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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La stèle, située sur un terrain privé mais dont on ignore quand elle a été posée, devait être saisie jeudi après-midi par les gendarmes pour les besoins de l’enquête.
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En Moselle, une stèle nazie provoque l’ouverture d’une enquête pour apologie de crimes contre l’humanité

La stèle, située sur un terrain privé mais dont on ignore quand elle a été posée, devait être saisie jeudi après-midi par les gendarmes pour les besoins de l’enquête.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 16h50
   





                        


Le pays de Bitche, au nord-est de la Moselle, a déjà connu des rassemblements néonazis, mais la découverte d’une stèle nazie reste peu commune. Une stèle en l’honneur de la 17e Panzergrenadier Division SS, dont une unité est suspectée d’avoir massacré 124 habitants du village de Maillé, en Indre-et-Loire, le 25 août 1944, a pourtant été trouvée sur un terrain privé à Volmunster, en Moselle, selon Le Républicain lorrain du jeudi 4 janvier. Dans la foulée, le parquet de Sarreguemines a ouvert une enquête pour apologie de crimes contre l’humanité.
La plaque « est située dans un champ, propriété privée d’un Allemand qui vit en Allemagne », a déclaré le procureur de Sarreguemines, Jean-Luc Jaeg, à l’Agence France-Presse. Elle est visible des promeneurs, mais à l’écart du village situé dans le pays de Bitche, dans l’est du département, a-t-il précisé.
« Insulte à la République »
L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Sarreguemines, ainsi qu’à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et crimes de guerre (OCLCH). La stèle, dont on ignore quand elle a été posée, devait être saisie jeudi après-midi par les gendarmes pour les besoins de l’enquête.
La découverte d’un tel monument « n’est pas commune, mais il y a déjà eu par le passé des rassemblements de néonazis et de sympathisants du IIIe Reich dans le pays de Bitche », selon le procureur.
Dans un communiqué, le secrétaire départemental du Parti communiste de Moselle, Jacques Maréchal, a exprimé sa « profonde colère et [son] indignation ». Il a qualifié les faits d’« insulte à la République, à ses idéaux et à toutes les victimes de la guerre et du nazisme ». Il a annoncé qu’il déposerait « une plainte dans les prochains jours, au nom des communistes de Moselle ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Malgré le réchauffement climatique, la flambée des populismes, les actes terroristes ou la menace nucléaire, des personnalités de tous horizons nous assurent que l’humanité progresse vers un mieux-être général.
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2018, année optimiste ? Enquête sur les raisons de se réjouir

Malgré le réchauffement climatique, la flambée des populismes, les actes terroristes ou la menace nucléaire, des personnalités de tous horizons nous assurent que l’humanité progresse vers un mieux-être général.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 17h50
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
« Il n’y en a pas un sur cent, et pourtant ils existent… », chantait Léo Ferré en 1969. Il parlait des anarchistes. Nous pourrions dire la même chose des optimistes aujourd’hui. Ils sont une poignée à se faire entendre, philosophes, scientifiques, économistes, journalistes, associatifs, entrepreneurs, principalement anglo-saxons ou d’Europe du Nord, assurant que l’humanité progresse vers un mieux-être général en dépit du réchauffement climatique, de la flambée des populismes, de la persistance des violences islamistes et des menaces nucléaires que se lancent le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, et le président américain Donald Trump.

En août 2017, le quotidien britannique The Guardian qualifiait de « nouveaux optimistes » ce « groupe de commentateurs de plus en plus éminents qui semblent exceptionnellement immunisés contre la morosité », avançant que l’esprit des Lumières et la raison l’emportent toujours dans l’histoire. Etes-vous l’un de ces derniers progressistes ? Voici quatre grands arguments qui pourraient vous convaincre de le devenir en 2018.
Vous devenez optimiste quand vous comprenez que vous sous-évaluez le bonheur des autres
De nombreux biais d’interprétation exagèrent la gravité de ce qui se produit autour de nous. En décembre 2017, une étude Ipsos, ­Perils of Perception, menée dans 38 pays des 5 continents, souligne combien nous « surévaluons » le nombre de drames qui nous frappent, tant à domicile que dans les autres pays. Ainsi, la grande majorité des sondés pensent que les meurtres augmentent sans arrêt – 7 % seulement estiment qu’ils baissent –, alors qu’ils décroissent de 29 % en moyenne dans le monde, n’augmentant qu’au Pérou, au Mexique et au Canada. La majorité jure encore que les mœurs dérapent et que, chaque année, 20 % des adolescentes tombent enceintes – or c’est 2 %. Cette surévaluation est très forte sur tous les sujets labourés par les populistes. La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Nouvelle science interdisciplinaire, la « collapsologie » regroupe les études, faits, données, prospectives, scénarios démontrant que la catastrophe a commencé.
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« Etre catastrophiste, c’est être lucide »

Nouvelle science interdisciplinaire, la « collapsologie » regroupe les études, faits, données, prospectives, scénarios démontrant que la catastrophe a commencé.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 14h38
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Ils se font appeler les « collapsologues ». Ils étudient le collapsus de nos sociétés industrielles, un terme d’origine médicale (du latin lapsus : chute) désignant l’effondrement brutal d’une fonction vitale. En France, l’ingénieur agronome Pablo ­Servigne est l’un d’entre eux. Avec l’écoconseiller belge Raphaël Stevens, il a publié Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Seuil, 2015). Après avoir compilé une impressionnante quantité de méta-analyses portant sur l’aggravation du réchauffement, l’épuisement des ressources énergétiques, alimentaires, forestières, halieutiques et métallifères, leur thèse est claire : les écosystèmes s’écroulent, la catastrophe a commencé pour l’humanité. Elle va s’accélérer. Et la « collapsologie » est la nouvelle science interdisciplinaire qui regroupe les études, faits, données, prospectives, scénarios qui le démontrent.
« Etre catastrophiste, ce n’est pas être pessimiste ou optimiste, c’est être lucide », dit Servigne. Les ­collapsologue ne se font pas d’illusions sur les possibilités de ressaisissement du capitalisme, qui nous a menés à l’abîme, ni sur le réformisme « vert ». C’est trop tard. Nous sommes arrivés au point de non-retour. Nous devons affronter la « grande descente énergétique », la fin du pétrole qui va paralyser nos sociétés, avertit Agnès Sinaï, journaliste environnementale et fondatrice, en 2011, de l’Institut Momentum. Nous avons dépassé quatre des neuf « seuils critiques » climatiques et biochimiques définis par la revue Nature en 2009 au-delà desquels la vie sur Terre se dérègle gravement.
Comportement destructeur
Ce passage aux limites génère déjà des effets d’engrenage, des réactions en chaîne, des processus d’accélération entropique que nous sommes incapables de prévoir et de penser. Notre rationalité scientifique est défiée par ces processus ­ « chaotiques » imprévisibles, assure Pablo Servigne,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les suspects devaient être jugés en comparution immédiate jeudi. Le parquet a décidé de mener « des investigations supplémentaires ».
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Policier frappé à Aulnay-sous-Bois : l’enquête confiée à un juge d’instruction

Les suspects devaient être jugés en comparution immédiate jeudi. Le parquet a décidé de mener « des investigations supplémentaires ».



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 14h06
   





                        



   


Après l’agression lundi 1er janvier d’un policier à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), une enquête, pour « violences contre personne dépositaire de l’autorité publique », a été confiée à un juge d’instruction, a annoncé, jeudi, le parquet de Bobigny. Ce dernier invoque la nécessité de mener « des investigations supplémentaires ».
Cinq jeunes, âgés de 14 à 24 ans, devaient être jugés jeudi après-midi en comparution immédiate et le mineur être présenté à un juge des enfants. Ils devaient comparaître pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, rébellion, provocation à la rébellion ; et, de manière incidente, pour transport, détention et acquisition de stupéfiants, et refus de prise d’empreinte.

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Les jeunes mis en cause nient toute participation aux violences contre le policier. Les faits se sont produits lundi peu avant 18 heures, dans la cité populaire des 3 000 d’Aulnay-sous-Bois. En ce lendemain de Nouvel An, la brigade anticriminalité (BAC) repère un homme à scooter, soupçonné de participer à un trafic de stupéfiants, relate une source policière. Le suspect prend la fuite avant d’être rattrapé par un policier.
Selon cette même source, des jeunes, arrivés en renfort, ont alors frappé à coups de pied le fonctionnaire. L’un d’eux a « sauté sur sa tête à pieds joints », d’après des sources policières. Un autre agent avait tiré en l’air avec son arme de service.
Le fonctionnaire, qui souffre de contusions à la tête et d’une entorse au poignet, s’est vu prescrire huit jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Vidéo amateur en contrepoint
Par ailleurs, une vidéo amateur postée sur les réseaux sociaux après ce contrôle montre un jeune au sol, casqué, frappé à coups de poing par un homme en civil qui brandit ensuite une arme. La vidéo qui ne dure que quelques secondes semble « correspondre à une scène évoquée par les policiers », a fait savoir mercredi une source proche de l’enquête.
« Les policiers indiquent que l’un d’eux, menacé par le groupe, a frappé le jeune qu’il tenait au sol avec son arme, car il tentait de le frapper. » Le jeune ne s’est vu prescrire aucun jour d’ITT, a précisé cette source.

🔴🇫🇷#FRANCE - #AULNAY : Sur une séquence vidéo que nous nous sommes procuré, on peut voir le policier de la BAC assé… https://t.co/p5oLKlpYAx— Lies_Breaker (@Lies⚡️Breaker)


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Cette affaire intervient alors que deux policiers ont été violemment agressés dans la nuit du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Les syndicats policiers, qui demandent des mesures face au « sentiment d’impunité » de leurs agresseurs, seront reçus le 10 janvier par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Ce dispositif, déjà mis à l’essai pendant le quinquennat Hollande, avait échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes ».
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Contre la discrimination à l’embauche, les « emplois francs » de nouveau expérimentés à partir d’avril

Ce dispositif, déjà mis à l’essai pendant le quinquennat Hollande, avait échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes ».



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h14
    |

            Louise Couvelaire








                        


Présentés par Emmanuel Macron comme « le pendant indispensable de la lutte contre la discrimination », les emplois francs seront ré-expérimentés à partir du mois d’avril dans une dizaine de territoires, avant d’être généralisés en 2020. Le principe ? Toute entreprise recrutant un habitant des quartiers prioritaires bénéficiera d’une prime de 15 000 euros étalée sur trois ans pour un CDI et de 5 000 euros sur deux ans pour un CDD de plus de six mois. Ce dispositif avait pourtant été expérimenté par le précédent gouvernement et abandonné.
Pour le chef de l’Etat, cette première tentative a échoué en raison d’un trop grand nombre « de critères et de contraintes » – limite d’âge, obligation d’être inscrit à Pôle emploi depuis d’un an… – que la nouvelle version a donc levés. Mais est-ce suffisant pour transformer l’essai ?

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« On ne peut pas s’en contenter »
« Pôle emploi n’est pas outillé pour détecter les jeunes des quartiers ni pour proposer le dispositif aux entreprises », juge François Lamy, ministre de la ville sous François Hollande. Lors de la première expérimentation, le ministère de la ville, les préfets ou les communes avaient tenté de se substituer à l’opérateur public en jouant les recruteurs et les démarcheurs. « Il fallait vendre le dispositif aux entreprises nous-mêmes », raconte François Pupponi, ancien maire (PS) de Sarcelles et député du Val-d’Oise.
« Le retour des emplois francs est une bonne nouvelle mais on ne peut pas s’en contenter, estime Saïd Hammouche, président de Mozaïk RH, société de recrutement spécialisée dans la promotion de la diversité. La première version a échoué car rien ne facilitait l’intermédiation entre les candidats et les entreprises. Aujourd’hui encore, il manque un maillon : si l’Etat ne sélectionne pas une série d’opérateurs, on va encore passer à côté. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Figure de la mouvance djihadiste française, Emilie König, détenue par les forces kurdes en Syrie, a demandé son rapatriement en France.
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Les djihadistes françaises seront jugées en Syrie si un « procès équitable » y est possible

Figure de la mouvance djihadiste française, Emilie König, détenue par les forces kurdes en Syrie, a demandé son rapatriement en France.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 17h36
   





                        


Les djihadistes françaises arrêtées et détenues par les forces kurdes en Syrie pourront être jugées au « Kurdistan syrien » si les « institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable », avec des « droits de la défense respectés », a déclaré jeudi 4 janvier le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux.
« Quel que soit le crime qui ait été commis, même le plus abject, il faut que la défense puisse être assurée pour des ressortissants français à l’étranger. » « Il faut en avoir l’assurance », a-t-il ajouté sur RMC et sur BFM-TV.
Ces déclarations font écho à la demande de l’avocat d’une figure de la mouvance djihadiste française, Emilie König, de la rapatrier en France. Arrêtée au début du mois de décembre 2017, elle est détenue par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, avec son garçon de 4 ans et ses jumelles de 1 an, en compagnie d’autres Françaises.

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                La djihadiste Emilie König demande à être jugée en France



Une demande de rapatriement
« Nous sommes en mesure de les juger en Syrie, ou de les remettre aux autorités françaises si elles en font la demande. La volonté de la France sera respectée », a de son côté assuré au Monde, mardi, le représentant en France du « Kurdistan syrien », Khaled Issa.
Rappelant la collaboration de la France et des Kurdes dans le cadre de la coalition internationale de lutte contre l’organisation Etat islamique, M. Issa a déclaré à l’Agence France-Presse que « dans le cadre de cette coopération, on peut résoudre tous les problèmes », dont « le sort réservé aux terroristes capturés par nos services et par nos forces ». « Avec la France, un pays allié, on peut trouver une entente qui arrange au mieux, sachant que la priorité est que ces terroristes doivent rendre compte de leurs crimes », dit-il.
Emilie König, âgée de 33 ans, est réclamée par la justice française depuis 2015 dans le cadre d’une enquête liée à la filière dite « de Nîmes ». Elle avait demandé en décembre son rapatriement au ministère des affaires étrangères français. Mais, selon son avocat, la « protection consulaire » lui a été refusée au motif que la France « ne disposait pas de représentation en Syrie depuis 2012 ». Les autorités françaises lui ont alors suggéré de se tourner vers la Croix-Rouge, selon Me Vinay.
Pour ce dernier, « l’institution judiciaire française est bien légitime à la juger dès lors que, de l’aveu même du ministre des affaires étrangères, il n’existe pas sur son lieu de détention “d’autorités identifiées” pour le faire ».
Ce que disait le gouvernement
Evoquant son cas ainsi que celui d’autres Françaises dans des circonstances similaires, M. Griveaux a déclaré : « Ce sont les informations à l’heure actuelle dont on dispose : qu’elles ont été arrêtées, et a priori qu’elles ne se sont pas rendues d’elles-mêmes, qu’elles ont été arrêtées en combattant. »
Interrogé le 31 octobre sur le sort de familles de djihadistes retenues en Syrie, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, avait répondu qu’elles pouvaient potentiellement être jugées en France. « Il n’y a pas d’Etat constitué, on voit bien qu’il y a des zones contrôlées par les uns et par les autres. Dans ce cas-là, le ministère des affaires européennes et étrangères a dit qu’il prendrait en charge ces personnes et qu’éventuellement il les ferait rentrer en France », avait-il alors déclaré sur RTL.
Concernant les djihadistes français détenus en Irak, cependant, il avait dit qu’ils seraient jugés sur place, car « l’Irak est un Etat de droit ». Ce qu’avait répété le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dix jours plus tard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Une étude parue dans « The Lancet » pointe le mauvais suivi postopératoire et les complications fatales qui touchent un patient sur cinq.
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Compte rendu

Etre opéré en Afrique tue deux fois plus qu’ailleurs

Une étude parue dans « The Lancet » pointe le mauvais suivi postopératoire et les complications fatales qui touchent un patient sur cinq.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-04T09:45:12+01:00"

        Le 04.01.2018 à 09h45






    
Chirurgie à la clinique privée La Rochelle d’Abidjan en octobre 2017.
Crédits : SIA KAMBOU/AFP


Le taux de mortalité lors des opérations chirurgicales est deux fois plus élevé en Afrique qu’en moyenne dans le monde, ont affirmé, mercredi 4 janvier, des chercheurs dans une étude mettant au jour un fléau rarement discuté.
En théorie, la mortalité pourrait être moins élevée sur ce continent qu’ailleurs. Les patients y sont en effet plus jeunes et y subissent des interventions moins lourdes.
Mais, d’après les auteurs de cette étude parue dans la revue médicale The Lancet, « près d’un patient sur cinq en Afrique a des complications après une opération ».

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Et là où existent des chiffres comparables, à savoir dans la chirurgie non urgente, la mortalité atteint 1 % sur le continent, contre 0,5 % dans le monde. L’étude est décrite comme la plus vaste et la plus fouillée sur la chirurgie africaine.
Elle a réuni plus de 30 chercheurs qui ont rassemblé les données de 247 hôpitaux dans 25 pays du continent, de l’Algérie à l’Afrique du Sud en passant par le Sénégal et les deux Congos. Ont été suivis les dossiers de 10 885 patients, dont un tiers a subi une césarienne.
Tueur silencieux
L’étude montre « qu’une pénurie de main-d’œuvre et de ressources aboutit à une chirurgie moins sûre dans la région. Pour améliorer ces résultats, elle appelle à une amélioration de la surveillance des patients pendant et juste après leur opération », a souligné The Lancet.
Au total, 18,2 % de ceux-ci ont connu des complications, et parmi eux presque 10 % en sont morts. Pourtant, quatre patients sur cinq étaient considérés à risque faible, sachant leur jeune âge et leur bon état de santé.
« Beaucoup de vies pourraient être sauvées par un suivi efficace des patients (…) Le résultat des opérations restera mauvais tant que le problème du manque de ressources ne sera pas réglé », a affirmé le principal auteur, le Sud-Africain Bruce Biccard, de l’hôpital Groote Schuur au Cap.

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D’autres experts se sont dits encore plus inquiets face à d’autres chiffres, exposant le besoin criant de chirurgie sur le continent. L’Afrique ne connaît « que » 212 opérations pour 100 000 habitants par an, soit « 20 fois moins » que nécessaire pour couvrir les besoins vitaux d’une population, ont relevé trois chercheurs.
Le continent compte 0,7 spécialiste de la chirurgie (chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes) pour 100 000 habitants, loin des 20 à 40 recommandés par l’OMS. Si les patients meurent trop souvent, « l’absence de chirurgie en Afrique représente un tueur silencieux qui fait probablement plus de victimes », ont déploré les chercheurs.


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ « Le Monde » a interrogé une quarantaine d’entrepreneurs et de penseurs du monde entier sur leur parcours, leur vision de l’avenir, et les enseignements à en tirer pour aider les jeunes à trouver leur voie. Ory Okolloh, avocate et co-fondatrice de la plateforme opensource kenyane Ushaidi, ex-responsable de Google Afrique, est désormais responsable des investissements de la fondation Omidyar Network.
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Ory Okolloh : « Jeune Africaine et noire, j’ai dû briser le plafond de verre »

« Le Monde » a interrogé une quarantaine d’entrepreneurs et de penseurs du monde entier sur leur parcours, leur vision de l’avenir, et les enseignements à en tirer pour aider les jeunes à trouver leur voie. Ory Okolloh, avocate et co-fondatrice de la plateforme opensource kenyane Ushaidi, ex-responsable de Google Afrique, est désormais responsable des investissements de la fondation Omidyar Network.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 11h08
    |

            Laure Belot








                        



   


Oser. « Si vous pensez que votre premier emploi sera celui de vos rêves, sachez que cela ne se passe pas comme ça. Il vous faudra trois, peut-être quatre postes avant de trouver celui qui vous convient vraiment. Voyez-y une occasion d’apprendre, d’expérimenter. C’est une utopie de croire que ça peut se produire en un claquement de doigts. Il faut provoquer le destin !
Moi-même, jeune Africaine et noire, j’ai dû briser le plafond de verre. D’un point de vue professionnel, beaucoup de femmes, tant qu’elles ne se sentent pas parfaitement qualifiées, ont tendance à se dissuader d’agir au lieu de s’en persuader. Apprendre à prendre des risques a été un travail de longue haleine pour moi. Plus jeune, je suis passée à côté d’opportunités pour lesquelles j’étais la candidate idéale, simplement parce que je n’ai pas osé.

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                O21. Douze témoignages (inspirants) de personnalités pour trouver sa voie



J’aimerais dire à la jeunesse qu’elle arrête de se mettre la pression, qu’elle a tout le temps d’accumuler les expériences ! Malgré l’incertitude, malgré les mauvaises nouvelles dans les journaux, le monde me semble plus fluide, plus ouvert, plus connecté. Et puis, nous vivons aussi plus longtemps qu’hier, n’est-ce pas ? »


Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

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                En images : les temps forts d’O21, nos conférences pour s’orienter au 21e siècle, à Nancy


Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », David Rouxel, fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile, suggère que les bailleurs sociaux s’appuient sur les outils numériques pour renouer, à un faible coût, le lien entre les habitants des quartiers.
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« Les acteurs du numérique doivent aider les bailleurs sociaux dans leur mission »

Dans une tribune au « Monde », David Rouxel, fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile, suggère que les bailleurs sociaux s’appuient sur les outils numériques pour renouer, à un faible coût, le lien entre les habitants des quartiers.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 08h00
    |

David Rouxel (Fondateur de la plate-forme d’échanges de services locaux Smiile)







                        



                                


                            
Tribune. Alors que l’habitat social doit répondre à des problèmes majeurs d’ordre économique, social et environnemental, le gouvernement a prévu pour 2018 d‘importantes coupes budgétaires, qui vont réduire les marges de manœuvres des bailleurs, au risque d’augmenter la fracture urbaine, déjà profonde, avec des quartiers qui se paupérisent.
De plus en plus d’initiatives issues d’une économie nouvelle, dite collaborative, émergent
Au-delà de leur mission première qui consiste à fournir des logements, les bailleurs ont historiquement un rôle d’utilité sociale, rôle aujourd’hui bousculé par ces restrictions budgétaires. Il est pourtant primordial de protéger cette dimension, en s’appuyant sur les nombreuses entreprises numériques proposant des outils qui contribuent au renforcement du lien entre les habitants des quartiers et à l’émergence des villes intelligentes de demain.
De plus en plus d’initiatives issues d’une économie nouvelle, dite collaborative, émergent. Elles accompagnent les bailleurs sociaux vers la construction de véritables écosystèmes innovants, durables, inclusifs et, in fine, vers le logement social de demain. Aujourd’hui, une plate-forme de prêt d’objets permet autant d’amortir certaines inégalités que de créer du lien entre les habitants d’un même quartier et favoriser l’entraide. Un service de covoiturage permet de réduire l’empreinte carbone et d’aller vers l’autre. Une application d’échange de services de proximité simplifie la vie des habitants, arrondir potentiellement leurs fins de mois ou limiter leurs dépenses…
Solutions concrètes
Surtout, ces initiatives numériques ont en commun de replacer l’humain au centre du débat et de favoriser une économie collaborative, positive et durable ! Proposer des logements sociaux innovants passe inéluctablement par la question du bien-être de l’individu et de la création de valeur par la communauté.
Des centaines d’initiatives innovantes, peu coûteuses à mettre en...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Pour remédier à l’« hérésie économique » de l’entre-soi dans l’entreprise, certaines sociétés revoient leur mode de recrutement.
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Les diplômés de banlieue face au « mur » de l’emploi

Pour remédier à l’« hérésie économique » de l’entre-soi dans l’entreprise, certaines sociétés revoient leur mode de recrutement.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 16h19
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Avec sa double licence et son master, ses « bons » stages et sa niaque, on pourrait croire que Sofiane Hadji a tous les atouts pour franchir « le mur de Berlin », comme il l’appelle, qui le sépare des entreprises et de l’emploi. Mais c’est tout le contraire. Le jeune homme de 22 ans figure parmi les profils les plus discriminés de France : les diplômés de l’enseignement supérieur issus de l’immigration et des quartiers populaires.
Les statistiques sont implacables : le rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville publié en 2016 a révélé que le taux de chômage des diplômés des quartiers, ayant un bac + 2 et plus, est presque trois fois supérieur à la moyenne nationale. « Un diplômé bac + 5 de plus de 30 ans a 22 % de chances de moins d’occuper un emploi de cadre lorsqu’il est issu des quartiers prioritaires », insiste le rapport, soulignant « l’effet quartier ». Pour l’Institut national d’études démographiques (INED), l’écart s’accroît.

« Tout marche par réseau »
« Le plus dur, c’est de parvenir à avoir un entretien, explique Sofiane Hadji, qui habite Saint-Denis. Tout marche par réseau, et on n’en a pas. » Un obstacle difficile à surmonter. Son « truc » à lui, c’est le lobbying et la communication de crise. Fils d’un agent de propreté et d’une caissière de supermarché, il est en master Action publique à l’université Paris-Dauphine – après avoir obtenu une double licence à Paris-VIII en sciences politiques et en histoire. Lorsqu’il a fallu trouver son premier stage, ses diplômes n’ont servi à rien.
Il a envoyé ou déposé en mains propres des centaines de CV, tous restés lettre morte. Alors il s’est imposé. Sur les marchés. « Là où se pressent tous les politiques », sourit-il. Un culot payant. Après un premier stage dans une mairie, il a enchaîné au conseil départemental, puis dans une radio, aujourd’hui au sein du géant de la communication Publicis…
« J’ai...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les responsables se rejettent la faute des agissements du groupe en Syrie. L’enquête se concentre sur le contenu des réunions qui se sont tenues au siège du cimentier à Paris.
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Financement du terrorisme : le jeu de dupes des dirigeants de Lafarge

Les responsables se rejettent la faute des agissements du groupe en Syrie. L’enquête se concentre sur le contenu des réunions qui se sont tenues au siège du cimentier à Paris.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 10h52
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Qui sont les responsables du naufrage moral du groupe Lafarge en Syrie ? L’information judiciaire pour « financement du terrorisme », ouverte contre le cimentier en juin 2017, a établi deux faits : sa filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS) a monnayé auprès de groupes terroristes la sécurité de son usine de Jalabiya, dans le nord du pays, et elle s’est approvisionnée en matières premières sur des zones contrôlées par l’organisation Etat islamique (EI) et le Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaida.

Ces deux infractions étant documentées, les juges d’instruction cherchent désormais à en établir les responsabilités individuelles et collectives. Six personnes ont d’ores et déjà été mises en examen début décembre 2017 : les deux anciens directeurs de LCS (Bruno Pescheux et Frédéric Jolibois), ainsi que quatre responsables du groupe à Paris (Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge, Christian Herrault, ancien directeur général adjoint opérationnel, Eric Olsen, ex-DRH, et Jean-Claude Veillard, l’ancien directeur sûreté).
Au fil de leurs interrogatoires, les magistrats s’évertuent à remonter la chaîne décisionnelle pour comprendre si la société Lafarge SA – qui appartient au groupe LafargeHolcim depuis la fusion avec le groupe suisse en 2015 – peut être mise en examen en tant que personne morale. Selon les auditions dont Le Monde a pris connaissance, leur tâche s’apparente à un immense jeu de poupées russes, chaque dirigeant se défaussant sur l’étage hiérarchique inférieur ou supérieur. Une dilution des responsabilités vertigineuse de la part d’une multinationale opérant dans un pays en guerre.
Le jeu de dupes commence au sommet de la pyramide, en Suisse, où le siège de LafargeHolcim dénonce à longueur de communiqués les « erreurs » commises par la « direction locale » de la filiale syrienne. L’ancien directeur de ladite filiale, Bruno Pescheux, affirme pourtant à la justice avoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Elle « se tient à la disposition de la justice […] dans un esprit de coopération », a déclaré l’avocat de cette femme de 33 ans arrêtée en Syrie et détenue par les forces kurdes.
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La djihadiste Emilie König demande à être jugée en France

Elle « se tient à la disposition de la justice […] dans un esprit de coopération », a déclaré l’avocat de cette femme de 33 ans arrêtée en Syrie et détenue par les forces kurdes.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 20h40
   





                        


Emilie König, figure de la mouvance djihadiste française, détenue par les forces kurdes en Syrie, demande son rapatriement aux autorités françaises, « qui ont l’obligation de la juger », a déclaré son avocat à l’Agence France-Presse (AFP) mercredi 3 janvier.
Emilie König « est la mère de trois enfants français », et « tout doit être mis en œuvre pour faciliter leur rapatriement, conformément aux engagements internationaux de la France », a aussi réclamé son avocat, Me Bruno Vinay, dans un communiqué.
Elle « se tient à la disposition de la justice […] dans un esprit de coopération », a-t-il ajouté, appelant les autorités françaises et kurdes « à faciliter l’exécution de son mandat d’arrêt ». Arrêtée au début de décembre, cette propagandiste et recruteuse notoire se trouve détenue dans un camp kurde en Syrie avec son garçon de quatre ans et ses jumelles d’un an, en compagnie d’autres femmes françaises.
« Nous sommes en mesure de les juger en Syrie, ou de les remettre aux autorités françaises si elles en font la demande. La volonté de la France sera respectée », avait assuré le représentant en France du Kurdistan syrien, Khaled Issa, au Monde, mardi

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                Paris confronté aux demandes de retour de djihadistes arrêtées en Syrie



« Politique arbitraire »
La jeune femme de 33 ans est réclamée par la justice française depuis 2015 dans le cadre d’une enquête liée à la filière dite « de Nîmes ». Elle avait demandé le mois dernier son rapatriement au ministère français des affaires étrangères. Mais, selon l’avocat, la « protection consulaire » lui a été refusée au motif que la France « ne disposait pas de représentation en Syrie depuis 2012 ». Les autorités françaises lui ont alors suggéré de se tourner vers la Croix-Rouge, selon Me Vinay.
Pour l’avocat, « l’institution judiciaire française est bien légitime à la juger dès lors que, de l’aveu même du ministre des affaires étrangères, il n’existe pas sur son lieu de détention “d’autorités identifiées” pour le faire ».
Partie en Syrie en 2012, laissant ses deux premiers enfants, la Lorientaise avait été placée sur la liste noire des combattants les plus dangereux par l’ONU en septembre 2014. Les renseignements avaient intercepté ses appels récurrents à attaquer les institutions françaises ou à s’en prendre aux femmes de soldats français.
Me Vinay redoute « une politique arbitraire » qui sélectionnerait « les djihadistes rapatriables en fonction de critères subjectifs, comme leur importance ou leur niveau de repentir ». Le cas des femmes et de leurs enfants est le plus épineux, et Emmanuel Macron a assuré en novembre que leur sort serait examiné au « cas par cas ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur a fait part de sa « profonde indignation » face à ces « inscriptions antisémites » sur les devantures des magasins « Hyper Cacher » et « Promo Stock ».
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Des croix gammées taguées sur deux magasins casher à Créteil

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur a fait part de sa « profonde indignation » face à ces « inscriptions antisémites » sur les devantures des magasins « Hyper Cacher » et « Promo Stock ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 18h39
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 18h54
   





                        


Des croix gammées ont été taguées sur les devantures de deux magasins d’alimentation casher à Créteil, a appris l’Agence France-Presse de source policière mercredi 3 janvier, confirmant une information du Parisien.
Les commerçants de ces deux enseignes mitoyennes, situées dans un centre commercial de Créteil, dans le Val-de-Marne, proche de la synagogue, « ont découvert les cinq croix gammées », taguées en rouge sur les rideaux métalliques de leurs commerces, à l’heure de l’ouverture, a précisé cette source.
Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur a fait part de sa « profonde indignation » face à ces « inscriptions antisémites » sur les devantures des magasins « Hyper Cacher » et « Promo Stock ». Il a souhaité que tout soit mis en œuvre pour que les auteurs soient identifiés et « aient à en rendre compte devant la justice ». Créteil abrite la plus grande communauté juive de la banlieue parisienne.

        Lire aussi :
         

                L’Europe craint un regain d’antisémitisme



Selon le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, « les auteurs ont souhaité marquer à leur manière l’anniversaire de l’attentat antijuif » de l’Hyper Casher de Vincennes « à l’approche de la commémoration de ce crime odieux », au cours duquel quatre juifs avaient été tués le 9 janvier 2015. L’enquête a été confiée au commissariat de Créteil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’usine de Craon était infectée depuis au moins le mois de février 2017, et Lactalis avait réalisé deux tests positifs dans ses locaux en août et en novembre.
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Lait infantile contaminé : un contrôle des autorités effectué en septembre n’avait rien décelé

L’usine de Craon était infectée depuis au moins le mois de février 2017, et Lactalis avait réalisé deux tests positifs dans ses locaux en août et en novembre.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 06h43
   





                        



   


L’affaire du lait infantile de Lactalis contaminé aux salmonelles met désormais en cause les autorités publiques. Selon Le Canard enchaîné du mercredi 3 janvier, des inspecteurs vétérinaires rattachés au ministère de l’agriculture avaient effectué une visite de contrôle en septembre 2017 sur le site de Craon (Mayenne) sans rien détecter d’anormal, alors que l’usine était infectée depuis le premier semestre de cette même année.
Au 20 décembre, l’autorité de surveillance Santé publique France avait recensé trente-cinq nourrissons atteints de salmonellose en France depuis la mi-août. Il a été prouvé que trente et un des enfants malades avaient consommé un lait infantile de l’usine de Craon, mise à l’arrêt le 8 décembre.

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                Lait infantile contaminé à la salmonelle : ce que l’on sait



Cette information a été confirmée à l’Agence France-Presse (AFP) par une responsable du ministère de l’agriculture, qui a reconnu qu’aucune anomalie n’avait été décelée en septembre dans l’usine. Selon le ministère, cela s’explique par le fait que l’inspection « portait sur un seul domaine d’activité de l’usine » : « un nouvel atelier de mélange à sec de céréales », et pas sur les activités concernant la poudre de lait.
Le gouvernement, en l’occurrence Bercy, chargé notamment de la répression des fraudes et du suivi des produits infantiles, avait annoncé, le 10 décembre, un retrait massif de lots de lait, alors que jusque-là seuls quelques lots avaient été rappelés. Onze jours plus tard, Lactalis procédait au rappel de l’ensemble de ses laits et autres produits infantiles issus de cette usine depuis février, reconnaissant qu’une « contamination dispersée [s’était] installée dans [l’]usine de Craon suite à des travaux réalisés courant premier semestre 2017 ».
Des tests gardés par Lactalis ?
Mais l’hebdomadaire souligne également que le groupe Lactalis avait lui-même procédé à des contrôles en interne en août et en novembre ; contrôles qui avaient mis en évidence la présence de salmonelles dans les bâtiments.
Le ministère affirme n’avoir « pas eu connaissance » des résultats de ces autocontrôles. Dans sa défense, il souligne qu’une obligation de notification n’existe que lorsqu’une non-conformité a été décelée sur un produit mis sur le marché. Lactalis a rétorqué dans un communiqué que :
« Les deux seules analyses positives, l’une en août et l’autre en novembre, de traces de salmonelle ont été révélées uniquement dans l’environnement et non dans les produits. Cela a donné lieu comme il se doit à l’application d’un programme de nettoyage adapté et à des contrôles renforcés sur les lots fabriqués à ces dates, contrôles qui se sont tous révélés négatifs. Toutes ces analyses ont été transmises aux autorités compétentes dès le début ».
Une enquête préliminaire a été ouverte à la fin décembre par le parquet de Paris, notamment pour « blessures involontaires » et « mise en danger de la vie d’autrui », mais l’association des familles de victimes s’interroge : « Comment peut-on expliquer que Lactalis a su et n’a rien fait depuis août ? Et l’Etat ? », a réagi mercredi Quentin Guillemain, président de l’association, à l’origine de la première plainte, déposée à la mi-décembre.
Une deuxième plainte a été déposée le 29 décembre par l’association de consommateurs UFC-Que choisir, alors que l’association des familles de victimes a recensé 200 enfants – dont soixante hospitalisés et trente-cinq diagnostiqués – présentant des symptômes similaires à ceux de la salmonellose. L’affaire a également pris une dimension internationale au vu des volumes de produits infantiles exportés, notamment vers la Chine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au « Monde », publient, jeudi, chez Albin Michel, leur enquête sur la ville d’Omar Sy, de Benoît Hamon et de Nicolas Anelka.
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« La Communauté » : plongée dans la ville de Trappes, de Jamel Debbouze au fondamentalisme musulman

Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au « Monde », publient, jeudi, chez Albin Michel, leur enquête sur la ville d’Omar Sy, de Benoît Hamon et de Nicolas Anelka.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 07h02
    |

            Ariane Chemin et 
Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            


Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au « Monde », publient, jeudi 4 janvier chez Albin Michel, leur enquête sur Trappes. « Le Monde » en publie des extraits en avant-première.
Bonnes feuilles. Béchir est mort ! Il a été retrouvé une seringue plantée dans l’avant-bras, un matin, dans une cave de Léo-Lagrange : overdose d’héro. Ses voisins avaient depuis longtemps remarqué son regard vitreux, sa démarche hésitante, mais la nouvelle secoue le square comme un électrochoc. Béchir vivait seul avec sa mère depuis la mort de son père. Chacun essayait à sa manière d’aider la famille à joindre les deux bouts. Si son décès, au début des années 1990, bouleverse tant ses voisins, c’est parce que la drogue a tué un garçon qui était plus que d’autres un enfant du quartier.
Léo-Lagrange n’est plus le square d’il y a dix ans, quand les Algériens, les juifs d’Afrique du Nord et les Portugais se mélangeaient aux « Gaulois » et que leurs enfants jouaient ensemble au pied de l’immeuble (…) Les halls se sont déglingués, des bandes « biznessent » dans les escaliers et plus une boîte aux lettres ne ferme (…) Il a fallu murer les caves pour tenter de limiter les trafics et le local à poubelles est devenu un coupe-gorge. Au collège, les enfants des pavillons surnomment le square « Léo-la-jungle ».
« Pour rejoindre son appartement, il faut regarder droit devant soi dans le hall, ne pas s’attarder sur les dealers qui le squattent, et parfois montrer patte blanche pour qu’ils déplacent les Caddie barrant l’escalier. »
Pas un mois désormais sans qu’à Trappes ne tombe un « grand. » Dans les banlieues françaises, l’héroïne est devenue un fléau, une catastrophe nationale qui se déploie en silence. A Camus, à George-Sand, à la Commune, cuillères et citrons jonchent les bosquets. On retrouve des seringues au milieu des balançoires et des bacs à sable où jouent les « petits ». Pour rejoindre son appartement, il faut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le journal satirique revient sur le traumatisme de l’attentat du 7 janvier 2015, décrivant les escortes, les menaces et le deuil « qui ne finira jamais ».
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Trois ans après la tuerie, « Charlie Hebdo » sort un numéro anniversaire

Le journal satirique revient sur le traumatisme de l’attentat du 7 janvier 2015, décrivant les escortes, les menaces et le deuil « qui ne finira jamais ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h06
   





                        



   


« Le 7 janvier 2015 est la date rouge sang qui sépare deux vies. » Trois ans après l’attentat qui a décimé sa rédaction, Charlie Hebdo revient dans un numéro anniversaire sur ce traumatisme qui continue de bouleverser profondément son fonctionnement. Escorte policière permanente, avalanche de menaces sur les réseaux sociaux, coût très élevé pour le journal de la sécurisation permanente…, le numéro qui paraît mercredi 3 janvier dévoile les conséquences de l’attentat sur les conditions de travail au jour le jour.
Le dessinateur et caricaturiste Riss, directeur de la rédaction, déplore notamment le coût très lourd de la protection des locaux — « entre 1 et 1,5 million d’euros par an, entièrement à la charge du journal » soit l’équivalent de près de 800 000 exemplaires par an.

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« Est-il normal pour un journal d’un pays démocratique que plus d’un exemplaire sur deux vendus en kiosque finance la sécurité des locaux et des journalistes qui y travaillent ? », regrette Riss dans son éditorial, estimant que la liberté d’expression « est en train de devenir un produit de luxe ».
Le chiffre d’affaires du journal est tombé à 19,4 millions d’euros en 2016, après un record en 2015 avec plus de 60 millions d’euros, selon des chiffres de BFM Business, confirmés à l’AFP.
« La date rouge sang qui sépare deux vies »
Tout a changé il y a trois ans, quand deux hommes armés, Saïd et Chérif Kouachi, ont assassiné onze personnes dans les locaux parisiens de l’hebdomadaire satirique. C’était le début d’une série d’attaques djihadiste sans précédent en France qui a fait, depuis, deux cent quarante et un morts.
Parmi les victimes, des figures emblématiques du journal comme Cabu, Wolinksi, Honoré, Tignous, l’ex-directeur de la rédaction Charb ou l’économiste Bernard Maris.

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« Le 7 janvier 2015 nous a propulsés dans un monde nouveau, fait de policiers en armes, de sas et de portes blindées, de trouille, de mort. Et cela en plein Paris, et cela dans des conditions qui n’honorent pas la République française. Est-ce qu’on se marre quand même ? Oui », raconte le journaliste Fabrice Nicolino dans un long récit intitulé « Ce que ces trois années ont vraiment changé ».
« Le 7 janvier 2015 est la date rouge sang qui sépare deux vies. Avant, il y a les blagues de Charb qui nous faisaient pleurer de rire, les petits gâteaux de Cabu, déposés avec grâce sur la table, les mots coquins de Wolin, l’arrivée tonitruante de Tignous, le rire pleines dents de Bernard, les cris d’Elsa. Et depuis, un deuil que nous portons tous, et qui ne finira jamais », écrit-il.
Menaces
D’autres articles reviennent sur les menaces dont Charlie fait régulièrement l’objet, notamment sur les réseaux sociaux, qui « continuent à relayer les appels à des attaques physiques contre le journal, le forçant parfois à porter plainte ».
Très scrutées, les « unes » de Charlie, devenu un symbole bien au-delà des frontières françaises, font souvent grincer des dents. Dernièrement, le journal a reçu des menaces pour une couverture sur la maladie de Johnny Hallyday, et s’est empoigné avec Mediapart au sujet de l’islamologue controversé Tariq Ramadan.

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Samedi 6 janvier, une journée intitulée « Toujours Charlie », organisée par la Licra, le comité Laïcité République et le Printemps républicain, proposera débats, tables-rondes et concerts aux Folies Bergère, à Paris, en présence de membres de l’équipe de Charlie et de l’ancien premier ministre Manuel Valls.
Dimanche, le ministre de l’intérieur devrait participer à une commémoration à Paris, porte de Vincennes, et un rassemblement est organisé place de la République à l’appel du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a pour sa part appelé à un rassemblement mardi porte de Vincennes en hommage aux victimes de l’Hyper Cacher.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne un sondage IFOP, publié mercredi dans le quotidien « La Croix ».
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60 % des Français se disent favorables à la PMA pour les couples de femmes

Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne un sondage IFOP, publié mercredi dans le quotidien « La Croix ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 14h48
   





                        



   


Alors que s’ouvriront les états généraux de la bioéthique le 18 janvier, un sondage IFOP dresse un vaste état des lieux de l’opinion des Français sur la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA), l’euthanasie, le suicide assisté et la modification génétique des embryons humains.
Six Français sur dix sont favorables à la PMA pour les couples de femmes homosexuelles, selon le sondage, publié mercredi 3 janvier dans le quotidien La Croix. Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne le journal. Une majorité (57 %) pensent que les femmes célibataires devraient aussi pouvoir recourir à la PMA (insémination artificielle), un chiffre qui a en revanche peu évolué sur cette période.
En France, l’aide médicale à la procréation est aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles. En Europe, la PMA est autorisée pour les couples de même sexe dans huit pays : Finlande, Suède, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Autriche et Espagne.
Autre sujet qui déchaîne les passions : la gestation pour autrui, appelée GPA, recueille l’approbation des sondés : 64 % se disent favorables à ce que l’on autorise en France le recours à une mère porteuse, dont 18 % « dans tous les cas » et 46 % « pour des raisons médicales seulement ». La gestation pour autrui, elle, est autorisée au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Grèce.

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« Aucun clivage majeur »
Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP, ne relève dans cette enquête « aucun clivage majeur, ni entre les générations, ni selon les préférences politiques », selon un communiqué du quotidien. « Cela confirme qu’il s’agit d’une vague de fond », ajoute-t-il.
Ces chiffres confortent d’ailleurs une précédente enquête IFOP parue en septembre 2017, montrant qu’au moins 64 % des Français sont favorables à l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples lesbiens.
La PMA pour toutes, célibataires ou en couple, est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Il a depuis souhaité qu’un « débat apaisé » puisse avoir lieu « durant l’année 2018 ». L’Elysée se dit soucieux en effet d’éviter de nouvelles tensions politiques et sociales semblables à celles qui avaient émaillé le débat parlementaire sur le projet de loi instaurant le mariage pour tous, au début du quinquennat de François Hollande. Le comité d’éthique s’est prononcé en juin en faveur de cette mesure.

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90 % des Français estiment, en outre, que la gratuité du don de gamète (ovocytes ou spermatozoïdes) doivent être conservés. Et 85 % défendent également l’anonymat. Par ailleurs, la grande majorité, soit 80 % d’entre eux, se prononce en faveur de la modification génétique des embryons humains mais « pour guérir les maladies les plus graves avant la naissance ».
Faire évoluer la fin de vie
En revanche, ils sont tout aussi nombreux (78 %) à rejeter le recours aux manipulations génétiques « pour améliorer certaines caractéristiques des enfants à naître (obésité, couleurs des yeux…) ».
Une grande partie de la société, soit 89 % des personnes interrogées, se prononce aussi pour une évolution de la loi sur la fin de vie, note le quotidien : pour 47 %, il faut légaliser l’euthanasie, pour 24 %, il faut légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, et pour 18 %, le suicide assisté. Par contre, 11 % estiment qu’il ne faut pas changer la législation actuelle.

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 > Sondage IFOP pour La Croix et le Forum européen de bioéthique réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 010 personnes de 18 ans et plus (questionnaire auto-administré en ligne du 8 au 11 décembre 2017).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ « Maintenant, nous sommes au pied du mur », a résumé Edmond Simeoni, la figure tutélaire du nationalisme corse et père du dirigeant du nouvel exécutif.
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Corse : la collectivité unique s’installe sous le poids des responsabilités

« Maintenant, nous sommes au pied du mur », a résumé Edmond Simeoni, la figure tutélaire du nationalisme corse et père du dirigeant du nouvel exécutif.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h28
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            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il y avait eu l’effet de surprise en 2015, lorsque l’alliance nationaliste avait détrôné au second tour les forces politiques insulaires classiques et avait pris les commandes de la collectivité territoriale. Un véritable coup de tonnerre célébré comme tel lors d’une séance d’ouverture restée dans les mémoires. L’euphorie de 2015 a cédé la place, cette fois, à une cérémonie nettement plus apaisée. Même si les « fondamentaux » de la geste nationaliste étaient toujours affichés.

A commencer par le discours d’investiture du président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, prononcé en corse, comme cela avait été le cas deux ans plus tôt, mais sans que quiconque s’en formalise. « Je m’adresse aux Corses en corse », se défend l’élu indépendantiste. Dans la même veine, il a tenu à dédier en premier lieu la victoire remportée par les nationalistes aux élections territoriales « à ceux qui ont combattu pour la Corse et qui ne sont plus de ce monde (…), à nos prisonniers et recherchés plongés dans le malheur par une main indigne ».
Des propos qu’il revendique. « En ce qui me concerne, il n’est pas question de reniement, assure-t-il. La question des prisonniers et recherchés est un point essentiel. Le conflit sous la forme qu’il connaissait est terminé. L’amnistie doit en être la conséquence. » Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif, fera lui aussi référence, dans son discours, aux « prisonniers politiques », mais en éludant la question de l’amnistie. « Que le Noël qui vient de s’écouler soit le dernier qu’ils passent loin des leurs et de leur île et que le rapprochement permis par la loi et promis par les gouvernements successifs soit enfin effectif », a-t-il souhaité. Une nuance de taille.
Certes, aussi, l’évocation obligée de Pascal Paoli, le « père de la patrie corse », et le serment prêté sur la Constitution corse de 1755 qu’il avait promulguée étaient au rendez-vous,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le dirigeant autonomiste de la collectivité unique de Corse veut se poser en « interlocuteur raisonnable ».
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En Corse, Gilles Simeoni attend un geste politique de Macron

Le dirigeant autonomiste de la collectivité unique de Corse veut se poser en « interlocuteur raisonnable ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h28
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            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un tournant politique majeur est en train de s’opérer en Corse. Comme l’a dit l’autonomiste Gilles Simeoni, mardi 2 janvier à Ajaccio, lors de son discours d’investiture à la présidence du conseil exécutif de la nouvelle collectivité unique, « notre victoire ne saurait se résumer à une conjugaison insulaire du dégagisme ». Ce faisant, il s’est livré à un exercice inédit, en s’attachant à analyser les raisons de ce vote qui, à plus de 56 %, a porté les nationalistes au pouvoir en leur conférant une majorité absolue à l’Assemblée de Corse.

Certes, il inscrit cette victoire légitimée par le suffrage universel dans un combat « qui vient de loin » et revendique « le fil historique de cinquante années de luttes du peuple corse pour la reconnaissance de ses droits ». Mais le discours de M. Simeoni, empreint d’une exceptionnelle gravité, loin de l’euphorie qui avait accompagné l’accession surprise, en 2015, de l’alliance nationaliste à la tête de la collectivité territoriale, avait une autre portée. « La lucidité politique et l’honnêteté intellectuelle commandent de dire clairement que tous les électeurs qui nous ont apporté leurs suffrages ne partagent pas nos convictions, ajoute-t-il dans la foulée. Ce résultat nous honore. Nous en sommes fiers, évidemment, mais nous le recevons également avec humilité car nous savons que le plus difficile reste à faire. Le score historique que nous venons de réaliser nous donne beaucoup plus de devoirs que de droits. »

Exercice d’introspection
Au-delà des références historiques traditionnelles, c’est bien cette partie-là du discours de M. Simeoni qu’il fallait entendre et décrypter. « Je me suis beaucoup interrogé sur ce résultat, reconnaît en aparté le chef de l’exécutif corse. Il nous donne des responsabilités énormes. Il ne faut pas se tromper sur le message. Il nous impose de faire très vite un véritable travail sur nous-mêmes. » Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Plusieurs rassemblements de policiers se sont déroulés mardi soir après l’agression filmée de deux policiers le soir du Nouvel An dans le Val-de-Marne.
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Champigny : Edouard Philippe souhaite une « grande sévérité judiciaire et pénale »

Plusieurs rassemblements de policiers se sont déroulés mardi soir après l’agression filmée de deux policiers le soir du Nouvel An dans le Val-de-Marne.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 09h05
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h35
   





                        



   


Deux jours après l’agression de deux policiers en marge du réveillon du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dimanche 31 décembre, Edouard Philippe a prôné mercredi 3 janvier sur France 2 « une grande sévérité judiciaire et pénale » pour les auteurs.
Dans la lignée des déclarations politiques qui se sont succédé depuis cette agression, le premier ministre s’est dit « horrifié » par « le comportement évidemment criminel » des auteurs de cette agression et « frappé aussi par ceux qui ne faisaient rien, qui filmaient ». Il a dit souhaiter « beaucoup plus de policiers sur le terrain » et expliqué se « méfier » des « réactions qui passeraient par un élément législatif », au sujet d’un éventuel rétablissement des peines planchers réclamé par des policiers.

🗨️ @EPhilippePM "Il faut faire preuve d'une sévérité sans faille pour ceux qui attaquent les forces de l'ordre ! Je… https://t.co/vhosapA7HB— GuillaumeDaret (@Guillaume Daret)


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Rassemblements de policiers
L’agression filmée, et largement diffusée sur les réseaux sociaux, de deux policiers le soir du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) a déclenché mardi de la colère au sein de la police. « Ce n’est pas normal que des policiers se fassent passer à tabac comme ça », a dénoncé Alain, 55 ans, devant le commissariat de Champigny, où une centaine de policiers se sont rassemblés à l’appel du syndicat Alliance.
Dans la soirée, quelque 70 personnes se sont retrouvées au Trocadéro, à Paris, cette fois à l’appel de l’association Femmes des forces de l’ordre en colère. « On veut interpeller les politiques sur le mal grandissant de la police et cette haine de l’uniforme », a déclaré à l’AFP Perrine Sallé, porte-parole de l’association.
Des rassemblements de quelques dizaines de policiers se sont aussi tenus à Lille, Saint-Etienne, Grenoble, Toulouse, Carcassonne et Bordeaux.

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Le débat sur les peines planchers relancé
Les policiers sont encore marqués par l’attaque aux cocktails Molotov de deux des leurs en octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne), qui avait entraîné des manifestations inédites de « policiers en colère » et de leurs compagnes. Après l’agression de Champigny, Alliance a exigé des peines planchers pour les agresseurs de forces de l’ordre, alors que l’enquête s’annonce longue.
« Nous souhaitons être reçus au plus haut niveau de l’Etat, comme l’avait fait le président François Hollande », a réclamé de son côté Patrice Ribeiro, du syndicat Synergie-Officiers, qui attend qu’Emmanuel Macron « prenne des mesures ». Pour obtenir des « sanctions exemplaires » et « une prise de conscience générale », SGP-FO a annoncé des rassemblements le 9 janvier devant tous les commissariats de France.
« Un de nos problèmes à Champigny, c’est que les effectifs ne sont pas toujours au rendez-vous », a déploré de son côté le député (Les Républicains) du Val-de-Marne Gilles Carrez. A ses yeux, les peines planchers, supprimées sous le quinquennat précédent, « sont une bonne réponse à ce type de délinquance ».



                            


                        

                        

