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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Les salles ont, par ailleurs, enregistré la troisième meilleure fréquentation depuis cinquante ans, avec 209,2 millions de spectateurs en 2017.
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Les films français à nouveau en progression en 2017

Les salles ont, par ailleurs, enregistré la troisième meilleure fréquentation depuis cinquante ans, avec 209,2 millions de spectateurs en 2017.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 14h11
   





                        



   


En progression depuis trois ans, les films français ont à nouveau accru leur part de marché en 2017. Les salles ont, par ailleurs, enregistré la troisième meilleure fréquentation depuis cinquante ans, avec 209,2 millions de spectateurs en 2017.
« La fréquentation des salles de cinéma demeure à un niveau particulièrement élevé. C’est le troisième plus haut niveau depuis cinquante ans. Avec plus de 78 millions d’entrées, les films français ont connu un beau succès dans les salles », observe Frédérique Bredin, présidente du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée).
Les films américains reculent de 8,6 %, à 102,04 millions d’entrées, en 2017. Leur part de marché atteint ainsi 48,8 % en 2017, contre 52,4 % en 2016. En 2017, la part de marché des films français a atteint 37,4 % contre 35,3 % (2016). « Après une année 2016 exceptionnelle, les spectateurs ont bénéficié cette année encore d’une offre de films français très riche dans tous les genres qui ont attiré les spectateurs », ajoute la présidente du CNC dans un communiqué.

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                Théâtre, humour, opéra, danse... les spectacles qui ont marqué 2017



Les films primés bien placés
Pour la quatrième année consécutive, la fréquentation des salles franchit les 200 millions d’entrées, très au-dessus de la moyenne des dix dernières années (205 millions), mais 2017 fait toutefois moins bien que 2016 (213,1 millions). En 2011, un record avait été établi avec 217 millions de fauteuils.
Les meilleurs scores français ont été réalisés par les comédies Raid Dingue de Dany Boon (4,6 millions d’entrées), Valérian et la Cité des milles planètes de Luc Besson (4 millions), Alibi.com de Philippe Lacheau (3,6 millions), Le Sens de la fête d’Eric Toledano (3 millions) et Au revoir là-haut d’Albert Dupontel (1,9 million).

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                Comment le cinéma se porte-t-il en France ?



Plusieurs films sélectionnés ou primés, notamment à Cannes, ont rencontré un large public tels 120 Battements par minute de Robin Campillo, grand prix du jury (812 000 entrées), Visages, Villages, réalisé par Agnès Varda et JR, œil d’or du meilleur documentaire (234 000), Barbara de Mathieu Amalric, primé à Un certain regard et lauréat des prix Jean Vigo et Louis Delluc (360 000), Petit Paysan d’Hubert Charuel, sélectionné à la Semaine de la critique (514 000).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Grande figure du théâtre depuis les années 1970, il est mort mardi à Paris, à l’âge de 81 ans.
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Le dramaturge, metteur en scène et écrivain Jacques Lassalle est mort

Grande figure du théâtre depuis les années 1970, il est mort mardi à Paris, à l’âge de 81 ans.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h45
   





                        



   


« Un art du presque rien, une incandescence des gris. » C’était la définition du style que recherchait sans cesse le dramaturge Jacques Lassalle. Cette grande figure du théâtre français est mort mardi 2 janvier à Paris. Il était âgé de 81 ans.
Jacques Lassalle avait côtoyé dès le plus jeune âge la fine fleur du théâtre français. Né le 6 juillet 1936 à Clermont-Ferrand, il gardera toute sa vie une distance vis-à-vis du parisianisme. Ancien élève du conservatoire de Nancy, puis de Fernand Ledoux au conservatoire de Paris, il débute comme comédien mais renonce un temps au théâtre pour gagner sa vie comme professeur à l’université.
En 1967, débarqué par hasard dans les grands ensembles de la banlieue rouge, il fonde le Studio-Théâtre de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). L’aventure commence par l’animation de quartier dans les gymnases de la ville et se poursuit avec les grands classiques au Studio-Théâtre : Comme il vous plaira, de Shakespeare, qu’il traduit, Marivaux, Goldoni, Molière… Il s’oriente aussi vers l’écriture, avec plusieurs pièces. Avec sa toute jeune compagnie et peu de moyens, il met en scène des pièces méconnues du grand public, ou fait résonner les classiques par rapport à l’actualité sociale du moment.
Grand serviteur du théâtre public
Jacques Lassalle se fait un nom avec un spectacle créé en coproduction avec le Théâtre national populaire (TNP), Travail à domicile, de l’Allemand Franz Xaver Kroetz, et installe un style de mise en scène. « Je crois qu’un spectacle, une mise en scène, c’est une politique du retranchement. On dénude, on retire, jusqu’à ce peu, ce presque rien, l’essentiel étant dans le presque », disait-il.
Héritier des grands serviteurs du théâtre public – Jean Vilar, Jacques Copeau – il développe au fil des ans son style épuré, tourné vers la recherche du sens plutôt que le spectaculaire. Inscrit dans le réel, il continue également d’enseigner. Agrégatif de lettres modernes, il donne classe 1969 à 1971 à l’Institut d’études théâtrales de l’université de Paris-III, puis au Conservatoire national d’art dramatique (1982-1983).
Dans les années 1970 et 1980, il alterne classiques et modernes (Milan Kundera, Michel Vinaver), propose sa première mise en scène à la Comédie-Française (La Locandiera, de Goldoni), aborde l’opéra (Lohengrin, de Richard Wagner, puis Lear, de Reimann, à l’Opéra de Paris).
En 1983, il est nommé directeur du Théâtre national de Strasbourg (TNS) en remplacement de Jean-Pierre Vincent et frappe un grand coup en créant Tartuffe avec Gérard Depardieu et François Périer. Il reste au TNS jusqu’à sa nomination à la Comédie-Française en 1990 pour trois ans. Lorsque Jacques Toubon succède à Jack Lang en 1993, il ne renouvelle pas le contrat de Jacques Lassalle, en dépit de l’ouverture réussie du Théâtre du Vieux-Colombier, orienté vers le théâtre contemporain.
Critique des critiques
Son éviction – alors qu’il est soutenu par la profession du théâtre – est une blessure profonde pour Jacques Lassalle, qui se retire quelques mois à la campagne. Sa mise en scène d’Andromaque au Festival d’Avignon en 1994 est mal accueillie et le metteur en scène s’en prend violemment à la critique, allant jusqu’à annoncer qu’il arrête le théâtre.
Mais la passion est trop forte et il n’en sera rien. Son Don Juan est repris à la Comédie-Française, il monte La Cerisaie à Oslo en 1995 et il enchaîne avec des classiques (Shakespeare, Pirandello, Labiche, une Médée dans la cour d’honneur d’Avignon en 2000) et des contemporains (l’auteur norvégien Jon Fosse, notamment). Il a également beaucoup travaillé avec le Théâtre national de Varsovie.
Jacques Lassalle devait proposer cette saison à la Comédie-Française La Cruche cassée, de Heinrich von Kleist, en avril, mais avait dû renoncer, très atteint par la mort de sa femme, Françoise, épousée en 1958 et avec qui il a eu trois enfants. Jacques Lassalle avait été hospitalisé récemment et était, depuis, en maison de repos, où « il n’a pas pu retrouver ses forces », a déclaré son fils Antoine à l’Agence France-Presse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ A voir aujourd’hui. Cette remarquable série révèle un univers insolite, loin des clichés et des fantasmes (sur Arte à 19 heures).
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TV – « Dans le sillage des requins »

A voir aujourd’hui. Cette remarquable série révèle un univers insolite, loin des clichés et des fantasmes (sur Arte à 19 heures).



Le Monde
 |    02.01.2018 à 12h45
    |

            Christine Rousseau








                        


Série documentaire sur Arte à 19 heures



Dans l’armada des documentaires animaliers, ceux consacrés aux requins occupent une place de choix. La beauté des images sous-marines ajoutée au côté spectaculaire de ces redoutables prédateurs n’est sans doute pas étrangère à une profusion qui pourrait laisser croire aux adeptes du genre que les squales n’ont plus guère de secrets pour eux. Et, ce faisant, les amener à passer à côté de la remarquable série – tant dans la forme que sur le fond – produite par la BBC en association avec Arte, dont les quatre épisodes (quarante-trois minutes chacun) sont diffusés tout au long de la semaine.
Celui consacré aux conditions de tournage (jeudi 4) n’estt pas le moins passionnant, puisqu’on y apprend que cette série a nécessité deux ans de travail au cours desquels les différentes équipes internationales ont parcouru 470 000 kilomètres, sous toutes les latitudes ; passant deux mille six cents heures sous l’eau afin de nous faire découvrir une trentaine d’espèces différentes sur les 510 répertoriées aujourd’hui.
Usain Bolt des océans
Ainsi, au côté du célèbre grand requin blanc, on découvre, dans sa livrée sable et rocaille, le requin-tapis barbu, expert en camouflage ; le mako, sorte d’Usain Bolt des océans pouvant filer à plus de 70 kilomètres-heure ; le discret ­requin holbiche, dont la tenue disco…, pardon…, fluorescente pourrait servir aux chercheurs dans le domaine médical ; ou ­encore le singulier requin-chabot ocellé, qui sait se mouvoir sur la terre ferme.
Au-delà de cette insolite galerie qui montre toute la diversité d’une vaste famille – elle compte aussi dans ses rangs pas moins de 650 espèces de raies –, l’un des ­volets les plus intéressants est ­celui sur les comportements complexes de ces animaux chez qui, tout prédateurs qu’ils soient, la chasse n’occupe qu’une partie du temps. Des parades amoureuses sautillantes des raies mobulas au langage corporel des grands requins blancs, en passant par les rapports qu’entretiennent les redoutés et redoutables requins gris avec de petits poissons qui assurent le nettoyage de leurs dents, se révèle, loin des clichés et des fantasmes, tout un monde menacé par la surpêche qui n’a pas encore livré tous ses mystères.
Dans le sillage des requins, de Steve Greewood, Simon Blakeney, Rachel Butler et Jennie Hammond (GB, 2015, 4 × 43 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Depuis 2012, le Conservatoire national supérieur forme à la composition de musique de films.
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Apprendre à composer une BO de film, au Conservatoire

Depuis 2012, le Conservatoire national supérieur forme à la composition de musique de films.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 12h15
    |

                            Mégane De Amorim








                        



   


« Des étudiants avaient un véritable talent et l’envie de composer pour le cinéma, mais ne possédaient ni les codes ni la culture ­cinématographiques. » De ce constat de Bruno Mantovani, directeur du Conservatoire national supérieur de musique et danse (CNSMD) de Paris, est né en 2012 le cursus de « composition de musique à l’image », qui se déroule en un an, voire deux ans sur avis du professeur. Pour y entrer sont exigés de « très importants prérequis », ­reconnaît-il, les candidats devant « déjà avoir un diplôme au conservatoire ou dans des écoles comparables » et réussir un examen d’entrée sélectif – seul un candidat sur trois est accepté. Parmi les heureux élus, Stanislas Makovskiy, 29 ans, formé au conservatoire de ­Moscou ou Lee Minwhee, musicienne et chanteuse diplômée de musicologie en Corée du Sud, « attirée par le bagage théorique » proposé à Paris.
Aspects techniques et juridiques
Aux cours d’histoire du cinéma, le conservatoire ajoute des ateliers de composition et aborde même les aspects techniques ou juridiques. Pour Alexandre Lecluyse, diplômé en juin, l’atout de la formation ­réside aussi dans les opportunités qu’elle offre. « La moitié de mes projets professionnels ont été possibles grâce au conservatoire, dit-il. Mais c’est un cursus ­encore jeune, qui est amené à développer son réseau. »
Pour Bruno Mantovani, directeur du CNSMD, « l’idée à long terme est d’encourager nos élèves à voyager davantage »
L’enjeu de ce rayonnement est très présent dans l’esprit de Bruno Mantovani, pour qui « l’idée à long terme est d’encourager nos élèves à voyager davantage et à avoir une vision un peu plus internationale ». Si d’autres formations en composition de musique à l’image existent, au CNSMD de Lyon et à l’école ­Cortot, Alexandre Lecluyse insiste sur le fait qu’il n’y a « pas de voie royale pour réussir : à peine un tiers des compositeurs qui marchent très bien aujourd’hui sont passés par des conservatoires. C’est avant tout une ­histoire de rencontres », conclut-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Il avait été écarté du célèbre ballet en raison de l’ouverture d’une enquête interne sur de possibles faits de harcèlement sexuel, remontant parfois à plus de vingt ans.
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Le directeur du New York City Ballet sur le départ à la suite d’accusations de harcèlement sexuel

Il avait été écarté du célèbre ballet en raison de l’ouverture d’une enquête interne sur de possibles faits de harcèlement sexuel, remontant parfois à plus de vingt ans.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h11
   





                        


Un mois après des accusations de harcèlement sexuel portées à son encontre, le Danois Peter Martins, le directeur du New York City Ballet (NYCB) grande figure de la danse new-yorkaise, a annoncé sa retraite lundi 1er janvier.
Dans une lettre adressée au conseil d’administration du NYCB, M. Martins a expliqué que le scandale leur avait « imposé un poids douloureux, à [lui] et [à s]a famille. » L’homme, âgé de 71 ans, nie toujours les faits qui lui sont reprochés.
Peter Martins fait l’objet d’une enquête depuis l’envoi d’une lettre anonyme, dans laquelle figurent un certain nombre d’accusations. Un groupe de danseurs a ensuite contacté le New York Times pour porter d’autres accusations sur des faits allégués remontant à 1983.
Une enquête interne
La compagnie de danse avait annoncé en décembre l’ouverture d’une enquête interne sur le directeur, qui avait succédé à George Balanchine à la tête du NYCB en 1983, et était également directeur artistique de la School of American Ballet, l’école de danse de la compagnie.

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                Harcèlement sexuel : le monde de la danse, touché à son tour



« Nous remercions Peter pour sa formidable contribution au New York City Ballet en tant que chef de ballet durant plus de trois décennies », a déclaré le président du conseil d’administration Charles W. Scharf dans un communiqué cité par le New York Times.
La démission de Peter Martins vient officialiser son départ alors que le danseur avait été écarté des activités de la NYCB de la School of American Ballet depuis l’ouverture de l’enquête, au cours de laquelle il a affirmé avoir « pleinement coopéré ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Plusieurs livres et une autobiographie éclairent la personnalité du réalisateur américain.
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Samuel Fuller, un cinéaste objet de commentaires et de débats passionnés

Plusieurs livres et une autobiographie éclairent la personnalité du réalisateur américain.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 09h29
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

Rattraper le temps perdu. C’est à cette aune qu’il faut relever, à l’occasion de l’intégrale que lui consacre la Cinémathèque française, le soudain ­regain de littérature sur le cas­ Samuel Fuller. Est-ce à dire qu’il fut, au regard de la critique, un réalisateur méconnu en France ? Tout le contraire plutôt. Enjeu cinéphilique (étendard esthétique aux ­Cahiers du cinéma), enjeu politique (attaqué de tous côtés dans le contexte de la guerre froide), Fuller, par sa sécheresse, sa violence, ses thèmes de prédilection, son histoire aussi (journaliste, soldat dans l’armée américaine lors du Débarquement), fut très tôt objet de commentaires et de débats passionnés. Antoine de Baecque fit le point, voici quelques années déjà, sur le fiévreux accueil français du cinéaste dans un article remarquable (« La morale est affaire de travellings », Trafic nos 25 et 26, 1998).

Toutefois, comme le résume Jean-François Rauger – programmateur à la Cinémathèque française et collaborateur des pages cinéma du Monde – dans le préambule à Samuel Fuller, le choc et la caresse, ouvrage collectif qu’il codirige avec Jacques Déniel : « Tout s’est passé comme si la réalité, c’est-à-dire la biographie, avait pu, dans ce cas-là, rendre le commentaire inutile ou superflu. » Il en ressort un ouvrage collectif foisonnant qui, par une réaction qui aurait sans doute gagné à être moins intransigeante, n’accorde rien à la biographie ni à l’Histoire mais tout à l’esthétique. S’y ­découvrent, ou plutôt s’y confirment, un art foudroyant de l’action en même temps qu’une science consommée du paradoxe moral, qui tétanisent littéralement le spectateur, désamorcent la pensée. De quoi remettre en mémoire cette image de Fuller substituant au traditionnel ­« Action ! » un coup de feu (Colt 45 ou 9 mm Luger, les sources varient à ce sujet) tiré sur le plateau.
Homme de convictions
Cette logique de la frontalité de l’horreur,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ La Cinémathèque française consacre une rétrospective au réalisateur américain qui a décloisonné les conventions hollywoodiennes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/01/2018
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édition abonné


Samuel Fuller, un iconoclaste à Hollywood

La Cinémathèque française consacre une rétrospective au réalisateur américain qui a décloisonné les conventions hollywoodiennes.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 09h59
    |

                            Mathieu Macheret








                        



                                


                            

Jusqu’au 15 février, la Cinémathèque française met à l’honneur le grand Samuel Fuller (1912-1997), l’un des cinéastes les plus originaux de sa génération, en lui consacrant une rétrospective.
Sans doute est-il important aujourd’hui de redécouvrir une œuvre ayant vivement contribué au passage à l’âge adulte du cinéma américain, en décloisonnant les conventions hollywoodiennes, les ouvrant à un gain de réalisme, de complexité, d’ambiguïté sexuelle, de diversité éthique et sociale, de curiosité pour le monde au-delà des Etats-Unis et à l’intérieur de ceux-ci. Sur le chemin qui a mené d’un classicisme imperturbable à la conquête d’une conscience moderne (Cassavetes, Cimino, ­Rafelson, Friedkin, Altman) et inquiète, les films de Fuller occupent la première marche.

A cette situation particulière, on trouvera quelques raisons d’ordre biographique. Fuller ne vint à la mise en scène qu’à l’âge de 37 ans, après avoir d’abord été journaliste, profession dont il gravit les échelons dès l’adolescence, de grouillot à reporter criminel, et dont il a chanté les louanges dans Violences à Park Row (1952).

C’est de cette pratique chevronnée qu’il tire son flair pour le sujet porteur (la « story »), son talent de raconteur, son art des dialogues mordants, sa capacité à brosser des caractères saillants. Et c’est encore par le biais de l’écriture qu’il fit une première incursion à Hollywood, au milieu des années 1930, pour contribuer à la rédaction de scénarios et à la création d’histoires.
Une deuxième carrière militaire
A cette première carrière s’en ajoute une deuxième, militaire, dans la 1re division d’infanterie américaine, la « Big Red One », au sein de laquelle il accomplit ses états de service pendant la seconde guerre mondiale. Il lui rendra hommage dans la plupart de ses films, jusqu’à lui consacrer son grand œuvre récapitulatif, Au-delà de la gloire (1980), avec Lee Marvin.
Fuller...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose une sélection de séries à (re) découvrir sur petit écran.
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Notre liste subjective des dix meilleures séries de l’année 2017

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose une sélection de séries à (re) découvrir sur petit écran.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h31
    |

            Renaud Machart








                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Cette semaine, notre journaliste Renaud Machart a retenu dix séries parmi celles qu’il a vues au cours de l’année 2017. Un choix partial et partiel.
1- « American Crime » (saison 3)

Que la chaîne nord-américaine ABC ait diffusé une série aussi politique et aussi critique de la société nord-américaine – à cent lieues des simplifications et mensonges exprimés par l’actuel pouvoir en place – tient du miracle. Mais le miracle n’a pas tenu : ABC a finalement décidé de ne pas renouveler American Crime pour une quatrième saison : grand succès critique, mais moindre pour ce qui est du public. Cette trilogie restera, à n’en point douter, l’un des fleurons du genre, avec cette troisième et dernière saison d’une dureté implacable qui saisit le cœur.
« American Crime », saison 3, créée par John Ridley. Avec Felicity Huffman, Connor Jessup, Timothy Hutton (Etats-Unis, 2017, 8 × 42 minutes). Sur Canal+ Séries.
2- « The Deuce »

   


Cette première saison de The Deuce nous aura donné le regrettable sentiment d’un ralentissement du récit, comme si les auteurs avaient mis de côté une partie de leur matériau pour la suite (confirmée pour 2018). Mais cette reconstitution de la 42e rue de New York (surnommée « The Deuce »), du temps où elle était le terrain du stupre et de la pègre, est stupéfiante de vérité. Avec deux acteurs au sommet : Maggie Gyllenhaal en prostituée devenant actrice puis réalisatrice de films pornos et James Franco en tenancier de bar idéaliste mais bientôt forcé de se « mouiller » avec la mafia.
« The Deuce », créée par David Simon et George Pelecanos. Avec James Franco, Maggie Gyllenhaal, Gbenga Akinnagbe (Etats-Unis, 2017, 8 × 55 minutes). Sur OCS.
3- « Easy » (saison 2)

   


Recueil de nouvelles télévisuelles plus qu’arche dramatique avec tensions et rebonds, la saison 2 d’Easy fait avec beaucoup de subtilité le portrait de couples « bobos » – hétérosexuels, à l’exception, comme dans la première saison, d’un couple lesbien – ou de célibataires et divorcés à la recherche de nouveaux attachements. En ne chargeant jamais le trait, cette série dit beaucoup de fortes et émouvantes choses.
« Easy », saison 2, créée par Joe Swanberg. Avec Jane Adams, Zazie Beetz, Michael Chernus (Etats-Unis, 2017, 8 x 30 minutes). Sur Netflix.
4- « Flowers »

Cette minisérie de Will Sharpe dépeint l’existence un rien foutraque et excentrique d’un quintette familial et de son locataire, un jeune dessinateur japonais (joué par le réalisateur), installés dans la campagne anglaise. Le début de Flowers est incertain et ses situations un peu trop archétypales. Mais, à son mitan, le propos prend des allures oniriques et surréalistes qui font de Flowers un ovni aussi étonnant qu’attachant.
« Flowers », série créée par Will Sharpe. Avec Olivia Colman, Julian Barratt, Will Sharpe (Royaume-Uni, 2016, 6 × 30 minutes). Sur Canal+Séries.
5- « Les Grands » (saison 2)

   


Les « Grands » sont un peu plus grands : voici la bande d’amis passés du collège de la saison 1 au lycée, au début de cette deuxième saison. Celle-ci plaira sûrement toujours autant aux ados mais les adultes trouveront le miroir rétrospectif de ce qu’ils ont été, ou auraient aimé être, dans la peinture de cet âge transitoire finement tracée par les auteurs. C’est juste, drôle, émouvant, assez culotté, notamment quand est dépeinte la relation entre un professeur et l’un de ses jeunes élèves.
« Les Grands », saison 2, créée, écrite et réalisée par Joris Morio, Benjamin Parent, Victor Rodenbach et Vianney Lebasque (France, 2017, 10 x 22 minutes). Sur OCS.
6- « Master of None » (saison 2)

   


L’humoriste nord-américain Aziz Ansari, qui a créé Master of None en 2015 avec son ami Alan Yang, et dont il est l’interprète principal, a imaginé l’une des séries les plus attachantes du moment. A la fois drôle et touchante, elle est d’un esprit typiquement new-yorkais : les amateurs de Louie, de Louis C. K., de Girls, de Lena Dunham, et des films de Woody Allen se retrouveront en terrain familier.
« Master of None », saison 2, créée par Aziz Ansari et Alan Yang. Avec Aziz Ansari, Alessandra Mastronardi, Eric Wareheim (Etats-Unis, 2017, 10 × 28 - 54 minutes). Sur Netflix.
7- « Please Like Me » (saison 4)

Les trois premières saisons de cette très attachante série australienne créée par l’humoriste Josh Thomas (qui en incarne le rôle principal) ont été rendues disponibles sur la plateforme Netflix en décembre 2016. La quatrième a suivi, en 2017. Très finement écrite, réalisée et interprétée, Please Like Me est un constant entrelacs des destinées familiales et individuelles de jeunes personnages à la fois singuliers et archétypaux de la métrosexualité contemporaine.
« Please Like Me », saison 4, créée par Josh Thomas. Avec Josh Thomas, Caitlin Stasey, Thomas Ward (Australie, 2013-2015, 26 x 23 minutes). Sur Netflix.
8- « Top of the lake » (saison 2)

   


En « délocalisant » de la Nouvelle Zélande à Sydney, en Australie, la saison 2 de sa remarquable série, Jane Campion accomplit le prodige de conserver la même atmosphère angoissante et mortifère et fait de Sydney un lieu surnaturel à l’urbanité diffuse et presque invisible. La mer remplace le lac et agit de manière aussi insidieusement inquiétante. On craignait de ne pas retrouver l’esprit de la formidable saison 1 ; il est conservé, intact.
« Top of the Lake 2 : China Girl », saison 2, créée par Jane Campion et Gerard Lee. Avec Elizabeth Moss, Gwendoline Christie, Nicole Kidman (Etats-Unis - Royaume-Uni - Australie, 2017, 6 × 55 minutes). Sur Arte.
9- « Transparent » (saison 4)

   


Les dix nouveaux épisodes de la ­série de Jill Soloway, très attendus par les fidèles de cet attachant et bouleversant portrait de la transition de genre de Mort – devenu Maura – Pfefferman et de sa famille, ne seront pas déçus : les développements de Transparent sont toujours passionnants et ne perdent jamais en subtilité. Seule ombre au tableau : le départ de Jeffrey Tambor, extraordinaire dans ce rôle transgenre, accusé de harcèlement sexuel par des actrices transgenres de la série.
« Transparent », saison 4, créée par Jill Soloway. Avec Jeffrey Tambor, Gaby Hoffmann, Amy Landecker (Etats-Unis, 2017, 10 x 28 minutes). Sur OCS.
10- « When We Rise »

   


La minisérie When We Rise, de Dustin Lance Black, produite par Gus van Sant, est un docufiction mêlant des scènes de comédie à des images d’archives, qui retracent près de cinquante ans de lutte des homosexuels nord-américains pour leurs droits. Les années de lutte et de rafles, les années sida, et, enfin, les succès de la recherche médicale et l’avènement du mariage pour tous : une longue histoire douce-amère formidablement traitée et interprétée.
« When We Rise », de Dustin Lance Black. Avec Guy Pearce, Mary-Louise Parker, Rachel Griffiths (Etats-Unis, 2016, 7 × 41 minutes). Sur Canal+ Séries.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. De Fritz Lang à Stanley Kubrick ou Steven Spielberg, les plus grands réalisateurs ont nourri l’imaginaire du public en matière de machines pensantes.
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Petite histoire de l’intelligence artificielle à l’écran

AU CŒUR DE L’IA. De Fritz Lang à Stanley Kubrick ou Steven Spielberg, les plus grands réalisateurs ont nourri l’imaginaire du public en matière de machines pensantes.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 08h55
    |

            Samuel Blumenfeld








                        



                                


                            

Il n’est pas certain que la question de l’intelligence artificielle (IA) ait été la principale préoccupation de Fritz Lang lors de la première de Metropolis, le 10 janvier 1927, à l’Ufa-Palast am Zoo à Berlin. Le réalisateur allemand avait alors bien d’autres questions en tête : il venait de signer le film le plus attendu de l’histoire de son pays.
Avec un tournage de plus d’un an et un budget dix fois supérieur à celui d’une production hollywoodienne moyenne, son échec commercial aurait mis en péril toute l’industrie cinématographique allemande. S’il n’anticipait pas l’influence considérable de son chef-d’œuvre, le cinéaste ne mesurait probablement pas non plus l’importance d’un des aspects du scénario : la fabrication d’un robot possédant une silhouette et des attributs féminins par un savant fou régnant sur la ville futuriste de Metropolis.
Chefs-d’œuvre du genre
Avec cette créature à la fois mécanique et organique, Lang mettait en scène le premier androïde de l’histoire du cinéma. Il plaçait la question de l’IA au cœur de la science-fiction, avec une question – l’avancée technologique symbolisée par un robot est-elle une promesse de bonheur ou une malédiction ? – que poseront, plus tard, les rares chefs-d’œuvre du genre : 2001, l’odyssée de l’espace (1968), de Stanley Kubrick ; Blade Runner (1982), de Ridley Scott ; Terminator (1984), de James Cameron ; et A.I. (2001), de Steven Spielberg.

Lorsque Stanley Kubrick s’attelle, avec le romancier Arthur C. Clarke, à l’adaptation de trois de ses nouvelles, pour ce qui deviendra 2001, l’odyssée de l’espace, à la fois poème philosophique sur le destin de l’homme et film de spéculation où les extraterrestres se trouveraient à l’origine de notre civilisation, le metteur en scène américain est le premier à poser explicitement la question de l’IA.
Fasciné par les ordinateurs, Kubrick confie à l’un d’eux le rôle emblématique de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. Au Japon et en Europe, cette thématique a été une source d’inspiration majeure pour les dessinateurs.
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Les robots, superstars de la bande dessinée

AU CŒUR DE L’IA. Au Japon et en Europe, cette thématique a été une source d’inspiration majeure pour les dessinateurs.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 18h00
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            
Art de peu – de l’encre et du papier suffisent –, la bande dessinée n’a jamais craint de se confronter à des sujets complexes. L’intelligence artificielle (IA) en est un. Avec ses armées de robots, cyborgs et autres androïdes, la thématique a largement nourri un médium ayant fait de la science-fiction un courant à part entière. Abordée dans la production éditoriale des trois principaux marchés mondiaux (Etats-Unis, Japon, France), l’IA a même donné naissance à des œuvres majeures du 9e art, comme Astro, le petit robot, d’Osamu Tezuka.
Lancée en 1952 dans un Japon encore traumatisé par sa défaite militaire, cette série met en scène un robot animé par l’énergie atomique, symbole de progrès et de destruction. Son créateur est un savant rendu inconsolable par la mort de son fils. Conçu à son image, le jeune robot est doué de sentiments, mais ne satisfait pas son « père », qui le vend à un cirque. Succès planétaire maintes fois adapté à l’écran, Astro sera à l’origine du développement d’un sous-genre dans le manga, appelé « mecha », consistant à mettre en scène des robots. Goldorak en deviendra l’étendard, vingt ans plus tard.

Alors que le géant de fer créé par Go ­Nagai, et piloté par le prince en exil Actarus, reste dépourvu de cerveau, le thème d’une machine dotée d’une conscience propre va par la suite nourrir de très nombreux mangas. Ainsi, Ghost in the Shell (1989), de Masamune Shirow, où un cyborg féminin traque un génie du mal (lui-même issu de l’IA), fable existentialiste invitant le lecteur à se questionner sur la nature humaine. Ou encore Gunnm (1990), de Yukito Kishiro, une dystopie incarnée par une androïde amnésique cherchant un sens à sa vie.
Humanoïde cyberpunk
Faire du robot un être pensant, situé du côté du bien, n’a pas toujours été une évidence. Dans Magnus, l’anti-robot (1963), l’Américain Russ Manning relate la lutte menée par un humain contre des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Notre choix du soir. Archives et témoignages retracent, dans ce documentaire, la fabuleuse épopée de la country, du gospel, du rhythm’n’blues (sur Arte à 23 h 20).
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TV – « American Epic », aux origines de la musique populaire aux Etats-Unis

Notre choix du soir. Archives et témoignages retracent, dans ce documentaire, la fabuleuse épopée de la country, du gospel, du rhythm’n’blues (sur Arte à 23 h 20).



Le Monde
 |    01.01.2018 à 18h00
    |

            Alain Constant








                        


Documentaire sur Arte à 23 h 20

Ce documentaire est un retour aux sources. Un voyage dans les années 1920-1930, époque durant laquelle des agents travaillant pour les maisons de disques américaines installées dans le Nord industrialisé arpentaient les villes et même les minuscules patelins du Sud agricole pour tenter de découvrir de nouveaux artistes. Pourquoi ce besoin ? Parce que l’essor de la radio et les nouvelles techniques d’enregistrement avaient créé, de fait, un marché prometteur. Et qu’au-delà des classes moyennes citadines, il fallait élargir la cible, séduire un public plus modeste : montagnards, paysans agricoles, sans oublier les Noirs ni les Hispanophones.
A l’origine, American Epic est un projet ambitieux porté par le réalisateur et producteur Bernard McMahon, soutenu par plusieurs personnalités : Robert Redford, le musicien Jack White, le mythique producteur et musicien T-Bone Burnett. Sa mission : retracer l’histoire des origines de la musique populaire américaine, de la country au folk en passant par le gospel et le blues. Le résultat final de ce travail, coproduit avec Arte, BBC Arena et la ZDF, est impressionnant, avec des archives filmées et sonores exceptionnelles, ainsi que des témoignages inédits étalés sur cinq épisodes d’une durée totale de trois heures trente.
Voix nasillarde, sourire radieux
Arte ne propose pas la version intégrale de ce travail monumental, mais une espèce de best of d’une heure et demie qui met en appétit. En mai, cette série événement a donné naissance à la fabrication d’un double CD (ou triple vinyle), American Epic-The Sessions, paru chez Sony Music. Avec du matériel d’époque, des musiciens actuels, de Taj Mahal à Elton John en ­passant par Willie Nelson ou Rhiannon Giddens, ont réenregistré d’anciennes chansons des années 1920 et 1930. On peut les retrouver en vidéo sur le siteArte.tv.
Ralph Peer travaille pour l’industrie musicale. C’est un dénicheur de talents qui aime enregistrer la musique des travailleurs et du peuple. Il a, paraît-il, « l’art de se trouver là où tombe la foudre ». A l’été 1927, il installe son matériel d’enregistrement à Bristol (Tennessee). Des milliers de musiciens amateurs font parfois des centaines de kilomètres pour participer aux auditions. Parmi eux, la Carter Family, un trio de pauvres montagnards devenu mythique. Autre destin évoqué dans ce documentaire : celui du pasteur Elder Buch, dont les sermons chantés en Caroline du Sud à la fin des années 1920 ouvrent la route du gospel.

Charley Patton, métis indien, est aussi devenu une icône. A juste titre : sur sa guitare, son exceptionnel jeu de mains a tout bonnement fondé le blues du Mississippi. Ses chansons reflètent la dureté de son existence dans une société de planteurs, à Dockery Farms (Mississippi). « Il jouait de la guitare avec sa bouche, derrière son dos, couché, en rampant. C’était un homme-orchestre ! », se rappelle un témoin. Buveur et cogneur, il meurt en 1934, la gorge tranchée à la suite d’une nouvelle bagarre.
Moins dramatique mais tout aussi iconique, le destin de John Hurt, modeste travailleur noir et guitariste hors pair, à la voix ­nasillarde et au sourire radieux. Repéré en 1928 dans son patelin, il enregistrera à Memphis, puis à New York, de nombreux succès avant de tomber dans l’oubli ­durant trente-cinq ans, puis de réapparaître dans les années 1950. « Il était le maître que je ­cherchais », dit de lui avec émotion Taj Mahal.
American Epic, de Bernard MacMahon (Etats-Unis, 2016, 90 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Agathe Charnet, sur son blog L’Ecole du Spectacle, vous propose de pousser les portes de l’Opéra ou celles des conservatoires, mais aussi de vous initier à la critique culturelle.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Le festival américain qui brise les stéréotypes tenait sa première édition à Johannesburg les 30 et 31 décembre.
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Les afro-punks achèvent l’année en Afrique du Sud

Le festival américain qui brise les stéréotypes tenait sa première édition à Johannesburg les 30 et 31 décembre.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 18h50
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h31
    |

                            Stéphanie Binet (Johannesburg, envoyée spéciale)








                        



   


La première édition du festival américain Afro Punk à Johannesburg s’est ouvert, samedi 30 décembre 2017, par un déluge de plus deux heures. Episode climatique courant à cette époque en Afrique du Sud, il s’est terminé par un arc-en-ciel, joli symbole pour la « rainbow nation » qui accueillait sur le site de la Constitution Hill ce festival atypique qui lutte contre tous les stéréotypes de genre ou de race.

Né en 2005 à Brooklyn aux Etats-Unis, le festival met en lumière un mouvement culturel où les artistes refusent de se laisser enfermer dans des registres musicaux parce qu’ils sont noirs ou blancs. En 2016, le chanteur anglais d’origine ougandaise, Michaël Kawinuka, en donnait ainsi sa définition : « Etre afro-punk, c’est être un individu à part entière, ne pas être soumis à des stéréotypes liés à sa couleur de peau. Parce que je suis un musicien noir n’implique pas forcément que je sois un rappeur ou un chanteur de R & B. » L’Afro Punk, né au début des années 2000, a été mis en images dans un documentaire de James Spooner, Afropunk : The Rock & Roll Nigger Experience (2003).
Festival itinérant
Le fondement de ce courant a été cherché du côté des Bad Brains, groupe punk noir des années 1970 ou des Fishbone qui, dans les années 1990, fusionnaient le ska, le funk et le rock. En 2005, les acteurs du mouvement créent à New York le festival Afro Punk qui rassemble tous « les artistes afro-américains non stéréotypés » : de Janelle Monae, à Cee-Lo Green, en passant par Gym Class Heroes. Depuis le festival est devenu itinérant, de Paris à Atlanta en passant par Londres et aujourd’hui Johannesburg avec la volonté à chaque édition d’associer le plus grand nombre d’artistes locaux.

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L’Afrique du Sud n’a d’ailleurs pas attendu les Américains pour aller au-delà des barrières musicales, comme en témoignent les groupes programmés dimanche 31 décembre : Spoek Mathambo, The Brother Moves On, Nakhane, BLK JKS… Solange, la sœur de Beyoncé, ayant déclaré forfait à la dernière minute, seul Anderson .Paak représentera les Etats-Unis sur scène et Laura Mvula, l’Angleterre.

   



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                Le rêve éveillé de Laura Mvula



Côté mode de rue, facile également pour les festivaliers sud-africains d’associer leur culture zulu ou xhosa au look afro-punk qui a pour habitude de mélanger peinture yoruba, tissu wax et blouson en cuir. Le show est autant sur scène que dans les allées du festival.

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Notre choix du soir. La septième saison de la série de Ryan Murphy et Brad Falchuk commence le soir de l’élection du président des Etats-Unis, le 8 novembre 2016 (sur Canal+ Séries à 20 h 50).
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TV – « American Horror Story : Cult »

Notre choix du soir. La septième saison de la série de Ryan Murphy et Brad Falchuk commence le soir de l’élection du président des Etats-Unis, le 8 novembre 2016 (sur Canal+ Séries à 20 h 50).



Le Monde
 |    31.12.2017 à 17h45
    |

            Renaud Machart








                        


Série sur Canal+ Séries à 20 h 50

Cult, la septième saison d’American Horror Story, la mythique série anthologique (voire « hantologique », tant les esprits malins y croisent les fantômes) de Ryan Murphy et Brad Falchuk, s’ouvre sur « une nuit d’horreur, pour beaucoup d’Américains », ­selon Murphy : l’élection de Donald Trump, le 8 novembre 2016. L’un des personnages du générique de début porte d’ailleurs le masque du très controversé président des Etats-Unis.
Son arrivée au pouvoir a pour ­effet d’envoyer chez un psycho­thérapeute l’un des personnages principaux de Cult, Ally, jouée par Sarah Paulson, vue dans les pré­cédentes saisons et dans l’autre série anthologique des prolifiques Murphy et Falchuk, American Crime Story : The People vs. O.J. Simpson (2016).
Trump n’est pas la seule de ses terreurs : une série de crimes sataniques sont commis par des clowns, tandis que beaucoup autour d’Ally croient, ou feignent de croire, qu’ils sont le produit de ses hallucinations. Au point que le couple qu’elle forme avec son épouse Ivy (Alison Pill) se disloque et prend un tour très mortifère.
Métamorphose et contre-pied
Ally se retrouve prise dans l’étau terrifiant d’une machination dont les repères sont constamment placés en porte-à-faux par le truchement de Kai Anderson, un personnage manipulateur et sociopathe joué par Evan Peters. Comme Sarah Paulson, le jeune acteur américain est présent depuis 2011 dans chacune des saisons d’American Horror Story.Il y a révélé une palette dramatique et un don de composition ­assez étonnants. En sus de ses incar­nations variées dans les saisons précédentes, Evan Peters joue dans Cult, outre le personnage principal de Kai Anderson, quelques gourous criminels (dont Charles Manson). Mais aussi Andy Warhol.
Au cours de scènes rétrospectives sises dans la fameuse Factory de Warhol, on croisera la fameuse Valerie Solanas, qui tira sur la vedette du pop art en juin 1968. L’activiste radicale est jouée, avec une hystérie consommée, par Lena Dunham, la créatrice et actrice principale de la série Girls (2012-2017). A noter, aussi, le retour de l’inquiétante Frances Conroy, présente dans toutes les saisons à l’exception de la cinquième, cette fois en activiste gothique fumeuse de cigares. Ceux qui ne la connaissent qu’en veuve-mais-pas-trop de Six Feet Under (2001-2005) seront étonnés.

   


L’un des aspects les plus jouissifs d’American Horror Story tient à sa distribution d’acteurs récurrents, qui ne cesse d’étonner par leur ­capacité à la métamorphose, au contre-emploi et au contre-pied. En son ensemble – et Cult ne déroge pas à la règle –, American Horror Story se joue avec virtuosité des codes de l’horreur et du surnaturel, machinés d’une manière hautement sophistiquée et onirique. Avec beaucoup de clins d’œil citatifs servis par une réalisation léchée – parfois à la limite de l’ar­tificieux quand les angles de ­caméra, comme chez Orson Welles, ont tendance à cabotiner.
L’on saluera aussi l’inventivité de la musique de Mac Quayle, qui dépasse de loin le rôle en général assigné au compositeur en pareil exercice d’exhausteur d’angoisse. Elle cite beaucoup et constitue un patchwork sonore d’une rare qualité. On préfère prévenir : inspirée de terribles faits divers liés à des cultes sataniques, Cult est d’un sadisme et d’une crudité gore à ne pas mettre devant tous les yeux.
American Horror Story : Cult (saison 7), série créée par Ryan Murphy et Brad Falchuk. Avec Sarah Paulson, Alison Pill, Evan Peters, Cheyenne Jackson (EU, 2017, 11 x 42 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ « La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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Leumonde.fr, par Antoine Marchalot (épisode 81)

« La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h36
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 07h03
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ A écouter ce soir. Après la carte blanche accordée par la radio au duo de chanteuses Brigitte, c’est au tour du rappeur de nous présenter son « système » (sur Euope 1 à 20 heures).
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Radio – MC Solaar en maître de cérémonie sur Europe 1

A écouter ce soir. Après la carte blanche accordée par la radio au duo de chanteuses Brigitte, c’est au tour du rappeur de nous présenter son « système » (sur Euope 1 à 20 heures).



Le Monde
 |    30.12.2017 à 17h45
    |

                            Mathieu Ait Lachkar








                        


Emission sur Europe 1 à 20 heures

   


Brigitte et MC Solaar présentent désormais un point commun. Celui d’avoir accepté la proposition d’Europe 1 de faire dé couvrir leur monde, lors de soirées inédites spécialement conçues pour les fêtes de fin d’année. Après le duo de chanteuses Aurélie Saada et Sylvie Hoarau le 23 décembre, les auditeurs vont donc pouvoir écouter le rappeur MC Solaar présenter son « système » durant une nouvelle carte blanche de trois heures.
Celui qui avait disparu des radars il y a dix ans, après la sortie de son album Chapitre 7, a refait surface cette année avec un nouveau projet intitulé Géopoétique. La veille de la sortie de ce huitième album, alors en pleine promotion, il était venu en invité dans l’émission « Melting Pop » dans la matinale d’Europe 1. L’exercice, cette fois, est différent, MC Solaar ayant dû troquer sa ­casquette de rappeur au profit de celle d’animateur radio.
Dans « son émission » se suc­cèdent ainsi Bigflo & Oli, Eddy de Preto, Etienne Daho, ou encore Angèle. Le tout dans un enchaî­nement musical plutôt bien ficelé et agréablement mené par la voix d’un MC Solaar qui se détend peu à peu, laissant l’intime s’exprimer et Claude Honoré M’Barali (de son vrai nom) se révéler un peu plus.
Des univers éclectiques
L’homme, qui a aujourd’hui 48 ans, se confie sur ce qui a influencé l’écriture de ses morceaux les plus connus. « Pour Caroline, c’est un tapis vert de la Française des jeux », explique-t-il au micro avec le sourire. Lui aussi joue, jonglant entre le lancement de musiques, les anecdotes et les interviews téléphoniques. Comme après le passage de son titre Caroline, où il décide d’appeler la styliste Sakina M’sa, notamment connue pour organiser des défilés de mode en prison.
« Système Solaar » ressemble à des sucreries que l’on apprécie de déguster lentement. Rap, pop, variété française offrent des saveurs différentes et variées. L’émission – qui semble durant quelques heures transformer Europe 1 en radio musicale – mêle des univers éclectiques et surprenants, comme en témoigne l’amitié du rappeur avec la danseuse étoile du Ballet de l’Opéra de Paris Marie-Agnès Gillot. Seul regret, les interviews proposées paraissent mieux servir la promotion des ­artistes invités qu’éclaircir le monde de Solaar.
Système Solaar, le 30 décembre à 20 heures, sur Europe 1. Présenté par MC Solaar (Fr., 2017, 180 minutes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Retrouvez le meilleur de l’année culturelle 2017 sélectionnés par les critiques du « Monde ».
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Cinéma, musique, livres, scènes : les coups de cœur de l’année 2017

Retrouvez le meilleur de l’année culturelle 2017 sélectionnés par les critiques du « Monde ».



Le Monde
 |    30.12.2017 à 15h42
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 16h27
   





                        


Cinéma
Les films Moonlight, de Barry Jenkins, mais aussi Twin Peaks : The Return de David Lynch, ou encore Detroit de Katryn Bigelow, ont marqué l’année cinématographique 2017, selon les critiques du Monde.
Lire : Nos films coup de cœur de 2017

   


Musique
Musique classique, jazz, rock, pop, rap : les rédactrices et rédacteurs de la rubrique Musiques ont chacun sélectionné leurs cinq albums préférés, parmi ceux remarqués et défendus durant l’année écoulée. Etienne Daho, St. Vincent, Kendrick Lamar ou encore le Meitar Ensemble figurent au palmarès...
Lire : Les meilleurs albums de l’année 2017

   


Livres et BD
Parmi les ouvrages qui ont marqué la rentrée littéraire, selon les journalistes du Monde des livres, il y a notamment le roman d’Alice Zeniter, L’Art de perdre, prix littéraire du Monde et prix Goncourt des lycéens. Mais aussi des romans, essais ou bande-dessinées qui vous emmèneront aux Etats-Unis, en Indonésie, en Italie, mais aussi du côté de la littérature jeunesse.
Lire : Les coups de cœur de la rédaction du « Monde des livres »  
Spectacles

SAIGON de Caroline Guiela Nguyen au gymnase Aubanel dans le cadre de la 71ème edition du Festival d'Avignon 
Mise en scene Caroline Guiela Nguyen
   SAIGON de Caroline Guiela Nguyen au gymnase Aubanel dans le cadre de la 71ème edition du Festival d'Avignon 
Mise en scene Caroline Guiela Nguyen



Au programme de notre sélection Scènes : du théâtre, de l’opéra, de l’humour et de la danse. Que ce soit Saïgon, par Caroline Guiela Nguyen, salué à Avignon, Monteverdi, par Jeanne Candel et Samuel Achache à la Comédie de Valence, ou encore l’humour noir radical de Blanche Gardin, dans son spectacle « Je parle toute seule », il y a de quoi satisfaire toutes les envies de spectacle vivant. Lire :  L’année 2017 remise en scène



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Une équipe de scientifiques canadiens a prouvé que ne pas danser en rythme pouvait en réalité être lié à un trouble bien spécifique : la surdité rythmique.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ 
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<filnamedate="20180102"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180102"><AAMMJJHH="2018010217">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ L’artiste émirati a marqué, par une œuvre avant-gardiste, la scène artistique de sa région et influencé ses contemporains.
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