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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les sapeurs-pompiers ont réalisé plus de 3 500 interventions depuis l’arrivée de cette nouvelle dépression. Près de 225 000 foyers étaient privés d’électricité mercredi matin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/01/2018
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La tempête Eleanor fait un mort et quinze blessés, dont quatre dans un état préoccupant

Les sapeurs-pompiers ont réalisé plus de 3 500 interventions depuis l’arrivée de cette nouvelle dépression. Près de 225 000 foyers étaient privés d’électricité mercredi matin.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 05h16
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h58
   





                        



Les forts vents de Carmen à peine partis, une nouvelle dépression s’est abattue sur les côtes françaises : la tempête Eleanor, qui balaye la Bretagne, la Manche, le Nord et la région parisienne avec des rafales supérieures à 120 km/h, a annoncé Météo France. Mercredi 3 janvier, dans la matinée, la tempête poursuivait sa route vers l’est.
Un mort et neuf blessés
Du fait des vents violents enregistrés, une personne est morte mercredi sur le domaine skiable de Morillon, en Haute-Savoie. La victime est un skieur de 21 ans, qui a percuté un arbre déraciné par une bourrasque de vent qui « s’est levée d’un seul coup, comme une mini tornade », a déclaré à l’AFP Pascal Tournier, directeur de Grand Massif.
Quinze personnes ont été blessées dans l’ensemble du territoire, dont quatre se trouvent dans un état préoccupant, selon un bilan provisoire diffusé mercredi à la mi-journée par la sécurité civile. Parmi les quatre blessés graves, se trouvent un homme qui a chuté de son toit en Seine-et-Marne, une femme percutée par un bloc de ciment dans le Haut-Rhin, un motard qui a heurté un arbre en Eure-et-Loir et une personne blessée par une chute d’arbre dans l’Essonne.
Les sapeurs-pompiers ont réalisé plus de 3 500 interventions depuis l’arrivée de la tempête. En outre, près de 225 000 foyers étaient privés d’électricité mercredi en début d’après-midi, a annoncé le groupe Enedis.
Les principales régions perturbées ont été jusqu’à présent la Normandie, avec 50 000 foyers sans courant électrique ; la Picardie, 30 000 foyers ; la Lorraine, 30 000 ; l’Ile-de-France, 30 000 ; la Champagne-Ardenne, 20 000 foyers ; le Nord et le Pas-de-Calais, 15 000, a énuméré Enedis dans un communiqué.
Tous les transports touchés
Au Havre, en raison de la violence du vent, la circulation des camping-cars, des véhicules tractant une caravane, des poids-lourds à vide, des motos et des piétons est interdite dans les deux sens sur le pont de Normandie et sur le viaduc du Grand Canal, a fait savoir Bison futé. 
Les trains sont également touchés. A 10 heures, aucun TER ne circulait ni en Normandie ni en Alsace, selon la SNCF. Les TGV roulaient normalement, malgré quelques retards ponctuels dans ces régions et dans les Hauts-de-France.
Le trafic des ferrys à Calais était « ralenti », mais pas suspendu, a précisé la préfecture.
Le trafic aérien a repris mercredi à la mi-journée dans les aéroports de Strasbourg et Bâle-Mulhouse après avoir été suspendu en raison du passage de la tempête Eleanor, a annoncé la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Les aéroports de Nice et Chambéry ont aussi été affectés.
De fortes rafales ont également provoqué des retards à l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle (CDG), où 60 % des vols ont été retardés au départ entre 7 h 15 et 9 heures et un tiers à l’arrivée. Selon le gestionnaire de l’aéroport, Groupe ADP, les vols ont subi une moyenne de trente-huit minutes de retard.
En Corse, tous les vols au départ et à destination des aéroports de Bastia, Calvi et Figari ont été supprimés mercredi et la compagnie maritime Corsica Linea a annoncé l’annulation des traversées Marseille-Ile-Rousse les 3 et 4 janvier.
Des fermetures de site ponctuelles
A Paris, la Ville a décidé de ne pas ouvrir de la journée les différents espaces verts, et la tour Eiffel a été fermée à la visite jusqu’à 15 heures 30.
La station de Val Thorens (Savoie) a annoncé la fermeture de la partie haute de son domaine skiable mercredi et jeudi, le vent s’ajoutant aux chutes de neige, qui s’annoncent exceptionnelles. Plusieurs domaines skiables des stations des Alpes du Nord ont fait de même mercredi, comme Chamonix, les Houches - Saint-Gervais ou encore Megève.
36 départements en vigilance orange
Face à cette tempête arrivant du nord de l’Irlande, jusqu’à 47 départements ont été placés en vigilance orange de mardi minuit à jeudi 3 heures. Mais devant l’affaiblissement d’Eleanor, Météo France a levé partiellement mercredi à 14 heures l’alerte orange aux vents violents, vagues-submersion, inondation ou avalanches. Celle-ci ne concerne plus que 36 départements, principalement dans le nord et le nord-est du territoire.
Eleanor est la quatrième tempête à toucher le pays depuis le début de décembre, après Ana, Bruno et Carmen. Cette dernière, qui a fait un mort, a quitté la France dans la nuit de lundi à mardi, après avoir balayé notamment la Bretagne, le littoral atlantique et la Corse, avec des rafales soufflant à plus de 130 km/h.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Au lendemain des rassemblements en faveur du régime iranien, le général Mohammad Ali Jafari a proclamé la fin de la contestation.
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Iran : les gardiens de la révolution annoncent « la fin de la sédition »

Au lendemain des rassemblements en faveur du régime iranien, le général Mohammad Ali Jafari a proclamé la fin de la contestation.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h22
   





                        


Le chef des pasdarans, ou « gardiens de la révolution », le général Mohammad Ali Jafari, a assuré, mercredi 3 janvier, être en mesure d’annoncer « la fin de la sédition » en Iran, en référence aux protestations contre le pouvoir et les difficultés économiques qui secouent le pays depuis près d’une semaine.

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« Dans ce mouvement de sédition, il y a eu au maximum des rassemblements de 1 500 personnes, et le nombre des fauteurs de trouble n’a pas dépassé 15 000 personnes sur l’ensemble du pays », a déclaré le chef des gardiens de la révolution, sur leur site Internet.
« Un grand nombre de fauteurs de troubles, au centre de la sédition, (…) ont reçu une formation de la part de la contre-révolution et des monafeghines », a-t-il également avancé, en utilisant un terme désignant les Moudjahidin du peuple, un groupe d’opposition en exil basé en banlieue parisienne. Ceux-ci « ont été arrêtés et il y aura une action ferme contre eux », a-t-il souligné.
Si, mardi, les manifestations ont en effet semblé marquer un coup d’arrêt après un rappel à l’ordre du Guide suprême, Ali Khamenei, il n’est toutefois pas impossible que d’autres rassemblements soient organisés ces prochains jours.
« Les valeurs de la révolution »
Le général Jafari a également fait valoir que des milliers de personnes avaient été « entraînées » par les Etats-Unis pour « fomenter des troubles en Iran ». « Il faut remercier le grand peuple iranien, car, dès que les gens ont compris que la main des étrangers et des séditieux était impliquée, ils ont séparé leur chemin, malgré tous les problèmes économiques, pour défendre les valeurs de la révolution et de l’Iran islamique », a-t-il encore dit.
Des dizaines de milliers de manifestants favorables au régime des mollahs se sont, en effet, rassemblés mercredi dans une dizaine de villes d’Iran pour condamner les « troubles » qui agitent le pays depuis près d’une semaine, après une nuit plus calme que les précédentes à Téhéran et en province. D’autres mobilisations sont également prévues jeudi à Ispahan et Mashhad, ville dans laquelle la contestation a débuté, pour soutenir le pouvoir et condamner les violences des derniers jours.

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Un millier de personnes ont été arrêtées en six jours, selon des chiffres officiels, dont 450 à Téhéran, où les rassemblements étaient pourtant moins importants. Du côté du gouvernement modéré de M. Rohani, le ministère de l’éducation supérieure a affirmé, mardi, qu’il entreprendrait des démarches pour que les étudiants détenus sans charges sévères soient libérés, afin qu’ils puissent assister à leurs examens de fin d’année, dans quelques jours.
Le retour de Telegram en suspens
Par ailleurs, le ministre des télécommunications iranien a conditionné la reprise des activités normales de Telegram à la suppression de ses contenus à caractère « terroriste », après le blocage par les autorités du réseau social utilisé notamment pour appeler à manifester.

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Plus de 41 millions d’Iraniens possèdent des smartphones – sur une population de 80 millions d’habitants – et au moins 25 millions d’entre eux utilisent quotidiennement Telegram pour s’informer et être en contact avec d’autres utilisateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Au cœur de trois religions et séparée en deux, la ville a été reconnue comme capitale d’Israël par Donald Trump. Mais les Palestiniens de la partie orientale considèrent cette zone comme la capitale de leur futur Etat.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Dans une interview à « L’Obs », l’ancienne ministre explique n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique », et annonce prendre la tête d’une collection d’essais chez Fayard.
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Najat Vallaud-Belkacem ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du Parti socialiste

Dans une interview à « L’Obs », l’ancienne ministre explique n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique », et annonce prendre la tête d’une collection d’essais chez Fayard.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h56
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Finalement, c’est un non. Najat Vallaud-Belkacem annonce dans une interview à L’Obs, à paraître jeudi 4 janvier, qu’elle ne sera pas candidate au poste de première secrétaire du Parti socialiste. « L’avenir de la gauche dépasse de très loin la question de l’appareil socialiste », explique l’ancienne ministre de l’éducation, qui était poussée par nombre de ses camarades à se présenter au vote des militants dans la perspective du congrès des 7 et 8 avril.
« Je sais que cela peut paraître étrange de ne pas céder à l’amicale pression de ses amis (…) mais je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique. »
Elle poursuit en assurant n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique ».
Si Mme Vallaud-Belkacem a « toujours en [elle] autant d’engagement qu’auparavant », elle dit ressentir « depuis plusieurs mois le besoin de l’exprimer autrement ». Dans sa « nouvelle vie », elle va prendre la direction, au sein de la maison d’édition Fayard, d’une collection d’essais nommée « Raison de plus », qui sera « consacrée aux batailles culturelles du progressisme ». « Je vois bien que ces idées-là peinent de plus en plus à convaincre les gens. Si nous voulons reconstruire de la conviction, il faut aussi renouveler les savoirs », plaide-t-elle.
Paris pour la succession de M. Cambadélis
L’ancienne ministre met ainsi fin à un suspense de plusieurs semaines. Réunis au sein d’un groupe informel, les autoproclamés « quadras » du Parti socialiste – parmi lesquels le chef de file des députés socialistes Olivier Faure, les maires de Rennes et de Nantes, Nathalie Appéré et Johanna Rolland, ou encore l’ancien ministre de l’intérieur Matthias Fekl – avaient publiquement émis l’idée, dès le mois de novembre 2017, d’une candidature de Mme Vallaud-Belkacem. Mais cette dernière était jusqu’ici restée silencieuse sur ses intentions, et cette interview est la première qu’elle donne depuis sa défaite aux législatives dans le Rhône, en juin 2017.

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La décision de Najat Vallaud-Belkacem va en tout cas ouvrir de nouveaux paris pour la succession de Jean-Christophe Cambadélis, qui a officiellement quitté le premier secrétariat du Parti socialiste le 30 septembre 2017. « C’est elle qui a les clés, confiait encore récemment un poids lourd du parti. Tout le monde est suspendu à sa décision pour savoir comment les pièces vont se disposer. »
Dès lors qu’elle renonce à se présenter, la voie est en effet ouverte à d’autres candidatures : les « quadras » devraient désigner un nouveau représentant, et Stéphane Le Foll, désormais seul potentiel candidat à avoir été ministre de François Hollande, pourrait décider de franchir le pas.
L’eurodéputé Emmanuel Maurel, lui, ne fait guère mystère de son intention de briguer le poste. Il devrait l’officialiser sous peu et rejoindre le député Luc Carvounas, qui est actuellement le seul candidat déclaré.

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Les prétendants au poste ont jusqu’au 27 janvier pour se faire connaître : ce jour-là, un conseil national, sorte de parlement du parti, doit enregistrer les textes d’orientation des candidats. Le vote de ces motions par les militants aura lieu le 15 mars et l’élection du premier secrétaire se fera le 29 mars, parmi les deux textes arrivés en tête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Lassée des dérives de l’hindouisme, cette communauté pacifique de 12 millions d’adeptes envisage de demander le statut de « minorité religieuse ».
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En Inde, la fronde des lingayats contre les extrémistes hindous

Lassée des dérives de l’hindouisme, cette communauté pacifique de 12 millions d’adeptes envisage de demander le statut de « minorité religieuse ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 16h32
    |

            Julien Bouissou (Chitradurga, Tumkur (Karnataka), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Assis dans son fauteuil en cuir, Shivamurthy Murugha Sharanu s’arrête soudain de parler et ferme les yeux. Le silence se prolonge, interminable. Ce gourou hindou en robe safran, le front ceint de trois lignes blanches, s’est peut-être plongé dans une soudaine méditation. Ou alors préfère-t-il réfléchir, les yeux clos, avant de prononcer des paroles embarrassantes ? Il y a quelques mois, il a reçu des menaces pour avoir critiqué le culte de la vache sacrée, le totem de ralliement des extrémistes hindous. Dans son bureau richement décoré, avec moquette et mobilier en bois laqué, des visiteurs assis sur des fauteuils en cuir blanc attendent eux aussi son retour dans la discussion en pianotant sur leurs téléphones portables. Le voici qui rouvre enfin les yeux et lance d’une voix tranquille : « Nous voulons l’indépendance de notre religion. »
Dans la bouche d’un chef spirituel hindou, cette phrase sonne comme une charge violente contre certains de ses coreligionnaires, comparés à des oppresseurs qui étoufferaient l’Inde. Shivamurthy Murugha Sharanu ne se reconnaît plus dans l’hindouisme radical propagé par les extrémistes. Il réclame, pour lui et pour les fidèles de la communauté lingayat, un statut de « minorité religieuse », que seul le premier ministre indien peut accorder et qui ouvre droit à certains avantages, comme une autonomie dans la gestion des nombreuses universités gérées par la communauté.
A 59 ans, le « Dr Swamy » – c’est ainsi qu’il est surnommé – est le chef spirituel des lingayats du district de Chitradurga, à 200 km de Bangalore, dans le sud de l’Inde. Au XIIe siècle, le philosophe Basavanna a donné naissance au mouvement du lingayatisme, en s’insurgeant contre les pratiques régressives de l’hindouisme, comme la discrimination par la caste ou l’interdiction faite aux femmes ou aux intouchables de pénétrer dans certains temples. Le lingayatisme, dont les adeptes seraient au moins 12 millions sur l’ensemble...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Une dizaine de françaises, dont une pionnière du djihad, Emilie König, sont détenues par les forces kurdes. Deux d’entre elles demandent à être « rapatriées ».
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Paris confronté aux demandes de retour de djihadistes arrêtées en Syrie

Une dizaine de françaises, dont une pionnière du djihad, Emilie König, sont détenues par les forces kurdes. Deux d’entre elles demandent à être « rapatriées ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h20
    |

            Soren Seelow et 
                                Edith Bouvier








                        


Depuis la chute en octobre de Rakka (Syrie), ancienne capitale autoproclamée de l’organisation Etat islamique (EI), plusieurs djihadistes françaises, souvent accompagnées de leurs enfants, ont été capturées par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis. Selon les informations du Monde, elles seraient au moins une dizaine détenues dans des camps de déplacés syriens, à l’écart du reste des civils ayant fui les combats.
Parmi elles, une pionnière du djihad, Emilie König, 33 ans. Partie en Syrie en 2012, elle est inscrite depuis 2015 sur la liste noire des terroristes aux Etats-Unis. L’arrestation de cette figure du djihad féminin, révélée mardi 2 janvier par RMC, a été confirmée au Monde par une source locale et le représentant en France du Kurdistan syrien, Khaled Issa. Capturée lors de combats au sud d’Al-Chaddadeh (nord-est de la Syrie), début décembre, elle serait retenue dans un camp de déplacés près de Hassaké, non loin de la frontière turco-syrienne.

   


Signe de l’embarras des autorités françaises sur cette question, aucune source officielle sollicitée par Le Monde n’était en mesure, mardi, de confirmer ou d’infirmer cette information. Le ministère de l’intérieur se disait dans l’impossibilité de la corroborer « de source sûre », Matignon renvoyait la balle vers le Quai d’Orsay, qui suggérait de contacter les ministères de la justice… ou de l’intérieur. En fin de journée, l’Elysée se fendait finalement d’un lapidaire « pas de commentaire ».
« Cas par cas »
La prudence de Paris tient en partie à la complexité du dossier. La politique de l’Etat concernant le sort des femmes et des enfants français détenus en Syrie a été résumée d’une formule par Emmanuel Macron en novembre 2017 : le « cas par cas ». Une doctrine qui semble parfaitement intégrée côté kurde : « Nous sommes en mesure de les juger en Syrie, ou de les remettre aux autorités françaises. La volonté de [Paris] sera respectée », explique le représentant en France du Kurdistan syrien.
La balle est donc dans le camp de la France. Selon une ressortissante française arrêtée en Syrie, aucune détenue de son camp n’a pourtant reçu la moindre visite d’un représentant de l’Etat, ni même été entendue par les services de renseignement. Tout Français incarcéré à l’étranger bénéficie théoriquement d’une visite consulaire, mais aucune procédure transparente ne semble avoir été instaurée sur place pour mettre en musique la doctrine du « cas par cas ».
Faute d’être informées sur le sort qui les attend, deux Françaises détenues par les FDS ont écrit, lundi 1er janvier, une lettre à M. Macron afin d’attirer son attention sur leur cas. Elles s’y présentent maladroitement comme des « victimes » de la propagande de l’EI, et demandent à être « rapatriées » pour « assumer » leurs « actes ». L’une d’elles, jeune mère de deux enfants, a également sollicité le chef de l’Etat, mardi, par un courrier de son avocate, Marie Dosé.
Emilie König, la pasionaria du niqab
Les Françaises détenues par les forces kurdes ont-elles vocation à être jugées en Syrie ou en France ? Quels seront les critères retenus pour décider de leur sort ? Sur la base de quels éléments matériels ? Toutes ne présentent pas la même dangerosité, et la quantité d’informations collectées par les services de renseignement sur leurs activités en Syrie est extrêmement variable.
Le « cas » d’Emilie König, considérée comme une importante recruteuse, est sans doute l’un des mieux documentés. Fille de gendarme, cette Bretonne née en 1984 dans un village du Morbihan a été l’une des premières Françaises à rejoindre l’EI. Convertie à l’islam à 17 ans, militante salafiste de la première heure, elle a vite adopté le niqab, qui deviendra l’une des causes de sa vie.
Opposante à la loi de 2010 interdisant le voile intégral dans l’espace public, elle se signale par la virulence de son engagement en faveur du niqab, qu’elle qualifiait de « seconde peau » dans un entretien accordé juste avant son départ en Syrie, fin 2012, à la sociologue Agnès De Féo. Elle diffuse à cette époque sur Internet des vidéos dans lesquelles elle critique les personnes qui n’assument pas le port du voile, ou encore un policier lui demandant de se découvrir la tête.
Du niqab au djihad
A l’en croire, c’est ce sentiment de persécution qui aurait achevé de la convaincre de rejoindre la Syrie. Dans une conversation téléphonique avec son beau-père, interceptée fin 2013, elle revient sur cette période : « J’ai eu des problèmes avec la justice, en fait, moi je porte le voile intégral et plusieurs fois j’ai fait de la garde à vue et du coup, après, ils ont gelé mes comptes. Ils m’ont fait beaucoup de mal juste à cause de mon voile intégral. »
Mais si Emilie König a attiré l’attention des services de renseignement, ce n’est pas uniquement à cause de son goût prononcé pour l’étoffe couvrante. Au début des années 2010, elle fréquente le groupuscule islamiste nantais Forsane Alizza (« les cavaliers de la fierté »). Cette « milice privée », selon les termes du ministère de l’intérieur, a été fondée en 2010 par Mohamed Achamlane – condamné en 2015 à neuf ans de prison –, puis interdite en 2012.
Au cours de ses années d’activisme, Emilie König participe à plusieurs actions, notamment près de la mosquée de Lorient (Morbihan), où elle distribue des tracts appelant au djihad, mais aussi à Paris, où elle participe à des manifestations de radicaux islamistes. Fin 2012, elle se résout finalement à abandonner en France ses deux fils pour poursuivre son combat en Syrie.
La bonne parole salafiste
Sa fibre militante ne faiblit pas sur les terres du « califat ». Recruteuse et propagandiste, elle publie des vidéos sur les réseaux sociaux. Dans l’une d’elles, postée sur YouTube en 2013, on la voit s’entraîner au tir. Dans une autre, la même année, elle adresse à ses deux enfants restés en France la bonne parole salafiste.
Emilie König fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la justice française le 12 juin 2015. Inscrite sur la liste des sanctions des Nations unies, elle est accusée de mener « des activités de radicalisation » et d’encourager « la commission d’actes de violence contre la France ». Un de ses époux en Syrie, « Abou Mohammed », originaire de Nîmes, a été donné pour mort en 2015. Selon sa mère, interviewée par Ouest -France, la jeune femme a eu sur place trois enfants âgés de un à deux ans, aujourd’hui détenus avec elle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Exposée au musée d’Orsay, l’un des ballerines du peintre est au cœur d’un livre enquête de Camille Laurens.
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Dans les pas de la « Petite danseuse » de Degas

Exposée au musée d’Orsay, l’un des ballerines du peintre est au cœur d’un livre enquête de Camille Laurens.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h15
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

C’est l’histoire d’un tutu… Plus proche du jupon, il habille la ­silhouette d’une gamine maigrichonne modelée dans la cire par Edgar Degas (1834-1917) entre 1878 et 1880, puis coulée en bronze quelques années après sa mort, en 1930. Ce chiffon en tulle, très vivant, accentué par un ruban de satin, intensifie le trouble de cette fameuse Petite danseuse de 14 ans qui fit scandale parce que trop crue, trop cambrée, trop vraie, en 1881, au Salon des artistes français.
Où qu’elle soit aujourd’hui dans le monde – une trentaine de ces statues est exhibée dans les plus grands musées, de New York à Copenhague –, cette sculpture fait toujours danser les visiteurs. Envie de vérifier son degré d’inertie ? Pas touche à la poupée. Celle du Musée d’Orsay, à Paris, au cœur de l’exposition « Degas Danse Dessin »,qui entrecroise ses motifs avec des événements chorégraphiques et musicaux, a été le déclencheur d’une affaire insolite qui n’en finit pas de faire des vagues.

Il était donc une fois un tutu… En 1997, le tulle, en matière synthétique depuis les années 1950, ne colle pas avec l’œuvre et son époque. Le Musée d’Orsay demande à Martine Kahane, alors conservatrice générale du service culturel de l’Opéra national de ­Paris, de réfléchir à la réfection de ce jupon avec l’atelier de couture maison. Passionnément curieuse, Martine Kahane se lance dans une enquête inédite autour de l’identité de la jeune danseuse qui servit de modèle à Degas. « Son nom courait les rues, mais personne n’en était certain, et il a fallu le vérifier », précise Mme Kahane. Pendant un an, elle compulse les archives, croise les informations et met au jour l’histoire de ce modèle qui a tant fait parler de lui.
« Vision très réaliste »
Une œuvre d’art s’efface devant une vie, celle de Marie van Goethem, fille d’un tailleur et d’une blanchisseuse d’origine belge émigrés à Paris : le père disparaîtra autour de 1870. Elle a deux sœurs, également...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Plus de 7 000 personnes, sur les 21 000 arrêtées durant l’état d’urgence entre octobre 2016 et août 2017, sont encore détenues.
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Compte rendu

Le gouvernement éthiopien promet de libérer des prisonniers politiques

Plus de 7 000 personnes, sur les 21 000 arrêtées durant l’état d’urgence entre octobre 2016 et août 2017, sont encore détenues.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 03.01.2018 à 17h23

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        Mis à jour le 03.01.2018 à 17h54






    
Un homme protestant contre le gouvernement éthiopien lors du festival annuel oromo, à Bishoftu, le 1er octobre 2017.
Crédits : Tiksa Negeri/REUTERS


Le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a promis, mercredi 3 janvier, de libérer un certain nombre d’hommes politiques emprisonnés et de fermer une prison où la torture serait régulièrement pratiquée, selon des défenseurs des droits humains.
« Afin d’améliorer le consensus national et d’élargir le débat démocratique, la décision a été prise d’acquitter des hommes politiques et de les libérer de prison », a déclaré le chef du gouvernement à la presse à Addis-Abeba. Ces propos ont été rapportés par la radio-télévision d’Etat Fana sur son site Internet.

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Hailemariam Desalegn a affirmé que les individus déjà condamnés seraient graciés et que les accusations seraient abandonnées pour ceux en instance de jugement. Mais il n’a donné aucune indication sur le nombre de cas concernés, ni n’a précisé si cette mesure s’étendrait aux milliers de personnes considérées comme des prisonniers politiques par les groupes de défense des droits humains et les opposants.
Transformé en musée
« Nous ne savons pas qui va être libéré. Déterminer qui mérite d’être gracié prend du temps », a reconnu auprès de l’AFP le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Negeri Lencho.
M. Hailemariam a également annoncé que le centre de détention de Maekelawi à Addis-Abeba – déjà en service sous le brutal régime militaro-marxiste du Derg, dans les années 1970 et 1980 – serait fermé et transformé en musée.
En 2013, l’ONG Human Rights Watch avait affirmé que « des abus de toute sorte, dont la torture », étaient pratiqués en ce lieu, une accusation rejetée par le gouvernement.

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Parmi les principaux hommes politiques éthiopiens emprisonnés figurent le président du Congrès fédéraliste oromo (OFC), Merera Gudina, et le vice-président de ce parti, Bekele Gerba. De nombreux journalistes sont aussi en détention.
Le nombre exact de prisonniers dans les geôles éthiopiennes n’est pas connu. Mais, selon des chiffres officiels, plus de 21 000 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’état d’urgence en vigueur entre octobre 2016 et août 2017. Les deux tiers d’entre elles ont ensuite été relâchées.
Règne sans partage
Cet état d’urgence avait été instauré en réponse à une vague de manifestations antigouvernementales sans précédent depuis vingt-cinq ans, qui avaient débuté en 2015. Le mouvement a été violemment réprimé par les forces de l’ordre, faisant au moins 940 morts selon la Commission éthiopienne des droits de l’homme, liée au gouvernement.
Les manifestations étaient avant tout l’expression d’une frustration des communautés oromo (présente dans le sud et l’ouest) et amhara (dans le nord) face à ce qu’elles perçoivent comme une surreprésentation de la minorité des Tigré au sein de la coalition du Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), qui règne sans partage depuis 1991.

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Ces manifestations, qui se sont calmées après l’instauration de l’état d’urgence mais sans que des réponses soient apportées à la frustration des Oromo et Amhara, ont provoqué des tensions au sein même de l’EPRDF.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La salle où voulaient se rendre des centaines de personnes dimanche pour le réveillon du Nouvel An n’était pas autorisée à recevoir du public.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/01/2018
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Deux policiers agressés à Champigny-sur-Marne : enquête ouverte sur l’organisation de la soirée

La salle où voulaient se rendre des centaines de personnes dimanche pour le réveillon du Nouvel An n’était pas autorisée à recevoir du public.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 20h40
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h21
    |

            Julia Pascual








                        



   


Deux jours après l’agression de deux policiers en marge du réveillon du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dimanche 31 décembre, la responsabilité des organisateurs d’une soirée est mise en cause dans la façon dont les événements ont violemment dérapé. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Créteil pour mise en danger de la vie d’autrui et ouverture d’un établissement au public sans autorisation.
« L’établissement n’était pas autorisé à ouvrir », a confirmé au Monde la préfecture du Val-de-Marne. « Le propriétaire et le gérant des lieux avaient reçu différents courriers depuis 2016 qui leur rappelaient l’interdiction d’exploiter le hangar pour y recevoir du public », ajoute Christian Fautré, premier adjoint (PCF) au maire de Champigny, et actuellement maire par intérim. Situé dans une zone industrielle, le lieu était dans le collimateur de la municipalité ; il accueillait notamment les activités cultuelles d’une communauté évangélique, alors même qu’il n’était pas homologué en tant qu’établissement recevant du public.
Des vigiles « débordés »
L’affiche annonçant la soirée du réveillon promettait pourtant une grande affluence « de 21 heures à l’aube ». « Huit cents personnes attendues », vantait le visuel, et un « buffet à volonté jusqu’à minuit », dans une « ambiance hip hop/dancehall/zouk/afrobeat/bouyon ».
Elle invitait à faire circuler largement l’information sur Snapchat, application de messagerie prisée des adolescents et des jeunes adultes. C’est justement par ce biais qu’Ali Madini, 17 ans, a pris connaissance de l’événement. « C’était 15 euros pour les garçons avant minuit. Ça nous a intéressés parce qu’on est mineurs et qu’on ne peut pas aller en boîte de nuit », rapporte-t-il.
Ali Madini habite une autre ville du département, Chevilly-Larue. Le 31 au soir, il se rend à Champigny en transports en commun. Sur place, il décrit « une queue comme à Disneyland » et des vigiles « débordés » qui faisaient entrer des gens au compte-gouttes. D’après les estimations relayées par le parquet et la municipalité, entre cinq cents et sept cents personnes sont massées dehors. « Il y a eu de la colère, de la frustration et puis une panique générale », dit Christian Fautré.
« Les gens étouffaient, ils se marchaient les uns sur les autres »

   


« Les vigiles ont commencé à dire que seuls les majeurs avec leur carte d’identité rentreraient, relate Ali Madini. Puis, ils nous ont dit de rentrer chez nous. » La police est appelée en renfort. « Les organisateurs ont appelé le 17 peu avant minuit, relate Yann Maras, du syndicat Alliance dans le Val-de-Marne. Il s’agit au départ d’un trouble à l’ordre public généré par une cinquantaine d’individus à l’extérieur de la salle. »
Une dizaine de policiers arrivent dans un premier temps, principalement des fonctionnaires de la brigade anticriminalité et de la police secours de Champigny. La foule n’est pas dans son ensemble particulièrement hostile. Un premier muret extérieur en briques se rompt toutefois sous l’effet d’un mouvement de foule. D’autres images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent une paroi en plaque de plâtre de la salle cédant à son tour et des grappes de personnes faisant irruption à l’intérieur. « C’était le carnage. Les gens étouffaient, ils se marchaient les uns sur les autres. Toute la foule poussait », témoigne Ali Madini. Un policier syndicaliste du département confirme : « Ça aurait pu être vraiment dramatique. Des gens voulaient sortir parce qu’ils avaient peur de se faire piétiner. D’autres voulaient entrer. Il a fallu les repousser. »
D’après plusieurs sources policières, les forces de l’ordre ont alors fait usage de lanceurs de balles de défense, de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement. Ali Madini dit avoir été touché par deux projectiles, à la cuisse et au bras.
C’est dans cette ambiance chaotique que la situation dégénère encore un peu plus ; des poubelles et des véhicules sont dégradés et incendiés, les forces de l’ordre subissent des jets de projectiles.
Une partie des personnes refoulées tombe alors nez à nez avec deux policiers, un capitaine et une gardienne de la paix du commissariat de Chennevières-sur-Marne, venus en renfort. « Le capitaine et son chauffeur se sont pris une vague d’individus qui avaient été repoussés, dispersés à l’entrée de la salle », rapporte Yann Maras. Ces derniers sont roués de coups. « Une personne a même essayé de prendre le pistolet de la policière », dit Ali Madini, qui assure l’avoir aidée à se relever et à s’éloigner.

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Mercredi matin, aucune interpellation n’avait eu lieu dans le cadre de l’enquête ouverte sur les violences commises contre les deux fonctionnaires. « L’idée est d’essayer d’identifier les auteurs par recoupement des vidéos », dit le parquet de Créteil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.
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Grâce au « sandwich néerlandais », Google a transféré 16 milliards d’euros aux Bermudes en 2016

Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 15h05
   





                        


Alphabet Inc., la maison mère de Google, a transféré en 2016 15,9 milliards d’euros des Pays-Bas vers une société écran aux Bermudes, selon des documents officiels cités par l’agence Bloomberg. Une technique d’optimisation fiscale baptisée « dutch sandwich » (le « sandwich néerlandais »), qui a permis à l’entreprise d’éviter des milliards de dollars d’impôts.
En bref, cette manœuvre se décompose en deux étapes. D’abord elle « consiste à transférer des revenus d’une filiale irlandaise vers une entreprise néerlandaise sans employé » – une technique nommée le « Double Irish » (le « double Irlandais ») –, selon des déclarations à la Chambre de commerce néerlandaise. Ensuite, cette même entreprise est transférée « vers une boîte aux lettres aux Bermudes possédée par une autre société enregistrée en Irlande », précise l’institution. En 2016, le montant ainsi transféré était 7 % plus élevé que celui de l’année précédente.

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Après la publication de ces documents, un porte-parole de Google a réagi dans un communiqué, affirmant que « nous payons toutes les taxes dues et nous nous conformons aux lois fiscales de chaque pays dans lequel nous opérons ».
D’après ses déclarations au fisc américain, le taux global d’imposition effectif de Google était de 19,3 % en 2016. Sur la base de ce taux d’imposition, les économies réalisées par le géant américain se seraient élevées cette année-là à 3,7 milliards de dollars. Sur la base du taux en vigueur en Irlande de 12,5 %, l’économie réalisée n’est plus que de 2,4 milliards de dollars.

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Imposition de 9 %, contre 20 % pour les autres entreprises
Fin 2016, le géant numérique détenait 60,7 milliards de dollars outre-mer, pour lesquels il n’avait pas encore payé d’impôts aux Etats-Unis, toujours selon Bloomberg. Faisant l’objet de poursuites dans plusieurs pays, Google est notamment parvenu à des accords avec les fiscs britannique et italien, leur reversant quelques centaines de millions d’euros.

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Le gouvernement français a, par ailleurs, ouvert la porte le 24 juillet dernier à une transaction avec Google après l’annulation par le tribunal administratif de Paris d’un redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au géant américain.
Google, mais aussi Apple, Facebook et Amazon – l’ensemble étant souvent désigné sous l’acronyme « GAFA » –, sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers. Ces entreprises transfèrent des bénéfices réalisés dans toute l’Union européenne vers un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où elles bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

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Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Israël avait réduit en juin les livraisons d’électricité, arguant que le gouvernement palestinien refusait de régler la facture.
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Gaza : l’Autorité palestinienne va de nouveau payer l’électricité

Israël avait réduit en juin les livraisons d’électricité, arguant que le gouvernement palestinien refusait de régler la facture.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 18h02
   





                        


L’Autorité palestinienne a accepté, mercredi 3 janvier, de payer à nouveau l’électricité pour Gaza, six mois après avoir stoppé ses versements, pour pousser le mouvement islamiste Hamas, qui dirige l’enclave, à s’engager sur la voie de la réconciliation palestinienne.
Le gouvernement palestinien a annoncé par voie de communiqué sa décision aux autorités israéliennes, qui fournissent l’électricité à la bande de Gaza. La décision de payer à nouveau l’électricité est destinée à « améliorer les conditions de vie et de santé dans la bande de Gaza », explique le communiqué.
Israël avait réduit les livraisons d’électricité à la bande de Gaza en juin 2017, arguant que l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas refusait désormais de régler la facture.
Un gouvernement d’union
Le Hamas et l’Autorité palestinienne sont parvenus, en octobre, à un accord de réconciliation qui tarde à être appliqué. Le Hamas avait accepté à l’issue de discussions au Caire le retour de l’Autorité palestinienne à Gaza, d’où elle avait été évincée en 2007, et la prise en charge du pouvoir par un gouvernement d’union.

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Les responsables du parti Fatah du président Abbas ont accusé le Hamas de refuser de céder les véritables pouvoirs. De son côté, la formation islamiste a déploré que le parti de M. Abbas ne soit pas véritablement impliqué dans le processus de réconciliation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les trois nouveaux adjoints ont pour point commun d’avoir été internationaux lorsque Bernard Laporte était sélectionneur (2000-2007) et Jacques Brunel, son adjoint.
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Rugby : Bruno, Elissalde et Bonnaire nommés adjoints du sélectionneur, Jacques Brunel

Les trois nouveaux adjoints ont pour point commun d’avoir été internationaux lorsque Bernard Laporte était sélectionneur (2000-2007) et Jacques Brunel, son adjoint.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 17h33
   





                        



   


L’entraîneur adjoint de Lyon, Sébastien Bruno, ainsi que Jean-Baptiste Elissalde et Julien Bonnaire ont été nommés adjoints du nouveau sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a annoncé la Fédération française de rugby (FFR), mercredi 3 janvier.
Bruno, mis à disposition par son club, sera en charge de la mêlée. Elissalde (trois-quarts) et Bonnaire (touche) seront également assistés par deux consultants, Philippe Doussy (jeu au pied) et Jean-Marc Béderède (défense), seul rescapé de l’ère Guy Novès, ce dernier ayant été limogé le 27 décembre par le président de la FFR, Bernard Laporte, à cause des tests de juin et de novembre ratés.

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Des proches de Laporte
Les trois nouveaux adjoints ont pour point commun d’avoir été internationaux lorsque Laporte était sélectionneur (2000-2007) et Brunel son adjoint. Ils ont notamment participé au Mondial 2007, dernière aventure de Laporte à la tête des Bleus, achevé à la quatrième place. Elissalde et Bonnaire étaient titulaires lors du quart de finale mythique de Cardiff remporté face à la Nouvelle-Zélande pourtant archifavorite (20-18).
Ce sont donc des fidèles que Laporte et Brunel ont convaincus pour tenter de redresser une sélection à l’agonie après six défaites consécutives – donc cinq test-matches – ponctuées d’un nul historique face au Japon (23-23), nation du deuxième rang mondial, que la France avait toujours battu jusqu’alors.
En nommant Brunel, Laporte avait annoncé la mise en place d’un groupe de cinq ou six adjoints issus du Top 14 pour entourer l’ex-manager de Bordeaux-Bègles. Mais les refus des entraîneurs français les plus cotés (Patrice Collazo, Franck Azéma, Fabien Galthié, Pierre Mignoni) ont obligé les deux hommes à revoir cette innovation à la baisse.

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Le temps presse pour Brunel
Bruno, adjoint de Mignoni à Lyon depuis 2015, reste en effet entraîneur du LOU (Lyon olympique universitaire). Il est mis à disposition pour le Tournoi des six nations. Jean-Baptiste Elissalde et Julien Bonnaire étaient sans club. Elissalde, qui avait quitté Toulouse après une saison 2016-2017 ratée, s’était récemment engagé avec la FFR pour entraîner l’équipe de France des moins de 18 ans. Bonnaire a mis fin au printemps dernier à sa carrière de joueur.
« Ce dispositif innovant mixe les compétences présentes au sein de nos clubs et celles émanant de l’encadrement technique fédéral », a positivé la FFR, ajoutant : « Il sera maintenu et renforcé jusqu’à la Coupe du monde 2019. Il est la première étape du rassemblement du rugby français autour de l’équipe de France ».
Le temps presse pour Brunel et son équipe : le Tournoi commence dès le 3 février contre l’Irlande, match pour lequel les Bleus seront rassemblés dès le 21 janvier à Marcoussis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le journal satirique revient sur le traumatisme de l’attentat du 7 janvier 2015, décrivant les escortes, les menaces et le deuil « qui ne finira jamais ».
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Trois ans après la tuerie, « Charlie Hebdo » sort un numéro anniversaire

Le journal satirique revient sur le traumatisme de l’attentat du 7 janvier 2015, décrivant les escortes, les menaces et le deuil « qui ne finira jamais ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 15h06
   





                        



   


« Le 7 janvier 2015 est la date rouge sang qui sépare deux vies. » Trois ans après l’attentat qui a décimé sa rédaction, Charlie Hebdo revient dans un numéro anniversaire sur ce traumatisme qui continue de bouleverser profondément son fonctionnement. Escorte policière permanente, avalanche de menaces sur les réseaux sociaux, coût très élevé pour le journal de la sécurisation permanente…, le numéro qui paraît mercredi 3 janvier dévoile les conséquences de l’attentat sur les conditions de travail au jour le jour.
Le dessinateur et caricaturiste Riss, directeur de la rédaction, déplore notamment le coût très lourd de la protection des locaux — « entre 1 et 1,5 million d’euros par an, entièrement à la charge du journal » soit l’équivalent de près de 800 000 exemplaires par an.

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« Est-il normal pour un journal d’un pays démocratique que plus d’un exemplaire sur deux vendus en kiosque finance la sécurité des locaux et des journalistes qui y travaillent ? », regrette Riss dans son éditorial, estimant que la liberté d’expression « est en train de devenir un produit de luxe ».
Le chiffre d’affaires du journal est tombé à 19,4 millions d’euros en 2016, après un record en 2015 avec plus de 60 millions d’euros, selon des chiffres de BFM Business, confirmés à l’AFP.
« La date rouge sang qui sépare deux vies »
Tout a changé il y a trois ans, quand deux hommes armés, Saïd et Chérif Kouachi, ont assassiné onze personnes dans les locaux parisiens de l’hebdomadaire satirique. C’était le début d’une série d’attaques djihadiste sans précédent en France qui a fait, depuis, deux cent quarante et un morts.
Parmi les victimes, des figures emblématiques du journal comme Cabu, Wolinksi, Honoré, Tignous, l’ex-directeur de la rédaction Charb ou l’économiste Bernard Maris.

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« Le 7 janvier 2015 nous a propulsés dans un monde nouveau, fait de policiers en armes, de sas et de portes blindées, de trouille, de mort. Et cela en plein Paris, et cela dans des conditions qui n’honorent pas la République française. Est-ce qu’on se marre quand même ? Oui », raconte le journaliste Fabrice Nicolino dans un long récit intitulé « Ce que ces trois années ont vraiment changé ».
« Le 7 janvier 2015 est la date rouge sang qui sépare deux vies. Avant, il y a les blagues de Charb qui nous faisaient pleurer de rire, les petits gâteaux de Cabu, déposés avec grâce sur la table, les mots coquins de Wolin, l’arrivée tonitruante de Tignous, le rire pleines dents de Bernard, les cris d’Elsa. Et depuis, un deuil que nous portons tous, et qui ne finira jamais », écrit-il.
Menaces
D’autres articles reviennent sur les menaces dont Charlie fait régulièrement l’objet, notamment sur les réseaux sociaux, qui « continuent à relayer les appels à des attaques physiques contre le journal, le forçant parfois à porter plainte ».
Très scrutées, les « unes » de Charlie, devenu un symbole bien au-delà des frontières françaises, font souvent grincer des dents. Dernièrement, le journal a reçu des menaces pour une couverture sur la maladie de Johnny Hallyday, et s’est empoigné avec Mediapart au sujet de l’islamologue controversé Tariq Ramadan.

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Samedi 6 janvier, une journée intitulée « Toujours Charlie », organisée par la Licra, le comité Laïcité République et le Printemps républicain, proposera débats, tables-rondes et concerts aux Folies Bergère, à Paris, en présence de membres de l’équipe de Charlie et de l’ancien premier ministre Manuel Valls.
Dimanche, le ministre de l’intérieur devrait participer à une commémoration à Paris, porte de Vincennes, et un rassemblement est organisé place de la République à l’appel du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a pour sa part appelé à un rassemblement mardi porte de Vincennes en hommage aux victimes de l’Hyper Cacher.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au « Monde », publient, jeudi 4 janvier chez Albin Michel, leur enquête sur Trappes, la ville d’Omar Sy, de Benoît Hamon et de Nicolas Anelka. Portrait d’une banlieue rugueuse des Yvelines.
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« La Communauté » : plongée dans la ville de Trappes, de Jamel Debbouze au fondamentalisme musulman

Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au « Monde », publient, jeudi 4 janvier chez Albin Michel, leur enquête sur Trappes, la ville d’Omar Sy, de Benoît Hamon et de Nicolas Anelka. Portrait d’une banlieue rugueuse des Yvelines.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 18h15
    |

            Ariane Chemin et 
Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            

Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au « Monde », publient, jeudi 4 janvier chez Albin Michel, leur enquête sur Trappes. « Le Monde » en publie des extraits en avant-première.
Bonnes feuilles. Béchir est mort ! Il a été retrouvé une seringue plantée dans l’avant-bras, un matin, dans une cave de Léo-Lagrange : overdose d’héro. Ses voisins avaient depuis longtemps remarqué son regard vitreux, sa démarche hésitante, mais la nouvelle secoue le square comme un électrochoc. Béchir vivait seul avec sa mère depuis la mort de son père. Chacun essayait à sa manière d’aider la famille à joindre les deux bouts. Si son décès, au début des années 1990, bouleverse tant ses voisins, c’est parce que la drogue a tué un garçon qui était plus que d’autres un enfant du quartier.
Léo-Lagrange n’est plus le square d’il y a dix ans, quand les Algériens, les juifs d’Afrique du Nord et les Portugais se mélangeaient aux « Gaulois » et que leurs enfants jouaient ensemble au pied de l’immeuble (…) Les halls se sont déglingués, des bandes « biznessent » dans les escaliers et plus une boîte aux lettres ne ferme (…) Il a fallu murer les caves pour tenter de limiter les trafics et le local à poubelles est devenu un coupe-gorge. Au collège, les enfants des pavillons surnomment le square « Léo-la-jungle ».
« Pour rejoindre son appartement, il faut regarder droit devant soi dans le hall, ne pas s’attarder sur les dealers qui le squattent, et parfois montrer patte blanche pour qu’ils déplacent les Caddie barrant l’escalier. »
Pas un mois désormais sans qu’à Trappes ne tombe un « grand. » Dans les banlieues françaises, l’héroïne est devenue un fléau, une catastrophe nationale qui se déploie en silence. A Camus, à George-Sand, à la Commune, cuillères et citrons jonchent les bosquets. On retrouve des seringues au milieu des balançoires et des bacs à sable où jouent les « petits ». Pour rejoindre son appartement, il faut regarder...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d’avion et près de 3 000 euros.
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Israël lance un programme d’expulsion de dizaines de milliers de migrants

Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d’avion et près de 3 000 euros.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 14h27
   





                        


L’objectif est clairement affiché, il faut les « faire partir », a annoncé le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Israël a annoncé, mercredi 3 janvier, le lancement d’un programme destiné à imposer à près de 40 000 migrants en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération. Ceux-ci ont jusqu’à la fin mars pour quitter Israël, faute de quoi ils seront emprisonnés pour une durée indéterminée.
Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 38 000 personnes sont concernées, en majorité des Erythréens et des Soudanais. Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d’avion et près de 3 000 euros.

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« Obligations légales »
Dans un communiqué, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé son inquiétude, en rappelant notamment qu’Israël avait « des obligations légales s’agissant de la protection des réfugiés ». Or, depuis que les autorités israéliennes ont pris en 2009 la responsabilité de déterminer qui entre dans cette catégorie, seuls huit Erythréens et deux Soudanais ont obtenu le statut, rappelle le HCR.
Dans le cadre de son programme d’expulsion, le gouvernement israélien reconnaît tacitement que les ressortissants de ces deux pays ne peuvent retourner chez eux, du fait de la situation politique dans leur pays. Mais selon des ONG israéliennes soutenant les migrants, Israël a signé des accords avec des pays tiers, en l’occurrence le Rwanda et l’Ouganda, qui doivent accueillir les migrants volontaires venants du Soudan et de l’Erythrée.
Ces migrants sont pour la plupart entrés illégalement en Israël via le Sinaï égyptien à compter de 2007. Ces arrivées de réfugiés ont été ralenties à cause de la construction par l’Etat hébreu d’une clôture électronique, le long de la frontière avec l’Egypte.

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Fermeture des centres de rétention
Israël a ouvert des centres de rétention dans le Sud, où près de 1 500 migrants sont soumis à un régime de semi-liberté. Ces établissements vont fermer leurs portes, et les migrants qui refuseront de partir seront envoyés en prison, ont fait savoir les autorités israéliennes.
Après la date du 1er mars, il sera encore possible pour ces personnes de quitter volontairement Israël, mais une somme inférieure leur sera remise. Ceux qui refuseront seront emprisonnés, a prévenu le ministère de l’intérieur.

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Selon des chiffres officiels, 4 012 migrants en situation irrégulière ont déjà quitté Israël en 2017, dont 3 332 originaires d’Afrique subsaharienne. Benyamin Nétanyahou s’était rendu à la fin août dernier dans le sud de Tel-Aviv, où résident des milliers de migrants africains, et s’était engagé « à rendre » ce secteur aux « citoyens israéliens ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne un sondage IFOP, publié mercredi dans le quotidien « La Croix ».
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60 % des Français se disent favorables à la PMA pour les couples de femmes

Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne un sondage IFOP, publié mercredi dans le quotidien « La Croix ».



Le Monde
 |    03.01.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 14h48
   





                        



   


Alors que s’ouvriront les états généraux de la bioéthique le 18 janvier, un sondage IFOP dresse un vaste état des lieux de l’opinion des Français sur la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA), l’euthanasie, le suicide assisté et la modification génétique des embryons humains.
Six Français sur dix sont favorables à la PMA pour les couples de femmes homosexuelles, selon le sondage, publié mercredi 3 janvier dans le quotidien La Croix. Ils étaient un peu moins d’un quart, soit 24 %, à y être favorable en 1990, souligne le journal. Une majorité (57 %) pensent que les femmes célibataires devraient aussi pouvoir recourir à la PMA (insémination artificielle), un chiffre qui a en revanche peu évolué sur cette période.
En France, l’aide médicale à la procréation est aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles. En Europe, la PMA est autorisée pour les couples de même sexe dans huit pays : Finlande, Suède, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Autriche et Espagne.
Autre sujet qui déchaîne les passions : la gestation pour autrui, appelée GPA, recueille l’approbation des sondés : 64 % se disent favorables à ce que l’on autorise en France le recours à une mère porteuse, dont 18 % « dans tous les cas » et 46 % « pour des raisons médicales seulement ». La gestation pour autrui, elle, est autorisée au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Grèce.

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« Aucun clivage majeur »
Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP, ne relève dans cette enquête « aucun clivage majeur, ni entre les générations, ni selon les préférences politiques », selon un communiqué du quotidien. « Cela confirme qu’il s’agit d’une vague de fond », ajoute-t-il.
Ces chiffres confortent d’ailleurs une précédente enquête IFOP parue en septembre 2017, montrant qu’au moins 64 % des Français sont favorables à l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples lesbiens.
La PMA pour toutes, célibataires ou en couple, est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Il a depuis souhaité qu’un « débat apaisé » puisse avoir lieu « durant l’année 2018 ». L’Elysée se dit soucieux en effet d’éviter de nouvelles tensions politiques et sociales semblables à celles qui avaient émaillé le débat parlementaire sur le projet de loi instaurant le mariage pour tous, au début du quinquennat de François Hollande. Le comité d’éthique s’est prononcé en juin en faveur de cette mesure.

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90 % des Français estiment, en outre, que la gratuité du don de gamète (ovocytes ou spermatozoïdes) doivent être conservés. Et 85 % défendent également l’anonymat. Par ailleurs, la grande majorité, soit 80 % d’entre eux, se prononce en faveur de la modification génétique des embryons humains mais « pour guérir les maladies les plus graves avant la naissance ».
Faire évoluer la fin de vie
En revanche, ils sont tout aussi nombreux (78 %) à rejeter le recours aux manipulations génétiques « pour améliorer certaines caractéristiques des enfants à naître (obésité, couleurs des yeux…) ».
Une grande partie de la société, soit 89 % des personnes interrogées, se prononce aussi pour une évolution de la loi sur la fin de vie, note le quotidien : pour 47 %, il faut légaliser l’euthanasie, pour 24 %, il faut légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, et pour 18 %, le suicide assisté. Par contre, 11 % estiment qu’il ne faut pas changer la législation actuelle.

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 > Sondage IFOP pour La Croix et le Forum européen de bioéthique réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 010 personnes de 18 ans et plus (questionnaire auto-administré en ligne du 8 au 11 décembre 2017).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Une vague de froid polaire frappe les Etats-Unis et le Canada depuis le 28 décembre. Des températures avoisinant les - 45 °C ont ainsi été enregistrées dans le nord des Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Depuis le 1er janvier, l’île contraint les entreprises de plus de 25 salariés à appliquer, d’ici à 2022, une parité salariale. « Si nous voulons le progrès, il faut l’imposer », a justifié le ministre des affaires sociales.
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L’Islande, premier pays à légiférer contre les différences de salaire entre hommes et femmes

Depuis le 1er janvier, l’île contraint les entreprises de plus de 25 salariés à appliquer, d’ici à 2022, une parité salariale. « Si nous voulons le progrès, il faut l’imposer », a justifié le ministre des affaires sociales.



Le Monde
 |    03.11.2017 à 07h13
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 11h18
    |

            Charlotte Chabas (envoyée spéciale à Reykjavik)








                        



                                


                            

Elle ne se souvient pas s’être « posé la question ». A bien y réfléchir, c’était peut-être « de la naïveté ». Mais surtout, « une confiance spontanée envers [s]on employeur », explique Amy (le prénom a été changé à sa demande), 30 ans, responsable au service clients chez Ikea, dans la banlieue de Reykjavik. Entrée voilà six ans chez le géant de l’ameublement suédois, elle se disait « fière d’être en bleu et jaune, avant cela ».
« Cela », c’est une banale soirée de l’hiver 2015, dans le centre-ville rarement inanimé de la capitale islandaise. Après une semaine de travail éprouvante, Amy se détend autour d’une bière avec trois de ses collègues. Trois hommes aux postes similaires au sien. Au détour d’une conversation, le petit groupe « commence à parler salaires », se souvient Amy, qui avait à l’époque d’importants travaux à financer chez elle.
La jeune femme tombe de haut : « Ils gagnaient tous au moins plus de 40 000 couronnes (323 euros) de plus que moi, l’un 70 000 (566 euros) ». « Un choc. J’ai presque eu honte de dire combien je gagnais, parce que c’était reconnaître que je me faisais avoir », se souvient cette petite blonde aux yeux verts. Et de se justifier aussitôt : « Je n’ai jamais dit qu’ils faisaient mal leur travail et qu’ils ne méritaient pas ce salaire, mais ils ne le faisaient pas mieux que moi non plus », résume celle qui se dit « dégoûtée qu’on puisse encore au XXIe siècle établir des différences pareilles, le plus naturellement du monde ».
Salaires inférieurs de 16,1 %
L’Islande a beau caracoler en tête des classements des nations les plus respectueuses des droits des femmes, l’île n’est pas épargnée par cette inextinguible différence entre les salaires des hommes et des femmes : l’écart était de 16,1 % en 2017, selon l’institut national des statistiques. Une femme sur cinq gagne moins de 400 000 couronnes (3 200 euros),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Un homme s’est fait exploser au milieu des fidèles à Gamboru, dans l’Etat du Borno. Le bilan pourrait s’alourdir.
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Compte rendu

Un attentat-suicide dans une mosquée fait au moins 14 morts au Nigeria

Un homme s’est fait exploser au milieu des fidèles à Gamboru, dans l’Etat du Borno. Le bilan pourrait s’alourdir.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-03T12:32:50+01:00"

        Le 03.01.2018 à 12h32





Attribué au groupe djihadiste Boko Haram mais non revendiqué, un attentat-suicide dans une mosquée à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun a fait au moins 14 morts, mercredi 3 janvier au matin, a-t-on appris de sources sécuritaires concordantes.
Un homme s’est fait exploser peu avant la première prière du matin au milieu des fidèles musulmans dans un lieu de culte de Gamboru, dans l’Etat du Borno, selon des membres des milices civiles.

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                Abubakar Shekau, chef de file de Boko Haram, apparaît dans une nouvelle vidéo



« Pour l’instant, 14 corps ont été sortis des décombres de la mosquée, dans le quartier d’Unguwar Abuja, qui a été totalement détruite par l’explosion », a rapporté l’un d’eux, Umar Kachalla, qui combat Boko Haram aux côtés de l’armée nigériane. Mais le bilan pourrait s’alourdir : « Seul le muezzin a survécu et nous pensons qu’il y a beaucoup plus de victimes sous les décombres. »
Attaques sporadiques dans la région
Gamboru, grande ville marchande au carrefour du Nigeria et du Cameroun, était tombée aux mains du groupe djihadiste en août 2014. Malgré la reprise de la ville en septembre 2015, avec l’aide de l’armée tchadienne, les combattants de Boko Haram continuent de mener des attaques sporadiques sur les villages alentour et les routes de la région.
Mardi 2 janvier, le chef de file historique du groupe, Abubakar Shekau, a diffusé une vidéo dans laquelle il revendique une série d’attaques commises au mois de décembre 2017, notamment à Maiduguri, aux environs de Gamboru et à Damboa.

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                Au Nigeria, 25 bûcherons tués dans une attaque de Boko Haram



Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a affirmé dans son discours de la nouvelle année que le pays « en a fini avec Boko Haram », mais le nombre d’attaques, d’attentats et de raids sur les postes militaires a fortement augmenté ces deux derniers mois. Il y a deux ans, le chef de l’Etat avait affirmé que Boko Haram était « techniquement défait ».
L’insurrection qui ravage le nord-est du Nigeria a fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009 et la région fait face à une très grave crise alimentaire et humanitaire.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’unique usine de boîtes alimentaires en plastique Tupperware en France doit fermer ses portes à la fin février, entraînant la suppression des 235 emplois.
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Tupperware : les salariés en grève pour réclamer un meilleur plan social

L’unique usine de boîtes alimentaires en plastique Tupperware en France doit fermer ses portes à la fin février, entraînant la suppression des 235 emplois.



Le Monde
 |    03.01.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
03.01.2018 à 13h15
   





                        



   


Après les sauvetages compliqués du site de Whirlpool à Amiens et de GM & S à La Souterraine, le gouvernement pourrait se pencher sur un autre dossier, celui des 235 salariés de l’unique usine Tupperware en France, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), dont la fermeture a été décidée par le fabricant de boîtes alimentaires en plastique. Les salariés de cette entreprise ouverte en 1973, à la fin des Trente Glorieuses, sont en grève depuis mardi 2 janvier pour réclamer un meilleur plan social, a-t-on appris mercredi auprès de la CGT, syndicat majoritaire dans l’entreprise.
« Toute l’usine est arrêtée », a déclaré M. Antonio Constantino, délégué CGT de l’entreprise, reine de la vente à domicile. Les représentants du personnel CGT avaient assuré début novembre, après l’annonce le 19 octobre de la fermeture de l’usine fin février, « ne pas vouloir créer de tensions supplémentaires » pour « négocier un PSE le plus correct possible ».

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« C’est normal : aujourd’hui, on rentre dans le dur, on discute des primes supralégales de licenciement et de la durée de formation. On essaie d’obtenir le maximum, a expliqué mardi M. Constantino. Le groupe fait un chiffre d’affaires colossal, il faut que le plan social soit à la hauteur. »
Selon lui, la direction propose une prime supralégale équivalente à six mois de salaire pour les salariés ayant plus de trente ans d’ancienneté, avec une dégressivité d’un mois par tranche de dix ans d’ancienneté. L’ancienneté moyenne des salariés de l’usine est de trente-cinq à quarante ans, a-t-il précisé.
Le délégué CGT réclame également vingt-quatre mois de congé de formation pour les salariés de plus de 50 ans : « Ce sont les plus fragiles. Il faut qu’ils aient une formation à la hauteur pour pouvoir se reclasser. » Selon lui, la moyenne d’âge des salariés s’établit à 51 ans.
Tournure politique
Le secrétaire du comité d’entreprise, Patrick Richardeau, avait déclaré le 6 novembre 2017 que « le choix des salariés n’est pas de vouloir rentrer dans un jeu d’actions démesurées et incontrôlées ». Cette prise de position conciliante avait été vivement critiquée par les instances départementales du syndicat, ainsi que par la CFDT, syndicat minoritaire de l’entreprise.
Le maire Les Républicains de Joué-lès-Tours, Frédéric Augis, avait en revanche salué « la démarche de négociation avec l’employeur ». Le vice-président socialiste du conseil régional, Jean-Patrick Gille, avait de son côté dénoncé « un choix stratégique opportuniste [de la direction de Tupperware] à partir des ordonnances Macron ».

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Rétablir la compétitivité
La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l’usine et de la suppression des 235 emplois par « une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France ».
Tupperware, le roi de la vente à domicile, dispose de trois autres usines en Europe, au Portugal, en Grèce et en Belgique. Alors que la productivité permet de produire chaque année davantage, les ventes du groupe sont, au contraire, en berne. En particulier en France. Résultat : la capacité de production de Tupperware en Europe est supérieure de 35 % aux besoins. L’américain, dont les profits stagnent, a donc décidé de sacrifier une de ses usines sur le Vieux Continent. 
Le groupe, fondé en 1946 par l’ingénieur Earl Tupper, espère ainsi « rétablir sa compétitivité », et regagner les faveurs d’investisseurs aujourd’hui dubitatifs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Pourquoi dure-t-elle exactement 1 minute et 41 secondes ? Y a-t-il des différences entre le test et la vraie sirène ? Dans quels cas est-elle déclenchée ?
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