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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Si le numérique s’est imposé, l’éclosion de deux hebdomadaires, « Ebdo » et « Vraiment », prouve que le « print » n’a pas dit son dernier mot.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ A 73 ans, celui qui fut le premier directeur d’« El Pais » abandonne la tête du groupe, mais reste président du quotidien national.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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Médias : en Espagne, la fausse sortie du patron de Prisa Juan Luis Cebrian

A 73 ans, celui qui fut le premier directeur d’« El Pais » abandonne la tête du groupe, mais reste président du quotidien national.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 10h33
    |

            François Bougon et 
Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

L’heure de la retraite a sonné en Espagne pour la génération qui mena avec succès la transition démocratique, de la mort de Franco, en 1975, à l’arrivée au pouvoir du socialiste Felipe Gonzalez, en 1982. Pour l’un de ses héros, le roi Juan Carlos, le départ s’est fait sans gloire, en 2014. Après une série de scandales, il a laissé le trône à son fils.
D’autres résistent, comme Juan Luis Cebrian. Celui qui fut, en 1976, le premier directeur du quotidien El Pais ne semble guère désireux, à 73 ans, de quitter la scène. Il nous reçoit dans une salle de réunion de la forteresse du groupe Prisa, à Tres Cantos, la belle banlieue de Madrid, au milieu de tomes reliés des numéros historiques d’El Pais. « Je ne pars pas complètement, parce qu’une série d’actionnaires portent un regard inquiet sur l’avenir de la presse écrite, explique-t-il. Je resterai donc, comme président d’El Pais, pendant trois ans en principe, et je souhaite en profiter pour développer des mécanismes destinés à institutionnaliser l’indépendance du quotidien, en renforçant le comité éditorial et en créant une fondation. »
« Je ne veux pas qu’El Pais, qui fut le symbole de la transition, soit une aventure personnelle », dit « Juan Luis » comme on a l’habitude de l’appeler.
Chevalier de l’indépendance, c’est ainsi qu’il se voit et qu’il s’est présenté lors de l’assemblée générale extraordinaire du 15 novembre 2017, où il a annoncé son départ de la présidence du groupe Prisa (actionnaire minoritaire du Monde) et confirmé qu’il restait à celle d’El Pais. Dans le discours qu’il a tenu devant les actionnaires, il a emprunté quelques lignes à Miguel Hernandez, un poète de la génération de 1927, qui eut à souffrir de la dictature : « Et je m’en vais, je m’en vais, mais je reste, mais je m’en vais. » « Ce n’était pas facile de partir après quarante-trois ans, mais je ne veux pas qu’El Pais, qui fut le symbole...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ La station musicale poursuit sa montée en puissance sur le numérique avec la création d’un espace où sont proposés, en live, les concerts des orchestres de Radio France.
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France Musique se dote d’une salle de concerts virtuelle

La station musicale poursuit sa montée en puissance sur le numérique avec la création d’un espace où sont proposés, en live, les concerts des orchestres de Radio France.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 15h54
    |

            Christine Rousseau








                        



                                


                            
Un an après la refonte de son site Internet et le lancement de sept webradios, France Musique poursuit, sur un rythme allegro, sa transformation en média global. En effet, le 22 décembre, la station a inauguré une nouvelle salle de concerts virtuelle où seront désormais régulièrement diffusées en vidéo les prestations des quatre formations musicales de Radio France.
Avec l’ouverture de cet espace consacré aux « concerts » (en direct ou en rattrapage) et aux « sessions studio », le catalogue d’archives – près de 1 600 œuvres en ligne – s’enrichira ainsi, chaque semaine, de la captation d’un concert maison. « On se donne les moyens de conserver ce que l’on produit, affirme Marc Voinchet, directeur de France Musique, et de faire de l’archive pour demain. »
A cet effet, dès le début 2018, une régie vidéo va être installée dans l’Auditorium afin de piloter la dizaine de caméras tourelles HD. La réalisation sera opérée par les équipes d’Arte – avec laquelle Radio France resserre son partenariat – avant que celles de la Maison ronde, une fois formées, ne prennent la main. « Les captations audio resteront les plus nombreuses, précise Laurent Frisch, directeur du numérique à Radio France. Pour autant, notre objectif, à partir de janvier, est d’offrir un “live” par semaine. Soit 40 à 45 captations par an, là où, précédemment, avec Arte, nous en proposions entre 5 et 7. »
Rajeunir le public de la station
Faire fructifier un patrimoine en rendant moins « évanescentes » les productions musicales du groupe public, tel est le sens de ce projet qui vise aussi à capter un nouveau public, plus large, plus jeune. « Pour toucher le plus grand nombre, il faut que les œuvres demeurent disponibles en ligne davantage qu’une semaine ou un mois. Quand vous écoutez une superbe interprétation, elle le demeure dix, vingt ou trente ans après. Il faut donner une chance aux œuvres de s’installer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ En conflit avec son employeur, un journaliste de la compagnie de radio-télévision révèle les pratiques et le climat au sein de la chaîne Rossiya 1.
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En Russie, les petits secrets d’une télévision publique aux ordres

En conflit avec son employeur, un journaliste de la compagnie de radio-télévision révèle les pratiques et le climat au sein de la chaîne Rossiya 1.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 10h29
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Il suffit parfois d’un grain de sable pour enrayer une machine. Pour Dimitri Skoroboutov, cela a pris la forme d’une bagarre une nuit d’août 2016 dans les locaux de VGTRK, la compagnie d’Etat russe de radio-télévision, lorsqu’un collègue éméché le prend violemment à partie et l’expédie aux urgences avec contusion cérébrale et déplacement de cervicales. Licencié peu après, le journaliste, qui multiplie depuis un an les recours devant les tribunaux, dévoile les pratiques de son employeur.
« On me disait : “Calme-toi, on va punir Micha [le collègue].” Au début, j’ai accepté toutes leurs conditions, ne rien dire, ne pas aller voir les flics… », expose Dimitri Skoroboutov, rencontré dans un café de Moscou, un épais dossier sur les genoux. Employé depuis quinze ans comme éditeur en chef de « Vesti », le journal d’information diffusé plusieurs fois par jour sur la première chaîne, Rossiya 1, il connaissait bien son agresseur dont il s’était plaint à plusieurs reprises de l’état d’ébriété pendant les heures de travail. « Il ne supportait pas que je sois gay, il me faisait toujours des plaisanteries graveleuses. » Membre de la rédaction en chef, une équipe formée avec sept autres personnes, il dirigeait à lui seul une trentaine de subordonnés.
Sujets censurés
VGTRK ne prend pourtant pas son parti. « Kondrachov a eu peur du scandale, c’est un personnage public », estime le journaliste. Andreï Kondrachov, directeur de « Vesti », est en effet connu. Il est l’interlocuteur de Vladimir Poutine, dans le documentaire Crimée, le chemin vers la patrie, diffusé en mars 2015 sur Rossiya 1, qui justifiait l’annexion de la péninsule ukrainienne. Après deux mois de silence de sa direction et devant le refus de lui fournir les enregistrements vidéo du soir de son agression, Dimitri Skoroboutov finit donc par déposer plainte et se retrouve aussitôt licencié pour « manquement aggravé de la discipline » alors qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le rachat de la majorité des actifs de la 21st Century Fox par Disney risque d’avoir des conséquences néfastes pour les films d’auteur, analyse dans sa chronique Thomas Sotinel, journaliste au « Monde ».
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« La montée en puissance de Disney représente une menace sans précédent pour le 7e art »

Le rachat de la majorité des actifs de la 21st Century Fox par Disney risque d’avoir des conséquences néfastes pour les films d’auteur, analyse dans sa chronique Thomas Sotinel, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    29.12.2017 à 09h24
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            

Chronique. Mickey Mouse croquant un renard dont la queue dépasse encore de sa bouche : la « une » du Hollywood Reporter au lendemain de l’annonce, le 14 décembre, du rachat de la majorité des actifs de la 21st Century Fox par Disney a pu provoquer une certaine jubilation dans les milieux qu’on dit libéraux aux Etats-Unis – de gauche ailleurs. Le studio réformateur, qui, de Frozen (La Reine des neiges) à Star Wars, a transformé ses princesses animées en femmes d’action, donné des rôles de héros aux acteurs et actrices issus des minorités est venu à bout de l’empire de Rupert Murdoch, le parrain de la droite américaine, le facilitateur de l’élection de Donald Trump et du Brexit.
Parmi les conséquences annoncées de cette fusion, on a souvent mentionné le renoncement de Bob Iger, qui dirige la Walt Disney Company depuis 2005, à une éventuelle candidature à la nomination démocrate.

Il n’est pas besoin d’être spécialiste des rongeurs pour voir que l’appétit de la souris ne procède pas seulement – et loin de là – d’intentions vertueuses. Si l’on s’en tient au seul domaine du cinéma (des longs-métrages produits dans l’intention de les exploiter en salles), il faut faire changer de camp aux bons et aux méchants. La montée en puissance de Disney représente une menace sans précédent pour le 7e art.
 et des films d’auteur
Depuis le rachat de la 20th Century Fox par Rupert Murdoch en 1985, cette vénérable institution (son premier avatar remonte à 1915) était restée un studio hollywoodien classique. Aussi conflictuels qu’aient été les rapports entre le magnat australien et les dirigeants successifs des activités cinéma de la Fox, ceux-ci ont produit, financé ou distribué à la fois des blockbusters (Titanic, Avatar, X-Men, la deuxième trilogie de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le nombre de « saisines » des téléspectateurs a été multiplié par dix en deux ans, notamment en raison d’une « plus grande sensibilité du public ».
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Record de plaintes de téléspectateurs au CSA en 2017

Le nombre de « saisines » des téléspectateurs a été multiplié par dix en deux ans, notamment en raison d’une « plus grande sensibilité du public ».



Le Monde
 |    27.12.2017 à 11h00
   





                        


Ce sont plus de 90 000 « saisines » du public qui ont été adressées au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en 2017, soit plus du double par rapport à l’année précédente, selon les chiffres des Echos publiés mardi 26 décembre. En 2015, le nombre de saisines, adressées par e-mails ou courriers, était même dix fois inférieur (presque 9 000).
Selon Guillaumes Blanchot, directeur général du CSA, interrogé dans Les Echos, cette forte croissance est due « à la fois à une plus grande sensibilité des téléspectateurs et à une volonté plus importante d’ouverture du CSA. On a voulu développer le lien avec le téléspectateur ». Les plaintes, qui visent principalement la télévision, concernent notamment la déontologie des programmes et le pluralisme de l’information.
39 000 plaintes pour « TPMP »
Le record revient, sans surprise, à l’émission de Cyril Hanouna sur C8, « Touche pas à mon poste », qui a concentré 39 000 plaintes pour une séquence homophobe en mai. L’altercation entre Christine Angot et Sandrine Rousseau dans l’émission « On n’est pas couché » a suscité quant à elle 2 000 saisines.

        Lire aussi :
         

                Affaire Hanouna, que fait le Conseil supérieur de l’audiovisuel ?



Si toutes les saisines sont étudiées, seules deux tiers font l’objet d’un examen approfondi. En 2017, le gendarme de l’audiovisuel a prononcé 35 mises en demeure et 7 sanctions, dont 6 concernant la déontologie (3 concernent C8, une France 2, une NRJ et une Radio Courtoisie) et une sur les quotas de diffusion (Chérie 25), après une seule en 2016.
La plus lourde sanction financière – 3 millions d’euros – a été infligée à C8, mais il ne s’agit pas d’un record. Selon Les Echos, en 1992, TF1 s’était vu infliger une amende de 30 millions de francs (4,6 millions d’euros) pour non-respect de quotas de diffusion d’œuvres françaises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le procès de 17 membres de cette publication d’opposition, jugés pour « activités terroristes », cristallise les inquiétudes liées à l’érosion de la liberté de la presse dans le pays.
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Turquie : quatre collaborateurs de « Cumhuriyet » maintenus en détention

Le procès de 17 membres de cette publication d’opposition, jugés pour « activités terroristes », cristallise les inquiétudes liées à l’érosion de la liberté de la presse dans le pays.



Le Monde
 |    25.12.2017 à 15h26
 • Mis à jour le
26.12.2017 à 06h52
   





                        



   


La tension reste vive au procès de Cumhuriyet, journal d’opposition régulièrement critique envers le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Un tribunal d’Istanbul a ordonné, lundi 25 décembre, le maintien en détention de quatre collaborateurs du quotidien, à l’issue d’une audience marquée par un vif échange entre l’un des accusés et le juge.
Le tribunal a décidé de laisser derrière les barreaux de manière préventive le patron du journal, Akin Atalay, son rédacteur en chef Murat Sabuncu, son journaliste d’investigation vedette Ahmet Sik – écroué depuis trois cent soixante jours –, et son comptable Emre Iper. Le procès a été renvoyé au 9 mars et la prochaine audience se déroulera dans la prison de Silivri, ville située à la lisière ouest d’Istanbul, a annoncé l’avocat de la défense, après l’énoncé de la décision à huis clos.
« Faire taire la liberté d’expression »
Dix-sept dirigeants, journalistes et autres employés actuels ou passés de Cumhuriyet sont jugés pour « activités terroristes ». L’affaire cristallise les inquiétudes liées à l’érosion de la liberté de la presse en Turquie. « Ce procès est le symbole des tentatives visant à faire taire la liberté d’expression dans le pays aujourd’hui. Il est le symbole des pressions exercées contre les journalistes », a déclaré une avocate de la défense, Me Gülendam San Karabulutlar, à l’Agence France-Presse (AFP).
Sans surprise, la cinquième audience de ce procès a été marquée par des échanges particulièrement tendus. L’un des accusés, le journaliste d’investigation Ahmet Sik, a ainsi été exclu de la salle d’audience à la demande du président du tribunal, qui lui reprochait de se livrer à une « défense politique », selon l’AFP.
S’exprimant devant la cour, le journaliste a accusé le gouvernement de « traiter comme des terroristes ceux qui ne lui ressemblent pas » et la « justice contrôlée par le pouvoir » de porter des « accusations absurdes ». « Ça suffit ! Si vous voulez faire de la politique, devenez député ! (…) Je ne peux pas laisser l’accusé continuer ainsi. Qu’on le fasse sortir de la salle », a alors lancé le président du tribunal, Abdurrahman Orkun Dag.
Cette décision a indigné les dizaines de soutiens de Cumhuriyet venus assister au procès : « Vous finirez par être jugés un jour ! », « Ahmet [Sik] sortira de prison, il écrira de nouveau ! », ont-ils lancé dans la salle en huant le juge, provoquant une suspension d’audience.

        Lire :
         

          Le procès « Cumhuriyet » révèle le délitement de l’institution judiciaire en Turquie



L’un des derniers journaux indépendants du pays
Les dix-sept collaborateurs du journal risquent jusqu’à quarante-trois ans de prison pour des accusations d’aide à trois groupes qualifiés de « terroristes » par Ankara : le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ; l’organisation d’extrême gauche Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) ; le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen – ce dernier, désigné par Ankara comme l’instigateur de la tentative de putsch du 15 juillet 2016, nie toute implication. Cumhuriyet rejette ces accusations et soutient que ce procès vise à réduire au silence l’un des derniers journaux indépendants du pays.

        Lire aussi :
         

                « Le procès de Cumhuriyet doit cesser, les accusés doivent être libérés »



Ce procès suscite l’inquiétude des partenaires occidentaux de la Turquie, où les autorités ont multiplié les arrestations de journalistes après le putsch manqué. Selon le site Internet P24, spécialisé dans la liberté de la presse, quelque cent soixante-dix journalistes sont détenus en Turquie, qui occupe la 155e, place sur 180, au classement de la liberté de la presse établi par l’ONG Reporters sans frontières (RSF).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ L’entreprise a signé quatre accords à l’amiable avec des employés pour résoudre des accusations de harcèlement sexuel ou de diffamation, avec le versement d’indemnités.
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Vice Media rattrapé par des accusations de harcèlement sexuel

L’entreprise a signé quatre accords à l’amiable avec des employés pour résoudre des accusations de harcèlement sexuel ou de diffamation, avec le versement d’indemnités.



Le Monde
 |    23.12.2017 à 21h19
   





                        


Le groupe médiatique Vice Media, producteur de magazines télévisés à succès, a présenté ses excuses samedi après une enquête du New York Times révélant une culture du harcèlement sexuel au sein de la société en forte croissance.
Le quotidien, s’appuyant sur les interviews d’une centaine d’employés actuels et anciens de Vice, a révélé samedi 23 décembre que la société avait signé quatre accords à l’amiable avec des employés pour résoudre des accusations de harcèlement sexuel ou de diffamation, avec le versement d’indemnités.
Parmi les quatre affaires ayant fait l’objet d’accords, le dirigeant Andrew Creighton a versé 135 000 dollars à une ancienne salariée qui affirmait avoir été licenciée pour avoir refusé de coucher avec lui, selon le New York Times.
Plus d’une vingtaine de femmes, la plupart âgées d’une vingtaine ou trentaine d’années, ont aussi témoigné avoir subi ou observé des comportements sexuels déplacés, de baisers forcés à des avances sexuelles. Trois employés de Vice ont été licenciés à la suite de ces faits, a annoncé Vice dans un communiqué.
« Du plus haut au plus bas niveau, nous avons échoué, en tant qu’entreprise, à créer un environnement de travail où chacun, et en premier lieu les femmes, s’estime respecté et capable de réussir », ont déclaré les cofondateurs de la maison de production, Shane Smith et Suroosh Alvi, dans un message à leurs salariés republié par le New York Times.

        Lire aussi :
         

                Vice Media, le fanzine devenu une multinationale



Faute d’avoir adopté de nouvelles règles internes au fil de sa croissance fulgurante, ils reconnaissent avoir laissé se développer une culture machiste de « boy’s club ». « Cela s’est produit sous notre responsabilité, et nous avons abandonné trop de gens. Nous sommes réellement désolés », écrivent les deux patrons. « Nous souhaitons leur présenter nos excuses les plus sincères, ainsi qu’exprimer notre grand regret d’avoir contribué à perpétuer le sexisme au sein du secteur médiatique et de la société en général », ajoutent-ils.
Ils ont également annoncé une série de réformes internes, comme l’embauche d’une nouvelle directrice des ressources humaines et la nomination d’un conseil consultatif incluant notamment la figure féministe Gloria Steinem.
Vice Media, née d’un magazine montréalais gratuit et transformé depuis dix ans en compagnie mondiale de 3 000 employés, produit notamment une émission de reportages chocs pour la chaîne HBO.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La journaliste remplace Jean-Marc Four qui va s’occuper de la nouvelle direction de l’information internationale du groupe public. Une nouvelle entité dénoncée par les syndicats SNJ et SNJ-CGT.
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Catherine Nayl de TF1 prend la tête de la direction de l’information de France Inter

La journaliste remplace Jean-Marc Four qui va s’occuper de la nouvelle direction de l’information internationale du groupe public. Une nouvelle entité dénoncée par les syndicats SNJ et SNJ-CGT.



Le Monde
 |    23.12.2017 à 14h54
 • Mis à jour le
23.12.2017 à 15h31
   





                        


Après trente-trois ans à TF1, la journaliste Catherine Nayl va remplacer en janvier Jean-Marc Four à la direction de l’information de France Inter, a-t-on appris vendredi 22 décembre.
Catherine Nayl, 57 ans, a rejoint la rédaction de TF1 dès 1984 comme reportrice au service informations générales. Après avoir dirigé les journaux télévisés et les reportages de la chaîne, elle est nommée en 2008 directrice de l’information de TF1. De 2010 à 2017, elle fut directrice générale adjointe du groupe TF1, chargée de l’information pour TF1 et LCI.Jean-Marc Four, 51 ans, à France Inter depuis 1989 et directeur de la rédaction depuis 2014, deviendra directeur de l’information internationale de Radio France. Il sera chargé d’organiser la nouvelle direction de l’information internationale du groupe radiophonique public (qui comprend notamment France Inter, France Info, France Culture), dont la création est prévue pour la rentrée 2018.
Cette nouvelle entité est dénoncée par les syndicats SNJ et SNJ-CGT comme étant « une nouvelle étape vers la fin des rédactions ». « On démonte Radio France brique par brique, malgré – ou à cause – des succès de ses chaînes. La concurrence doit se frotter les mains ce soir », a réagi, dans un communiqué, l’intersyndicale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Condamné à deux ans de prison pour « non-dénonciation d’actes terroristes », le journaliste a passé vingt-neuf mois en détention.
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Compte rendu

Au Cameroun, le correspondant de RFI Ahmed Abba libéré

Condamné à deux ans de prison pour « non-dénonciation d’actes terroristes », le journaliste a passé vingt-neuf mois en détention.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 22.12.2017 à 23h37

     •
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        Mis à jour le 23.12.2017 à 12h31





Le correspondant de RFI en langue haoussa au Cameroun, Ahmed Abba, est sorti de prison vendredi 22 décembre, après vingt-neuf mois de détention, a-t-on appris auprès de son avocat. « Ahmed Abba a quitté la prison de Yaoundé vers 21 h 15. Il est avec moi depuis sa sortie, il se porte bien », a déclaré Me Charles Tchoungang. L’information a été confirmée par la rédaction de RFI.
Condamné en 2016 à dix ans de prison pour « blanchiment d’actes de terrorisme », M. Abba a été acquitté jeudi de cette accusation par le tribunal militaire de Yaoundé, mais condamné à vingt-quatre mois de prison pour « non-dénonciation ». Il était donc, de fait, libérable, après avoir passé vingt-neuf mois en préventive.
Jeudi soir, la direction de RFI s’était dite « soulagée à la perspective de cette libération imminente permise par la justice camerounaise ». Soulignant la « vacuité du dossier d’accusation », RFI avait réaffirmé « qu’en dépit de cette condamnation déjà soldée par les années passées en détention, Ahmed Abba n’a fait que son travail de journaliste ».
Boko Haram
Correspondant de RFI dans le nord du Cameroun, le journaliste avait été arrêté en juillet 2015 à Maroua (nord), où il couvrait la crise liée au groupe djihadiste nigérian Boko Haram. Il était soupçonné par les autorités d’avoir collaboré avec les terroristes et de ne pas avoir partagé les informations qu’il détenait.
Son procès en appel a connu de multiples reports ces derniers mois. Son procès en première instance avait été reporté à 18 reprises pendant deux ans.


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Emission historique de Canal+, « Le Zapping » avait été déprogrammé de la grille de la chaîne cryptée en juillet 2016 car, selon la direction, ce programme n’était plus « différenciant » face aux autres chaînes.
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Vincent Bolloré réclame 44 millions d’euros à France 2 pour avoir repris « Le Zapping », selon Télérama

Emission historique de Canal+, « Le Zapping » avait été déprogrammé de la grille de la chaîne cryptée en juillet 2016 car, selon la direction, ce programme n’était plus « différenciant » face aux autres chaînes.



Le Monde
 |    22.12.2017 à 17h32
   





                        



   


Selon Télérama, le patron du groupe Canal+, Vincent Bolloré, réclame 44 millions d’euros de dommages et intérêts à France 2 pour « la nouvelle émission “Vu”, qu’elle considère comme une “reprise parasitaire” du “Zapping” », une information confirmée par Le Monde. La chaîne publique a été assignée le 11 janvier dernier selon l’hebdomadaire.
Emission historique de Canal+, « Le Zapping » avait été déprogrammé de la grille de la chaîne cryptée en juillet 2016 car, selon la direction, ce programme n’était plus « différenciant » (sic) face aux autres chaînes.

        Lire aussi :
         

                « VU », le nouveau zapping de France 2



« Il y a des zappings partout, et le nôtre n’avait pas de particularité. On ne va pas faire la promo des chaînes gratuites sur une chaîne payante », avait notamment déclaré Gérald-Brice Viret, le directeur général des antennes de Canal+, rappelle Télérama.
Une émission qui agaçait
Mais l’émission agaçait la direction du groupe notamment après avoir repris de larges extraits d’un documentaire sur le Crédit mutuel diffusé sur France 3 après que Canal+ l’eut déprogrammé, et que « Le Zapping » avait largement cité un grand portrait de M. Bolloré et de ses activités, diffusé sur France 2 dans « Complément d’enquête ».
D’ailleurs Canal+ avait licencié « pour faute » l’emblématique créateur du « Zapping », Patrick Menais, qui réalise aujourd’hui « Vu ». La chaîne de Vincent Bolloré lui reprochait d’avoir déposé en son nom la marque « Le Zapping », estimant que « Patrick Menais a voulu s’approprier des marques qui font partie du patrimoine de Canal+ ». Mais Myriam El Khomri, alors ministre du travail, avait invalidé en mai le licenciement par la chaîne cryptée. « Canal+ a depuis déposé un recours auprès du tribunal administratif », a confié à Télérama l’avocat de M. Menais, Jérémie Assous.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ La chaîne russe, qui a été lancée le 18 décembre, a dévoilé dans un communiqué la liste des cinq noms de son comité d’éthique. L’ancien président de Radio France en fait partie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/12/2017
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Jean-Luc Hees au comité d’éthique de RT : « Si un truc me dérange, je partirai dans l’instant »

La chaîne russe, qui a été lancée le 18 décembre, a dévoilé dans un communiqué la liste des cinq noms de son comité d’éthique. L’ancien président de Radio France en fait partie.



Le Monde
 |    22.12.2017 à 16h53
 • Mis à jour le
23.12.2017 à 10h46
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Alors que la chaîne russe RT, anciennement Russia Today, s’est installée en France (elle a commencé à émettre le 18 décembre), un communiqué a dévoilé jeudi 22 décembre la composition de son comité d’éthique.
Parmi les membres présentés par RT, Anne Gazeau, ancienne ambassadrice, le journaliste Jacques-Marie Bourget, l’ancien ministre des transports de François Fillon Thierry Mariani, aujourd’hui membre du bureau politique des Républicains, le journaliste Majed Nehmé et Jean-Luc Hees, ancien président de Radio France (2009-2014).
« C’est une affaire de principe »
Contacté par Le Monde, ce dernier précise que sa fonction au comité d’éthique est exercée à titre gracieux et assure avoir été approché par le responsable des relations extérieures de RT France, Lorenzo Ricci, et avoir rencontré la présidente Xenia Fedorova une fois, brièvement.
M. Hees se défend d’être « acheté par une présence étrangère », et ajoute : « Je suis journaliste depuis près de cinquante ans. Je ne crois pas avoir jamais failli à l’honneur de notre métier. »
« Si j’étais dans une école de journalisme, je dirais que “si on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage, mais si on est journaliste, on doit attendre qu’il ait réellement la rage pour le tuer”. »

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                Russia Today France : l’arme du « soft power » russe



A propos des critiques formulées sur RT dans la presse, il déclare en avoir « marre du chœur des vierges ». « Je me suis dit : “Sois courageux”. Ce serait plus simple de ne pas être dans ce comité d’éthique. Il n’y a que des coups à prendre. Mais je m’en fous. »
Selon lui : « Il vaut mieux regarder de l’intérieur que de constater de l’extérieur que quelque chose ne va pas. C’est une affaire de principes. » Il assure que « si un truc [le] dérange, [il partira] dans l’instant. Et alors, une preuve sera faite. »
Une chaîne contestée
Déjà diffusée en langue arabe, espagnole et anglaise, la chaîne, régulièrement accusée de propagande pro-Kremlin, promet de « donner de la place à des opinions différentes ».
En novembre, les Etat-Unis ont obligé l’antenne à s’enregistrer en tant qu’« agente de l’étranger ». Au Royaume-Uni, l’organe de réglementation de l’audiovisuel a déjà émis quatorze mises en demeure et l’a menacée de sanction, pour des sujets notamment sur la Syrie et l’Ukraine, où l’armée russe est présente. Twitter est allé jusqu’à interdire les publicités provenant de RT et d’autres organes de presse financés par le gouvernement russe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ L’hebdomadaire britannique loue l’Hexagone qui « a défié toutes les attentes » en élisant comme chef de l’Etat un ex-banquier, dépourvu du soutien des partis traditionnels.
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La France, « pays de l’année 2017 » pour « The Economist »

L’hebdomadaire britannique loue l’Hexagone qui « a défié toutes les attentes » en élisant comme chef de l’Etat un ex-banquier, dépourvu du soutien des partis traditionnels.



Le Monde
 |    21.12.2017 à 13h17
 • Mis à jour le
21.12.2017 à 14h57
    |

            Marie de Vergès








                        



   


L’hebdomadaire britannique The Economist n’avait pas eu de sarcasme assez grinçant à l’endroit d’un François Hollande « plutôt dangereux » et finalement « auto-détruit ». Leader d’une France que cette bible de la City est allée jusqu’à dépeindre, en 2012, en « bombe à retardement au cœur de l’Europe »…. Changement de ton radical en 2017 : sous la houlette d’Emmanuel Macron, l’Hexagone est couronné « pays de l’année » par le magazine pro-business, dans son édition publiée jeudi 21 décembre.
Tel sacre n’était pas acquis. Dans la dernière ligne droite, The Economist a hésité à adouber l’Argentine de Mauricio Macri, en plein tournant réformiste et libéral après les années Kirchner. La Corée du Sud faisait figure de candidat plus sérieux encore pour ses efforts de rénovation politique, malgré la menace d’une « apocalypse nucléaire » agitée par son voisin du Nord.

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                La victoire d’Emmanuel Macron vue par la presse internationale



« Renversement stupéfiant »
La palme est finalement revenue à une France qui « a défié toutes les attentes » en plaçant à l’Elysée un ex-banquier dépourvu du soutien des partis traditionnels. « Le jour de gloire est arrivé », s’emballe l’hebdomadaire qui, presque lyrique, salue un « renversement stupéfiant ». « Cela a donné de l’espoir à ceux qui pensent que le vieux clivage gauche-droite est moins important que celui entre ouverture et fermeture », assène-t-il, apposant son sceau à un programme qui prétend restaurer et développer l’attractivité de la France.

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                La présidentielle vue de l’étranger : « Les Français vont-ils faire comme nous ? »



Aux grincheux qui trouvent qu’Emmanuel Macron n’irait pas assez loin ou raillent sa présidence « jupitérienne », The Economist riposte encore : « Peut-être oublient-ils qu’avant son arrivée, la France semblait irréformable – offrant aux électeurs le choix entre la sclérose et la xénophobie. » N’en jetez plus…
Cette bénédiction d’un journal bien connu pour son credo libéral risque de faire rire jaune ceux qui portraiturent M. Macron en président des riches et des patrons. Elle en réjouira d’autres qui s’ébaudissent de voir la France très à la mode sur la scène internationale. L’hebdomadaire admet tout de même qu’il peut se tromper avec ce titre, parfaitement subjectif, qu’il décerne chaque année. En 2015, il avait couronné la Birmanie pour son évolution vers « quelque chose ressemblant à la démocratie ». Un chemin qui semble plus hasardeux que jamais, après la vague de persécutions lancée contre la minorité rohingya…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le PDG du premier groupe de médias en Europe, estime que les géants de l’Internet doivent se conformer aux mêmes régulations que le secteur audiovisuel.
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édition abonné


Jeremy Darroch : Internet ne doit pas devenir un « Far West » incontrôlable

Dans une tribune au « Monde », le PDG du premier groupe de médias en Europe, estime que les géants de l’Internet doivent se conformer aux mêmes régulations que le secteur audiovisuel.



Le Monde
 |    21.12.2017 à 08h00
 • Mis à jour le
21.12.2017 à 13h00
    |

Jeremy Darroch (PDG de Sky, premier groupe de médias en Europe)







                        



                                


                            
Tribune. Chaque jour, de nouveaux articles de presse font état de vidéos inappropriées apparaissant sur YouTube, de fausses informations, de propagande politique financée par la Russie et diffusées sur Facebook, ou de propos abusifs sur Twitter. Récemment, les dirigeants politiques européens sont allés jusqu’à qualifier l’Internet de « Far West numérique ». Cependant, nous n’observons aucun changement manifeste dans l’attitude des géants du numérique pour protéger la société de ces préjudices.
Les entreprises du Web ne font l’objet d’aucun contrôle formel et ne sont soumises à aucune réglementation spécifique
A chaque nouvelle affaire, ces plates-formes promettent d’en faire plus et d’améliorer les choses. Pourtant, elles continuent à tirer profit de ce qu’elles publient, et le cycle recommence de plus belle. Les législateurs tapent du poing sur la table, mais souvent n’agissent pas. Les médias, eux, continuent de relayer les abus. La société en témoigne, parfois avec dégoût, pendant que la valeur boursière de ces géants du Web (dont les GAFA) augmente. Il est peut-être temps de se demander pourquoi il n’y a pas de réglementation claire là où il existe un risque de préjudice d’une telle gravité ?
Il y a quelques années de cela, les entreprises du Web étaient petites et leur influence assez limitée. Aujourd’hui, ce sont des diffuseurs commerciaux très puissants, dont certains figurent parmi les plus grandes entreprises de la planète, et qui ont une influence et des ressources financières dépassant largement celles des médias traditionnels. Pourtant, elles ne font l’objet d’aucun contrôle formel et ne sont soumises à aucune réglementation spécifique.
Le respect des règles, un gage de qualité et de confiance
Les entreprises de medias et de télévision, elles, sont soumises à un ensemble de règles régissant ce qu’elles publient, alors que les sociétés technologiques et les plates-formes mondiales, dont le contenu apparaît pourtant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ La station a été sanctionnée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour des « commentaires avilissants » tenus lors d’une émission de l’animateur Cauet.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/12/2017
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Un million d’euros d’amende pour NRJ après des propos dégradants contre une femme

La station a été sanctionnée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour des « commentaires avilissants » tenus lors d’une émission de l’animateur Cauet.



Le Monde
 |    20.12.2017 à 21h20
 • Mis à jour le
21.12.2017 à 07h29
   





                        



   


La chaîne de radio NRJ a été sanctionnée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à la suite de propos tenus dans l’émission de l’animateur Cauet « C’Cauet », a fait savoir l’autorité de régulation des médias dans un communiqué mercredi 20 décembre. Le 9 décembre, un canular téléphonique « durant lequel les auteurs ont formulé des commentaires avilissants relatifs au physique d’une femme », avait été diffusé à l’antenne, rapporte le gendarme de l’audiovisuel.
Dans cette émission, une auditrice appelle sa belle-sœur pour lui annoncer qu’elle a eu des relations sexuelles avec le conjoint de cette dernière, la qualifiant notamment de « grosse truie ». Selon le CSA, les auteurs de ce long canular « ont formulé des commentaires avilissants relatifs au physique d’une femme, victime du canular, ainsi que des insultes et des propos dégradants concernant sa vie intime ».
« Le caractère prétendument humoristique de la séquence ne pouvant exonérer l’éditeur de sa responsabilité, pas plus que le consentement de la victime à la diffusion de cette séquence. »
Le CSA a décidé d’infliger cette amende après avoir estimé que ces propos ont mis la victime dans une situation où elle se trouvait « publiquement humiliée et placée dans une situation de détresse et de vulnérabilité manifestes ». Dans un communiqué, la station a annoncé « un recours devant le Conseil d’Etat contre la sanction de 1 million d’euros qu’elle estime injuste et totalement disproportionnée ».
Un avertissement pour France Télévisions
Le groupe France Télévisions a par ailleurs été « mis en demeure » par le CSA pour une séquence controversée ayant opposé, le 30 septembre, la chroniqueuse Christine Angot à l’ancienne élue Europe Ecologie-Les Verts Sandrine Rousseau sur les violences faites aux femmes lors de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier, sur France 2.
Le CSA a notamment critiqué un « choix de montage trompeur » de cette émission diffusée le 30 septembre : la production a enlevé du montage final une séquence où la chroniqueuse Christine Angot quittait le plateau, mais a conservé des séquences où l’invitée, l’ex-députée EELV Sandrine Rousseau, « n’a pu masquer son émotion » face aux « propos tenus par les deux chroniqueurs ».

        Lire aussi :
         

                « On n’est pas couché » : réactions en chaîne après le clash entre Angot et Rousseau



L’ancienne députée était venue présenter un livre dans lequel elle revient sur l’affaire Denis Baupin, ancien député écologiste contre qui elle avait porté plainte pour agression sexuelle (des faits non poursuivis car prescrits). Christine Angot, écrivaine elle-même victime d’inceste, s’était emportée contre Mme Rousseau.
Plusieurs centaines de téléspectateurs avaient saisi le CSA après l’émission, tout comme la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa.
Selon le CSA, les interventions de l’animateur Laurent Ruquier pendant la séquence ont également « été caractérisées à plusieurs reprises par une attitude de complaisance à l’égard du parti-pris choisi par les chroniqueurs attitrés de l’émission s’agissant d’un sujet particulièrement grave et douloureux ». Le groupe public n’a pas souhaité commenter cette décision. « Ce que vous avez vu n’est rien d’autre que la vie », s’était défendu Laurent Ruquier dans son émission la semaine suivante, estimant que c’était « deux victimes » qui exprimaient « leur douleur ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Après « Touche pas à mon poste », l’AJL a étudié pendant un mois cinq autres émissions très populaires, relevant 55 séquences problématiques sur 100 heures de programme.
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L’Association des journalistes LGBT traque les propos discriminatoires dans les talk-shows

Après « Touche pas à mon poste », l’AJL a étudié pendant un mois cinq autres émissions très populaires, relevant 55 séquences problématiques sur 100 heures de programme.



Le Monde
 |    20.12.2017 à 19h41
 • Mis à jour le
21.12.2017 à 07h18
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Après avoir dénoncé en 2016 « l’homophobie ordinaire » dans « Touche pas à mon poste », l’émission animée par Cyril Hanouna sur C8, l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans (AJL) étend son champ d’étude, traquant les comportements sexistes ou homophobes sur le petit écran. Ses membres ont visionné, tout au long du mois de novembre, cinq talk-shows du paysage audiovisuel : « Quotidien », « On n’est pas couché », « Salut les terriens », « L’heure des pros » et « C politique ».
« Nous avons sélectionné ces cinq émissions pour leur popularité et leur caractère prescripteur », a expliqué Clément Giuliano, coprésident de l’association, mercredi 20 décembre. « On ne dit pas que telle émission ou tel journaliste est homophobe. Il y a cependant des comportements et des blagues qui le sont », ajoute Alice Coffin, porte-parole de l’association.
« Touche pas à mon poste » ne figure donc pas sur la liste des talk-shows visionnés par l’association. « Nous ne souhaitons pas donner l’impression d’être obsédés par Cyril Hanouna. L’étude montre d’ailleurs que “Touche Pas à Mon Poste” n’a pas le monopole de l’oppression des minorités ni du sexisme », note M. Giuliano. Les 17 journalistes qui se sont relayés pour étudier 100 heures de programme ont ainsi relevé 55 séquences problématiques. Publics, les résultats de l’étude et les séquences épinglées sont disponibles en intégralité sur un site internet réalisé en partenariat avec Datagif, une agence spécialisée dans la mise en forme d’informations et de données.

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                L’« homophobie ordinaire » de « Touche pas à mon poste » dénoncée



« Du buzz sur le dos des minorités »
Si elle admet que les talk-shows étudiés ne sont pas ouvertement homophobes, l’AJL souligne néanmoins des propos discriminatoires, souvent sur un ton humoristique. « Salut Les Terriens » et « Les Terriens du Dimanche », deux émissions animées par Thierry Ardisson sur C8, sont ainsi visées. « Laurent Baffie est largement en tête des blagues homophobes. Il semble obsédé par la sexualité, en particulier lorsqu’elle n’entre pas dans la norme hétérosexuelle », explique Alice Coffin. Elle accuse ces émissions de chercher à « faire du buzz sur le dos des minorités ». Un reproche qui vise également « On n’est pas couchés », l’émission hebdomadaire de Laurent Ruquier sur France 2 et « L’heure des pros », animée par Pascal Praud sur CNews.

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                Le CSA ouvre une procédure d’instruction contre C8 pour une séquence de « Salut les terriens »



Si « Quotidien », le talk-show jeune et populaire de Yann Barthès, diffusé chaque soir sur TMC, n’est pas présenté comme une émission hostile aux minorités, l’émission entretient une certaine ambiguïté aux yeux de l’association. « Dans certains cas, des propos problématiques sont mis à l’index, mais sous forme humoristique. On ne sait plus très bien si les séquences en question valorisent ou condamnent les discriminations », explique l’AJL. Elle reproche notamment à l’émission de prendre de la distance sans nommer les choses. « Les mots “racisme”, “sexisme” ou “homophobie” ne sont jamais utilisés sur le plateau. »
Dans un contexte marqué par les révélations qui ont suivi l’affaire Weinstein aux Etats-Unis, l’étude a également porté sur le sexisme qui caractérise certaines émissions. Elle rappelle que lors des nombreux débats sur le sujet du harcèlement et des violences sexuelles, certains invités, des hommes le plus souvent, n’ont pas hésité à relativiser et à minimiser ces agressions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de spécialistes de la Russie interpelle Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), considérant que l’autorisation donnée à la chaîne Russia Today (RT) de diffuser en France est d’une extrême gravité.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« Monsieur Schrameck, suspendez l’attribution de la licence de diffusion à Russia Today »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de spécialistes de la Russie interpelle Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), considérant que l’autorisation donnée à la chaîne Russia Today (RT) de diffuser en France est d’une extrême gravité.



Le Monde
 |    20.12.2017 à 16h46
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Nous nous adressons à vous, Olivier Schrameck, au sujet de l’autorisation qui serait prochainement accordée à la chaîne Russia Today (RT) d’émettre en français sur les réseaux de télévision en France.
Quand on sait les pratiques de cette chaîne, dénoncées publiquement par le président de la République lui-même, et que l’on prend connaissance de la composition actuelle de son conseil d’éthique après le renoncement d’un de ses trois membres (qui constitue en soi une modification de la convention passée avec le CSA), et alors même que le Parlement européen a mis en garde contre la désinformation exercée par l’Etat russe et a pris des mesures pour la contrer (résolution 2016/2020-INI), une telle autorisation ne pourrait que susciter une profonde incompréhension, sinon l’indignation.

Russia Today est accusée aujourd’hui par des responsables du plus haut niveau aux Etats-Unis comme en Europe de semer la zizanie et d’affaiblir les démocraties. Au motif qu’elle relaie la propagande du Kremlin, cette chaîne est désormais obligée par les autorités américaines de s’enregistrer comme « agent de l’étranger ».
Guerre hybride
Mme Theresa May, première ministre britannique, a, le 13 novembre, accusé les médias russes d’avoir poussé les Britanniques à la désunion à l’occasion d’élections récentes. La ministre espagnole de la défense, Mme Maria Dolores de Cospedal, a dénoncé trois jours plus tard une ingérence russe dans les affaires internes de l’Espagne.

Dans un tel contexte de guerre hybride, l’autorisation donnée à Russia Today de diffuser en France est d’une extrême gravité car elle peut conduire au brouillage des esprits et à la désunion des Français.
En conséquence, nous vous prions, au nom de la préservation de la paix civile, de suspendre l’attribution de la licence de diffusion à Russia Today sur le territoire français.
Les signataires : Galia Ackerman,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Franck Riester, député Agir, la droite constructive, est membre de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale.
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Audiovisuel public : « Il faut créer une BBC à la française »

Franck Riester, député Agir, la droite constructive, est membre de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    20.12.2017 à 12h00
 • Mis à jour le
21.12.2017 à 18h53
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Franck Riester, député Agir, la droite constructive, est membre de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Le président du club de l’avenir de l’audiovisuel et des médias, qui devait rencontrer mercredi 20 décembre la ministre de la culture, Françoise Nyssen, plaide pour un rapprochement entre France Télévisions, Radio France et France Médias Monde.

Pourquoi soutenez-vous un rapprochement entre France Télévisions et Radio France ?
Nous devons adapter les structures de l’audiovisuel public à la révolution des usages et des technologies. Il faut donc créer une BBC à la française : le regroupement des entités de l’audiovisuel public au sein d’un média global doit permettre à terme, grâce aux synergies mises en œuvre au niveau des fonctions supports, de recentrer les moyens sur les contenus. Par ailleurs, afin de le différencier réellement du secteur privé, il faut circonscrire la publicité à quelques niches comme les événements sportifs. A service public, financement public, à secteur privé, financement privé. In fine, le financement de l’audiovisuel public devra se concentrer sur une redevance universelle et sur la diversification des ressources hors publicité.
Cette nouvelle organisation ne serait-elle pas trop lourde, trop longue à mettre en œuvre et, finalement, pas assez économe ?
Toutes les entreprises audiovisuelles, publiques ou privées, sont en train de s’organiser de la sorte. Le secteur public français ne peut pas rester le seul à être cloisonné par type de diffusion. Il est bien évident que cette nouvelle organisation doit maintenir une certaine souplesse, ainsi que l’agilité nécessaire, mais aussi les « couleurs » particulières à chaque média ou chaque entreprise. Cela passe notamment par le management, qui doit être un management de projet, horizontal.
La logique de synergies par projets, prônée par les responsables de l’audiovisuel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ L’Elysée a multiplié les piques à l’encontre du secteur. Les acteurs s’interrogent sur les intentions de l’exécutif.
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Audiovisuel public : à quoi joue Emmanuel Macron ?

L’Elysée a multiplié les piques à l’encontre du secteur. Les acteurs s’interrogent sur les intentions de l’exécutif.



Le Monde
 |    20.12.2017 à 11h48
 • Mis à jour le
21.12.2017 à 18h55
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

A quoi joue Emmanuel Macron ? Que veut-il pour l’audiovisuel public ? Ces questions hantent les employés du secteur. A une semaine d’intervalle, le président de la République a envoyé deux messages remarqués : d’abord, une sortie virulente devant des députés de la majorité, dans laquelle il est allé jusqu’à qualifier l’audiovisuel public de « honte », selon L’Express et Télérama. Puis un entretien sur France 2, au cours duquel il critique un secteur « structuré sur le monde d’avant » : comment toucher « les jeunes », demande le président. « Qu’est-ce qui justifie que le contribuable mette de l’argent dans France Télévisions et pas dans TF1 ? » « Comment mieux mutualiser les choses entre radio, télévision et numérique ? »

Ces piques s’ajoutent à la pression déjà existante : jeudi 21 décembre, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, est convoquée à un « entretien » avec la ministre de la culture Françoise Nyssen, où seront aussi présents Mathieu Gallet de Radio France, Marie-Christine Saragosse de France Médias Monde (France 24, RFI…) et Laurent Vallet de l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Au menu de la discussion : les projets qu’ils pourraient réaliser en commun. Une demande du ministère.
Mme Ernotte doit ensuite présenter à son conseil d’administration un budget 2018 qui a déjà fait couler beaucoup d’encre : suite à un coup de rabot de 50 millions d’euros décidé par le gouvernement, la présidente a annoncé des économies, notamment aux magazines de France 2, ce qui lui a valu une motion de défiance. A 2,5 milliards d’euros, le budget présenté jeudi est à l’équilibre, avec notamment une baisse de 171 équivalents temps plein sur 9 840.
Une impression de flottement
Dans le secteur, tout le monde se demande si Emmanuel Macron a un plan caché ou si l’exécutif ne sait pas encore précisément ce qu’il veut. Il faut « une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Un référendum, le 4 mars 2018, doit décider de l’avenir de cette contribution. L’occasion d’un débat sur le rôle du service public helvète.
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En Suisse, la redevance universelle sur la sellette

Un référendum, le 4 mars 2018, doit décider de l’avenir de cette contribution. L’occasion d’un débat sur le rôle du service public helvète.



Le Monde
 |    20.12.2017 à 11h26
 • Mis à jour le
21.12.2017 à 18h58
    |

                            Marie Maurisse (Genève, correspondance)








                        



                                


                            

C’est un référendum qui fait écho aux propos d’Emmanuel Macron sur le service public de l’audiovisuel. Les citoyens suisses seront appelés aux urnes, le 4 mars 2018, pour voter sur l’initiative populaire « No Billag » – Billag étant le nom de l’organisme officiel qui collecte la redevance.
Le référendum propose la suppression pure et simple de cette contribution qui se monte actuellement à 451 francs par an et par ménage, soit 387 euros. La redevance suisse est l’une des plus chères d’Europe, loin devant l’Allemagne (216 euros) et la France (138 euros).

Cette initiative a été lancée par un groupement de jeunes issus de l’Union démocratique du centre (UDC), le premier parti du pays, ainsi que du Parti libéral-radical. Son auteur, Olivier Kessler, est un trentenaire que les médias helvètes décrivent comme « libertaire ». Vice-président d’un groupe de réflexion libéral zurichois, il a l’habitude de dénoncer « l’omniprésence de l’Etat ».
Dans leur argumentaire, ils mettent en avant le libre choix des citoyens ainsi que la taille démesurée de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR), qui, selon eux, fausse la concurrence sur le marché de l’information.
En Suisse, tout ménage doit payer la redevance, même s’il ne possède pas la télévision, car les contenus du service public sont diffusés sur plusieurs supports, dont Internet. C’est la fameuse « redevance universelle », que le gouvernement français envisage de mettre en place dans l’Hexagone et qui est entrée en vigueur en Suisse en juillet 2016.
« Pas de plan B »
Avec ce nouveau système, difficile d’échapper à cette taxe, qui pèse de plus en plus lourd sur les citoyens. Depuis 1990, elle a flambé de plus de 61 %. Au total, en 2016, elle a permis de rapporter 1,37 milliard de francs, dont la SSR a empoché 90 %. Le reste de cette somme revient aux radios et télévisions privées et sert également à financer l’organisme Billag.
De son côté, la...




                        

                        

