Le gouvernement français a, par ailleurs, ouvert la porte le 24 juillet dernier à une transaction avec Google après l’annulation par le tribunal administratif de Paris d’un redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au géant américain.
Google, mais aussi Apple, Facebook et Amazon – l’ensemble étant souvent désigné sous l’acronyme « GAFA » –, sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers. Ces entreprises transfèrent des bénéfices réalisés dans toute l’Union européenne vers un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où elles bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

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Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le troisième portrait de la série « Le numérique a changé mon métier » lancée par « Le Monde » nous présente les mutations en cours dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration.
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Anita Steinmann, directrice d’un hôtel à l’heure du numérique

Le troisième portrait de la série « Le numérique a changé mon métier » lancée par « Le Monde » nous présente les mutations en cours dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 15h00
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

[« Le Monde » a voulu savoir comment des métiers très variés étaient impactés par la digitalisation et le développement des outils numériques. Nous sommes ainsi allés à la rencontre d’une dizaine de personnes pour savoir comment le numérique avait transformé leurs pratiques professionnelles. Elles témoigneront aussi de leur adaptation, plus ou moins facile, et comment elles voient leur avenir professionnel. Après les portraits du vigneron Jonathan Ducourt et de l’enseignante Sandrine Babinet, Anita Steinmann raconte son métier de directrice d’hôtel à l’heure du numérique]
L’hôtellerie - restauration, Anita Steinmann a grandi dedans. « Mon oncle et ma tante tenaient un hôtel, dans lequel j’allais très régulièrement. Après mon bac, cette voie s’est imposée à moi » explique-t-elle. Après des études dans l’hôtellerie, elle gravit progressivement les échelons et en découvre les différents métiers : de la réception à la comptabilité client en passant par attachée de direction, dans des hôtels indépendants ou dans des chaînes.
En France, cinq millions d’avis sont postés sur les hôtels chaque année (150 millions dans le monde)
Il y a dix-sept ans, elle intègre le groupe hôtelier Ascott Limited, qui détient en France l’enseigne d’appart’hôtels Citadines (quatorze établissements à Paris et une douzaine en province) et les résidences plus luxueuses La Clef. En mars 2017, à 57 ans, elle devient directrice de la résidence hôtelière 5 étoiles La Clef Tour Eiffel, à Paris, qui reçoit à la fois une clientèle d’affaires et de loisirs. « Si mon cœur de métier reste intemporel, à savoir l’accueil, la satisfaction et la fidélisation de nos clients, le numérique a impacté l’ensemble de nos processus » analyse Anita Steinmann.

Selon Google, un voyageur sur deux fait désormais sa réservation en ligne (dont un quart via une application mobile). Par ailleurs, en France, cinq millions d’avis sont postés sur les hôtels chaque année...




                        

                        

