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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.
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Macron tient mercredi un nouveau séminaire gouvernemental à l’Elysée

Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h38
   





                        


« Je n’arrêterai pas d’agir », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français, dimanche 31 décembre. Mercredi 3 janvier, le chef de l’Etat convoque à l’Elysée les membres du gouvernement pour un séminaire de travail, le quatrième depuis le début du quinquennat. Objectif : fixer la feuille de route du gouvernement pour les six à huit prochaines semaines.

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Lors de ce rendez-vous, figureront en bonne place les sujets économiques et sociaux : tout particulièrement les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance-chômage ou encore de l’intéressement et de la participation. Pour l’exécutif, après les ordonnances relatives au code du travail, adoptées cet automne et qui étaient présentées comme une façon de « libérer », l’économie, il s’agit d’aborder désormais le volet « protéger » les salariés.
Une partie du séminaire devrait aussi être consacrée à la réforme de l’Etat. Pour ce chantier prioritaire de 2018, chaque ministre a été invité à faire ses propositions.
Plusieurs dossiers sensibles
Si les membres du gouvernement se verront rappeler qu’il n’est pas question de relâchement, il leur sera également signifié que les prochaines semaines pourraient donner lieu à quelques turbulences. Plusieurs réformes ou décisions pourraient susciter des oppositions. La décision de baisser à 80 km/h la vitesse sur les routes nationales et départementales, par exemple, qui devrait être annoncée le 9 janvier. Ou encore la loi sur l’immigration et sur l’asile, attendue en février.

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Le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour lequel M. Macron a annoncé une décision d’ici fin janvier, est aussi potentiellement explosif. « Nous allons essayer de régler ce problème de la manière la plus pacifique possible », a assuré, mardi matin, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sur Europe 1. « Un certain nombre d’agriculteurs qui aujourd’hui sont solidarisés avec les zadistes peuvent avoir la volonté de retrouver ce qu’ils avaient avant et donc il faut pouvoir discuter avec ces fractions-là, qui aujourd’hui sont complètement contre le projet et contre le gouvernement », a souligné M. Collomb, tout en prévenant : « On sera obligé à un moment donné d’employer la force je pense, mais il faut qu’elle soit la plus mesurée possible, la plus maîtrisée possible. »
Dans l’entourage de M. Macron, on assure que ce dernier est prêt à la confrontation sur ces différentes réformes et décisions et que le chef de l’Etat « a la conviction qu’il faut tout concentrer au début du quinquennat pour avoir des résultats, ce qui implique de s’attaquer aussi aux sujets difficiles ».



                            


                        

                        


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Le « colloque intime » entre la France et l’Allemagne

Editorial. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté, le 31 décembre, des vœux qui insistent sur leur ambition commune pour l’Union européenne.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h32
   





                        


Editorial du « Monde ». A ce niveau-là d’harmonie dans le message, ce n’est plus du diapason, c’est de la stéréo. A quelques heures d’intervalle, dimanche 31 décembre, la chancelière Angela Merkel et le président Emmanuel Macron ont adressé à leurs concitoyens, en guise de vœux, le même message volontariste sur l’Europe : 2018 sera « une année décisive » pour « l’ambition européenne » (Macron) et la cohésion de l’Union « la question décisive des prochaines années » (Merkel).
La chancelière allemande et le chef de l’Etat français partent d’abord, tous deux, de cette certitude ancrée dans leurs convictions politiques : la construction européenne profite à chacun de ces deux grands pays fondateurs de l’Union. L’avenir de l’Allemagne est « lié de façon indissociable à l’avenir de l’Europe » (Merkel), « l’Europe est bonne pour la France » (Macron).
« Ce par quoi tout commence »
Pour faire avancer ce chantier, la chancelière allemande et le chef de l’Etat français comptent d’abord l’un sur l’autre, en plaçant tous deux, dans leurs discours de vœux de Nouvel An, le dialogue franco-allemand au cœur de la refondation européenne. « La France et l’Allemagne veulent travailler ensemble », a souligné Mme Merkel, pour permettre à l’UE de renforcer la cohésion des Vingt-Sept et de « représenter nos valeurs de manière solidaire et avec assurance, à l’intérieur comme à l’extérieur ».
Fidèle, chacun, à sa réputation, Angela Merkel est restée sobre et brève, là où Emmanuel Macron tenait à être plus lyrique et, forcément, plus long. Le président français a choisi, pour décrire la relation franco-allemande, une expression inhabituelle, celle du « colloque intime » : « Ce colloque intime avec nos amis allemands, a-t-il dit, est la condition nécessaire à toute avancée européenne : elle n’exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires, mais elle est ce par quoi tout commence. »
Une démarche qui pourrait irriter
L’expression « colloque intime et singulier », que l’on doit à l’écrivain et médecin Georges Duhamel, est généralement employée à propos de la relation entre le médecin et le patient. Cette relation est marquée par la confiance, élément tout aussi crucial pour la relation franco-allemande, mais aussi par le secret – dont on espère fermement qu’il ne fait pas partie, en revanche, des exigences de M. Macron.
On s’abstiendra de chercher à savoir qui, de Paris ou de Berlin, est le médecin et qui est le patient, mais la phrase décrit bien la démarche commune, telle que veut la relancer M. Macron : se parler à deux d’abord, puis élargir la conversation aux autres membres de l’UE. L’histoire ne dit pas si le président français a testé, au préalable, sa formulation auprès de sa collègue allemande. Il est probable, cependant, qu’elle irritera passablement certains de leurs partenaires européens, à Rome, Madrid ou La Haye, aux yeux desquels l’intimité, précisément, de ce dialogue est généralement suspecte. Elle peut aussi inquiéter les membres de l’Union qui ont choisi de rester en dehors de la zone euro, à Copenhague ou à Varsovie, et que la perspective d’une intégration renforcée de cette zone de dix-neuf Etats membres inquiète d’autant plus qu’ils perdent, avec le Brexit, l’appui de la Grande-Bretagne.

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Dans la foulée, M. Macron a encore déclaré « avoir besoin d’aller plus loin » dans le dialogue franco-allemand et vouloir « rompre avec les habitudes passées », afin de « retrouver ce goût en commun d’un avenir dont nous décidons nous-mêmes ». Bonne résolution. Reste à la concrétiser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Très populaire, l’épouse du chef de l’Etat veut, à l’instar de Claude Pompidou, faire entrer art et design au palais présidentiel.
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Brigitte Macron creuse son sillon à l’Elysée

Très populaire, l’épouse du chef de l’Etat veut, à l’instar de Claude Pompidou, faire entrer art et design au palais présidentiel.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 16h53
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            

C’est devenu un rituel. Tous les soirs, ou presque, Brigitte Macron passe la tête dans le bureau de ses deux collaborateurs, Pierre-Olivier Costa et Tristan Bromet : « Allez hop, on y va ? » Et les voilà partis tous les trois pour un tour à pied dans Paris, pour « débriefer ». La petite troupe élyséenne, parfois accompagnée de Némo, le labrador du président, marche à vive allure – pour éviter de se faire trop souvent alpaguer – et change souvent d’itinéraire, pour des raisons de sécurité. « Brigitte a un besoin vital de ne pas rester enfermée au palais, elle veut rester connectée au réel », explique le conseiller spécial à l’Elysée qui dirige son cabinet, Pierre-Olivier Costa.
Une méthode de travail que la première dame, dont les activités sont régies par une « charte de transparence » publiée le 21 août 2017 sur le site de l’Elysée, a imposée à ses équipes. Lors de ses premières échappées, ses conseillers la suivaient au pas de course, les bras chargés de dossiers. Ils n’ont finalement pris que leurs téléphones portables. « Une fois dans la rue, les sujets qui paraissaient très importants au bureau deviennent souvent futiles, s’amuse M. Costa. Ces promenades nous permettent de hiérarchiser, tout en s’oxygénant la tête. »

Depuis sept mois, Brigitte Macron a ouvert discrètement plusieurs chantiers. Le premier, qu’elle partage avec son mari, est culturel. Dans le sillage des Pompidou, les Macron souhaitent transformer l’Elysée en y faisant entrer art moderne et design. Ils recevront en janvier plusieurs directeurs de grands musées (Orsay, Louvre, Beaubourg, Picasso, etc.) pour étudier avec eux la possibilité de faire venir – de manière temporaire – des œuvres au palais. « Venez jeter un œil, on trouvera peut-être ensemble un moyen de valoriser vos collections et nos murs », leur a lancé la première dame. « Les Macron veulent faire de l’Elysée un petit Louvre d’Abou Dhabi »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La ministre Jacqueline Gourault, nommée « Madame Corse » en décembre, doit se rendre sur l’île vendredi.
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Les nationalistes s’installent à la tête de la collectivité unique de Corse

La ministre Jacqueline Gourault, nommée « Madame Corse » en décembre, doit se rendre sur l’île vendredi.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 17h26
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



   


Ce mardi 2 janvier marque une date historique en Corse. A plusieurs égards. C’est, d’une part, la réunification des deux départements et de la collectivité territoriale en une collectivité unique, quarante-deux ans après la bidépartementalisation et près de vingt-six ans après le « statut Joxe » de 1991 qui a permis de doter l’île d’une Assemblée de Corse et d’un conseil exécutif aux compétences élargies. C’est aussi l’accession aux pleins pouvoirs des nationalistes qui, pour la première fois, disposeront d’une majorité absolue au sein de cette Assemblée.
Pour la coalition dirigée par l’autonomiste Gilles Simeoni, chef de file de Femu a Corsica, allié aux indépendantistes de Corsica libera, avec à leur tête Jean-Guy Talamoni, c’est l’aboutissement d’une longue marche qui les a vus conquérir une à une les responsabilités institutionnelles. Commencée en 2014 lorsque la liste conduite par Gilles Simeoni parvint à arracher la mairie de Bastia. Concrétisée aux élections territoriales de décembre 2015 qui virent l’alliance nationaliste devenir la principale force politique de l’Assemblée de Corse, même si elle n’y disposait pas de la majorité absolue, et qui permirent à Gilles Simeoni de prendre la présidence de l’exécutif et à Jean-Guy Talamoni celle de l’Assemblée. Transformée enfin aux élections législatives de juin 2017 qui ont envoyé trois députés nationalistes sur quatre au Palais-Bourbon.

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Objectifs flous
Cette fois, les nationalistes, qui ont obtenu 41 des 63 sièges de la nouvelle Assemblée, héritent des pleines responsabilités à la tête d’une collectivité qui gérera plus d’un milliard d’euros de budget et près de cinq mille agents. Et qui revendique de nouveaux transferts de compétences. Dans la foulée du second tour qui avait consacré leur large victoire, le premier ministre, Edouard Philippe, avait déclaré que la Corse pouvait « constituer un territoire privilégié pour tester et mettre en œuvre le pacte girondin » prôné par Emmanuel Macron. Dès lors que ses élus « prendront des initiatives conformes au cadre constitutionnel », avait-il ajouté, estimant qu’« il y aurait quelque chose de baroque à avoir fait voter une loi transférant des compétences puis à estimer, avant même sa mise en pratique, qu’elle est par nature insuffisante ou exercée de façon insatisfaisante ». Une manière de signifier aux élus corses qu’ils s’emparent d’abord des pouvoirs qui leur ont été transférés avant d’en revendiquer de nouveaux.
Le gouvernement va toutefois devoir engager le dialogue avec le nouveau pouvoir qui s’installe ce mardi au siège de la collectivité unique, cours Grandval à Ajaccio. « Le moment d’ouvrir un dialogue véritable est venu, déclarait Gilles Simeoni dans un entretien au Monde le soir du second tour. Les circonstances n’ont jamais été aussi favorables pour un règlement politique par le haut de la question corse. Il ne faut pas laisser passer cette chance. » Reste néanmoins à définir la nature de ce dialogue et à circonscrire les points sur lesquels il peut se concentrer. Or, sur le plan programmatique, en dehors de déclarations principielles d’ordre très général, les objectifs des nationalistes restent très flous.
Message politique
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, particulièrement chargée des collectivités territoriales, a été désignée pour mener cette mission. Elle se rendra dans l’île vendredi pour rencontrer les dirigeants nationalistes élus. Le ministère n’a pas précisé les modalités de ce premier déplacement depuis sa nomination. Avant qu’Emmanuel Macron lui-même se rende en Corse le 6 février, vingt ans après l’assassinat du préfet Claude Erignac. Un déplacement qui prend une valeur symbolique et politique toute particulière pour le président de la République, alors qu’il n’avait obtenu sur le territoire qu’un peu moins de 18,5 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle.

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En 2015, lors de leur accession à la tête de la collectivité territoriale, les nationalistes avaient fait une démonstration spectaculaire assortie d’une mise en scène et de discours retentissants. A peine intronisé à la présidence de l’Assemblée, Jean-Guy Talamoni avait prononcé un discours en corse ancré dans les références au « père de la patrie corse », Pascal Paoli, qui avait proclamé en 1755 la première Constitution de souveraineté populaire. Et, à l’issue de la séance, les neuf élus au conseil exécutif avaient prêté serment sur la « bible » du paolisme, la Justification de la révolution de Corse, éditée en 1758.
Qu’en sera-t-il cette fois ? A 14 h 30 le doyen d’âge, Pierre-Jean Luciani, président sortant de l’ex-département de Corse-du-Sud, a ouvert la séance. Le nationaliste Jean-Guy Talamoni a été élu président de l’Assemblée de Corse avec 40 des 63 voix. Il a dédié sa victoire « à nos prisonniers et recherchés », dans un discours d’investiture entièrement prononcé en corse.
Ensuite, les 63 conseillers doivent élire les 11 membres du conseil exécutif. La journée se conclura par l’élection du président du conseil exécutif.

Gilles Simeoni interpelle Emmanuel Macron
Le président sortant du Conseil exécutif corse, qui devrait être reconduit mardi 2 janvier dans cette fonction, a interpellé le président de la République, Emmanuel Macron, l’invitant à « parler rapidement sur sa vision de la Corse et sa vision du dialogue » qui devra « s’engager entre la Corse et la République ».
S’exprimant mardi sur France Inter, il a regretté que « jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement et l’Etat [n’aient] pas donné les signes forts, qui étaient indispensables, de la prise en compte de la nouvelle donne politique corse, qui s’est traduite notamment par une victoire électorale aux allures de raz-de-marée démocratique aux élections territoriales de décembre ».
Depuis la victoire de la liste Pè a Corsica (Pour la Corse) menée par Gilles Simeoni pour les autonomistes et Jean-Guy Talamoni pour les indépendantistes le 10 décembre, le président de la République n’a pas abordé la question de l’île.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le chef de l’Etat organise, mercredi 3 janvier, un séminaire de travail avec ses ministres. L’exécutif entend continuer à réformer au pas de charge malgré les risques qui s’accumulent.
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Réformes : Macron veut garder le même tempo

Le chef de l’Etat organise, mercredi 3 janvier, un séminaire de travail avec ses ministres. L’exécutif entend continuer à réformer au pas de charge malgré les risques qui s’accumulent.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 12h10
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Avancer, pour ne pas tomber. A peine rentrés de quelques jours de vacances, les membres du gouvernement sont convoqués par Emmanuel Macron à l’Elysée, mercredi 3 janvier, afin de participer à un séminaire de travail – le quatrième depuis le début du quinquennat –, qui sera suivi d’un déjeuner avec le chef de l’Etat. Objectif : « Anticiper l’action des prochaines semaines et maintenir la pression sur tout le monde », explique-t-on dans l’entourage du premier ministre, Edouard Philippe.
De nouveau apprécié par une majorité de Français dans les études d’opinion, après un creux jugé inquiétant à la fin de l’été, le couple exécutif est persuadé que l’activité est son meilleur viatique pour maintenir sa popularité. Pas question donc de temporiser ou de ralentir le rythme. « Je n’arrêterai pas d’agir », a lui-même insisté le chef de l’Etat lors de ses vœux aux Français, dimanche 31 décembre, assurant que les « transformations profondes ont commencé et se poursuivront avec la même force, le même rythme, la même intensité pour l’année 2018 ».
Comme lors des trois précédents séminaires gouvernementaux, qui s’étaient tenus le 30 juin 2017 à Nancy, puis le 28 août à l’Elysée et le 8 octobre à Matignon, l’exécutif devrait fixer mercredi la feuille de route du gouvernement pour les six à huit prochaines semaines. « L’objectif est d’organiser les séquences pour qu’il n’y ait pas de temps mort et que rien ne se télescope », explique un conseiller d’Edouard Philippe. « Une vision sur l’ensemble du semestre est également prévue, afin de donner à chacun le même niveau d’information », précise-t-on à l’Elysée.

« Humilité »
Parmi les dossiers abordés lors de ce séminaire, les sujets économiques et sociaux devraient une nouvelle fois occuper une large place, notamment les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance-chômage ou encore de l’intéressement et de la participation....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », rappelle qu’au seuil de la nouvelle année, la préoccupation numéro un des Français reste l’emploi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/01/2018
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« L’ode au travail de Macron ne prendra sens que s’il parvient à résorber le chômage »

Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », rappelle qu’au seuil de la nouvelle année, la préoccupation numéro un des Français reste l’emploi.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 07h04
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au Monde)








                        



                                


                            
Chronique. Battre le fer quand il est chaud. Depuis son élection, Emmanuel Macron a appliqué avec détermination la devise du forgeron. Et il n’en a pas fait mystère lors de la présentation de ses vœux aux Français, le 31 décembre 2017 : il va continuer « au même rythme » et « avec la même intensité », convaincu que la première année de son mandat est « cruciale » pour enclencher la transformation du pays.
De fait, le programme de travail du gouvernement pour les prochains mois est impressionnant. A une délicate révision constitutionnelle (visant notamment à réduire le nombre de parlementaires et à introduire une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin législatif) et aux projets de loi sur l’immigration et l’asile, sur le logement, sur le droit à l’erreur pour les entrepreneurs, sur la police de sécurité du quotidien, sur l’égalité entre les hommes et les femmes, s’ajouteront, dès janvier, deux décisions qui ne manqueront pas de soulever des polémiques : l’éventuelle réduction à 80 km/heure de la vitesse autorisée sur les routes nationales et départementales et le choix de réaliser ou d’abandonner le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), près de Nantes. Sans oublier le « sursaut européen » auquel appelle le chef de l’Etat, de concert avec la chancelière allemande Angela Merkel.
Mais sans mésestimer l’ampleur et la difficulté de ces chantiers, c’est sur le terrain de l’emploi et du travail que va se jouer, pour une large part, la crédibilité du président de la République. Après celle du droit du travail réalisée à l’automne 2017, trois réformes – de l’assurance-chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage – sont désormais à l’ordre du jour.
Une transformation en profondeur
Comme le candidat Macron l’a maintes fois expliqué durant sa campagne et comme il l’a redit le 31 décembre en faisant du travail « le cœur de notre projet de société »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ La suppression décidée rapidement au 1er janvier 2018 du système de protection sociale des travailleurs non salariés, qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes, n’est pas sans risques.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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Fin du RSI, fin des galères ?

La suppression décidée rapidement au 1er janvier 2018 du système de protection sociale des travailleurs non salariés, qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes, n’est pas sans risques.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h00
    |

                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            
La suppression du régime social des indépendants (RSI) était une des promesses de campagne phares du candidat Macron. Elle a séduit nombre de travailleurs indépendants. Le 28 septembre 2017, le gouvernement a annoncé dans son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) la suppression du RSI au 1er janvier 2018. Le PLFSS 2018, voté le 4 décembre 2017 par le Parlement, précise qu’une nouvelle caisse prendra le relais de celle du RSI pendant une phase transitoire allant du 1er janvier 2018 au 1er janvier 2020, date de l’absorption finale du RSI par le régime général.
Une nouvelle qui réjouit nombre d’artisans, de commerçants, de professions libérales et d’auto-entrepreneurs affiliés au RSI. Né en 2006, le RSI gère les retraites et l’assurance-maladie de 4,6 millions d’actifs et leurs ayants droit et de 2 millions de retraités. Pour beaucoup, il est synonyme de cauchemar : bugs en série, modes de calcul des cotisations illisibles, recouvrements abusifs, injonctions par huissiers injustifiées, services injoignables ou ne prenant pas en compte les mises à jour…

Antoine Dorland, 30 ans, dirigeant de la société d’organisation d’événements Les Plus, en sait quelque chose : « Je ne m’étais pas vraiment intéressé à mes remboursements RSI car je n’allais jamais chez le médecin. Jusqu’à ce que je tombe malade, il y a quelques années : je me suis rendu compte que je n’étais jamais remboursé. Là, cela a d’abord été la guerre pour les joindre, alors que le numéro est payant en plus. »
Bug de 2008
« Ensuite, j’ai appris que je n’avais jamais été correctement enregistré chez eux : ils prenaient ma part de cotisations mais ne s’intéressaient pas à qu’ils donnaient. A ce moment-là, ils m’ont dit qu’ils m’avaient envoyé des courriers, sauf qu’ils n’avaient pas enregistré d’adresse postale à mon nom… J’ai dû rappeler plusieurs fois pour que la situation se débloque. »

Pierre (il souhaite rester anonyme),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Immigration, égalité femmes-hommes, chômage… Le blog de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, Lui Président, fait le point sur les chantiers qui attendent le chef de l’Etat.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Sur son blog, Jean-Pierre Filiu estime que le président de la République, aveuglé par sa volonté de rupture avec son prédécesseur, est en train de tomber dans le piège pourtant grossier que lui tend le président syrien.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le doublement des plafonds du régime des autoentrepreneurs ne changera la donne que pour quelques milliers de free-lances. Attention à la TVA ?
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
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Les autoentrepreneurs crèvent le plafond, mais gare aux pièges !

Le doublement des plafonds du régime des autoentrepreneurs ne changera la donne que pour quelques milliers de free-lances. Attention à la TVA ?



Le Monde
 |    01.01.2018 à 07h00
    |

                            Valérie Segond








                        



                                


                            

Créé en 2009 pour permettre à tout un chacun, étudiant, actif et retraité, de se lancer dans l’entrepreneuriat, le régime fiscal de l’autoentrepreneur a suscité un véritable engouement pour développer de petites activités qui génèrent un complément de revenu.
Selon l’Insee, près de 2 millions d’actifs sont passés par ce régime depuis sa création, et 42 % des Français ont eu recours au service d’un autoentrepreneur. Seulement, s’il devait permettre à chacun de se mettre à son compte d’un quasi-claquement de doigts, et qu’aucune charge n’était due tant qu’il n’y avait pas de chiffre d’affaires, le volume d’activité était plafonné : pas plus de 33 200 euros de chiffre d’affaires annuel pour les activités de services, et pas plus de 82 800 euros pour la vente de marchandises.
Pour lui permettre de se développer, et reprenant une promesse du candidat Macron, le gouvernement a annoncé qu’à compter du 1er janvier 2018, le plafond d’activité de la microentreprise allait être porté à respectivement 70 000 euros dans les services et 170 000 euros dans la vente de marchandises, soit un doublement des plafonds initiaux.
Apparente simplicité
De nouveaux plafonds qui, en théorie, permettraient à des artisans, des agents immobiliers et des consultants en tout genre d’adopter ce nouveau régime que la simplicité a rendu très attractif. Et de voir fleurir une nouvelle génération d’autoentrepreneurs dans tous les secteurs d’activité, au risque de les mettre en concurrence frontale avec les autres entreprises, qui ont toutefois un avantage de taille : la déduction de leurs charges et de l’amortissement du matériel.

« On peut imaginer qu’à terme des hordes de cadres décident de se mettre à leur compte, et ne travaillent plus » dans « une entreprise, mais » pour « des entreprises », s’enthousiasme le philosophe Gaspard Koenig, du think tank libéral GénérationLibre. Ce qui achèverait de brouiller la frontière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental, mais a aussi insisté sur les valeurs de « fraternité » et de « collectif »
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/01/2018
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Pour ses premiers vœux, Macron réaffirme son identité politique et corrige son image

Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental, mais a aussi insisté sur les valeurs de « fraternité » et de « collectif »



Le Monde
 |    31.12.2017 à 22h07
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 11h12
    |

            Bastien Bonnefous








                        



   


Pour ses premiers vœux aux Français en tant que président de la République, Emmanuel Macron a livré, dimanche 31 décembre 2017, un discours des plus classiques. Alors que son entourage et l’Elysée bruissaient depuis plusieurs semaines d’un possible renouvellement de cet exercice ultracodifié, le chef de l’Etat s’est inscrit finalement, ni plus ni moins, dans les pas de ses prédécesseurs.
Sur la forme, il s’est exprimé peu après 20 heures, pendant dix-sept minutes, depuis son bureau, installé dans le salon d’angle, au premier étage du palais. Les historiens de l’Elysée noteront que, avant lui, seul Valéry Giscard d’Estaing avait choisi cette pièce pour présenter ses vœux aux Français.
Très attaché à la mise en scène de son pouvoir, M. Macron a pris la parole dans un cadre volontairement épuré, assis à une table en marbre, avec, devant lui, une feuille de papier et un simple crayon de bois ; dans son dos, les traditionnels drapeaux français et européen, augmentés du tableau représentant la Marianne de l’artiste Shepard Fairey, alias Obey, le tout devant une fenêtre ouvrant sur le parc du Château.

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« Faire ce à quoi je me suis engagé »
Sur le fond, M. Macron a tenu à corriger en partie son image, tout en réaffirmant son identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la « disruption » a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail et les mesures dans l’éducation nationale, et rappelé qu’il avait été élu pour « faire ce à quoi [il s’était] engagé ».
Une caractéristique souvent mise à son crédit dans les enquêtes d’opinion sur sa popularité, et qu’il a l’intention de perpétuer en 2018, alors que plusieurs réformes d’envergure (assurance-chômage, formation professionnelle, loi sur l’immigration, réforme de la Constitution, etc.) sont à l’agenda des prochains mois.
« Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu », a-t-il expliqué. Un message directement adressé à ses détracteurs et aux différentes oppositions, de gauche comme de droite, à sa politique : « Toujours j’écouterai, j’expliquerai, je respecterai, mais toujours à la fin je ferai (…). C’est ce que vous attendez de moi », a-t-il ainsi résumé.

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Corriger son image
Mais, par petites touches, M. Macron a tenté de modifier son rapport à l’opinion. Qualifié de « président des riches » par ses adversaires, souvent critiqué dans les sondages pour son manque d’empathie ou de proximité, le président de la République a particulièrement insisté sur les valeurs de « fraternité », de « cohésion nationale » et de « collectif ». Citant à dessein les « territoires ruraux », les « quartiers populaires », les « agriculteurs » ou les « fonctionnaires », il a tenté de montrer qu’il s’adressait à tous les Français et pas seulement à ceux qui vont bien et tirent profit de la mondialisation, comme le reproche lui en est souvent fait.
Ainsi, alors qu’il avait vanté, le 15 octobre, sur TF1, la réussite des « premiers de cordée » qui tirent, selon lui, l’ensemble de la société vers l’avant, M. Macron a cette fois semblé regretter « les succès de quelques-uns qui nourrissent les égoïsmes et les cynismes ». « Tant de nations sont en train de se fracasser, car seuls quelques-uns y réussissent », a-t-il commenté, en défendant « un grand projet social » à venir pour le pays, sans le détailler pour autant.

   


Une évolution du discours présidentiel qui ne s’applique pas, toutefois, à l’accueil des migrants en France. Critiqué récemment pour sa politique, jugée comme une des plus dures de ces dernières décennies en France, le chef de l’Etat a, certes, reconnu de possibles « tensions éthiques », mais il a refusé de revoir sa copie, se maintenant derrière sa « ligne humanité et efficacité ».

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Des mots calqués sur ceux de JFK
Si le droit d’asile pour les réfugiés est « un devoir moral [que] nous respecterons » pour « ceux qui fuient leur pays parce qu’ils y sont menacés en raison de leur origine, de leur religion, de leurs convictions politiques », M. Macron a également précisé que « nous ne pouvons accueillir tout le monde ».
Fidèle à sa volonté de « faire vivre la renaissance française » – une expression qu’il avait déjà employée lors de son entrée en fonctions, le 14 mai –, le chef de l’Etat, qui vient d’avoir 40 ans, a conclu ses premiers vœux aux Français par un appel à l’engagement : « Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays », a-t-il déclaré. Des mots directement calqués sur ceux d’un autre président quadragénaire célèbre, John Fitzgerald Kennedy, qui, lors de son discours d’investiture à la Maison Blanche en 1961, avait lancé à ses compatriotes américains : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

Des vœux express pour la « jeunesse »
Dans la foulée de son allocution en direct à la télévision pour ses vœux aux Français, dimanche, le chef de l’Etat a enregistré une vidéo de deux minutes où il synthétise son propos, à destination de la jeunesse.
« Je viens de présenter mes vœux à tous les Français pendant dix-huit minutes. On me dit que c’est trop long », introduit Emmanuel Macron dans cette vidéo diffusée sur Twitter, avant de dérouler un message sensiblement identique en un peu moins développé.

Vœux 2018 à la jeunesse. https://t.co/jSaHk5BQ12— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le président a insisté sur les « défis » qui attendent le pays et déclaré que l’année 2018 serait « l’année de la cohésion de la nation ».
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Vœux de Macron : les « transformations profondes se poursuivront avec la même force en 2018 »

Le président a insisté sur les « défis » qui attendent le pays et déclaré que l’année 2018 serait « l’année de la cohésion de la nation ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 21h00
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 22h00
   





                        


Le président de la République a adressé, dimanche 31 décembre, ses premiers vœux aux Français. S’exprimant depuis le « salon d’angle », la pièce dans laquelle il travaille, Emmanuel Macron a parlé durant près de 18 minutes sans prompteur et a promis que les « transformations profondes se poursuivr [aient] avec la même force en 2018 ». Revenant brièvement sur les réformes de l’année 2017, « l’année du choix » qui a « profondément renouvelé notre vie politique », le président a surtout évoqué les « nombreux défis » de 2018.

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                Retour sur une année politique à nulle autre pareille



Les transformations, comme celles engagées à l’école, au travail, sur le climat « se poursuivront avec la même force en 2018 », a assuré le chef de l’Etat, évoquant les réformes promises pour les quartiers populaires, les territoires ruraux, les agriculteurs, les fonctionnaires mais également l’égalité homme-femme et la refonte de l’assurance chômage.
« Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu », a martelé Emmanuel Macron, assurant à ceux qui « ne partagent pas la politique conduite par le gouvernement » qu’il les « respectait » et qu’il les « écouterait » toujours, mais qu’il « n’arrêterait pas d’agir ».
« Ambition européenne »
Au plan international, le président, qui a rendu hommage aux militaires, aux policiers et aux gendarmes, a promis de poursuivre la lutte contre le terrorisme islamiste mais également d’œuvrer à la paix.
Critiqué pour une politique migratoire trop « dure », Emmanuel Macron a défendu une « ligne d’humanité et d’efficacité ». Rappelant l’engagement de la France à accueillir les « femmes et les hommes menacés dans leur pays », il a estimé, comme il le disait durant sa campagne, que « nous ne pouvons accueillir tout le monde » et qu’il est « indispensable d’avoir des règles » pour expliquer son projet de réforme du droit d’asile.
Il s’est par ailleurs directement adressé aux « citoyens européens » pour retrouver « l’ambition européenne » et « dessiner un grand projet » pour l’Europe. « J’aurai besoin de vous », a-t-il déclaré en appelant à ne céder « ni aux nationalistes, ni aux sceptiques » et à participer aux consultations citoyennes qu’il compte mettre en œuvre en 2018 pour « vous exprimer et dire ce que vous voulez pour l’Europe ».

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« Année de la cohésion nationale »
Souvent accusé d’être le « président des riches », le « premier de cordée » d’une France qui va bien, le chef de l’Etat a insisté sur les mots de « cohésion » et de « collectif ». Il a ainsi commencé son discours en saluant ceux qui sont seuls et a réitéré son engagement « d’apporter un toit » à « toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans-abri ». 
Après une fin d’année marquée par des réformes économiques, il a déclaré vouloir faire de l’année 2018 « l’année de la cohésion de la nation » ; cohésion qui doit passer, selon lui, par l’école, le travail – qui est « au cœur de notre société » et qu’il « défendra sans relâche » –, la recherche, la culture.

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« Je crois dans la réussite, les succès. Mais que sont ces succès si ce ne sont que ceux de quelques-uns ? » a-t-il questionné, mettant en avant la nécessité de « repenser un grand projet social » et évoquant « l’esprit de conquête » et le besoin d’une « renaissance française » . « Vous appartenez à un collectif plus fort et plus grand que vous », a-t-il déclaré avant de réclamer : « Notre cohésion nationale dépend aussi de votre engagement, demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Outre les traditionnelles augmentations, l’année qui débute est marquée par des relèvements dus à l’entrée en vigueur de réformes votées en  2017.
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Transports, assurances, timbres… les hausses du 1er  janvier  2018

Outre les traditionnelles augmentations, l’année qui débute est marquée par des relèvements dus à l’entrée en vigueur de réformes votées en  2017.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 20h00
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h56
    |

                            Service économie








                        



   


Le 1er janvier 2018 sera marqué par des hausses de tarifs ou de cotisations et l’entrée en vigueur de réformes décidées au cours de 2017.

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                Economie française : les (prudentes) raisons d’espérer en 2018



Transports Les amendes (17 euros dans toute la France) pour défaut de stationnement sont remplacées par un « forfait de post-stationnement ». Son montant variera d’une commune à l’autre. A Paris, par exemple, il est fixé à 50 euros dans les arrondissements de 1 à 11 et à 35 euros dans les arrondissements de 12 à 20.En Ile-de-France, le passe Navigo n’augmente pas. Un « Navigo Jour » est créé pour se déplacer de façon illimitée sur une journée et sur de courts trajets. Son prix sera par exemple de 7,50 euros pour deux zones et de 10 euros pour trois zones.  Energie Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 6,9 %. Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par un chèque énergie de 150 euros en moyenne, versé au printemps.Les prix des carburants à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence, dans le cadre de l’alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici à 2021.   Automobile Le gouvernement offre une « prime à la conversion » de 1 000 euros à 2 000 euros à ceux qui vendent leur voiture (d’avant 1997 pour les modèles essence, 2001 pour les diesel ou 2006 pour les ménages non imposables) pour en acheter une récente. Elle atteindra 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique.  Tarifs postaux Les prix vont grimper de 4,7 % en moyenne. Le timbre rouge passe de 0,85 à 0,95 euro, le vert de 0,73 à 0,80 euro. Les tarifs des colis augmentent en moyenne de 1,5 % pour les envois des particuliers.  Assurances Le cabinet de conseil Fact & Figures estime que la hausse moyenne sera comprise entre 2 % et 3 % pour l’automobile et entre 1 % et 2 % pour l’habitation. Les complémentaires santé devraient aussi relever leurs tarifs.  Frais bancaires Selon le comparateur Panorabanques, la dépense moyenne des Français sera de 194,30 euros par an, soit 0,25 % de plus qu’en 2017. Si les frais les plus courants (tenue de compte, cartes bancaires, packages) progressent peu, les frais de transfert vers un établissement concurrent des plans épargne logement (PEL) et des plans d’épargne en actions (PEA) augmenteront respectivement de 9 % et 10 %.  Smic, santé, social Un salarié au smic touchera 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires en octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie.Les salariés profiteront de la suppression de cotisations chômage et maladie (– 3,15 %). Une compensation est prévue pour les 5 millions de fonctionnaires. Mais la CSG augmentera de 1,7 point pour l’ensemble des Français.Onze vaccins (trois actuellement) sont obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier. S’ajoutent coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C. Les enfants devront être à jour pour être admis en crèche ou à l’école.Le forfait hospitalier augmente de 2 euros pour passer à 20 euros par jour.Le jour de carence en cas d’arrêt maladie est rétabli pour les fonctionnaires.  Fiscalité du patrimoine Un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est créé sur les revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du PEA, des contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et gardés plus de huit ans. Les PEL ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.  Tabac Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d’ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars.  Journaux Plusieurs titres augmentent leur prix de 10 centimes : Le Monde, Le Figaro, Les Echos (20 centimes le week-end). En semaine, Le Parisien passe à 1,50 euro (+ 20 centimes) et Le Parisien/Aujourd’hui en France à 1,20 euro (+ 10 centimes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Qu’est-ce que le « macronisme » ? Il semble encore trop tôt pour déterminer quelle sera la réalité de l’action du nouveau président.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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Rétrospective 2017 : Emmanuel Macron, libéral inachevé

Qu’est-ce que le « macronisme » ? Il semble encore trop tôt pour déterminer quelle sera la réalité de l’action du nouveau président.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 09h12
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 16h26
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le 7 mai 2017, n’a pas seulement déjoué tous les pronostics et fait exploser le système politique français, tel que la Ve République l’avait façonné depuis plus d’un demi-siècle. Elle a également brouillé les repères idéologiques et dérouté les analystes.
Quelles étiquettes, en effet, y compris les plus contradictoires, n’aura-t-on pas collées sur ce nouveau président ? Bonapartiste par l’intrépidité conquérante, soulignent les uns. Orléaniste et louis-philippard si l’on retient ses odes à l’enrichissement et au mérite individuels, assurent les autres. Avatar d’une social-démocratie en perdition ou mandataire d’un libéralisme assumé. Président des riches, mais héritier de la deuxième gauche progressiste. Défenseur des élites mondialisées, mais nourri du personnalisme de la revue « Esprit ». Pur produit de la technocratie française, mais pourfendeur des castes qui paralysent le pays. Manageur politique en mode start-up, mais défenseur de la monarchie républicaine. Perpétuateur du « système déguisé en antisystème » pour Régis Debray. Incarnation du « stade suprême de la post-politique », pour Chantal Mouffe. « Césarocentriste », selon Jacques Julliard. « Populiste libéral », selon Peter Sloterdijk…
La liste n’est pas limitative, comme celle des « héros » ou des figures tutélaires qui lui sont prêtés ou qu’il a lui-même invoqués, Jeanne d’Arc et Johnny Hallyday, Napoléon et Guizot, de Gaulle et Mendès France, Ricœur et Schumpeter… Quant à ses prédécesseurs à l’Elysée, il semble avoir tiré la quintessence de chacun. Soit pour se nourrir de la sacralité du pouvoir gaullien, de la modernité industrielle pompidolienne, du centrisme conquérant giscardien ou de l’engagement européen de Mitterrand. Soit pour se démarquer de l’immobilisme chiraquien, de l’agitation sarkozyste ou de la normalité hollandaise.
Autant de facettes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Vaccins obligatoires, hausses des prix des carburants, du gaz et du tabac, revalorisation du smic… Découvrez les nombreux changements du quotidien à partir de janvier.
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2018 : ce qui va changer pour les Français à partir du 1er janvier

Vaccins obligatoires, hausses des prix des carburants, du gaz et du tabac, revalorisation du smic… Découvrez les nombreux changements du quotidien à partir de janvier.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h34
   





                        


Le début d’année signe l’entrée en vigueur de nombre de mesures votées ou décidées dans les derniers mois de l’année 2017, dont certaines auront un impact immédiat sur la vie quotidienne. Retrouvez ci-dessous la liste de tout ce qui changera, souvent dès le 1er janvier 2018 :
Onze vaccins obligatoires Un paquet de cigarette plus cher Hausse de 2 euros de la participation du patient pour un séjour à l’hôpital Droits aux soins funéraires pour les malades du VIHLe tarif du stationnement en ville aux mains des mairiesHausse des prix de l’essence et du dieselPrime à la conversion automobileNouveaux Vélib’dans les rues de ParisHausse des prix des timbresRevalorisation du smic Hausse de la CSG, baisse des cotisations salarialesRestauration du jour de carence dans la fonction publiqueGénéralisation du bulletin de paie simplifiéL’ISF devient impôt sur la fortune immobilière (IFI)Un prélèvement de 30 % sur l’épargneDébut de l’exonération de la taxe d’habitationFin progressive du RSI pour les indépendantsHausse du prix du gazEntrée en vigueur du chèque énergie
Santé et sécurité sociale
Onze vaccins obligatoires pour les nouveau-nés 
Onze vaccins, contre trois, deviennent obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, s’ajoutent désormais ceux contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons et la rubéole (le ROR), l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, contre le pneumocoque et le méningocoque C.
Ces vaccins seront indispensables pour l’accès en collectivité (crèche, école…). Les antivaccins, eux, dénoncent la mesure prise par le gouvernement. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins.

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Hausse du prix du tabac
Pour réduire la consommation de tabac, le gouvernement a prévu des augmentations successives pour atteindre, d’ici à novembre 2020, un prix de 10 euros le paquet de vingt cigarettes. La prochaine hausse, de 1,10 euro par paquet, est prévue pour mars 2018.
En attendant, le prix de certains paquets de cigarettes baissera de 20 centimes le 2 janvier, à la suite d’ajustements des prix de la part des fabricants.

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Hausse du forfait hospitalier
Le gouvernement a choisi d’inscrire dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale l’augmentation de deux euros du montant du forfait hospitalier, inchangé depuis 2010, une hausse qui présente l’avantage d’être – en apparence – indolore pour la plupart des Français, car pris en charge par leur complémentaire santé.
A partir du 1er janvier, la participation du patient à son séjour à l’hôpital passera donc de 18 euros à 20 euros par jour en hôpital ou en clinique et de 13,50 euros à 15 euros par jour dans le service psychiatrique d’un établissement de santé. Soit près de 200 millions d’euros supplémentaires qui iront directement dans les caisses des hôpitaux.

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          L’augmentation du forfait hospitalier de 2 euros en 2018 est déjà contestée



Droit aux soins funéraires pour les malades du VIH
Alors qu’ils en sont exclus depuis trente-deux ans, les malades atteints par le VIH – et par les virus des hépatites – pourront bénéficier de soins funéraires, ces maladies ayant été retirées, en juillet 2017, de la liste des « maladies transmissibles pour lesquelles les soins funéraires sont interdits ». Le refus de pratiquer les mesures de thanatopraxie assurant la conservation du corps par des injections de produits aboutissait à des situations telles que l’impossibilité pour les proches de voir le défunt dans de bonnes conditions.

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Transports, énergie et communication
Réforme du stationnement en ville
Les villes vont pouvoir fixer le tarif du stationnement des automobiles ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. A Paris, par exemple, seul un automobiliste sur dix s’en acquitte, représentant un manque à gagner de plus de 200 millions d’euros pour la municipalité.

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Augmentation des prix à la pompe
Les prix des carburants vont augmenter de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici 2021. Aujourd’hui, les taxes sur le carburant représentent plus de 60 % du prix du diesel. Avec une hausse de 10 %, la baisse du prix du pétrole en 2017 devrait être complètement annihilée.

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Prime à la conversion automobile
Le gouvernement offre 1 000 euros aux automobilistes (2 000 euros pour ceux non imposables) vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter un véhicule neuf ou une occasion récente, et jusqu’à 2 500 euros pour l’achat d’un modèle électrique, soit une baisse par rapport à la prime actuelle de 4 000 euros. Une prime à laquelle s’ajoute l’aide de 6 000 euros octroyée pour l’achat d’un véhicule électrique qui est, elle, reconduite. Objectif de cette « prime à la conversion » : sortir 100 000 véhicules polluants du parc automobile en 2018.

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De nouveaux Vélib’dans les rues de Paris, mais avec un peu de retard
Lancé en 2007, le système de vélos en libre-service de Paris sera géré, à partir de janvier, par Smovengo et non plus JC Decaux. L’offre sera élargie à soixante communes de la région en 2018. Mais cette nouvelle mouture du Vélib’ne sera pas pleinement opérationnelle à la fin mars, du fait d’un retard pris dans le déploiement du dispositif : seule « une centaine de stations [seront] opérationnelles début 2018 », contre 300 prévues initialement. Plus légers, plus solides, connectés, ces nouveaux Vélib’, dont 30 % seront dotés d’une assistance électrique, pourront être garés dans une station même lorsque celle-ci est déjà pleine.
Autre nouveauté au 1er janvier, la hausse du prix des abonnements : l’abonnement classique passera de 29 euros à 37,20 euros par an. Il en coûtera 99,60 euros par an pour un vélo électrique. Toutefois, compte tenu des retards dans le déploiement, les abonnés actuels « bénéficieront d’un crédit de trois heures offertes, pour tester sans surcoût les nouveaux Vélib’électriques ou prolonger leur usage des vélos mécaniques » et les nouveaux souscripteurs bénéficieront de 50 % de réduction sur leur abonnement mensuel en janvier, février et mars.

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Hausse des prix des timbres
Les prix des services postaux vont augmenter de 4,7 % en moyenne en 2018. La lettre prioritaire à timbre rouge passera au 1er janvier de 0,85 à 0,95 euro (+ 11,7 %), approchant le seuil symbolique de 1 euro. A la fin de 2014, le timbre rouge valait encore 0,66 euro.
La hausse du timbre vert, qui correspond à une expédition en 48 heures et représente 60 % des envois ordinaires, est à peine moins forte : son prix qui passera de 0,73 à 0,80 euro (+ 9,5 %). Pour les envois de colis pour les particuliers, les tarifs progresseront de 1,5 %. Soit 4,95 euros pour un Colissimo France de moins de 250 g. Le coût d’une lettre recommandée augmentera de 2 %.

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Salaires, épargne et impôts
Revalorisation du smic 
Un salarié payé au smic touchera 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires à partir d’octobre, grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Le smic passera de 9,76 euros à 9,88 euros brut de l’heure (7,83 euros net), soit 1 498,47 euros brut par mois (1 188 euros net). Le gouvernement s’est contenté d’appliquer la formule de revalorisation automatique du smic, sans appliquer de « coup de pouce », alors que des économistes lui recommandaient d’abandonner le système d’indexation du salaire minimum.

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Hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales
La contribution sociale généralisée (CSG) augmentera de 1,7 point. Cette hausse concerne tous les salaires, mais aussi les revenus du patrimoine ou encore les produits de placements. Les allocations-chômage, les indemnités journalières de la Sécurité sociale ou encore les retraites bénéficiant d’un taux réduit de CSG sont en revanche épargnées.
En parallèle, les cotisations salariales maladie et chômage prélevées sur les salaires sont supprimées. La cotisation maladie (0,75 %) est supprimée dès janvier, alors que la cotisation chômage sera abaissée en deux temps (1,45 point en janvier, 0,95 point en octobre). Les salariés, à l’exception des fonctionnaires, devraient ainsi gagner en pouvoir d’achat dès le mois de janvier.
Restauration du jour de carence pour les fonctionnaires 
A partir du 1er janvier, l’arrêt maladie des fonctionnaires ne sera rémunéré qu’à partir du deuxième jour. Cette disposition, mise en place par Nicolas Sarkozy en 2012, avait été supprimée en 2014 par François Hollande. L’objectif du gouvernement est de « lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d’euros par an ». En comparaison, trois jours de carence sont imposés dans le privé, mais l’employeur compense souvent la perte de rémunération.

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Généralisation du bulletin de paie simplifié
Testé en 2016 dans une dizaine d’« entreprises-pilotes », appliqué ensuite aux sociétés d’au moins 300 personnes, depuis janvier 2017, le toilettage du bulletin de salaire se généralise à tous les employeurs au début de 2018. L’objectif de cette réforme était double : rendre plus compréhensible la fiche de paie, qui « bat des records de complexité » par rapport à d’autres pays européens, et en faire un « instrument de pédagogie » sur le système de protection sociale.

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L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) devient impôt sur la fortune immobilière (IFI)
L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est supprimé et transformé en un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Avec ce nouvel impôt, les valeurs mobilières, comme les actions, ne sont plus assujetties à l’impôt sur la fortune. Le gouvernement espère ainsi développer l’investissement dans l’activité économique. Cette mesure phare du programme de campagne du candidat Macron lui vaut l’étiquette de « président des riches ». Pour tenter de calmer les esprits sur ce sujet hautement inflammable, le gouvernement a accepté des amendements de la majorité pour taxer les signes extérieurs de richesse (bateaux de plaisance, voitures de sport, métaux précieux).

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Une « flat tax » de 30 % sur l’épargne
Mesure parmi les plus controversées du budget 2018, l’introduction d’une « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital a été adoptée par les députés le 11 octobre, au terme de vifs débats entre la majorité et la gauche ainsi qu’une partie de la droite.
Un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est donc mis en place sur l’ensemble des revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du plan épargne en actions (PEA) et des contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et gardés plus de huit ans. Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.

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Début de la suppression de la taxe d’habitation
Le changement ne sera réellement palpable qu’à la fin de l’année 2018, au moment de payer la taxe d’habitation, mais environ 85 % des ménages (les 15 % restants ne payant déjà pas de taxe d’habitation) verront cet impôt diminuer d’un tiers en 2018. Il sera encore réduit en 2019. Emmanuel Macron a confirmé, samedi 30 décembre, lors de la signature des trois dernières lois votées au Parlement, dont celle du budget 2018, vouloir supprimer la taxe d’habitation pour l’ensemble des ménages en 2020.
Pour bénéficier de cette baisse, un célibataire ne doit pas dépasser le plafond de 27 000 euros de revenu fiscal de référence ; 43 000 euros pour un couple sans enfant ; 54 000 euros pour un couple avec enfants.

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Fin progressive du RSI pour les indépendants
Les indépendants verront leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (– 2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité). Pour les 6,5 millions d’assurés (commerçants, artisans, professions libérales, micro-entrepreneurs, actifs comme retraités, et leurs familles) rien ne change ou presque le 1er janvier. Les règles de calcul des cotisations et prestations sont maintenues. Une « période transitoire » de deux ans est prévue pour intégrer les indépendants au régime général.
La réforme vise à améliorer le service rendu aux indépendants qui ont « perdu confiance » dans le RSI, handicapé par de nombreux dysfonctionnements depuis une réforme datant de 2008.

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Logement
Hausse du prix du gaz
Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie augmenteront en moyenne de 6,9 % au 1er janvier, du fait notamment de la hausse d’une taxe, selon une délibération de la Commission de régulation de l’énergie. Hors taxes, les tarifs augmenteront en moyenne de 2,3 % au 1er janvier, reflétant la hausse des prix du gaz sur les marchés de gros.
Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.).
Chèque énergie pour les plus démunis
Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par le « chèque énergie ». Il devrait aider 4 millions de ménages en situation de précarité à payer leurs factures. D’un montant de 150 euros en moyenne en 2018, il sera versé au printemps.

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          « Gare à la malinformation à propos du chèque énergie ! »



En septembre, le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, avait précisé que ce chèque concernait les ménages avec des revenus annuels de moins de 7 500 euros pour une personne seule et de 16 100 euros pour un couple avec deux enfants.



                            


                        

                        


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La France « peut relever le défi de l’intégration des réfugiés », assure Castaner

Répondant à la polémique autour du projet de loi en préparation sur le droit d’asile, le patron de LRM appelle à dresser « un constat lucide sur notre système d’intégration ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 03h05
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h49
   





                        



   


Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM), affirme que la France « peut relever le défi de l’intégration des réfugiés », à condition de réformer son système d’accueil qui « ne peut plus continuer ainsi », dans une tribune au Journal du dimanche (JDD) du 31 décembre.
Face aux critiques suscitées par le projet de loi en préparation sur le droit d’asile, il invite à dresser « un constat lucide sur notre système d’accueil et d’intégration ».

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« Les demandes d’asile ont augmenté de 80 % depuis 2010 », souligne le responsable de LRM, pour qui les conditions dans lesquelles la France accueille les demandeurs d’asile et les réfugiés « ne sont pas dignes ». Nous changerons la réalité du droit d’asile « en ayant le courage de remettre à plat toute notre procédure d’asile pour en assurer vraiment l’efficacité », poursuit-il, en soulignant l’« approche pragmatique » du président Emmanuel Macron sur ce sujet.
« Trois conditions »
La France aura dans les prochains mois « un débat important sur le droit d’asile », qui « sera réussi à trois conditions », note-t-il.
« Il devra d’abord permettre de réformer en profondeur les procédures de demande d’asile. En confortant les moyens de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et en lui fixant pour objectif de traiter les dossiers en moins de deux mois », poursuit M. Castaner. L’Ofpra devra également organiser « des missions » dans les pays de transit « pour mieux maîtriser les flux ».
L’accueil de ceux « qui ont vocation à s’installer durablement dans le pays » suppose également d’« éloigner plus systématiquement ceux qui n’ont pas obtenu le droit d’asile », fait-il valoir, rappelant que « seuls 4 % des déboutés » font aujourd’hui l’objet d’une mesure d’éloignement.
« La France peut relever ce défi de l’intégration des réfugiés. C’est la conviction du gouvernement, qui s’est saisi avec courage et sans tabou de ce sujet sensible. Parce que notre système d’accueil ne peut plus continuer ainsi », conclut-il.
Dimanche dernier, l’ancien candidat du Parti socialiste à la présidentielle Benoît Hamon avait accusé le gouvernement de mettre en place « la politique migratoire la plus répressive que notre pays a connue depuis des décennies », également dans une tribune dans le JDD.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La maire PS de Paris a qualifié, jeudi 28 décembre, le héros de la révolution cubaine d’« icône militante et romantique ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

Anne Hidalgo critiquée pour son hommage à Che Guevara

La maire PS de Paris a qualifié, jeudi 28 décembre, le héros de la révolution cubaine d’« icône militante et romantique ».



Le Monde
 |    30.12.2017 à 21h06
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h37
   





                        



   


Anne Hidalgo est sous le feu des critiques pour son hommage rendu à Che Guevara. Sur Twitter, jeudi 28 décembre, la maire PS de Paris a qualifié le révolutionnaire marxiste argentin d’« icône romantique », à l’occasion d’une exposition consacrée au « Che » :
« Avec l’exposition Le CHE à Paris, la capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militante et romantique. A découvrir gratuitement à l’Hôtel de Ville de #Paris ✊ »

Avec l'exposition Le CHE à Paris, la capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militant… https://t.co/VxgOslIaHK— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Un hommage au héros de la révolution cubaine qui passe mal, notamment à droite.
« Hallucinant !@Anne_Hidalgo célèbre le romantisme du Che, une crapule sanguinaire qui a personnellement torturé et assassiné de sa main 130 malheureux dans l’abominable camp de concentration et de torture qu’il dirigeait. A quand un hommage à Pol Pot, Béria et Mao ? », a tweeté l’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry.
Pour la députée Les Républicains (LR) Valérie Boyer, Anne Hidalgo participe ainsi « à l’apologie des crimes communistes » :
« Plus de 200 morts de ses mains, 1 700 fusillés, 4 000 internés la première année de la prise de #LaHavane. #Hidalgo ose toutes les indignités… c’est aussi à ça qu’on la reconnaît. »

#LeChe : Plus de 200 morts de ses mains, 1700 fusillés, 4000 internés la première année de la prise de #LaHavane.… https://t.co/ZkiF5JrjoN— valerieboyer13 (@Valérie Boyer)


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« Une fois de plus, Anne Hidalgo se trompe de combat et oublie qu’elle est la maire de la capitale des droits de l’homme », a déploré auprès de l’Agence France-presse (AFP) le conseiller de Paris La République en marche (LRM) Jérôme Dubus.
Le leader francilien du Front national, Wallerand de Saint Just, a quant à lui dénoncé « une exposition à la gloire du stalinien Che Guevara », qualifié d’« ignoble boucher ».
Dès vendredi, le philosophe Raphaël Enthoven avait vivement critiqué les propos de la maire de Paris sur Twitter :
« Magnifique ! Meurtres et romantisme à@Paris 🔪❤️🔫 Que pèsent les victimes du #Che à coté d’un hommage à leur bourreau ? En 2019,@Anne_Hidalgo prévoit une exposition sur la tendresse khmère intitulée “touche pas à mon Pol Pot”. Voici le temps des assassins… »

Magnifique ! Meurtres et romantisme à @Paris 🔪❤️🔫
— Enthoven_R (@Raphaël Enthoven)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le président de la République a confirmé ce projet, samedi, en signant les trois dernières lois votées par le Parlement, dont celle comprenant la suppression de la taxe pour 80 % des ménages.
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Macron annonce vouloir supprimer entièrement la taxe d’habitation en 2020

Le président de la République a confirmé ce projet, samedi, en signant les trois dernières lois votées par le Parlement, dont celle comprenant la suppression de la taxe pour 80 % des ménages.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 18h49
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 23h53
   





                        



   


Emmanuel Macron a confirmé, samedi 30 décembre, son objectif de supprimer la taxe d’habitation pour tous en signant, devant les caméras, les trois dernières lois votées au Parlement, dont celle du budget 2018.
Le budget 2018 entame la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, qui sera effectuée par tiers, avec « un premier tiers l’année prochaine », « avec la perspective en 2020 d’une réforme en profondeur qui permettra de supprimer cet impôt pour la totalité de nos concitoyens », a déclaré le président de la République.

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                Comment financer la suppression de la taxe d’habitation



« Ces trois textes sont des changements profonds de notre organisation économique et écologique », a-t-il ajouté. Outre le budget 2018, le chef de l’Etat a signé la loi sur le financement de la sécurité sociale et celle mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures d’ici 2040.
Pour cette séance de signature, qui précède la promulgation dimanche des trois textes, il était au côté du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, dans son bureau de l’Elysée.
S’inspirant d’une habitude des présidents américains de signer les lois au sein de la Maison Blanche, le chef de l’Etat avait inauguré cette mise en scène en septembre en signant en direct, dans son bureau de l’Elysée, la loi de moralisation de la vie politique.
Il avait répété cette opération de communication pour la signature des ordonnances travail et enfin le 30 octobre de la loi sur la sécurité qui a pris le relais de l’état d’urgence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Cette année encore a été riche en actualité : l’élection présidentielle française, la reprise de Mossoul (Irak), les Catalans dans la rue…
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Fausses nouvelles, ragots malveillants, islamophobie… des rumeurs se répandent à grande échelle par le biais des listes de diffusion.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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Les chaînes de mails, machines à complots

Fausses nouvelles, ragots malveillants, islamophobie… des rumeurs se répandent à grande échelle par le biais des listes de diffusion.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 09h37
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h52
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Il existe sur Internet un « deep Web », vaste espace tenu à l’écart des moteurs de recherche, où, selon les fantasmes les plus répandus, les trafics en tous genres – armes, drogue, etc. – côtoient les luttes d’influence souterraines des Etats. Il existe aussi un Web, disons, « parallèle », plus artisanal en tout cas, tout aussi invisible sur Google mais qui se révèle, dans les faits, accessible au grand public : celui des chaînes de mails que l’on se transfère d’adresse en adresse, de cousin en copain, de voisin en collègue. Des chaînes qui, il fut un temps, contenaient une histoire insolite, une citation un peu tarte sur le sens de la vie ou charriaient une injonction très fleur bleue, du type : « Si tu envoies ce mail à dix personnes, tu connaîtras le grand amour. » Aujourd’hui, ce serait plutôt : « Si tu ne transfères pas ce mail à dix personnes, l’islam va submerger la France et ta fille devra porter une burqa. »

Fausses nouvelles, rumeurs malveillantes, islamophobie… Ces messages se répandent en particulier chez un public âgé, accro aux mails et pas toujours converti aux réseaux sociaux. A travers les centaines de courriers électroniques que Le Monde a pu consulter se dégagent certaines obsessions qui ont animé ces réseaux vaguement souterrains durant cette année électorale.
« Faute de grives, on mange des merles », professe le dicton. François Hollande, ce président socialiste honni à droite et à l’extrême droite, s’est retiré en décembre 2016 de la course à l’Elysée, mais Emmanuel Macron le remplace dès janvier comme cible favorite de ces échanges aux accents complotistes. L’un d’entre eux commence par un très inspiré « konfidentiel kommandantur » et colporte la rumeur d’une prétendue liaison cachée entre le candidat d’En marche ! et le PDG de Radio France, Mathieu Gallet. Sans citer aucune source, comme de coutume dans ce genre d’échanges. « Sans dévoiler ma source principale, disons...




                        

                        

