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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Pour faire face à un besoin de trésorerie de 37 millions d’euros, Presstalis, le principal distributeur de la presse française, a gelé le quart des sommes qu’il aurait dû rembourser à ses clients. Au grand dam des petits éditeurs.
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Le distributeur de presse Presstalis dans une situation critique

Pour faire face à un besoin de trésorerie de 37 millions d’euros, Presstalis, le principal distributeur de la presse française, a gelé le quart des sommes qu’il aurait dû rembourser à ses clients. Au grand dam des petits éditeurs.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 16h24
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Avec Presstalis, l’histoire se répète : cinq ans après une précédente restructuration, le principal distributeur de la presse française, qui permet à 4 000 titres d’être diffusés dans 25 000 points de vente, se trouve de nouveau dans une situation critique. Et le secteur de la presse a des sueurs froides. Les titres des articles de 2012 consacrés à la précédente crise pourraient être recyclés sans problème : « Un mois de juillet crucial pour Presstalis », « Les éditeurs se mobilisent pour sauver Presstalis »… Seule différence, c’est en plein hiver qu’il y a le feu à la maison.
Début décembre, pour faire face à un besoin de trésorerie de 37 millions d’euros, Presstalis, qui aurait eu en 2017 un résultat d’exploitation négatif de 15 millions d’euros selon La Correspondance de la presse, a annoncé à ses clients qu’il retenait un quart des règlements qu’il aurait dû leur verser jusqu’à fin janvier.
Nouvelle présidente
En juin, Anne-Marie Couderc, sa présidente, qui avait mené avec succès la refonte du groupe en le faisant passer de 2 700 à 1 200 salariés, avait été débarquée par les éditeurs actionnaires. Ils lui reprochaient d’avoir cherché à transformer la société en plate-forme de service orientée vers le numérique, tout en dégradant la qualité de la distribution, son cœur de métier.
Mme Couderc a été remplacée par Michèle Benbunan, en provenance de Hachette Livre. « Elle a pour mission de redresser l’entreprise et de revenir au métier de Presstalis, qui est de distribuer des exemplaires chez les diffuseurs et de veiller à ce que le groupe soit au service des éditeurs et des diffuseurs », explique un proche du dossier. Elle doit présenter en janvier son projet de transformation de l’entreprise.

Pour faire face aux imprévus de trésorerie, qui s’expliquent notamment par les indemnités des précédents plans, une mandataire ad hoc a été désignée. Et un effort a été demandé aux éditeurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les économistes Ivar Ekeland et Jean-Charles Rochet ouvrent le débat, dans une tribune au « Monde », sur la concurrence entre cryptomonnaies et monopole étatique en matière de création monétaire.
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« La monnaie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux banques centrales ou aux “technofreaks” »

Les économistes Ivar Ekeland et Jean-Charles Rochet ouvrent le débat, dans une tribune au « Monde », sur la concurrence entre cryptomonnaies et monopole étatique en matière de création monétaire.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h36
    |

Ivar Ekeland (mathématicien et économiste, ancien président de l’université Paris-Dauphine) et Jean-Charles Rochet (professeur à l’université de Ge...







                        



                                


                            

Tribune. Les économistes appellent « bulle spéculative » le phénomène, hélas trop fréquent, qui voit les prix d’un actif, réel ou financier, s’envoler bien au-dessus de sa valeur fondamentale. L’histoire abonde de tels épisodes, plus ou moins pittoresques, comme la bulle des tulipes aux Pays-Bas au XVIIe siècle ou, plus près de nous, la bulle Internet de la fin des années 1990 et la bulle immobilière du début du siècle aux Etats-Unis, qui a abouti à la fameuse crise des subprimes en 2008-2009. Les bulles spéculatives finissent toujours par éclater, c’est-à-dire que le prix des actifs concernés finit par s’effondrer brutalement, entraînant dans sa chute tous ceux qui n’ont pas sauté à temps.
Mais la caractérisation d’une bulle est souvent sujette à caution, car il est très difficile d’évaluer la valeur fondamentale d’un actif. Ainsi, la valeur fondamentale d’une action est-elle définie comme la somme actualisée de tous les dividendes futurs que versera l’entreprise qui a émis cette action. Mais le plus souvent, nul n’a la moindre idée du montant de ces dividendes futurs, ni même de la durée de vie de l’entreprise en question. Dans la plupart des cas, on ne peut vraiment reconnaître une bulle que quand il est trop tard, c’est-à-dire quand elle a éclaté.
Un cas d’école
Le bitcoin est en revanche un cas d’école de bulle spéculative, car sa valeur fondamentale est clairement nulle : jamais le détenteur d’un bitcoin ne recevra le moindre coupon ou dividende. Sa seule utilité est de servir de moyen de paiement pour un certain type de transactions, parfois en marge de la légalité. Bitcoin, comme son clone ether (géré par la plate-forme Ethereum) est une cryptomonnaie, c’est-à-dire une monnaie qui n’est ni contrôlée ni garantie par un gouvernement.
Il fascine pour tout un tas de raisons : les conditions dans lesquelles il est apparu et s’est développé (personne ne connaît son mystérieux fondateur, Satoshi Nakamoto),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.
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Grâce au « sandwich néerlandais », Google a transféré 16 milliards d’euros aux Bermudes en 2016

Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 15h05
   





                        


Alphabet Inc., la maison mère de Google, a transféré en 2016 15,9 milliards d’euros des Pays-Bas vers une société écran aux Bermudes, selon des documents officiels cités par l’agence Bloomberg. Une technique d’optimisation fiscale baptisée « dutch sandwich » (le « sandwich néerlandais »), qui a permis à l’entreprise d’éviter des milliards de dollars d’impôts.
En bref, cette manœuvre se décompose en deux étapes. D’abord elle « consiste à transférer des revenus d’une filiale irlandaise vers une entreprise néerlandaise sans employé » – une technique nommée le « Double Irish » (le « double Irlandais ») –, selon des déclarations à la Chambre de commerce néerlandaise. Ensuite, cette même entreprise est transférée « vers une boîte aux lettres aux Bermudes possédée par une autre société enregistrée en Irlande », précise l’institution. En 2016, le montant ainsi transféré était 7 % plus élevé que celui de l’année précédente.

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Après la publication de ces documents, un porte-parole de Google a réagi dans un communiqué, affirmant que « nous payons toutes les taxes dues et nous nous conformons aux lois fiscales de chaque pays dans lequel nous opérons ».
D’après ses déclarations au fisc américain, le taux global d’imposition effectif de Google était de 19,3 % en 2016. Sur la base de ce taux d’imposition, les économies réalisées par le géant américain se seraient élevées cette année-là à 3,7 milliards de dollars. Sur la base du taux en vigueur en Irlande de 12,5 %, l’économie réalisée n’est plus que de 2,4 milliards de dollars.

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Imposition de 9 %, contre 20 % pour les autres entreprises
Fin 2016, le géant numérique détenait 60,7 milliards de dollars outre-mer, pour lesquels il n’avait pas encore payé d’impôts aux Etats-Unis, toujours selon Bloomberg. Faisant l’objet de poursuites dans plusieurs pays, Google est notamment parvenu à des accords avec les fiscs britannique et italien, leur reversant quelques centaines de millions d’euros.

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Le gouvernement français a, par ailleurs, ouvert la porte le 24 juillet dernier à une transaction avec Google après l’annulation par le tribunal administratif de Paris d’un redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au géant américain.
Google, mais aussi Apple, Facebook et Amazon – l’ensemble étant souvent désigné sous l’acronyme « GAFA » –, sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers. Ces entreprises transfèrent des bénéfices réalisés dans toute l’Union européenne vers un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où elles bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

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Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le troisième portrait de la série « Le numérique a changé mon métier » lancée par « Le Monde » nous présente les mutations en cours dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration.
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Anita Steinmann, directrice d’un hôtel à l’heure du numérique

Le troisième portrait de la série « Le numérique a changé mon métier » lancée par « Le Monde » nous présente les mutations en cours dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 15h00
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

[« Le Monde » a voulu savoir comment des métiers très variés étaient impactés par la digitalisation et le développement des outils numériques. Nous sommes ainsi allés à la rencontre d’une dizaine de personnes pour savoir comment le numérique avait transformé leurs pratiques professionnelles. Elles témoigneront aussi de leur adaptation, plus ou moins facile, et comment elles voient leur avenir professionnel. Après les portraits du vigneron Jonathan Ducourt et de l’enseignante Sandrine Babinet, Anita Steinmann raconte son métier de directrice d’hôtel à l’heure du numérique]
L’hôtellerie - restauration, Anita Steinmann a grandi dedans. « Mon oncle et ma tante tenaient un hôtel, dans lequel j’allais très régulièrement. Après mon bac, cette voie s’est imposée à moi » explique-t-elle. Après des études dans l’hôtellerie, elle gravit progressivement les échelons et en découvre les différents métiers : de la réception à la comptabilité client en passant par attachée de direction, dans des hôtels indépendants ou dans des chaînes.
En France, cinq millions d’avis sont postés sur les hôtels chaque année (150 millions dans le monde)
Il y a dix-sept ans, elle intègre le groupe hôtelier Ascott Limited, qui détient en France l’enseigne d’appart’hôtels Citadines (quatorze établissements à Paris et une douzaine en province) et les résidences plus luxueuses La Clef. En mars 2017, à 57 ans, elle devient directrice de la résidence hôtelière 5 étoiles La Clef Tour Eiffel, à Paris, qui reçoit à la fois une clientèle d’affaires et de loisirs. « Si mon cœur de métier reste intemporel, à savoir l’accueil, la satisfaction et la fidélisation de nos clients, le numérique a impacté l’ensemble de nos processus » analyse Anita Steinmann.

Selon Google, un voyageur sur deux fait désormais sa réservation en ligne (dont un quart via une application mobile). Par ailleurs, en France, cinq millions d’avis sont postés sur les hôtels chaque année...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Convoqué par le régulateur boursier pour régler ses dettes, Jia Yueting a refusé de rentrer en Chine.
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Le patron du groupe technologique LeEco refuse de rentrer en Chine

Convoqué par le régulateur boursier pour régler ses dettes, Jia Yueting a refusé de rentrer en Chine.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h19
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Jia Yueting, patron de LeEco, a reçu l’ordre de rentrer en Chine par le régulateur boursier chinois afin de régler des dettes qui se chiffrent en millions. Il a préféré envoyer sa femme négocier à sa place. Officiellement, le patron se dit occupé par sa production de voitures de luxe électriques, établie en Californie.
Il est vrai qu’il a fort à faire, la start-up automobile dans laquelle il a investi plus de 1 milliard de dollars (830 millions d’euros) étant, elle aussi, en difficulté. Mais Jia Yueting cherche surtout à éviter les soucis en Chine. En effet, il y a été inscrit sur une liste noire de mauvais payeurs le 12 décembre, pour des centaines de millions d’euros d’impayés, ce qui l’empêche de prendre le TGV, l’avion, ou de fréquenter des hôtels de luxe.
Jia Yueting paie le prix d’une ambition dévorante. Après une ascension rapide grâce à un site de vidéo à la demande, Leshi, créé en 2004, il s’est lancé dans une diversification tous azimuts, des jeux vidéo au sport, et plus récemment aux smartphones, aux téléviseurs et aux voitures électriques, des secteurs qui nécessitent de lourds investissements.
Avec son premier projet, qui faisait figure de vache à lait, le patron, aujourd’hui âgé de 44 ans, a convaincu des millions de petits investisseurs de le suivre, promettant de concurrencer Tesla dans l’automobile ou Apple dans la téléphonie.

Pour survivre sur le Web chinois, très concurrentiel, LeEco a cherché à développer un écosystème connecté, que devait couronner l’entrée de l’entreprise sur le marché du smartphone, en 2015. Le concept de l’entreprise était de vendre des smartphones bon marché pour attirer de nouveaux abonnés à ses divers services payants.
Mégalomanie
A l’époque, Jia Yueting affirmait qu’il allait faire de l’ombre aux plus grands. Mais le succès n’est plus au rendez-vous. Même à domicile, Baidu, Tencent ou Alibaba rivalisent avec Leshi sur son cœur de métier : la vidéo en ligne.
Le projet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’unique usine de boîtes alimentaires en plastique Tupperware en France doit fermer ses portes à la fin février, entraînant la suppression des 235 emplois.
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Tupperware : les salariés en grève pour réclamer un meilleur plan social

L’unique usine de boîtes alimentaires en plastique Tupperware en France doit fermer ses portes à la fin février, entraînant la suppression des 235 emplois.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 13h15
   





                        



   


Après les sauvetages compliqués du site de Whirlpool à Amiens et de GM & S à La Souterraine, le gouvernement pourrait se pencher sur un autre dossier, celui des 235 salariés de l’unique usine Tupperware en France, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), dont la fermeture a été décidée par le fabricant de boîtes alimentaires en plastique. Les salariés de cette entreprise ouverte en 1973, à la fin des Trente Glorieuses, sont en grève depuis mardi 2 janvier pour réclamer un meilleur plan social, a-t-on appris mercredi auprès de la CGT, syndicat majoritaire dans l’entreprise.
« Toute l’usine est arrêtée », a déclaré M. Antonio Constantino, délégué CGT de l’entreprise, reine de la vente à domicile. Les représentants du personnel CGT avaient assuré début novembre, après l’annonce le 19 octobre de la fermeture de l’usine fin février, « ne pas vouloir créer de tensions supplémentaires » pour « négocier un PSE le plus correct possible ».

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                Tupperware ferme son site français, 235 emplois supprimés



« C’est normal : aujourd’hui, on rentre dans le dur, on discute des primes supralégales de licenciement et de la durée de formation. On essaie d’obtenir le maximum, a expliqué mardi M. Constantino. Le groupe fait un chiffre d’affaires colossal, il faut que le plan social soit à la hauteur. »
Selon lui, la direction propose une prime supralégale équivalente à six mois de salaire pour les salariés ayant plus de trente ans d’ancienneté, avec une dégressivité d’un mois par tranche de dix ans d’ancienneté. L’ancienneté moyenne des salariés de l’usine est de trente-cinq à quarante ans, a-t-il précisé.
Le délégué CGT réclame également vingt-quatre mois de congé de formation pour les salariés de plus de 50 ans : « Ce sont les plus fragiles. Il faut qu’ils aient une formation à la hauteur pour pouvoir se reclasser. » Selon lui, la moyenne d’âge des salariés s’établit à 51 ans.
Tournure politique
Le secrétaire du comité d’entreprise, Patrick Richardeau, avait déclaré le 6 novembre 2017 que « le choix des salariés n’est pas de vouloir rentrer dans un jeu d’actions démesurées et incontrôlées ». Cette prise de position conciliante avait été vivement critiquée par les instances départementales du syndicat, ainsi que par la CFDT, syndicat minoritaire de l’entreprise.
Le maire Les Républicains de Joué-lès-Tours, Frédéric Augis, avait en revanche salué « la démarche de négociation avec l’employeur ». Le vice-président socialiste du conseil régional, Jean-Patrick Gille, avait de son côté dénoncé « un choix stratégique opportuniste [de la direction de Tupperware] à partir des ordonnances Macron ».

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                Emmanuel Macron signe les ordonnances réformant le droit du travail



Rétablir la compétitivité
La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l’usine et de la suppression des 235 emplois par « une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France ».
Tupperware, le roi de la vente à domicile, dispose de trois autres usines en Europe, au Portugal, en Grèce et en Belgique. Alors que la productivité permet de produire chaque année davantage, les ventes du groupe sont, au contraire, en berne. En particulier en France. Résultat : la capacité de production de Tupperware en Europe est supérieure de 35 % aux besoins. L’américain, dont les profits stagnent, a donc décidé de sacrifier une de ses usines sur le Vieux Continent. 
Le groupe, fondé en 1946 par l’ingénieur Earl Tupper, espère ainsi « rétablir sa compétitivité », et regagner les faveurs d’investisseurs aujourd’hui dubitatifs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Malgré ses faiblesses, l’Archipel, qui peine à tourner définitivement la page de la déflation, ne devrait pas être détrôné avant 2022.
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Le Japon reste la troisième économie de la planète

Malgré ses faiblesses, l’Archipel, qui peine à tourner définitivement la page de la déflation, ne devrait pas être détrôné avant 2022.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 11h33
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

La croissance de son économie fait pâle figure à côté de celle de son voisin chinois. Et pourtant : cette année encore, le Japon devrait conserver sa place de troisième puissance économique mondiale, selon le classement publié, le 26 décembre, par le Centre for Economics and Business Research (CEBR), un institut d’études britannique. Et il ne devrait pas en être détrôné avant 2022.
Des prévisions qui donnent comme un satisfecit au premier ministre conservateur, Shinzo Abe, porté au pouvoir en 2012 sur la promesse de tirer l’Archipel de la déflation où il se débat depuis vingt ans. De fait, les derniers indicateurs sont plutôt bons. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,5 % en rythme annuel au troisième trimestre 2017, enregistrant son septième trimestre de croissance de suite. « Cela n’était pas arrivé depuis près de vingt ans », souligne Matthias van den Heuvel, économiste à la banque Edmond de Rothschild, dans une note sur le sujet.

Tirées par la reprise des échanges mondiaux, les exportations de biens ont progressé de 7,1 % en moyenne l’an dernier, dopant la production manufacturière et l’investissement des entreprises. En novembre 2017, la consommation des ménages a bondi de 1,7 %, tandis que le taux de chômage est tombé à 2,7 % de la population active, au plus bas depuis novembre 1993. « L’économie est au plein-emploi », a souligné Haruhiko Kuroda, le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), le 26 décembre.
L’activité est également portée par les dépenses publiques massives, notamment dans les infrastructures : sur l’année fiscale 2017, elles ont culminé à 28 100 milliards de yens, soit 207,9 milliards d’euros. Ces injections devraient diminuer ces prochains mois, si bien que la croissance devrait retomber à 0,8 % seulement en 2018, contre 1,5 % l’an passé, selon le Fonds monétaire international.
Faible taux de chômage
C’est dire si le pays du Soleil-Levant fait figure d’exception en Asie-Pacifique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ A la fin de décembre, le taux de chômage outre-Rhin a atteint 5,7 %. Il était de 6,1 % un an plus tôt.
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En Allemagne, le taux de chômage au plus bas depuis 1990

A la fin de décembre, le taux de chômage outre-Rhin a atteint 5,7 %. Il était de 6,1 % un an plus tôt.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 11h56
   





                        


La décrue du chômage en Allemagne ne se dément pas. L’économie allemande a clos l’année 2017 avec un niveau de chômage au plus bas depuis la réunification du pays, en 1990, d’après les chiffres publiés, mercredi 3 janvier, par l’Agence pour l’emploi.
Au cours de l’année, le nombre de chômeurs dans la première économie européenne a ainsi reculé de 158 000 personnes, pour se chiffrer à 2,53 millions. Le taux de chômage est donc tombé à 5,7 %, alors qu’il était de 6,1 % à la fin de 2016.

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Un nombre croissant d’immigrés
La raison de cette embellie tient à la santé de l’économie allemande : selon les grands instituts d’analyse conjoncturelle du pays, la trajectoire de croissance devrait se poursuivre encore ces deux prochaines années. L’Office fédéral de la statistique s’attend ainsi à ce que les niveaux d’emploi établissent des records l’an prochain, passant de 44,8 millions de poersonnes actives cette année à 45,2 millions l’an prochain.
L’office attribue cette progression à un nombre croissant d’immigrés arrivant sur le marché du travail en Allemagne, où plusieurs secteurs ont souffert de déficits de main-d’œuvre. Depuis 2015, on estime à environ un million et demi le nombre de réfugiés arrivés dans le pays. Selon l’office de la statistique, de plus en plus de femmes et de citoyens plus âgés ont également trouvé un emploi.

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Dans le détail, la population active a progressé dans le secteur des services (commerce, transport, service public, etc.), qui occupe les trois quarts des actifs, ainsi que dans l’industrie manufacturière et la construction. Elle a en revanche légèrement reculé (− 0,3 %) dans le secteur agricole.
Un actif sur dix est pauvre
C’est la septième année de croissance de la main-d’œuvre en Allemagne, dont l’économie bénéficie de la bonne tenue de la consommation, des dépenses de l’Etat et des exportations. Mais des difficultés de taille se dressent devant le pays.

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Berlin va en effet devoir trouver une solution pour ses travailleurs pauvres. Un actif sur dix est considéré comme pauvre en Allemagne, c’est-à-dire que son revenu est inférieur à 60 % du salaire médian. Cela correspond à 869 euros net par mois pour un travailleur seul et 1 826 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Le nombre de travailleurs pauvres a ainsi plus que doublé en dix ans.
En outre, le vieillissement de la population devrait entraver la croissance du pays à moyen terme, et cela en dépit du recours à l’immigration, a averti en avril la banque centrale allemande. D’après la Bundesbank, la population en âge de travailler (de 15 à 74 ans) va diminuer de 2,5 millions de personnes d’ici 2025.

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Au cours du seul mois de décembre, le taux de chômage a déjà stagné à 5,5 % en données corrigées des variations saisonnières :


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Le taux de chômage en Allemagne
Données corrigées des variations saisonnières

Source : Agence fédérale pour l’emploi allemande



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L’Asie grimpe dans le classement des puissances économiques mondiales

Selon le Centre for Economics and Business Research, un institut d’études britannique,  l’Inde se hissera au cinquième rang devant la France et le Royaume-Uni, en 2018.



Le Monde
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            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Sur l’échiquier économique mondial, l’Asie consolide sa place. L’année qui commence devrait confirmer l’ascension du continent, avec l’irruption de l’Inde au cinquième rang des principales économies de la planète. Le géant asiatique supplanterait ainsi la France et le Royaume-Uni qui passeraient, respectivement, à la sixième et la septième place. Le classement, publié le 26 décembre, est produit par le Centre for Economics and Business Research (CEBR), un institut d’études britannique.
Cette progression des économies asiatiques va encore se renforcer dans les quinze prochaines années. D’ici à 2032, toujours selon le CEBR, la Corée du Sud et l’Indonésie auront fait leur entrée dans le top 10 ; et Taïwan, la Thaïlande, les Philippines et le Pakistan intégreront le top 25.
En 2030, la Chine devrait, elle, avoir ravi aux Etats-Unis la première place du classement. L’étude du CEBR se base sur le poids du produit intérieur brut (PIB) exprimé en dollars. Mesuré en termes de « parité de pouvoir d’achat » (PPA), c’est-à-dire en prenant en compte ce que permettent d’acheter localement les devises de chaque pays, le PIB chinois aurait même déjà croisé celui des Etats-Unis.

L’influence politique suivra
Mais quel que soit le critère retenu, la tendance est la même. Une enquête publiée en février 2017 par le cabinet PwC affirmait déjà qu’en 2030, quatre des cinq principales puissances économiques mondiales seraient asiatiques (Chine, Inde, Japon et Indonésie). « C’est une certitude, les centres névralgiques auront tendance à migrer de plus en plus vers l’Asie, résume Julien Marcilly, économiste en chef de l’assureur-crédit Coface. Et le poids économique des pays avancés va, lui, continuer à baisser ».

Dans son étude, le CEBR rappelle que ce que l’on a coutume d’appeler « le monde développé » représentait, jusqu’en 2000, 76 % de l’économie planétaire. D’ici à 2032, cette proportion devrait avoir chuté à 44 %,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le montant des opérations de vente et d’achat impliquant des groupes tricolores a crû de 50 % en 2017. Elles concernent tous les secteurs et représentent plus de 200 milliards d’euros.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Des fusions-acquisitions en effervescence en France

Le montant des opérations de vente et d’achat impliquant des groupes tricolores a crû de 50 % en 2017. Elles concernent tous les secteurs et représentent plus de 200 milliards d’euros.



Le Monde
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            Isabelle Chaperon








                        



   


Les entreprises françaises ont de l’appétit. En 2017, les opérations de fusions-acquisitions impliquant des groupes français, à la vente ou à l’achat, ont totalisé près de 246 milliards de dollars (environ 204 milliards d’euros), selon les chiffres publiés vendredi 29 décembre par Thomson Reuters. Cela représente une hausse de 50 % par rapport à 2016.

   


« L’activité a été intense dans tous les secteurs, de l’immobilier au luxe, en passant par la distribution et l’industrie. C’est le signe d’un environnement macroéconomique très porteur », soulignent Arnaud Bouyer et Jean-Baptiste Charlet, coresponsables de la division banque d’affaires chez Morgan Stanley à Paris. « Le marché devrait rester soutenu en 2018 », pronostiquent-ils.

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Les banquiers d’affaires assurent que le « pipe » est bien rempli. C’est ainsi qu’ils désignent le réservoir des projets discutés dans le plus grand secret et dont certains pourraient ou non voir le jour dans les prochains mois.
« Tant que perdurent des perspec­tives économiques robustes combinées à un coût d’emprunt raisonnable, l’activité devrait rester très dynamique, aussi bien pour les ­entreprises que pour les fonds ­d’investissements », estime Cyril de Mont-Marin, associé gérant chez Rothschild & Cie, en tête du palmarès des conseils M & A (Mergers & Acquisitions, fusions-acquisitions) pour la France, comme en 2016.
Dans un contexte où l’argent reste facile grâce aux politiques accommodantes des banques centrales et où les Bourses sont pleines d’allant, le marché mondial du M & A a dépassé les 3 000 milliards de dollars pour la quatrième année de suite.
Climat propice
En 2017, le montant total des transactions a atteint 3 500 milliards de dollars, en baisse de 1 %. Sachant que le mois de décembre a été marqué par une frénésie d’opérations, à l’image de l’accord conclu le 14 décembre par Rupert Murdoch pour céder les studios et les réseaux câblés de la 21st Century Fox à Disney pour 66 milliards de dollars.
Juste avant la trêve de Noël, le groupe d’électronique de défense Thales a annoncé le rachat du spécialiste de la carte à puce Gemalto, pour 4,8 milliards d’euros, tandis que le géant franco-néerlandais des centres commerciaux Unibail a dévoilé l’acquisition de son ­rival australien Westfield Corporation pour 21 milliards d’euros.

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« En 2017, les champions tricolores se sont renforcés et sont partis à la conquête de nouveaux marchés. Les valorisations peuvent parfois paraître élevées, mais les acheteurs sont prêts à payer le prix car les cibles stratégiques – parce qu’elles offrent l’accès à un marché ou à une technologie, ou qu’elles donnent une taille critique – se comptent sur les doigts d’une main », constate Pierre Hudry, responsable de la banque d’affaires de Goldman Sachs à Paris.
Les rachats opérés à l’étranger par les Unibail, Altran et autres Total ont totalisé 118 milliards de dollars (+ 180 %), un record en volume d’opérations depuis 2007. A l’inverse, après le passage sous pavillon étranger ces dernières années des Lafarge, Alstom Power et Alcatel, « France SA » n’a eu à déplorer en 2017 qu’une seule « perte » – mais de taille – au champ d’honneur de la consolidation, celle du fabricant de TGV Alstom, désormais dans ­l’orbite de l’allemand Siemens.
Chacun connaît l’importance de la nationalité de l’actionnariat et de la localisation des centres de décision dans la vie des entreprises. Du mariage du cimentier Lafarge avec le suisse Holcim à celui du parapétrolier Technip avec l’américain FMC, les récentes grandes fusions se sont traduites par un repli de l’influence des intérêts français au sein de ces fleurons.
L’avenir dira quelles seront les conséquences du rapprochement entre le roi des verres Essilor et le fabricant de montures italien Luxottica. Le groupe français rachète son partenaire, mais l’Italien Leonardo Del Vecchio, le fondateur de Luxottica, deviendra le premier actionnaire du nouvel empire de la lunette, avec plus de 30 % du capital…
Le fait que cette opération, discutée depuis de nombreuses années, ait été conclue en 2017 illustre bien un climat propice aux fusions-acquisitions. D’autres serpents de mer ont ainsi fait surface l’an dernier, comme le rachat de l’équipementier aéronautique Zodiac par Safran.
« L’effet Macron »
« Un cercle vertueux semble s’être réinstallé. Avec l’argent bon marché et la reprise économique, nos clients s’enhardissent, car ils ont les moyens de leurs ambitions et sont plus confiants dans leur capacité à délivrer des plans d’affaires audacieux », témoigne Alexandre Courbon, chargé des fusions-acquisitions pour la France à la Société générale.
Pour expliquer l’élan retrouvé des grandes entreprises françaises, les banquiers d’affaires évoquent aussi l’« effet Macron ». « Après des années de “French bashing” [critique de la France], la tendance s’est inversée. Les investissements reviennent et les chefs d’entreprise profitent de ce regain de vitalité », note Patrick Maurel, président de Natixis Partners.

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« La France abrite des industriels respectés dans le monde entier, un écosystème parmi les plus compétents en Europe concernant les fonds d’investissements. Avec le retour de la confiance que l’on observe depuis l’élection d’Emmanuel Macron, tous les ingrédients sont là pour que les acteurs français soient en bonne position pour saisir les opportunités », affirme Philippe Deneux, responsable de Mediobanca pour la France et le Benelux.
Il y en aurait presque de l’électricité dans l’air. Des batailles boursières ont permis à l’entreprise de services Elis et au numéro un européen de la location de matériels Loxam de s’emparer de ­concurrents britanniques. L’accord signé entre Thales et Gemalto fait suite à une offre non sollicitée émanant de la société informatique Atos sur le groupe franco-néerlandais.
« Beaucoup d’investisseurs activistes sont à la manœuvre et nous nous attendons à voir de plus en plus d’opérations contestées dans les mois qui viennent », observent Julien Fabre et Emmanuel Hasbanian, coresponsables de la banque d’affaires de Deutsche Bank en France. 2018, année de la testostérone dans les conseils d’administration ?



                            


                        

                        


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Washington bloque le rachat de MoneyGram par Alibaba

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, Washington se montre plus réticent envers les acquisitions chinoises.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 08h50
   





                        



   


Il n’y aura finalement pas de fusion entre le spécialiste américain des paiements électroniques MoneyGram International et Ant Financial Services, bras financier du géant chinois du commerce en ligne Alibaba Group Holding. Les autorités réglementaires américaines se sont opposées mardi 2 janvier à ce rachat.
Dans un communiqué commun, les deux groupes ont annoncé qu’ils renonçaient à ce rapprochement de 1,2 milliard de dollars, « faute d’avoir obtenu l’approbation obligatoire du Comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) ». Ils ont déploré ce refus « malgré des efforts considérables pour répondre aux préoccupations du comité ».

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Le rejet de cette opération de fusion entre le groupe américain et celui du magnat chinois Jack Ma est un nouveau signe de l’approche plus dure, en matière commerciale et réglementaire, de l’administration Trump envers la Chine. « L’environnement géopolitique a considérablement changé depuis que nous avons annoncé la transaction proposée avec Ant Financial il y a près d’un an », a affirmé le directeur général de MoneyGram, Alex Holmes.
Les Etats-Unis invoquent la sécurité nationale
Ant Financial est contrôlé par Jack Ma, fondateur d’Alibaba, et exploite des services de paiement sur Internet et sur mobile. Il visait à s’étendre internationalement avec le rachat de MoneyGram, société sise à Dallas et spécialisée dans le transfert de fonds à l’étranger. Le groupe américain compte environ 1 300 employés.
Le CFIUS, un organisme multi-agences placé sous la houlette du Trésor américain, est chargé d’examiner les acquisitions étrangères et peut les faire bloquer pour des raisons de sécurité nationale. En septembre dernier, sur les recommandations du CFIUS, le président Trump s’était opposé au rachat du fabricant de semi-conducteurs Lattice Semiconductor Corporation par un groupe détenu par des actionnaires chinois, le fonds d’investissements Canyon Bridge Fund.
M. Trump avait invoqué « un risque pour la sécurité nationale » lié à des transferts potentiels de propriété intellectuelle sur des semi-conducteurs.
Pékin regrette des fins protectionnistes
La Chine avait aussitôt exprimé ses « vives inquiétudes », réclamant « un traitement équitable » pour ses firmes et dénonçant un veto à des fins « protectionnistes ». Dans le cas du rachat de MoneyGram, les autorités américaines avaient, selon des informations de presse, des inquiétudes sur la sécurité des données personnelles ainsi que sur le contrôle des transactions vis-à-vis du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.
Les deux groupes ont néanmoins fait état de leur intention de poursuivre des « coopérations stratégiques » entre eux, en Chine comme aux Etats-Unis, ainsi que dans d’autres marchés asiatiques comme l’Inde ou les Philippines.

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Coup de frein de Trump aux investissements chinois
Les investissements chinois aux Etats-Unis ont fortement progressé ces dernières années, totalisant 46 milliards de dollars l’an dernier, alors que Pékin encourageait ses entreprises à s’assurer à l’étranger des technologies et de nouveaux marchés.
Mais depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, Washington se montre bien plus réticent envers les acquisitions chinoises. Le président milliardaire dénonce volontiers le déséquilibre des échanges commerciaux sino-américains et les Etats-Unis multiplient les enquêtes sur les pratiques commerciales du régime communiste, accusé d’avantager ses entreprises.
D’autres projets de rachats chinois aux Etats-Unis restent suspendus à l’examen du CFIUS, dont l’acquisition de l’assureur américain Genworth Financials par le Chinois Oceanwide Holdings pour 2,7 milliards de dollars, une opération dévoilée dès octobre 2016.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Rompant avec les espaces traditionnels d’apprentissage, les tiers-lieux offrent un cadre propice au développement de l’esprit entrepreneurial. Le travail collaboratif, le droit à l’erreur et la diversité y sont encouragés.
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O21. Ces lieux où l’on apprend à entreprendre

Rompant avec les espaces traditionnels d’apprentissage, les tiers-lieux offrent un cadre propice au développement de l’esprit entrepreneurial. Le travail collaboratif, le droit à l’erreur et la diversité y sont encouragés.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 09h18
    |

                            Sophie Blitman








                        



   


Espaces de coworking, fab labs, maker spaces… A mi-chemin entre les sphères personnelle et professionnelle, les tiers-lieux se multiplient depuis quelques années en France, générant avec eux une myriade d’événements participatifs, tels les hackathons et les start-up week-ends. Qu’ils fassent partie intégrante des campus ou qu’ils se situent à proximité des écoles et universités, ces espaces trouvent un large écho auprès des étudiants, de plus en plus attirés par l’esprit ­entrepreneurial. Si l’effet de mode est indéniable, il n’en reste pas moins que les tiers-lieux transforment profondément la manière d’apprendre et incitent à se lancer.
Convivialité
Cette volonté de rupture passe tout d’abord par une organisation différente de l’espace. A l’opposé de la disposition frontale de la salle de classe traditionnelle, les tiers-lieux sont en ­général dotés de tables et de chaises sur roulettes qui peuvent facilement être rassemblées pour former des îlots modulables. En outre, ­canapés, poufs et tables basses viennent enrichir le mobilier classique, apportant une touche de convivialité loin d’être anodine : « L’espace n’est pas uniquement fonctionnel, ce qui change fondamentalement le rapport au ­savoir. S’amuser n’est pas perçu comme négatif. Dès lors, l’apprentissage se fait de manière non violente, sur la base de la motivation intrinsèque », relève David Vallat, maître de conférences en sciences de gestion à l’université Claude-Bernard-Lyon-I, qui travaille notamment sur les nouveaux espaces collaboratifs.
Car c’est bien la vision d’un apprentissage non pas individuel mais collectif qui sous-tend ces aménagements. « Le modèle n’est pas celui, vertical, d’un expert qui transmet des connaissances, mais celui d’une coconstruction du savoir », poursuit le chercheur, qui y voit une rupture avec le schéma traditionnel, dans lequel « les élèves sont formatés pour ­restituer un savoir acquis, dans une logique de réussite individuelle ».
« Moins castrateurs »
Hérités du mouvement alternatif des ­makers, les fab labs mettent explicitement en avant cette idée de partage : les utilisateurs sont invités à documenter leurs projets, à aider les autres, voire à organiser de petites formations, comme c’est le cas au FacLab de l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), premier fab lab d’une université française. ­Habitants du quartier et étudiants y sont ­accueillis gratuitement. En contrepartie, chacun doit contribuer à la vie du lieu, en fonction de ses capacités.
Qu’il soit inscrit dans une charte, un règlement intérieur, sur les murs, ou rappelé oralement, ce discours est un élément constitutif des tiers-lieux. Il est incarné par les concierges, super-connecteurs ou fab manageurs qui sont les garants de l’état d’esprit général de ces espaces et s’attachent à fédérer une communauté autour de valeurs liées à la collaboration, l’expérimentation, la créativité, le droit à l’erreur… « Les tiers-lieux postulent un discours entrepreneurial, productif et bienveillant, ­notamment par rapport au fait de se tromper, observe David Vallat. En cela, ils sont moins castrateurs que l’environnement d’apprentissage traditionnel. »
Ambiance décontractée
Venez essayer ! Telle est la philosophie des start-up week-ends qui réunissent des entrepreneurs en herbe mais aussi de nombreux ­curieux, tous mus par « l’envie de transformer une idée en projet et surtout de vivre un ­condensé d’aventure entrepreneuriale », souligne Damien Gromier, 30 ans, qui a organisé 75 événements de ce type depuis sept ans et qui, comme beaucoup d’autres participants, a lui-même eu l’« étincelle » à l’issue d’un start-up week-end en 2010. Un déclic dû, selon lui, à la fois « à l’ambiance générale, décontractée et ­motivante, au travail d’équipe et à l’horizon temporel court qui rend l’expérience très intense. La plus grande valeur de ces événements, estime-t-il, n’est pas le projet vainqueur, mais les 50 entrepreneurs potentiels qui en sortent ».
L’émulation naît aussi des rencontres et de la diversité des profils réunis dans les tiers-lieux. Ce principe est au cœur du concept de la ­Station F : lancé en juillet 2017 par Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Monde), cet incubateur géant réunit de grandes entreprises du Web et de l’industrie (Facebook, Vente-privee, Thales…), des centaines de start-up ainsi que des étudiants-entrepreneurs venus d’HEC, de l’Edhec ou des Arts et Métiers.
En outre, contrairement aux écoles et entreprises traditionnelles, où l’on demande aux élèves et salariés de laisser leur vie personnelle à la porte, les tiers-lieux mettent en avant non seulement les compétences de chacun, mais aussi leurs passions et hobbies, qui peuvent servir de point d’accroche et favoriser les échanges. Ce décloisonnement fait partie de l’esprit général et est aussi considéré comme une « source de richesse », indique ­David Vallat : « Comme on ne sait pas sur quoi est basée la créativité, plus il y a de profils et d’envies différentes, plus la capacité à innover est potentiellement grande. »

Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

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                En images : les temps forts d’O21, nos conférences pour s’orienter au 21e siècle, à Nancy


Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Hausse régulière des loyers, baisse des aides au logement, prix de l’immobilier qui explosent : le budget « habitation » pèse lourd sur le compte bancaire des étudiants. Heureusement, des solutions alternatives ont été concoctées pour qu’ils dénichent un toit à un tarif raisonnable.
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Comment se loger à petit prix, même à Paris

Hausse régulière des loyers, baisse des aides au logement, prix de l’immobilier qui explosent : le budget « habitation » pèse lourd sur le compte bancaire des étudiants. Heureusement, des solutions alternatives ont été concoctées pour qu’ils dénichent un toit à un tarif raisonnable.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 16h57
    |

                            Adeline Farge








                        



                                


                            

La quête d’un nid douillet peut vite virer au casse-tête, entre les pièces justificatives à réunir, les heures à éplucher les annonces et enfin l’attente interminable dans les cages d’escalier. Au-delà de la difficulté à constituer un dossier séduisant pour des propriétaires exigeants, le premier obstacle à surmonter reste celui de dénicher un cocon à un prix abordable. A l’heure où les mini-appartements s’arrachent comme des petits pains, les loyers flambent dans les villes étudiantes, surtout en Ile-de-France.
Ainsi, un étudiant doit débourser 824 euros par mois pour louer un studio de 24 mètres carrés à Paris, contre 496 euros à l’échelle nationale, selon LocService.fr, spécialiste de la location entre particuliers. « Avec la caution, les frais de l’agence immobilière et le loyer, le logement est un gouffre financier. Les étudiants y consacrent la moitié de leurs ressources », constate Jimmy Losfeld, président de La Fédération des associations générales étudiantes (FAGE).

Déjà peu garnis, les porte-monnaie ont subi un coup dur au 1er octobre avec la baisse de 5 euros du montant mensuel de l’aide personnalisée au logement (APL). « Cette mesure va renforcer la précarité étudiante. Cinq euros, cela permet à ceux qui ont un budget restreint de se nourrir à la fin du mois. Les APL sont indispensables pour accéder à un logement autonome et suivre les études de son choix », insiste Pauline Raufaste, vice-présidente de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF).
Les petits budgets peuvent cependant escompter se loger près de leur fac dans l’une des cités U gérées par les centres régionaux des œuvres universitaires et sociales (Crous), pour environ 350 euros par mois à Paris. « Les résidences sont destinées en priorité aux boursiers avec l’échelon social le plus élevé. Les dossiers sont ensuite classés selon la situation familiale, l’éloignement géographique ou encore le nombre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents après leurs études, le temps de trouver un emploi stable
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Une fois diplômé, adieu la chambre du Crous

Nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents après leurs études, le temps de trouver un emploi stable



Le Monde
 |    03.01.2018 à 07h00
    |

                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            

Diplôme en poche, plus étudiant mais encore dans l’attente d’un premier emploi durable, l’accès au logement, si possible décent, peut se transformer en parcours du combattant... C’est la mauvaise expérience qui arrive à Hélène, diplômée en journalisme en 2016, toujours en quête d’un emploi stable. Logée au Crous depuis son entrée en master 1, la jeune femme est à présent censée quitter sa chambre : « Mon bail est terminé depuis fin août. Pourtant, je ne peux pas non plus me loger dans le privé : mes revenus sont trop bas, trop aléatoires et mon statut précaire. Mes dossiers sont refusés. En plus, je n’ai pas de garant, et quand je parle des dispositifs de caution locative de l’Etat, ça fait fuir les propriétaires. » En effet, la perte de la qualité d’étudiant entraîne celle du logement Crous, même si une prolongation du séjour en chambre durant l’été est négociable.
Côté privé, dans les grandes villes où le logement est en tension, peu de propriétaires ou d’agences immobilières acceptent les dossiers de jeunes diplômés en recherche d’emploi sans garantie. Un contrat à durée déterminée, même très bien rémunéré, n’est pas non plus bien vu. Tout comme un contrat à durée indéterminée à faible revenu, et le meilleur dossier sera toujours préféré.
A noter : les propriétaires sont souvent frileux en ce qui concerne la colocation. Ainsi, nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents en sortie d’études, le temps de trouver un emploi stable.
Une solution temporaire
A la sortie du Crous, les jeunes en recherche d’emploi peuvent candidater pour intégrer temporairement un foyer de jeunes travailleurs. Ces derniers sont ouverts aux 18-25 ans, en activité (dont stage) ou en voie d’insertion professionnelle, disposant d’un revenu minimal de 600 euros par mois. Cependant, dans certaines métropoles, les listes d’attente sont longues.

Le Comité local pour le logement autonome des jeunes (CLLAJ) accompagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les Jeux de Paris pourraient créer entre 119 000 et 247 000 emplois. Parmi eux, des postes à saisir dans l’organisation de l’événement, le tourisme et la construction.
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JO 2024 : quelques opportunités de choix pour les jeunes diplômés

Les Jeux de Paris pourraient créer entre 119 000 et 247 000 emplois. Parmi eux, des postes à saisir dans l’organisation de l’événement, le tourisme et la construction.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h20
    |

                            François Desnoyers








                        



                                


                            

C’est une facette méconnue de « l’excellence française ». A chaque grand événement international, des talents de l’Hexagone sont sollicités pour participer à sa mise en place. « C’est une compétence reconnue à l’étranger : on sait que les Français savent bien organiser », explique Jean-Pascal Gayant, professeur de sciences économiques à l’université du Mans. Mais intégrer un pool de spécialistes de l’événementiel n’est pas chose aisée.
Les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de 2024 à Paris en seront l’une des rares occasions, notamment pour les jeunes diplômés. « Le comité d’organisation accueillera des professionnels expérimentés, mais aussi des jeunes actifs, estime M. Gayant. Des missions pourraient leur être confiées dans les domaines du marketing, des RH ou encore de la finance. » A ses yeux, les profils sortant d’écoles de commerce devraient être privilégiés par rapport aux diplômés de cursus spécialisés tels les masters management du sport.

Les JOP seraient donc une opportunité pour les entrants sur le marché du travail ? Si la question est abordée avec prudence par les économistes du sport, elle apparaît justifiée pour plusieurs secteurs d’activités. Selon une étude du Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges, les JOP de Paris permettraient la création d’un nombre non négligeable d’emplois : entre 119 000 et 247 000 pour la période 2017-2034, pour un impact économique estimé de 5,3 à 10,7 milliards d’euros. Ces emplois concerneraient essentiellement trois branches : l’organisation, le tourisme et la construction.

La première devrait occasionner le plus de retombées (49 à 54 % de l’impact économique global des JOP selon le CDES). On l’a vu, les postes à pourvoir au sein du comité d’organisation (quelques milliers au maximum) constitueront une opportunité de choix pour certains jeunes diplômés. « D’autres seront ouverts au sein des fédérations sportives nationales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Un tribunal de Los Angeles a classé sans suite, mardi, une plainte déposée par Aimco, l’un des plus importants propriétaires fonciers aux États-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Apple lance un programme de remplacement des batteries de ses iPhone SE, 6 et 6S à bas prix. Le point sur le sujet.
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iPhone ralentis : faut-il vraiment changer de batterie, même pour 29 euros ?

Apple lance un programme de remplacement des batteries de ses iPhone SE, 6 et 6S à bas prix. Le point sur le sujet.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 18h46
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 06h30
    |

                            Nicolas Six








                        


Juste avant Noël, les consommateurs ont découvert qu’Apple ralentissait les iPhone sortis entre 2014 et 2017. Plus précisément les modèles aux batteries vieillissantes, pour éviter, s’est justifié le groupe américain, qu’ils ne s’éteignent sans prévenir. Face à la grogne des clients, et aux soupçons d’obsolescence programmée, l’entreprise a réagi rapidement et le tarif du remplacement des batteries a été divisé par trois.
Quand pourra-t-on profiter de cette campagne de remplacement en France, et selon quels critères ? Cette substitution résoudra-t-elle tous les problèmes ? En outre, Apple a souhaité s’expliquer plus précisément sur les mécanismes de ralentissement volontaire. Les arguments du fabricant californien sont-ils convaincants ? Réponse en sept points.
Quand pourra-t-on faire l’échange ?
Selon un technicien du service après-vente (SAV) d’Apple contacté par téléphone, « le changement interviendra courant 2018 à une date inconnue pour le moment ». Apple France n’a pas répondu à nos sollicitations. Un retard assez frustrant pour les consommateurs français, car aux Etats-Unis le remplacement est déjà possible.
Si votre smartphone est fortement ralenti, surveillez attentivement la date d’entrée en vigueur du remplacement à bas prix et agissez vite, car les stocks de batterie seront limités au départ, selon un porte-parole d’Apple. Cet avertissement lancé aux clients américains sera probablement aussi valable de ce côté-ci de l’Atlantique.
Pour faire remplacer la batterie, on pourra se rendre dans l’un des vingt magasins français d’Apple. La substitution devrait aussi être possible par correspondance (avec UPS).
Le rabais pour remplacer la batterie est-il avantageux ?
Oui. Le prix français est confirmé de source officielle : 29 euros pour le remplacement de la batterie ; une somme proche du prix coûtant, selon nos estimations. Ce tarif marque une forte baisse par rapport aux 89 euros demandés habituellement par Apple pour cette opération. A titre de comparaison, les boutiques de réparation Docteur IT et Save facturent 59 euros le remplacement de la batterie d’un iPhone 6S. 
Les bricoleurs peuvent économiser quelques euros de plus en changeant eux-mêmes leur batterie : les accumulateurs de remplacement coûtent entre 15 et 35 euros, en fonction des fournisseurs. Mais cette opération requiert des outils spéciaux, et demande une bonne demi-heure de travail minutieux.
Tous les iPhone sont-ils concernés ?
Probablement pas. Le communiqué d’Apple fait référence aux iPhone SE, 6 et plus récents. Mais uniquement ceux « dont la batterie doit être remplacée ». L’interprétation de ce texte est délicate. Les smartphones récents en profiteront-ils ? Quid de l’iPhone 7, par exemple, qui subit des ralentissements selon l’outil de mesure des performances Geekbench, mais légers seulement ? Aux yeux du groupe américain, cela suffira-t-il à justifier le remplacement de la batterie de ce modèle sorti il y a quinze mois ?
Et quid de l’iPhone 6S ? Ce smartphone est toujours commercialisé par Apple à l’heure actuelle. Les modèles achetés ces derniers mois seront-ils couverts ? La firme à la pomme réservera-t-elle l’échange aux 6S équipés de vieilles batteries, datant par exemple de plus de deux ans ? On attend des clarifications du géant californien.
Le remplacement est-il vraiment nécessaire ?
Cela est fortement conseillé si votre iPhone est concerné, même si les ralentissements ne vous gênent pas. Au bout de trois ans, les batteries commencent à vieillir rapidement. L’autonomie chute drastiquement en quelques années. Les ralentissements, eux, risquent de s’accentuer. Le bon moment pour changer de batterie se situe entre la deuxième et la troisième année d’utilisation. N’attendez pas trop pour vous décider : le rabais est valable pour 2018, il n’est pas certain qu’il soit reconduit en 2019.
Tous les ralentissements disparaîtront-ils ?
Probablement pas, même si Apple prétend le contraire : « Quand une batterie usagée est remplacée par une neuve, on observe un retour à la normale des performances de l’iPhone dans des conditions d’utilisation standard. »
Pour beaucoup de consommateurs, la mise à jour accélérera l’iPhone ; mais il est loin d’être certain que cette batterie neuve rende à votre appareil sa prime jeunesse.
Le logiciel central des iPhone, iOS, a tendance à accumuler de petits problèmes qui se manifestent uniquement sur des modèles anciens. Par exemple, certains utilisateurs ont noté des ralentissements gênants du clavier azerty de leur iPhone 6 et 6S ; le clavier est un outil fort peu gourmand, qui profite d’un accès prioritaire au cœur de l’appareil. Il ne devrait jamais ralentir, même sur les smartphones aux performances atténuées.
Même si Apple parvient à chasser ces petits problèmes logiciels, à l’avenir, les anciens iPhone continueront de ralentir graduellement. Les dernières versions d’iOS proposent en effet un empilement de nouvelles fonctions qui consomment plus de mémoire et plus de puissance. Même chose pour certaines applications (comme Facebook, par exemple) de plus en plus gourmandes.
Comment Apple ralentit-il les iPhone ?
Dans un billet destiné à ses clients, le géant californien s’explique de façon détaillée : « [La] gestion de l’alimentation fonctionne en examinant conjointement la température de l’appareil, le niveau de charge de la batterie et l’impédance de la batterie. Uniquement si ces variables l’exigent, iOS gérera de façon dynamique les performances maximales de certains composants du système, tels que le processeur (CPU) et le processeur graphique (GPU) afin de prévenir des arrêts inattendus. »
L’iPhone lisse ses performances de façon graduelle. Plus sa batterie est usée, moins elle est chargée, plus il fait froid, et plus les ralentissements sont importants. Selon Apple, les effets sont bien perceptibles. Certaines applications « se lancent plus lentement », surtout celles qui reçoivent en permanence des informations. « Les APPS qui s’actualisent en arrière-plan pourront nécessiter un rechargement au moment de leur lancement. » Pour éviter une baisse de tension, l’iPhone peut même réduire le volume des haut-parleurs et désactiver le flash de l’appareil photo.
Faut-il blâmer Apple ?
Ces problèmes étaient prévisibles, comme l’a déclaré au site d’actualité The Verge Gerbrand Ceder, professeur de sciences des matériaux à l’université de Berkeley (Californie) : « Le degré de dégradation des batteries dans le temps (…) est assez prévisible et peut être testé très en avance. » Si Apple accordait beaucoup d’importance à la durée de vie de ses smartphones, l’entreprise aurait testé ses iPhone avec des batteries vieillissantes. Elle aurait alors pu corriger le problème avant la commercialisation.
Pour le moment, la firme de Cupertino semble être la seule à être empêtrée dans cette erreur de conception. Plusieurs fabricants du top 10 mondial ont affirmé qu’ils ne ralentissaient pas leurs smartphones par voie logicielle, dont LG, Motorola, HTC, et le numéro un, Samsung. Rappelons que les iPhone embarquent des batteries plus petites que leurs concurrents et qu’ils gèrent probablement l’énergie de façon plus parcimonieuse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Sur petit écran, TMC et BFM-TV prospèrent, au détriment notamment de M6, qui signe une mauvaise année, ou encore de Canal+, qui poursuit sa dégringolade.
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Télévision : en 2017, la TNT a continué de grignoter la part d’audience des chaînes historiques

Sur petit écran, TMC et BFM-TV prospèrent, au détriment notamment de M6, qui signe une mauvaise année, ou encore de Canal+, qui poursuit sa dégringolade.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 06h30
   





                        



   


TF1, devant France 2 et M6. Si le classement des audiences télévisuelles 2017 n’est pas bousculé, le trio de tête reste en perte de vitesse. L’audimat des chaînes historiques a continué à reculer au cours de l’année écoulée au profit de celui de leurs concurrentes de la télévision numérique terrestre (TNT), selon les chiffres publiés mardi 2 janvier par Médiamétrie.
France 3, portée par le succès de ses séries policières comme Capitaine Marleau, est la seule chaîne historique à tirer son épingle du jeu, avec une part d’audience (PDA) stable, à 9,1 %, toutes catégories de téléspectateurs confondues. En revanche, les autres « grandes chaînes » sont en repli – leurs audiences continuent année après année d’être grignotées par leurs rivales de la TNT.

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Ainsi, TF1 cède 0,4 point à 20 % de PDA, de même que France 2 qui perd également 0,4 point à 13 %. De son côté, M6 signe une mauvaise année (– 0,7 point à 9,5 %). Enfin Arte, pourtant plombée par l’actualité électorale en France, sauve les meubles grâce à une bonne performance en fin d’année (– 0,1 point à 2,2 % de PDA). Canal+ de son côté poursuit sa dégringolade (– 0,5 point à 1,2 %).

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C8 stagne, BFM-TV accélère
A l’inverse, ce cru 2017 est positif pour la plupart des autres chaînes de la TNT, qui ont débarqué sur les ondes hertziennes depuis une douzaine d’années.
TMC, filiale de TF1, portée par le succès de « Quotidien », de Yann Barthès, gagne 0,2 point à 3,2 % de PDA, et talonne en moyenne annuelle C8 (– 0,1 point à 3,3 %). La chaîne du groupe Canal+, dont l’émission phare « Touche pas à mon poste » et son animateur vedette Cyril Hanouna ont été secoués par plusieurs polémiques, est même tombée à 3 % de PDA au mois de décembre 2017, derrière TMC (3,2 %).

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Sur l’année écoulée, la chaîne d’info BFM-TV s’en est tirée particulièrement bien, avec une audience dopée par l’actualité politique et électorale. Elle a ainsi gagné 0,4 point à 2,7 % de PDA, un nouveau record annuel pour la chaîne du groupe Altice, grâce à des scores remarquables en avril et en mai (3,7 % et 3,4 % de PDA), autour de l’élection présidentielle. Parmi les autres chaînes d’info, LCI prend 0,3 point à 0,6 % et CNews en perd autant à 0,6 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.
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Macron tient mercredi un nouveau séminaire gouvernemental à l’Elysée

Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h38
   





                        


« Je n’arrêterai pas d’agir », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français, dimanche 31 décembre. Mercredi 3 janvier, le chef de l’Etat convoque à l’Elysée les membres du gouvernement pour un séminaire de travail, le quatrième depuis le début du quinquennat. Objectif : fixer la feuille de route du gouvernement pour les six à huit prochaines semaines.

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Lors de ce rendez-vous, figureront en bonne place les sujets économiques et sociaux : tout particulièrement les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance-chômage ou encore de l’intéressement et de la participation. Pour l’exécutif, après les ordonnances relatives au code du travail, adoptées cet automne et qui étaient présentées comme une façon de « libérer », l’économie, il s’agit d’aborder désormais le volet « protéger » les salariés.
Une partie du séminaire devrait aussi être consacrée à la réforme de l’Etat. Pour ce chantier prioritaire de 2018, chaque ministre a été invité à faire ses propositions.
Plusieurs dossiers sensibles
Si les membres du gouvernement se verront rappeler qu’il n’est pas question de relâchement, il leur sera également signifié que les prochaines semaines pourraient donner lieu à quelques turbulences. Plusieurs réformes ou décisions pourraient susciter des oppositions. La décision de baisser à 80 km/h la vitesse sur les routes nationales et départementales, par exemple, qui devrait être annoncée le 9 janvier. Ou encore la loi sur l’immigration et sur l’asile, attendue en février.

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Le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour lequel M. Macron a annoncé une décision d’ici fin janvier, est aussi potentiellement explosif. « Nous allons essayer de régler ce problème de la manière la plus pacifique possible », a assuré, mardi matin, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sur Europe 1. « Un certain nombre d’agriculteurs qui aujourd’hui sont solidarisés avec les zadistes peuvent avoir la volonté de retrouver ce qu’ils avaient avant et donc il faut pouvoir discuter avec ces fractions-là, qui aujourd’hui sont complètement contre le projet et contre le gouvernement », a souligné M. Collomb, tout en prévenant : « On sera obligé à un moment donné d’employer la force je pense, mais il faut qu’elle soit la plus mesurée possible, la plus maîtrisée possible. »
Dans l’entourage de M. Macron, on assure que ce dernier est prêt à la confrontation sur ces différentes réformes et décisions et que le chef de l’Etat « a la conviction qu’il faut tout concentrer au début du quinquennat pour avoir des résultats, ce qui implique de s’attaquer aussi aux sujets difficiles ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Si le numérique s’est imposé, l’éclosion de deux hebdomadaires, « Ebdo » et « Vraiment », prouve que le « print » n’a pas dit son dernier mot.
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