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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Dans une interview à « L’Obs », l’ancienne ministre explique n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique », et annonce prendre la tête d’une collection d’essais chez Fayard.
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Najat Vallaud-Belkacem ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du Parti socialiste

Dans une interview à « L’Obs », l’ancienne ministre explique n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique », et annonce prendre la tête d’une collection d’essais chez Fayard.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h56
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Finalement, c’est un non. Najat Vallaud-Belkacem annonce dans une interview à L’Obs, à paraître jeudi 4 janvier, qu’elle ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du Parti socialiste. « L’avenir de la gauche dépasse de très loin la question de l’appareil socialiste », explique l’ancienne ministre de l’éducation, qui était poussée par nombre de ses camarades à se présenter au vote des militants dans la perspective du congrès des 7 et 8 avril.
« Je sais que cela peut paraître étrange de ne pas céder à l’amicale pression de ses amis (…) mais je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique. »
Elle poursuit en assurant n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique ».
Si Mme Vallaud-Belkacem a « toujours en [elle] autant d’engagement qu’auparavant », elle dit ressentir « depuis plusieurs mois le besoin de l’exprimer autrement ». Dans sa « nouvelle vie », elle va prendre la direction, au sein de la maison d’édition Fayard, d’une collection d’essais nommée « Raison de plus », qui sera « consacrée aux batailles culturelles du progressisme ». « Je vois bien que ces idées-là peinent de plus en plus à convaincre les gens. Si nous voulons reconstruire de la conviction, il faut aussi renouveler les savoirs », plaide-t-elle.
Paris pour la succession de M. Cambadélis
L’ancienne ministre met ainsi fin à un suspense de plusieurs semaines. Réunis au sein d’un groupe informel, les autoproclamés « quadras » du Parti socialiste – parmi lesquels le chef de file des députés socialistes Olivier Faure, les maires de Rennes et de Nantes, Nathalie Appéré et Johanna Rolland, ou encore l’ancien ministre de l’intérieur Matthias Fekl – avaient publiquement émis l’idée, dès le mois de novembre 2017, d’une candidature de Mme Vallaud-Belkacem. Mais cette dernière était jusqu’ici restée silencieuse sur ses intentions, et cette interview est la première qu’elle donne depuis sa défaite aux législatives dans le Rhône, en juin 2017.

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La décision de Najat Vallaud-Belkacem va en tout cas ouvrir de nouveaux paris pour la succession de Jean-Christophe Cambadélis, qui a officiellement quitté le premier secrétariat du Parti socialiste le 30 septembre 2017. « C’est elle qui a les clés, confiait encore récemment un poids lourd du parti. Tout le monde est suspendu à sa décision pour savoir comment les pièces vont se disposer. »
Dès lors qu’elle renonce à se présenter, la voie est en effet ouverte à d’autres candidatures : les « quadras » devraient désigner un nouveau représentant, et Stéphane Le Foll, désormais seul potentiel candidat à avoir été ministre de François Hollande, pourrait décider de franchir le pas.
L’eurodéputé Emmanuel Maurel, lui, ne fait guère mystère de son intention de briguer le poste. Il devrait l’officialiser sous peu et rejoindre le député Luc Carvounas, qui est actuellement le seul candidat déclaré.

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Les prétendants au poste ont jusqu’au 27 janvier pour se faire connaître : ce jour-là, un conseil national, sorte de parlement du parti, doit enregistrer les textes d’orientation des candidats. Le vote de ces motions par les militants aura lieu le 15 mars et l’élection du premier secrétaire se fera le 29 mars, parmi les deux textes arrivés en tête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ A la fin de décembre, le taux de chômage outre-Rhin a atteint 5,7 %. Il était de 6,1 % un an plus tôt.
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En Allemagne, le taux de chômage au plus bas depuis 1990

A la fin de décembre, le taux de chômage outre-Rhin a atteint 5,7 %. Il était de 6,1 % un an plus tôt.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 11h56
   





                        


La décrue du chômage en Allemagne ne se dément pas. L’économie allemande a clos l’année 2017 avec un niveau de chômage au plus bas depuis la réunification du pays, en 1990, d’après les chiffres publiés, mercredi 3 janvier, par l’Agence pour l’emploi.
Au cours de l’année, le nombre de chômeurs dans la première économie européenne a ainsi reculé de 158 000 personnes, pour se chiffrer à 2,53 millions. Le taux de chômage est donc tombé à 5,7 %, alors qu’il était de 6,1 % à la fin de 2016.

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Un nombre croissant d’immigrés
La raison de cette embellie tient à la santé de l’économie allemande : selon les grands instituts d’analyse conjoncturelle du pays, la trajectoire de croissance devrait se poursuivre encore ces deux prochaines années. L’Office fédéral de la statistique s’attend ainsi à ce que les niveaux d’emploi établissent des records l’an prochain, passant de 44,8 millions de poersonnes actives cette année à 45,2 millions l’an prochain.
L’office attribue cette progression à un nombre croissant d’immigrés arrivant sur le marché du travail en Allemagne, où plusieurs secteurs ont souffert de déficits de main-d’œuvre. Depuis 2015, on estime à environ un million et demi le nombre de réfugiés arrivés dans le pays. Selon l’office de la statistique, de plus en plus de femmes et de citoyens plus âgés ont également trouvé un emploi.

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Dans le détail, la population active a progressé dans le secteur des services (commerce, transport, service public, etc.), qui occupe les trois quarts des actifs, ainsi que dans l’industrie manufacturière et la construction. Elle a en revanche légèrement reculé (− 0,3 %) dans le secteur agricole.
Un actif sur dix est pauvre
C’est la septième année de croissance de la main-d’œuvre en Allemagne, dont l’économie bénéficie de la bonne tenue de la consommation, des dépenses de l’Etat et des exportations. Mais des difficultés de taille se dressent devant le pays.

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Berlin va en effet devoir trouver une solution pour ses travailleurs pauvres. Un actif sur dix est considéré comme pauvre en Allemagne, c’est-à-dire que son revenu est inférieur à 60 % du salaire médian. Cela correspond à 869 euros net par mois pour un travailleur seul et 1 826 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Le nombre de travailleurs pauvres a ainsi plus que doublé en dix ans.
En outre, le vieillissement de la population devrait entraver la croissance du pays à moyen terme, et cela en dépit du recours à l’immigration, a averti en avril la banque centrale allemande. D’après la Bundesbank, la population en âge de travailler (de 15 à 74 ans) va diminuer de 2,5 millions de personnes d’ici 2025.

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Au cours du seul mois de décembre, le taux de chômage a déjà stagné à 5,5 % en données corrigées des variations saisonnières :


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Le taux de chômage en Allemagne
Données corrigées des variations saisonnières

Source : Agence fédérale pour l’emploi allemande



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ « Maintenant, nous sommes au pied du mur », a résumé Edmond Simeoni, la figure tutélaire du nationalisme corse et père du dirigeant du nouvel exécutif.
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Corse : la collectivité unique s’installe sous le poids des responsabilités

« Maintenant, nous sommes au pied du mur », a résumé Edmond Simeoni, la figure tutélaire du nationalisme corse et père du dirigeant du nouvel exécutif.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h28
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il y avait eu l’effet de surprise en 2015, lorsque l’alliance nationaliste avait détrôné au second tour les forces politiques insulaires classiques et avait pris les commandes de la collectivité territoriale. Un véritable coup de tonnerre célébré comme tel lors d’une séance d’ouverture restée dans les mémoires. L’euphorie de 2015 a cédé la place, cette fois, à une cérémonie nettement plus apaisée. Même si les « fondamentaux » de la geste nationaliste étaient toujours affichés.

A commencer par le discours d’investiture du président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, prononcé en corse, comme cela avait été le cas deux ans plus tôt, mais sans que quiconque s’en formalise. « Je m’adresse aux Corses en corse », se défend l’élu indépendantiste. Dans la même veine, il a tenu à dédier en premier lieu la victoire remportée par les nationalistes aux élections territoriales « à ceux qui ont combattu pour la Corse et qui ne sont plus de ce monde (…), à nos prisonniers et recherchés plongés dans le malheur par une main indigne ».
Des propos qu’il revendique. « En ce qui me concerne, il n’est pas question de reniement, assure-t-il. La question des prisonniers et recherchés est un point essentiel. Le conflit sous la forme qu’il connaissait est terminé. L’amnistie doit en être la conséquence. » Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif, fera lui aussi référence, dans son discours, aux « prisonniers politiques », mais en éludant la question de l’amnistie. « Que le Noël qui vient de s’écouler soit le dernier qu’ils passent loin des leurs et de leur île et que le rapprochement permis par la loi et promis par les gouvernements successifs soit enfin effectif », a-t-il souhaité. Une nuance de taille.
Certes, aussi, l’évocation obligée de Pascal Paoli, le « père de la patrie corse », et le serment prêté sur la Constitution corse de 1755 qu’il avait promulguée étaient au rendez-vous,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Coca Light, open space, messageries cryptées : les usages des nouveaux élus de La République en marche étonnent leurs collègues.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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Les nouvelles pratiques des députés LRM

Coca Light, open space, messageries cryptées : les usages des nouveaux élus de La République en marche étonnent leurs collègues.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h27
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03.01.2018 à 10h35
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            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

C’est une petite révolution. L’entrée en masse de députés de La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale modifie peu à peu les usages en vigueur, depuis plusieurs législatures, au sein de l’institution. Six mois après leur arrivée, les 312 élus macronistes, dont une immense majorité de novices, ont déjà changé le visage du Palais-Bourbon et la pratique du mandat de député.

Le signe le plus visible de cette évolution est sans conteste la présence accrue des députés, aussi bien dans l’hémicycle qu’en commission. « Jamais le taux de présence à l’Assemblée nationale (…) n’a été aussi élevé », a indiqué son président François de Rugy, mercredi 21 décembre, à la veille de la suspension des travaux pour les fêtes de fin d’année. Une assiduité « mesurable » grâce au « système du boîtier électronique », avec lequel les députés ont procédé à 354 votes depuis les débuts des travaux de la nouvelle Assemblée, le 27 juin. Au total, 63 textes ont été examinés et 29 textes de loi ont été définitivement adoptés, dont la réforme du code du travail, la loi antiterroriste ou le budget.
L’ensemble des projets de loi du gouvernement ont été adoptés par la majorité, constamment présente en masse sur les bancs de l’Assemblée. Bien plus que lors des précédentes législatures. « Avant, on ne voyait personne les lundis et vendredis car les élus venaient surtout du mardi matin au jeudi soir. Maintenant, il y a des réunions prévues à ces moments-là et les rangs sont pleins ! », constate un fonctionnaire de l’Assemblée, surpris de voir les bancs des « marcheurs » très garnis lors des séances de nuit. « Je n’ai jamais vu autant de monde dans les rangs de la majorité » lors du quinquennat Hollande, atteste le député Thierry Solère, ex-LR devenu LRM.
« Trousse et cartable »
L’organisation rigoureuse du groupe La République en marche n’y est pas pour rien : en septembre, il a été divisé en trois sous-groupes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Plus de la moitié des députés macronistes sont des cadres.
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A l’Assemblée, un groupe LRM féminisé mais toujours pas représentatif

Plus de la moitié des députés macronistes sont des cadres.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h57
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
La large victoire de La République en marche (LRM) aux élections législatives de juin a nettement contribué à féminiser et à rajeunir l’Assemblée nationale, sans pour autant la rendre très représentative de la société française. Le groupe majoritaire, qui dispose désormais de 312 députés, compte 150 femmes, soit 48 % de ses effectifs. Cette proportion est très nettement supérieure à la moyenne dans l’Hémicycle qui, essentiellement grâce à cette vague macroniste, est passée en cinq ans de 27 % à 39 % de femmes. Plus féminisé, le groupe LRM est également plus jeune que ses homologues. Alors que l’âge moyen des députés, toutes étiquettes confondues, est de 49 ans – soit six ans de moins que leurs prédécesseurs –, celui des élus du parti majoritaire est d’à peine plus de 46 ans. En comparaison, cet âge moyen est de 48 ans chez les députés de La France insoumise et des communistes, et oscille entre 52 et 56 ans pour l’extrême droite, la droite et la gauche socialiste (Le Monde du 28 juin).

Des CSP + surreprésentées
Si cette vague engendrée par la victoire d’Emmanuel Macron a sensiblement renouvelé et modifié le visage de l’Assemblée, entraînant sur ses bancs bon nombre de néophytes, elle ne l’a pas pour autant rendue particulièrement représentative de la société française. Les CSP + (catégories socioprofessionnelles favorisées) sont en effet surreprésentées dans les rangs du groupe LRM. Selon les données – et les catégories – publiées sur le site de l’Assemblée nationale, plus de la moitié (53 %) de ses élus sont des cadres. Ils sont issus pour moitié du privé, pour moitié de la fonction publique, celles et ceux qui exercent des « professions intellectuelles et artistiques » étant mêlés à cette dernière catégorie. S’y ajoutent 17 chefs d’entreprise, et 47 membres de « professions libérales et assimilés ». Les services de l’Assemblée ont dénombré 15 « commerçants et assimilés », ainsi que deux artisans ; 17 « professions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le dirigeant autonomiste de la collectivité unique de Corse veut se poser en « interlocuteur raisonnable ».
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En Corse, Gilles Simeoni attend un geste politique de Macron

Le dirigeant autonomiste de la collectivité unique de Corse veut se poser en « interlocuteur raisonnable ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h28
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un tournant politique majeur est en train de s’opérer en Corse. Comme l’a dit l’autonomiste Gilles Simeoni, mardi 2 janvier à Ajaccio, lors de son discours d’investiture à la présidence du conseil exécutif de la nouvelle collectivité unique, « notre victoire ne saurait se résumer à une conjugaison insulaire du dégagisme ». Ce faisant, il s’est livré à un exercice inédit, en s’attachant à analyser les raisons de ce vote qui, à plus de 56 %, a porté les nationalistes au pouvoir en leur conférant une majorité absolue à l’Assemblée de Corse.

Certes, il inscrit cette victoire légitimée par le suffrage universel dans un combat « qui vient de loin » et revendique « le fil historique de cinquante années de luttes du peuple corse pour la reconnaissance de ses droits ». Mais le discours de M. Simeoni, empreint d’une exceptionnelle gravité, loin de l’euphorie qui avait accompagné l’accession surprise, en 2015, de l’alliance nationaliste à la tête de la collectivité territoriale, avait une autre portée. « La lucidité politique et l’honnêteté intellectuelle commandent de dire clairement que tous les électeurs qui nous ont apporté leurs suffrages ne partagent pas nos convictions, ajoute-t-il dans la foulée. Ce résultat nous honore. Nous en sommes fiers, évidemment, mais nous le recevons également avec humilité car nous savons que le plus difficile reste à faire. Le score historique que nous venons de réaliser nous donne beaucoup plus de devoirs que de droits. »

Exercice d’introspection
Au-delà des références historiques traditionnelles, c’est bien cette partie-là du discours de M. Simeoni qu’il fallait entendre et décrypter. « Je me suis beaucoup interrogé sur ce résultat, reconnaît en aparté le chef de l’exécutif corse. Il nous donne des responsabilités énormes. Il ne faut pas se tromper sur le message. Il nous impose de faire très vite un véritable travail sur nous-mêmes. » Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents après leurs études, le temps de trouver un emploi stable
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Une fois diplômé, adieu la chambre du Crous

Nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents après leurs études, le temps de trouver un emploi stable



Le Monde
 |    03.01.2018 à 07h00
    |

                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            

Diplôme en poche, plus étudiant mais encore dans l’attente d’un premier emploi durable, l’accès au logement, si possible décent, peut se transformer en parcours du combattant... C’est la mauvaise expérience qui arrive à Hélène, diplômée en journalisme en 2016, toujours en quête d’un emploi stable. Logée au Crous depuis son entrée en master 1, la jeune femme est à présent censée quitter sa chambre : « Mon bail est terminé depuis fin août. Pourtant, je ne peux pas non plus me loger dans le privé : mes revenus sont trop bas, trop aléatoires et mon statut précaire. Mes dossiers sont refusés. En plus, je n’ai pas de garant, et quand je parle des dispositifs de caution locative de l’Etat, ça fait fuir les propriétaires. » En effet, la perte de la qualité d’étudiant entraîne celle du logement Crous, même si une prolongation du séjour en chambre durant l’été est négociable.
Côté privé, dans les grandes villes où le logement est en tension, peu de propriétaires ou d’agences immobilières acceptent les dossiers de jeunes diplômés en recherche d’emploi sans garantie. Un contrat à durée déterminée, même très bien rémunéré, n’est pas non plus bien vu. Tout comme un contrat à durée indéterminée à faible revenu, et le meilleur dossier sera toujours préféré.
A noter : les propriétaires sont souvent frileux en ce qui concerne la colocation. Ainsi, nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents en sortie d’études, le temps de trouver un emploi stable.
Une solution temporaire
A la sortie du Crous, les jeunes en recherche d’emploi peuvent candidater pour intégrer temporairement un foyer de jeunes travailleurs. Ces derniers sont ouverts aux 18-25 ans, en activité (dont stage) ou en voie d’insertion professionnelle, disposant d’un revenu minimal de 600 euros par mois. Cependant, dans certaines métropoles, les listes d’attente sont longues.

Le Comité local pour le logement autonome des jeunes (CLLAJ) accompagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.
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Macron tient mercredi un nouveau séminaire gouvernemental à l’Elysée

Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h38
   





                        


« Je n’arrêterai pas d’agir », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français, dimanche 31 décembre. Mercredi 3 janvier, le chef de l’Etat convoque à l’Elysée les membres du gouvernement pour un séminaire de travail, le quatrième depuis le début du quinquennat. Objectif : fixer la feuille de route du gouvernement pour les six à huit prochaines semaines.

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Lors de ce rendez-vous, figureront en bonne place les sujets économiques et sociaux : tout particulièrement les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance-chômage ou encore de l’intéressement et de la participation. Pour l’exécutif, après les ordonnances relatives au code du travail, adoptées cet automne et qui étaient présentées comme une façon de « libérer », l’économie, il s’agit d’aborder désormais le volet « protéger » les salariés.
Une partie du séminaire devrait aussi être consacrée à la réforme de l’Etat. Pour ce chantier prioritaire de 2018, chaque ministre a été invité à faire ses propositions.
Plusieurs dossiers sensibles
Si les membres du gouvernement se verront rappeler qu’il n’est pas question de relâchement, il leur sera également signifié que les prochaines semaines pourraient donner lieu à quelques turbulences. Plusieurs réformes ou décisions pourraient susciter des oppositions. La décision de baisser à 80 km/h la vitesse sur les routes nationales et départementales, par exemple, qui devrait être annoncée le 9 janvier. Ou encore la loi sur l’immigration et sur l’asile, attendue en février.

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Le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour lequel M. Macron a annoncé une décision d’ici fin janvier, est aussi potentiellement explosif. « Nous allons essayer de régler ce problème de la manière la plus pacifique possible », a assuré, mardi matin, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sur Europe 1. « Un certain nombre d’agriculteurs qui aujourd’hui sont solidarisés avec les zadistes peuvent avoir la volonté de retrouver ce qu’ils avaient avant et donc il faut pouvoir discuter avec ces fractions-là, qui aujourd’hui sont complètement contre le projet et contre le gouvernement », a souligné M. Collomb, tout en prévenant : « On sera obligé à un moment donné d’employer la force je pense, mais il faut qu’elle soit la plus mesurée possible, la plus maîtrisée possible. »
Dans l’entourage de M. Macron, on assure que ce dernier est prêt à la confrontation sur ces différentes réformes et décisions et que le chef de l’Etat « a la conviction qu’il faut tout concentrer au début du quinquennat pour avoir des résultats, ce qui implique de s’attaquer aussi aux sujets difficiles ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Editorial. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté, le 31 décembre, des vœux qui insistent sur leur ambition commune pour l’Union européenne.
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Le « colloque intime » entre la France et l’Allemagne

Editorial. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté, le 31 décembre, des vœux qui insistent sur leur ambition commune pour l’Union européenne.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h32
   





                        


Editorial du « Monde ». A ce niveau-là d’harmonie dans le message, ce n’est plus du diapason, c’est de la stéréo. A quelques heures d’intervalle, dimanche 31 décembre, la chancelière Angela Merkel et le président Emmanuel Macron ont adressé à leurs concitoyens, en guise de vœux, le même message volontariste sur l’Europe : 2018 sera « une année décisive » pour « l’ambition européenne » (Macron) et la cohésion de l’Union « la question décisive des prochaines années » (Merkel).
La chancelière allemande et le chef de l’Etat français partent d’abord, tous deux, de cette certitude ancrée dans leurs convictions politiques : la construction européenne profite à chacun de ces deux grands pays fondateurs de l’Union. L’avenir de l’Allemagne est « lié de façon indissociable à l’avenir de l’Europe » (Merkel), « l’Europe est bonne pour la France » (Macron).
« Ce par quoi tout commence »
Pour faire avancer ce chantier, la chancelière allemande et le chef de l’Etat français comptent d’abord l’un sur l’autre, en plaçant tous deux, dans leurs discours de vœux de Nouvel An, le dialogue franco-allemand au cœur de la refondation européenne. « La France et l’Allemagne veulent travailler ensemble », a souligné Mme Merkel, pour permettre à l’UE de renforcer la cohésion des Vingt-Sept et de « représenter nos valeurs de manière solidaire et avec assurance, à l’intérieur comme à l’extérieur ».
Fidèle, chacun, à sa réputation, Angela Merkel est restée sobre et brève, là où Emmanuel Macron tenait à être plus lyrique et, forcément, plus long. Le président français a choisi, pour décrire la relation franco-allemande, une expression inhabituelle, celle du « colloque intime » : « Ce colloque intime avec nos amis allemands, a-t-il dit, est la condition nécessaire à toute avancée européenne : elle n’exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires, mais elle est ce par quoi tout commence. »
Une démarche qui pourrait irriter
L’expression « colloque intime et singulier », que l’on doit à l’écrivain et médecin Georges Duhamel, est généralement employée à propos de la relation entre le médecin et le patient. Cette relation est marquée par la confiance, élément tout aussi crucial pour la relation franco-allemande, mais aussi par le secret – dont on espère fermement qu’il ne fait pas partie, en revanche, des exigences de M. Macron.
On s’abstiendra de chercher à savoir qui, de Paris ou de Berlin, est le médecin et qui est le patient, mais la phrase décrit bien la démarche commune, telle que veut la relancer M. Macron : se parler à deux d’abord, puis élargir la conversation aux autres membres de l’UE. L’histoire ne dit pas si le président français a testé, au préalable, sa formulation auprès de sa collègue allemande. Il est probable, cependant, qu’elle irritera passablement certains de leurs partenaires européens, à Rome, Madrid ou La Haye, aux yeux desquels l’intimité, précisément, de ce dialogue est généralement suspecte. Elle peut aussi inquiéter les membres de l’Union qui ont choisi de rester en dehors de la zone euro, à Copenhague ou à Varsovie, et que la perspective d’une intégration renforcée de cette zone de dix-neuf Etats membres inquiète d’autant plus qu’ils perdent, avec le Brexit, l’appui de la Grande-Bretagne.

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                Pour ses premiers vœux, Macron réaffirme son identité politique et corrige son image



Dans la foulée, M. Macron a encore déclaré « avoir besoin d’aller plus loin » dans le dialogue franco-allemand et vouloir « rompre avec les habitudes passées », afin de « retrouver ce goût en commun d’un avenir dont nous décidons nous-mêmes ». Bonne résolution. Reste à la concrétiser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Très populaire, l’épouse du chef de l’Etat veut, à l’instar de Claude Pompidou, faire entrer art et design au palais présidentiel.
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Brigitte Macron creuse son sillon à l’Elysée

Très populaire, l’épouse du chef de l’Etat veut, à l’instar de Claude Pompidou, faire entrer art et design au palais présidentiel.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 06h32
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            

C’est devenu un rituel. Tous les soirs, ou presque, Brigitte Macron passe la tête dans le bureau de ses deux collaborateurs, Pierre-Olivier Costa et Tristan Bromet : « Allez hop, on y va ? » Et les voilà partis tous les trois pour un tour à pied dans Paris, pour « débriefer ».
La petite troupe élyséenne, parfois accompagnée de Némo, le labrador du président, marche à vive allure – pour éviter de se faire trop souvent alpaguer – et change souvent d’itinéraire, pour des raisons de sécurité. « Brigitte a un besoin vital de ne pas rester enfermée au palais, elle veut rester connectée au réel », explique le conseiller spécial à l’Elysée qui dirige son cabinet, Pierre-Olivier Costa.
Une méthode de travail que la première dame, dont les activités sont régies par une « charte de transparence » publiée le 21 août 2017 sur le site de l’Elysée, a imposée à ses équipes. Lors de ses premières échappées, ses conseillers la suivaient au pas de course, les bras chargés de dossiers. Ils n’ont finalement pris que leurs téléphones portables. « Une fois dans la rue, les sujets qui paraissaient très importants au bureau deviennent souvent futiles, s’amuse M. Costa. Ces promenades nous permettent de hiérarchiser, tout en s’oxygénant la tête. »

Depuis sept mois, Brigitte Macron a ouvert discrètement plusieurs chantiers. Le premier, qu’elle partage avec son mari, est culturel. Dans le sillage des Pompidou, les Macron souhaitent transformer l’Elysée en y faisant entrer art moderne et design. Ils recevront en janvier plusieurs directeurs de grands musées (Orsay, Louvre, Beaubourg, Picasso, etc.) pour étudier avec eux la possibilité de faire venir – de manière temporaire – des œuvres au palais. « Venez jeter un œil, on trouvera peut-être ensemble un moyen de valoriser vos collections et nos murs », leur a lancé la première dame. « Les Macron veulent faire de l’Elysée un petit Louvre d’Abou...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni ont été élus, mardi, respectivement président de l’Assemblée de Corse et président du conseil exécutif de Corse.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

Les nationalistes s’installent à la tête de la collectivité unique de Corse

Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni ont été élus, mardi, respectivement président de l’Assemblée de Corse et président du conseil exécutif de Corse.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 06h32
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



   


Ce mardi 2 janvier a marqué une date historique en Corse. A plusieurs égards. C’est, d’une part, la réunification des deux départements et de la collectivité territoriale en une collectivité unique, quarante-deux ans après la bidépartementalisation et près de vingt-six ans après le « statut Joxe » de 1991 qui a permis de doter l’île de Beauté d’une Assemblée de Corse et d’un conseil exécutif aux compétences élargies. C’est aussi l’accession aux pleins pouvoirs des nationalistes qui, pour la première fois, disposeront d’une majorité absolue au sein de cette Assemblée.
Pour la coalition dirigée par l’autonomiste Gilles Simeoni, chef de file de Femu a Corsica, allié aux indépendantistes de Corsica libera, avec à leur tête Jean-Guy Talamoni, c’est l’aboutissement d’une longue marche qui les a vus conquérir une à une les responsabilités institutionnelles.
Commencée en 2014 lorsque la liste conduite par M. Simeoni parvint à arracher la mairie de Bastia. Concrétisée aux élections territoriales de décembre 2015 qui virent l’alliance nationaliste devenir la principale force politique de l’Assemblée de Corse, même si elle n’y disposait pas de la majorité absolue, et qui permirent à M. Simeoni de prendre la présidence de l’exécutif et à M. Talamoni celle de l’Assemblée. Transformée enfin aux législatives de juin 2017 qui ont envoyé trois députés nationalistes (sur quatre sièges) au Palais-Bourbon.

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                Une majorité sans précédent pour les nationalistes corses



Objectifs flous
Cette fois, les nationalistes, qui ont obtenu 41 des 63 sièges de la nouvelle Assemblée, héritent des pleines responsabilités à la tête d’une collectivité qui gérera plus de 1 milliard d’euros de budget et près de cinq mille agents. Et qui revendique de nouveaux transferts de compétences.

   


Dans la foulée du second tour qui avait consacré leur large victoire, le premier ministre, Edouard Philippe, avait déclaré que la Corse pouvait « constituer un territoire privilégié pour tester et mettre en œuvre le pacte girondin » prôné par Emmanuel Macron. Dès lors que ses élus « prendront des initiatives conformes au cadre constitutionnel », avait-il ajouté, estimant qu’« il y aurait quelque chose de baroque à avoir fait voter une loi transférant des compétences puis à estimer, avant même sa mise en pratique, qu’elle est par nature insuffisante ou exercée de façon insatisfaisante ». Une manière de signifier aux élus corses qu’ils s’emparent d’abord des pouvoirs qui leur ont été transférés avant d’en revendiquer de nouveaux.
Le gouvernement va toutefois devoir engager le dialogue avec le nouveau pouvoir qui s’est installé ce mardi au siège de la collectivité unique, cours Grandval à Ajaccio. « Le moment d’ouvrir un dialogue véritable est venu, déclarait M. Simeoni dans un entretien au Monde au soir du second tour. Les circonstances n’ont jamais été aussi favorables pour un règlement politique par le haut de la question corse. Il ne faut pas laisser passer cette chance. »
Reste néanmoins à définir la nature de ce dialogue et à circonscrire les points sur lesquels il peut se concentrer. Or, sur le plan programmatique, en dehors de déclarations principielles d’ordre très général, les objectifs des nationalistes restent très flous.
Message politique
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, particulièrement chargée des collectivités territoriales, a été désignée pour mener cette mission. Elle se rendra dans l’île vendredi pour rencontrer les dirigeants nationalistes élus. Depuis sa nomination, le ministère n’a pas précisé les modalités de ce premier déplacement.
M. Macron se rendra lui-même en Corse le 6 février, vingt ans après l’assassinat du préfet Claude Erignac. Un déplacement qui prend une valeur symbolique et politique toute particulière pour le chef de l’Etat, alors qu’il n’avait obtenu sur ce territoire qu’un peu moins de 18,5 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle.

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                Simeoni : « Il est temps de passer du déni à la reconnaissance du caractère politique de la question corse »



En 2015, lors de leur accession à la tête de la collectivité territoriale, les nationalistes avaient fait une démonstration spectaculaire assortie d’une mise en scène et de discours retentissants. A peine intronisé à la présidence de l’Assemblée, M. Talamoni avait prononcé un discours en corse ancré dans les références au « père de la patrie corse », Pascal Paoli, qui avait proclamé, en 1755, la première Constitution de souveraineté populaire. Et, à l’issue de la séance, les neuf élus au conseil exécutif avaient prêté serment sur la « bible » du paolisme, la Justification de la révolution de Corse, éditée en 1758.
Qu’en sera-t-il cette fois ? A 14 h 30 mardi, le doyen d’âge, Pierre-Jean Luciani, président sortant de l’ex-département de Corse-du-Sud, a ouvert la séance. Le nationaliste Jean-Guy Talamoni a été élu président de l’Assemblée de Corse avec 40 des 63 voix. Il a dédié sa victoire « à nos prisonniers et recherchés », dans un discours d’investiture entièrement prononcé en corse.
Les 63 conseillers ont ensuite désigné les onze membres du conseil exécutif, avant d’élire M. Simeoni président du conseil exécutif de Corse par 42 voix sur 63. L’ancien maire de Bastia a été massivement applaudi, y compris par ses opposants et il a appelé Paris à un « un geste politique fort  ».

Gilles Simeoni interpelle Emmanuel Macron
Le président sortant du Conseil exécutif corse, qui devrait être reconduit mardi 2 janvier dans cette fonction, a interpellé le président de la République, Emmanuel Macron, l’invitant à « parler rapidement sur sa vision de la Corse et sa vision du dialogue » qui devra « s’engager entre la Corse et la République ».
S’exprimant mardi sur France Inter, il a regretté que « jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement et l’Etat [n’aient] pas donné les signes forts, qui étaient indispensables, de la prise en compte de la nouvelle donne politique corse, qui s’est traduite notamment par une victoire électorale aux allures de raz-de-marée démocratique aux élections territoriales de décembre ».
Depuis la victoire de la liste Pè a Corsica (Pour la Corse) menée par Gilles Simeoni pour les autonomistes et Jean-Guy Talamoni pour les indépendantistes le 10 décembre, le président de la République n’a pas abordé la question de l’île.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le président organise, mercredi, un séminaire avec ses ministres. L’exécutif entend continuer à réformer au pas de charge malgré les risques qui s’accumulent.
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Macron veut garder le tempo des réformes

Le président organise, mercredi, un séminaire avec ses ministres. L’exécutif entend continuer à réformer au pas de charge malgré les risques qui s’accumulent.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 13h01
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Avancer, pour ne pas tomber. A peine rentrés de quelques jours de vacances, les membres du gouvernement sont convoqués par Emmanuel Macron à l’Elysée, mercredi 3 janvier, afin de participer à un séminaire de travail – le quatrième depuis le début du quinquennat –, qui sera suivi d’un déjeuner avec le chef de l’Etat. Objectif : « Anticiper l’action des prochaines semaines et maintenir la pression sur tout le monde », explique-t-on dans l’entourage du premier ministre, Edouard Philippe.
De nouveau apprécié par une majorité de Français dans les études d’opinion, après un creux jugé inquiétant à la fin de l’été, le couple exécutif est persuadé que l’activité est son meilleur viatique pour maintenir sa popularité. Pas question donc de temporiser ou de ralentir le rythme. « Je n’arrêterai pas d’agir », a lui-même insisté le président de la République lors de ses vœux aux Français, dimanche 31 décembre 2017, assurant que les « transformations profondes ont commencé et se poursuivront avec la même force, le même rythme, la même intensité pour l’année 2018. »
Comme lors des trois précédents séminaires – ils s’étaient tenus le 30 juin 2017 à Nancy, puis le 28 août à l’Elysée et le 8 octobre à Matignon –, l’exécutif devrait fixer, mercredi, la feuille de route du gouvernement pour les six à huit prochaines semaines. « L’objectif est d’organiser les séquences pour qu’il n’y ait pas de temps mort et que rien ne se télescope », explique un conseiller d’Edouard Philippe. « Une vision sur l’ensemble du semestre est également prévue, afin de donner à chacun le même niveau d’information », précise-t-on à l’Elysée.

« Humilité »
Parmi les dossiers abordés lors de ce séminaire, les sujets économiques et sociaux devraient une nouvelle fois occuper une large place, notamment les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance-chômage ou encore de l’intéressement et de la participation....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », rappelle qu’au seuil de la nouvelle année, la préoccupation numéro un des Français reste l’emploi.
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« L’ode au travail de Macron ne prendra sens que s’il parvient à résorber le chômage »

Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », rappelle qu’au seuil de la nouvelle année, la préoccupation numéro un des Français reste l’emploi.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 07h04
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au Monde)








                        



                                


                            
Chronique. Battre le fer quand il est chaud. Depuis son élection, Emmanuel Macron a appliqué avec détermination la devise du forgeron. Et il n’en a pas fait mystère lors de la présentation de ses vœux aux Français, le 31 décembre 2017 : il va continuer « au même rythme » et « avec la même intensité », convaincu que la première année de son mandat est « cruciale » pour enclencher la transformation du pays.
De fait, le programme de travail du gouvernement pour les prochains mois est impressionnant. A une délicate révision constitutionnelle (visant notamment à réduire le nombre de parlementaires et à introduire une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin législatif) et aux projets de loi sur l’immigration et l’asile, sur le logement, sur le droit à l’erreur pour les entrepreneurs, sur la police de sécurité du quotidien, sur l’égalité entre les hommes et les femmes, s’ajouteront, dès janvier, deux décisions qui ne manqueront pas de soulever des polémiques : l’éventuelle réduction à 80 km/heure de la vitesse autorisée sur les routes nationales et départementales et le choix de réaliser ou d’abandonner le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), près de Nantes. Sans oublier le « sursaut européen » auquel appelle le chef de l’Etat, de concert avec la chancelière allemande Angela Merkel.
Mais sans mésestimer l’ampleur et la difficulté de ces chantiers, c’est sur le terrain de l’emploi et du travail que va se jouer, pour une large part, la crédibilité du président de la République. Après celle du droit du travail réalisée à l’automne 2017, trois réformes – de l’assurance-chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage – sont désormais à l’ordre du jour.
Une transformation en profondeur
Comme le candidat Macron l’a maintes fois expliqué durant sa campagne et comme il l’a redit le 31 décembre en faisant du travail « le cœur de notre projet de société »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ La suppression décidée rapidement au 1er janvier 2018 du système de protection sociale des travailleurs non salariés, qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes, n’est pas sans risques.
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Fin du RSI, fin des galères ?

La suppression décidée rapidement au 1er janvier 2018 du système de protection sociale des travailleurs non salariés, qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes, n’est pas sans risques.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h00
    |

                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            
La suppression du régime social des indépendants (RSI) était une des promesses de campagne phares du candidat Macron. Elle a séduit nombre de travailleurs indépendants. Le 28 septembre 2017, le gouvernement a annoncé dans son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) la suppression du RSI au 1er janvier 2018. Le PLFSS 2018, voté le 4 décembre 2017 par le Parlement, précise qu’une nouvelle caisse prendra le relais de celle du RSI pendant une phase transitoire allant du 1er janvier 2018 au 1er janvier 2020, date de l’absorption finale du RSI par le régime général.
Une nouvelle qui réjouit nombre d’artisans, de commerçants, de professions libérales et d’auto-entrepreneurs affiliés au RSI. Né en 2006, le RSI gère les retraites et l’assurance-maladie de 4,6 millions d’actifs et leurs ayants droit et de 2 millions de retraités. Pour beaucoup, il est synonyme de cauchemar : bugs en série, modes de calcul des cotisations illisibles, recouvrements abusifs, injonctions par huissiers injustifiées, services injoignables ou ne prenant pas en compte les mises à jour…

Antoine Dorland, 30 ans, dirigeant de la société d’organisation d’événements Les Plus, en sait quelque chose : « Je ne m’étais pas vraiment intéressé à mes remboursements RSI car je n’allais jamais chez le médecin. Jusqu’à ce que je tombe malade, il y a quelques années : je me suis rendu compte que je n’étais jamais remboursé. Là, cela a d’abord été la guerre pour les joindre, alors que le numéro est payant en plus. »
Bug de 2008
« Ensuite, j’ai appris que je n’avais jamais été correctement enregistré chez eux : ils prenaient ma part de cotisations mais ne s’intéressaient pas à qu’ils donnaient. A ce moment-là, ils m’ont dit qu’ils m’avaient envoyé des courriers, sauf qu’ils n’avaient pas enregistré d’adresse postale à mon nom… J’ai dû rappeler plusieurs fois pour que la situation se débloque. »

Pierre (il souhaite rester anonyme),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Immigration, égalité femmes-hommes, chômage… Le blog de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, Lui Président, fait le point sur les chantiers qui attendent le chef de l’Etat.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Sur son blog, Jean-Pierre Filiu estime que le président de la République, aveuglé par sa volonté de rupture avec son prédécesseur, est en train de tomber dans le piège pourtant grossier que lui tend le président syrien.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le doublement des plafonds du régime des autoentrepreneurs ne changera la donne que pour quelques milliers de free-lances. Attention à la TVA ?
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                   
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Les autoentrepreneurs crèvent le plafond, mais gare aux pièges !

Le doublement des plafonds du régime des autoentrepreneurs ne changera la donne que pour quelques milliers de free-lances. Attention à la TVA ?



Le Monde
 |    01.01.2018 à 07h00
    |

                            Valérie Segond








                        



                                


                            

Créé en 2009 pour permettre à tout un chacun, étudiant, actif et retraité, de se lancer dans l’entrepreneuriat, le régime fiscal de l’autoentrepreneur a suscité un véritable engouement pour développer de petites activités qui génèrent un complément de revenu.
Selon l’Insee, près de 2 millions d’actifs sont passés par ce régime depuis sa création, et 42 % des Français ont eu recours au service d’un autoentrepreneur. Seulement, s’il devait permettre à chacun de se mettre à son compte d’un quasi-claquement de doigts, et qu’aucune charge n’était due tant qu’il n’y avait pas de chiffre d’affaires, le volume d’activité était plafonné : pas plus de 33 200 euros de chiffre d’affaires annuel pour les activités de services, et pas plus de 82 800 euros pour la vente de marchandises.
Pour lui permettre de se développer, et reprenant une promesse du candidat Macron, le gouvernement a annoncé qu’à compter du 1er janvier 2018, le plafond d’activité de la microentreprise allait être porté à respectivement 70 000 euros dans les services et 170 000 euros dans la vente de marchandises, soit un doublement des plafonds initiaux.
Apparente simplicité
De nouveaux plafonds qui, en théorie, permettraient à des artisans, des agents immobiliers et des consultants en tout genre d’adopter ce nouveau régime que la simplicité a rendu très attractif. Et de voir fleurir une nouvelle génération d’autoentrepreneurs dans tous les secteurs d’activité, au risque de les mettre en concurrence frontale avec les autres entreprises, qui ont toutefois un avantage de taille : la déduction de leurs charges et de l’amortissement du matériel.

« On peut imaginer qu’à terme des hordes de cadres décident de se mettre à leur compte, et ne travaillent plus » dans « une entreprise, mais » pour « des entreprises », s’enthousiasme le philosophe Gaspard Koenig, du think tank libéral GénérationLibre. Ce qui achèverait de brouiller la frontière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental, mais a aussi insisté sur les valeurs de « fraternité » et de « collectif »
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Pour ses premiers vœux, Macron réaffirme son identité politique et corrige son image

Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental, mais a aussi insisté sur les valeurs de « fraternité » et de « collectif »



Le Monde
 |    31.12.2017 à 22h07
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 11h12
    |

            Bastien Bonnefous








                        



   


Pour ses premiers vœux aux Français en tant que président de la République, Emmanuel Macron a livré, dimanche 31 décembre 2017, un discours des plus classiques. Alors que son entourage et l’Elysée bruissaient depuis plusieurs semaines d’un possible renouvellement de cet exercice ultracodifié, le chef de l’Etat s’est inscrit finalement, ni plus ni moins, dans les pas de ses prédécesseurs.
Sur la forme, il s’est exprimé peu après 20 heures, pendant dix-sept minutes, depuis son bureau, installé dans le salon d’angle, au premier étage du palais. Les historiens de l’Elysée noteront que, avant lui, seul Valéry Giscard d’Estaing avait choisi cette pièce pour présenter ses vœux aux Français.
Très attaché à la mise en scène de son pouvoir, M. Macron a pris la parole dans un cadre volontairement épuré, assis à une table en marbre, avec, devant lui, une feuille de papier et un simple crayon de bois ; dans son dos, les traditionnels drapeaux français et européen, augmentés du tableau représentant la Marianne de l’artiste Shepard Fairey, alias Obey, le tout devant une fenêtre ouvrant sur le parc du Château.

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« Faire ce à quoi je me suis engagé »
Sur le fond, M. Macron a tenu à corriger en partie son image, tout en réaffirmant son identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la « disruption » a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail et les mesures dans l’éducation nationale, et rappelé qu’il avait été élu pour « faire ce à quoi [il s’était] engagé ».
Une caractéristique souvent mise à son crédit dans les enquêtes d’opinion sur sa popularité, et qu’il a l’intention de perpétuer en 2018, alors que plusieurs réformes d’envergure (assurance-chômage, formation professionnelle, loi sur l’immigration, réforme de la Constitution, etc.) sont à l’agenda des prochains mois.
« Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu », a-t-il expliqué. Un message directement adressé à ses détracteurs et aux différentes oppositions, de gauche comme de droite, à sa politique : « Toujours j’écouterai, j’expliquerai, je respecterai, mais toujours à la fin je ferai (…). C’est ce que vous attendez de moi », a-t-il ainsi résumé.

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Corriger son image
Mais, par petites touches, M. Macron a tenté de modifier son rapport à l’opinion. Qualifié de « président des riches » par ses adversaires, souvent critiqué dans les sondages pour son manque d’empathie ou de proximité, le président de la République a particulièrement insisté sur les valeurs de « fraternité », de « cohésion nationale » et de « collectif ». Citant à dessein les « territoires ruraux », les « quartiers populaires », les « agriculteurs » ou les « fonctionnaires », il a tenté de montrer qu’il s’adressait à tous les Français et pas seulement à ceux qui vont bien et tirent profit de la mondialisation, comme le reproche lui en est souvent fait.
Ainsi, alors qu’il avait vanté, le 15 octobre, sur TF1, la réussite des « premiers de cordée » qui tirent, selon lui, l’ensemble de la société vers l’avant, M. Macron a cette fois semblé regretter « les succès de quelques-uns qui nourrissent les égoïsmes et les cynismes ». « Tant de nations sont en train de se fracasser, car seuls quelques-uns y réussissent », a-t-il commenté, en défendant « un grand projet social » à venir pour le pays, sans le détailler pour autant.

   


Une évolution du discours présidentiel qui ne s’applique pas, toutefois, à l’accueil des migrants en France. Critiqué récemment pour sa politique, jugée comme une des plus dures de ces dernières décennies en France, le chef de l’Etat a, certes, reconnu de possibles « tensions éthiques », mais il a refusé de revoir sa copie, se maintenant derrière sa « ligne humanité et efficacité ».

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Des mots calqués sur ceux de JFK
Si le droit d’asile pour les réfugiés est « un devoir moral [que] nous respecterons » pour « ceux qui fuient leur pays parce qu’ils y sont menacés en raison de leur origine, de leur religion, de leurs convictions politiques », M. Macron a également précisé que « nous ne pouvons accueillir tout le monde ».
Fidèle à sa volonté de « faire vivre la renaissance française » – une expression qu’il avait déjà employée lors de son entrée en fonctions, le 14 mai –, le chef de l’Etat, qui vient d’avoir 40 ans, a conclu ses premiers vœux aux Français par un appel à l’engagement : « Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays », a-t-il déclaré. Des mots directement calqués sur ceux d’un autre président quadragénaire célèbre, John Fitzgerald Kennedy, qui, lors de son discours d’investiture à la Maison Blanche en 1961, avait lancé à ses compatriotes américains : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

Des vœux express pour la « jeunesse »
Dans la foulée de son allocution en direct à la télévision pour ses vœux aux Français, dimanche, le chef de l’Etat a enregistré une vidéo de deux minutes où il synthétise son propos, à destination de la jeunesse.
« Je viens de présenter mes vœux à tous les Français pendant dix-huit minutes. On me dit que c’est trop long », introduit Emmanuel Macron dans cette vidéo diffusée sur Twitter, avant de dérouler un message sensiblement identique en un peu moins développé.

Vœux 2018 à la jeunesse. https://t.co/jSaHk5BQ12— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le président a insisté sur les « défis » qui attendent le pays et déclaré que l’année 2018 serait « l’année de la cohésion de la nation ».
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Vœux de Macron : les « transformations profondes se poursuivront avec la même force en 2018 »

Le président a insisté sur les « défis » qui attendent le pays et déclaré que l’année 2018 serait « l’année de la cohésion de la nation ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 21h00
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 22h00
   





                        


Le président de la République a adressé, dimanche 31 décembre, ses premiers vœux aux Français. S’exprimant depuis le « salon d’angle », la pièce dans laquelle il travaille, Emmanuel Macron a parlé durant près de 18 minutes sans prompteur et a promis que les « transformations profondes se poursuivr [aient] avec la même force en 2018 ». Revenant brièvement sur les réformes de l’année 2017, « l’année du choix » qui a « profondément renouvelé notre vie politique », le président a surtout évoqué les « nombreux défis » de 2018.

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Les transformations, comme celles engagées à l’école, au travail, sur le climat « se poursuivront avec la même force en 2018 », a assuré le chef de l’Etat, évoquant les réformes promises pour les quartiers populaires, les territoires ruraux, les agriculteurs, les fonctionnaires mais également l’égalité homme-femme et la refonte de l’assurance chômage.
« Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu », a martelé Emmanuel Macron, assurant à ceux qui « ne partagent pas la politique conduite par le gouvernement » qu’il les « respectait » et qu’il les « écouterait » toujours, mais qu’il « n’arrêterait pas d’agir ».
« Ambition européenne »
Au plan international, le président, qui a rendu hommage aux militaires, aux policiers et aux gendarmes, a promis de poursuivre la lutte contre le terrorisme islamiste mais également d’œuvrer à la paix.
Critiqué pour une politique migratoire trop « dure », Emmanuel Macron a défendu une « ligne d’humanité et d’efficacité ». Rappelant l’engagement de la France à accueillir les « femmes et les hommes menacés dans leur pays », il a estimé, comme il le disait durant sa campagne, que « nous ne pouvons accueillir tout le monde » et qu’il est « indispensable d’avoir des règles » pour expliquer son projet de réforme du droit d’asile.
Il s’est par ailleurs directement adressé aux « citoyens européens » pour retrouver « l’ambition européenne » et « dessiner un grand projet » pour l’Europe. « J’aurai besoin de vous », a-t-il déclaré en appelant à ne céder « ni aux nationalistes, ni aux sceptiques » et à participer aux consultations citoyennes qu’il compte mettre en œuvre en 2018 pour « vous exprimer et dire ce que vous voulez pour l’Europe ».

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« Année de la cohésion nationale »
Souvent accusé d’être le « président des riches », le « premier de cordée » d’une France qui va bien, le chef de l’Etat a insisté sur les mots de « cohésion » et de « collectif ». Il a ainsi commencé son discours en saluant ceux qui sont seuls et a réitéré son engagement « d’apporter un toit » à « toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans-abri ». 
Après une fin d’année marquée par des réformes économiques, il a déclaré vouloir faire de l’année 2018 « l’année de la cohésion de la nation » ; cohésion qui doit passer, selon lui, par l’école, le travail – qui est « au cœur de notre société » et qu’il « défendra sans relâche » –, la recherche, la culture.

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« Je crois dans la réussite, les succès. Mais que sont ces succès si ce ne sont que ceux de quelques-uns ? » a-t-il questionné, mettant en avant la nécessité de « repenser un grand projet social » et évoquant « l’esprit de conquête » et le besoin d’une « renaissance française » . « Vous appartenez à un collectif plus fort et plus grand que vous », a-t-il déclaré avant de réclamer : « Notre cohésion nationale dépend aussi de votre engagement, demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Outre les traditionnelles augmentations, l’année qui débute est marquée par des relèvements dus à l’entrée en vigueur de réformes votées en  2017.
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Transports, assurances, timbres… les hausses du 1er  janvier  2018

Outre les traditionnelles augmentations, l’année qui débute est marquée par des relèvements dus à l’entrée en vigueur de réformes votées en  2017.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 20h00
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h56
    |

                            Service économie








                        



   


Le 1er janvier 2018 sera marqué par des hausses de tarifs ou de cotisations et l’entrée en vigueur de réformes décidées au cours de 2017.

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Transports Les amendes (17 euros dans toute la France) pour défaut de stationnement sont remplacées par un « forfait de post-stationnement ». Son montant variera d’une commune à l’autre. A Paris, par exemple, il est fixé à 50 euros dans les arrondissements de 1 à 11 et à 35 euros dans les arrondissements de 12 à 20.En Ile-de-France, le passe Navigo n’augmente pas. Un « Navigo Jour » est créé pour se déplacer de façon illimitée sur une journée et sur de courts trajets. Son prix sera par exemple de 7,50 euros pour deux zones et de 10 euros pour trois zones.  Energie Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 6,9 %. Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par un chèque énergie de 150 euros en moyenne, versé au printemps.Les prix des carburants à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence, dans le cadre de l’alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici à 2021.   Automobile Le gouvernement offre une « prime à la conversion » de 1 000 euros à 2 000 euros à ceux qui vendent leur voiture (d’avant 1997 pour les modèles essence, 2001 pour les diesel ou 2006 pour les ménages non imposables) pour en acheter une récente. Elle atteindra 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique.  Tarifs postaux Les prix vont grimper de 4,7 % en moyenne. Le timbre rouge passe de 0,85 à 0,95 euro, le vert de 0,73 à 0,80 euro. Les tarifs des colis augmentent en moyenne de 1,5 % pour les envois des particuliers.  Assurances Le cabinet de conseil Fact & Figures estime que la hausse moyenne sera comprise entre 2 % et 3 % pour l’automobile et entre 1 % et 2 % pour l’habitation. Les complémentaires santé devraient aussi relever leurs tarifs.  Frais bancaires Selon le comparateur Panorabanques, la dépense moyenne des Français sera de 194,30 euros par an, soit 0,25 % de plus qu’en 2017. Si les frais les plus courants (tenue de compte, cartes bancaires, packages) progressent peu, les frais de transfert vers un établissement concurrent des plans épargne logement (PEL) et des plans d’épargne en actions (PEA) augmenteront respectivement de 9 % et 10 %.  Smic, santé, social Un salarié au smic touchera 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires en octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie.Les salariés profiteront de la suppression de cotisations chômage et maladie (– 3,15 %). Une compensation est prévue pour les 5 millions de fonctionnaires. Mais la CSG augmentera de 1,7 point pour l’ensemble des Français.Onze vaccins (trois actuellement) sont obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier. S’ajoutent coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C. Les enfants devront être à jour pour être admis en crèche ou à l’école.Le forfait hospitalier augmente de 2 euros pour passer à 20 euros par jour.Le jour de carence en cas d’arrêt maladie est rétabli pour les fonctionnaires.  Fiscalité du patrimoine Un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est créé sur les revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du PEA, des contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et gardés plus de huit ans. Les PEL ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.  Tabac Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d’ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars.  Journaux Plusieurs titres augmentent leur prix de 10 centimes : Le Monde, Le Figaro, Les Echos (20 centimes le week-end). En semaine, Le Parisien passe à 1,50 euro (+ 20 centimes) et Le Parisien/Aujourd’hui en France à 1,20 euro (+ 10 centimes).



                            


                        

                        

