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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les trois nouveaux adjoints ont pour point commun d’avoir été internationaux lorsque Bernard Laporte était sélectionneur (2000-2007) et Jacques Brunel, son adjoint.
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Rugby : Bruno, Elissalde et Bonnaire nommés adjoints du sélectionneur, Jacques Brunel

Les trois nouveaux adjoints ont pour point commun d’avoir été internationaux lorsque Bernard Laporte était sélectionneur (2000-2007) et Jacques Brunel, son adjoint.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h33
   





                        



   


L’entraîneur adjoint de Lyon, Sébastien Bruno, ainsi que Jean-Baptiste Elissalde et Julien Bonnaire ont été nommés adjoints du nouveau sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a annoncé la Fédération française de rugby (FFR), mercredi 3 janvier.
Bruno, mis à disposition par son club, sera en charge de la mêlée. Elissalde (trois-quarts) et Bonnaire (touche) seront également assistés par deux consultants, Philippe Doussy (jeu au pied) et Jean-Marc Béderède (défense), seul rescapé de l’ère Guy Novès, ce dernier ayant été limogé le 27 décembre par le président de la FFR, Bernard Laporte, à cause des tests de juin et de novembre ratés.

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Des proches de Laporte
Les trois nouveaux adjoints ont pour point commun d’avoir été internationaux lorsque Laporte était sélectionneur (2000-2007) et Brunel son adjoint. Ils ont notamment participé au Mondial 2007, dernière aventure de Laporte à la tête des Bleus, achevé à la quatrième place. Elissalde et Bonnaire étaient titulaires lors du quart de finale mythique de Cardiff remporté face à la Nouvelle-Zélande pourtant archifavorite (20-18).
Ce sont donc des fidèles que Laporte et Brunel ont convaincus pour tenter de redresser une sélection à l’agonie après six défaites consécutives – donc cinq test-matches – ponctuées d’un nul historique face au Japon (23-23), nation du deuxième rang mondial, que la France avait toujours battu jusqu’alors.
En nommant Brunel, Laporte avait annoncé la mise en place d’un groupe de cinq ou six adjoints issus du Top 14 pour entourer l’ex-manager de Bordeaux-Bègles. Mais les refus des entraîneurs français les plus cotés (Patrice Collazo, Franck Azéma, Fabien Galthié, Pierre Mignoni) ont obligé les deux hommes à revoir cette innovation à la baisse.

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Le temps presse pour Brunel
Bruno, adjoint de Mignoni à Lyon depuis 2015, reste en effet entraîneur du LOU (Lyon olympique universitaire). Il est mis à disposition pour le Tournoi des six nations. Jean-Baptiste Elissalde et Julien Bonnaire étaient sans club. Elissalde, qui avait quitté Toulouse après une saison 2016-2017 ratée, s’était récemment engagé avec la FFR pour entraîner l’équipe de France des moins de 18 ans. Bonnaire a mis fin au printemps dernier à sa carrière de joueur.
« Ce dispositif innovant mixe les compétences présentes au sein de nos clubs et celles émanant de l’encadrement technique fédéral », a positivé la FFR, ajoutant : « Il sera maintenu et renforcé jusqu’à la Coupe du monde 2019. Il est la première étape du rassemblement du rugby français autour de l’équipe de France ».
Le temps presse pour Brunel et son équipe : le Tournoi commence dès le 3 février contre l’Irlande, match pour lequel les Bleus seront rassemblés dès le 21 janvier à Marcoussis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Aucun record du monde masculin d’athlétisme n’a été enregistré au cours des douze derniers mois. 2017 restera donc la première année blanche, depuis la constitution de l’IAAF, en 1912 .
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les Jeux de Paris pourraient créer entre 119 000 et 247 000 emplois. Parmi eux, des postes à saisir dans l’organisation de l’événement, le tourisme et la construction.
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JO 2024 : quelques opportunités de choix pour les jeunes diplômés

Les Jeux de Paris pourraient créer entre 119 000 et 247 000 emplois. Parmi eux, des postes à saisir dans l’organisation de l’événement, le tourisme et la construction.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h20
    |

                            François Desnoyers








                        



                                


                            

C’est une facette méconnue de « l’excellence française ». A chaque grand événement international, des talents de l’Hexagone sont sollicités pour participer à sa mise en place. « C’est une compétence reconnue à l’étranger : on sait que les Français savent bien organiser », explique Jean-Pascal Gayant, professeur de sciences économiques à l’université du Mans. Mais intégrer un pool de spécialistes de l’événementiel n’est pas chose aisée.
Les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de 2024 à Paris en seront l’une des rares occasions, notamment pour les jeunes diplômés. « Le comité d’organisation accueillera des professionnels expérimentés, mais aussi des jeunes actifs, estime M. Gayant. Des missions pourraient leur être confiées dans les domaines du marketing, des RH ou encore de la finance. » A ses yeux, les profils sortant d’écoles de commerce devraient être privilégiés par rapport aux diplômés de cursus spécialisés tels les masters management du sport.

Les JOP seraient donc une opportunité pour les entrants sur le marché du travail ? Si la question est abordée avec prudence par les économistes du sport, elle apparaît justifiée pour plusieurs secteurs d’activités. Selon une étude du Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges, les JOP de Paris permettraient la création d’un nombre non négligeable d’emplois : entre 119 000 et 247 000 pour la période 2017-2034, pour un impact économique estimé de 5,3 à 10,7 milliards d’euros. Ces emplois concerneraient essentiellement trois branches : l’organisation, le tourisme et la construction.

La première devrait occasionner le plus de retombées (49 à 54 % de l’impact économique global des JOP selon le CDES). On l’a vu, les postes à pourvoir au sein du comité d’organisation (quelques milliers au maximum) constitueront une opportunité de choix pour certains jeunes diplômés. « D’autres seront ouverts au sein des fédérations sportives nationales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le président du CSP Limoges, dont l’histoire était intimement liée à celle de son club, est mort dans la soirée du 31 décembre à l’âge de 47 ans.
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Basket : Frédéric Forte, Limoges dans la peau

Le président du CSP Limoges, dont l’histoire était intimement liée à celle de son club, est mort dans la soirée du 31 décembre à l’âge de 47 ans.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 18h18
   





                        



   


Le monde du basket est en deuil. L’annonce de la mort brutale du président du CSP Limoges, Frédéric Forte, à l’âge 47 ans, dans la soirée du 31 décembre, a plongé tous les fans de balle orange dans une profonde hébétude. Mais surtout à Limoges, place forte du basket hexagonal, dont il a écrit les plus belles pages ces vingt-cinq dernières années, d’abord en tant que joueur, puis comme entraîneur et enfin comme dirigeant.
« Le CSP était une religion pour lui. Tout tournait autour du club. Comme il le disait, “le CSP sera encore là, bien après notre mort à tous” », a réagi sur LCI l’ancien pivot du club et actuel consultant pour SFR Sport, Frédéric Weis. Trois fois champion de France avec le Limoges Cercle Saint-Pierre (CSP), Frédéric Forte avait participé activement au sacre du club limousin en Coupe des clubs champions le 15 avril 1993 contre le Benetton Trévise, permettant aux Limougeauds de glaner le premier titre européen d’un club de basket français.
L’interception du siècle
Et son interception en fin de match sur le Croate Toni Kukoc est rentrée dans la légende. Alors que Limoges menait de deux points, Kukoc – qui rejoindra quelques semaines plus tard les Chicago Bulls de Michael Jordan – hérite du ballon à quelques secondes de la fin du match. Mais la star croate se fait voler le ballon par Frédéric Forte. « C’est l’interception du siècle. La carrière du meneur de jeu tricolore vient de basculer. Limoges était sur le toit de l’Europe, Forte au sommet de sa vie sportive », écrit Eurosport sur son site Internet. « The Brain » (« Le Cerveau »), l’un de ses surnoms, au physique (1,92 m pou 80 kg) assez banal pour un basketteur, était né.

Inoubliable.
— WeAreProballers (@Proballers)


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Après une première expérience compliquée à Limoges quand il n’avait que 18 ans, le Caennais de naissance retrouve le CSP en 1991 après un court passage à Gravelines. Il restera six ans dans le Limousin, où il va définitivement lancer sa carrière, notamment sous la houlette du coach serbe Bozidar Maljkovic. Le meneur de jeu évoluera par la suite au PSG-Racing, à Salonique (Grèce), à Strasbourg, ainsi qu’à Avellino et Scafati (Italie).
« Une grande perte »
C’est alors que commence la deuxième fructueuse carrière de Frédéric Forte. Il reprend les rênes du CSP en 2004 alors que le club est proche de la liquidation judiciaire et végéte en Nationale 1 (3e division) après des années de turpitude financière. Il sauve le club d’une disparition programmée et fait remonter le CSP dans l’élite, décrochant même deux titres de champion de France, en 2014 et 2015. Président omniprésent, voire omnipotent diront certains, Frédéric Forte avait encore de grandes ambitions pour son club et souhaitait « créer un modèle économique susceptible de compenser le retrait des collectivités publiques », explique L’Equipe dans son édition du jour.
Sa disparition laisse un grand vide dans le petit milieu du basket français et les hommages n’ont pas manqué pour saluer la mémoire de cet amoureux de la balle orange. « Trop jeune, trop tôt, injuste, dégueulasse. Je ne veux pas y croire. Monsieur Forte, du CBC à Limoges, merci pour tout », a notamment écrit le joueur de NBA Nicolas Batum sur son compte Twitter.
« Triste d’apprendre en début de soirée la disparition de Fred Forte. Une grande figure du basket français. Fred était courageux, entier, amoureux de son sport et fidèle à ses convictions. Pensée à sa famille, ses filles, ses amis et son club », a également réagi sur Twitter le président de la Fédération française de basket-ball, Jean Pierre Siutat. Le maire de Limoges, Emile-Roger Lombertie, a de son côté salué la mémoire d’un « homme sensible et engagé (…) C’est une grande perte pour le basket français, pour le sport en général et la ville de Limoges ». Quelques heures avant sa crise cardiaque, Frédéric Forte, qui utilisait les réseaux sociaux de façon presque compulsive, avait écrit cette sombre prémonition : « J’ai appris que le bonheur du jour pouvait ne pas passer la nuit. » Une phrase qui résonnera encore longtemps dans les esprits des fans limougeauds.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les choix de « une » traduisent une hiérarchie de l’information sportive, dont notre contributeur Jérôme Latta a voulu se faire une idée sur les 364 éditions de l’année 2017.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le déséquilibre accru entre une quinzaine de clubs européens et la grande masse de leurs poursuivants fait resurgir l’idée d’une super ligue européenne.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’ancien meneur international, champion d’Europe avec Limoges en 1993, est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 47 ans.
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Basket : mort de Frédéric Forte, ancien joueur et président de Limoges

L’ancien meneur international, champion d’Europe avec Limoges en 1993, est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 47 ans.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h50
   





                        



   


L’ancien joueur et président du club de basket-ball de Limoges (Pro A) Frédéric Forte est décédé dimanche soir d’une crise cardiaque à l’âge de 47 ans, juste avant d’aller réveillonner.
« Triste d’apprendre en début de soirée la disparition de Fred Forte. Une grande figure du basket français. Fred était courageux, entier, amoureux de son sport et fidèle à ses convictions. Pensée à sa famille, ses filles, ses amis et son club », a réagi sur Twitter le président de la Fédération française de basket-ball Jean Pierre Suitat.
Champion d’Europe avec Limoges
Ancien meneur international (75 sélections), passé par Caen, Limoges, Gravelines, le PSG-Racing, Salonique (Grèce), Strasbourg, Avelino et Scafati (Italie), Forte était âgé de 47 ans. Trois fois champion de France avec le CSP, il avait participé activement au sacre du club limousin en Coupe des clubs champions en 1993 contre le Benetton Trévise (Italie), en volant un ballon au Croate Toni Kukoc.
Forte avait repris les rênes du CSP en 2004 en Nationale 1 (3e division) et l’avait fait remonter dans l’élite, décrochant même deux titres de champion de France en 2014 et 2015. Il avait également vaincu un cancer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le dirigeant a annoncé lors de ses vœux qu’il voulait « faire de cette année un tournant dans l’histoire nationale » et assuré que « l’ensemble des Etats-Unis [était] à portée de [ses] armes nucléaires ».
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Corée du Nord : Kim Jong-un dit vouloir améliorer les relations avec le Sud et met en garde Washington

Le dirigeant a annoncé lors de ses vœux qu’il voulait « faire de cette année un tournant dans l’histoire nationale » et assuré que « l’ensemble des Etats-Unis [était] à portée de [ses] armes nucléaires ».



Le Monde
 |    01.01.2018 à 05h13
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 07h37
   





                        



   


La Corée du Nord pourrait envoyer une délégation en Corée du Sud pour les Jeux olympiques d’hiver de 2018, a déclaré lundi 1er janvier le numéro un nord-coréen Kim Jong-un, dans son message de Nouvel An à la nation nord-coréenne. « L’ensemble des Etats-Unis est à portée de nos armes nucléaires et il y a toujours un bouton nucléaire sur mon bureau. C’est la réalité, pas une menace », a-t-il également déclaré.
Les autorités sud-coréennes et les organisateurs des Jeux de Pyeongchang les présentent comme « les JO de la paix ». Ils se tiendront du 9 au 25 février, et les Jeux paralympiques doivent commencer le 9 mars. Deux athlètes nord-coréens – des patineurs en couple – sont qualifiés pour les JO de Pyeongchang.

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                Deux patineurs nord-coréens relancent la question de la participation de leur pays aux JO d’hiver



Le président sud-coréen Moon Jae-in a exprimé l’espoir que les Jeux contribuent à faire baisser les tensions. Il a proposé dans ce but un report des manœuvres militaires annuelles des forces de Séoul avec celles des Etats-Unis, principal allié de la Corée du Sud.
Ces manœuvres débutent habituellement fin février ou début mars et entraînent à chaque fois une montée de la tension, Pyongyang voyant dans ces exercices les préparatifs d’une future invasion de son territoire.
Tension
Lors de ses vœux, le dirigeant nord-coréen a assuré que Pyongyang n’utiliserait ses armes atomiques que si sa sécurité est menacée, tout en promettant de poursuivre le déploiement opérationnel de ses têtes nucléaires et de ses missiles balistiques.

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Kim Jong-un s’est également prononcé pour une amélioration des relations entre les deux Corées. « Nous devons améliorer les relations Nord-Sud, qui sont gelées, et faire de cette année un tournant dans l’histoire nationale », a-t-il déclaré.
La tension dans la péninsule est particulièrement forte ces derniers mois, avec la poursuite de la progression des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord et les échanges de menaces et d’invectives entre Kim Jong-un et le président des Etats-Unis Donald Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le « mercato » hivernal, qui s’ouvre lundi, pourrait donner à l’attaquant, mis au placard par les dirigeants du PSG, l’occasion de rebondir ailleurs. Mais il ne compte pas faire de cadeau au club.
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Hatem Ben Arfa n’est pas pressé de quitter le PSG

Le « mercato » hivernal, qui s’ouvre lundi, pourrait donner à l’attaquant, mis au placard par les dirigeants du PSG, l’occasion de rebondir ailleurs. Mais il ne compte pas faire de cadeau au club.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 14h25
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 14h34
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Génie turbulent du ballon rond, Hatem Ben Arfa est devenu, au gré des contrariétés et mises à l’écart, un modèle de placidité et de tempérance. Paradoxalement, le parachèvement de cette sidérante métamorphose est à mettre au crédit des dirigeants du Paris Saint-Germain.
En ostracisant le joueur de 30 ans, ces derniers ne pensaient pas, à l’origine, enclencher pareille transformation. Frappé d’anathème, l’attaquant international français (quinze sélections) fait preuve d’un stoïcisme à toute épreuve, alors même qu’il n’a plus disputé le moindre match officiel avec l’équipe de la capitale depuis le 5 avril. Et il n’est même pas certain que l’intéressé profite du marché hivernal des transferts, qui s’étire du 1er au 31 janvier, pour chercher à rebondir ailleurs.

Pourtant, à l’été 2016, l’arrivée au PSG de Hatem Ben Arfa, que l’on surnomme « HBA » s’apparente à une renaissance et à un retour aux sources. Au sortir d’une saison éclatante avec l’OGC Nice (dix-sept buts inscrits en Ligue 1), le natif de Clamart (Hauts-de-Seine) est alors la recrue phare du club parisien. En passe de gommer son image de dilettante ingérable, il cède aux sirènes de Nasser Al-Khelaïfi, le président qatari du PSG, et rejoint avec enthousiasme l’armada pilotée par l’entraîneur espagnol Unai Emery.
Mais, d’emblée, son coach le pique au vif, pointe son manque d’investissement à l’entraînement et le pousse à « améliorer sa condition physique ». Au fil des mois, son statut devient précaire : le talentueux dribbleur est relégué sur le banc des remplaçants, quand il n’est pas convié à s’asseoir en tribune. En mars, HBA exprime son spleen et réitère sa volonté de convaincre Unai Emery dans une vidéo kitschissime partagée sur les réseaux sociaux.

Un point de non-retour est atteint, un mois plus tard, entre les dirigeants parisiens et l’ex-attaquant de Lyon (2002-2008) et de l’Olympique de Marseille (2008-2011) : selon le clan Ben Arfa, la rupture serait consommée depuis la visite de l’émir du Qatar et propriétaire du PSG, Tamim Al-Thani, au centre d’entraînement du club, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), le 8 avril. Ce jour-là, le joueur aurait glissé au souverain, sur un ton goguenard, qu’il était plus aisé de lui parler qu’à Nasser Al-Khelaïfi, peu disponible. Cette remarque aurait froissé le président du club et scellé la disgrâce du joueur.
Guerre des nerfs
En juillet, Michel Ouazine, conseiller de Hatem Ben Arfa, et Jean-Jacques Bertrand, son avocat, sont reçus par Antero Henrique, le nouveau directeur sportif du PSG. Ce dernier leur signifie son souhait de voir le joueur — dont le salaire annuel est estimé à 10 millions d’euros par L’Equipe — quitter le club. La formation turque de Fenerbahçe est alors sur les rangs pour accueillir le banni.
« De façon ouverte, on lui a dit qu’il ne jouerait aucun match de la saison, explique Me Bertrand, dont le client est lié au PSG jusqu’au 30 juin. Mais s’il partait, il ne faudrait pas oublier deux choses : sa destination et son contrat, auquel il faudrait mettre fin. En l’occurrence, Hatem n’a rien demandé : ni à partir, ni à ce qu’on mette fin à son contrat. »
Selon le quotidien Le Parisien, le solde de tout compte auquel aurait pu prétendre le joueur s’élèverait à 3 millions d’euros. Mis au placard, HBA décide pourtant de rester à Paris.
En septembre, la tension monte d’un cran lorsque les dirigeants du PSG envoient le joueur s’entraîner avec l’équipe réserve, en lice dans le championnat amateur. Jean-Jacques Bertrand saisit alors la commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP). Réintégré dans un premier temps dans le groupe professionnel, Hatem Ben Arfa est par la suite expédié à nouveau en réserve. Cette guerre des nerfs dure jusqu’à la mi-octobre : le joueur est alors définitivement autorisé à s’entraîner avec l’effectif d’Unai Emery.
« Selon la charte du football et les obligations propres aux contrats des joueurs pros, Hatem doit avoir les mêmes conditions d’entraînement que tous les autres joueurs professionnels, rappelle son avocat. Le PSG a tenté d’utiliser une forme d’alternance entre des phases où on le mettait en équipe réserve et d’autres où on le faisait revenir parmi les pros pour prétendre que ce n’était pas définitif mais seulement temporaire. »
Prêt à prendre son mal en patience
Le 14 novembre, HBA est auditionné par la commission juridique de la LFP et y prône « l’apaisement ». « Tout est rentré dans l’ordre. Le club respecte ses conditions d’entraînement depuis le 17 octobre. A défaut de le faire jouer, insiste Jean-Jacques Bertrand. On ne veut pas jeter de l’huile sur le feu pour le moment. Sur le plan moral, il y a un préjudice incontestable : faire perdre à un joueur de 30 ans une année de compétition en lui demandant de méconnaître le contrat qu’il a, ce n’est quand même pas très loyal. »
Le défenseur salue « la zénitude », « la force de caractère assez insoupçonnable », « le recul » de son client « par rapport à une situation de provocation dans laquelle on essayait de le mettre ». « Dire à un joueur qu’il ne jouera pas de l’année, c’est faire péter les plombs à n’importe qui, dit-il. Il a pris forcément sur lui pour ne pas mal réagir, comme on pouvait peut-être l’attendre de sa part. Hatem, à son niveau, c’est Neymar. C’est un artiste. On a envie de le voir jouer et on est donc frustré. »
Selon son entourage, HBA n’aurait guère d’intérêt à trouver un point de chute lors du mercato hivernal. Même si Antero Henrique a récemment dit au Parisien « qu’un accord [serait] trouvé très vite ». Le directeur sportif du PSG est d’autant plus enclin à vendre le joueur que l’institution parisienne doit dégager rapidement des revenus (au moins 70 millions d’euros) afin d’échapper aux sanctions de l’Union des associations européennes de football (UEFA) dans le cadre du fair-play financier.

A court de rythme, HBA semble prêt à prendre son mal en patience jusqu’au terme de son contrat et à discuter posément avec d’autres clubs. Au 30 juin, il sera libre de s’engager avec l’équipe de son choix tout en privant le PSG d’indemnités de transfert.
« Il aura envie de jouer dans un environnement sportif qui lui sera plus favorable, confie Jean-Jacques Bertrand. Sa vie n’a été faite que de hauts et de bas. Là, il est dans un bas et il doit attendre le prochain haut. » A défaut d’avoir pu exercer son art au PSG, Hatem Ben Arfa y aura, au moins, énormément appris sur lui-même.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois anciens membres de la commission de gouvernance de la FIFA, chargée notamment de superviser le processus de réforme de l’organisation, proposent deux mesures dont l’Union européenne devrait s’emparer.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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« Nous ne pouvons pas laisser le football entre les mains d’une organisation pourrie »

Dans une tribune au « Monde », trois anciens membres de la commission de gouvernance de la FIFA, chargée notamment de superviser le processus de réforme de l’organisation, proposent deux mesures dont l’Union européenne devrait s’emparer.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h38
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 15h45
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Miguel Poiares Maduro (président des commissions de gouvernance et de contrôle de la FIFA de juillet 2016 à mai 2017), Navi Pillay (membre de la commission de gouvernance de la FIFA de décembre 2016 à mai 2017) et Joseph Weiler (membre de la commission de gouvernance de la FIFA de décembre 2016 à mai 2017)
Tribune. Qui ne s’est pas réjoui lorsque, après des années de scandales et de corruption, on a pu croire que les écuries d’Augias de la FIFA seraient enfin nettoyées ? A la suite d’une procédure pénale engagée contre certains des principaux délinquants identifiés, une nouvelle direction a été mise en place en février 2016, portée par de grandes promesses de réforme.
« Aucun de nous n’a conservé son poste. Quelle a été notre faute ? Il semble que nous ayons pris notre tâche un peu trop au sérieux »
En tant que membres indépendants de la nouvelle commission de gouvernance, nous nous étions engagés dans ce processus de réforme. Nous avions pris au sérieux notre tâche : superviser le processus de réforme de la FIFA, faire appliquer des règles en matière d’éligibilité pour les candidatures au sein de la FIFA, contrôler les élections et promouvoir la responsabilité sociale et les droits de l’homme dans le football. Aujourd’hui, aucun de nous n’a conservé son poste. Quelle a été notre faute ? Il semble que nous ayons pris notre tâche un peu trop au sérieux.
Nous savions, bien sûr, que changer une culture institutionnelle prendrait du temps. Il s’agit d’un monde – le football – doté d’organisations rétives à tout contrôle indépendant, dominées par un petit groupe d’acteurs peu enclins à rendre publiquement des comptes sur leur action et dans lequel d’énormes intérêts économiques et politiques sont en jeu.
Incroyable conflit d’intérêts
Un incroyable conflit d’intérêts est inscrit au cœur même de la gouvernance de la FIFA : ses dirigeants dépendent pour leur survie des associations de football dont ils sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ De Gerard Piqué à Teddy Riner, leurs phrases, parfois simplement tweetées et qui peuvent sembler anodines, ont émaillé douze mois de sport.
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« Se queda » et les phrases qui ont marqué l’année sportive 2017

De Gerard Piqué à Teddy Riner, leurs phrases, parfois simplement tweetées et qui peuvent sembler anodines, ont émaillé douze mois de sport.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 05h19
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 05h24
    |

            Clément Martel








                        


Ce sont des phrases, parfois simplement tweetées, qui peuvent sembler anodines lorsqu’on les lit. Pourtant, prononcées par certains de plus grands champions de l’année écoulée, elles chroniquent l’année sportive 2017. Sélection – hautement – subjective.
« Se queda » de Gerard Piqué

   


Cette année, le feuilleton de l’été a concerné un footballeur brésilien à la chevelure peroxydée et au corps tatoué. Au talent fou, aussi. Sitôt le marché des transferts ouvert, le Paris-Saint-Germain, échaudé par son cuisant échec face au Barça lors de la remontada, a tenté d’attirer son artisan principal : Neymar Jr. Et, un mois durant, les rumeurs sont allées bon train des Champs-Elysées aux Ramblas, annonçant soit l’arrivée du leader brésilien dans la Ville lumière soit son maintien chez les Blaugranas.
Jusqu’à ce tweet péremptoire, le 23 juillet, du capitaine barcelonais Gerard Piqué : « Il reste », écrit-il en montrant son coéquipier hilare. Sauf que moins d’une semaine plus tard, ce même Neymar devient le joueur le plus cher de l’histoire, après un transfert à Paris contre 222 millions d’euros. Et Piqué, qui reconnaîtra n’avoir écrit cette phrase qu’en se fondant sur ses espoirs, entre de son côté au panthéon des auteurs de phrases cultes.

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                Neymar Junior à Paris, la série à suspense de l’été



« L’alter ego » de Pierre-Ambroise Bosse

   


Si les championnats du monde d’athlétisme ont été marqués, notamment, par les adieux du roi Usain Bolt, plusieurs Français sont également sortis du lot. A commencer par Pierre-Ambroise Bosse, sacré champion du monde du 800 mètres à la surprise générale (y compris la sienne) : « Je me suis dit, pourquoi ne pas tenter quelque chose de fou », confiait-il après une course l’ayant vu attaquer à 250 mètres de l’arrivée et résister aux retours de ses adversaires.
Attaquer de loin n’est pas fréquent sur une distance aussi tactique que le 800 m ; ne pas se faire rattraper par un peloton déchaîné l’est encore plus. Au point de transformer en prémonition la phrase du coureur-gouailleur, prononcée au sortir des qualifications.

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La « decima » de Teddy Riner

   


Il lui reste sept ans à tenir s’il veut achever sa carrière lors des Jeux olympiques de Paris 2024. En attendant, Teddy Riner continue d’écrire sa propre légende et d’enrichir son monumental pamarès. Le judoka français a remporté en 2017 ses neuvième et dixième titres mondiaux, entrant sans frapper « au panthéon des sportifs mondiaux » avec cette « decima » (dix victoires) où l’on retrouve Rafael Nadal, le Real Madrid et quelques autres grands noms du sport.

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L’année de Federer

   


Les grands joueurs ne disparaissent jamais. C’est le commentaire que l’on peut faire en voyant le palmarès des tournois du Grand Chelem cette année. Après une année blanche – ou presque –, Roger Federer et Rafael Nadal, respectivement 36 ans et 31 ans, ont bouclé une saison triomphante, où ils n’ont laissé que des miettes à leurs concurrents.
Et eux-mêmes ne semblent pas trop y croire, au vu des propos de Federer après son huitième sacre à Wimbledon. Victorieux de l’Open d’Australie et de Wimbledon pour le Suisse, et de Roland-Garros (son dixième) et de l’US Open pour le Majorquin, les deux géants de la balle jaune terminent également l’année aux deux premières places mondiales.
Les leçons de Tessa Worley

   


Elle possède désormais l’un des plus beau palmarès du ski hexagonal. Cette année, la skieuse française de 28 ans a remporté son deuxième titre de championne du monde de géant (après celui de 2013) ainsi que le globe de cristal de la discipline, qui récompense la skieuse la plus régulière de la saison de Coupe du monde.
Celle qui avait raté les Jeux olympiques de Sotchi (Russie) en raison d’une rupture des ligaments croisés en décembre 2013 et avait mis deux ans à revenir au meilleur niveau vise les Jeux de Pyeongchang (Corée du Sud). Et le seul titre qui lui manque.
La comparaison de Vladimir Klitschko

   


Le barnum créé autour du combat entre le boxeur Floyd Mayweather et le spécialiste de MMA (Mixed Martial Arts), Conor McGregor visait à le faire prendre pour le « combat du siècle ». Mais ne vous y trompez pas, le match de boxe dont on se souviendra pour cette année 2017 s’est déroulé fin avril dans l’enceinte de Wembley, devant 90 000 spectateurs surchauffés. Et mettait aux prises Anthony Joshua, actuel meilleur boxeur de la planète, à l’ancienne gloire de la discipline, Vladimir Klitschko.
Le boxeur anglais de 27 ans s’est imposé face à l’Ukrainien, par arrêt de l’arbitre à la onzième reprise, alignant sa dix-neuvième victoire avant la limite en autant de combats. De quoi valider le commentaire de Klitschko – qui a pris sa retraite à la suite de cette défaite –, comparant Joshua à Terminator avant la rencontre.
La « culture de la lose » de Yannick Noah

   


Les Bleus l’ont fait. Entraînée par le « gourou » Yannick Noah, qui ajoute encore une nouvelle ligne à son palmarès, l’équipe de France masculine de tennis s’est imposée en finale de la Coupe Davis, soulevant son dixième Saladier d’argent. Si l’on retiendra du parcours des coéquipiers de Jo-Wilfried Tsonga l’hécatombe parmi leurs adversaires (hormis le Belge David Goffin en finale, ils n’ont affronté aucun joueur mieux classé que la 44e place mondiale), personne n’enlèvera ce titre aux joueurs de Yannick Noah. Un capitaine qui s’est illustré par des choix audacieux, notamment en finale, et une longue tirade à cœur ouvert une fois la compétition achevée, où il revenait sur l’absence de culture de la victoire en France.

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                Un Noah assagi rapporte la Coupe Davis en France



Les prédictions de François Gabart

   


A bord de son trimaran, le Français François Gabart a mis exactement quarante-deux jours, seize heures et quarante minutes pour boucler le tour du monde en solitaire et sans escale. Effaçant largement le record de Thomas Coville (49 j 3 h 7 min) , qui datait d’à peine un an, le nouveau maître des mers poursuit sa trajectoire sans faiblir. Mais à peine son voilier amarré et le record en poche, le navigateur anticipait de voir, bientôt, un nouveau lévrier des mers tailler ce dernier en pièces.

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La joie d’Anne Hidalgo

   


Après plus de deux ans de campagne, et en dépit de l’absence de suspense, Anne Hidalgo ne tenait plus en place quand Thomas Bach, le président du Comité international olympique, a annoncé à Lima ce que tout le monde savait déjà. S’étant mises d’accord en amont, les villes de Paris et de Los Angeles ont obtenu respectivement l’organisation des Jeux olympiques de 2024 et de 2028.
Pour la maire de la capitale française, qui avait participé à la candidature perdante pour les Jeux de 2012, « c’est un nouveau commencement ». Dans sept ans, un siècle après les précédents, la France accueillera à nouveau les Jeux olympiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Jacques Brunel, le nouveau sélectionneur du XV de France, est en quête d’un staff à moins de six semaines du coup d’envoi du Tournoi des six nations.
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Rugby : urgent, XV de France cherche entraîneurs adjoints

Jacques Brunel, le nouveau sélectionneur du XV de France, est en quête d’un staff à moins de six semaines du coup d’envoi du Tournoi des six nations.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 18h40
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 18h11
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Avec une pointe de cynisme, on constatera que le XV de France ressemble aux Jeux olympiques : il attire de moins en moins ! De même que l’on a vu des villes retirer leur candidature à l’organisation des Jeux, les entraîneurs de rugby sollicités regimbent à l’idée d’intégrer le staff du XV de France pour devenir les adjoints de Jacques Brunel, nommé sélectionneur national, mercredi 27 décembre, après le limogeage express de Guy Novès.
A leur décharge, il faut dire que le projet de la Fédération française de rugby (FFR) et de son président, Bernard Laporte, semble encore flou, pour ne pas dire fou. A moins de six semaines du Tournoi des six nations 2018, tout reste à construire pour Jacques Brunel. Le manageur de l’Union Bordeaux-Bègles quittera le club girondin à l’issue du match de championnat samedi 30 contre le Stade français, et ce n’est qu’à partir du 2 janvier qu’il prendra officiellement ses fonctions à la tête du XV de France.

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                Rugby : Bernard Laporte écarte le staff du XV de France en invoquant une faute grave



Le sélectionneur en est aujourd’hui à essayer de trouver des adjoints qui accepteraient d’embarquer dans cette galère bleue qui a déjà fait couler son prédécesseur (seulement 7 victoires en 21 matchs). Il envisage de parvenir à ses fins d’ici à la fin de la semaine prochaine. Compliqué. L’entraîneur de Clermont, Franck Azéma, a déjà reconnu avoir dit non à un poste d’adjoint.
« En ce qui me concerne, si je ne suis pas à deux cents pour cent dans un projet, je ne peux pas me projeter. Je suis encore sous contrat avec Clermont jusqu’en 2020… », explique le technicien des champions de France en titre. Aux journalistes de La Montagne, le Clermontois précise avoir été contacté par téléphone dimanche 24 décembre à la fois par Bernard Laporte et par Jacques Brunel.
Un manque de « respect »
« L’unique fenêtre » lors de laquelle Franck Azéma accepterait de dépanner en équipe de France coïnciderait avec la tournée de test-matchs du mois de juin, en dehors de la période de championnat : « Ce serait différent et je prendrais sur mon temps de congés. […] Mais je ne suis pas sûr que ça les intéresse encore. » Mais pas question, assure-t-il, d’abandonner son club pendant que l’équipe de France disputera le Tournoi des six nations, de février à mars, ou durant la Coupe du monde 2019, au Japon.
Fabien Galthié (Toulon) et Patrice Collazo (La Rochelle) auraient également fait savoir leur refus d’intégrer le staff du XV de France, selon les informations respectives du bihebdomadaire Midi olympique et du quotidien Var matin. Interrogé dès le 23 décembre sur son éventuel intérêt, Patrice Collazo avait balayé toute rumeur en conférence de presse après un match contre Bordeaux-Bègles, invoquant « le respect des hommes et des institutions ». 
« Aujourd’hui, je sens qu’il n’y a pas trop ce respect, et ça me gonfle un peu », avait-il ajouté. Sous-entendu : la presse spécialisée avait commencé à disserter sur la composition du futur staff alors même que Guy Novès — l’ancien entraîneur de Patrice Collazo à Toulouse — n’a été informé de son licenciement que mardi 26 décembre au matin, par un appel téléphonique de Bernard Laporte.
Un « pool » d’entraîneurs envisagé
Au-delà se pose une autre question : quelle nouvelle organisation pour le staff du XV de France autour de Jacques Brunel ? La direction de la FFR aurait avancé l’idée de constituer un « pool » d’entraîneurs adjoints qui viendraient rejoindre l’encadrement de façon ponctuelle avant les matchs, mais sans encore vraiment en dessiner les contours.
« On va pouvoir réellement lancer une prospection, des campagnes, des conversations avec des gens qui, j’espère, voudront bien travailler dans ce projet », déclarait mercredi Jacques Brunel, non sans optimisme. Le refus public de Franck Azéma, qui l’a côtoyé lorsque le nouveau sélectionneur entraînait Perpignan, lui a pourtant montré la complexité de la tâche. Tout comme l’absence de réponse claire de Fabien Galthié, une vieille connaissance du temps où Jacques Brunel s’occupait de Colomiers.
Bernard Laporte a insisté sur sa volonté d’œuvrer à une « réelle proximité » entre le staff du XV de France et les entraîneurs des clubs du championnat de France, toujours réticents à libérer leurs meilleurs éléments. Avant chaque tournée ou chaque Tournoi des six nations, « sept ou huit entraîneurs de club seront conviés pour parler de la forme des joueurs ». « Je veux des informations en direct », fait valoir le président de la « fédé », lui-même ancien sélectionneur des Bleus (1999-2007) avec pour entraîneur des avants un certain… Jacques Brunel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le skieur français a remporté l’épreuve du combiné, vendredi, en Italie.
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Ski : Alexis Pinturault signe, à Bormio, sa deuxième victoire de la saison en Coupe du monde

Le skieur français a remporté l’épreuve du combiné, vendredi, en Italie.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 17h02
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 17h54
   





                        


Le skieur français Alexis Pinturault a décroché, vendredi 29 décembre, sa deuxième victoire de la saison en Coupe du monde en remportant l’épreuve du combiné de Bormio, en Italie. Il s’agit également de la 21e victoire de sa carrière.
Largement devancé dans l’épreuve de la descente, où il n’a pris que la 18e place, à 1 sec 65/100 de l’Italien Dominik Paris, Pinturault s’est imposé dans l’épreuve du slalom, résistant à tous les spécialistes partis après lui. Dominik Paris a, quant à lui, enfourché en bas de la piste alors qu’il était en course pour le podium, voire pour la victoire.
Ce succès dans le slalom a permis à Alexis Pinturault de devancer, au classement général final, l’Italien Peter Fill de 42/100 et le Norvégien Kjetil Jansrud de 45/100.
« Pour la descente, j’étais hyper satisfait. Avoir 1 sec 60 de retard, c’est une de mes meilleures performances, surtout que c’était une grosse descente, difficile, exigeante. C’est une des pistes les plus redoutées », a-t-il déclaré à l’AFP après l’épreuve. « La course, je pense que je la gagne plus grâce à la descente qu’au slalom, a-t-il ajouté. Le tracé en slalom n’était pas très difficile, d’ailleurs il n’y a pas eu trop de sorties dans les 30 premiers. Donc ce n’était pas facile pour nous techniciens de créer des écarts par rapport aux purs descendeurs, qui savent quand même prendre des virages. »
Alexis Pinturault avait remporté, le 9 décembre, le slalom géant de Coupe du monde de ski alpin de Val-d’Isère, en devançant l’Allemand Stefan Luitz et l’Autrichien Marcel Hirscher.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’ancien premier ministre prend la tête de l’instance de dialogue entre les gros constructeurs et la Fédération internationale automobile.
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Une présidence de commission à la FIA pour François Fillon

L’ancien premier ministre prend la tête de l’instance de dialogue entre les gros constructeurs et la Fédération internationale automobile.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 10h32
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance) et 
Yann Bouchez








                        



                                


                            

Même si ce n’est pas celle qu’il convoitait en priorité, François Fillon a bien décroché une fonction présidentielle en 2017. Réunie en assemblée générale à Paris, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) a validé, le 8 décembre, sa nomination à la présidence de sa commission constructeurs. En France, quelques semaines après que l’ex-premier ministre et candidat malheureux à la fonction suprême a annoncé son retrait de la vie politique, la nouvelle n’est pas passée inaperçue. De nombreux médias ont souligné « son entrée à la FIA ».
La formulation est toutefois inexacte. Car François Fillon, notoirement passionné d’automobile, était déjà membre, depuis le printemps 2014, du sénat de la FIA, sorte de conseil d’administration de l’institution, qu’il quitte du même coup. Jean Todt a, dans les deux cas, œuvré à son arrivée. « C’est quelqu’un qui a de grandes connaissances automobiles », dit le président de la FIA à propos de François Fillon.
A la tête de la commission constructeurs, un organe qui se réunit deux fois par an et est composé de représentants « de groupes automobiles produisant annuellement au moins 20 000 automobiles », selon les statuts de la FIA, l’ancien premier ministre aura pour missions, entre autres, de « fournir une vision stratégique de haut niveau sur les développements de l’industrie automobile », d’« encourager un dialogue structuré entre la FIA et les constructeurs » et d’« améliorer le retour sur investissement dans le sport automobile ».
« Je ne suis candidat à rien »
Si le champ de compétences de cette commission est large, il ne concerne pas les « questions relatives à la formule 1 (…) et au championnat du monde d’endurance de la FIA », précisent les textes. Une précision importante, puisqu’elle évite à François Fillon de se retrouver en situation trop évidente de conflit d’intérêts, son frère Pierre étant le président de l’Automobile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Des juges britanniques et français ont été saisis d’un possible conflit d’intérêts dans la vente des droits de la F1.
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Formule 1 : règlement de comptes dans le paddock

Des juges britanniques et français ont été saisis d’un possible conflit d’intérêts dans la vente des droits de la F1.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 10h31
    |

            Eric Albert (Londres et Genève, envoyé spécial), 
Yann Bouchez (Genève, envoyé spécial) et 
Catherine Pacary








                        



                                


                            

En formule 1, les voitures sont ce qu’il y a de moins intéressant. Les personnages aux ego démesurés qui animent ce sport automobile font un feuilleton bien plus passionnant. Jusqu’en janvier, avant d’être écarté sans ménagement, le parrain du milieu depuis des décennies s’appelait Bernie Ecclestone. La blague qui le résume le mieux est la suivante : « Quand est-il plus grand que sa femme ? Quand il est debout sur son portefeuille. » 
Une façon de rappeler qu’à 87 ans, ce provocateur de petite taille (1,59 m), qui a collectionné les mariages avec des femmes beaucoup plus jeunes et grandes que lui, a amassé une fortune estimée à 2,8 milliards d’euros, selon le Sunday Times. Son coup de maître : un accord hors norme datant de 2001 et donnant à sa société les droits sur la F1 pour un siècle, pour la modeste somme d’environ 3 millions de dollars par an.
« Jean Todt est un animal politique, qui ne fait jamais rien par hasard »
Face à lui, le régulateur du sport s’appelle Jean Todt, président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) depuis 2009. Le Français n’aime rien plus que d’évoluer dans les salons VIP, entouré des grands de ce monde. « C’est un animal politique, qui ne fait jamais rien par hasard », confie un homme qui l’a longtemps côtoyé. Agé de 71 ans, il a pour lui l’incroyable palmarès de quatorze titres mondiaux de F1 – pilotes et constructeurs – remportés par l’écurie Ferrari quand il en était le directeur, de 1993 à 2007.
A ces deux protagonistes centraux, il faut ajouter Max Mosley, prédécesseur de Jean Todt à la FIA, âme damnée et ancien avocat de Bernie Ecclestone, mais aussi son partenaire favori en affaires. Le Britannique, controversé, a dû renoncer à se représenter à la tête de la FIA quand un tabloïd a publié une photo de lui dans un lit avec cinq prostituées, en 2008. Il y a enfin John Malone, milliardaire américain de 76 ans, dont la société Liberty Media a racheté la formule 1...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ En propulsant un de ses proches, Jacques Brunel, au poste de sélectionneur, le président de la Fédération française de rugby devient comptable des prochains résultats du XV de France.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Livre. Cette autobiographie, que le biathlète français nous livre a seulement 29 ans, nous offre une plongée intéressante dans la tête d’un champion d’une certaine fragilité mais à la formidable force de caractère.
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Martin Fourcade, le doute et l’ego

Livre. Cette autobiographie, que le biathlète français nous livre a seulement 29 ans, nous offre une plongée intéressante dans la tête d’un champion d’une certaine fragilité mais à la formidable force de caractère.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 10h11
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 11h48
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Livre. Avant de porter le drapeau français lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang en Corée du Sud (du 9 au 25 février 2018), Martin Fourcade a fait sa psychanalyse. C’est ainsi que le biathlète décrit son autobiographie publiée à l’âge de 29 ans seulement, suffisamment tôt pour qu’on soupçonne une part de narcissisme qu’il concède volontiers.
« (J’espère) qu’exprimer tout cela me permettra (…) d’éviter, justement, que les mauvais souvenirs me restent coincés au travers de la gorge ou que les bons me transforment en nombriliste. J’espère qu’il n’est pas trop tard ! », écrit le double champion olympique de Sotchi (en 2014) pour justifier l’existence de ce récit personnel qui, sans réinventer le genre de l’autobiographie de sportif, offre une plongée intéressante dans la tête d’un champion.
Roi d’un sport éminemment psychologique, Fourcade vacille parfois et se décrit comme insupportable avant les compétitions
Les amateurs de scandale passeront leur tour, Martin Fourcade est un garçon sage et, surtout, l’icône du biathlon mondial : il ne lève pas le voile sur les mœurs du circuit ou sur la réalité du dopage dans un sport qu’il domine de la tête et des épaules.
Mon rêve d’or et de neige révèle un athlète tiraillé par le doute, un mot que l’on pensait ne plus être au vocabulaire d’un sextuple vainqueur de la Coupe du monde, onze fois champion du monde. Roi d’un sport éminemment psychologique, Fourcade vacille parfois et se décrit comme insupportable avant les compétitions.

La veille de son premier titre olympique, à Sotchi : « J’aime être l’homme à battre et trouve jouissif d’arriver à surmonter les attentes qui pèsent parfois sur mes épaules. Mais en refermant le journal, allongé sur mon lit, seul dans ma chambre au cœur du village olympique, j’ai peur. Je suis mort de peur. Je me mets doucement à trembler et à avoir du mal à respirer. »
Relation complexe
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Livre. De Marcel Cerdan à Jean-Claude Killy, en passant par les frères Boniface ou Jacques Anquetil, Olivier Margot raconte « ses » légendes.
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L’épopée des « quarante glorieuses », version sport

Livre. De Marcel Cerdan à Jean-Claude Killy, en passant par les frères Boniface ou Jacques Anquetil, Olivier Margot raconte « ses » légendes.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 06h00
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 11h03
    |

                            Francis Marmande








                        



                                


                            

Livre. Le Temps des légendes, d’Olivier Margot est une épopée. Vingt-cinq ans rédacteur en chef de L’Equipe, fils de parents qui se sont connus dans la Résistance, ça vous donne des droits mais aussi des devoirs. Margot réussit un grand œuvre digne de ses héros. Une épopée de parti très pris en une quinzaine de chants – de Marcel Cerdan à Jean-Claude Killy, en passant par les frères Boniface. Les « quarante glorieuses » version sport.
Hugo : « L’épopée, c’est l’Histoire écoutée aux portes de la Légende ». Truffée d’amour des livres (Lyotard, Foucault, Cormac McCarthy…), celle de Margot finit dans la perfection d’un Killy fasciné par l’Amérique et l’argent. Quarante ans plus tôt, Marcel Cerdan abandonnait l’essentiel de ses gains au réseau de Résistance, Libération.
Anquetil est traité avec le soin d’un Zweig. Cerdan ? Bobet fut résistant, Kopa fut Kopa, et Cerdan, matelot de la Marine libre française. Encore plus populaire qu’il n’était célèbre, il combat au Vel d’Hiv’ soixante-seize jours après la rafle des juifs de France dont il n’ignore rien (30 septembre 1942). Il sait qu’on lui oppose un boxeur franquiste hardiment soutenu par les pétainistes. Il termine vite et esquive la réception à l’hôtel Meurice, comme le ministre Borotra l’a évité, lui, un an plus tôt, à Vichy. On apprend sept petits faits vrais par page.
Pas de femmes ?
Le Temps des légendes se veut épopée des « quarante glorieuses » à travers des champions dont la trajectoire, toujours inspirée par la Résistance, tente « d’effacer la honte de la collaboration. » Pas de femmes ? Si, une, mais quelle figure ! Micheline Ostermeyer, pianiste concertiste et championne olympique de lancer du disque. Scrupuleux comme on l’est en amour, Olivier Margot l’a rencontrée. Ses recherches devraient inspirer d’urgence tous les doctorants Erasmus, ces nouveaux « experts » de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La Fédération française de rugby n’a pas précisé la teneur de la faute qu’elle reproche au sélectionneur Guy Novès et à ses adjoints, écartés mercredi.
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Rugby : Bernard Laporte écarte le staff du XV de France en invoquant une faute grave

La Fédération française de rugby n’a pas précisé la teneur de la faute qu’elle reproche au sélectionneur Guy Novès et à ses adjoints, écartés mercredi.



Le Monde
 |    28.12.2017 à 19h33
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 14h39
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Ils se souviendront de leur Noël 2017 ! Virés officiellement du staff, mercredi 27 décembre, le sélectionneur du XV de France, Guy Novès, et ses adjoints, Yannick Bru et Jean-Frédéric Dubois, ont appris, le même jour, que la Fédération française de rugby leur reprochait une « faute grave » pour justifier leur mise à l’écart, d’après les informations obtenues par Le Monde, confirmant celles qui sont parues, jeudi, dans L’Equipe.
A l’initiative de son président, Bernard Laporte, la FFR a fait parvenir trois courriers en recommandé signés de la main du directeur général, Sébastien Conchy. Son texte ne précise pas la nature de la « faute grave » invoquée pour justifier ces licenciements à mi-mandat de MM. Novès, Bru et Dubois, lesquels avaient signé, en 2015, un contrat à durée déterminée (CDD), qui était censé les mener jusqu’à la Coupe du monde 2019.
Les deux adjoints ont chacun reçu une convocation, mercredi, pour des entretiens préalables à un licenciement pour faute grave. Ces entretiens devraient se dérouler au début de janvier à Marcoussis, dans l’Essonne, au siège de la Fédération française de rugby (FFR). Guy Novès a également reçu un « courrier de rupture », mais il assure n’avoir « jamais été convoqué à un entretien préalable ». Dans un communiqué transmis, vendredi, par son avocat à l’Agence France-Presse, il conteste donc déjà la légalité de ce licenciement.

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Tout l’enjeu, pour la FFR, consiste maintenant à trouver une justification juridique à ces ruptures de contrat. Si les trois membres du staff étaient bien reconnus coupables de fautes graves (des fautes qui rendraient « impossible le maintien du salarié dans l’entreprise », selon les termes de la Cour de cassation), la fédération échapperait au paiement d’indemnités de licenciement, qui pourraient s’élever à 1,5 million d’euros.
En revanche, si la notion de faute grave n’était pas reconnue, la FFR aurait à payer l’intégralité des salaires mensuels des trois hommes dus jusqu’en 2019 : soit encore vingt-quatre mois de salaires pour chacun, selon les dispositions prévues pour les CDD dits « d’usage », généralisés dans le sport. Les discussions se dérouleraient alors par avocats interposés et pourraient aller jusqu’aux prud’hommes. 
Exemple dans un autre sport : Raymond Domenech fut licencié pour faute grave par la Fédération française de football en raison du Mondial 2010, en Afrique du Sud (élimination dès le premier tour) et de « l’affaire Knysna », qui avait opposé encadrement et joueurs. L’ancien sélectionneur des Bleus avait ensuite obtenu 1 million d’euros brut grâce à un accord à l’amiable avec la « fédé », après l’avoir assignée devant les prud’hommes.
Brunel en quête de nouveaux adjoints
Dans le cas de Guy Novès et de son staff, l’évocation d’une faute grave peut surprendre si l’on prend en considération le discours public de Bernard Laporte, président de la FFR. Bien qu’il ait pris la décision d’écarter Guy Novès et ses deux adjoints, M. Laporte n’a jamais mentionné, dans ses déclarations médiatiques, de faits assimilables à une faute pouvant justifier un licenciement.
La direction de la FFR a surtout reproché au trio un manque de résultats (outre un match nul contre le Japon, seulement sept victoires en vingt et un matchs), mais aussi des divergences de vue : « La manière de fonctionner de Guy n’était pas du tout celle qu’on veut mettre en place », a déclaré Bernard Laporte. Le dirigeant évoque notamment sa volonté d’ouvrir toujours plus les entraînements des Bleus « aux médias et aux gamins », là où le désormais ex-sélectionneur aurait préféré travailler dans un cadre plus resserré.
La procédure choisie est d’autant plus étonnante que Bernard Laporte expliquait au Monde, mardi, que Yannick Bru et Jean-Frédéric Dubois pourraient rester sous contrat avec la FFR « s’ils le souhaitent », et à condition d’accepter d’autres fonctions que celles d’adjoints, ces fonctions restant à déterminer.
En attendant, le futur sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, remplacera officiellement Guy Novès à partir du 2 janvier. Jusque-là manageur de l’Union Bordeaux-Bègles, le Gersois s’est déjà mis en quête d’adjoints pour composer à la hâte le staff de l’équipe nationale, à un mois du début du Tournoi des six nations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Cette année, Christophe-Patrice Lemaire, 38 ans, a signé 199 victoires, dont quatorze dans les courses de groupe, le plus haut niveau de la compétition.
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Le jockey français Christophe-Patrice Lemaire, première Cravache d’or étrangère au Japon

Cette année, Christophe-Patrice Lemaire, 38 ans, a signé 199 victoires, dont quatorze dans les courses de groupe, le plus haut niveau de la compétition.



Le Monde
 |    28.12.2017 à 19h04
   





                        



   


C’est un « exploit inédit », souligne jeudi 28 décembre l’association hippique France Galop. Le jockey français Christophe-Patrice Lemaire a été sacré Cravache d’or 2017 au Japon pour avoir remporté le plus de victoires au cours de l’année écoulée. C’est la première fois qu’un jockey étranger décroche cette prestigieuse distinction au Japon.
Installé au Japon depuis 2015, à l’invitation de la Japan Racing Association (JRA), Christophe-Patrice Lemaire est un « poids lourd » du hippisme dans ce pays passionné par les courses de chevaux. En 2016, il était déjà passé à un cheveu d’obtenir la Cravache d’or, mais il fut devancé le dernier jour de la compétition par le jockey japonais Keita Tosaki.
Mais cette année, Christophe-Patrice Lemaire, 38 ans, a signé 199 victoires, dont quatorze dans les courses de groupe, le plus haut niveau de la compétition.
Le public français avait pu revoir Christophe-Patrice Lemaire en France en 2017 à l’occasion de la plus grande course de l’année, le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, dans laquelle il défendait les couleurs de l’un des concurrents japonais, le cheval Satono Diamond, avec lequel il avait échoué.



                            


                        

                        

