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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.
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Macron tient mercredi un nouveau séminaire gouvernemental à l’Elysée

Les ministres du gouvernement Philippe sont conviés, mercredi 3 janvier, pour fixer la feuille de route de l’exécutif pour les six à huit prochaines semaines.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h38
   





                        


« Je n’arrêterai pas d’agir », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français, dimanche 31 décembre. Mercredi 3 janvier, le chef de l’Etat convoque à l’Elysée les membres du gouvernement pour un séminaire de travail, le quatrième depuis le début du quinquennat. Objectif : fixer la feuille de route du gouvernement pour les six à huit prochaines semaines.

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Lors de ce rendez-vous, figureront en bonne place les sujets économiques et sociaux : tout particulièrement les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance-chômage ou encore de l’intéressement et de la participation. Pour l’exécutif, après les ordonnances relatives au code du travail, adoptées cet automne et qui étaient présentées comme une façon de « libérer », l’économie, il s’agit d’aborder désormais le volet « protéger » les salariés.
Une partie du séminaire devrait aussi être consacrée à la réforme de l’Etat. Pour ce chantier prioritaire de 2018, chaque ministre a été invité à faire ses propositions.
Plusieurs dossiers sensibles
Si les membres du gouvernement se verront rappeler qu’il n’est pas question de relâchement, il leur sera également signifié que les prochaines semaines pourraient donner lieu à quelques turbulences. Plusieurs réformes ou décisions pourraient susciter des oppositions. La décision de baisser à 80 km/h la vitesse sur les routes nationales et départementales, par exemple, qui devrait être annoncée le 9 janvier. Ou encore la loi sur l’immigration et sur l’asile, attendue en février.

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Le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour lequel M. Macron a annoncé une décision d’ici fin janvier, est aussi potentiellement explosif. « Nous allons essayer de régler ce problème de la manière la plus pacifique possible », a assuré, mardi matin, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sur Europe 1. « Un certain nombre d’agriculteurs qui aujourd’hui sont solidarisés avec les zadistes peuvent avoir la volonté de retrouver ce qu’ils avaient avant et donc il faut pouvoir discuter avec ces fractions-là, qui aujourd’hui sont complètement contre le projet et contre le gouvernement », a souligné M. Collomb, tout en prévenant : « On sera obligé à un moment donné d’employer la force je pense, mais il faut qu’elle soit la plus mesurée possible, la plus maîtrisée possible. »
Dans l’entourage de M. Macron, on assure que ce dernier est prêt à la confrontation sur ces différentes réformes et décisions et que le chef de l’Etat « a la conviction qu’il faut tout concentrer au début du quinquennat pour avoir des résultats, ce qui implique de s’attaquer aussi aux sujets difficiles ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Si le numérique s’est imposé, l’éclosion de deux hebdomadaires, « Ebdo » et « Vraiment », prouve que le « print » n’a pas dit son dernier mot.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Marie-Aymée Peyron est la troisième femme à représenter l’ordre des avocats dans la capitale. Elle a fait de l’égalité salariale « l’une des grandes causes » de son mandat.
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Le nouveau bâtonnier de Paris, Marie-Aimée Peyron, est une avocate d’affaires

Marie-Aymée Peyron est la troisième femme à représenter l’ordre des avocats dans la capitale. Elle a fait de l’égalité salariale « l’une des grandes causes » de son mandat.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 14h00
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

Soupçons d’espionnage industriel, accusations de corruption ou même déraillement d’un train : tout litige mettant en cause la responsabilité pénale des personnes morales est la spécialité de Marie-Aimée Peyron, 57 ans, associée chargée du contentieux, de l’arbitrage et de la médiation pour les entreprises au sein du cabinet d’avocats Squire Patton Boggs.
Pendant deux ans, « MAP », l’une des rares femmes à diriger un département dans un cabinet d’affaires international, va cependant se consacrer à bien d’autres tâches, dont un déménagement (celui du Palais de justice parisien) et des travaux d’embellissement (ceux de la place de droit de Paris, en prévision du Brexit).

Depuis le 1er janvier 2018, Mme Peyron est en effet le 220e bâtonnier de Paris. A ce titre, celle qui avait été élue en décembre 2016, en duo avec le vice-bâtonnier Basile Ader, représente l’ordre des avocats parisiens, qui regroupe 28 000 professionnels.
« L’Angela Merkel du barreau »
Bâtonnier ou bâtonnière, quelle appellation convient-il de privilégier ? En pleine controverse sur la féminisation des noms, voici un parfait cas d’école. Car la nouvelle promue a beau être la troisième femme occupant cette position prestigieuse, après Dominique de La Garanderie (1998-2000) et Christiane Féral-Schuhl (2012-2013), le vocabulaire reste indécis. « La bâtonnière, traditionnellement, c’est la femme du bâtonnier, comme l’ambassadrice est la femme de l’ambassadeur », glisse l’avocate.
« Aujourd’hui, une présidente à l’Union des jeunes avocats est devenue un non-événement. J’aimerais que ce soit pareil pour le bâtonnat »
Au Palais de justice, d’aucuns l’abordent ainsi d’un « Madame la bâtonnière » hasardeux au lieu du « Madame le bâtonnier » réglementaire. Dans un milieu où le port de la robe n’immunise pas contre le machisme, le désarroi est palpable. « Je tire mon chapeau à celles qui m’ont précédée. Elles avançaient dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La directive MIF 2, qui entre en vigueur le 3 janvier, encadre davantage les produits dérivés, les obligations et le trading à haute fréquence.
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Big bang sur les marchés financiers de l’Union européenne

La directive MIF 2, qui entre en vigueur le 3 janvier, encadre davantage les produits dérivés, les obligations et le trading à haute fréquence.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 13h17
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Pour Brian Schwieger, cadre dirigeant à la Bourse de Londres, il s’agit de « la plus grande réforme des marchés financiers depuis le “big bang” [la dérégulation mise en place par Margaret Thatcher, en 1986] ». Pour la préparer, il a dû mobiliser près de trois cents personnes ces trois dernières années.
Mercredi 3 janvier, la deuxième directive européenne sur les marchés d’instruments financiers, dite MIF 2, va entrer en vigueur. Dix ans après la crise de 2008, son objectif est d’apporter plus de transparence et de promouvoir un meilleur encadrement des marchés. A l’avenir, les produits dérivés et les obligations, traditionnellement échangés « de gré à gré », sans passer par des Bourses, vont en principe être mieux contrôlés. « Le changement est majeur », confirme Grant Lee, du cabinet d’audit PwC.

En 2007, l’Union européenne a adopté la MIF 1, qui a révolutionné les marchés actions. Les vieilles Bourses d’antan ont perdu leur monopole. Il est dorénavant possible d’échanger des actions sur des plates-formes concurrentes, par lesquelles transitent le tiers des opérations boursières. Sous pression, les Bourses historiques ont été contraintes de baisser les commissions qu’elles faisaient payer à leurs clients et d’offrir de meilleurs services.
Mais, alors que cette réforme n’en était qu’à ses prémices, la crise financière a éclaté. Le problème n’est pas venu des marchés actions, mais de produits « exotiques » dont presque personne n’avait entendu parler, et qui étaient passés sous le radar des régulateurs. « La crise a révélé un grand manque de transparence », analyse M. Schwieger.
En avril 2009, les dirigeants de la planète se sont réunis à Londres, lors d’un G20 historique. Ils ont alors adopté une feuille de route claire : mieux réguler les banques – ce qui est globalement chose faite – et mieux encadrer les marchés financiers au sens large, au-delà des seules actions. Aux Etats-Unis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. Vouloir engager une réflexion nationale sur l’intelligence artificielle est un piège politique que le gouvernement se tend à lui-même. Pour l’éviter, il vaut mieux chercher la synthèse de l’intelligence artificielle et de l’intelligence collective.
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« N’oublions pas l’intelligence collective »

AU CŒUR DE L’IA. Vouloir engager une réflexion nationale sur l’intelligence artificielle est un piège politique que le gouvernement se tend à lui-même. Pour l’éviter, il vaut mieux chercher la synthèse de l’intelligence artificielle et de l’intelligence collective.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 13h00
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02.01.2018 à 13h42
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Vincent Lorphelin (Entrepreneur, coprésident de l’Institut de l’Iconomie), Christian Saint-Etienne (Economiste, coprésident de l’Institut de l’Icon...







                        



                                


                            

TRIBUNE. Le premier ministre a confié au député et mathématicien Cédric Villani une mission sur l’intelligence artificielle (IA) pour l’éclairer et « ouvrir le champ à une ­réflexion nationale ». L’enjeu est de taille. Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, et Eric Schmidt, président exécutif de Google, pensent pouvoir, grâce à l’IA, « réparer tous les problèmes du monde ».

Ce courant de pensée est puissant, mais critiqué pour ses dérives « solutionnistes ». Demander à l’IA de ­résoudre le problème des sans-abri reviendrait à lui laisser les effacer en temps réel dans nos lunettes de ­réalité augmentée. Si perfectionnée soit-elle, l’IA ne sait pas contextualiser les problèmes pour les élucider, et se précipite trop tôt sur de fausses solutions. C’est pourquoi Elon Musk, fondateur de Tesla, craint le scénario de Terminator : « Jusqu’à ce que les gens voient vraiment des ­robots tuer des personnes, ils ne sauront pas comment réagir, tellement ça leur paraîtra irréel. » Pour contrer ce funeste destin, il a créé la société Neuralink, destinée à augmenter nos capacités cérébrales grâce à de minuscules composants électroniques entrelacés entre nos 86 milliards de neurones.Un deuxième courant de pensée « transhumaniste », lui-même critiqué pour être un remède pire que le mal.
Occasions ratées
A l’inverse, l’intelligence collective (IC) veut augmenter la coopération entre les humains. Un rêve ancien resté inachevé. L’intelligence est ­certes interconnectée avec Internet et collaborative avec Google et les ­réseaux sociaux, mais elle est encore peu collective. Ce développement s’est toujours heurté aux limites du bénévolat, de la gouvernance partagée ou de l’organisation hiérarchique. A chaque fois qu’une dynamique d’invention collective s’est mise à bouillonner, pour lancer la machine à vapeur ou la micro-informatique, elle s’est figée dès les premiers succès. Les contributeurs se disputent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Avec la directive MIF 2 relative aux marchés d’instruments financiers, elles devront détailler les frais qu’elles imposent à leurs clients. Une réforme qui pourrait être victime de sa complexité.
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Les sociétés de gestion d’actifs forcées à plus de transparence

Avec la directive MIF 2 relative aux marchés d’instruments financiers, elles devront détailler les frais qu’elles imposent à leurs clients. Une réforme qui pourrait être victime de sa complexité.



Le Monde
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02.01.2018 à 13h08
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            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

C’est l’équivalent financier des « mentions légales » interminables qu’aucun acheteur ne lit lorsqu’il achète un téléphone portable. Quand un particulier – ou un professionnel – acquiert un produit d’investissement, les frais et commissions à payer sont enterrés quelque part à la fin de la brochure, et rarement détaillés.
Ceux-ci sont pourtant très élevés, coûtant en moyenne, suivant les pays européens, entre 0,7 % et 4 % des encours gérés, selon les calculs de l’Autorité européenne des marchés financiers. Dans certains cas, cela efface presque la moitié du rendement du produit financier.
La deuxième directive européenne sur les marchés d’instruments financiers (MIF 2), qui entre en vigueur le 3 janvier, entend mettre fin à cette pratique. Elle impose aux sociétés de gestion d’actifs de faire preuve de transparence, en détaillant le calcul de leurs frais.

Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions, et la réforme risque de se noyer dans sa propre complexité. « L’idée est bonne, mais la MIF 2 génère énormément de bureaucratie, et il n’est pas sûr qu’à la fin, les clients en bénéficient », s’agace Greg Jones, responsable de la vente des produits à Janus Henderson, une grosse entreprise anglo-américaine de gestion d’actifs (305 milliards d’euros d’encours, plus de 2 000 employés).
Actuellement, la gestion d’actifs impose aux clients deux sortes de commissions : des frais annuels de gestion et des frais de performance. La Commission européenne se concentre sur la première catégorie, imposant que celle-ci soit désormais détaillée : quels sont les frais de courtage ? Ceux venant de la recherche ? Les frais administratifs ?
« Règles sujettes à interprétation »
« Le problème est que le régulateur ne fournit pas de modèle sur la façon dont les frais doivent être décomposés, explique M. Jones. Les règles sont sujettes à interprétation et chaque firme risque d’en avoir sa propre vision....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. Peut-on admettre qu’une machine juge une personne ? Pourra-t-on porter plainte contre un algorithme ? Seuls des citoyens éclairés pourront répondre à ce type de questions, qui vont devenir fondamentales, estime le chercheur Gilles Dowek.
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« Gouverner les algorithmes mais aussi avec eux »

AU CŒUR DE L’IA. Peut-on admettre qu’une machine juge une personne ? Pourra-t-on porter plainte contre un algorithme ? Seuls des citoyens éclairés pourront répondre à ce type de questions, qui vont devenir fondamentales, estime le chercheur Gilles Dowek.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 14h39
    |

Gilles Dowek (Chercheur à l'Inria et enseignant à l'Ecole normale supérieure de Paris-Saclay)







                        



                                


                            
Tribune. Nos institutions et nos systèmes informatiques, qui sont les uns et les autres des dispositifs de traitement de l’information, coévoluent. Nous avons vu, en quelques années, l’augmentation du débit des canaux de communication périmer la fonction représentative, le Web favoriser l’émergence d’une mosaïque de mouvements politiques focalisés sur le mal-logement, les droits des malades…, les réseaux sociaux permettre le contournement des censures, voire les monnaies cryptographiques priver les Etats du privilège de leur émission.
Les avancées récentes des algorithmes d’apprentissage statistique, popularisés sous le nom d’« intelligence artificielle », transforment elles aussi nos systèmes ­politiques. Ces algorithmes sont, tout à la fois, des objets qui transforment nos manières de gouverner et des objets que nous devons gouverner.
L’espoir de décisions moins partiales
Une forme particulière du traitement de l’information est la « prise de décision ». Un juge, par exemple, collecte, au cours d’un procès, de l’information (un dossier, des témoignages, des plaidoiries…) et, en fonction de cette information et de sa connaissance du droit, produit une autre forme d’information : un jugement. Une question qui se pose alors est celle de l’opportunité de remplacer ce juge par un dispositif non humain de traitement de l’information : un algorithme. La prise de décision étant omniprésente dans nos institutions, cette question se pose sous de nombreuses formes et appelle une ­réponse nuancée : si nous sommes réticents à laisser un algorithme condamner une personne à une lourde peine, il n’est pas inenvisageable que déléguer à un ­algorithme certaines tâches comme l’attribution des logements sociaux contribue à rendre ces décisions plus transparentes et plus justes.

Ces algorithmes portent l’espoir de décisions moins partiales, car il est plus facile à un algorithme qu’à un être humain de ne pas prendre en compte les tatouages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la consultante Claire Gerardin estime que la confusion entre les différents niveaux d’IA – ce que l’on sait faire et ce que l’on imagine – nourrit les fantasmes.
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« La peur de l’intelligence artificielle n’est pas (encore) d’actualité »

Dans une tribune au « Monde », la consultante Claire Gerardin estime que la confusion entre les différents niveaux d’IA – ce que l’on sait faire et ce que l’on imagine – nourrit les fantasmes.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 12h45
    |

Claire Gerardin (Conseillère en communication, spécialiste des nouvelles technologies et de leurs impacts sociétaux)







                        



                                


                            
Tribune. Dans un contexte où l’économie mondiale marche au ralenti et où les inégalités sociales augmentent, le rêve technologique s’offre comme une des voies possibles vers un nouveau cycle de croissance économique. Mais la révolution technologique en cours est aussi source d’inquiétudes. En particulier l’intelligence artificielle (IA). Le débat n’est pas nouveau. Depuis des siècles les architectes des ruptures technologiques s’opposent aux penseurs qui aspirent à une société plus humaine.  L’intelligence artificielle, selon la définition donnée par le « Rapport de synthèse » du groupe de travail France IA, « désigne les dispositifs imitant ou remplaçant l’humain dans certaines mises en œuvre de ses fonctions cognitives ». Cette discipline scientifique a été lancée dans les années 1950 par des chercheurs en cybernétique aux Etats-Unis. Elle consistait à décomposer l’intelligence en facultés élémentaires – la mémoire, la vision, le raisonnement, la démonstration – et à les modéliser avec des ordinateurs, pour les simuler.

Puis les études évoluèrent vers des recherches sur les réseaux de neurones artificiels – un ensemble d’algorithmes inspirés du fonctionnement des neurones biologiques dédiés à la résolution de problèmes à forte complexité logique ou algorithmique. Ces travaux sont ensuite rapidement tombés en désuétude en raison de la puissance de calcul limitée des ordinateurs. Aujourd’hui, et depuis environ quinze ans, cette dernière ayant grandement progressé, les recherches sur l’intelligence artificielle ont pu reprendre. Les ordinateurs peuvent désormais ajuster eux-mêmes leurs paramètres internes pour progresser. C’est ce qu’on appelle l’apprentissage profond, ou « deep learning ».
Polémique
Grâce à ce système, on peut aujourd’hui faire de la reconnaissance d’images, de paroles, de l’interprétation de textes, ou encore de la traduction. Et, à partir de ces techniques, les industriels construisent des voitures autonomes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le chef de l’Etat organise, mercredi 3 janvier, un séminaire de travail avec ses ministres. L’exécutif entend continuer à réformer au pas de charge malgré les risques qui s’accumulent.
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Réformes : Macron veut garder le même tempo

Le chef de l’Etat organise, mercredi 3 janvier, un séminaire de travail avec ses ministres. L’exécutif entend continuer à réformer au pas de charge malgré les risques qui s’accumulent.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 12h10
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Avancer, pour ne pas tomber. A peine rentrés de quelques jours de vacances, les membres du gouvernement sont convoqués par Emmanuel Macron à l’Elysée, mercredi 3 janvier, afin de participer à un séminaire de travail – le quatrième depuis le début du quinquennat –, qui sera suivi d’un déjeuner avec le chef de l’Etat. Objectif : « Anticiper l’action des prochaines semaines et maintenir la pression sur tout le monde », explique-t-on dans l’entourage du premier ministre, Edouard Philippe.
De nouveau apprécié par une majorité de Français dans les études d’opinion, après un creux jugé inquiétant à la fin de l’été, le couple exécutif est persuadé que l’activité est son meilleur viatique pour maintenir sa popularité. Pas question donc de temporiser ou de ralentir le rythme. « Je n’arrêterai pas d’agir », a lui-même insisté le chef de l’Etat lors de ses vœux aux Français, dimanche 31 décembre, assurant que les « transformations profondes ont commencé et se poursuivront avec la même force, le même rythme, la même intensité pour l’année 2018 ».
Comme lors des trois précédents séminaires gouvernementaux, qui s’étaient tenus le 30 juin 2017 à Nancy, puis le 28 août à l’Elysée et le 8 octobre à Matignon, l’exécutif devrait fixer mercredi la feuille de route du gouvernement pour les six à huit prochaines semaines. « L’objectif est d’organiser les séquences pour qu’il n’y ait pas de temps mort et que rien ne se télescope », explique un conseiller d’Edouard Philippe. « Une vision sur l’ensemble du semestre est également prévue, afin de donner à chacun le même niveau d’information », précise-t-on à l’Elysée.

« Humilité »
Parmi les dossiers abordés lors de ce séminaire, les sujets économiques et sociaux devraient une nouvelle fois occuper une large place, notamment les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance-chômage ou encore de l’intéressement et de la participation....




                        

                        


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Le marché automobile français a conservé en 2017 une très bonne allure

Les constructeurs français ont gagné un point de marché, à 56,4 % des immatriculations. La part du diesel tombe, elle, à 47 %.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 12h07
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Éric Béziat








                        



   


En 2017, la France aura une nouvelle fois brillé sur la planète automobile. Le marché hexagonal des voitures neuves a atteint 2,1 millions d’immatriculations, en hausse de 4,7 %. C’est à peine moins qu’en 2011. En comptant les utilitaires, le marché dépasse largement les 2,5 millions d’unités.
« Ce sont des chiffres qu’on voyait plutôt lors des années de prime à la casse, se réjouit François Roudier, directeur de la communication du Comité français des constructeurs automobiles. Mais là, ce sont des conditions normales de marché. »
Cette performance est d’autant plus remarquable qu’elle se produit après trois années de croissance ininterrompue. En 2016, le marché français des véhicules particuliers avait repassé la barre symbolique et historique des 2 millions de véhicules vendus.
PSA en forme
Dans ce contexte positif, les constructeurs français tirent leur épingle du jeu. Ils gagnent un point de part de marché supplémentaire par rapport aux constructeurs étrangers, pour atteindre 56,4 % des immatriculations.
Le constructeur tricolore le plus en forme reste PSA, avec une croissance affichée de plus de 10 %. Il le doit avant tout au rachat d’Opel, bouclé en août, qui lui apporte un peu plus d’un point de part de marché, la moitié de sa croissance annuelle. Il le doit également à la très bonne santé de sa marque Peugeot (+ 9 %). Les succès des SUV Peugeot, ces 4 × 4 urbains dans le vent, les 2008, 3008 et 5008, mais aussi de la nouvelle 308, ne se démentent pas.

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                Opel : PSA veut négocier un rabais avec General Motors



La marque Citroën connaît, pour sa part, un regain de ses immatriculations (3,3 %) après plusieurs années de baisse. Les lancements des nouvelles générations de la C3 et de l’utilitaire Jumpy ont séduit les acheteurs. DS attend pour sa part de nouveaux modèles après avoir écoulé à peine 21 000 unités en 2017, deux fois moins qu’en 2013 ! Le lancement en début d’année de la tant attendue DS7 devrait permettre à la marque haut de gamme de PSA d’exister enfin.
Du côté de Renault, la performance est moins flamboyante (+ 3,1 % pour le groupe), « mais solide », assure Philippe Buros, le directeur commercial France du constructeur, qui ajoute : « Nous réalisons cette année notre meilleur résultat commercial depuis six ans. En moyenne, le marché français a crû de 5 % par an depuis cinq ans, nous faisons un peu moins bien cette année, mais cela s’explique en particulier par notre poids. Renault est la première marque française, avec 21,75 % du marché. » 
Performance de Dacia
Pour la huitième année, la Clio est la voiture la plus vendue. Et avec une croissance de 6,6 %, Dacia reste très important sur le marché, au coude-à-coude avec Ford.
L’autre fait majeur de l’année 2017 reste la chute de la part du diesel, sur fond de pollution et de scandale de fraude au contrôle des émissions. Avec 47 % du marché en 2017, on revient à un niveau connu en 2000. Très loin des 73 % de l’année 2012. « Nous étions une exception, nous revenons à la moyenne européenne », relativise M. Buros. Quant au parc roulant (hors véhicules utilitaires, industriels et poids lourds), il reste à 62 % constitué de diesel (chiffre 2016). Dans le même temps, l’électrique se porte bien, en croissance de 15 %, mais sa part de marché reste toujours confidentielle, à 1,2 %.

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                Les subventions au diesel divisent les constructeurs allemands



Pour la suite, les constructeurs sont confiants. Au vu des carnets de commandes, le marché devrait poursuivre sa croissance en 2018, au moins au premier semestre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Selon l’ASN, un site spécialisé, 2017 a été l’année avec le plus faible nombre d’accidents et de victimes depuis l’établissement des statistiques sur les accidents d’avions.
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2017, « année la plus sûre » pour le transport aérien

Selon l’ASN, un site spécialisé, 2017 a été l’année avec le plus faible nombre d’accidents et de victimes depuis l’établissement des statistiques sur les accidents d’avions.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 07h00
   





                        


L’année 2017 a été la plus sûre pour le transport aérien depuis 1946 et l’établissement de statistiques sur les accidents d’avion, a fait savoir lundi 1er janvier l’Aviation Safety Network (ASN), un site spécialisé dans ce type de catastrophes.
Avec un total de dix accidents impliquant des avions de transport de passagers civil, qui ont fait 44 morts, 2017 « est l’année la plus sûre de tous les temps tant par le nombre d’accidents qu’en termes de victimes », fait savoir l’ASN sur son site, rappelant qu’en 2016 il y avait eu un total de 16 accidents pour 303 victimes.
Aviation Safety Network fait partie de la Flight Safety Foundation (Fondation pour la sécurité du transport aérien), une association à but non lucratif qui, depuis 1947, œuvre à l’amélioration de la sécurité du transport aérien.
Uniquement les vols commerciaux civils
Les statistiques de l’ASN publiées lundi ne concernent toutefois que les appareils commerciaux civils de transport de passagers et de fret homologués pour transporter au moins 14 passagers ou plus. L’accident du 7 juin impliquant un avion de transport militaire de l’armée birmane qui a fait 122 morts n’est ainsi pas inclus dans ces statistiques.
L’accident le plus meurtrier pour un avion de transport civil est celui qui a fait 12 morts au Costa Rica le 31 décembre 2017, le dernier jour de l’année considérée.
Cinq des accidents recensés concernaient des avions de transport de fret et cinq des avions de transport de passagers. L’ASN précise que, selon ses chiffres provisoires, il y a eu 36,8 millions de vols en 2017, ce qui aboutit à un ratio d’un accident d’avion mortel pour 7,360 millions de vols de transport de passagers.
Si l’ensemble des accidents incluant les appareils militaires et les vols non commerciaux sont pris en compte, le nombre de victimes grimpe à 230 avec un total de 24 accidents, précise-t-on de même source, ce qui en fait toujours l’année la plus sûre dans l’histoire de l’aviation, selon l’ASN.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Après une année 2017 très positive pour l’économie mondiale, d’aucuns redoutent un marché baissier, en raison notamment de la cherté des actions.
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Inquiétudes autour d’un possible krach boursier en 2018

Après une année 2017 très positive pour l’économie mondiale, d’aucuns redoutent un marché baissier, en raison notamment de la cherté des actions.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h36
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            
Jusqu’à quand les marchés boursiers peuvent-ils monter et établir des records ? Après une année 2017 qui a vu l’indice MSCI monde progresser de 22 %, certains observateurs évoquent le spectre d’un possible krach en 2018, d’autant que cet indice, qui couvre 47 pays, a enregistré sa plus forte hausse depuis huit ans. Faut-il vraiment y croire ? En matière de Bourse, l’inquiétude n’est pas toujours bonne conseillère.
Le 24 août 2015, la Bourse de Shanghaï avait dévissé de 8,5 %, entraînant dans son sillage les places européennes et américaines, y compris les valeurs technologiques les plus connues. La valorisation de Google avait fondu de 11 % en une semaine. Mais ceux qui avaient cédé aux manchettes de presse funestes sur le « krach » ou la « panique généralisée » ont eu tort : depuis, le cours du géant de l’Internet a bondi de près de 75 %.
L’un des arguments brandis par les « bears » (l’ours symbolise aux Etats-Unis ceux qui croient à la baisse du marché) est la cherté des actions. Pour la mesurer, les investisseurs utilisent souvent le PER dit « de Shiller », du nom du prix Nobel d’économie 2013, Robert James Shiller. Cet indicateur rapporte le cours actuel des actions à la moyenne des bénéfices réalisés sur dix ans, afin de lisser l’impact des cycles économiques. Pour l’indice américain S&P 500, le plus suspect de survalorisation, ce PER de Shiller ressort aujourd’hui à 32,6, ce qui est en effet très élevé par rapport à la moyenne de long terme (16,8).
Les profits des entreprises bien orientés
Cependant, il ne semble pas être un indicateur très fiable des chutes boursières. Il était certes élevé au moment du krach d’octobre 1929, mais proche de la moyenne lors de celui de 1987. Par ailleurs, la configuration actuelle du PER de Shiller ressemble fort à celle de début 1998 (niveau similaire, forte hausse récente). Or, le S&P 500 allait progresser de 26,7 % cette année-là, puis encore de 19,5 % en 1999. Une fausse alerte. Surtout, cet...




                        

                        


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édition abonné


Fin du RSI, fin des galères ?

La suppression décidée rapidement au 1er janvier 2018 du système de protection sociale des travailleurs non salariés, qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes, n’est pas sans risques.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h00
    |

                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            
La suppression du régime social des indépendants (RSI) était une des promesses de campagne phares du candidat Macron. Elle a séduit nombre de travailleurs indépendants. Le 28 septembre 2017, le gouvernement a annoncé dans son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) la suppression du RSI au 1er janvier 2018. Le PLFSS 2018, voté le 4 décembre 2017 par le Parlement, précise qu’une nouvelle caisse prendra le relais de celle du RSI pendant une phase transitoire allant du 1er janvier 2018 au 1er janvier 2020, date de l’absorption finale du RSI par le régime général.
Une nouvelle qui réjouit nombre d’artisans, de commerçants, de professions libérales et d’auto-entrepreneurs affiliés au RSI. Né en 2006, le RSI gère les retraites et l’assurance-maladie de 4,6 millions d’actifs et leurs ayants droit et de 2 millions de retraités. Pour beaucoup, il est synonyme de cauchemar : bugs en série, modes de calcul des cotisations illisibles, recouvrements abusifs, injonctions par huissiers injustifiées, services injoignables ou ne prenant pas en compte les mises à jour…

Antoine Dorland, 30 ans, dirigeant de la société d’organisation d’événements Les Plus, en sait quelque chose : « Je ne m’étais pas vraiment intéressé à mes remboursements RSI car je n’allais jamais chez le médecin. Jusqu’à ce que je tombe malade, il y a quelques années : je me suis rendu compte que je n’étais jamais remboursé. Là, cela a d’abord été la guerre pour les joindre, alors que le numéro est payant en plus. »
Bug de 2008
« Ensuite, j’ai appris que je n’avais jamais été correctement enregistré chez eux : ils prenaient ma part de cotisations mais ne s’intéressaient pas à qu’ils donnaient. A ce moment-là, ils m’ont dit qu’ils m’avaient envoyé des courriers, sauf qu’ils n’avaient pas enregistré d’adresse postale à mon nom… J’ai dû rappeler plusieurs fois pour que la situation se débloque. »

Pierre (il souhaite rester anonyme),...




                        

                        


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En Californie, l’excitation au premier jour de la légalisation de la marijuana

Les amateurs de cannabis faisaient la queue lundi dans les dispensaires du Golden State habilités à vendre le cannabis à usage récréatif.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 05h29
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 10h12
   





                        



   


Débuts euphorisants pour la marijuana récréative. « Nous sommes très excités, un peu nerveux aussi. Il y a trois fois plus de monde que d’ordinaire », raconte Nicole Salisbury, 35 ans, propriétaire du magasin de marijuana Green Pearl Organics à Desert Hot Springs. C’est, lundi 1er janvier, le premier jour de la vente et consommation légale de marijuana récréative en Californie, l’Etat le plus peuplé du pays, qui devient ainsi le plus gros marché mondial légal de la petite feuille étoilée, après avoir été pionnier de la marijuana médicale depuis 1996.
Depuis plusieurs semaines le téléphone de Nicole n’arrêtait pas de sonner. Des habitants d’autres Etats appelaient pour dire : « Je vais venir en vacances dans la région, est-ce que vous vendrez de la marijuana récréative ? », raconte cette trentenaire aux cheveux bleus vêtue d’une jupe léopard.
Huit Etats américains, dont le Colorado et l’Etat de Washington en plus de la capitale fédérale, ont déjà légalisé le cannabis, qui reste illégale au niveau fédéral.

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                La Californie face au défi du cannabis récréatif



Des hommes et des femmes de tous âges
Partout à travers le « Golden State », les amateurs de marijuana faisaient la queue lundi dans les dispensaires ouverts et habilités à vendre la drogue douce à usage récréatif.
Chez Green Pearl Organics, l’équipe était sur le pont depuis 8 heures du matin, renseignant les clients sur les différents produits (concentrés, gâteaux à l’herbe, fleurs de cannabis calmantes ou euphorisantes…). Après une matinée tranquille – lendemain de festivités oblige – la boutique faisait le plein vers midi et les stocks de produits comestibles commençaient à manquer… Au grand dam des personnes âgées qui viennent depuis longtemps acheter de la marijuana médicale et s’irritent de devoir, à présent, faire la queue.
« Certains se plaignent que ç’aurait dû rester destiné à usage médical seulement, et d’autres sont mécontents des fortes taxes » appliquées aux ventes de cannabis – le taux d’imposition dépasse 20 %, remarque Nicole Salisbury.
Pour acheter du cannabis dorénavant, il faut juste avoir plus de 21 ans et montrer un permis de conduire ou des papiers d’identité, même si on est originaire d’un Etat où il reste interdit. Les clients repartent avec un sac blanc opaque scellé.
Dans la salle d’attente, hommes et des femmes de tous âges se côtoient. Des habitués qui vivent dans cette région du désert californien, à deux heures à l’est de Los Angeles. « C’est super de ne pas avoir à consulter un docteur », se réjouit Andrew Jennings, 32 ans. Ce Texan souligne que dans son Etat d’origine, « il n’y a aucun endroit pour acheter du cannabis légalement, avec ou sans permis médical ».
« Beaucoup de gens pensent que prendre de la marijuana c’est rester assis sur un canapé à regarder la télé mais selon la variété et l’intensité que vous consommez cela peut en réalité augmenter votre concentration, affirme ce barbu souriant en short accompagné de sa petite amie professeure de yoga, qui dit aimer faire du vélo dans la nature lorsqu’il plane. Je comprends que certains [pensent que c’est dangereux] mais si on vend de l’alcool dans ce pays alors on doit pouvoir vendre légalement de la marijuana. Cela rapporte des recettes fiscales, et nous on peut consommer de la très bonne herbe qui a été contrôlée, tout le monde est gagnant. »
Une industrie en plein boom
Christina, thérapeute de 50 ans qui ne veut pas donner son nom de famille, est venue essayer des huiles, espérant qu’elles pourront l’aider à avoir un meilleur équilibre hormonal et calmer son anxiété. « J’essaie ces médecines naturelles, je ne veux pas devenir quelqu’un qui plane tout le temps », assure cette mère qui entend cacher à son fils de 12 ans qu’elle achète des produits à base d’herbe. « Je ne veux surtout pas qu’il en consomme jusqu’à ce qu’il soit adulte, c’est très mauvais pour le cerveau », assure cette grande blonde aux cheveux longs.
Moins « glamour » et riche que sa voisine Los Angeles, Desert Hot Springs espère devenir une destination pour les amoureux ou les curieux de la marijuana venus de tout le pays. De nombreux entrepreneurs achètent des entrepôts pour cultiver – Nicole Salzberg fait pousser ses plants dans l’arrière-boutique tout en travaillant avec un réseau d’exploitants. La mairie et même la police sont favorables à cette industrie en plein boom, qui devrait rapporter 5,8 milliards de dollars d’ici 2021 en Californie d’après le cabinet d’études Arcview.

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                La ruée vers l’herbe aux Etats-Unis



Pour Nicole, qui a ouvert sa boutique il y a deux ans, la légalisation vient avec une victoire personnelle : « Je n’ai enfin plus honte de dire ce que je fais dans la vie. Avant c’était comme dire que j’étais prostituée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Immigration, égalité femmes-hommes, chômage… Le blog de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, Lui Président, fait le point sur les chantiers qui attendent le chef de l’Etat.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Quel est le point commun entre un footballeur et un développeur dans l’informatique ? A un certain niveau, les deux ont désormais leur agent.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Les développeurs stars du web ont désormais leurs agents

Quel est le point commun entre un footballeur et un développeur dans l’informatique ? A un certain niveau, les deux ont désormais leur agent.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 14h30
    |

                            Béatrice Madeline








                        



   


Les pointures des réseaux et logiciels ont désormais leur agent. Un homme, une femme de confiance, qui gère leur carrière, négocie leurs contrats, les décharge de toutes sortes de préoccupations quotidiennes. Ludovic Hindryckx, 34 ans, en fait partie. Après treize ans de salariat, ce développeur full-stack (« à tout faire ») a choisi de se mettre à son compte. Suivant la tendance dans ce métier, où le free-lance est de plus en plus prisé, il s’est vite rendu compte que cela impliquait certaines contraintes : « Il fallait s’occuper de la création de l’entreprise, trouver une banque, trouver des clients, s’occuper des assurances… »
Des tâches chronophages pour ces experts sursollicités. Ludovic Hindryckx a donc fait appel à Top Five, une agence qui prend en charge tout ce qu’il n’aime pas faire. Et, surtout, qui lui déniche les missions : trois mois pour commencer, puis six mois et encore six mois renouvelables, lui épargnant l’aspect commercial de son métier. Ce service a un coût, bien sûr : 1 000 à 2 000 euros par mois chez Top Five, par exemple.
Un marché tendu
« Mais, à la fin du mois, je m’y retrouve très bien, assure ce professionnel des langages informatiques. La preuve, depuis que je suis free-lance, je n’ai jamais été aussi détendu ! » « Le statut d’indépendant devient la norme pour les développeurs, autant auprès des start-up que des grands groupes », confirme Rony Msika, cofondateur de Top Five. Comme souvent, la tendance vient d’outre-Atlantique. Aux Etats-Unis, 80 % des développeurs travaillent en free-lance, contre 5 % seulement en France − mais déjà 20 % de la « crème » de la profession.
Une première raison à cette montée en puissance des agents : le marché est extrêmement tendu, avec des besoins croissants du côté des entreprises, qui ne cessent de développer des projets numériques – et des start-up qui n’ont pas les moyens d’embaucher plusieurs développeurs –, et une offre limitée des écoles d’ingénieurs, qui ne « fournissent » pas assez de bataillons.
Du coup, les développeurs peuvent se permettre de choisir leurs missions. « Les très bons développeurs coûtent cher : ils peuvent facturer entre 800 et 1 500 euros la journée. La plupart acceptent rarement des CDI, ils préfèrent travailler en free-lance », ajoute Grégory Herbé, chasseur de têtes spécialisé dans le recrutement centré sur les réseaux sociaux.
La deuxième explication vient de la nature même des projets qui leur sont confiés : souvent circonscrits dans le temps, ils ne justifient pas une embauche en CDI. Et la diversité des environnements techniques ou des langages informatiques fait que chaque projet peut nécessiter une compétence différente. Il est donc plus efficace de faire appel à des free-lances.
Des contrats sur mesure
Le cœur de la mission des agents reste de trouver à leurs « poulains » des contrats correspondant exactement à leurs compétences techniques, leurs envies et aussi leur personnalité. Certains geeks ont du mal à s’intégrer à de grosses équipes, d’autres sont plus ouverts… L’agent doit aussi « optimiser » le temps de travail de son client. « Les développeurs sont un peu reclus dans leur monde, précise Grégory Herbé. Il faut qu’il y ait quelqu’un pour trier les projets qui leur sont soumis, car 90 % des propositions sont un peu bidon. Nous sommes là pour faire la négociation avec le client. »
L’agent va aussi faire en sorte que le développeur enchaîne les missions de manière fluide, sans qu’il y ait trop de journées non facturées dans l’intervalle… Avantage pour l’entreprise : « Elle est sûre que son free-lance se consacre à 100 % à sa mission et ne prospecte pas pour dénicher la suivante », note Rony Msika.
Damien Spennato, à la tête d’AgentdeDéveloppeur.com, une start-up basée à Lyon, va même plus loin dans la vision de son métier : « Notre rôle est aussi de les aider dans leur épanouissement professionnel : la plupart n’ont aucune idée de ce qu’ils veulent faire dans cinq à dix ans. » Lui attache ainsi beaucoup d’importance à valoriser ses « clients » dans les réseaux, par exemple en suscitant des rencontres entre des développeurs aux profils similaires.
Enfin, comme dans le monde du football, les agents peuvent se charger des « transferts » internationaux. Eric Busch, PDG de Busch & Partners, un cabinet installé au Luxembourg, travaille beaucoup à l’international. « On les accompagne dans les démarches administratives, la recherche d’un logement, toutes les choses dont les jeunes comme eux n’ont pas l’habitude de s’occuper ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le capitaine de remorqueur Joe Gray pousse depuis vingt-neuf ans des barges de marchandises, le long de la rivière Ohio. Il a été témoin du déclin du cœur industriel de l’Amérique dans la « ceinture de rouille » du pays.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. En France, plusieurs start-up se positionnent sur le marché, potentiellement très important, du droit civil et commercial.
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Des « juges virtuels » pour désengorger les tribunaux

AU CŒUR DE L’IA. En France, plusieurs start-up se positionnent sur le marché, potentiellement très important, du droit civil et commercial.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 13h00
    |

            Yves Eudes








                        



                                


                            

Depuis quelques mois, les juristes français peuvent se faire aider par des moteurs d’intelligence artificielle (IA) accessibles par Internet. Il leur suffit de s’abonner à un service payant, proposé par l’une des start-up qui tentent de s’installer sur ce marché. Les premiers clients sont des cabinets d’avocats, des directions ­juridiques de grandes entreprises et des compagnies d’assurances.
L’un des services les plus innovants est proposé par la société Case Law Analytics, fondée par deux Nantais : Jérôme Dupré, un avocat qui fut juriste d’entreprise puis magistrat, et Jacques Lévy Véhel, ex-chercheur à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). Leur société se positionne sur le marché du droit civil et commercial : licenciements injustifiés, divorces compliqués, ruptures soudaines de relations commerciales… Elle propose à ses clients de soumettre leur affaire à un « juge virtuel », c’est-à-dire un moteur d’IA capable de fournir des simulations de décisions judiciaires.
« Justice prédictive »
Le client doit d’abord répondre à un questionnaire en ligne – par exemple, pour un divorce : durée du mariage, âge des époux, lieu de résidence, revenus et patrimoine, état de santé, enfants… En une seconde, Case Law Analytics produit une série de probabilités sur le montant de la prestation complémentaire.
Plus précisément, le système fait travailler en parallèle 100 « juges virtuels », qui ­proposeront chacun une décision indépendante. Le client apprendra par exemple que 25 « juges » lui octroient 10 000 euros, 22 autres 12 000 euros, qu’un juge ne lui ­accorde rien, un autre 24 000 euros, et qu’au total, 90 % d’entre eux lui octroient moins de 15 000 euros. Grâce à ces informations, il sera incité à accepter une proposition à l’amiable inférieure à 15 000 euros, ce qui évitera une procédure judiciaire longue, coûteuse et incertaine.
Jacques Lévy Véhel insiste sur le fait que ses « juges virtuels »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Eric Cornuel, directeur général de l’association qui attribue le label Equis, explique la procédure.
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« Nos critères d’accréditation des écoles de commerce évoluent avec la société »

Eric Cornuel, directeur général de l’association qui attribue le label Equis, explique la procédure.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 11h47
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        


Avec vingt écoles accréditées Equis (pour trois ou cinq ans) par l’European Foundation for Management Development (EFMD), la France arrive juste derrière le Royaume-Uni (26 accréditations), qui en compte le plus. Explications d’Eric Cornuel, le directeur de l’EFMD.

        Lire aussi :
         

                Ecoles de commerce : se retrouver dans le maquis des labels



Selon quels critères accréditez-vous les écoles de commerce ?
Nous avons recours à plusieurs critères – le corps professoral, le profil des étudiants, la qualité de la recherche… – qui sont des points très importants. Toutefois, les critères transversaux ­ « relations entreprises » et ­ « dimension internationale » sont fondamentaux. Ces deux aspects doivent irradier l’ensemble des activités de l’école : l’enseignement, la recherche, la stratégie…
« Elles doivent favoriser l’entrepreneuriat et l’éclosion de start-up »
Par ailleurs, nos critères évoluent pour tenir compte des évolutions de la société. Depuis trois ans, nous avons ainsi ajouté la responsabilité sociétale (éthique, responsabilité, durabilité). Nous avons aussi édicté des règles pour les campus à l’étranger, les diplômes joints, les alliances internationales… Une école doit enfin favoriser l’entrepreneuriat et l’éclosion de start-up. Tout cela forme un modèle dynamique que nous faisons évoluer année après année. Il touche à la philosophie même de l’enseignement et de la ­recherche, et à l’impact de l’école sur la société.
On reproche aux organismes d’accréditation de gommer les différences et de pousser les écoles à l’uniformisation…
Je peux comprendre cette critique. Mais la philosophie qui nous guide est à l’exact opposé de l’uniformisation : elle vise à promouvoir l’excellence, certes, mais dans la diversité ! Les écoles que nous accréditons sont très différentes les unes des autres. ­Elles n’ont ni la même stratégie ni les mêmes pratiques d’enseignement ou de recherche. Nous essayons d’avoir constamment une vision ouverte et inclusive.
« Nous sommes favorables à une recherche plurielle »
Autre grief entendu à l’égard de l’EFMD, le poids de la recherche qui inciterait les écoles à multiplier les publications dans des revues cotées et à s’engager dans une « course aux étoiles » très coûteuse…
Il faut être très prudent sur cette question. Si une école devient un centre de recherche, ce n’est plus une école. Enseigner, diffuser la connaissance est aussi important que la produire. Pour être accréditées, les écoles n’ont pas besoin de recruter uniquement des professeurs qui publient dans les revues de rang A. L’important est d’avoir une recherche utile au management des organisations et à la société, et qui soit d’actualité – rappelons qu’il faut parfois plus de trois ans pour publier un article dans une grande revue américaine de rang A. J’ajoute que publier de bons manuels, des cas de haut niveau, c’est très important, et cela doit aussi être pris en compte. Nous sommes favorables à une recherche plurielle, diverse : l’uniformisation conduit à l’entropie !
Combien coûte la procédure d’accréditation ?
Il faut compter entre 45 000 et 55 000 euros – à quoi s’ajoute le coût des personnels qui suivent la procédure en interne.

« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les voeux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/s’orienter au 21e siècle, à Nancy (1er et 2 décembre 2017), Lille (19 et 20 janvier 2018), Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018).

        Lire aussi :
         

                « Le Monde » organise O21 / s’orienter au 21e siècle à Lille, Nantes, Bordeaux et Paris en 2018



S’y ajoutent des salons étudiants : après le salon des grandes écoles (SAGE) et celui des  formations artistiques START, organisés chaque année en novembre et décembre, le Salon des masters et mastères spécialisés (SAMS) est prévu le 27 janvier. A consulter également, notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques APB / Parcoursup, O21 et Etudes supérieures.





                            


                        

                        


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Que savent vraiment faire les algorithmes ?

AU CŒUR DE L’IA. L’apprentissage profond vise à rapprocher les capacités des machines de celles de l’homme. Le point sur les accomplissements et les limites de cette approche.





Le Monde
 |    01.01.2018 à 07h30
    |

            David Larousserie





                        Reconnaître une image ou un objet
La reconnaissance d’images, c’est-à-dire l’identification d’objets, d’animaux ou de tout autre élément d’une photo, est la tâche cognitive qui a montré la puissance d’un outil majeur de l’intelligence artificielle (IA) : l’apprentissage profond. En 2012, lors d’un défi informatique utilisant les 150 000 images de la base de données ImageNet, une équipe de l’université de Toronto (Canada), menée par Geoffrey Hinton (parti ensuite chez Google), commet environ 15 % d’erreurs, soit deux fois moins que ses concurrents et deux fois mieux qu’en 2010. Au dernier concours, en juin 2017, le taux d’erreurs est tombé à 2 %.

Ces techniques très performantes sont des algorithmes comportant des dizaines de millions de paramètres ajustables. Comme un peintre mélange plusieurs couleurs jusqu’à obtenir la teinte qu’il souhaite, le système informatique cherche les paramètres susceptibles de l’aider à reconnaître les bons objets dans une image. Pour y parvenir, il s’entraîne sur des images annotées préalablement par des humains, indiquant par exemple la présence d’un chat persan, d’un panda, d’une orque… La structure du programme ressemble à un réseau de neurones, dont les connexions se renforcent ou s’affaiblissent en fonction des stimuli reçus.
Depuis la victoire de l’équipe Hinton en 2012, le concept d’apprentissage profond s’est répandu au point de se confondre avec la notion d’intelligence artificielle, qui recouvre pourtant d’autres sujets, comme la robotique. Dans le domaine visuel, il aide à l’identification des objets, y compris dans des vidéos, ce qui permet par exemple de légender des photos de façon automatique ou de nourrir les logiciels de pilotage des voitures autonomes afin de distinguer la nature des obstacles.
Le secteur de la santé a recours à ce genre de technique pour aider et accélérer les diagnostics. Plusieurs études ont même montré la supériorité de la machine sur des professionnels pour repérer des...





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