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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ « Fire and Fury : Inside the Trump White House », de Michael Wolff, est une compilation hétéroclite d’anecdotes.
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Pleurs, trahisons et brosse à dents… ce que nous apprend le livre sur Trump et ses proches

« Fire and Fury : Inside the Trump White House », de Michael Wolff, est une compilation hétéroclite d’anecdotes.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 16h04
   





                        


Qu’y a-t-il de si explosif dans le livre de Michael Wolff pour que, quelques heures après la publication de ses bonnes feuilles dans le New York Magazine, l’ouvrage, qui ne paraîtra que le 9 janvier, ait déjà été en tête des précommandes chez tous les vendeurs américains ? Compilation hétéroclite d’anecdotes récoltées au cours de près de deux cents conversations avec l’entourage du 45e président américain, Fire and Fury : Inside the Trump White House (éditions Henry Holt) brosse le portrait d’une Maison Blanche qui bruisse de rivalités, d’obsessions, de fantasmes et d’angoisses.
Tour d’horizon de dix choses – parfois anodines, mais pas toujours – apprises à la lecture de ces premiers extraits.

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Steve Bannon considère Donald Trump Jr comme un « traître »
L’ancien conseiller spécial du président vs le fils du président. C’est assurément le duel fratricide qui agite le plus les médias américains au lendemain de la publication des extraits. Dans le livre, Steve Bannon, le sulfureux rédacteur en chef du site ultraconservateur Breitbart News, affirme que Donald Trump Jr s’est rendu coupable de « trahison » en organisant, le 9 juin 2016, à la Trump Tower de New York, une réunion avec trois Russes, le gendre du président Jared Kushner, et le directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort.
M. Bannon, considéré comme l’éminence grise de la campagne de Donald Trump, y dit :
« Ces trois mecs responsables de campagne ont pensé que c’était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger au sein même de la Trump Tower, dans la salle de réunion du 25e étage – sans la présence d’avocats. Ils n’avaient pas d’avocats. Même si vous pensez que ça ne constitue pas une trahison, quelque chose d’antipatriotique, ou une idée franchement de m***, et moi je pense que c’était tout ça d’un coup, vous auriez dû immédiatement appeler le FBI. »
Et l’ancien de Goldman Sachs, devenu pourfendeur des élites, d’enfoncer le clou en disant :
« La chance que Don Jr n’ait pas fait monter ces demeurés jusqu’au bureau de son père est égale à zéro. »
Pour Steve Bannon, aucun doute, le procureur spécial chargé d’éclairer les relations troubles entre la campagne de Donald Trump et le Kremlin va « faire craquer Don Junior comme un œuf en plein direct télévisé ». 

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Quelques heures après la publication de cet extrait, les avocats de M. Trump ont fait part de leur intention de porter plainte contre M. Bannon, l’accusant d’avoir enfreint l’accord de confidentialité qui le liait à la Maison Blanche et d’avoir diffamé le président.

   


Trump était persuadé de perdre
Donald Trump avait prévu son retour à la vie civile après ce qu’il prévoyait être sa défaite à l’élection présidentielle.
« Une fois qu’il aurait perdu, Trump serait devenu à la fois extrêmement célèbre et l’éternel martyr de cette véreuse Hillary. Sa fille Ivanka et son gendre Jared seraient des célébrités internationales. Steve Bannon serait devenu de facto le dirigeant du Tea party. Kellyanne Conway serait une star de la télévision. Melania Trump, à qui on avait assuré que son mari ne deviendrait jamais président, pourrait retourner à ses discrets déjeuners. Perdre rendrait tout le monde heureux. Perdre, c’était gagner. »
Même l’ancien conseiller à la sécurité, Michael Flynn n’avait rien trouvé à redire à la décision de Trump d’accepter 45 000 dollars pour intervenir dans une conférence en Russie. « Ce ne serait un problème que s’il gagnait », avait-il alors commenté.

   


Trump a refusé d’investir son argent dans sa campagne
Preuve peut-être de cette incrédulité dans une possible victoire de sa candidature, Donald Trump « a refusé d’investir son argent personnel dans la campagne », note Michael Wolff. Selon lui, Steven Bannon a essayé d’inciter la famille Trump à injecter « une somme de 50 millions de dollars dans la campagne », note le journaliste, mais il a reçu une fin de non-recevoir de la part du gendre du président : « Hors de question qu’on investisse 50 millions si on n’est pas sûrs qu’il gagne derrière. »
Finalement, M. Trump, qui se revendique milliardaire, aura consenti à faire un prêt pour sa campagne de 10 millions de dollars (8,3 millions d’euros), sous la condition qu’il puisse récupérer son argent dès qu’assez de financements auraient été récoltés.
Fantôme et pleurs le soir de l’élection
La soirée du 8 novembre 2016 est entrée dans l’histoire des Etats-Unis, mythifiée à longueur d’interviews par les proches de Donald Trump depuis plus d’un an. Mais, comme souvent dans les événements qui font date, les petites anecdotes sont les plus éloquentes.
Ce que retient l’auteur de Fire and Fury de la nuit où Donald Trump a été élu président des Etats-Unis, ce sont d’abord les propos du fils de Donald Trump décrivant, auprès d’un proche, le visage de son père comme celui de « quelqu’un qui a vu un fantôme ». Puis les larmes de Melania, la femme de Donald Trump, qui n’étaient « pas des pleurs de joie ». Et un candidat « qui est passé de confus a horrifié en l’espace d’une grosse heure ».
« Et puis vint finalement la dernière transformation : soudain, Donald Trump est devenu un homme qui a cru qu’il le méritait, et qu’il était complètement capable d’être le président des Etats-Unis. »
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            data-slide-description="Au Javist Center de New York mardi soir, 8 novembre, les partisans d’Hillary Clinton ont attendu par milliers debout dans le calme, pour une élection dont ils croyaient connaître le vainqueur."
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            data-slide-description="Une supportrice de la candidate démocrate, à l’annonce des premiers résultats, à New York."
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            data-slide-description="Alors que les résultats tombent, dont beaucoup en faveur de Donald Trump, la tension monte dans le camp démocrate. Ici à New York."
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            data-slide-description="Un étudiant démocrate, lors de l’annonce des résultats du New Hampshire."
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            data-slide-description="Les écrans géants installés dans le QG d’Hillary Clinton montrent en temps réel la progression de son adversaire républicain, plongeant l’assemblée dans l’angoisse."
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            data-slide-description="Dans un hôtel de New York, des partisans de Donald Trump réagissent lorsqu’ils voient à la télévision le responsable de la campagne démocrate."
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            data-slide-description="Il est 22 heures passées à New York, il ne reste qu’une faible chance à la candidate démocrate de remporter l’élection."
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            data-slide-description="Des supporters de Donald Trump, à Times Square, dans Manhattan."
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            data-slide-description="Avec un décompte de délégués de plus en plus favorable au magnat de l’immobilier, la sidération laisse la place aux interrogations dans le camp démocrate, au Javist Center de New York."
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            data-slide-description="A Times Square, dans New York, un supporter de Trump exulte : « La majorité silencieuse est avec Trump ! » peut-on lire sur sa pancarte."
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            data-slide-description="Des partisans démocrates d’Hillary Clinton scrutent les résultats, au Hyatt Regency de Dallas, au Texas."
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            data-slide-description="Le camp Trump, réuni à New York, explose à l’annonce de sa victoire."
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            data-slide-description="Les nombreux supporters d’Hillary Clinton mettront souvent plusieurs heures à se résigner à la défaite de leur candidate."
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            data-slide-description="Un gâteau en forme de buste de Donald Trump est livré à l’hôtel où aura lieu le rassemblement républicain à New York."
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            data-slide-description="L’effondrement du camp démocrate au Javist Center de New York."
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Au Javist Center de New York mardi soir, 8 novembre, les partisans d’Hillary Clinton ont attendu par milliers debout dans le calme, pour une élection dont ils croyaient connaître le vainqueur.

DARCY PADILLA / AGENCE VU POUR "LE MONDE"
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Une cérémonie d’investiture « pas du tout appréciée »
Il s’était battu pour en faire un succès populaire, affirmant que les photographies montrant une foule moins importante que lors des investitures de Barack Obama étaient des montages erronés. Pourtant, Donald Trump « n’a pas du tout apprécié sa propre investiture », selon Michael Wolff, qui précise :
« Il était en colère que des stars de premier plan aient snobé l’événement, il était mécontent de son hébergement à la Blair House, il s’était disputé de manière ostentatoire avec sa femme qui était au bord des larmes. Toute la journée, il affichait sur le visage cette expression que son entourage appelle sa “tête de golfeur” : énervé et furax, les épaules voûtées, las bras ballants, les sourcils froncés et les lèvres pincées. »

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Télévisions, chemise au sol et pas touche à la brosse à dents
Selon Michael Wolff, Donald Trump a trouvé, à son arrivée à la Maison Blanche, que c’était « un lieu compliqué et un peu inquiétant ».
« Il s’est retiré dans sa chambre – pour la première fois depuis les Kennedy, le couple présidentiel fait chambre à part. Lors des premiers jours, il a commandé deux écrans de télévision supplémentaires à celui déjà existant dans la chambre, et un verrou sur la porte, obligeant à une brève altercation avec les services secrets, ces derniers insistant pour avoir accès en permanence à la chambre. »
Selon Michael Wolff, Donald Trump a réprimandé le personnel chargé de faire le ménage, pour avoir ramassé une chemise qui était par terre. « Si ma chemise est par terre, c’est parce que je la veux par terre », a justifié le président.
Enfin, le président a spécifié que « personne ne devrait rien toucher, et surtout pas sa brosse à dent ». Une demande justifiée par le journaliste par « sa peur de longue date d’être empoisonné – qui explique aussi pourquoi il a toujours aimé manger à McDonald’s, où personne ne sait qui va venir et où la nourriture est préparée en amont et en toute sécurité. »
D’ailleurs, la description des soirées présidentielles au début du mandat de Donald Trump suit cette logique :
« Si à 18 h 30 il n’avait pas dîné avec Steve Bannon, alors il était très probablement au lit avec un cheeseburger, regardant ses trois écrans et passant des coups de fil. »
Pour l’anecdote, après son élection, Bill Clinton avait appelé la Maison Blanche « le fleuron du système pénitentiaire », et Harry Truman la considérait comme « la grande prison blanche ».
Jusqu’au quatrième amendement, pas plus
Quand il a pris ses fonctions à la Maison Blanche, Donald Trump a reçu l’aide d’un assistant, Sam Nunberg, chargé de lui délivrer quelques éléments didactiques sur la Constitution américaine. Mais M. Nunberg n’a « pas pu dépasser le quatrième amendement » parce que son interlocuteur a montré son ennui en « baissant son index jusqu’à sa bouche et en levant les yeux au ciel ». 
Une coupe de cheveu – enfin – expliquée

   


Plus de suspense : il n’y a pas de perruque derrière le mystère capillaire Trump. D’après Michael Wolff, la coiffure paternelle est une des conversations récurrentes d’Ivanka Trump auprès de ses interlocuteurs :
« Elle décrit très souvent la mécanique derrière la coiffure à ses amis : un dessus du crâne parfaitement lisse – un îlot maîtrisé grâce à une chirurgie esthétique pour réduire le cuir chevelu – entouré par un cercle de cheveux broussailleux qui part des côtés pour arriver sur le devant de la tête, qui sont tous tirés vers le haut pour se rencontrer au sommet, puis balayés en arrière avant d’être consolidés par un spray raidisseur. »
Pour « ajouter à l’effet comique », note le livre, Ivanka Trump délivre également le secret de la couleur de cheveux si particulière, qui a valu tant de moqueries à Donald Trump.
« La couleur vient d’un produit qui s’appelle Just for Men (juste pour les hommes), et qui fonce à mesure qu’on le laisse agir. L’impatience de Trump est donc la cause de cette couleur orange-blonde ».
Des priorités, quelles priorités ?
La question devait paraître simple pour Katie Walsh, chef de cabinet adjointe. Six semaines après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, la conseillère a demandé au gendre et haut conseiller du président, Jared Kushner : « Quelles sont les trois priorités de la Maison Blanche, donne-moi juste trois choses sur lesquelles le président veut se concentrer. » Réponse de l’intéressé : « Oui, on devrait probablement avoir cette conversation. »

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Ivanka Trump, première femme présidente des Etats-Unis
Les ambitions politiques de la fille de Donald Trump, Ivanka Trump, étaient déjà connues. Elle et son mari, Jared Kushner, ont un rôle de premier plan dans l’administration Trump, à tel point que les médias américains font souvent référence à Ivanka Trump comme la « vraie première dame » de la Maison Blanche.
Dans Fire and Fury : Inside the Trump White House, Michael Wolff va plus loin, en affirmant l’existence d’un « pacte » entre Ivanka Trump et son mari.
« Entre eux, les deux se sont accordés : si à l’avenir l’opportunité se présentait, c’est elle qui se présenterait à l’élection présidentielle. La première femme présidente, a plaisanté Ivanka Trump, ce ne serait pas Hillary Clinton, ce serait Ivanka Trump. Steve Bannon, qui a créé le terme de “Jarvanka” pour désigner le couple qui a gagné en pouvoir à la Maison Blanche, était horrifié quand il a été informé de cet accord conjugal. »

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Editorial. Emmanuel Macron a annoncé le 3 janvier une prochaine loi contre les fausses nouvelles en période électorale. Un objectif louable qui risque de se heurter à une réalité complexe.
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« Fake news » : les risques d’une loi

Editorial. Emmanuel Macron a annoncé le 3 janvier une prochaine loi contre les fausses nouvelles en période électorale. Un objectif louable qui risque de se heurter à une réalité complexe.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 13h46
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Ce président qui ne dort jamais ne veut pas que la France s’endorme. Ne souhaitant pas non plus que les journalistes s’assoupissent, il leur a réservé, lors de la cérémonie des vœux de Nouvel An à la presse, mercredi 3 janvier, l’une de ces annonces dont il ponctue chacune de ses apparitions publiques : le chef de l’Etat veut offrir à la démocratie française une loi sur les « fake news ».
Quel beau sujet en effet ! Quoi de plus légitime que de s’attaquer à ce phénomène qui, décuplé par la puissance du Net, pourrit la vie démocratique en sapant la crédibilité de l’information et abuse de la crédulité des esprits non avertis ? Emmanuel Macron avait déjà réussi un très joli coup en mai dernier lorsque, recevant Vladimir Poutine à Versailles, il avait expliqué à une journaliste russe la différence entre information et propagande : à ses yeux, Russia Today (RT) et Sputnik étaient des organes de « propagande mensongère », diffuseurs de « contre-vérités », et donc indignes d’être accrédités pour couvrir sa campagne électorale.
Grâce à ce pilier des démocraties libérales qu’est la liberté d’expression, la chaîne de télévision RT en français a, depuis, été autorisée à émettre en France. Est-ce à dire qu’elle pourra en toute impunité déverser sa « propagande mensongère » dans le cadre de nos prochaines campagnes électorales ? En bonne logique, non. Il faut, a dit le président, en finir avec les « bobards inventés pour salir », traduction élyséenne des « fake news ».
Un domaine mouvant
La création délibérée de fausses nouvelles, ou la déformation de nouvelles réelles, et leur diffusion massive à travers les réseaux sociaux sont un fléau qui sape l’exercice électoral. Comme le montrent les travaux d’enquête réalisés depuis un an sur la campagne électorale américaine de 2016, la stratégie des « fake news » vise non seulement à salir mais à exploiter les divisions de nos sociétés ouvertes. C’est devenu l’une des armes de cette guerre technologique de l’information que livrent aujourd’hui aux démocraties occidentales certains régimes autocratiques, au premier rang desquels, sans la nommer, le président Macron place évidemment la Russie. La claire mise en garde du chef de l’Etat contre la « tentation illibérale », où, comme en Europe centrale, la liberté de la presse est menacée, est également opportune. 

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Mais une loi pour « protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles » est-elle la solution ? M. Macron a promis un texte sur le sujet dans les semaines à venir et nous l’examinerons avec intérêt. Une chose est, comme l’a fait sentencieusement Emmanuel Macron mercredi soir, de donner une leçon de journalisme sur « les propos d’antichambre » – que lui-même et son équipe ne dédaignent pas de dispenser par ailleurs –, qui ne sauraient rivaliser avec « l’expression publique ». Une autre est de fixer un cadre juridique contraignant pour « imposer des obligations de transparence » aux plates-formes du Net, « afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent ». Ce type d’ambition législative, dans un domaine aussi mouvant et complexe que les technologies numériques et sur un sujet aussi crucial que la liberté de la presse, est par nature périlleux. La sauvegarde de la qualité et de la crédibilité de l’information est un combat de fond, dans lequel Le Monde est engagé. Il commence par l’éducation et passe par la défense des modèles économiques des médias d’information. Modifier les lois qui existent déjà apparaît pour le moins risqué.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Une femme est morte jeudi dans sa maison, inondée par une coulée de boue et d’eau, dans le département de l’Isère, placé en vigilance orange par Météo France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/01/2018
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La tempête Eleanor a fait un deuxième mort

Une femme est morte jeudi dans sa maison, inondée par une coulée de boue et d’eau, dans le département de l’Isère, placé en vigilance orange par Météo France.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 05h51
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 14h58
   





                        



Deux morts, 29 blessés, 29 000 foyers toujours privés de courant et des domaines skiables fermés… Après avoir balayé la moitié nord de la France, Eleanor s’est dirigée dans la nuit de mercredi 3 à jeudi 4 janvier vers le sud du pays, avec des vents violents et un risque maximal d’avalanches dans les Alpes.
Les massifs du Mont-Blanc, du Beaufortin, de la Vanoise, de la Haute Tarentaise, de la Haute Maurienne, du Thabord, du Pelvoux et du Champsaur ont été placés en alerte 5, niveau maximal sur l’échelle de risque, en pleines vacances scolaires, a précisé Météo France, dans son dernier bulletin.
Cette tempête, la quatrième de la saison, dont les rafales dépassaient souvent les 150 km/h, a provoqué de nombreux dégâts et a nécessité quelque 6 450 interventions des pompiers.
Deux morts, 29 blessés
Dans l’Isère, une femme est morte jeudi dans sa maison inondée par une coulée de boue et d’eau, sur le territoire dela commune de Crêts-en-Belledonne, selon Le Dauphiné libéré. Le département est en vigilance orange en raison d’un risque d’inondations lié aux fortes pluies provoquées par la tempête Eleanor, dont le bilan s’élève désormais à deux morts.
En Haute-Savoie, un skieur de 21 ans a été tué par la chute d’un sapin sur une piste de la station de Morillon. Selon un bilan fourni par le ministère de l’intérieur vers 21 heures, quatre autres personnes ont été « gravement blessées » : un homme tombé de son toit en Seine-et-Marne ; une femme frappée par un bloc de ciment dans le Haut-Rhin ; un motard ayant heurté un arbre en Eure-et-Loir ; et un automobiliste blessé par la chute d’un arbre dans l’Essonne. Vingt-cinq autres personnes ont été blessées « plus légèrement ».

   


Vingt départements en vigilance orange
Face à cette tempête venue d’Irlande, vingt départements restaient en vigilance orange en début de soirée mercredi : les côtes de la Manche et le littoral Atlantique (à l’exception de la Loire-Atlantique, du Calvados et du Morbihan) pour un risque de vagues-submersion, ainsi que la Gironde, l’Eure et la Seine-Maritime pour un risque d’inondation.
Dans l’Est, ce risque persistait en Franche-Comté, ainsi que dans les Alpes du Nord, où le vent s’est calmé, mais où les pluies restent abondantes. Météo France mettait aussi en garde contre un fort risque d’avalanches en Savoie, en Haute-Savoie et dans les Hautes-Alpes. Plus au sud, le vent menaçait toujours les Alpes-Maritimes, le Var et la Corse, où les vents ont attisé l’incendie qui s’est déclaré mardi à Sant’ Andrea di Cotone, brûlant 350 hectares. Deux autres feux ont éclaté à proximité du village de Chiatra et les habitants ont été confinés chez eux.
La fin de l’épisode est prévue pour vendredi à minuit.
Domaines skiables fermés
Chamonix, Avoriaz ou encore Val-d’Isère : de même qu’en Suisse la plupart des domaines skiables des Alpes du Nord sont restés fermés mercredi. « L’objectif est de mettre tout le monde en sécurité, les clients comme les personnels et de préserver le matériel », a expliqué le président de la section Savoie de Domaines skiables de France, David Ponson. Des rafales ont atteint 250 km/h aux Arcs 2000.
Le risque d’avalanche était attendu au plus fort dans la nuit de mercredi à jeudi. « On a tout le cocktail pour avoir des avalanches, des glissements de terrain et des crues », estimait un pompier de la Haute-Savoie. Des coulées ont déjà isolé le village de La Grave (Hautes-Alpes). Certains accès aux stations ont été fermés pour la nuit. Notamment celui de Val-Thorens (Savoie), la station la plus haute, où la route restera fermée jeudi matin pour pratiquer des déclenchements d’avalanche préventifs.
Trafics ferroviaire et aérien perturbés
Des chutes de câbles électriques, d’objets et d’arbres sur les chaussées ont perturbé le trafic routier et ferroviaire dans plusieurs régions, la météo provoquant aussi des retards dans les airs. Le trafic a été brièvement suspendu sur les aéroports de Strasbourg et de Bâle-Mulhouse. Des difficultés perduraient à Nice et en Corse, où tous les vols au départ et à destination de Bastia, Calvi et Figari ont été annulés. De même que les traversées maritimes entre Marseille et l’Ile-Rousse. Le trafic des TER a repris, en revanche, en Alsace, en Lorraine et en Normandie, mais pas encore en Savoie. A Paris, la tour Eiffel, fermée en raison du vent violent, a rouvert mercredi en fin de journée.
29 000 foyers sans électricité
Au plus fort de la tempête, 225 000 foyers ont été privés de courant. Dans la matinée de jeudi, il en restait 29 000, principalement en Alsace-Franche-Comté (18 000) et en Corse (11 000), selon Enedis.
Des rafales records
Météo France a relevé des rafales à 134 km/h à Roissy et 110 km/h à Paris, mais aussi 147 km/h à Cambrai (Nord), ainsi que 137 km/h à Dieppe (Seine-Maritime), 134 km/h à Metz, 102 km/h à Lille, 107 km/h à Reims ou 103 km/h à Clermont-Ferrand.
« Pour Paris et Roissy, il faut remonter à 2010, à la fameuse tempête Xynthia, pour avoir des valeurs aussi fortes », a souligné Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France. Les bourrasques de vent et de pluie ont également balayé le Royaume-Uni, l’Irlande, la Suisse, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et les côtes de l’Espagne.




                            


                        

                        


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En Iran, de nouveaux rassemblements de soutien au pouvoir

Mercredi déjà, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans une vingtaine de villes pour soutenir le pouvoir et dénoncer les violences.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 13h49
   





                        


De nouveaux rassemblements de soutien au pouvoir iranien ont été organisés jeudi 4 janvier, au lendemain de la proclamation de la « fin de la sédition » par les autorités. Ces dernières espérent ainsi recentrer l’attention sur les revendications économiques, point de départ de la contestation qui a fait 21 morts.
Jeudi matin, la télévision iranienne diffusait des images de nouvelles manifestations importantes en soutien au pouvoir dans les villes d’Ispahan (centre), Machhad (nord-est), Ouroumieh (nord-ouest), Babol ou encore Ardabil (nord).
« Nous sommes tous ensemble, derrière le Guide ! », l’ayatollah Ali Khamenei, scandaient ces manifestants, selon les images de la télévision d’Etat. Les manifestants ont aussi repris les slogans « mort à l’Amérique ! », « mort à Israël ! » ou « mort à monafegh ! », (hypocrite en persan), un terme qui désigne dans la bouche des autorités les Moudjahidin du peuple, principal groupe d’opposition en exil, interdit en Iran.
Mercredi déjà, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans une vingtaine de villes de province pour soutenir le pouvoir et dénoncer les violences.

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Un mouvement en berne ?
Après plusieurs jours de manifestations contre le gouvernement et les autorités religieuses, parties d’un mouvement de colère contre la vie chère, la plupart des villes du pays ont connu une deuxième nuit calme, ainsi que la capitale, Téhéran, qui avait cependant vu moins de mouvements.

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Au moins 21 personnes sont mortes au cours des derniers jours, dont 16 manifestants, et des centaines ont été arrêtées, dont 450 à Téhéran, selon les autorités. Les milices islamiques du pouvoir, les gardiens de la révolution, ont proclamé mercredi la fin de ce mouvement qualifié de « sédition ». Parti le 28 décembre de Machhad (nord-est), la deuxième ville du pays, cette contestation inédite depuis 2009 a secoué l’Iran.
Le pouvoir avait notamment accusé les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, grande rivale régionale, d’avoir attisé les troubles en soutenant les manifestations violentes. L’Iran s’est plaint auprès du Conseil de sécurité et du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, « d’ingérence » dans ses affaires intérieures.

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Accusations d’ingérence
« Au cours des derniers jours, l’administration américaine (…) a augmenté ses interventions d’une manière grotesque dans les affaires intérieures de l’Iran sous prétexte de fournir un soutien à des manifestations sporadiques », a affirmé le représentant à l’ONU, Gholamali Khoshroo.
Depuis le début de la contestation, Donald Trump a pris fait et cause pour les protestataires et a condamné le régime. L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a demandé des réunions d’urgence du Conseil de sécurité et de celui des droits de l’homme.
La classe politique en Iran — réformateurs comme conservateurs — s’est, elle, positionnée contre les violences, tout en soulignant la nécessité de trouver une solution aux problèmes économiques, principalement le chômage, qui atteint 30 % chez les jeunes.
Réélu en mai, le réformateur Hassan Rohani avait promis dès sa première accession à la présidence, en 2013, d’œuvrer à l’amélioration de la situation économique et sociale ; un espoir amplifié par l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, et la levée de certaines sanctions internationales. Mais le renchérissement du coût de la vie et le chômage n’ont pas apaisé les frustrations.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 03/01/2018
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Les diplômés de banlieue face au « mur » de l’emploi

Pour remédier à l’« hérésie économique » de l’entre-soi dans l’entreprise, certaines sociétés revoient leur mode de recrutement.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 16h19
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Avec sa double licence et son master, ses « bons » stages et sa niaque, on pourrait croire que Sofiane Hadji a tous les atouts pour franchir « le mur de Berlin », comme il l’appelle, qui le sépare des entreprises et de l’emploi. Mais c’est tout le contraire. Le jeune homme de 22 ans figure parmi les profils les plus discriminés de France : les diplômés de l’enseignement supérieur issus de l’immigration et des quartiers populaires.
Les statistiques sont implacables : le rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville publié en 2016 a révélé que le taux de chômage des diplômés des quartiers, ayant un bac + 2 et plus, est presque trois fois supérieur à la moyenne nationale. « Un diplômé bac + 5 de plus de 30 ans a 22 % de chances de moins d’occuper un emploi de cadre lorsqu’il est issu des quartiers prioritaires », insiste le rapport, soulignant « l’effet quartier ». Pour l’Institut national d’études démographiques (INED), l’écart s’accroît.

« Tout marche par réseau »
« Le plus dur, c’est de parvenir à avoir un entretien, explique Sofiane Hadji, qui habite Saint-Denis. Tout marche par réseau, et on n’en a pas. » Un obstacle difficile à surmonter. Son « truc » à lui, c’est le lobbying et la communication de crise. Fils d’un agent de propreté et d’une caissière de supermarché, il est en master Action publique à l’université Paris-Dauphine – après avoir obtenu une double licence à Paris-VIII en sciences politiques et en histoire. Lorsqu’il a fallu trouver son premier stage, ses diplômes n’ont servi à rien.
Il a envoyé ou déposé en mains propres des centaines de CV, tous restés lettre morte. Alors il s’est imposé. Sur les marchés. « Là où se pressent tous les politiques », sourit-il. Un culot payant. Après un premier stage dans une mairie, il a enchaîné au conseil départemental, puis dans une radio, aujourd’hui au sein du géant de la communication Publicis…
« J’ai...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Cette année, le numerus clausus augmentera légèrement en médecine, en pharmacie et en dentaire.
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Paces : découvrez le nombre de places aux concours par université en 2018

Cette année, le numerus clausus augmentera légèrement en médecine, en pharmacie et en dentaire.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 17h56
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Le nombre de places offertes aux concours de fin de première année commune aux épreuves de santé (Paces), pour l’année universitaire 2017-2018, a été publié samedi 30 décembre au Journal officiel : une série d’arrêtés ministériels fixe la variation du nombre de places par filières (médecine, odontologie [dentistes], pharmacie et maïeutique [sages-femmes]) et par universités.
Voici, dans chaque filière et chaque établissement, le nombre de places qui seront offertes aux candidats de l’année 2017-2018, selon les chiffres transmis par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des solidarités et de la santé :





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            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄
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Paces : le numerus clausus au concours



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["Paris-V",351,43,114,31],["Paris-VI",323,36,115,30],["Paris-VII",337,42,105,27],["Paris-XI",150,14,50,11],["Paris-XII",175,16,56,10],["Paris-XIII",153,16,44,10],["Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines",145,13,42,18],["Aix-Marseille",372,72,160,36],["Amiens",206,28,88,35],["Angers",187,15,75,25],["Antilles",130,11,5,23],["Besan\u00e7on",191,24,71,26],["Bordeaux",340,58,137,27],["Brest",176,30,25,23],["Caen",200,23,95,24],["Auvergne Clermont-Ferrand-I",196,45,91,30],["Corse",30,3,6,5],["Bourgogne-Dijon",229,30,82,27],["Grenoble Alpes",195,17,97,37],["Guyane",12,1,2,2],["La R\u00e9union",108,8,6,27],["Lille-II",458,87,205,40],["Institut catholique de Lille",130,2,10,29],["Limoges",145,14,68,18],["Lorraine",308,61,126,49],["Lyon-I",542,51,168,47],["Montpellier-I",232,52,188,66],["Nantes",223,39,102,27],["Nice",157,43,40,28],["Nouvelle-Cal\u00e9donie",13,5,4,4],["Poitiers",205,17,72,21],["Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise",19,4,3,2],["Reims",207,35,80,27],["Rennes-I",220,42,85,27],["Rouen",232,33,85,24],["Saint-Etienne",154,10,55,12],["Strasbourg",247,60,122,30],["Toulouse-III",252,76,137,26],["Tours",255,27,108,30]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["Universit\u00e9", "M\u00e9decine", "Odontologie", "Pharmacie", "Maieutique"];
    var cols_visible = "11111";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180104151028').dataTable( {
        "orderClasses": false,
        

        data: dataSet,
        columns: columns,
        "scrollY": "500px", // Hauteur du tableau
        "scrollX": true,
        "scrollCollapse": true,
        "responsive": true,
        "searching": ("True" == "False" ? false : true),
        "paging": ("True" == "False" ? false : true),
        
        "order": [
            [0, 'desc']
        ],
        
        "language": {
            "zeroRecords": "Pas de données disponibles avec cette recherche",
            "lengthMenu": "_MENU_ entrées affichées",
            "info": "",
            "search": "Recherchez : ",
            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});


Cette année, ce sont donc 13 523 places qui seront offertes, un chiffre en légère hausse. Le numerus clausus en médecine (8 205) augmente ainsi de 81 places cette année, a calculé L’Etudiant, qui évoque « une hausse continue mais moindre après le grand bond de l’an passé (+ 478 places) ». Les filières d’odontologie (1 203 places, + 4) et de pharmacie (3 124, + 19) recruteront légèrement plus, tandis que celle de maïeutique (991 places) perd 9 places.
Le concours de Paces est très sélectif : seulement un étudiant sur dix le réussit au bout d’un an. Près d’un étudiant redouble cette année, si bien que le taux de succès final est d’environ un tiers : 33,6 % des bacheliers 2014 inscrits dans ce cursus ont finalement réussi le concours au bout de deux ans, selon une étude du ministère sur les résultats de la session 2016.

        Lire :
         

          Pour réussir la Paces : un bac S, oui mais avec mention




        Lire :
         

          Etudes de médecine : les Français s’expatrient toujours plus loin


La question du numerus clausus reste cependant posée : quelques centaines d’étudiants français partent chaque année poursuivre leurs études dans d’autres pays de l’Union européenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Les responsables se rejettent la faute des agissements du groupe en Syrie. L’enquête se concentre sur le contenu des réunions qui se sont tenues au siège du cimentier à Paris.
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Financement du terrorisme : le jeu de dupes des dirigeants de Lafarge

Les responsables se rejettent la faute des agissements du groupe en Syrie. L’enquête se concentre sur le contenu des réunions qui se sont tenues au siège du cimentier à Paris.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 10h52
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Qui sont les responsables du naufrage moral du groupe Lafarge en Syrie ? L’information judiciaire pour « financement du terrorisme », ouverte contre le cimentier en juin 2017, a établi deux faits : sa filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS) a monnayé auprès de groupes terroristes la sécurité de son usine de Jalabiya, dans le nord du pays, et elle s’est approvisionnée en matières premières sur des zones contrôlées par l’organisation Etat islamique (EI) et le Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaida.

Ces deux infractions étant documentées, les juges d’instruction cherchent désormais à en établir les responsabilités individuelles et collectives. Six personnes ont d’ores et déjà été mises en examen début décembre 2017 : les deux anciens directeurs de LCS (Bruno Pescheux et Frédéric Jolibois), ainsi que quatre responsables du groupe à Paris (Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge, Christian Herrault, ancien directeur général adjoint opérationnel, Eric Olsen, ex-DRH, et Jean-Claude Veillard, l’ancien directeur sûreté).
Au fil de leurs interrogatoires, les magistrats s’évertuent à remonter la chaîne décisionnelle pour comprendre si la société Lafarge SA – qui appartient au groupe LafargeHolcim depuis la fusion avec le groupe suisse en 2015 – peut être mise en examen en tant que personne morale. Selon les auditions dont Le Monde a pris connaissance, leur tâche s’apparente à un immense jeu de poupées russes, chaque dirigeant se défaussant sur l’étage hiérarchique inférieur ou supérieur. Une dilution des responsabilités vertigineuse de la part d’une multinationale opérant dans un pays en guerre.
Le jeu de dupes commence au sommet de la pyramide, en Suisse, où le siège de LafargeHolcim dénonce à longueur de communiqués les « erreurs » commises par la « direction locale » de la filiale syrienne. L’ancien directeur de ladite filiale, Bruno Pescheux, affirme pourtant à la justice avoir...




                        

                        


<article-nb="2018/01/04/18-8">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Paul Otchakovsky-Laurens avait 73 ans. Il fut l’éditeur de Georges Perec, Marguerite Duras, Emmanuel Carrère, Marie Darrieussecq, Jean Rolin…
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

L’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens est mort

Paul Otchakovsky-Laurens avait 73 ans. Il fut l’éditeur de Georges Perec, Marguerite Duras, Emmanuel Carrère, Marie Darrieussecq, Jean Rolin…



Le Monde
 |    04.01.2018 à 07h49
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 07h51
   





                        



   


L’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens est mort mardi 2 janvier, dans un accident de voiture à Marie Galante (Petites Antilles). Il y passait des vacances avec sa compagne, l’écrivaine et peintre Emmelene Landon, qui a été blessée. Il avait 73 ans.
Né en 1944 à Valréas (Vaucluse), Paul Otchakovsky-Laurens fut l’éditeur de Georges Perec, Marguerite Duras, Emmanuel Carrère, Marie Darrieussecq, Jean Rolin…
Son père peintre, Zalman Otchakovsky, juif de Bessarabie, meurt alors qu’il est nourrisson. Sa mère le confie à une cousine habitant Sablé-sur-Sarthe, qui adopte l’enfant, lequel ajoutera son nom, Laurens, à son état civil.
Entré comme stagiaire chez l’éditeur Christian Bourgois en février 1969, il devient, en 1970, lecteur chez Flammarion. Le premier auteur qu’il publie est Marc Cholodenko. Deux ans plus tard, il crée la collection « Textes », avec Pierre Dumayet.
En 1977, il quitte Flammarion pour Hachette, et créé la collection « P.O.L. ». C’est là qu’il va publier plusieurs textes de Georges Perec.
Mais l’actionnaire d’Hachette, Matra, aspire à plus de rentabilité et de best sellers. La mort de Georges Perec, en 1982, le pousse à créer sa propre maison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’ex-conseiller stratégique de Donald Trump a accusé le fils du président de « trahison » dans l’affaire sur les soupçons d’ingérence russe lors de la présidentielle.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/11/2017
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Tout comprendre de l’affaire Trump-Russie, après les accusations de Bannon

L’ex-conseiller stratégique de Donald Trump a accusé le fils du président de « trahison » dans l’affaire sur les soupçons d’ingérence russe lors de la présidentielle.



Le Monde
 |    03.11.2017 à 17h07
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 15h22
    |

            Gary Dagorn








                        


L’ancien conseiller stratégique de Donald Trump lors de ses débuts à la Maison Blanche, Steve Bannon, a accusé le fils du président, Donald Trump Jr., d’avoir commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton avant l’élection présidentielle américaine, en 2016. Cette sortie aux allures de règlement de comptes fait ressurgir l’affaire sur les soupçons d’ingérence russe dans la campagne électorale de 2016 aux Etats-Unis, qui a conduit à plusieurs inculpations dans l’entourage de Donald Trump. Résumé de l’affaire.
Quelle est cette enquête ?
Demandée par le ministère de la justice américain en mai 2017, elle fait suite à des investigations du FBI, du renseignement américain et à des révélations de la presse concernant les liens qu’ont entretenus certains membres de l’équipe de campagne de Donald Trump avec des personnalités russes proches du Kremlin.
Les premières alertes sont lancées en 2015, lorsque le renseignement américain fait état d’une première intrusion russe dans le réseau numérique du Parti démocrate. Une première enquête est ouverte en juillet 2016 par le FBI, mais elle n’est confirmée publiquement par son directeur, James Comey, que le 30 mars 2017, devant une commission parlementaire. Donald Trump, élu le 8 novembre 2016 et investi le 20 janvier 2017, rencontrera par deux fois James Comey, exigeant de lui sa « loyauté » et lui suggérant d’abandonner les pistes concernant Michael Flynn, son conseiller à la sécurité nationale.
Le 9 mai, Donald Trump démet James Comey de ses fonctions de directeur du FBI, provoquant de nombreuses craintes sur un possible abandon de l’enquête. Huit jours plus tard, le 17 mai, le ministre adjoint de la justice, Rod Rosenstein, nomme officiellement Robert Mueller procureur spécial chargé de l’enquête. La nomination de l’ancien directeur du FBI, dont le CV, l’expérience et la capacité de résister aux pressions sont largement reconnus, est saluée à la fois par les démocrates et par les républicains.

        Lire le portrait :
         

          Qui est Robert Mueller, le procureur chargé de l’enquête sur la campagne de Trump ?



Après plusieurs mois de travail, l’enquête aboutit, lundi 30 octobre, à trois premières inculpations.
Qui est inculpé et pourquoi ?
Quatre anciens conseillers de Donald Trump ont été inculpés par la justice : trois le 30 octobre, et un le 1er décembre.


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Les quatre personnes inculpées





Paul Manafort


Directeur de campagne de Trump(mai - août 2016)



12 charges retenues (cliquez pour déplier) ▼







conspiration contre les Etats-Unis
conspiration de blanchiment d’argent
non-déclaration de comptes bancaires étrangers
non-déclaration d’activités de représentation d’intérêts étrangers
déclarations mensongères ou trompeuses des activités de représentation d’intérêts étrangers
faux témoignage





.






Richard Gates


Vice-directeur de campagne de Trump(mai - nov. 2016)


12 charges retenues (cliquez pour déplier) ▼






conspiration contre les Etats-Unis
conspiration de blanchiment d’argent
non-déclaration de comptes bancaires étrangers
non-déclaration d’activités de représentation d’intérêts étrangers
déclarations mensongères ou trompeuses des activités de représentation d’intérêts étrangers
faux témoignage





.






George Papadopoulos


Conseiller en politique étrangère de Trump(mars 2016 - jan. 2017)


1 charge retenue (cliquez pour déplier) ▼






faux témoignage





.






Michael Flynn


Conseiller à la sécurité nationale(jan - fev. 2017)


1 charge retenue (cliquez pour déplier) ▼






faux témoignage




.



Paul Manafort et Richard Gates sont visés par douze chefs d’accusation et ont plaidé non coupables. Ils sont principalement poursuivis pour des faits de fraude fiscale et de blanchiment d’argent dans des paradis fiscaux. Mais M. Manafort a aussi participé en juin 2016 à une rencontre entre le fils aîné du président, Donald Trump Jr, et une avocate russe, Natalia Veselnitskaya, qui avait fait état de documents compromettant pour Hillary Clinton.
Paul Manafort fut écarté en août 2016 de la campagne de M. Trump après que la presse eut révélé ses liens compromettants avec l’ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch. Il a payé sa caution de 10 millions de dollars après sa mise en cause et a été assigné à résidence par une juge fédérale.
George Papadopoulos est poursuivi pour avoir menti au FBI. Le conseiller de M. Trump aurait rencontré en Italie un intermédiaire désigné comme « le professeur », qui aurait mis en avant ses liens étroits avec le pouvoir russe. Il a également rencontré deux autres personnalités russes :
une femme présentée comme proche de Vladimir Poutine ;un responsable lié au ministère des affaires étrangères russe.
Son contact russe, le « professeur », l’aurait informé que les autorités russes disposaient de quoi compromettre la candidate démocrate Hillary Clinton, citant des « milliers de courriels ».
Après son arrestation, en juillet 2017, M. Papadopoulos a menti au FBI en déclarant avoir rencontré le « professeur » avant de rejoindre la campagne de M. Trump, en mars 2016. Il a plaidé coupable le 5 octobre et a choisi de coopérer avec l’équipe du procureur spécial.
Michael Flynn a été inculpé le 1er décembre et est aussi poursuivi pour avoir menti le 24 janvier 2017 au FBI sur la teneur de ses échanges avec l’ambassadeur russe, Sergueï Kislyak. Flynn a déclaré ne pas avoir demandé à Kislyak de calmer le jeu à la suite des sanctions de l’administration Obama imposées à la Russie. Michael Flynn a également menti aux enquêteurs en déclarant ne pas se souvenir que l’ambassadeur lui ait répondu le même jour que la Russie de « modérer sa réponse » contre l’administration Obama en conséquence de son intervention. Ce qui suggère l’existence potentielle d’autres contacts en les deux hommes dont la justice n’était pas au courant. Michael Flynn a, comme George Papadopoulos, plaidé coupable et coopérera très probablement avec les équipes du procureur Mueller.
Quelle est la chronologie des faits ?
Voici un résumé des rencontres mises au jour entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et des personnalités russes.
9 juin 2016 : Donald Trump Jr, Jared Kushner (gendre de M. Trump) et Paul Manafort rencontrent trois Russes à la Trump Tower, à New York : l’avocate Natalia Veselnitskaya ; Ike Kaveladze, partenaire commercial de la famille Agalarov ; et Anatoli Samochornov, interprète.
7 juillet 2016 : Carter Page, conseiller de Donald Trump et membre de l’équipe de campagne, rencontre à Moscou Igor Setchine, patron du géant pétrolier Rosneft et proche de Vladimir Poutine, ainsi que d’autres responsables russes visés par des sanctions américaines.21 juillet 2016 : Jeff Sessions, conseiller de M. Trump, rencontre l’ambassadeur de Russie à Washington, Sergueï Kislyak.Septembre 2016 : Jeff Sessions rencontre une nouvelle fois Sergueï Kislyak dans son bureau du Sénat, à Washington. Selon le Washington Post, MM. Sessions et Kislyak n’ont parlé que de stratégie politique.Décembre 2016 : Jared Kushner rencontre le banquier russe Sergueï Gorkov.Décembre 2016 : Michael Flynn a cinq conversations téléphoniques avec l’ambassadeur Sergueï Kislyak.Date non précisée : Donald Trump Jr a reconnu avoir rencontré des Russes proches du Kremlin à quatre reprises durant la campagne.
Durant les sept derniers mois de la campagne, les membres de l’équipe de campagne de M. Trump ont échangé avec des personnalités russes à dix-huit reprises par téléphone ou par e-mail, selon l’agence de presse Reuters, citant des responsables américains proches du dossier.
Par ailleurs, The Atlantic a révélé le 14 novembre que le fils du président, Donald Trump Jr., a eu de multiples échanges privés avec le site Wikileaks sur Twitter, accédant à certaines demandes faites par le site de Julian Assange et l’aidant à diffuser les informations compromettantes au sujet d’Hillary Clinton. Dans un rapport publié en janvier 2017, le renseignement américain estime avec un haut degré de certitude que Wikileaks a été choisi par le renseignement militaire russe (le GRU) comme le vecteur de diffusion des informations piratées sur le comité national démocrate, probablement en raison de la « réputation du site à diffuser des documents authentiques ».

        Chronologie détaillée :
         

          Donald Trump et la Russie, un an de liaisons dangereuses



Comment Donald Trump se défend-il ?
Le président se défend ardemment de toute compromission, notamment sur son compte Twitter, qu’il utilise fréquemment pour sa défense, niant catégoriquement toutes les accusations portées à son encontre. « Il est établi qu’il n’y a eu AUCUNE collusion », a-t-il écrit vendredi 27 octobre, critiquant à de nombreuses reprises une « chasse aux sorcières ».
Son équipe, elle, tente de relativiser l’importance de M. Manafort et de M. Papadopoulos dans la campagne de M. Trump. Ce dernier a affirmé que les reproches faits à Paul Manafort dataient d’avant sa campagne. Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, a quant à elle minoré l’importance de M. Manafort et a nié que les faits reprochés aient un lien avec la campagne. La porte-parole a aussi relativisé l’importance de M. Papadopoulos, assurant qu’il n’était qu’un « bénévole », membre d’un groupe de conseillers qui ne s’était réuni qu’une seule fois, en mars 2016.
Les faits pour lesquels MM. Manafort, Gates et Papadopoulos sont poursuivis n’incriminent pas Donald Trump pour le moment, et celui-ci en fait un axe fort de sa défense, quitte à nier les liens existants avec sa campagne.
La justice reproche aux deux premiers de n’avoir pas déclaré à la fois leurs activités de lobbying pour des intérêts étrangers (des dirigeants ukrainiens pro-russes) et des comptes bancaires détenus à l’étranger, d’avoir fait de fausses déclarations aux autorités et d’avoir blanchi et dissimulé de l’argent à l’administration fiscale. M. Papadopoulos est uniquement inquiété pour avoir menti lors d’une audition au FBI.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’Australienne, engagée contre le harcèlement sexuel, a été nommée présidente du jury du 71e Festival de Cannes. Une nomination qui fait écho à l’affaire Harvey Weinstein.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La stèle, située sur un terrain privé mais dont on ignore quand elle a été posée, devait être saisie jeudi après-midi par les gendarmes pour les besoins de l’enquête.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

En Moselle, une stèle nazie provoque l’ouverture d’une enquête pour apologie de crimes contre l’humanité

La stèle, située sur un terrain privé mais dont on ignore quand elle a été posée, devait être saisie jeudi après-midi par les gendarmes pour les besoins de l’enquête.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 16h50
   





                        


Le pays de Bitche, au nord-est de la Moselle, a déjà connu des rassemblements néonazis, mais la découverte d’une stèle nazie reste peu commune. Une stèle en l’honneur de la 17e Panzergrenadier Division SS, dont une unité est suspectée d’avoir massacré 124 habitants du village de Maillé, en Indre-et-Loire, le 25 août 1944, a pourtant été trouvée sur un terrain privé à Volmunster, en Moselle, selon Le Républicain lorrain du jeudi 4 janvier. Dans la foulée, le parquet de Sarreguemines a ouvert une enquête pour apologie de crimes contre l’humanité.
La plaque « est située dans un champ, propriété privée d’un Allemand qui vit en Allemagne », a déclaré le procureur de Sarreguemines, Jean-Luc Jaeg, à l’Agence France-Presse. Elle est visible des promeneurs, mais à l’écart du village situé dans le pays de Bitche, dans l’est du département, a-t-il précisé.
« Insulte à la République »
L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Sarreguemines, ainsi qu’à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et crimes de guerre (OCLCH). La stèle, dont on ignore quand elle a été posée, devait être saisie jeudi après-midi par les gendarmes pour les besoins de l’enquête.
La découverte d’un tel monument « n’est pas commune, mais il y a déjà eu par le passé des rassemblements de néonazis et de sympathisants du IIIe Reich dans le pays de Bitche », selon le procureur.
Dans un communiqué, le secrétaire départemental du Parti communiste de Moselle, Jacques Maréchal, a exprimé sa « profonde colère et [son] indignation ». Il a qualifié les faits d’« insulte à la République, à ses idéaux et à toutes les victimes de la guerre et du nazisme ». Il a annoncé qu’il déposerait « une plainte dans les prochains jours, au nom des communistes de Moselle ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ 2018 se profile comme une nouvelle année faste pour la zone euro, où la confiance a fait son retour.
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édition abonné


L’économie européenne a retrouvé sa vigueur

2018 se profile comme une nouvelle année faste pour la zone euro, où la confiance a fait son retour.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h23
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Quoi de mieux qu’un record pour commencer l’année ? Selon les chiffres du cabinet IHS Markit, publiés mardi 2 janvier, l’industrie de la zone euro fait des étincelles. En décembre, l’indice PMI des directeurs d’achats du secteur manufacturier a en effet culminé à 60,6 : du jamais-vu depuis le lancement de cet indicateur, en 1997.
L’activité des industriels a enregistré une forte hausse dans la plupart des pays membres, portée par des niveaux historiques de production et de nouvelles commandes. « De quoi permettre aux fabricants des pays membres d’aborder les prochains mois sur des bases solides », souligne Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit.
Après une année 2017 prometteuse, 2018 sera-t-elle un aussi bon cru pour l’économie européenne ? La plupart des conjoncturistes se montrent optimistes. « Les douze prochains mois seront encore meilleurs que les précédents », estime ainsi Stéphanie Villers, chef économiste d’Humanis.

« Il y a un an, personne n’imaginait que l’industrie européenne repartirait de si bon pied, commente James Nixon, chez Oxford Economics. A l’époque, le consensus était plombé par le Brexit et la crainte qu’il pèse sur la croissance de la zone euro. »
Mais celle-ci a tenu bon. Mieux : après des années difficiles, marquées par le doute et les séquelles de la crise de 2008, la confiance a enfin fait son retour au sein des pays membres. Les populistes n’ont pas réussi la percée politique tant redoutée – du moins en France. Grâce à l’embellie du commerce mondial, les carnets de commandes des entreprises se sont remplis. En conséquence, ­elles ont recommencé à embaucher et à investir.
La consommation des ménages, quant à elle, s’est raffermie, portée par la baisse du chômage. Depuis 2013, la zone euro a en effet créé 7 millions de postes, si bien que l’emploi a retrouvé son niveau d’avant-crise au premier semestre 2017.
Reprise généralisée
Au fil...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ C’est une première mondiale, l’ONG américaine GiveDirectly versera durant douze ans l’équivalent de 20 euros par mois aux cent habitants d’un village de l’ouest du pays.
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Le revenu universel testé dans un village kényan



LE MONDE
              datetime="2018-01-04T14:52:11+01:00"

        Le 04.01.2018 à 14h52

     •
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        Mis à jour le 04.01.2018 à 17h40






Durée : 02:56 | 


Le revenu universel n’est plus un fantasme. Une ONG américaine a décidé de lancer une expérience en ciblant un village défavorisé du Kenya et en distribuant de l’argent en liquide à tous les adultes. Depuis près d’un an et pendant douze, l’ONG s’est engagée à leur verser tous les mois l’équivalent de 20 euros.
GiveDirectly est une ONG créée en 2011 dont le concept principal est de réduire les intermédiaires entre le donateur et le receveur de fonds. Avec Paul Niehaus, Michael Faye a mis en place un système permettant un transfert d’argent direct entre les deux entités. GiveDirectly a été reconnue meilleure organisation caritative internationale par GiveWell et comme l’une des dix entreprises les plus innovantes dans le domaine de la finance par FastCompany. Un reportage de Charlotte Simonart.


                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’Etat norvégien a octroyé, en mai 2016, des concessions en mer de Barents à treize groupes pétroliers.
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Licences pétrolières dans l’Arctique : la justice norvégienne déboute plusieurs ONG

L’Etat norvégien a octroyé, en mai 2016, des concessions en mer de Barents à treize groupes pétroliers.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h48
   





                        


C’est une affaire emblématique de la lutte contre le réchauffement climatique. La justice norvégienne a débouté, jeudi 4 janvier, Greenpeace et deux autres organisations non gouvernementales opposées à l’attribution par la Norvège de licences pétrolières dans l’Arctique.
Dans un jugement encore susceptible de faire l’objet d’un appel, le tribunal d’Oslo a estimé que l’Etat norvégien n’avait pas violé la Constitution en octroyant, en mai 2016, des concessions en mer de Barents à 13 groupes pétroliers, parmi lesquels le champion national Statoil, les américains Chevron et ConocoPhillips, et le russe Lukoil.

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Avec les associations Nature et jeunesse et Campagne des grands-parents pour le climat, Greenpeace avait assigné la Norvège en justice, en invoquant une récente disposition constitutionnelle qui garantit le droit de tous à un environnement sain.
Leadeur du pétrole en Europe de l’Ouest
Si le tribunal d’Oslo reconnaît le droit de chacun à un environnement sain, il a estimé que l’attribution de licences d’exploration pétrolière ne violait pas ce droit. Le juge a également estimé que la Norvège, plus gros producteur de pétrole et de gaz naturel d’Europe de l’ouest, ne pouvait être tenue pour responsable des émissions de gaz carbonique liées aux hydrocarbures qu’elle exporte dans d’autres pays.
Les plaignants avaient également fait valoir que l’autorisation de nouvelles activités pétrolières dans l’Arctique, région a fortiori fragile, allait à l’encontre de l’accord de Paris signé par Oslo en 2016, qui vise à limiter à moins de 2 °C le réchauffement climatique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des puces électroniques en 2017, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel.
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Samsung nouveau numéro un des semi-conducteurs, devant Intel

Le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des puces électroniques en 2017, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 14h02
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 15h38
   





                        



   


Après des années en haut du podium sur le marché des semi-conducteurs, Intel perd sa place de leadeur mondial. Le grand groupe sud-coréen Samsung est devenu en 2017 le nouveau numéro un mondial du marché de ces puces qui sont dans nos appareils high-tech. Le constructeur dépasse, par son chiffre d’affaires dans le secteur, son concurrent américain Intel, selon une étude réalisée par le cabinet Gartner publiée jeudi 4 janvier.
Selon les chiffres publiés par le cabinet américain, le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des semi-conducteurs en 2017. Un chiffre en hausse de 52,6 %, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel, qui réalise « seulement » une hausse de 6,7 %. Le sud-coréen détient désormais 14,6 % de parts de marché, contre 13,8 % pour Intel.

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Marché en progression
Dans le sillage de Samsung, un autre groupe coréen, SK Hynix, monte sur le podium, en lieu et place de l’américain Qualcomm, avec des ventes qui s’établissent à 26,3 milliards de dollars, en croissance de 79 % sur un an. Qualcomm se fait aussi dépasser par son compatriote Micron Technology, qui profite d’une croissance de 78,1 % pour atteindre un chiffre d’affaires annuel de 23 milliards de dollars.
Seule l’entreprise néerlandaise NXP, parmi les dix principaux constructeurs, a vu ses ventes se contracter durant l’année, de 7 %, à 8,6 milliards de dollars. En un an, le marché mondial du semi-conducteur a progressé de 22,2 % pour s’établir à 419,7 milliards de dollars.

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Selon Gartner, le marché a principalement profité d’une hausse des prix du fait de chaînes d’approvisionnement sous tension, qui ont provoqué une hausse globale des prix des ordinateurs et des smartphones auprès du grand public.
Baisse des prix attendue
Le classement pourrait cependant être de nouveau bouleversé en 2018, prévient Gartner, avec une baisse des prix attendue sur les composants de mémoire flash NAND et des mémoires RAM, que l’on retrouve dans tous les équipements électroniques. Ce recul des prix devrait provoquer une perte d’une bonne partie de la croissance de cette année pour Samsung.
Le groupe sud-coréen pourrait même passer troisième en cas de succès dans le rachat de Qualcomm par son concurrent américain Broadcom, dont la tentative d’offre amicale a été rejetée à la mi-novembre. Broadcom a annoncé depuis vouloir tenter de prendre le contrôle du conseil d’administration de sa cible afin de parvenir à ses fins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Parmi les mesures qui affecteront le budget des personnes en retraite cette année : une CSG en hausse, une revalorisation des pensions de base reportée et un minimum vieillesse boosté de 30 euros
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Ce qui change pour les retraités en 2018

Parmi les mesures qui affecteront le budget des personnes en retraite cette année : une CSG en hausse, une revalorisation des pensions de base reportée et un minimum vieillesse boosté de 30 euros



Le Monde
 |    04.01.2018 à 15h39
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


La hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les pensions, mesure la plus polémique du budget 2018 de la Sécurité sociale, est entrée en vigueur le 1er janvier. C’est la principale nouveauté pour les retraités cette année. Mais d’autres changements ont également eu lieu ou sont prévus dans les mois à venir.
La CSG sur certaines pensions grimpe
Comme la quasi-totalité des revenus, les pensions de retraite voient en 2018 leur taux de CSG dopé de 1,7 point, de 6,6 % à 8,3 %. Leurs montants nets vont donc diminuer. Ne sont toutefois visés par ce taux dit « normal » de CSG qu’une partie des retraités : ceux dont le revenu fiscal de référence (RFR, inscrit sur le dernier avis d’imposition) dépasse un certain montant. C’est, en 2018, 14 404 euros pour un foyer avec une part fiscale, 22 096 euros avec deux parts.
L’exonération de CSG pour les retraités les plus modestes est maintenue. En 2018, elles concernent ceux dont le RFR est inférieur à 11 018 euros pour une part, 16 902 euros pour deux parts. Le taux réduit de CSG est également conservé, sans hausse, à 3,8 %. En 2018, les retraités en bénéficiant sont ceux dont le RFR est compris entre 11 018 euros et 14 404 euros pour une part, entre 16 902 euros et 22 096 euros pour deux parts.
Revalorisations des pensions 
Après une hausse de 0,8 % en octobre 2017, les pensions de retraite de base (hors avocats) ne seront pas augmentées en 2018. En cause, le report de trois mois de la date de revalorisation annuelle, adopté lui aussi dans le cadre du budget de la Sécurité sociale. La prochaine revalorisation est donc prévue en janvier 2019.
Au régime des avocats (CNBF, Caisse nationale du barreau français), les pensions de base ont, elles, été revalorisées de 1 % au 1er janvier et les complémentaires de 0,5 %. Les fonctionnaires voient de leur côté leurs rentes RAFP (retraite additionnelle de la fonction publique) augmentées de 1 %.
Dans les régimes complémentaires des libéraux (hors avocats), la date de revalorisation annuelle est également fixée au 1er janvier, mais tous n’ont pas encore communiqué leur décision. Voici les taux de hausse d’ores et déjà connus : 1,62 % pour la CARCDSF (dentistes et sages-femmes) ; 0,91 % pour la Cavamac (agents généraux d’assurance) ; 1,20 % pour la Cavec (experts-comptables) ; 1,24 % pour la Carpimko (auxiliaires médicaux). La Carmf, régime des médecins libéraux, a choisi de n’appliquer aucune revalorisation.

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Quant aux complémentaires des ex-salariés versées par l’Agirc et l’Arrco, elles doivent être révisées au 1er novembre 2018. En application de l’accord conclu en 2015 par les partenaires sociaux, qui cogèrent ces régimes, le coefficient de revalorisation sera égal au niveau de l’inflation, amputé d’un point. Autrement dit, il n’y aura hausse que si la prévision d’inflation pour 2018 dépasse 1 % à l’automne.
Une hausse de 30 euros pour le minimum vieillesse
Le dernier budget de la Sécurité sociale prévoit en outre des revalorisations exceptionnelles de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, l’ex-minimum vieillesse) pour les trois années à venir. L’objectif est de porter cette aide à un peu plus de 900 euros en trois ans, contre 803,20 euros aujourd’hui (pour une personne seule). La mesure doit être mise en œuvre par décret. Pour 2018, le gouvernement a annoncé que l’augmentation serait de 30 euros au 1er avril. Deux hausses de 35 euros doivent suivre, aux 1er janvier 2019 et 2020.
Rappelons que l’ASPA est en règle générale réservée aux 65 ans et plus touchant peu ou pas de pension de retraite. Son versement n’est pas automatique, il faut en faire la demande. Il s’agit d’une allocation différentielle : vous percevez son montant, diminué de vos ressources.
Réversion : les ressources à ne pas franchir
Si votre conjoint est mort, vous pouvez percevoir, à certaines conditions, une fraction de ses pensions ou futures pensions : c’est la réversion. En 2018, le plafond de ressources à ne pas dépasser pour y avoir droit dans la plupart des régimes de retraite de base est fixé à 20 550,40 euros par an pour une personne seule, 32 880,64 euros pour une personne vivant en couple (contre respectivement 20 300,80 euros et 32 481,28 euros en 2017).
Aucune condition de ressources n’est en revanche imposée dans les régimes de la fonction publique, ni dans la plupart des régimes complémentaires.
La fin du RSI
Les anciens commerçants et artisans, qui perçoivent des pensions de retraite du régime social des indépendants (RSI), supprimé au 1er janvier, ont désormais affaire à la Sécurité sociale des indépendants. Dans les faits, ils conservent pour l’instant les mêmes interlocuteurs, et cette réforme n’implique aucune modification des pensions. Le site Internet a tout de même changé : c’est désormais sur Secu-independants.fr qu’il faut se rendre. Les années 2018 et 2019 constituent une période de transition, avant l’intégration totale en 2020 des affiliés RSI au régime général.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Figure de la mouvance djihadiste française, Emilie König, détenue par les forces kurdes en Syrie, a demandé son rapatriement en France.
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Les djihadistes françaises seront jugées en Syrie si un « procès équitable » y est possible

Figure de la mouvance djihadiste française, Emilie König, détenue par les forces kurdes en Syrie, a demandé son rapatriement en France.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 17h36
   





                        


Les djihadistes françaises arrêtées et détenues par les forces kurdes en Syrie pourront être jugées au « Kurdistan syrien » si les « institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable », avec des « droits de la défense respectés », a déclaré jeudi 4 janvier le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux.
« Quel que soit le crime qui ait été commis, même le plus abject, il faut que la défense puisse être assurée pour des ressortissants français à l’étranger. » « Il faut en avoir l’assurance », a-t-il ajouté sur RMC et sur BFM-TV.
Ces déclarations font écho à la demande de l’avocat d’une figure de la mouvance djihadiste française, Emilie König, de la rapatrier en France. Arrêtée au début du mois de décembre 2017, elle est détenue par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, avec son garçon de 4 ans et ses jumelles de 1 an, en compagnie d’autres Françaises.

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Une demande de rapatriement
« Nous sommes en mesure de les juger en Syrie, ou de les remettre aux autorités françaises si elles en font la demande. La volonté de la France sera respectée », a de son côté assuré au Monde, mardi, le représentant en France du « Kurdistan syrien », Khaled Issa.
Rappelant la collaboration de la France et des Kurdes dans le cadre de la coalition internationale de lutte contre l’organisation Etat islamique, M. Issa a déclaré à l’Agence France-Presse que « dans le cadre de cette coopération, on peut résoudre tous les problèmes », dont « le sort réservé aux terroristes capturés par nos services et par nos forces ». « Avec la France, un pays allié, on peut trouver une entente qui arrange au mieux, sachant que la priorité est que ces terroristes doivent rendre compte de leurs crimes », dit-il.
Emilie König, âgée de 33 ans, est réclamée par la justice française depuis 2015 dans le cadre d’une enquête liée à la filière dite « de Nîmes ». Elle avait demandé en décembre son rapatriement au ministère des affaires étrangères français. Mais, selon son avocat, la « protection consulaire » lui a été refusée au motif que la France « ne disposait pas de représentation en Syrie depuis 2012 ». Les autorités françaises lui ont alors suggéré de se tourner vers la Croix-Rouge, selon Me Vinay.
Pour ce dernier, « l’institution judiciaire française est bien légitime à la juger dès lors que, de l’aveu même du ministre des affaires étrangères, il n’existe pas sur son lieu de détention “d’autorités identifiées” pour le faire ».
Ce que disait le gouvernement
Evoquant son cas ainsi que celui d’autres Françaises dans des circonstances similaires, M. Griveaux a déclaré : « Ce sont les informations à l’heure actuelle dont on dispose : qu’elles ont été arrêtées, et a priori qu’elles ne se sont pas rendues d’elles-mêmes, qu’elles ont été arrêtées en combattant. »
Interrogé le 31 octobre sur le sort de familles de djihadistes retenues en Syrie, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, avait répondu qu’elles pouvaient potentiellement être jugées en France. « Il n’y a pas d’Etat constitué, on voit bien qu’il y a des zones contrôlées par les uns et par les autres. Dans ce cas-là, le ministère des affaires européennes et étrangères a dit qu’il prendrait en charge ces personnes et qu’éventuellement il les ferait rentrer en France », avait-il alors déclaré sur RTL.
Concernant les djihadistes français détenus en Irak, cependant, il avait dit qu’ils seraient jugés sur place, car « l’Irak est un Etat de droit ». Ce qu’avait répété le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dix jours plus tard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Dix mois après la signature du décret sur la fermeture de la centrale, le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la transition écologique et solidaire entend mener une réflexion sur la reconversion de Fessenheim.
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Fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim : un « comité de pilotage » installé mi-janvier

Dix mois après la signature du décret sur la fermeture de la centrale, le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la transition écologique et solidaire entend mener une réflexion sur la reconversion de Fessenheim.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 10h46
   





                        



   


Dix mois après la signature du décret sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le gouvernement semble résolu à préciser les contours de cette mesure controversée. Le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu a annoncé, jeudi 4 janvier, qu’il irait le 18 janvier en Alsace pour installer un « comité de pilotage » sur la reconversion de la centrale nucléaire de Fessenheim.
« On va enfin enclencher la procédure de concertation et de réflexion sur la reconversion du site de Fessenheim », a déclaré Sébastien Lecornu sur RTL, précisant que son déplacement dans le Haut-Rhin durerait trois jours.
« Je vais installer un comité de pilotage qui va réunir l’ensemble des élus, des services de l’Etat et du monde économique. »

#Fessenheim : @SebLecornu annonce qu’il se rendra sur le site le 18 janvier pour 3 jours afin de rencontrer tous le… https://t.co/19K2YoGaw8— RTLFrance (@RTL France)


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La centrale de Fessenheim, doyenne des centrales nucléaires françaises, doit fermer au moment où le réacteur EPR de Flamanville (Manche) entrera en service, ce qu’EDF prévoit de faire entre la fin 2018 et le début 2019.
Cette fermeture programmée est contestée par des élus régionaux et les syndicats d’EDF qui craignent pour l’emploi et la sécurité énergétique de l’Alsace, alors que la centrale fait travailler des dizaines de sous-traitants et produit l’équivalent de 65 % de la consommation d’électricité de la région.

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                EDF et la tragi-comédie de Fessenheim, une vraie question de gouvernance politique



« Pistes concrètes »
« On a beaucoup de pistes de travail très concrètes », a affirmé Sébastien Lecornu, évoquant la gestion du foncier ou encore la question de la sécurité énergétique, « qui pour nous n’est pas un sujet d’inquiétude mais qui peut légitimement intéresser et inquiéter un certain nombre d’acteurs économiques alsaciens », a-t-il reconnu.
Sur le sujet sensible des emplois, le secrétaire d’Etat a affirmé qu’« on doit pouvoir les reconvertir », sans donner plus de précisions.
Plusieurs projets de reconversion du site ont été évoqués par le passé, comme l’éventuelle installation d’une usine de voitures électriques de l’américain Tesla, un projet d’usine de batteries ou la création d’un site pilote de démantèlement de centrales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois anciens membres de la commission de gouvernance de la FIFA, chargée notamment de superviser le processus de réforme de l’organisation, proposent deux mesures dont l’Union européenne devrait s’emparer.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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« Nous ne pouvons pas laisser le football entre les mains d’une organisation pourrie »

Dans une tribune au « Monde », trois anciens membres de la commission de gouvernance de la FIFA, chargée notamment de superviser le processus de réforme de l’organisation, proposent deux mesures dont l’Union européenne devrait s’emparer.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h38
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 15h45
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Miguel Poiares Maduro (président des commissions de gouvernance et de contrôle de la FIFA de juillet 2016 à mai 2017), Navi Pillay (membre de la commission de gouvernance de la FIFA de décembre 2016 à mai 2017) et Joseph Weiler (membre de la commission de gouvernance de la FIFA de décembre 2016 à mai 2017)
Tribune. Qui ne s’est pas réjoui lorsque, après des années de scandales et de corruption, on a pu croire que les écuries d’Augias de la FIFA seraient enfin nettoyées ? A la suite d’une procédure pénale engagée contre certains des principaux délinquants identifiés, une nouvelle direction a été mise en place en février 2016, portée par de grandes promesses de réforme.
« Aucun de nous n’a conservé son poste. Quelle a été notre faute ? Il semble que nous ayons pris notre tâche un peu trop au sérieux »
En tant que membres indépendants de la nouvelle commission de gouvernance, nous nous étions engagés dans ce processus de réforme. Nous avions pris au sérieux notre tâche : superviser le processus de réforme de la FIFA, faire appliquer des règles en matière d’éligibilité pour les candidatures au sein de la FIFA, contrôler les élections et promouvoir la responsabilité sociale et les droits de l’homme dans le football. Aujourd’hui, aucun de nous n’a conservé son poste. Quelle a été notre faute ? Il semble que nous ayons pris notre tâche un peu trop au sérieux.
Nous savions, bien sûr, que changer une culture institutionnelle prendrait du temps. Il s’agit d’un monde – le football – doté d’organisations rétives à tout contrôle indépendant, dominées par un petit groupe d’acteurs peu enclins à rendre publiquement des comptes sur leur action et dans lequel d’énormes intérêts économiques et politiques sont en jeu.
Incroyable conflit d’intérêts
Un incroyable conflit d’intérêts est inscrit au cœur même de la gouvernance de la FIFA : ses dirigeants dépendent pour leur survie des associations de football dont ils sont...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 03/01/2018
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Rentrée au pas de charge pour Emmanuel Macron et l’exécutif

A l’issue d’un séminaire gouvernemental à l’Elysée, le premier ministre a annoncé plus d’une dizaine de projets de loi pour le premier semestre.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 06h07
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 12h01
    |

            Cédric Pietralunga et 
Bastien Bonnefous








                        



   


Pas question de « ralentir », encore moins de « faire une pause ». Pour sa première prise de parole de l’année 2018, effectuée à l’occasion d’un séminaire du gouvernement convoqué à l’Elysée, mercredi 3 janvier, Emmanuel Macron a donné le ton : même s’il est élu pour cinq ans et n’affrontera pas d’échéance électorale avant dix-huit mois, il entend mettre en œuvre l’ensemble de son programme tout de suite, sans attendre, comme il s’y était engagé durant la campagne.
« Le président de la République nous a demandé non seulement de garder le même niveau d’ambition, de mobilisation et d’innovation, mais aussi de garder le rythme des réformes au cours du semestre à venir », a indiqué le premier ministre, Edouard Philippe, à l’issue du séminaire qui s’est poursuivi par un déjeuner à l’Elysée. « Nous avons encore beaucoup de pain sur la planche, beaucoup de réformes et de transformations à concevoir, à mettre en œuvre, à expliquer », a ajouté le chef du gouvernement.
Depuis leur élection, le 18 juin 2017, les députés ont examiné 63 textes et adopté définitivement 29 textes de loi, dont la réforme par ordonnances du code du travail, la loi antiterroriste et le budget 2018. Un rythme jugé soutenu par les élus. Il ne devrait pas faiblir. A l’issue du séminaire – le quatrième depuis le début du quinquennat –, Edouard Philippe a présenté plus d’une dizaine de nouveaux projets de loi qui seront examinés d’ici à l’été, ainsi que de nombreuses mesures réglementaires.
Des socialistes inaudibles
L’exécutif considère que le contexte politique lui est favorable et qu’il doit en profiter pour pousser son avantage. Les oppositions peinent toujours à se faire entendre et à déstabiliser le pouvoir, de même que les syndicats, divisés.
Le Parti socialiste est, à ce stade, incapable d’incarner une alternative à un pouvoir qui enchaîne les bons sondages. « Il faut toujours se méfier de Laurent Wauquiez [Les Républicains] et de Jean-Luc Mélenchon [La France insoumise], mais la vraie nouveauté, c’est la confirmation de la mort du PS. Les socialistes sont totalement invisibles, inaudibles », estime un proche du premier ministre.
Sans surprise, l’essentiel de l’action gouvernementale durant les six prochains mois tournera autour de l’économie et du social. Dès la fin janvier, un projet de loi mettant en œuvre les conclusions des états généraux de l’alimentation sera présenté en conseil des ministres. En mars, ce sera au tour du projet de loi sur le logement, avant d’attaquer en avril le gros morceau que seront les réformes de l’assurance-chômage, de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Un projet de loi sur les transports et un autre sur les entreprises seront aussi examinés au début du printemps.
Pas de triomphalisme
Plus compliquée à mettre en œuvre du fait de l’opposition d’une partie du Sénat, la réforme de la Constitution, qui doit notamment permettre de diminuer le nombre de députés, sera examinée « au cours du premier semestre », a fait savoir le premier ministre, sans plus de précision. De même, le projet de loi sur l’asile et l’immigration, qui sera présenté au conseil des ministres en février, fait craindre à l’exécutif une fracture d’une partie de la majorité, tant les positions sur le sujet sont diverses.
Conscient de ces difficultés, le couple exécutif a profité du séminaire pour mettre en garde contre tout triomphalisme. « Le président de la République (…) a rappelé son attachement, partagé par le gouvernement, d’entendre les voix qui s’expriment [et] de les prendre en compte », a indiqué Edouard Philippe, qui a rappelé « [s]a méthode » : « Expliquer et concerter, en mettant tout sur la table, en toute transparence, en prenant le temps d’écouter, de modifier parfois, sans jamais esquiver, mais en conservant bien dans l’esprit et dans le cœur que nous devons avancer. »
« Il faut rester prudent et ne pas crier victoire, car tout peut se retourner très vite. Le vrai danger, au-delà des oppositions politiques, c’est le réel. C’est la manière dont les Français, dans leur quotidien, vont avoir ou pas le sentiment que leur vie change », explique un conseiller ministériel. Signe qui ne trompe pas, le couple exécutif a utilisé à plusieurs reprises ces derniers jours les mots de « cohésion » et de « projet social » pour qualifier ses réformes, manière implicite de reconnaître qu’il marchait jusqu’ici davantage sur sa jambe droite que sur sa jambe gauche.
« Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais senti boiter », a lui-même confié Emmanuel Macron aux journalistes, plus tard dans la journée. Comme une illustration de ce « en même temps » présidentiel, le chef de l’Etat a indiqué qu’il se rendrait au Forum de Davos le 24 janvier mais aussi voir les migrants de Calais d’ici au 18 janvier.
Une heure trente d’aparté
Après le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat a réuni la presse en fin d’après-midi à l’Elysée pour lui adresser ses vœux – un cérémonial qui avait été abandonné par François Hollande en 2015, après les attentats du 7 janvier.
S’exprimant devant quelque 200 journalistes et acteurs des médias depuis la salle des fêtes du palais, M. Macron a confirmé la présentation d’un projet de loi, courant 2018, sur l’audiovisuel public, et a annoncé un autre texte législatif censé lutter contre la diffusion de fake news (« fausses informations ») sur Internet. Sans définir les contours exacts de cette future loi ni citer les supports visés, le président de la République a dit vouloir « combattre le complotisme » et la « propagande » relayée selon lui par certains médias sur la Toile et les réseaux sociaux.
Le chef de l’Etat a également profité de l’exercice pour envoyer une nouvelle pique à son prédécesseur, François Hollande. Défendant une « saine distance » entre les médias et le pouvoir politique, il a fustigé « les habitudes [qui] avaient été prises » et a fait la leçon aux journalistes en les appelant à cesser de diffuser « les propos d’antichambre » pour leur préférer « les propos publics soupesés » des dirigeants politiques.
Dans la foulée de cette injonction, le même Emmanuel Macron s’est pourtant octroyé plus d’une heure trente d’aparté – hors micro – avec de nombreux journalistes présents. Typiquement le genre de pratique qu’affectionnait François Hollande.




                            


                        

                        


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Compte rendu

Afrique du Sud : accident de train meurtrier dans le centre du pays

Au moins quatorze personnes ont été tuées dans le déraillement d’un train qui a percuté un camion.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-04T15:09:04+01:00"

        Le 04.01.2018 à 15h09





Au moins quatorze personnes ont été tuées et 180 blessées jeudi 4 janvier lors de la collision d’un train et d’un camion dans le centre de l’Afrique du Sud, selon un bilan provisoire communiqué par un porte-parole du ministère provincial de la santé, Mondli Mvambi. Des blessés étaient soignés sur place et d’autres hospitalisés.
Selon des témoins, le train a déraillé et a pris feu après avoir percuté, dans des circonstances qui restent à éclaircir, un camion à Kroonstad, à 200 km au sud-ouest de Johannesburg. Le train, qui transportait plusieurs centaines de passagers, effectuait la liaison entre Port Elizabeth (sud) et Johannesburg.
Les causes du drame n’ont pas encore été déterminées. Le chauffeur du camion a été hospitalisé et des tests d’alcoolémie vont être effectués. Cet accident survient pendant la période des grandes vacances scolaires en Afrique du Sud.
Le bilan peut s’alourdir
Le nombre de victimes pourrait encore augmenter, a prévenu M. Mvambi. « On craint qu’il n’y ait d’autres corps » dans les wagons accidentés, a-t-il ajouté, précisant que les opérations de secours se poursuivaient.
« Il y a encore des personnes dans les wagons, ceux qui étaient en feu », a déclaré à l’Agence France-Presse un responsable de la compagnie ferroviaire, Leboho Mokhalipha, alors que de la fumée noire continuait à s’échapper des wagons qui ont déraillé.
Le dernier grave accident de train en Afrique du Sud, en 2015, avait fait 15 morts : un minibus était tombé sur une voie ferrée et avait percuté un train. En 1994, 64 personnes avaient été tuées dans le déraillement d’un train près de Durban (nord-est).

