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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Au lendemain des rassemblements en faveur du régime iranien, le général Mohammad Ali Jafari a proclamé la fin de la contestation.
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Iran : les gardiens de la révolution annoncent « la fin de la sédition »

Au lendemain des rassemblements en faveur du régime iranien, le général Mohammad Ali Jafari a proclamé la fin de la contestation.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h22
   





                        


Le chef des pasdarans, ou « gardiens de la révolution », le général Mohammad Ali Jafari, a assuré, mercredi 3 janvier, être en mesure d’annoncer « la fin de la sédition » en Iran, en référence aux protestations contre le pouvoir et les difficultés économiques qui secouent le pays depuis près d’une semaine.

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« Dans ce mouvement de sédition, il y a eu au maximum des rassemblements de 1 500 personnes, et le nombre des fauteurs de trouble n’a pas dépassé 15 000 personnes sur l’ensemble du pays », a déclaré le chef des gardiens de la révolution, sur leur site Internet.
« Un grand nombre de fauteurs de troubles, au centre de la sédition, (…) ont reçu une formation de la part de la contre-révolution et des monafeghines », a-t-il également avancé, en utilisant un terme désignant les Moudjahidin du peuple, un groupe d’opposition en exil basé en banlieue parisienne. Ceux-ci « ont été arrêtés et il y aura une action ferme contre eux », a-t-il souligné.
Si, mardi, les manifestations ont en effet semblé marquer un coup d’arrêt après un rappel à l’ordre du Guide suprême, Ali Khamenei, il n’est toutefois pas impossible que d’autres rassemblements soient organisés ces prochains jours.
« Les valeurs de la révolution »
Le général Jafari a également fait valoir que des milliers de personnes avaient été « entraînées » par les Etats-Unis pour « fomenter des troubles en Iran ». « Il faut remercier le grand peuple iranien, car, dès que les gens ont compris que la main des étrangers et des séditieux était impliquée, ils ont séparé leur chemin, malgré tous les problèmes économiques, pour défendre les valeurs de la révolution et de l’Iran islamique », a-t-il encore dit.
Des dizaines de milliers de manifestants favorables au régime des mollahs se sont, en effet, rassemblés mercredi dans une dizaine de villes d’Iran pour condamner les « troubles » qui agitent le pays depuis près d’une semaine, après une nuit plus calme que les précédentes à Téhéran et en province. D’autres mobilisations sont également prévues jeudi à Ispahan et Mashhad, ville dans laquelle la contestation a débuté, pour soutenir le pouvoir et condamner les violences des derniers jours.

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Un millier de personnes ont été arrêtées en six jours, selon des chiffres officiels, dont 450 à Téhéran, où les rassemblements étaient pourtant moins importants. Du côté du gouvernement modéré de M. Rohani, le ministère de l’éducation supérieure a affirmé, mardi, qu’il entreprendrait des démarches pour que les étudiants détenus sans charges sévères soient libérés, afin qu’ils puissent assister à leurs examens de fin d’année, dans quelques jours.
Le retour de Telegram en suspens
Par ailleurs, le ministre des télécommunications iranien a conditionné la reprise des activités normales de Telegram à la suppression de ses contenus à caractère « terroriste », après le blocage par les autorités du réseau social utilisé notamment pour appeler à manifester.

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Plus de 41 millions d’Iraniens possèdent des smartphones – sur une population de 80 millions d’habitants – et au moins 25 millions d’entre eux utilisent quotidiennement Telegram pour s’informer et être en contact avec d’autres utilisateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d’avion et près de 3 000 euros.
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Israël lance un programme d’expulsion de dizaines de milliers de migrants

Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d’avion et près de 3 000 euros.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 14h27
   





                        


L’objectif est clairement affiché, il faut les « faire partir », a annoncé le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Israël a annoncé, mercredi 3 janvier, le lancement d’un programme destiné à imposer à près de 40 000 migrants en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération. Ceux-ci ont jusqu’à la fin mars pour quitter Israël, faute de quoi ils seront emprisonnés pour une durée indéterminée.
Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 38 000 personnes sont concernées, en majorité des Erythréens et des Soudanais. Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d’avion et près de 3 000 euros.

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« Obligations légales »
Dans un communiqué, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé son inquiétude, en rappelant notamment qu’Israël avait « des obligations légales s’agissant de la protection des réfugiés ». Or, depuis que les autorités israéliennes ont pris en 2009 la responsabilité de déterminer qui entre dans cette catégorie, seuls huit Erythréens et deux Soudanais ont obtenu le statut, rappelle le HCR.
Dans le cadre de son programme d’expulsion, le gouvernement israélien reconnaît tacitement que les ressortissants de ces deux pays ne peuvent retourner chez eux, du fait de la situation politique dans leur pays. Mais selon des ONG israéliennes soutenant les migrants, Israël a signé des accords avec des pays tiers, en l’occurrence le Rwanda et l’Ouganda, qui doivent accueillir les migrants volontaires venants du Soudan et de l’Erythrée.
Ces migrants sont pour la plupart entrés illégalement en Israël via le Sinaï égyptien à compter de 2007. Ces arrivées de réfugiés ont été ralenties à cause de la construction par l’Etat hébreu d’une clôture électronique, le long de la frontière avec l’Egypte.

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Fermeture des centres de rétention
Israël a ouvert des centres de rétention dans le Sud, où près de 1 500 migrants sont soumis à un régime de semi-liberté. Ces établissements vont fermer leurs portes, et les migrants qui refuseront de partir seront envoyés en prison, ont fait savoir les autorités israéliennes.
Après la date du 1er mars, il sera encore possible pour ces personnes de quitter volontairement Israël, mais une somme inférieure leur sera remise. Ceux qui refuseront seront emprisonnés, a prévenu le ministère de l’intérieur.

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Selon des chiffres officiels, 4 012 migrants en situation irrégulière ont déjà quitté Israël en 2017, dont 3 332 originaires d’Afrique subsaharienne. Benyamin Nétanyahou s’était rendu à la fin août dernier dans le sud de Tel-Aviv, où résident des milliers de migrants africains, et s’était engagé « à rendre » ce secteur aux « citoyens israéliens ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Une vague de froid polaire frappe les Etats-Unis et le Canada depuis le 28 décembre. Des températures avoisinant les - 45 °C ont ainsi été enregistrées dans le nord des Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Près de 40 % des 51 millions de Birmans vivent au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté.
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Hausse de 30 % du salaire minimum en Birmanie, à trois euros par jour

Près de 40 % des 51 millions de Birmans vivent au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 14h11
   





                        



   


Critiquée pour ses piètres performances économiques et sa mauvaise gestion de la crise des Rohingya, la conseillère spéciale de l’Etat et porte-parole de la présidence de la République de l’Union de Birmanie, Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis près de deux ans, veut marquer le coup. Elle a annoncé mercredi 3 janvier que le revenu minimum serait prochainement porté à l’équivalent de trois euros par jour en Birmanie, soit une hausse de plus de 30 %.
Près de trois ans après la première introduction d’un salaire minimum — à l’époque par un gouvernement de transition militaire —, ce salaire est ainsi porté à 4 800 kyats par jour, a annoncé le gouvernement dans le journal officiel Global New Light of Myanmar. Il devra être appliqué « dans toutes les entreprises de dix salariés ou plus », précise le texte officiel.

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40 % sous le seuil de pauvreté
La Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi avait fait de l’économie et des progrès sociaux une de ses priorités lors des élections législatives historiques de 2015, qui ont porté son parti au pouvoir. Mais le « miracle économique » birman, célébré depuis l’autodissolution de la junte militaire en 2011, donne des signes d’essoufflement. La hausse du produit intérieur brut (PIB) s’est tassée en 2017, à + 5,9 %, selon le Fonds monétaire international, qui table cependant sur une reprise en 2018, avec + 6,7 %.
Mais dans le pays, qui reste l’un des plus pauvres d’Asie du Sud-Est, après des décennies d’isolationnisme de la junte au pouvoir, Aung San Suu Kyi n’a pour l’heure pas réussi à faire passer des lois censées rassurer les investisseurs étrangers. Le revenu annuel moyen y reste de moins de 950 euros, soit 80 euros par mois. Et près de 40 % des 51 millions de Birmans vivent au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté.

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Selon la Banque mondiale, la crise dans l’Etat Rakhine, dans l’ouest du pays, avec l’exode de plus de 650 000 musulmans rohingya depuis août 2017 (un « nettoyage ethnique » par l’armée birmane, selon l’ONU) pourrait en outre « avoir un impact négatif sur les investissements, déjà affectés par la perception des investisseurs d’un ralentissement des réformes ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Convoqué par le régulateur boursier pour régler ses dettes, Jia Yueting a refusé de rentrer en Chine.
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Le patron du groupe technologique LeEco refuse de rentrer en Chine

Convoqué par le régulateur boursier pour régler ses dettes, Jia Yueting a refusé de rentrer en Chine.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h19
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Jia Yueting, patron de LeEco, a reçu l’ordre de rentrer en Chine par le régulateur boursier chinois afin de régler des dettes qui se chiffrent en millions. Il a préféré envoyer sa femme négocier à sa place. Officiellement, le patron se dit occupé par sa production de voitures de luxe électriques, établie en Californie.
Il est vrai qu’il a fort à faire, la start-up automobile dans laquelle il a investi plus de 1 milliard de dollars (830 millions d’euros) étant, elle aussi, en difficulté. Mais Jia Yueting cherche surtout à éviter les soucis en Chine. En effet, il y a été inscrit sur une liste noire de mauvais payeurs le 12 décembre, pour des centaines de millions d’euros d’impayés, ce qui l’empêche de prendre le TGV, l’avion, ou de fréquenter des hôtels de luxe.
Jia Yueting paie le prix d’une ambition dévorante. Après une ascension rapide grâce à un site de vidéo à la demande, Leshi, créé en 2004, il s’est lancé dans une diversification tous azimuts, des jeux vidéo au sport, et plus récemment aux smartphones, aux téléviseurs et aux voitures électriques, des secteurs qui nécessitent de lourds investissements.
Avec son premier projet, qui faisait figure de vache à lait, le patron, aujourd’hui âgé de 44 ans, a convaincu des millions de petits investisseurs de le suivre, promettant de concurrencer Tesla dans l’automobile ou Apple dans la téléphonie.

Pour survivre sur le Web chinois, très concurrentiel, LeEco a cherché à développer un écosystème connecté, que devait couronner l’entrée de l’entreprise sur le marché du smartphone, en 2015. Le concept de l’entreprise était de vendre des smartphones bon marché pour attirer de nouveaux abonnés à ses divers services payants.
Mégalomanie
A l’époque, Jia Yueting affirmait qu’il allait faire de l’ombre aux plus grands. Mais le succès n’est plus au rendez-vous. Même à domicile, Baidu, Tencent ou Alibaba rivalisent avec Leshi sur son cœur de métier : la vidéo en ligne.
Le projet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Un homme s’est fait exploser au milieu des fidèles à Gamboru, dans l’Etat du Borno. Le bilan pourrait s’alourdir.
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Compte rendu

Un attentat-suicide dans une mosquée fait au moins 14 morts au Nigeria

Un homme s’est fait exploser au milieu des fidèles à Gamboru, dans l’Etat du Borno. Le bilan pourrait s’alourdir.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-03T12:32:50+01:00"

        Le 03.01.2018 à 12h32





Attribué au groupe djihadiste Boko Haram mais non revendiqué, un attentat-suicide dans une mosquée à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun a fait au moins 14 morts, mercredi 3 janvier au matin, a-t-on appris de sources sécuritaires concordantes.
Un homme s’est fait exploser peu avant la première prière du matin au milieu des fidèles musulmans dans un lieu de culte de Gamboru, dans l’Etat du Borno, selon des membres des milices civiles.

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« Pour l’instant, 14 corps ont été sortis des décombres de la mosquée, dans le quartier d’Unguwar Abuja, qui a été totalement détruite par l’explosion », a rapporté l’un d’eux, Umar Kachalla, qui combat Boko Haram aux côtés de l’armée nigériane. Mais le bilan pourrait s’alourdir : « Seul le muezzin a survécu et nous pensons qu’il y a beaucoup plus de victimes sous les décombres. »
Attaques sporadiques dans la région
Gamboru, grande ville marchande au carrefour du Nigeria et du Cameroun, était tombée aux mains du groupe djihadiste en août 2014. Malgré la reprise de la ville en septembre 2015, avec l’aide de l’armée tchadienne, les combattants de Boko Haram continuent de mener des attaques sporadiques sur les villages alentour et les routes de la région.
Mardi 2 janvier, le chef de file historique du groupe, Abubakar Shekau, a diffusé une vidéo dans laquelle il revendique une série d’attaques commises au mois de décembre 2017, notamment à Maiduguri, aux environs de Gamboru et à Damboa.

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Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a affirmé dans son discours de la nouvelle année que le pays « en a fini avec Boko Haram », mais le nombre d’attaques, d’attentats et de raids sur les postes militaires a fortement augmenté ces deux derniers mois. Il y a deux ans, le chef de l’Etat avait affirmé que Boko Haram était « techniquement défait ».
L’insurrection qui ravage le nord-est du Nigeria a fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009 et la région fait face à une très grave crise alimentaire et humanitaire.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Près de six cents migrants sont arrivés de Turquie par la mer Noire ces six derniers mois.
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La Roumanie veut éviter l’ouverture d’une nouvelle route migratoire

Près de six cents migrants sont arrivés de Turquie par la mer Noire ces six derniers mois.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 13h16
    |

            Francesca Fattori








                        



                                


                            
Une nouvelle route migratoire vers l’Europe est-elle en train de s’ouvrir ? Les arrivées en Roumanie restent pour l’instant très faibles, mais, depuis le mois d’août 2017, six bateaux venus de Turquie ont été interceptés par les autorités à proximité des côtes, avec au total 549 passagers. Le dernier, chargé de 65 hommes, femmes et enfants irakiens, pakistanais, afghans et syriens, dérivait sur une mer houleuse lorsqu’il a été secouru par des gardes-côtes roumains à environ 35 kilomètres de la ville de Constanta, dans la nuit du 27 au 28 novembre.
« Il est trop tôt pour pouvoir parler d’une nouvelle route migratoire », relativise Adrien Popescu, inspecteur général adjoint de la police des frontières, qui évoque des « tentatives désespérées » et un phénomène « numériquement insignifiant » comparé aux autres routes migratoires. Les arrivées par la mer Noire en 2017 représentent en effet moins de 0,5 % des entrées irrégulières détectées aux frontières de l’UE par l’agence européenne Frontex.
Cette dernière précise néanmoins que la succession de bateaux interceptés depuis le mois d’août « suggère que les trafiquants pourraient chercher à réactiver cette route ». Utilisée pour la contrebande pendant la guerre froide, elle a brièvement servi à l’immigration irrégulière (environ 500 personnes, entre 2013 et février 2015, selon la police des frontières roumaines) pour être ensuite délaissée pendant deux ans, jusqu’à la reprise des départs en août 2017.

Pays jusqu’alors contourné
Côté turc, on constate également de nombreuses tentatives de rejoindre l’Europe par cette voie. Selon l’agence de presse Anatolie, sept « incidents » sont survenus entre le 13 août et le 9 septembre en mer Noire, ayant conduit à l’arrestation de plus de 800 migrants et de 10 passeurs. Le 22 septembre encore, au moins 21 personnes sont mortes dans le naufrage de leur embarcation.
Membre de l’UE depuis 2007, mais exclue pour l’instant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Editorial. L’accord sur le nucléaire iranien est une source indirecte du mouvement de protestation populaire qui embrase le pays depuis une semaine et pourrait aussi en être une victime collatérale. Les désaccords occidentaux sur cette affaire la compliquent.
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Divisions transatlantiques sur l’Iran

Editorial. L’accord sur le nucléaire iranien est une source indirecte du mouvement de protestation populaire qui embrase le pays depuis une semaine et pourrait aussi en être une victime collatérale. Les désaccords occidentaux sur cette affaire la compliquent.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 12h02
   





                        


Editorial du « Monde ». Le mouvement de protestation populaire qui embrase l’Iran depuis une semaine place les Occidentaux dans une position difficile : l’accord sur le nucléaire iranien, dont ils sont signataires, est une source indirecte de cette contestation et pourrait aussi en être une victime collatérale.
Conclu le 14 juillet 2015 entre l’Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) plus l’Allemagne, et l’Union européenne, l’accord prévoit le gel par Téhéran de certaines de ses activités nucléaires, en échange de la levée des sanctions qui frappaient le régime iranien. La signature de l’accord, promue par l’aile réformatrice du régime menée par le président Hassan Rohani, et les espoirs d’investissements étrangers qu’elle a suscités avec la perspective de la levée des sanctions, a fait naître dans la population de fortes attentes d’amélioration de la situation économique. Ces attentes, cependant, ne se sont guère concrétisées, les réticences de la présidence Trump ayant paralysé les ambitions européennes de retour en Iran.

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L’affaire est d’autant plus compliquée que les Occidentaux sont très nettement divisés sur l’Iran. Sans craindre de jeter de l’huile sur le feu, le président Donald Trump a ouvertement, et à plusieurs reprises, encouragé les manifestants iraniens dès le début du mouvement. La Maison Blanche voit dans l’expression de ce soutien une occasion de plus de se démarquer du prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama, qui s’était montré très prudent face au « mouvement vert », brutalement réprimé, de 2009. Conscients de la confusion sur le terrain, les Européens, eux, se sont limités à rappeler l’exigence du respect de la liberté d’expression et de manifestation, et à dire leur « préoccupation » face à la répression, qui a déjà causé une vingtaine de morts.
Période délicate pour Washington
Ces différences de réactions occidentales ont pour toile de fond une franche opposition sur l’avenir de l’accord sur le nucléaire iranien. M. Trump ne cache pas son hostilité envers l’Iran et pour ce texte, alors que les Européens tiennent à le préserver. Amené à prendre position sur la certification de l’accord en octobre, le président américain avait opté pour une demi-mesure, refusant de certifier lui-même le texte mais laissant au Congrès la responsabilité d’en améliorer les termes. Les choses ont peu évolué depuis.
Or la période actuelle est délicate pour Washington. Entre le 11 et le 17 janvier, M. Trump affronte de nouvelles échéances déterminantes pour le sort de l’accord sur le nucléaire iranien : il devra à nouveau décider s’il certifie l’accord et confirme la levée des sanctions vis-à-vis de Téhéran, ou s’il le dénonce formellement. Cette deuxième hypothèse, ajoutée aux désordres dans les villes d’Iran, aggraverait sans doute la tension à Téhéran.

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En France, le président Macron, qui souhaite se rendre en Iran cette année, tente de concilier la défense de l’accord, les inquiétudes sur le rôle de l’Iran dans la déstabilisation régionale, le maintien du dialogue avec le président Rohani, avec lequel il s’est entretenu par téléphone mardi soir 2 janvier, et la prudence face à un mouvement qui peut être écrasé dans le sang. Il a donc appelé M. Rohani à la « retenue » et à « l’apaisement », et demandé au ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, de reporter sa visite à Téhéran prévue vendredi. Sage décision, qui tranche avec l’agitation à Washington.



                            


                        

                        


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Iran : les manifestations exacerbent les tensions politiques

Les manifestants dénoncent aussi bien le gouvernement que les factions conservatrices. Les partisans du Guide Ali Khamenei critiquent le président Rohani.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 12h22
    |

            Louis Imbert








                        



   


Les manifestants d’Iran ont semblé marquer un temps d’arrêt, mardi 2 janvier au soir, après un rappel à l’ordre sec du Guide suprême, Ali Khamenei, la plus haute autorité du pays, et alors que les forces de sécurité et l’institution judiciaire se disaient prêtes à la plus extrême sévérité.
Au sixième jour de ces rassemblements, entamés jeudi 28 décembre, des regroupements ont eu lieu à Toyserkan, petite ville de l’ouest du pays où six personnes avaient été tuées dimanche, à Chiraz (centre), à Karadj, ville populaire et de classe moyenne située en périphérie de la capitale, ainsi qu’à Téhéran.
Au vu des images postées en ligne par des manifestants, certains étaient de moindre ampleur, dispersés par des policiers relativement peu nombreux. Les autorités n’ont fait état d’aucune victime, après deux nuits violentes – depuis jeudi, les médias d’Etat ont dénombré au moins vingt et un morts. Un millier de personnes ont été arrêtées en six jours, selon des chiffres officiels, dont 450 à Téhéran, où les rassemblements étaient pourtant moins importants.
Le Guide suprême a mis en garde contre une tentative « d’infiltration » des « ennemis » étrangers de l’Iran
A la mi-journée mardi, Ali Khamenei s’était brièvement exprimé sur les manifestations pour la première fois, à l’occasion d’une rencontre avec des familles de vétérans. Tranchant avec l’ouverture manifestée par le président, Hassan Rohani, envers ceux qui expriment dans la rue leur colère face à la stagnation économique et politique du pays, le Guide a mis en garde contre une tentative « d’infiltration » des « ennemis » étrangers de l’Iran, qu’il accuse d’avoir usé « d’argent, d’armes, [d’influence] politique et de leurs services de renseignement » pour peser sur les événements.

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Lui emboîtant le pas, l’ensemble des responsables politiques iraniens a dénoncé les encouragements qu’expriment depuis vendredi aux protestataires le président des Etats-Unis, Donald Trump, et le département d’Etat américain. Des contre-manifestations organisées par l’Etat dans plusieurs villes du pays ont diffusé, mercredi, ce message éprouvé, en Iran, pour discréditer et effrayer les contestataires.
Le principal groupe réformateur, emmené par l’ex-président Mohammad Khatami, qui dispose de peu d’influence sur ces mouvements sans leaders mêlant les classes populaires et une partie de la classe moyenne, n’a eu d’autre choix que de condamner « les fauteurs de troubles » et la « profonde duperie » des Etats-Unis.
M. Rohani a demandé au président français, Emmanuel Macron, avec lequel il s’est entretenu par téléphone mardi, d’agir contre les Moudjahidin du peuple, un groupe d’opposition en exil basé en banlieue parisienne, puissant lobby très actif en ligne, que M. Rohani accuse « d’encourager la violence ».
Perte de confiance

   


Alors que le chef du tribunal révolutionnaire de Téhéran affirmait, mardi, que les agitateurs pourraient être passibles de la peine de mort, chaque camp tentait d’échapper à la colère de la rue, qui blâme aussi bien le gouvernement que les factions conservatrices, certains cortèges n’hésitant pas à scander des slogans hostiles au Guide.
Du côté du gouvernement modéré de M. Rohani, le ministère de l’éducation supérieure a affirmé, mardi, qu’il entreprendrait des démarches pour que les étudiants détenus sans charges sévères soient libérés, afin qu’ils puissent assister à leurs examens de fin d’année, dans quelques jours.
Les factions conservatrices opposées à M. Rohani, quant à elles, chargeaient un peu plus le président et ses mauvais résultats économiques. Il avait suscité de fortes attentes dans la population en promettant une reprise économique, après la signature de l’accord international sur le nucléaire iranien, en juillet 2015, et la levée d’une partie des sanctions internationales. « Le gouvernement paraît capable de surmonter cette crise, estime l’analyste conservateur Amir Mohebbian. Mais le vrai danger, c’est la perte de confiance des gens dans sa capacité à résoudre leurs problèmes. »
En réalité, cette perte de confiance a été précipitée ces derniers mois par les conflits de plus en plus ouverts entre les deux camps. Des responsables d’institutions étatiques et para-étatiques, de fondations religieuses et caritatives, et une part du clergé n’ont pas accepté la manière dont M. Rohani les a frontalement accusés de piller les deniers publics, en présentant au Parlement son budget pour l’année 2018, en décembre 2017.
Dans un effort de « transparence », M. Rohani avait « supplié » les parlementaires de l’aider à « réduire » les financements de ces institutions, « dont personnes ne sait qui a la charge ». « Lorsque nous leur demandons où l’argent a été dépensé, ils nous répondent : “Ce n’est pas votre affaire. Vous nous avez donné l’argent. Bonsoir ! Nous le dépenserons comme nous l’entendons.” »

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Attaques contre les élites
Ces déclarations avaient été suivies d’un rassemblement antigouvernemental, le 28 décembre, à Machhad (est), fief d’une richissime fondation religieuse, Astan-e Qods, que dirige le rival malheureux de M. Rohani à la présidentielle de mai 2017, Ebrahim Raïssi. Son beau-père, principale autorité religieuse de la ville, a été convoqué par le Conseil de sécurité nationale pour qu’il s’explique sur son rôle dans ces manifestations. Il les avait ouvertement soutenues, avec des médias ultraconservateurs. Le mouvement avait, dès le lendemain, entraîné d’autres mobilisations spontanées à travers le pays, échappant à tout contrôle.
La rupture d’une partie de la population avec des dirigeants de tous bords, qu’expriment les manifestations depuis six jours, a été précipitée par une autre figure conservatrice : l’ex-président populiste Mahmoud Ahmadinejad. Lâché par ses anciens soutiens « ultra », menacé par la justice et devenu un imprévisible provocateur, celui-ci a multiplié les attaques, ces derniers mois, contre les « élites » institutionnelles du pays – en premier lieu la famille Larijani, l’une des plus puissantes du pays, dont l’un des membres, allié de M. Rohani, préside le Parlement, tandis qu’un autre a été nommé par le Guide à la tête de l’institution judiciaire.
M. Ahmadinejad, resté silencieux depuis le début des mouvements de rue, est largement discrédité auprès du public après neuf ans d’exercice du pouvoir. Ses successeurs parmi les factions conservatrices n’ont jamais réussi cependant à rassembler sa base électorale, mise à mal par la politique de rigueur budgétaire de M. Rohani, et avide de ses critiques virulentes contre l’establishment.



                            


                        

                        


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Trois mois après l’ouragan Maria, Porto Rico compte toujours ses morts

L’ouragan qui a ravagé l’île en septembre a-t-il fait 64 victimes (bilan officiel) ou plus d’un millier comme le montrent les enquêtes indépendantes ?



Le Monde
 |    03.01.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h22
    |

            Nicolas Bourcier (San Juan et Manati, à Porto Rico, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il flotte un air de paradis perdu à la maison de retraite Virgilio-Ramos. L’allée centrale de cet établissement public de Manati, petite cité portoricaine située à l’ouest de la capitale, San Juan, est nue comme au premier jour, enclose entre un soleil de plomb et l’asphalte brûlant. La double rangée de palmiers a disparu et la dense forêt qui autrefois courait quasiment jusqu’à la mer n’est plus qu’un vague souvenir. Trois mois après le passage de l’ouragan Maria, seuls les sourires des aides-soignantes et des quelques dizaines de pensionnaires rappellent que l’endroit était autrefois un havre de paix. Modeste certes, mais baigné de sérénité.
Ce matin, quatre retraités ont fait leurs valises. Ils sont partis les uns après les autres, entourés de leurs proches, pour aller s’installer aux Etats-Unis. Ils n’ont pas dit grand-chose. La tempête a tout balayé sur l’île, même les certitudes sur le nombre des victimes. « Nous avons tous perdu quelque chose », glisse discrètement un membre du personnel. Il ajoute quelques mots : « L’avenir de l’île était déjà incertain avant la tempête, il s’est brutalement obscurci. On ne sait même pas combien de morts il y a eu, ni quand l’électricité reviendra complètement. » Puis se rencogne dans son travail.
Lorsque Maria a frappé Porto Rico, le 20 septembre 2017, des vents de 250 km/h ont soufflé sur l’île d’est en ouest. Les pluies diluviennes ont provoqué des inondations et des destructions sur tout le territoire, entraînant l’effondrement total du système de distribution de l’eau et de l’électricité. Pendant près de trois semaines, l’île a été plongée dans le noir, certaines régions coupées de tout. Les secours ont été dépassés et la réponse des autorités rapidement critiquée. Les procès en incompétence se sont multipliés et les polémiques, amplifiées. Surtout après le passage éclair à San Juan, le 3 octobre 2017, du président Donald Trump qui, outre l’indignation qu’il a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Malgré ses faiblesses, l’Archipel, qui peine à tourner définitivement la page de la déflation, ne devrait pas être détrôné avant 2022.
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Le Japon reste la troisième économie de la planète

Malgré ses faiblesses, l’Archipel, qui peine à tourner définitivement la page de la déflation, ne devrait pas être détrôné avant 2022.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 11h33
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

La croissance de son économie fait pâle figure à côté de celle de son voisin chinois. Et pourtant : cette année encore, le Japon devrait conserver sa place de troisième puissance économique mondiale, selon le classement publié, le 26 décembre, par le Centre for Economics and Business Research (CEBR), un institut d’études britannique. Et il ne devrait pas en être détrôné avant 2022.
Des prévisions qui donnent comme un satisfecit au premier ministre conservateur, Shinzo Abe, porté au pouvoir en 2012 sur la promesse de tirer l’Archipel de la déflation où il se débat depuis vingt ans. De fait, les derniers indicateurs sont plutôt bons. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,5 % en rythme annuel au troisième trimestre 2017, enregistrant son septième trimestre de croissance de suite. « Cela n’était pas arrivé depuis près de vingt ans », souligne Matthias van den Heuvel, économiste à la banque Edmond de Rothschild, dans une note sur le sujet.

Tirées par la reprise des échanges mondiaux, les exportations de biens ont progressé de 7,1 % en moyenne l’an dernier, dopant la production manufacturière et l’investissement des entreprises. En novembre 2017, la consommation des ménages a bondi de 1,7 %, tandis que le taux de chômage est tombé à 2,7 % de la population active, au plus bas depuis novembre 1993. « L’économie est au plein-emploi », a souligné Haruhiko Kuroda, le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), le 26 décembre.
L’activité est également portée par les dépenses publiques massives, notamment dans les infrastructures : sur l’année fiscale 2017, elles ont culminé à 28 100 milliards de yens, soit 207,9 milliards d’euros. Ces injections devraient diminuer ces prochains mois, si bien que la croissance devrait retomber à 0,8 % seulement en 2018, contre 1,5 % l’an passé, selon le Fonds monétaire international.
Faible taux de chômage
C’est dire si le pays du Soleil-Levant fait figure d’exception en Asie-Pacifique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’ancien président de l’ONG Médecins sans frontières explique la difficulté, technique ou politique, d’obtenir des chiffres fiables sur le coût humain des catastrophes naturelles.
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Rony Brauman : « C’est la première fois que la mortalité indirecte liée à une catastrophe fait débat »

L’ancien président de l’ONG Médecins sans frontières explique la difficulté, technique ou politique, d’obtenir des chiffres fiables sur le coût humain des catastrophes naturelles.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 12h44
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Ancien président de l’ONG Médecins sans frontières et actuel directeur d’études du Centre de réflexion sur l’action et les savoirs humanitaires de la Fondation MSF, le docteur Rony Brauman, 67 ans, explique la difficulté d’obtenir des chiffres fiables sur le coût humain des catastrophes naturelles.
Comment quantifie-t-on les pertes humaines liées aux catastrophes naturelles ?
C’est très variable et approximatif. On se base sur des critères géographiques et démographiques. On applique un taux d’attrition (pourcentage de victimes) hypothétique à la population de la zone touchée.
J’ai constaté, à Port-au-Prince, que c’est la méthode qui avait abouti à une estimation d’environ 300 000 morts après le séisme de 2010. Cette méthode comporte cependant deux facteurs d’imprécision : d’abord, la démographie n’est pas tenue à jour dans tous les pays, ensuite, le pourcentage de victimes varie selon l’heure de la journée à laquelle survient l’événement, la qualité du bâti, la densité de l’habitat et la puissance du phénomène.
Les bilans suivent donc systématiquement une courbe d’emballement lors des catastrophes naturelles majeures, c’est-à-dire dont l’ampleur dépasse le millier de morts. Ils passent d’une sous-estimation initiale à une surestimation qui peut être très forte. On retrouve généralement des chiffres réalistes trois ou quatre semaines plus tard. Ça n’est pas l’effet d’une manipulation, mais le résultat des difficultés techniques rencontrées.
Existe-t-il tout de même des cas de manipulation des chiffres des bilans humains ?
Un Etat peut minimiser ces chiffres pour ne pas perdre la face, ou au contraire les exagérer pour susciter l’attention et s’assurer davantage d’aide financière et matérielle mais, contrairement aux bilans humains de conflits armés comme ceux du Soudan ou du Darfour, les bilans liés aux catastrophes naturelles sont rarement controversés. Car ils ne sont pas soumis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ A la fin de décembre, le taux de chômage outre-Rhin a atteint 5,7 %. Il était de 6,1 % un an plus tôt.
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En Allemagne, le taux de chômage au plus bas depuis 1990

A la fin de décembre, le taux de chômage outre-Rhin a atteint 5,7 %. Il était de 6,1 % un an plus tôt.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 11h56
   





                        


La décrue du chômage en Allemagne ne se dément pas. L’économie allemande a clos l’année 2017 avec un niveau de chômage au plus bas depuis la réunification du pays, en 1990, d’après les chiffres publiés, mercredi 3 janvier, par l’Agence pour l’emploi.
Au cours de l’année, le nombre de chômeurs dans la première économie européenne a ainsi reculé de 158 000 personnes, pour se chiffrer à 2,53 millions. Le taux de chômage est donc tombé à 5,7 %, alors qu’il était de 6,1 % à la fin de 2016.

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Un nombre croissant d’immigrés
La raison de cette embellie tient à la santé de l’économie allemande : selon les grands instituts d’analyse conjoncturelle du pays, la trajectoire de croissance devrait se poursuivre encore ces deux prochaines années. L’Office fédéral de la statistique s’attend ainsi à ce que les niveaux d’emploi établissent des records l’an prochain, passant de 44,8 millions de poersonnes actives cette année à 45,2 millions l’an prochain.
L’office attribue cette progression à un nombre croissant d’immigrés arrivant sur le marché du travail en Allemagne, où plusieurs secteurs ont souffert de déficits de main-d’œuvre. Depuis 2015, on estime à environ un million et demi le nombre de réfugiés arrivés dans le pays. Selon l’office de la statistique, de plus en plus de femmes et de citoyens plus âgés ont également trouvé un emploi.

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Dans le détail, la population active a progressé dans le secteur des services (commerce, transport, service public, etc.), qui occupe les trois quarts des actifs, ainsi que dans l’industrie manufacturière et la construction. Elle a en revanche légèrement reculé (− 0,3 %) dans le secteur agricole.
Un actif sur dix est pauvre
C’est la septième année de croissance de la main-d’œuvre en Allemagne, dont l’économie bénéficie de la bonne tenue de la consommation, des dépenses de l’Etat et des exportations. Mais des difficultés de taille se dressent devant le pays.

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Berlin va en effet devoir trouver une solution pour ses travailleurs pauvres. Un actif sur dix est considéré comme pauvre en Allemagne, c’est-à-dire que son revenu est inférieur à 60 % du salaire médian. Cela correspond à 869 euros net par mois pour un travailleur seul et 1 826 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Le nombre de travailleurs pauvres a ainsi plus que doublé en dix ans.
En outre, le vieillissement de la population devrait entraver la croissance du pays à moyen terme, et cela en dépit du recours à l’immigration, a averti en avril la banque centrale allemande. D’après la Bundesbank, la population en âge de travailler (de 15 à 74 ans) va diminuer de 2,5 millions de personnes d’ici 2025.

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Au cours du seul mois de décembre, le taux de chômage a déjà stagné à 5,5 % en données corrigées des variations saisonnières :


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Le taux de chômage en Allemagne
Données corrigées des variations saisonnières

Source : Agence fédérale pour l’emploi allemande



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Donald Trump impose une justice à son image

Le président américain pourvoit en un temps record les postes vacants de juges.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h44
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

L’audition d’un aspirant juge par la commission des affaires juridiques du Sénat n’est pas d’ordinaire la garantie d’un succès sur les réseaux sociaux. Matthew Petersen a pourtant accédé à une inconfortable notoriété après avoir été publiquement éviscéré, le 13 décembre 2017, par le scalpel du sénateur républicain John Neely Kennedy (Louisiane).
La vidéo de l’épreuve, mise en ligne par l’élu démocrate Sheldon Whitehouse (Rhode Island), a rapidement été vue plus d’un million de fois. Contraint d’avouer une ignorance assez crasse des procédures judiciaires, ce membre de la commission électorale fédérale, proche du conseiller juridique de la Maison Blanche Don McGahn, avait été choisi par le président Donald Trump pour un poste de juge fédéral à la cour de district de la capitale fédérale. Il y a renoncé deux jours plus tard.
Ce retrait embarrassant n’est cependant pas de nature à modifier les projets ambitieux de la nouvelle administration. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, le président républicain a pu procéder en effet à un nombre record de ­nominations à des postes-clés de l’appareil judiciaire des Etats-Unis, en privilégiant notamment les cours d’appel, plus stratégiques que les postes de juge de district.
Critiqué pour laisser béants des pans entiers de son administration, M. Trump semble concentrer tous ses efforts dans le domaine judiciaire. Il a déjà surpassé tous ses prédécesseurs, qu’il s’agisse de Barack Obama, George W. Bush ou Bill Clinton. En onze mois, le Sénat a confirmé pour sa part douze juges de cour d’appel, un autre record.
En août 2017, réagissant en marge d’un dîner du Parti républicain du Kentucky aux critiques que Donald Trump faisait alors pleuvoir sur le chef de la majorité conservatrice du Sénat, Mitch McConnell, un membre du Grand Old Party (GOP) nous avait rappelé la contribution jugée décisive de ce dernier à la victoire du magnat de l’immobilier. En gelant contre tous les usages, en 2016, la nomination...




                        

                        


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Mystère sur l’auteur de l’attentat de Saint-Pétersbourg du 27 décembre

Le suspect de l’attaque qui a fait 18 blessés, revendiquée par l’organisation Etat islamique, est un adepte de l’occultisme.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 10h48
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


L’attentat contre un supermarché de Saint-Pétersbourg, qui a fait 18 blessés le 27 décembre 2017, a-t-il été commis par l’organisation Etat islamique (EI) ou par un déséquilibré adepte d’un tout autre genre de sciences occultes ? Deux jours après l’explosion d’une bombe placée dans la consigne d’un magasin de la chaîne Perekrestok, l’EI revendiquait l’attaque par son organe de propagande Amaq, évoquant l’action d’un « groupe dépendant de l’Etat islamique ». De quoi replonger l’ancienne capitale impériale dans le souvenir de l’attentat dans une rame de métro, en avril, commis par un groupe proche d’Al-Qaida et qui avait fait 14 tués.
L’arrestation par les autorités russes d’un suspect, samedi 30 décembre, et ses premières confessions, mettent à mal la crédibilité de cette version, alors même que l’EI a multiplié ces derniers mois les revendications infondées. L’homme arrêté, un habitant de Saint-Pétersbourg âgé de 35 ans, semble ainsi avoir bien peu à voir avec l’organisation djihadiste.
Amateur de drogues
« Lors de son interrogatoire, le suspect a confirmé avoir organisé et réalisé le crime. Selon lui, son acte était motivé par la haine envers les organisateurs et les membres d’ateliers psychologiques auxquels il a assisté », a indiqué le comité d’enquête, sans plus de détails. D’après la diffusion sur Internet de courts extraits de ces aveux filmés, il apparaît que les ateliers en question sont des formations dispensées par une « école de développement énergétique et informatif », décrite par le suspect comme une « secte de médiums ». L’homme dit avoir perpétré l’attentat « pour que les gens sachent ».
Ces explications peu limpides recoupent d’autres informations divulguées dans la presse russe, qui indiquent que Dmitri Loukianenko serait membre d’un mouvement intitulé New Age - Nouvelle Ere, un groupe décrit comme ultranationaliste et amateur de sciences occultes. Il serait, surtout, suivi par une clinique psychiatrique depuis ses 19 ans. Et amateur de drogues.
« L’enquête et l’expertise, y compris génétique, confirment l’implication de l’accusé dans la fabrication de l’engin explosif », assure encore le comité d’enquête. Les enquêteurs ont en outre décidé de requalifier l’affaire, initialement ouverte formellement pour « tentative d’homicide », en « acte de terrorisme ». A l’appui de ses aveux, l’homme a aussi indiqué avoir laissé sur les lieux deux clés USB dans lesquelles son mode opératoire et ses récriminations sont exposés en détail. L’une d’elles a bien été retrouvée au rayon charcuterie du magasin.



                            


                        

                        


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Compte rendu

George Weah : « Nos voisins exportent et nous aussi nous pouvons le faire »

Dans son premier entretien, le président élu veut rendre le Liberia autonome sur le plan agricole, lutter contre la corruption et rénover les infrastructures.


Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-01-03T10:37:30+01:00"

        Le 03.01.2018 à 10h37






    
George Weah, président élu du Liberia, au cours de l’entretien qu’il a accordé à Reuters le 2 janvier 2018 à son domicile, à Monrovia.
Crédits : THIERRY GOUEGNON/REUTERS


Le président élu du Liberia, George Weah, a fixé, mardi 2 janvier, les premiers objectifs à atteindre pour son mandat de six ans, promettant par exemple de rendre le pays autonome sur le plan agricole et de rénover les infrastructures.
Dans sa première interview depuis sa victoire avec 61,5 % des voix au second tour de l’élection présidentielle du 26 décembre 2017, l’ancienne star du football de 51 ans a commencé à préciser son programme. Il succédera le 22 janvier à Ellen Johnson Sirleaf, lauréate du prix Nobel de la paix, au pouvoir depuis janvier 2006.

        Lire aussi :
         

                « George Weah ne s’est pas contenté d’être une légende du foot, il s’est engagé pour le Liberia »



Lors de sa première déclaration publique le 30 décembre, George Weah avait affiché sa volonté d’ouvrir le pays aux investissements étrangers et de le libérer du fléau de la corruption.
« Je veux que nous soyons autonomes afin que nous puissions exporter, a-t-il déclaré lors de l’entretien exclusif accordé à Reuters mardi. Le gouvernement est responsable de [la mise en œuvre de] programmes agricoles pour que le peuple soit en mesure de cultiver sa propre nourriture. » Le président élu a cité l’exemple du Ghana et des pays voisins : « Ils exportent et nous aussi nous pouvons le faire. »
« Les routes sont cruciales pour la connectivité »
Plus de 60 % des Libériens travaillent dans le secteur agricole, où des multinationales ont investi largement dans les plantations d’huile de palme. Mais la faible productivité contraint le pays à importer plus de 80 % des aliments de base.
George Weah, natif du bidonville de Clara Town, à Monrovia, promet en outre de s’attacher à améliorer les infrastructures. « Nous avons des partenaires et nous avons des revenus dont nous garantirons qu’ils iront à la construction de nos routes », a-t-il affirmé, soulignant que « les routes sont cruciales pour la connectivité ».



L’ancien avant-centre de Monaco, du PSG et du Milan AC a assuré qu’il s’entourerait d’experts et de conseillers de premier ordre et invité les Libériens expatriés à revenir au pays : « Nous aurons des économistes pour nous mettre sur la voie. Ils vont regarder ce qu’il y a dans les caisses et trouver comment aller de l’avant. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a reporté sa visite qu’il devait faire à la fin de la semaine. Emmanuel Macron doit, lui, se rendre à Téhéran dans les prochains mois.
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Iran : la stratégie d’équilibriste de la France

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a reporté sa visite qu’il devait faire à la fin de la semaine. Emmanuel Macron doit, lui, se rendre à Téhéran dans les prochains mois.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 12h16
    |

            Marc Semo








                        



   


Marquer sa préoccupation sur les risques de répression, tout en gardant le contact avec le président Hassan Rohani et sans l’affaiblir : l’exercice n’est pas simple pour Emmanuel Macron, qui souhaite se rendre à Téhéran ces prochains mois. Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien le 2 janvier dans la soirée, le chef de l’Etat l’a appelé à « la retenue » et à « l’apaisement ». L’entretien était, selon l’Elysée, prévu avant les manifestations des derniers jours.
« Les libertés fondamentales, notamment les libertés d’expression et de manifestation, doivent être respectées », a insisté le président français, qui, d’un commun accord avec son interlocuteur, a décidé de reporter la visite dans la capitale iranienne que devait effectuer le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à la fin de la semaine. La maintenir, c’était envoyer le message selon lequel la France soutenait le pouvoir en place face à la rue. D’où ce choix de décaler une nouvelle fois ce voyage, prévu à l’origine fin novembre 2017 mais renvoyé une première fois, sur fond de polémiques entre les deux capitales. Les autorités françaises avaient publiquement alors exprimé leur inquiétude sur « la tentation hégémonique » de l’Iran au Moyen-Orient, et Téhéran avait répondu en accusant Paris de « partialité » en faveur de l’Arabie saoudite.
Déclarations enflammées de Washington
Fidèle à sa stratégie de « parler à tout le monde tout en disant clairement les choses », Emmanuel Macron veut reprendre langue avec Téhéran et garder l’équilibre, à la différence de ses deux prédécesseurs, qui avaient respectivement privilégié le Qatar, puis l’Arabie saoudite. En septembre 2017, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le président français avait déjà rencontré Hassan Rohani, juste après des entretiens avec Donald Trump. Si les autorités françaises veulent préserver l’accord sur le nucléaire iranien de juillet 2015, menacé par l’administration américaine, elles sont conscientes de ses limites. Elles s’inquiètent du programme balistique iranien et des risques de déstabilisation régionale, entraînés par le soutien de Téhéran au régime d’Assad, au Hezbollah libanais ou aux rebelles houthistes au Yémen. Elles veulent donc ouvrir des discussions sur ces thèmes, qui sont aussi au cœur des préoccupations de l’administration américaine et d’Israël, tout en continuant la normalisation avec Téhéran. C’est le sens de la visite que veut effectuer Emmanuel Macron dans la capitale iranienne, la première d’un chef d’Etat ou de gouvernement d’un grand pays occidental depuis la révolution islamique en 1979.

        Lire aussi :
         

                Iran : les manifestations exacerbent les tensions politiques



La montée de la contestation et les risques d’une répression très dure compliquent beaucoup la donne. Les Européens, notamment la chef de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini, qui avait parrainé l’accord sur le nucléaire de 2015, restent aussi très prudents dans leur réaction, espérant que « le droit à la manifestation pacifique et la liberté d’expression seront garantis, à la suite des déclarations publiques du président Rohani ». Mais l’administration américaine continue de multiplier les déclarations enflammées de soutien à la contestation. L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a annoncé que les Etats-Unis vont demander une réunion d’urgence du Conseil de sécurité tout en saluant le « courage » des manifestants et récusant toute accusation d’ingérence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Selon le Centre for Economics and Business Research, un institut d’études britannique,  l’Inde se hissera au cinquième rang devant la France et le Royaume-Uni, en 2018.
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L’Asie grimpe dans le classement des puissances économiques mondiales

Selon le Centre for Economics and Business Research, un institut d’études britannique,  l’Inde se hissera au cinquième rang devant la France et le Royaume-Uni, en 2018.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 11h37
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Sur l’échiquier économique mondial, l’Asie consolide sa place. L’année qui commence devrait confirmer l’ascension du continent, avec l’irruption de l’Inde au cinquième rang des principales économies de la planète. Le géant asiatique supplanterait ainsi la France et le Royaume-Uni qui passeraient, respectivement, à la sixième et la septième place. Le classement, publié le 26 décembre, est produit par le Centre for Economics and Business Research (CEBR), un institut d’études britannique.
Cette progression des économies asiatiques va encore se renforcer dans les quinze prochaines années. D’ici à 2032, toujours selon le CEBR, la Corée du Sud et l’Indonésie auront fait leur entrée dans le top 10 ; et Taïwan, la Thaïlande, les Philippines et le Pakistan intégreront le top 25.
En 2030, la Chine devrait, elle, avoir ravi aux Etats-Unis la première place du classement. L’étude du CEBR se base sur le poids du produit intérieur brut (PIB) exprimé en dollars. Mesuré en termes de « parité de pouvoir d’achat » (PPA), c’est-à-dire en prenant en compte ce que permettent d’acheter localement les devises de chaque pays, le PIB chinois aurait même déjà croisé celui des Etats-Unis.

L’influence politique suivra
Mais quel que soit le critère retenu, la tendance est la même. Une enquête publiée en février 2017 par le cabinet PwC affirmait déjà qu’en 2030, quatre des cinq principales puissances économiques mondiales seraient asiatiques (Chine, Inde, Japon et Indonésie). « C’est une certitude, les centres névralgiques auront tendance à migrer de plus en plus vers l’Asie, résume Julien Marcilly, économiste en chef de l’assureur-crédit Coface. Et le poids économique des pays avancés va, lui, continuer à baisser ».

Dans son étude, le CEBR rappelle que ce que l’on a coutume d’appeler « le monde développé » représentait, jusqu’en 2000, 76 % de l’économie planétaire. D’ici à 2032, cette proportion devrait avoir chuté à 44 %,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Pour Islamabad, le président des Etats-Unis cherche à rejeter la responsabilité de l’échec américain sur le théâtre afghan.
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En un Tweet, Donald Trump sabote la relation avec le Pakistan

Pour Islamabad, le président des Etats-Unis cherche à rejeter la responsabilité de l’échec américain sur le théâtre afghan.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h32
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                            Intérim (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Les autorités pakistanaises, qui avaient convoqué en urgence le comité de sécurité nationale sous la présidence du premier ministre, Shahid Khaqan Abbasi, mardi 2 janvier, ont exprimé leur « profonde déception » au lendemain du Tweet rageur de Donald Trump adressé à Islamabad. Elles jugent « totalement incompréhensible » le message envoyé par le président américain au matin du Nouvel An, dans lequel il déplorait que les Etats-Unis aient « bêtement donné 33 milliards de dollars [27 milliards d’euros] d’aides au Pakistan ces quinze dernières années », tandis que le Pakistan n’a « rien fourni en retour, si ce n’est des mensonges et de la duplicité, prenant nos dirigeants pour des idiots ». « Ils abritent les terroristes que nous chassons en Afghanistan sans grande aide. C’est fini ! », avait asséné Donald Trump. « Les énormes sacrifices consentis par le Pakistan, y compris la perte de dizaines de milliers de vies, ne peuvent être banalisés de la sorte », ont expliqué les autorités dans un communiqué.
Nouveau choc
Washington a confirmé un peu plus tard mardi le gel, évoqué dès l’été 2017, de 255 millions de dollars d’aide militaire au Pakistan, un montant issu de l’enveloppe de 1,1 milliard de dollars votée par le Congrès américain en 2016. Cette somme vient s’ajouter aux 350 millions promis et finalement refusés au Fonds de soutien à la coalition (CSF), la structure destinée à rembourser les dépenses engagées par le Pakistan en soutien à la lutte internationale contre le terrorisme. « L’aide américaine au Pakistan est ainsi ramenée à moins de 500 millions de dollars » pour 2017, calcule le quotidien Dawn.
Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis reviennent sur leurs engagements financiers au Pakistan. Après l’élimination de Ben Laden en mai 2011 à Abbottabad, une ville située à une centaine de kilomètres au nord de la capitale pakistanaise, l’administration...




                        

                        


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Washington bloque le rachat de MoneyGram par Alibaba

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, Washington se montre plus réticent envers les acquisitions chinoises.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 08h50
   





                        



   


Il n’y aura finalement pas de fusion entre le spécialiste américain des paiements électroniques MoneyGram International et Ant Financial Services, bras financier du géant chinois du commerce en ligne Alibaba Group Holding. Les autorités réglementaires américaines se sont opposées mardi 2 janvier à ce rachat.
Dans un communiqué commun, les deux groupes ont annoncé qu’ils renonçaient à ce rapprochement de 1,2 milliard de dollars, « faute d’avoir obtenu l’approbation obligatoire du Comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) ». Ils ont déploré ce refus « malgré des efforts considérables pour répondre aux préoccupations du comité ».

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Le rejet de cette opération de fusion entre le groupe américain et celui du magnat chinois Jack Ma est un nouveau signe de l’approche plus dure, en matière commerciale et réglementaire, de l’administration Trump envers la Chine. « L’environnement géopolitique a considérablement changé depuis que nous avons annoncé la transaction proposée avec Ant Financial il y a près d’un an », a affirmé le directeur général de MoneyGram, Alex Holmes.
Les Etats-Unis invoquent la sécurité nationale
Ant Financial est contrôlé par Jack Ma, fondateur d’Alibaba, et exploite des services de paiement sur Internet et sur mobile. Il visait à s’étendre internationalement avec le rachat de MoneyGram, société sise à Dallas et spécialisée dans le transfert de fonds à l’étranger. Le groupe américain compte environ 1 300 employés.
Le CFIUS, un organisme multi-agences placé sous la houlette du Trésor américain, est chargé d’examiner les acquisitions étrangères et peut les faire bloquer pour des raisons de sécurité nationale. En septembre dernier, sur les recommandations du CFIUS, le président Trump s’était opposé au rachat du fabricant de semi-conducteurs Lattice Semiconductor Corporation par un groupe détenu par des actionnaires chinois, le fonds d’investissements Canyon Bridge Fund.
M. Trump avait invoqué « un risque pour la sécurité nationale » lié à des transferts potentiels de propriété intellectuelle sur des semi-conducteurs.
Pékin regrette des fins protectionnistes
La Chine avait aussitôt exprimé ses « vives inquiétudes », réclamant « un traitement équitable » pour ses firmes et dénonçant un veto à des fins « protectionnistes ». Dans le cas du rachat de MoneyGram, les autorités américaines avaient, selon des informations de presse, des inquiétudes sur la sécurité des données personnelles ainsi que sur le contrôle des transactions vis-à-vis du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.
Les deux groupes ont néanmoins fait état de leur intention de poursuivre des « coopérations stratégiques » entre eux, en Chine comme aux Etats-Unis, ainsi que dans d’autres marchés asiatiques comme l’Inde ou les Philippines.

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Coup de frein de Trump aux investissements chinois
Les investissements chinois aux Etats-Unis ont fortement progressé ces dernières années, totalisant 46 milliards de dollars l’an dernier, alors que Pékin encourageait ses entreprises à s’assurer à l’étranger des technologies et de nouveaux marchés.
Mais depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, Washington se montre bien plus réticent envers les acquisitions chinoises. Le président milliardaire dénonce volontiers le déséquilibre des échanges commerciaux sino-américains et les Etats-Unis multiplient les enquêtes sur les pratiques commerciales du régime communiste, accusé d’avantager ses entreprises.
D’autres projets de rachats chinois aux Etats-Unis restent suspendus à l’examen du CFIUS, dont l’acquisition de l’assureur américain Genworth Financials par le Chinois Oceanwide Holdings pour 2,7 milliards de dollars, une opération dévoilée dès octobre 2016.



                            


                        

                        

