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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le journal satirique revient sur le traumatisme de l’attentat du 7 janvier 2015, décrivant les escortes, les menaces et le deuil « qui ne finira jamais ».
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Trois ans après la tuerie, « Charlie Hebdo » sort un numéro anniversaire

Le journal satirique revient sur le traumatisme de l’attentat du 7 janvier 2015, décrivant les escortes, les menaces et le deuil « qui ne finira jamais ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h06
   





                        



   


« Le 7 janvier 2015 est la date rouge sang qui sépare deux vies. » Trois ans après l’attentat qui a décimé sa rédaction, Charlie Hebdo revient dans un numéro anniversaire sur ce traumatisme qui continue de bouleverser profondément son fonctionnement. Escorte policière permanente, avalanche de menaces sur les réseaux sociaux, coût très élevé pour le journal de la sécurisation permanente…, le numéro qui paraît mercredi 3 janvier dévoile les conséquences de l’attentat sur les conditions de travail au jour le jour.
Le dessinateur et caricaturiste Riss, directeur de la rédaction, déplore notamment le coût très lourd de la protection des locaux — « entre 1 et 1,5 million d’euros par an, entièrement à la charge du journal » soit l’équivalent de près de 800 000 exemplaires par an.

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« Est-il normal pour un journal d’un pays démocratique que plus d’un exemplaire sur deux vendus en kiosque finance la sécurité des locaux et des journalistes qui y travaillent ? », regrette Riss dans son éditorial, estimant que la liberté d’expression « est en train de devenir un produit de luxe ».
Le chiffre d’affaires du journal est tombé à 19,4 millions d’euros en 2016, après un record en 2015 avec plus de 60 millions d’euros, selon des chiffres de BFM Business, confirmés à l’AFP.
« La date rouge sang qui sépare deux vies »
Tout a changé il y a trois ans, quand deux hommes armés, Saïd et Chérif Kouachi, ont assassiné onze personnes dans les locaux parisiens de l’hebdomadaire satirique. C’était le début d’une série d’attaques djihadiste sans précédent en France qui a fait, depuis, deux cent quarante et un morts.
Parmi les victimes, des figures emblématiques du journal comme Cabu, Wolinksi, Honoré, Tignous, l’ex-directeur de la rédaction Charb ou l’économiste Bernard Maris.

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« Le 7 janvier 2015 nous a propulsés dans un monde nouveau, fait de policiers en armes, de sas et de portes blindées, de trouille, de mort. Et cela en plein Paris, et cela dans des conditions qui n’honorent pas la République française. Est-ce qu’on se marre quand même ? Oui », raconte le journaliste Fabrice Nicolino dans un long récit intitulé « Ce que ces trois années ont vraiment changé ».
« Le 7 janvier 2015 est la date rouge sang qui sépare deux vies. Avant, il y a les blagues de Charb qui nous faisaient pleurer de rire, les petits gâteaux de Cabu, déposés avec grâce sur la table, les mots coquins de Wolin, l’arrivée tonitruante de Tignous, le rire pleines dents de Bernard, les cris d’Elsa. Et depuis, un deuil que nous portons tous, et qui ne finira jamais », écrit-il.
Menaces
D’autres articles reviennent sur les menaces dont Charlie fait régulièrement l’objet, notamment sur les réseaux sociaux, qui « continuent à relayer les appels à des attaques physiques contre le journal, le forçant parfois à porter plainte ».
Très scrutées, les « unes » de Charlie, devenu un symbole bien au-delà des frontières françaises, font souvent grincer des dents. Dernièrement, le journal a reçu des menaces pour une couverture sur la maladie de Johnny Hallyday, et s’est empoigné avec Mediapart au sujet de l’islamologue controversé Tariq Ramadan.

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Samedi 6 janvier, une journée intitulée « Toujours Charlie », organisée par la Licra, le comité Laïcité République et le Printemps républicain, proposera débats, tables-rondes et concerts aux Folies Bergère, à Paris, en présence de membres de l’équipe de Charlie et de l’ancien premier ministre Manuel Valls.
Dimanche, le ministre de l’intérieur devrait participer à une commémoration à Paris, porte de Vincennes, et un rassemblement est organisé place de la République à l’appel du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a pour sa part appelé à un rassemblement mardi porte de Vincennes en hommage aux victimes de l’Hyper Cacher.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne un sondage IFOP, publié mercredi dans le quotidien « La Croix ».
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60 % des Français se disent favorables à la PMA pour les couples de femmes

Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne un sondage IFOP, publié mercredi dans le quotidien « La Croix ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 14h48
   





                        



   


Alors que s’ouvriront les états généraux de la bioéthique le 18 janvier, un sondage IFOP dresse un vaste état des lieux de l’opinion des Français sur la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA), l’euthanasie, le suicide assisté et la modification génétique des embryons humains.
Six Français sur dix sont favorables à la PMA pour les couples de femmes homosexuelles, selon le sondage, publié mercredi 3 janvier dans le quotidien La Croix. Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne le journal. Une majorité (57 %) pensent que les femmes célibataires devraient aussi pouvoir recourir à la PMA (insémination artificielle), un chiffre qui a en revanche peu évolué sur cette période.
En France, l’aide médicale à la procréation est aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles. En Europe, la PMA est autorisée pour les couples de même sexe dans huit pays : Finlande, Suède, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Autriche et Espagne.
Autre sujet qui déchaîne les passions : la gestation pour autrui, appelée GPA, recueille l’approbation des sondés : 64 % se disent favorables à ce que l’on autorise en France le recours à une mère porteuse, dont 18 % « dans tous les cas » et 46 % « pour des raisons médicales seulement ». La gestation pour autrui, elle, est autorisée au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Grèce.

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« Aucun clivage majeur »
Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP, ne relève dans cette enquête « aucun clivage majeur, ni entre les générations, ni selon les préférences politiques », selon un communiqué du quotidien. « Cela confirme qu’il s’agit d’une vague de fond », ajoute-t-il.
Ces chiffres confortent d’ailleurs une précédente enquête IFOP parue en septembre 2017, montrant qu’au moins 64 % des Français sont favorables à l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples lesbiens.
La PMA pour toutes, célibataires ou en couple, est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Il a depuis souhaité qu’un « débat apaisé » puisse avoir lieu « durant l’année 2018 ». L’Elysée se dit soucieux en effet d’éviter de nouvelles tensions politiques et sociales semblables à celles qui avaient émaillé le débat parlementaire sur le projet de loi instaurant le mariage pour tous, au début du quinquennat de François Hollande. Le comité d’éthique s’est prononcé en juin en faveur de cette mesure.

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90 % des Français estiment, en outre, que la gratuité du don de gamète (ovocytes ou spermatozoïdes) doivent être conservés. Et 85 % défendent également l’anonymat. Par ailleurs, la grande majorité, soit 80 % d’entre eux, se prononce en faveur de la modification génétique des embryons humains mais « pour guérir les maladies les plus graves avant la naissance ».
Faire évoluer la fin de vie
En revanche, ils sont tout aussi nombreux (78 %) à rejeter le recours aux manipulations génétiques « pour améliorer certaines caractéristiques des enfants à naître (obésité, couleurs des yeux…) ».
Une grande partie de la société, soit 89 % des personnes interrogées, se prononce aussi pour une évolution de la loi sur la fin de vie, note le quotidien : pour 47 %, il faut légaliser l’euthanasie, pour 24 %, il faut légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, et pour 18 %, le suicide assisté. Par contre, 11 % estiment qu’il ne faut pas changer la législation actuelle.

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                Né par PMA, « j’ai grandi avec l’idée que j’allais pouvoir dire merci au donneur »



 > Sondage IFOP pour La Croix et le Forum européen de bioéthique réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 010 personnes de 18 ans et plus (questionnaire auto-administré en ligne du 8 au 11 décembre 2017).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ « Maintenant, nous sommes au pied du mur », a résumé Edmond Simeoni, la figure tutélaire du nationalisme corse et père du dirigeant du nouvel exécutif.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Corse : la collectivité unique s’installe sous le poids des responsabilités

« Maintenant, nous sommes au pied du mur », a résumé Edmond Simeoni, la figure tutélaire du nationalisme corse et père du dirigeant du nouvel exécutif.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h28
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il y avait eu l’effet de surprise en 2015, lorsque l’alliance nationaliste avait détrôné au second tour les forces politiques insulaires classiques et avait pris les commandes de la collectivité territoriale. Un véritable coup de tonnerre célébré comme tel lors d’une séance d’ouverture restée dans les mémoires. L’euphorie de 2015 a cédé la place, cette fois, à une cérémonie nettement plus apaisée. Même si les « fondamentaux » de la geste nationaliste étaient toujours affichés.

A commencer par le discours d’investiture du président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, prononcé en corse, comme cela avait été le cas deux ans plus tôt, mais sans que quiconque s’en formalise. « Je m’adresse aux Corses en corse », se défend l’élu indépendantiste. Dans la même veine, il a tenu à dédier en premier lieu la victoire remportée par les nationalistes aux élections territoriales « à ceux qui ont combattu pour la Corse et qui ne sont plus de ce monde (…), à nos prisonniers et recherchés plongés dans le malheur par une main indigne ».
Des propos qu’il revendique. « En ce qui me concerne, il n’est pas question de reniement, assure-t-il. La question des prisonniers et recherchés est un point essentiel. Le conflit sous la forme qu’il connaissait est terminé. L’amnistie doit en être la conséquence. » Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif, fera lui aussi référence, dans son discours, aux « prisonniers politiques », mais en éludant la question de l’amnistie. « Que le Noël qui vient de s’écouler soit le dernier qu’ils passent loin des leurs et de leur île et que le rapprochement permis par la loi et promis par les gouvernements successifs soit enfin effectif », a-t-il souhaité. Une nuance de taille.
Certes, aussi, l’évocation obligée de Pascal Paoli, le « père de la patrie corse », et le serment prêté sur la Constitution corse de 1755 qu’il avait promulguée étaient au rendez-vous,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le dirigeant autonomiste de la collectivité unique de Corse veut se poser en « interlocuteur raisonnable ».
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En Corse, Gilles Simeoni attend un geste politique de Macron

Le dirigeant autonomiste de la collectivité unique de Corse veut se poser en « interlocuteur raisonnable ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h28
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un tournant politique majeur est en train de s’opérer en Corse. Comme l’a dit l’autonomiste Gilles Simeoni, mardi 2 janvier à Ajaccio, lors de son discours d’investiture à la présidence du conseil exécutif de la nouvelle collectivité unique, « notre victoire ne saurait se résumer à une conjugaison insulaire du dégagisme ». Ce faisant, il s’est livré à un exercice inédit, en s’attachant à analyser les raisons de ce vote qui, à plus de 56 %, a porté les nationalistes au pouvoir en leur conférant une majorité absolue à l’Assemblée de Corse.

Certes, il inscrit cette victoire légitimée par le suffrage universel dans un combat « qui vient de loin » et revendique « le fil historique de cinquante années de luttes du peuple corse pour la reconnaissance de ses droits ». Mais le discours de M. Simeoni, empreint d’une exceptionnelle gravité, loin de l’euphorie qui avait accompagné l’accession surprise, en 2015, de l’alliance nationaliste à la tête de la collectivité territoriale, avait une autre portée. « La lucidité politique et l’honnêteté intellectuelle commandent de dire clairement que tous les électeurs qui nous ont apporté leurs suffrages ne partagent pas nos convictions, ajoute-t-il dans la foulée. Ce résultat nous honore. Nous en sommes fiers, évidemment, mais nous le recevons également avec humilité car nous savons que le plus difficile reste à faire. Le score historique que nous venons de réaliser nous donne beaucoup plus de devoirs que de droits. »

Exercice d’introspection
Au-delà des références historiques traditionnelles, c’est bien cette partie-là du discours de M. Simeoni qu’il fallait entendre et décrypter. « Je me suis beaucoup interrogé sur ce résultat, reconnaît en aparté le chef de l’exécutif corse. Il nous donne des responsabilités énormes. Il ne faut pas se tromper sur le message. Il nous impose de faire très vite un véritable travail sur nous-mêmes. » Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Plusieurs rassemblements de policiers se sont déroulés mardi soir après l’agression filmée de deux policiers le soir du Nouvel An dans le Val-de-Marne.
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Champigny : Edouard Philippe souhaite une « grande sévérité judiciaire et pénale »

Plusieurs rassemblements de policiers se sont déroulés mardi soir après l’agression filmée de deux policiers le soir du Nouvel An dans le Val-de-Marne.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 09h05
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h35
   





                        



   


Deux jours après l’agression de deux policiers en marge du réveillon du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dimanche 31 décembre, Edouard Philippe a prôné mercredi 3 janvier sur France 2 « une grande sévérité judiciaire et pénale » pour les auteurs.
Dans la lignée des déclarations politiques qui se sont succédé depuis cette agression, le premier ministre s’est dit « horrifié » par « le comportement évidemment criminel » des auteurs de cette agression et « frappé aussi par ceux qui ne faisaient rien, qui filmaient ». Il a dit souhaiter « beaucoup plus de policiers sur le terrain » et expliqué se « méfier » des « réactions qui passeraient par un élément législatif », au sujet d’un éventuel rétablissement des peines planchers réclamé par des policiers.

🗨️ @EPhilippePM "Il faut faire preuve d'une sévérité sans faille pour ceux qui attaquent les forces de l'ordre ! Je… https://t.co/vhosapA7HB— GuillaumeDaret (@Guillaume Daret)


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Rassemblements de policiers
L’agression filmée, et largement diffusée sur les réseaux sociaux, de deux policiers le soir du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) a déclenché mardi de la colère au sein de la police. « Ce n’est pas normal que des policiers se fassent passer à tabac comme ça », a dénoncé Alain, 55 ans, devant le commissariat de Champigny, où une centaine de policiers se sont rassemblés à l’appel du syndicat Alliance.
Dans la soirée, quelque 70 personnes se sont retrouvées au Trocadéro, à Paris, cette fois à l’appel de l’association Femmes des forces de l’ordre en colère. « On veut interpeller les politiques sur le mal grandissant de la police et cette haine de l’uniforme », a déclaré à l’AFP Perrine Sallé, porte-parole de l’association.
Des rassemblements de quelques dizaines de policiers se sont aussi tenus à Lille, Saint-Etienne, Grenoble, Toulouse, Carcassonne et Bordeaux.

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                Deux policiers agressés à Champigny-sur-Marne : enquête ouverte sur l’organisation de la soirée



Le débat sur les peines planchers relancé
Les policiers sont encore marqués par l’attaque aux cocktails Molotov de deux des leurs en octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne), qui avait entraîné des manifestations inédites de « policiers en colère » et de leurs compagnes. Après l’agression de Champigny, Alliance a exigé des peines planchers pour les agresseurs de forces de l’ordre, alors que l’enquête s’annonce longue.
« Nous souhaitons être reçus au plus haut niveau de l’Etat, comme l’avait fait le président François Hollande », a réclamé de son côté Patrice Ribeiro, du syndicat Synergie-Officiers, qui attend qu’Emmanuel Macron « prenne des mesures ». Pour obtenir des « sanctions exemplaires » et « une prise de conscience générale », SGP-FO a annoncé des rassemblements le 9 janvier devant tous les commissariats de France.
« Un de nos problèmes à Champigny, c’est que les effectifs ne sont pas toujours au rendez-vous », a déploré de son côté le député (Les Républicains) du Val-de-Marne Gilles Carrez. A ses yeux, les peines planchers, supprimées sous le quinquennat précédent, « sont une bonne réponse à ce type de délinquance ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Pourquoi dure-t-elle exactement 1 minute et 41 secondes ? Y a-t-il des différences entre le test et la vraie sirène ? Dans quels cas est-elle déclenchée ?
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Hausse régulière des loyers, baisse des aides au logement, prix de l’immobilier qui explosent : le budget « habitation » pèse lourd sur le compte bancaire des étudiants. Heureusement, des solutions alternatives ont été concoctées pour qu’ils dénichent un toit à un tarif raisonnable.
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Comment se loger à petit prix, même à Paris

Hausse régulière des loyers, baisse des aides au logement, prix de l’immobilier qui explosent : le budget « habitation » pèse lourd sur le compte bancaire des étudiants. Heureusement, des solutions alternatives ont été concoctées pour qu’ils dénichent un toit à un tarif raisonnable.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 16h57
    |

                            Adeline Farge








                        



                                


                            

La quête d’un nid douillet peut vite virer au casse-tête, entre les pièces justificatives à réunir, les heures à éplucher les annonces et enfin l’attente interminable dans les cages d’escalier. Au-delà de la difficulté à constituer un dossier séduisant pour des propriétaires exigeants, le premier obstacle à surmonter reste celui de dénicher un cocon à un prix abordable. A l’heure où les mini-appartements s’arrachent comme des petits pains, les loyers flambent dans les villes étudiantes, surtout en Ile-de-France.
Ainsi, un étudiant doit débourser 824 euros par mois pour louer un studio de 24 mètres carrés à Paris, contre 496 euros à l’échelle nationale, selon LocService.fr, spécialiste de la location entre particuliers. « Avec la caution, les frais de l’agence immobilière et le loyer, le logement est un gouffre financier. Les étudiants y consacrent la moitié de leurs ressources », constate Jimmy Losfeld, président de La Fédération des associations générales étudiantes (FAGE).

Déjà peu garnis, les porte-monnaie ont subi un coup dur au 1er octobre avec la baisse de 5 euros du montant mensuel de l’aide personnalisée au logement (APL). « Cette mesure va renforcer la précarité étudiante. Cinq euros, cela permet à ceux qui ont un budget restreint de se nourrir à la fin du mois. Les APL sont indispensables pour accéder à un logement autonome et suivre les études de son choix », insiste Pauline Raufaste, vice-présidente de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF).
Les petits budgets peuvent cependant escompter se loger près de leur fac dans l’une des cités U gérées par les centres régionaux des œuvres universitaires et sociales (Crous), pour environ 350 euros par mois à Paris. « Les résidences sont destinées en priorité aux boursiers avec l’échelon social le plus élevé. Les dossiers sont ensuite classés selon la situation familiale, l’éloignement géographique ou encore le nombre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents après leurs études, le temps de trouver un emploi stable
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Une fois diplômé, adieu la chambre du Crous

Nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents après leurs études, le temps de trouver un emploi stable



Le Monde
 |    03.01.2018 à 07h00
    |

                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            

Diplôme en poche, plus étudiant mais encore dans l’attente d’un premier emploi durable, l’accès au logement, si possible décent, peut se transformer en parcours du combattant... C’est la mauvaise expérience qui arrive à Hélène, diplômée en journalisme en 2016, toujours en quête d’un emploi stable. Logée au Crous depuis son entrée en master 1, la jeune femme est à présent censée quitter sa chambre : « Mon bail est terminé depuis fin août. Pourtant, je ne peux pas non plus me loger dans le privé : mes revenus sont trop bas, trop aléatoires et mon statut précaire. Mes dossiers sont refusés. En plus, je n’ai pas de garant, et quand je parle des dispositifs de caution locative de l’Etat, ça fait fuir les propriétaires. » En effet, la perte de la qualité d’étudiant entraîne celle du logement Crous, même si une prolongation du séjour en chambre durant l’été est négociable.
Côté privé, dans les grandes villes où le logement est en tension, peu de propriétaires ou d’agences immobilières acceptent les dossiers de jeunes diplômés en recherche d’emploi sans garantie. Un contrat à durée déterminée, même très bien rémunéré, n’est pas non plus bien vu. Tout comme un contrat à durée indéterminée à faible revenu, et le meilleur dossier sera toujours préféré.
A noter : les propriétaires sont souvent frileux en ce qui concerne la colocation. Ainsi, nombre de jeunes diplômés sont contraints de revenir vivre chez leurs parents en sortie d’études, le temps de trouver un emploi stable.
Une solution temporaire
A la sortie du Crous, les jeunes en recherche d’emploi peuvent candidater pour intégrer temporairement un foyer de jeunes travailleurs. Ces derniers sont ouverts aux 18-25 ans, en activité (dont stage) ou en voie d’insertion professionnelle, disposant d’un revenu minimal de 600 euros par mois. Cependant, dans certaines métropoles, les listes d’attente sont longues.

Le Comité local pour le logement autonome des jeunes (CLLAJ) accompagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Une dizaine de françaises, dont une pionnière du djihad, Emilie König, sont détenues par les forces kurdes. Deux d’entre elles demandent à être « rapatriées ».
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Paris confronté aux demandes de retour de djihadistes arrêtées en Syrie

Une dizaine de françaises, dont une pionnière du djihad, Emilie König, sont détenues par les forces kurdes. Deux d’entre elles demandent à être « rapatriées ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h20
    |

            Soren Seelow et 
                                Edith Bouvier








                        


Depuis la chute en octobre de Rakka (Syrie), ancienne capitale autoproclamée de l’organisation Etat islamique (EI), plusieurs djihadistes françaises, souvent accompagnées de leurs enfants, ont été capturées par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis. Selon les informations du Monde, elles seraient au moins une dizaine détenues dans des camps de déplacés syriens, à l’écart du reste des civils ayant fui les combats.
Parmi elles, une pionnière du djihad, Emilie König, 33 ans. Partie en Syrie en 2012, elle est inscrite depuis 2015 sur la liste noire des terroristes aux Etats-Unis. L’arrestation de cette figure du djihad féminin, révélée mardi 2 janvier par RMC, a été confirmée au Monde par une source locale et le représentant en France du Kurdistan syrien, Khaled Issa. Capturée lors de combats au sud d’Al-Chaddadeh (nord-est de la Syrie), début décembre, elle serait retenue dans un camp de déplacés près de Hassaké, non loin de la frontière turco-syrienne.

   


Signe de l’embarras des autorités françaises sur cette question, aucune source officielle sollicitée par Le Monde n’était en mesure, mardi, de confirmer ou d’infirmer cette information. Le ministère de l’intérieur se disait dans l’impossibilité de la corroborer « de source sûre », Matignon renvoyait la balle vers le Quai d’Orsay, qui suggérait de contacter les ministères de la justice… ou de l’intérieur. En fin de journée, l’Elysée se fendait finalement d’un lapidaire « pas de commentaire ».
« Cas par cas »
La prudence de Paris tient en partie à la complexité du dossier. La politique de l’Etat concernant le sort des femmes et des enfants français détenus en Syrie a été résumée d’une formule par Emmanuel Macron en novembre 2017 : le « cas par cas ». Une doctrine qui semble parfaitement intégrée côté kurde : « Nous sommes en mesure de les juger en Syrie, ou de les remettre aux autorités françaises. La volonté de [Paris] sera respectée », explique le représentant en France du Kurdistan syrien.
La balle est donc dans le camp de la France. Selon une ressortissante française arrêtée en Syrie, aucune détenue de son camp n’a pourtant reçu la moindre visite d’un représentant de l’Etat, ni même été entendue par les services de renseignement. Tout Français incarcéré à l’étranger bénéficie théoriquement d’une visite consulaire, mais aucune procédure transparente ne semble avoir été instaurée sur place pour mettre en musique la doctrine du « cas par cas ».
Faute d’être informées sur le sort qui les attend, deux Françaises détenues par les FDS ont écrit, lundi 1er janvier, une lettre à M. Macron afin d’attirer son attention sur leur cas. Elles s’y présentent maladroitement comme des « victimes » de la propagande de l’EI, et demandent à être « rapatriées » pour « assumer » leurs « actes ». L’une d’elles, jeune mère de deux enfants, a également sollicité le chef de l’Etat, mardi, par un courrier de son avocate, Marie Dosé.
Emilie König, la pasionaria du niqab
Les Françaises détenues par les forces kurdes ont-elles vocation à être jugées en Syrie ou en France ? Quels seront les critères retenus pour décider de leur sort ? Sur la base de quels éléments matériels ? Toutes ne présentent pas la même dangerosité, et la quantité d’informations collectées par les services de renseignement sur leurs activités en Syrie est extrêmement variable.
Le « cas » d’Emilie König, considérée comme une importante recruteuse, est sans doute l’un des mieux documentés. Fille de gendarme, cette Bretonne née en 1984 dans un village du Morbihan a été l’une des premières Françaises à rejoindre l’EI. Convertie à l’islam à 17 ans, militante salafiste de la première heure, elle a vite adopté le niqab, qui deviendra l’une des causes de sa vie.
Opposante à la loi de 2010 interdisant le voile intégral dans l’espace public, elle se signale par la virulence de son engagement en faveur du niqab, qu’elle qualifiait de « seconde peau » dans un entretien accordé juste avant son départ en Syrie, fin 2012, à la sociologue Agnès De Féo. Elle diffuse à cette époque sur Internet des vidéos dans lesquelles elle critique les personnes qui n’assument pas le port du voile, ou encore un policier lui demandant de se découvrir la tête.
Du niqab au djihad
A l’en croire, c’est ce sentiment de persécution qui aurait achevé de la convaincre de rejoindre la Syrie. Dans une conversation téléphonique avec son beau-père, interceptée fin 2013, elle revient sur cette période : « J’ai eu des problèmes avec la justice, en fait, moi je porte le voile intégral et plusieurs fois j’ai fait de la garde à vue et du coup, après, ils ont gelé mes comptes. Ils m’ont fait beaucoup de mal juste à cause de mon voile intégral. »
Mais si Emilie König a attiré l’attention des services de renseignement, ce n’est pas uniquement à cause de son goût prononcé pour l’étoffe couvrante. Au début des années 2010, elle fréquente le groupuscule islamiste nantais Forsane Alizza (« les cavaliers de la fierté »). Cette « milice privée », selon les termes du ministère de l’intérieur, a été fondée en 2010 par Mohamed Achamlane – condamné en 2015 à neuf ans de prison –, puis interdite en 2012.
Au cours de ses années d’activisme, Emilie König participe à plusieurs actions, notamment près de la mosquée de Lorient (Morbihan), où elle distribue des tracts appelant au djihad, mais aussi à Paris, où elle participe à des manifestations de radicaux islamistes. Fin 2012, elle se résout finalement à abandonner en France ses deux fils pour poursuivre son combat en Syrie.
La bonne parole salafiste
Sa fibre militante ne faiblit pas sur les terres du « califat ». Recruteuse et propagandiste, elle publie des vidéos sur les réseaux sociaux. Dans l’une d’elles, postée sur YouTube en 2013, on la voit s’entraîner au tir. Dans une autre, la même année, elle adresse à ses deux enfants restés en France la bonne parole salafiste.
Emilie König fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la justice française le 12 juin 2015. Inscrite sur la liste des sanctions des Nations unies, elle est accusée de mener « des activités de radicalisation » et d’encourager « la commission d’actes de violence contre la France ». Un de ses époux en Syrie, « Abou Mohammed », originaire de Nîmes, a été donné pour mort en 2015. Selon sa mère, interviewée par Ouest -France, la jeune femme a eu sur place trois enfants âgés de un à deux ans, aujourd’hui détenus avec elle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La salle où voulaient se rendre des centaines de personnes dimanche pour le réveillon du Nouvel An n’était pas autorisée à recevoir du public.
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Deux policiers agressés à Champigny-sur-Marne : enquête ouverte sur l’organisation de la soirée

La salle où voulaient se rendre des centaines de personnes dimanche pour le réveillon du Nouvel An n’était pas autorisée à recevoir du public.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 20h40
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h21
    |

            Julia Pascual








                        



   


Deux jours après l’agression de deux policiers en marge du réveillon du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dimanche 31 décembre, la responsabilité des organisateurs d’une soirée est mise en cause dans la façon dont les événements ont violemment dérapé. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Créteil pour mise en danger de la vie d’autrui et ouverture d’un établissement au public sans autorisation.
« L’établissement n’était pas autorisé à ouvrir », a confirmé au Monde la préfecture du Val-de-Marne. « Le propriétaire et le gérant des lieux avaient reçu différents courriers depuis 2016 qui leur rappelaient l’interdiction d’exploiter le hangar pour y recevoir du public », ajoute Christian Fautré, premier adjoint (PCF) au maire de Champigny, et actuellement maire par intérim. Situé dans une zone industrielle, le lieu était dans le collimateur de la municipalité ; il accueillait notamment les activités cultuelles d’une communauté évangélique, alors même qu’il n’était pas homologué en tant qu’établissement recevant du public.
Des vigiles « débordés »
L’affiche annonçant la soirée du réveillon promettait pourtant une grande affluence « de 21 heures à l’aube ». « Huit cents personnes attendues », vantait le visuel, et un « buffet à volonté jusqu’à minuit », dans une « ambiance hip hop/dancehall/zouk/afrobeat/bouyon ».
Elle invitait à faire circuler largement l’information sur Snapchat, application de messagerie prisée des adolescents et des jeunes adultes. C’est justement par ce biais qu’Ali Madini, 17 ans, a pris connaissance de l’événement. « C’était 15 euros pour les garçons avant minuit. Ça nous a intéressés parce qu’on est mineurs et qu’on ne peut pas aller en boîte de nuit », rapporte-t-il.
Ali Madini habite une autre ville du département, Chevilly-Larue. Le 31 au soir, il se rend à Champigny en transports en commun. Sur place, il décrit « une queue comme à Disneyland » et des vigiles « débordés » qui faisaient entrer des gens au compte-gouttes. D’après les estimations relayées par le parquet et la municipalité, entre cinq cents et sept cents personnes sont massées dehors. « Il y a eu de la colère, de la frustration et puis une panique générale », dit Christian Fautré.
« Les gens étouffaient, ils se marchaient les uns sur les autres »

   


« Les vigiles ont commencé à dire que seuls les majeurs avec leur carte d’identité rentreraient, relate Ali Madini. Puis, ils nous ont dit de rentrer chez nous. » La police est appelée en renfort. « Les organisateurs ont appelé le 17 peu avant minuit, relate Yann Maras, du syndicat Alliance dans le Val-de-Marne. Il s’agit au départ d’un trouble à l’ordre public généré par une cinquantaine d’individus à l’extérieur de la salle. »
Une dizaine de policiers arrivent dans un premier temps, principalement des fonctionnaires de la brigade anticriminalité et de la police secours de Champigny. La foule n’est pas dans son ensemble particulièrement hostile. Un premier muret extérieur en briques se rompt toutefois sous l’effet d’un mouvement de foule. D’autres images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent une paroi en plaque de plâtre de la salle cédant à son tour et des grappes de personnes faisant irruption à l’intérieur. « C’était le carnage. Les gens étouffaient, ils se marchaient les uns sur les autres. Toute la foule poussait », témoigne Ali Madini. Un policier syndicaliste du département confirme : « Ça aurait pu être vraiment dramatique. Des gens voulaient sortir parce qu’ils avaient peur de se faire piétiner. D’autres voulaient entrer. Il a fallu les repousser. »
D’après plusieurs sources policières, les forces de l’ordre ont alors fait usage de lanceurs de balles de défense, de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement. Ali Madini dit avoir été touché par deux projectiles, à la cuisse et au bras.
C’est dans cette ambiance chaotique que la situation dégénère encore un peu plus ; des poubelles et des véhicules sont dégradés et incendiés, les forces de l’ordre subissent des jets de projectiles.
Une partie des personnes refoulées tombe alors nez à nez avec deux policiers, un capitaine et une gardienne de la paix du commissariat de Chennevières-sur-Marne, venus en renfort. « Le capitaine et son chauffeur se sont pris une vague d’individus qui avaient été repoussés, dispersés à l’entrée de la salle », rapporte Yann Maras. Ces derniers sont roués de coups. « Une personne a même essayé de prendre le pistolet de la policière », dit Ali Madini, qui assure l’avoir aidée à se relever et à s’éloigner.

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                Pas de retour des peines planchers


Mercredi matin, aucune interpellation n’avait eu lieu dans le cadre de l’enquête ouverte sur les violences commises contre les deux fonctionnaires. « L’idée est d’essayer d’identifier les auteurs par recoupement des vidéos », dit le parquet de Créteil.



                            


                        

                        


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En France, parmi les 1 000 personnes les plus médiatisées en 2017, seules 169 sont des femmes

La parole des femmes ne représente que 14,7 % des citations enregistrées selon le classement de l’Observatoire annuel de la parité dans la presse.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 19h48
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 07h27
   





                        


Elles représentent la moitié de la population, sauf dans la presse. Les femmes sont restées peu visibles dans les médias en 2017, rapporte mardi 2 janvier la plate-forme Pressedd dans son Observatoire annuel de la parité dans la presse. Avec à l’appui de cette assertion un chiffre choc : parmi les 1 000 personnalités les plus médiatisées au cours de l’année écoulée, 169 seulement sont des femmes. Pis, leur parole ne représente que 14,7 % des citations globales enregistrées pour les 1 000 personnalités du classement.
La proportion de femmes dans les personnalités les plus médiatisées est restée peu ou prou équivalent à celle de l’année précédente, puisqu’elle s’était établie à 16,8 % en 2016. Un chiffre loin des niveaux de 2013 (19,2 %) et 2014 (17,3 %), annonce Pressedd, dont le rapport est basé sur l’analyse des 1 500 premiers titres de presse française – quotidiens nationaux et régionaux, presse magazine, presse hebdomadaire régionale, professionnelle et spécialisée – et de 1 500 sites d’informations.

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Business et sport, le néant paritaire
C’est dans la catégorie « business » que les femmes sont le moins sollicitées, puisqu’elles ne représentent que 1 % des intervenants. Parmi les 41 personnalités de cette catégorie présentes dans les 1 000 personnalités les plus médiatisées en 2017, le rapport recense seulement deux femmes : la patronne de la Fédération nationales des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), Christiane Lambert, et la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte. Les femmes ne représentent ainsi que 6 % du total des citations attribuées aux personnalités de la catégorie en 2017.
Une rareté que l’on retrouve également dans la catégorie « sport ». Ainsi, on note en 2017 la présence de seulement trois femmes sur les cent premières personnalités sportives (les joueuses de tennis Kristina Mladenovic, Caroline Garcia et Simona Halep). Les sportives totalisent même environ 46 fois moins de citations que les hommes.

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Une femme candidate à la présidence
En catégorie politique, le bilan est un peu moins morose, mais il accuse tout de même un sévère déséquilibre. On compte ainsi vingt-quatre femmes parmi les cent personnalités les plus médiatisées. Leur parole reste en outre rare, puisqu’elles n’ont prononcé que 17 % des citations attribuées aux politiques en 2017.
C’est un chiffre cependant en hausse par rapport à 2016, grâce notamment à la candidate à l’élection présidentielle Marine Le Pen (Front national), qui, avec 160 417 citations, est la troisième personnalité la plus sollicitée dans les médias. Viennent ensuite – loin derrière – la chancelière allemande, Angela Merkel, la première ministre britannique, Theresa May, et la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.
A noter que dans le gouvernement d’Edouard Philippe, c’est la ministre du travail, Muriel Pénicaud, qui est la plus citée, devant sa collègue de la santé, Agnès Buzyn, puis celle de la culture, Françoise Nyssen.

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« Contexte singulier »
Pressedd souligne toutefois qu’un domaine atteint presque la parité en termes de répartition de la parole. Avec 49,7 % de citations de femmes, la catégorie « culture et médias » donne un peu plus voix à la gent féminine, dont trente-quatre représentantes figurent dans le classement des cent personnes les plus médiatisées. L’actrice française Isabelle Huppert est en tête de ce décompte, devant les Américaines Kim Kardashian, Beyoncé Knowles, Ariana Grande et Rihanna.

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Un chiffre que l’Observatoire ne manque pas de mettre en relation avec « le séisme provoqué par les révélations de harcèlement sexuel à l’encontre du producteur américain Harvey Weinstein ». Un « contexte singulier », note l’observatoire, puisque davantage de femmes ont été sollicitées pour évoquer leur expérience en termes de harcèlement sexuel.



                            


                        

                        


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Philippe Rondot, la mort d’un maître espion

L’ancien officier de renseignement, connu pour sa traque du terroriste « Carlos » ou son implication dans l’affaire Clearstream, est mort fin décembre 2017 à l’âge de 81 ans.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h43
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Le général Philippe Rondot, inhumé samedi 30 décembre 2017 à Fléty (Nièvre), a marqué l’histoire du renseignement français. Le destin de cet homme d’action, arabophone, expert en diplomatie secrète, s’inscrit dans la lignée de ceux d’illustres espions britanniques marqués par le monde arabo-musulman. Comme le Britannique Kim Philby – mais sans le goût de la trahison de ce dernier –, il a suivi les pas de son père, lui-même ex-officier de renseignement, en poste, notamment, à Beyrouth (Liban) dans les années 1920.
Né le 5 octobre 1936, à Nancy, Philippe Rondot, officier parachutiste issu de Saint-Cyr, intègre, au début des années 1960, les services secrets extérieurs français, alors baptisés service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece, devenu DGSE, en 1982).
Parmi ses premiers postes à l’étranger figure la Roumanie, un pays alors sous régime communiste, où il rouvre le bureau du Sdece fermé pendant quatorze ans. Il est repéré, à partir du début des années 1970, pour former une nouvelle génération d’agents au sein du nouveau service action du Sdece repris par Alain Gaigneron de Marolles, qui entend restreindre le périmètre géographique de ce service pour renforcer son efficacité.
Electron libre
Le profil de Rondot, alias « Max », correspond à cette stratégie : des équipes très réduites, mobiles, sachant se frotter à d’autres univers tels que la diplomatie. C’est de cette manière qu’il traque, pendant vingt ans, Ilich Ramirez Sanchez, dit « Carlos », le terroriste international notamment responsable de la mort à Paris, le 27 juin 1975, de deux policiers de la direction de la surveillance du territoire (DST) et de leur informateur. La chasse à l’homme ne prendra fin qu’en 1994, lorsque Rondot, après avoir convaincu les autorités soudanaises, organise le transfert forcé de Carlos en France afin d’être jugé.
A l’arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981, Rondot occupe une place influente au sein du Sdece. Perçu comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Un décret entré en vigueur le 1er janvier précise les conditions de surveillance armée de sites sensibles.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le port d’arme par des agents de sécurité privée encadré par la loi

Un décret entré en vigueur le 1er janvier précise les conditions de surveillance armée de sites sensibles.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h36
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
L’armement des agents de sécurité privée va-t-il connaître un nouvel essor ? Lundi 1er janvier, un décret est entré en vigueur qui explicite les conditions d’exercice de missions de surveillance armée. Ce texte découle de la loi de sécurité publique de février 2017 dont le principal apport était de modifier les règles d’ouverture du feu en vigueur pour les agents de la force publique. Mais le texte vient aussi mettre de l’ordre dans un domaine où la réglementation n’avait pas évolué depuis plus de trente ans.

Le port d’arme pour les agents de sécurité privée n’est pas, en soi, une nouveauté. Il n’y a pas de recensement officiel, mais on estime à environ 5 000 le nombre d’employés de la sécurité privée exerçant leur activité en étant porteurs d’une arme de poing (arme à feu à canon court). Il s’agit principalement des transporteurs de fonds ou de valeurs. Auxquels s’ajoutent quelques centaines de personnes intervenant dans la protection des navires, face au risque de piraterie maritime, ainsi que sur des sites nucléaires d’Areva ou du Commissariat à l’énergie atomique.
En outre, un peu moins d’une centaine d’agents de protection rapprochée de personnalités sont armés. Il s’agit de gardes du corps intervenant le plus souvent auprès d’élus, de dirigeants de grande entreprise, de journalistes, d’avocats ou de personnalités médiatiques particulièrement menacés. Mais l’encadrement juridique de leur armement était jusque-là particulièrement fragile.
Rien de nouveau, ou presque
Dans un contexte de menace terroriste et face à l’augmentation des demandes de protection, l’Etat a voulu légiférer.
« Après l’attentat de Charlie Hebdo, les choses ont évolué, recontextualise Alain Bauer, président du Conseil national des activités privées de sécurité. Il fallait changer la loi pour autoriser l’armement d’agents de protection de personnes physiques. On en a profité pour réglementer et stabiliser des situations incertaines,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni ont été élus, mardi, respectivement président de l’Assemblée de Corse et président du conseil exécutif de Corse.
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Les nationalistes s’installent à la tête de la collectivité unique de Corse

Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni ont été élus, mardi, respectivement président de l’Assemblée de Corse et président du conseil exécutif de Corse.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 06h32
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



   


Ce mardi 2 janvier a marqué une date historique en Corse. A plusieurs égards. C’est, d’une part, la réunification des deux départements et de la collectivité territoriale en une collectivité unique, quarante-deux ans après la bidépartementalisation et près de vingt-six ans après le « statut Joxe » de 1991 qui a permis de doter l’île de Beauté d’une Assemblée de Corse et d’un conseil exécutif aux compétences élargies. C’est aussi l’accession aux pleins pouvoirs des nationalistes qui, pour la première fois, disposeront d’une majorité absolue au sein de cette Assemblée.
Pour la coalition dirigée par l’autonomiste Gilles Simeoni, chef de file de Femu a Corsica, allié aux indépendantistes de Corsica libera, avec à leur tête Jean-Guy Talamoni, c’est l’aboutissement d’une longue marche qui les a vus conquérir une à une les responsabilités institutionnelles.
Commencée en 2014 lorsque la liste conduite par M. Simeoni parvint à arracher la mairie de Bastia. Concrétisée aux élections territoriales de décembre 2015 qui virent l’alliance nationaliste devenir la principale force politique de l’Assemblée de Corse, même si elle n’y disposait pas de la majorité absolue, et qui permirent à M. Simeoni de prendre la présidence de l’exécutif et à M. Talamoni celle de l’Assemblée. Transformée enfin aux législatives de juin 2017 qui ont envoyé trois députés nationalistes (sur quatre sièges) au Palais-Bourbon.

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                Une majorité sans précédent pour les nationalistes corses



Objectifs flous
Cette fois, les nationalistes, qui ont obtenu 41 des 63 sièges de la nouvelle Assemblée, héritent des pleines responsabilités à la tête d’une collectivité qui gérera plus de 1 milliard d’euros de budget et près de cinq mille agents. Et qui revendique de nouveaux transferts de compétences.

   


Dans la foulée du second tour qui avait consacré leur large victoire, le premier ministre, Edouard Philippe, avait déclaré que la Corse pouvait « constituer un territoire privilégié pour tester et mettre en œuvre le pacte girondin » prôné par Emmanuel Macron. Dès lors que ses élus « prendront des initiatives conformes au cadre constitutionnel », avait-il ajouté, estimant qu’« il y aurait quelque chose de baroque à avoir fait voter une loi transférant des compétences puis à estimer, avant même sa mise en pratique, qu’elle est par nature insuffisante ou exercée de façon insatisfaisante ». Une manière de signifier aux élus corses qu’ils s’emparent d’abord des pouvoirs qui leur ont été transférés avant d’en revendiquer de nouveaux.
Le gouvernement va toutefois devoir engager le dialogue avec le nouveau pouvoir qui s’est installé ce mardi au siège de la collectivité unique, cours Grandval à Ajaccio. « Le moment d’ouvrir un dialogue véritable est venu, déclarait M. Simeoni dans un entretien au Monde au soir du second tour. Les circonstances n’ont jamais été aussi favorables pour un règlement politique par le haut de la question corse. Il ne faut pas laisser passer cette chance. »
Reste néanmoins à définir la nature de ce dialogue et à circonscrire les points sur lesquels il peut se concentrer. Or, sur le plan programmatique, en dehors de déclarations principielles d’ordre très général, les objectifs des nationalistes restent très flous.
Message politique
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, particulièrement chargée des collectivités territoriales, a été désignée pour mener cette mission. Elle se rendra dans l’île vendredi pour rencontrer les dirigeants nationalistes élus. Depuis sa nomination, le ministère n’a pas précisé les modalités de ce premier déplacement.
M. Macron se rendra lui-même en Corse le 6 février, vingt ans après l’assassinat du préfet Claude Erignac. Un déplacement qui prend une valeur symbolique et politique toute particulière pour le chef de l’Etat, alors qu’il n’avait obtenu sur ce territoire qu’un peu moins de 18,5 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle.

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                Simeoni : « Il est temps de passer du déni à la reconnaissance du caractère politique de la question corse »



En 2015, lors de leur accession à la tête de la collectivité territoriale, les nationalistes avaient fait une démonstration spectaculaire assortie d’une mise en scène et de discours retentissants. A peine intronisé à la présidence de l’Assemblée, M. Talamoni avait prononcé un discours en corse ancré dans les références au « père de la patrie corse », Pascal Paoli, qui avait proclamé, en 1755, la première Constitution de souveraineté populaire. Et, à l’issue de la séance, les neuf élus au conseil exécutif avaient prêté serment sur la « bible » du paolisme, la Justification de la révolution de Corse, éditée en 1758.
Qu’en sera-t-il cette fois ? A 14 h 30 mardi, le doyen d’âge, Pierre-Jean Luciani, président sortant de l’ex-département de Corse-du-Sud, a ouvert la séance. Le nationaliste Jean-Guy Talamoni a été élu président de l’Assemblée de Corse avec 40 des 63 voix. Il a dédié sa victoire « à nos prisonniers et recherchés », dans un discours d’investiture entièrement prononcé en corse.
Les 63 conseillers ont ensuite désigné les onze membres du conseil exécutif, avant d’élire M. Simeoni président du conseil exécutif de Corse par 42 voix sur 63. L’ancien maire de Bastia a été massivement applaudi, y compris par ses opposants et il a appelé Paris à un « un geste politique fort  ».

Gilles Simeoni interpelle Emmanuel Macron
Le président sortant du Conseil exécutif corse, qui devrait être reconduit mardi 2 janvier dans cette fonction, a interpellé le président de la République, Emmanuel Macron, l’invitant à « parler rapidement sur sa vision de la Corse et sa vision du dialogue » qui devra « s’engager entre la Corse et la République ».
S’exprimant mardi sur France Inter, il a regretté que « jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement et l’Etat [n’aient] pas donné les signes forts, qui étaient indispensables, de la prise en compte de la nouvelle donne politique corse, qui s’est traduite notamment par une victoire électorale aux allures de raz-de-marée démocratique aux élections territoriales de décembre ».
Depuis la victoire de la liste Pè a Corsica (Pour la Corse) menée par Gilles Simeoni pour les autonomistes et Jean-Guy Talamoni pour les indépendantistes le 10 décembre, le président de la République n’a pas abordé la question de l’île.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ « Le Monde » a pu assister à une commission de discipline à Fleury-Mérogis. Un quasi tribunal.
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En prison, le mitard pour lutter contre les portables

« Le Monde » a pu assister à une commission de discipline à Fleury-Mérogis. Un quasi tribunal.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 11h39
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

C’est à la fois un des outils majeurs de la gestion de la détention et un des lieux les plus secrets de la prison. Le Monde a pu assister, mercredi 13 décembre 2017, à une commission de discipline, là où l’administration pénitentiaire juge souverainement une violation du règlement par un détenu à l’égard de cette même administration. La presse n’y avait encore jamais eu accès.
A Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe, chaque bâtiment a sa propre commission de discipline. Ce matin-là, au bâtiment D1, un homme hagard, les yeux gonflés, se tient debout derrière une barre de tribunal qui paraît disproportionnée dans cette pièce exiguë aux murs jaune vif. Geoffroy H. maintient bien à plat les phalanges de ses deux mains sur cette barre, comme pour mieux se concentrer sur la lecture du compte rendu d’incident (CRI) du 10 novembre qui relate la découverte dans sa cellule d’un téléphone portable, sans carte SIM ni chargeur. L’infraction la plus courante. Le détenu est encadré par une surveillante pénitentiaire, postée devant la porte, et son avocate, debout dans le maigre espace qui le sépare de la table derrière laquelle ses trois « juges » du jour sont assis.
Cette procédure administrative a des airs de procès devant un tribunal, avec des avocats, le plus souvent commis d’office. Emilie Rollot, 29 ans, directrice chargée du bâtiment D1 où s’entassent 910 personnes condamnées dans quelque 500 places, préside la commission de discipline. Elle est flanquée de deux assesseurs, l’un surveillant pénitentiaire, l’autre issu de la société civile. Depuis 2011, un assesseur extérieur peut en effet assister le chef d’établissement lors de ces audiences disciplinaires.
Dix jours de quartier disciplinaire
Les explications de cet homme de 34 ans, détenu sans histoire depuis seize mois, sont prises au sérieux par la directrice. Il s’agirait du téléphone qu’un ex-codétenu avait revendu à un autre pour ne pas se faire pincer lors d’un changement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Cinq personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue lundi soir pour avoir frappé un fonctionnaire de police à coups de pied.
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Un policier molesté à Aulnay-sous-Bois lors du contrôle d’un scooter volé

Cinq personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue lundi soir pour avoir frappé un fonctionnaire de police à coups de pied.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 09h13
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 18h22
   





                        


Deux policiers ont été pris à partie, et l’un d’entre eux a été frappé, lundi 1er janvier, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), alors qu’ils voulaient contrôler un scooter volé, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de sources policières. Les fonctionnaires ont été attaqués par plusieurs personnes, peu avant 18 heures, dans la cité des 3 000, a annoncé l’une de ces sources, confirmant une information du Parisien.
La brigade anticriminalité (BAC) avait repéré un homme à scooter « en train de récupérer un sachet dans un véhicule épave », a relaté une source policière à l’AFP. Le suspect a pris la fuite avant d’être rattrapé par un policier. Des jeunes « du coin » sont alors arrivés alors en renfort, donnant des coups de pied au fonctionnaire « pour qu’il lâche » sa prise.
Le fonctionnaire frappé souffre de contusions à la tête et d’une entorse au poignet. Il s’est vu délivrer huit jours d’incapacité totale de travail (ITT). Son collègue a tiré en l’air avec son arme de service à deux reprises pour « calmer la situation », a précisé l’une de ces sources.
Cinq gardes à vue
Quatre jeunes majeurs et un mineur étaient en garde à vue mardi, au lendemain de l’agression. Appréhendés lundi soir, les gardés à vue, âgés de 14 à 24 ans, « contestent toute participation aux violences » contre le fonctionnaire de la BAC, a déclaré une source proche de l’enquête à l’AFP.
Deux d’entre eux sont le conducteur du scooter qui avait fui devant les policiers et un homme soupçonné de détenir 435 grammes de résine de cannabis, arrêté dans un appartement où s’était caché l’un des suspects.
Par ailleurs, deux policiers ont été roués de coups dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Partager son logement avec d’autres personnes est un mode de vie qui se développe. Cependant, pour éviter les déconvenues, les bailleurs doivent connaître certaines règles.
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Les avantages de la colocation

Partager son logement avec d’autres personnes est un mode de vie qui se développe. Cependant, pour éviter les déconvenues, les bailleurs doivent connaître certaines règles.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 07h30
   





                        



   


Limitée aux étudiants jusqu’à ces dernières années, la colocation touche désormais un public plus large, comme des personnes divorcées, des jeunes adultes qui ne peuvent assumer seuls la charge d’un logement ou des personnes âgées qui disposent de chambres inoccupées. Il n’existe pas de statistiques officielles concernant le nombre de colocataires, mais l’association Consommation logement cadre de vie (CLCV) estime que 31 % des 18-24 ans optent pour ce système et qu’un Français sur six a vécu en colocation.
Des exonérations d’impôt sous certaines conditions
Le site Appartager.com, qui établit chaque année un baromètre à partir de ses utilisateurs, estime que 44 % des colocataires sont des étudiants mais qu’ils sont désormais talonnés par des actifs (40 %). Et 53 % des utilisateurs du site seraient prêts à vivre en colocation avec une personne âgée contre un loyer modéré et des services rendus à la personne. « Pour le propriétaire, louer une chambre est un moyen de compléter sa retraite tout en bénéficiant d’une présence et d’aide dans le quotidien, comme porter les courses ou accomplir des tâches ménagères, sans bien sûr que cela remplace une infirmière ou une aide soignante », juge Cédric Brochier, porte-parole d’Appartager.
Autre avantage, s’il loue une chambre dans son domicile, le propriétaire peut être exonéré d’impôt, à condition que le loyer de la chambre n’excède pas 184 euros par m² et par an en Ile-de-France et 135 euros dans les autres régions. Rappelons que la chambre doit être en bon état, mesurer plus de 9 m² et permettre un accès aisé aux sanitaires et à la cuisine. S’il s’agit de la location d’un appartement dans son ensemble, le propriétaire peut signer un bail avec chaque colocataire, mais, dans la plupart des cas, pour des raisons de simplicité, le propriétaire signe un seul bail comportant le nom de chaque colocataire. Dans ce cas, le bail type prévu par la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) de 2014 est obligatoire.
Intégrer dans le bail une clause de solidarité
Quel que soit le système choisi, il ne faut pas oublier d’intégrer dans le bail une clause de solidarité : si le loyer est de 1 000 euros, le propriétaire pourra demander la totalité de la somme à un des colocataires sans avoir à se retourner contre chacun d’entre eux. Les propriétaires bénéficient ainsi de garanties non négligeables et cela leur permet de louer de grands appartements qui ne trouveraient pas preneur. Par contre, pas question de faire payer plus cher : dans les zones tendues c’est-à-dire la plupart des grandes villes, la somme des loyers acquittés par chaque colocataire ne peut pas dépasser ce qui serait demandé à un locataire unique.

        Lire aussi :
         

                Fin de l’encadrement des loyers : qui perd, qui gagne ?



Si l’un des colocataires donne son congé, le bail continue avec les colocataires restants et le colocataire sortant reste solidaire des charges et du loyer pendant six mois au maximum ou bien jusqu’à ce qu’un colocataire le remplace. Par contre, si le propriétaire veut mettre fin au bail, il doit écrire en recommandé à chacun des colocataires, sinon le bail continue pour ceux d’entre eux qui n’ont pas reçu le courrier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les détenus pourront appeler les numéros que l’administration ou un juge auront autorisés.
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Prisons : le ministère de la justice va installer un téléphone dans chaque cellule

Les détenus pourront appeler les numéros que l’administration ou un juge auront autorisés.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 09h26
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
C’est une véritable révolution qui se prépare dans le monde carcéral. Le ministère de la justice a lancé un important appel d’offres afin d’installer des téléphones dans les cellules de l’ensemble des prisons françaises, hors quartiers disciplinaires. Plus de 50 000 cellules de 178 établissements pénitentiaires devraient ainsi être équipées progressivement au cours des prochaines années d’un appareil qui permettra aux détenus (condamnés ou prévenus) d’appeler les numéros que l’administration ou un juge auront autorisés.
L’expérience menée depuis juillet 2016 à la prison de Montmédy (Meuse) va ainsi être généralisée. Dans cet établissement, qui comptait, au 1er décembre 2017, 296 détenus (pour 343 places), ces derniers peuvent appeler à n’importe quelle heure du jour et de la nuit les membres de leur famille pour un coût inférieur de 20 % au tarif pratiqué par les cabines placées dans les coursives auxquelles ils n’ont accès qu’au compte-gouttes. En moyenne, ils peuvent composer quatre numéros dont les titulaires doivent être identifiés.
Dans les prisons surpeuplées, les détenus n’ont parfois même plus accès aux cabines, faute de temps et de surveillants pour les accompagner. Surtout, elles ne sont en principe accessibles que quelques heures par jour, et dans des plages horaires où les enfants sont à l’école et les conjoints au travail.
Les trafics de portables, un véritable fléau
Pour le ministère de la justice, il s’agit à la fois de favoriser le maintien des liens familiaux, considéré comme un facteur essentiel de réinsertion, et de désamorcer l’une des principales sources d’incidents en prison, à savoir les trafics de téléphones portables ; un véritable fléau devenu une routine. Ainsi, Jean-Baptiste K. traduit en commission de discipline à Fleury-Mérogis le 13 décembre 2017, s’était fait saisir un téléphone lors d’une fouille le 26 octobre… et s’en était déjà procuré un autre avant une autre fouille de sa cellule le 17 novembre.
Quelque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le système d’hébergement d’urgence semble aujourd’hui à bout de souffle et les actions concrètes sont dérisoires.
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Sans-abri : décalage grandissant entre les annonces du président et l’action du gouvernement

Le système d’hébergement d’urgence semble aujourd’hui à bout de souffle et les actions concrètes sont dérisoires.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 19h38
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Guy, 59 ans, mort dehors, le 27 décembre 2017, dans le 8e arrondissement de Paris ; Rodolphe, 53 ans, mort le 30 décembre, à La Rochelle ; Ernst, dit « Willy », 60 ans, mort à Paris 15e ; Bernard, 59 ans, mort à Marseille le 24 décembre… La liste, dressée par le collectif Les Morts de la rue, recense au moins 407 décès, rien qu’en 2017, plus de 500 en 2016. Ce sont seulement les cas signalés, le nombre réel étant, selon l’association, cinq à six fois plus élevé. Il s’agit le plus souvent d’hommes, âgés en moyenne de 49 ans, mais il y a aussi 10 % de femmes, et, cette année, un bébé âgé de 3 mois et un de 6 semaines.
Chacune de ces morts rappelle la défaillance du système d’hébergement d’urgence dont le modèle semble à bout de souffle face à l’accroissement de la demande et à de nouveaux publics, notamment des femmes et des enfants, voire des familles entières, pour la plupart des migrants. Dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Lille, trois ou quatre demandes sur cinq aboutissant au numéro d’urgence 115 n’obtiennent aucune réponse.
La volonté d’Emmanuel Macron, exprimée le 27 juillet 2017, à Orléans, laissait espérer un effort inédit de l’Etat : « D’ici à la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois. » Sans doute conscient d’avoir failli, le président de la République a redit, le 31 décembre au soir, lors de ses vœux aux Français : « Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux sans abri. Il y a encore beaucoup de situations que je n’accepte pas plus que vous. Comptez sur ma détermination entière », évitant toutefois de fixer une échéance.
Le gouvernement, visiblement débordé, a beaucoup communiqué sur le sujet depuis la mi-décembre, se disant « entièrement mobilisé, avec 13 000 places supplémentaires d’hébergement d’urgence comparé à 2016 », détaillaient Jacques Mézard, le ministre de la cohésion des territoires, et Julien Denormandie, son...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le nombre de véhicules incendiés et d’interpellations a fortement augmenté, et la nuit a été marquée par l’incident violent à Champigny-sur-Marne.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Un réveillon « pacifié » malgré une « hausse sensible » des interpellations

Le nombre de véhicules incendiés et d’interpellations a fortement augmenté, et la nuit a été marquée par l’incident violent à Champigny-sur-Marne.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 22h28
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 01h51
   





                        


La Saint-Sylvestre se déroulait encore cette année dans un « contexte de menace terroriste toujours élevée », mais le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a assuré lundi 1er janvier que les festivités s’étaient « bien passées » en France. Toutefois, selon le ministère de l’intérieur, le nombre de véhicules incendiés et d’interpellations durant la nuit est en hausse par rapport à l’an dernier.
La nuit de dimanche a notamment été marquée par la violente agression dont ont été victimes deux policiers à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Le ministère de l’intérieur a comptabilisé huit policiers et trois militaires de l’opération « Sentinelle » blessés durant la nuit.
« Je regrette que des incidents comme ceux d’hier puissent se passer, mais dans l’ensemble les gens ont pu jouir de la nuit de la Saint-Sylvestre de manière pacifiée », a déclaré Gérard Collomb à la presse.

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1 031 voitures incendiées
Comme il est d’usage depuis que Manuel Valls a décidé de le publier à nouveau en 2013, le ministère a détaillé le nombre de véhicules incendiés, soit directement, soit par propagation. Il est passé de 935 l’année dernière à 1 031 cette année, soit une « légère hausse », précise le communiqué. « L’augmentation de cette année résulte principalement de la hausse constatée dans quelques départements », ajoute l’intérieur, sans plus de précisions.
Selon le décompte du ministère, 510 personnes ont été interpellées, soit une « augmentation sensible » par rapport aux 456 interpellations de 2016. Même constat pour le nombre de personnes placées en garde à vue, passé de 301 en 2016 à 349 en 2017.
Quelque 140 000 policiers, gendarmes, militaires, sapeurs-pompiers et personnels de secours avaient été mobilisés durant la nuit de la Saint-Sylvestre.



                            


                        

                        

