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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’ancien officier de renseignement, connu pour sa traque du terroriste « Carlos » ou son implication dans l’affaire Clearstream, est mort fin décembre 2017 à l’âge de 81 ans.
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Philippe Rondot, la mort d’un maître espion

L’ancien officier de renseignement, connu pour sa traque du terroriste « Carlos » ou son implication dans l’affaire Clearstream, est mort fin décembre 2017 à l’âge de 81 ans.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h43
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Le général Philippe Rondot, inhumé samedi 30 décembre 2017 à Fléty (Nièvre), a marqué l’histoire du renseignement français. Le destin de cet homme d’action, arabophone, expert en diplomatie secrète, s’inscrit dans la lignée de ceux d’illustres espions britanniques marqués par le monde arabo-musulman. Comme le Britannique Kim Philby – mais sans le goût de la trahison de ce dernier –, il a suivi les pas de son père, lui-même ex-officier de renseignement, en poste, notamment, à Beyrouth (Liban) dans les années 1920.
Né le 5 octobre 1936, à Nancy, Philippe Rondot, officier parachutiste issu de Saint-Cyr, intègre, au début des années 1960, les services secrets extérieurs français, alors baptisés service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece, devenu DGSE, en 1982).
Parmi ses premiers postes à l’étranger figure la Roumanie, un pays alors sous régime communiste, où il rouvre le bureau du Sdece fermé pendant quatorze ans. Il est repéré, à partir du début des années 1970, pour former une nouvelle génération d’agents au sein du nouveau service action du Sdece repris par Alain Gaigneron de Marolles, qui entend restreindre le périmètre géographique de ce service pour renforcer son efficacité.
Electron libre
Le profil de Rondot, alias « Max », correspond à cette stratégie : des équipes très réduites, mobiles, sachant se frotter à d’autres univers tels que la diplomatie. C’est de cette manière qu’il traque, pendant vingt ans, Ilich Ramirez Sanchez, dit « Carlos », le terroriste international notamment responsable de la mort à Paris, le 27 juin 1975, de deux policiers de la direction de la surveillance du territoire (DST) et de leur informateur. La chasse à l’homme ne prendra fin qu’en 1994, lorsque Rondot, après avoir convaincu les autorités soudanaises, organise le transfert forcé de Carlos en France afin d’être jugé.
A l’arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981, Rondot occupe une place influente au sein du Sdece. Perçu comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Un décret entré en vigueur le 1er janvier précise les conditions de surveillance armée de sites sensibles.
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Le port d’arme par des agents de sécurité privée encadré par la loi

Un décret entré en vigueur le 1er janvier précise les conditions de surveillance armée de sites sensibles.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h36
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
L’armement des agents de sécurité privée va-t-il connaître un nouvel essor ? Lundi 1er janvier, un décret est entré en vigueur qui explicite les conditions d’exercice de missions de surveillance armée. Ce texte découle de la loi de sécurité publique de février 2017 dont le principal apport était de modifier les règles d’ouverture du feu en vigueur pour les agents de la force publique. Mais le texte vient aussi mettre de l’ordre dans un domaine où la réglementation n’avait pas évolué depuis plus de trente ans.

Le port d’arme pour les agents de sécurité privée n’est pas, en soi, une nouveauté. Il n’y a pas de recensement officiel, mais on estime à environ 5 000 le nombre d’employés de la sécurité privée exerçant leur activité en étant porteurs d’une arme de poing (arme à feu à canon court). Il s’agit principalement des transporteurs de fonds ou de valeurs. Auxquels s’ajoutent quelques centaines de personnes intervenant dans la protection des navires, face au risque de piraterie maritime, ainsi que sur des sites nucléaires d’Areva ou du Commissariat à l’énergie atomique.
En outre, un peu moins d’une centaine d’agents de protection rapprochée de personnalités sont armés. Il s’agit de gardes du corps intervenant le plus souvent auprès d’élus, de dirigeants de grande entreprise, de journalistes, d’avocats ou de personnalités médiatiques particulièrement menacés. Mais l’encadrement juridique de leur armement était jusque-là particulièrement fragile.
Rien de nouveau, ou presque
Dans un contexte de menace terroriste et face à l’augmentation des demandes de protection, l’Etat a voulu légiférer.
« Après l’attentat de Charlie Hebdo, les choses ont évolué, recontextualise Alain Bauer, président du Conseil national des activités privées de sécurité. Il fallait changer la loi pour autoriser l’armement d’agents de protection de personnes physiques. On en a profité pour réglementer et stabiliser des situations incertaines,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La ministre Jacqueline Gourault, nommée « Madame Corse » en décembre, doit se rendre sur l’île vendredi.
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Les nationalistes s’installent à la tête de la collectivité unique de Corse

La ministre Jacqueline Gourault, nommée « Madame Corse » en décembre, doit se rendre sur l’île vendredi.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 17h26
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



   


Ce mardi 2 janvier marque une date historique en Corse. A plusieurs égards. C’est, d’une part, la réunification des deux départements et de la collectivité territoriale en une collectivité unique, quarante-deux ans après la bidépartementalisation et près de vingt-six ans après le « statut Joxe » de 1991 qui a permis de doter l’île d’une Assemblée de Corse et d’un conseil exécutif aux compétences élargies. C’est aussi l’accession aux pleins pouvoirs des nationalistes qui, pour la première fois, disposeront d’une majorité absolue au sein de cette Assemblée.
Pour la coalition dirigée par l’autonomiste Gilles Simeoni, chef de file de Femu a Corsica, allié aux indépendantistes de Corsica libera, avec à leur tête Jean-Guy Talamoni, c’est l’aboutissement d’une longue marche qui les a vus conquérir une à une les responsabilités institutionnelles. Commencée en 2014 lorsque la liste conduite par Gilles Simeoni parvint à arracher la mairie de Bastia. Concrétisée aux élections territoriales de décembre 2015 qui virent l’alliance nationaliste devenir la principale force politique de l’Assemblée de Corse, même si elle n’y disposait pas de la majorité absolue, et qui permirent à Gilles Simeoni de prendre la présidence de l’exécutif et à Jean-Guy Talamoni celle de l’Assemblée. Transformée enfin aux élections législatives de juin 2017 qui ont envoyé trois députés nationalistes sur quatre au Palais-Bourbon.

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                Une majorité sans précédent pour les nationalistes corses



Objectifs flous
Cette fois, les nationalistes, qui ont obtenu 41 des 63 sièges de la nouvelle Assemblée, héritent des pleines responsabilités à la tête d’une collectivité qui gérera plus d’un milliard d’euros de budget et près de cinq mille agents. Et qui revendique de nouveaux transferts de compétences. Dans la foulée du second tour qui avait consacré leur large victoire, le premier ministre, Edouard Philippe, avait déclaré que la Corse pouvait « constituer un territoire privilégié pour tester et mettre en œuvre le pacte girondin » prôné par Emmanuel Macron. Dès lors que ses élus « prendront des initiatives conformes au cadre constitutionnel », avait-il ajouté, estimant qu’« il y aurait quelque chose de baroque à avoir fait voter une loi transférant des compétences puis à estimer, avant même sa mise en pratique, qu’elle est par nature insuffisante ou exercée de façon insatisfaisante ». Une manière de signifier aux élus corses qu’ils s’emparent d’abord des pouvoirs qui leur ont été transférés avant d’en revendiquer de nouveaux.
Le gouvernement va toutefois devoir engager le dialogue avec le nouveau pouvoir qui s’installe ce mardi au siège de la collectivité unique, cours Grandval à Ajaccio. « Le moment d’ouvrir un dialogue véritable est venu, déclarait Gilles Simeoni dans un entretien au Monde le soir du second tour. Les circonstances n’ont jamais été aussi favorables pour un règlement politique par le haut de la question corse. Il ne faut pas laisser passer cette chance. » Reste néanmoins à définir la nature de ce dialogue et à circonscrire les points sur lesquels il peut se concentrer. Or, sur le plan programmatique, en dehors de déclarations principielles d’ordre très général, les objectifs des nationalistes restent très flous.
Message politique
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, particulièrement chargée des collectivités territoriales, a été désignée pour mener cette mission. Elle se rendra dans l’île vendredi pour rencontrer les dirigeants nationalistes élus. Le ministère n’a pas précisé les modalités de ce premier déplacement depuis sa nomination. Avant qu’Emmanuel Macron lui-même se rende en Corse le 6 février, vingt ans après l’assassinat du préfet Claude Erignac. Un déplacement qui prend une valeur symbolique et politique toute particulière pour le président de la République, alors qu’il n’avait obtenu sur le territoire qu’un peu moins de 18,5 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle.

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                Simeoni : « Il est temps de passer du déni à la reconnaissance du caractère politique de la question corse »



En 2015, lors de leur accession à la tête de la collectivité territoriale, les nationalistes avaient fait une démonstration spectaculaire assortie d’une mise en scène et de discours retentissants. A peine intronisé à la présidence de l’Assemblée, Jean-Guy Talamoni avait prononcé un discours en corse ancré dans les références au « père de la patrie corse », Pascal Paoli, qui avait proclamé en 1755 la première Constitution de souveraineté populaire. Et, à l’issue de la séance, les neuf élus au conseil exécutif avaient prêté serment sur la « bible » du paolisme, la Justification de la révolution de Corse, éditée en 1758.
Qu’en sera-t-il cette fois ? A 14 h 30 le doyen d’âge, Pierre-Jean Luciani, président sortant de l’ex-département de Corse-du-Sud, a ouvert la séance. Le nationaliste Jean-Guy Talamoni a été élu président de l’Assemblée de Corse avec 40 des 63 voix. Il a dédié sa victoire « à nos prisonniers et recherchés », dans un discours d’investiture entièrement prononcé en corse.
Ensuite, les 63 conseillers doivent élire les 11 membres du conseil exécutif. La journée se conclura par l’élection du président du conseil exécutif.

Gilles Simeoni interpelle Emmanuel Macron
Le président sortant du Conseil exécutif corse, qui devrait être reconduit mardi 2 janvier dans cette fonction, a interpellé le président de la République, Emmanuel Macron, l’invitant à « parler rapidement sur sa vision de la Corse et sa vision du dialogue » qui devra « s’engager entre la Corse et la République ».
S’exprimant mardi sur France Inter, il a regretté que « jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement et l’Etat [n’aient] pas donné les signes forts, qui étaient indispensables, de la prise en compte de la nouvelle donne politique corse, qui s’est traduite notamment par une victoire électorale aux allures de raz-de-marée démocratique aux élections territoriales de décembre ».
Depuis la victoire de la liste Pè a Corsica (Pour la Corse) menée par Gilles Simeoni pour les autonomistes et Jean-Guy Talamoni pour les indépendantistes le 10 décembre, le président de la République n’a pas abordé la question de l’île.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ « Le Monde » a pu assister à une commission de discipline  à Fleury-Mérogis. Un quasi tribunal.
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En prison, le mitard pour lutter contre les portables

« Le Monde » a pu assister à une commission de discipline  à Fleury-Mérogis. Un quasi tribunal.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 11h17
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

C’est à la fois un des outils majeurs de gestion de la détention et un des lieux les plus secrets de la prison. Le Monde a pu assister, mercredi 13 décembre 2017, à une commission de discipline, là où l’administration pénitentiaire juge souverainement une violation du règlement par un détenu à l’égard de cette même administration. La presse n’y avait encore jamais eu accès. A Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe, chaque bâtiment a sa propre commission de discipline.
Ce matin-là, au bâtiment D1, un homme hagard, les yeux gonflés, se tient debout derrière une barre de tribunal qui paraît disproportionnée dans cette pièce exiguë aux murs jaune vif. Geoffroy H. maintient bien à plat les phalanges de ses deux mains sur cette barre, comme pour mieux se concentrer sur la lecture du compte rendu d’incident (CRI) du 10 novembre qui relate la découverte dans sa cellule d’un téléphone portable, sans carte SIM ni chargeur. L’infraction la plus courante. Le détenu est encadré par une surveillante pénitentiaire, postée devant la porte, et son avocate, debout dans le maigre espace qui le sépare de la table derrière laquelle ses trois « juges » du jour sont assis.
Cette procédure administrative a des airs de procès devant un tribunal, avec des avocats, le plus souvent commis d’office. Emilie Rollot, 29 ans, directrice en charge du bâtiment D1 où s’entassent 910 personnes condamnées dans quelque 500 places, préside la commission de discipline. Elle est flanquée de deux assesseurs, l’un surveillant pénitentiaire, l’autre issu de la société civile. Depuis 2011, un assesseur extérieur peut en effet assister le chef d’établissement lors de ces audiences disciplinaires.
Dix jours de quartier disciplinaire
Les explications de cet homme de 34 ans, détenu sans histoire depuis seize mois, sont prises au sérieux par la directrice. Il s’agirait du téléphone qu’un ex-codétenu avait revendu à un autre pour ne pas se faire pincer lors d’un changement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Partager son logement avec d’autres personnes est un mode de vie qui se développe. Cependant, pour éviter les déconvenues, les bailleurs doivent connaître certaines règles.
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Les avantages de la colocation

Partager son logement avec d’autres personnes est un mode de vie qui se développe. Cependant, pour éviter les déconvenues, les bailleurs doivent connaître certaines règles.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 07h30
   





                        



   


Limitée aux étudiants jusqu’à ces dernières années, la colocation touche désormais un public plus large, comme des personnes divorcées, des jeunes adultes qui ne peuvent assumer seuls la charge d’un logement ou des personnes âgées qui disposent de chambres inoccupées. Il n’existe pas de statistiques officielles concernant le nombre de colocataires, mais l’association Consommation logement cadre de vie (CLCV) estime que 31 % des 18-24 ans optent pour ce système et qu’un Français sur six a vécu en colocation.
Des exonérations d’impôt sous certaines conditions
Le site Appartager.com, qui établit chaque année un baromètre à partir de ses utilisateurs, estime que 44 % des colocataires sont des étudiants mais qu’ils sont désormais talonnés par des actifs (40 %). Et 53 % des utilisateurs du site seraient prêts à vivre en colocation avec une personne âgée contre un loyer modéré et des services rendus à la personne. « Pour le propriétaire, louer une chambre est un moyen de compléter sa retraite tout en bénéficiant d’une présence et d’aide dans le quotidien, comme porter les courses ou accomplir des tâches ménagères, sans bien sûr que cela remplace une infirmière ou une aide soignante », juge Cédric Brochier, porte-parole d’Appartager.
Autre avantage, s’il loue une chambre dans son domicile, le propriétaire peut être exonéré d’impôt, à condition que le loyer de la chambre n’excède pas 184 euros par m² et par an en Ile-de-France et 135 euros dans les autres régions. Rappelons que la chambre doit être en bon état, mesurer plus de 9 m² et permettre un accès aisé aux sanitaires et à la cuisine. S’il s’agit de la location d’un appartement dans son ensemble, le propriétaire peut signer un bail avec chaque colocataire, mais, dans la plupart des cas, pour des raisons de simplicité, le propriétaire signe un seul bail comportant le nom de chaque colocataire. Dans ce cas, le bail type prévu par la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) de 2014 est obligatoire.
Intégrer dans le bail une clause de solidarité
Quel que soit le système choisi, il ne faut pas oublier d’intégrer dans le bail une clause de solidarité : si le loyer est de 1 000 euros, le propriétaire pourra demander la totalité de la somme à un des colocataires sans avoir à se retourner contre chacun d’entre eux. Les propriétaires bénéficient ainsi de garanties non négligeables et cela leur permet de louer de grands appartements qui ne trouveraient pas preneur. Par contre, pas question de faire payer plus cher : dans les zones tendues c’est-à-dire la plupart des grandes villes, la somme des loyers acquittés par chaque colocataire ne peut pas dépasser ce qui serait demandé à un locataire unique.

        Lire aussi :
         

                Fin de l’encadrement des loyers : qui perd, qui gagne ?



Si l’un des colocataires donne son congé, le bail continue avec les colocataires restants et le colocataire sortant reste solidaire des charges et du loyer pendant six mois au maximum ou bien jusqu’à ce qu’un colocataire le remplace. Par contre, si le propriétaire veut mettre fin au bail, il doit écrire en recommandé à chacun des colocataires, sinon le bail continue pour ceux d’entre eux qui n’ont pas reçu le courrier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les détenus pourront appeler les numéros que l’administration ou un juge auront autorisés.
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Prisons : le ministère de la justice va installer un téléphone dans chaque cellule

Les détenus pourront appeler les numéros que l’administration ou un juge auront autorisés.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 09h26
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
C’est une véritable révolution qui se prépare dans le monde carcéral. Le ministère de la justice a lancé un important appel d’offres afin d’installer des téléphones dans les cellules de l’ensemble des prisons françaises, hors quartiers disciplinaires. Plus de 50 000 cellules de 178 établissements pénitentiaires devraient ainsi être équipées progressivement au cours des prochaines années d’un appareil qui permettra aux détenus (condamnés ou prévenus) d’appeler les numéros que l’administration ou un juge auront autorisés.
L’expérience menée depuis juillet 2016 à la prison de Montmédy (Meuse) va ainsi être généralisée. Dans cet établissement, qui comptait, au 1er décembre 2017, 296 détenus (pour 343 places), ces derniers peuvent appeler à n’importe quelle heure du jour et de la nuit les membres de leur famille pour un coût inférieur de 20 % au tarif pratiqué par les cabines placées dans les coursives auxquelles ils n’ont accès qu’au compte-gouttes. En moyenne, ils peuvent composer quatre numéros dont les titulaires doivent être identifiés.
Dans les prisons surpeuplées, les détenus n’ont parfois même plus accès aux cabines, faute de temps et de surveillants pour les accompagner. Surtout, elles ne sont en principe accessibles que quelques heures par jour, et dans des plages horaires où les enfants sont à l’école et les conjoints au travail.
Les trafics de portables, un véritable fléau
Pour le ministère de la justice, il s’agit à la fois de favoriser le maintien des liens familiaux, considéré comme un facteur essentiel de réinsertion, et de désamorcer l’une des principales sources d’incidents en prison, à savoir les trafics de téléphones portables ; un véritable fléau devenu une routine. Ainsi, Jean-Baptiste K. traduit en commission de discipline à Fleury-Mérogis le 13 décembre 2017, s’était fait saisir un téléphone lors d’une fouille le 26 octobre… et s’en était déjà procuré un autre avant une autre fouille de sa cellule le 17 novembre.
Quelque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le système d’hébergement d’urgence semble aujourd’hui à bout de souffle et les actions concrètes sont dérisoires.
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Sans-abri : décalage grandissant entre les annonces du président et l’action du gouvernement

Le système d’hébergement d’urgence semble aujourd’hui à bout de souffle et les actions concrètes sont dérisoires.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 10h54
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Guy, 59 ans, mort dehors, le 27 décembre 2017, dans le 8e arrondissement de Paris ; Rodolphe, 53 ans, mort le 30 décembre, à La Rochelle ; Ernst, dit « Willy », 60 ans, mort à Paris 15e ; Bernard, 59 ans, mort à Marseille le 24 décembre… La liste, dressée par le collectif Les Morts de la rue, recense au moins 407 décès, rien qu’en 2017, plus de 500 en 2016. Ce sont seulement les cas signalés, le nombre réel étant, selon l’association, cinq à six fois plus élevé. Il s’agit le plus souvent d’hommes, âgés en moyenne de 49 ans, mais il y a aussi 10 % de femmes, et, cette année, un bébé âgé de 3 mois et un de 6 semaines.
Chacune de ces morts rappelle la défaillance du système d’hébergement d’urgence dont le modèle semble à bout de souffle face à l’accroissement de la demande et à de nouveaux publics, notamment des femmes et des enfants, voire des familles entières, pour la plupart des migrants. Dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Lille, trois ou quatre demandes sur cinq aboutissant au numéro d’urgence 115 n’obtiennent aucune réponse.
La volonté d’Emmanuel Macron, exprimée le 27 juillet 2017, à Orléans, laissait espérer un effort inédit de l’Etat : « D’ici à la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois. » Sans doute conscient d’avoir failli, le président de la République a redit, le 31 décembre au soir, lors de ses vœux aux Français : « Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux sans abri. Il y a encore beaucoup de situations que je n’accepte pas plus que vous. Comptez sur ma détermination entière », évitant toutefois de fixer une échéance.
Le gouvernement, visiblement débordé, a beaucoup communiqué sur le sujet depuis la mi-décembre, se disant « entièrement mobilisé, avec 13 000 places supplémentaires d’hébergement d’urgence comparé à 2016 », détaillaient Jacques Mézard, le ministre de la cohésion des territoires, et Julien Denormandie, son...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le nombre de véhicules incendiés et d’interpellations a fortement augmenté, et la nuit a été marquée par l’incident violent à Champigny-sur-Marne.
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Un réveillon « pacifié » malgré une « hausse sensible » des interpellations

Le nombre de véhicules incendiés et d’interpellations a fortement augmenté, et la nuit a été marquée par l’incident violent à Champigny-sur-Marne.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 22h28
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 01h51
   





                        


La Saint-Sylvestre se déroulait encore cette année dans un « contexte de menace terroriste toujours élevée », mais le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a assuré lundi 1er janvier que les festivités s’étaient « bien passées » en France. Toutefois, selon le ministère de l’intérieur, le nombre de véhicules incendiés et d’interpellations durant la nuit est en hausse par rapport à l’an dernier.
La nuit de dimanche a notamment été marquée par la violente agression dont ont été victimes deux policiers à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Le ministère de l’intérieur a comptabilisé huit policiers et trois militaires de l’opération « Sentinelle » blessés durant la nuit.
« Je regrette que des incidents comme ceux d’hier puissent se passer, mais dans l’ensemble les gens ont pu jouir de la nuit de la Saint-Sylvestre de manière pacifiée », a déclaré Gérard Collomb à la presse.

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                Deux policiers agressés la nuit du réveillon à Champigny-sur-Marne



1 031 voitures incendiées
Comme il est d’usage depuis que Manuel Valls a décidé de le publier à nouveau en 2013, le ministère a détaillé le nombre de véhicules incendiés, soit directement, soit par propagation. Il est passé de 935 l’année dernière à 1 031 cette année, soit une « légère hausse », précise le communiqué. « L’augmentation de cette année résulte principalement de la hausse constatée dans quelques départements », ajoute l’intérieur, sans plus de précisions.
Selon le décompte du ministère, 510 personnes ont été interpellées, soit une « augmentation sensible » par rapport aux 456 interpellations de 2016. Même constat pour le nombre de personnes placées en garde à vue, passé de 301 en 2016 à 349 en 2017.
Quelque 140 000 policiers, gendarmes, militaires, sapeurs-pompiers et personnels de secours avaient été mobilisés durant la nuit de la Saint-Sylvestre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Plusieurs vidéos sur Twitter montrent une gardienne de la paix au sol, rouée de coups. La violence de la scène a indigné jusqu’au sommet de l’Etat.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/01/2018
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Deux policiers agressés la nuit du réveillon à Champigny-sur-Marne

Plusieurs vidéos sur Twitter montrent une gardienne de la paix au sol, rouée de coups. La violence de la scène a indigné jusqu’au sommet de l’Etat.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h12
    |

            Soren Seelow








                        


Les circonstances exactes de l’agression restent encore confuses, mais les images diffusées sur les réseaux sociaux suffisent à comprendre l’émoi qu’elle a suscité. Plusieurs vidéos publiées sur Twitter montrent une jeune gardienne de la paix au sol, rouée de coups par un groupe de jeunes gens. La scène ne dure que quelques secondes, mais sa violence a provoqué l’indignation jusqu’au sommet de l’Etat.
Dimanche 31 décembre, une soirée privée se tient dans une salle de la rue Benoît-Frachon, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), quand un groupe de plusieurs dizaines de personnes tentent de se mêler aux festivités.
Refoulés par les participants, les intrus forcent alors le passage. La situation dégénère rapidement. Alertés, les policiers et les pompiers se rendent sur les lieux peu avant minuit. La tension monte alors d’un cran, les forces de l’ordre essuyant des tirs de projectiles, précise au Monde la préfecture de police de Paris.

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Fracture du nez et contusions
Pour une raison qui reste à éclaircir, deux fonctionnaires de Chennevières-sur-Marne, circonscription voisine de Champigny – un officier et une gardienne de la paix – se retrouvent isolés et sont pris à partie par plusieurs dizaines de personnes. L’officier souffre d’une fracture du nez et d’hématomes, sa collègue, rouée de coups de pieds et dont l’agression a été filmée, de nombreuses contusions. Les deux policiers se sont vu prescrire respectivement dix et sept jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Les forces de l’ordre ont alors « fait usage de tirs de grenades et de moyens de désencerclement », précise une source policière. Deux véhicules des pompiers et de la sécurité civile ont été dégradés durant les échauffourées.
Deux personnes, placées en garde à vue l’une pour jet de projectile et l’autre pour outrage et rébellion, ont été relâchées. L’enquête a été confiée au commissariat de Champigny-sur-Marne.
5 767 policiers blessés en 2016
En soutien à leurs collègues, plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés, mardi 2 janvier, à l’appel du syndicat Alliance. Pour obtenir des « sanctions exemplaires » et « une prise de conscience générale », SGP-FO a annoncé des rassemblements le 9 janvier devant tous les commissariats de France.
Sur BFM-TV, Yoann Maras, le responsable départemental du syndicat Alliance, s’est ému du « sentiment d’impunité » qui prévaudrait chez les agresseurs des forces de l’ordre. La vidéo « est diffusée comme un trophée sur les réseaux sociaux, et vous avez beaucoup de jeunes, autour de cette jeune policière qui est en train de se faire lyncher, qui sont en train de rigoler », a-t-il dénoncé. Le syndicat demande notamment le « retour des peines planchers » – abrogées en 2014 – pour les agresseurs de policiers.
De son côté, Alternative Police-CFDT a dénoncé dans un communiqué les circonstances dans lesquelles les deux policiers blessés le 31 décembre ont pu se retrouver isolés au milieu d’un groupe d’agresseurs : « Les patrouilles, qui plus est de nuit, doivent se faire en nombre suffisant et non à deux, comme cela a été le cas à Champigny-sur-Marne. »
En octobre 2016, la violente agression de deux policiers, grièvement blessés par des cocktails Molotov dans leur voiture à Viry-Châtillon (Essonne), avait déclenché un mouvement de fronde inédit au sein des forces de l’ordre. Bravant leur devoir de réserve, les policiers avaient défilé durant plusieurs semaines pour exprimer leur « malaise » face à la « haine anti-flics », et dénoncer le manque de moyens.
Selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 5 767 policiers ont été blessés « en mission » au cours de l’année 2016, un chiffre en augmentation, notamment concernant les victimes d’agression par arme.
« Actes inqualifiables »
La brutalité de cette agression a déclenché des réactions politiques en chaîne. Du côté des élus locaux, le député (Les Républicains) du Val-de-Marne Gilles Carrez a déploré mardi que les effectifs policiers ne soient « pas toujours au rendez-vous ». « Cet acte odieux (…) traduit une certaine forme de faillite morale de notre société », a, pour sa part, déploré le maire de Chennevières-sur-Marne, Jean-Pierre Barnaud, dans un communiqué.
L’un des premiers responsables nationaux à réagir, Eric Ciotti, secrétaire général adjoint du parti Les Républicains (LR), s’est adressé vivement, lundi, au ministre de l’intérieur sur Twitter : « Le lynchage d’une policière à Champigny est inqualifiable. Les images sont insoutenables. (…) Va-t-on entendre Gérard Collomb dénoncer cette agression immonde ? »
Le ministre de l’intérieur, qui venait alors de rencontrer les deux policiers blessés, a de fait « dénoncé » l’agression, lui aussi sur Twitter, assurant que tout était « mis en œuvre pour que les lâches auteurs de ces actes inqualifiables soient appréhendés et condamnés ». Mardi matin, le ministre de l’intérieur a ajouté sur Europe 1 que la « société de la violence ne saurait continuer à exister » en France, appelant à briser « une mécanique infernale » à l’œuvre dans certains quartiers.

#Champigny : je viens de m’entretenir avec les fonctionnaires de Police agressés. 
— gerardcollomb (@Gérard Collomb)


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Dans un communiqué, le Front national (FN) a quant à lui dénoncé « une insécurité confinant parfois à la guérilla urbaine » et a demandé au ministre de l’intérieur d’instaurer une « présomption de légitime défense pour l’ensemble des forces de l’ordre ». Le président de la République, Emmanuel Macron, a pour sa part assuré sur son compte Twitter que « les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir une nuit de 31 décembre seront retrouvés et punis ».

Les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir une nuit de 31 décembre seront retrou… https://t.co/EQzqbZ2uZV— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Un policier molesté à Aulnay-sous-Bois lors du contrôle d’un scooter volé
Deux policiers ont été pris à partie, et l’un d’entre eux a été frappé, lundi 1er janvier, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), alors qu’ils voulaient contrôler un scooter volé, a-t-on appris de sources policières. Les fonctionnaires ont été pris à partie par plusieurs personnes, peu avant 18 heures, dans la cité des 3 000, a indiqué l’une de ces sources, confirmant une information du Parisien.
Le fonctionnaire frappé souffre de contusions à la tête et d’une entorse au poignet. Il s’est vu délivrer huit jours d’incapacité totale de travail (ITT). L’autre fonctionnaire a tiré en l’air avec son arme de service à deux reprises pour « calmer la situation », a précisé l’une de ces sources. Au moins deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.
Deux policiers ont été roués de coups dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le pape a également souhaité une « bonne année de paix » à tous, rappelant que ce premier jour de l’année était aussi l’occasion de fêter la Journée mondiale de la paix.
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Pour 2018, le pape François veut un « avenir de paix » pour les migrants

Le pape a également souhaité une « bonne année de paix » à tous, rappelant que ce premier jour de l’année était aussi l’occasion de fêter la Journée mondiale de la paix.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 17h20
   





                        



   


Le pape François a fait de la défense des migrants l’un des thèmes principaux de sa papauté. Sa première bénédiction de l’Angelus, lundi 1er janvier, a ainsi été une nouvelle occasion pour le souverain pontife d’appeler les fidèles catholiques à prier pour un avenir de paix en 2018, notamment pour les migrants et réfugiés.
Le pape a également souhaité une « bonne année de paix » à tous, rappelant que ce premier jour de l’année était aussi l’occasion de fêter la Journée mondiale de la paix, célébrée chaque 1er janvier par le Vatican.
Devant 40 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre à Rome, le chef de l’Eglise catholique a ainsi souligné que les migrants et les réfugiés cherchaient avant tout un endroit pour vivre à l’écart des guerres ou de la misère.
« Beaucoup d’entre eux sont disposés à risquer leur vie au long d’un voyage qui, dans la plupart des cas, est aussi long que périlleux ; ils sont disposés à subir la fatigue et les souffrances, à affronter des clôtures de barbelés et des murs dressés pour les tenir loin de leur destination », a-t-il dit.

        Lire aussi :
         

                Le plaidoyer du pape François pour l’intégration des réfugiés et des migrants



« Avenir de paix »
Jorge Bergoglio a rappelé qu’il était important que tous s’engagent à leur assurer un avenir de paix « qui est un droit pour tous ». « N’éteignons pas l’espoir dans leurs cœurs, n’étouffons pas leurs attentes de paix », a lancé le pape argentin aux milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre.
Dans un message pour la Journée mondiale de la paix diffusé en novembre, il avait dénoncé « ceux qui fomentent la peur des migrants, parfois à des fins politiques, au lieu de construire la paix ».
« Tous les éléments dont dispose la communauté internationale indiquent que les migrations globales continueront à caractériser notre avenir. Certains les considèrent comme une menace. Moi, au contraire, je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance, comme une occasion de construire un avenir de paix », avait-il ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Immigration, égalité femmes-hommes, chômage… Le blog de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, Lui Président, fait le point sur les chantiers qui attendent le chef de l’Etat.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. En France, plusieurs start-up se positionnent sur le marché, potentiellement très important, du droit civil et commercial.
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édition abonné


Des « juges virtuels » pour désengorger les tribunaux

AU CŒUR DE L’IA. En France, plusieurs start-up se positionnent sur le marché, potentiellement très important, du droit civil et commercial.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 13h00
    |

            Yves Eudes








                        



                                


                            

Depuis quelques mois, les juristes français peuvent se faire aider par des moteurs d’intelligence artificielle (IA) accessibles par Internet. Il leur suffit de s’abonner à un service payant, proposé par l’une des start-up qui tentent de s’installer sur ce marché. Les premiers clients sont des cabinets d’avocats, des directions ­juridiques de grandes entreprises et des compagnies d’assurances.
L’un des services les plus innovants est proposé par la société Case Law Analytics, fondée par deux Nantais : Jérôme Dupré, un avocat qui fut juriste d’entreprise puis magistrat, et Jacques Lévy Véhel, ex-chercheur à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). Leur société se positionne sur le marché du droit civil et commercial : licenciements injustifiés, divorces compliqués, ruptures soudaines de relations commerciales… Elle propose à ses clients de soumettre leur affaire à un « juge virtuel », c’est-à-dire un moteur d’IA capable de fournir des simulations de décisions judiciaires.
« Justice prédictive »
Le client doit d’abord répondre à un questionnaire en ligne – par exemple, pour un divorce : durée du mariage, âge des époux, lieu de résidence, revenus et patrimoine, état de santé, enfants… En une seconde, Case Law Analytics produit une série de probabilités sur le montant de la prestation complémentaire.
Plus précisément, le système fait travailler en parallèle 100 « juges virtuels », qui ­proposeront chacun une décision indépendante. Le client apprendra par exemple que 25 « juges » lui octroient 10 000 euros, 22 autres 12 000 euros, qu’un juge ne lui ­accorde rien, un autre 24 000 euros, et qu’au total, 90 % d’entre eux lui octroient moins de 15 000 euros. Grâce à ces informations, il sera incité à accepter une proposition à l’amiable inférieure à 15 000 euros, ce qui évitera une procédure judiciaire longue, coûteuse et incertaine.
Jacques Lévy Véhel insiste sur le fait que ses « juges virtuels »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’homme sortait d’un bar du 15e arrondissement pour rejoindre son véhicule lorsque plusieurs personnes lui ont tiré dessus.
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Marseille : un homme tué à la kalachnikov la nuit de la Saint-Sylvestre

L’homme sortait d’un bar du 15e arrondissement pour rejoindre son véhicule lorsque plusieurs personnes lui ont tiré dessus.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 03h08
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 07h48
   





                        


Un homme de 29 ans, connu des services de police, a été tué à la kalachnikov, dix minutes avant le Nouvel An, dans la nuit de dimanche 31 décembre à lundi 1er janvier, à Marseille. Le procureur de la République a confirmé cette information publiée par le quotidien La Provence.
L’homme sortait d’un bar du 15e arrondissement pour rejoindre son véhicule lorsque plusieurs personnes lui ont tiré dessus. Vingt-neuf douilles ont été retrouvées sur place. La victime avait des antécédents judiciaires mais pas liés au trafic de stupéfiants, a précisé le procureur, Xavier Tarabeux.

        Lire aussi :
         

                A Marseille, l’appareil judiciaire débordé par les affaires de narcotrafic et de grande criminalité



Selon La Provence, s’il était confirmé qu’il s’agissait d’un règlement de comptes – la piste n’est pas forcément privilégiée par les enquêteurs – il s’agirait du treizième de l’année dans les Bouches-du-Rhône, et du neuvième à Marseille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Outre les traditionnelles augmentations, l’année qui débute est marquée par des relèvements dus à l’entrée en vigueur de réformes votées en  2017.
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Transports, assurances, timbres… les hausses du 1er  janvier  2018

Outre les traditionnelles augmentations, l’année qui débute est marquée par des relèvements dus à l’entrée en vigueur de réformes votées en  2017.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 20h00
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h56
    |

                            Service économie








                        



   


Le 1er janvier 2018 sera marqué par des hausses de tarifs ou de cotisations et l’entrée en vigueur de réformes décidées au cours de 2017.

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Transports Les amendes (17 euros dans toute la France) pour défaut de stationnement sont remplacées par un « forfait de post-stationnement ». Son montant variera d’une commune à l’autre. A Paris, par exemple, il est fixé à 50 euros dans les arrondissements de 1 à 11 et à 35 euros dans les arrondissements de 12 à 20.En Ile-de-France, le passe Navigo n’augmente pas. Un « Navigo Jour » est créé pour se déplacer de façon illimitée sur une journée et sur de courts trajets. Son prix sera par exemple de 7,50 euros pour deux zones et de 10 euros pour trois zones.  Energie Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 6,9 %. Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par un chèque énergie de 150 euros en moyenne, versé au printemps.Les prix des carburants à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence, dans le cadre de l’alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici à 2021.   Automobile Le gouvernement offre une « prime à la conversion » de 1 000 euros à 2 000 euros à ceux qui vendent leur voiture (d’avant 1997 pour les modèles essence, 2001 pour les diesel ou 2006 pour les ménages non imposables) pour en acheter une récente. Elle atteindra 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique.  Tarifs postaux Les prix vont grimper de 4,7 % en moyenne. Le timbre rouge passe de 0,85 à 0,95 euro, le vert de 0,73 à 0,80 euro. Les tarifs des colis augmentent en moyenne de 1,5 % pour les envois des particuliers.  Assurances Le cabinet de conseil Fact & Figures estime que la hausse moyenne sera comprise entre 2 % et 3 % pour l’automobile et entre 1 % et 2 % pour l’habitation. Les complémentaires santé devraient aussi relever leurs tarifs.  Frais bancaires Selon le comparateur Panorabanques, la dépense moyenne des Français sera de 194,30 euros par an, soit 0,25 % de plus qu’en 2017. Si les frais les plus courants (tenue de compte, cartes bancaires, packages) progressent peu, les frais de transfert vers un établissement concurrent des plans épargne logement (PEL) et des plans d’épargne en actions (PEA) augmenteront respectivement de 9 % et 10 %.  Smic, santé, social Un salarié au smic touchera 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires en octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie.Les salariés profiteront de la suppression de cotisations chômage et maladie (– 3,15 %). Une compensation est prévue pour les 5 millions de fonctionnaires. Mais la CSG augmentera de 1,7 point pour l’ensemble des Français.Onze vaccins (trois actuellement) sont obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier. S’ajoutent coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C. Les enfants devront être à jour pour être admis en crèche ou à l’école.Le forfait hospitalier augmente de 2 euros pour passer à 20 euros par jour.Le jour de carence en cas d’arrêt maladie est rétabli pour les fonctionnaires.  Fiscalité du patrimoine Un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est créé sur les revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du PEA, des contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et gardés plus de huit ans. Les PEL ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.  Tabac Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d’ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars.  Journaux Plusieurs titres augmentent leur prix de 10 centimes : Le Monde, Le Figaro, Les Echos (20 centimes le week-end). En semaine, Le Parisien passe à 1,50 euro (+ 20 centimes) et Le Parisien/Aujourd’hui en France à 1,20 euro (+ 10 centimes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le grand rassemblement annuel, le Chaos Communication Congress, a été émaillé d’accusations de violence et de harcèlement.
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Les hackeurs rattrapés par la question des violences sexuelles

Le grand rassemblement annuel, le Chaos Communication Congress, a été émaillé d’accusations de violence et de harcèlement.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 14h43
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 15h34
    |

            Martin Untersinger (Leipzig (Allemagne), envoyé spécial)








                        



   


« J’ai lu des choses qui m’ont perturbée et déçue. » Après une heure d’un érudit exposé de la censure et de la surveillance à l’œuvre sur l’Internet iranien, la chercheuse Mahsa Alimardani change abruptement de sujet. Sur l’écran d’une salle du 34e Chaos Communication Congress (34C3) vient d’apparaître l’héroïne du film iranien A Girl Walks Home Alone At Night, une femme vampire s’attaquant aux hommes dangereux. Tout sauf un hasard : Mme Alimardani s’apprête à évoquer publiquement ce qui agite les coulisses du 34C3 depuis plusieurs jours.
Des participants à cette grand-messe de la contre-culture numérique qui s’est déroulée sur quatre jours à Leipzig fin décembre ont en effet accusé sur les réseaux sociaux ses organisateurs d’avoir autorisé la participation d’individus accusés d’agressions, dans certains cas sexuelles ; et plus généralement de ne pas avoir suffisamment fait pour lutter contre ce type de comportement. Comme tant d’autres pans de la société dans le monde entier, le milieu hackeur est confronté à la vague de dénonciation et de prise de conscience des problématiques de violences à l’encontre des femmes. Et son principal rassemblement, le Chaos Communication Congress, n’a pas fait pas exception.
De nombreux témoignages
Dans une série de messages postés sur Twitter, et abondamment relayés par de nombreux membres de la communauté hackeur, un participant au congrès, Thomas Covenant, est le premier, à la veille du début du 34C3, à en accuser les organisateurs.
« Le type qui m’a violemment agressé l’année dernière a été autorisé à venir cette année. (…) J’ai appelé la police, je suis allé aux urgences (…), j’ai porté plainte. Le CCC l’a quand même admis parce qu’“on ne sait pas vraiment ce qu’il s’est passé”, même après que je leur ai fourni des documents officiels. »

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Dans un long billet de blog, la développeuse de Tor Isis Lovecruft lui emboîte le pas et détaille ses accusations, visant notamment un participant accusé de viol qui doit donner deux conférences dans le cadre du congrès. Sur Twitter, elle affirme que ces organisateurs ont « protégé des violeurs et des harceleurs, facilité leurs actes [et] fait taire les discussions visant au progrès, à la sécurité et à l’inclusivité. Les violeurs sont présents et bienvenus au 34C3 ».
En plein congrès, une des personnes ayant accusé de viol, en 2016, l’activiste Jacob Appelbaum, une des figures du milieu hackeur, poste à son tour un billet de blog, cette fois sous sa véritable identité. Chelsea Komlo écrit :
« Aujourd’hui, l’environnement qui a rendu mon viol possible il y a deux ans n’a pas changé et prospère. Jusqu’ici, le CCC et d’autres organisations ont abrité délibérément des agresseurs. (…) Dans le passé, le CCC a refusé de voir les abus et a même mis sur la touche ceux qui ont dénoncé la situation. En procédant de la sorte, le CCC refuse activement de protéger sa communauté. »
Mise en cause des organisateurs du CCC
Publiquement – sur les réseaux sociaux – et en privé – dans les travées du congrès –, de nombreux participants ou membres proches de cette communauté ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme un attentisme intolérable des organisateurs vis-à-vis des comportements problématiques. Des bénévoles ont même cessé leur contribution à la suite des accusations formulées sur les réseaux sociaux. C’est le cas de l’équipe chargée de la cartographie du congrès. « Au vu des nouvelles récentes concernant la manière dont le 34C3 a traité des victimes d’abus et accueilli le responsable, ainsi que le fait que certains agresseurs aient le droit à la scène, nous ne pouvons pas continuer notre travail », a écrit sur Twitter la petite équipe.
« Ce n’est pas correct que certains ne se sentent pas en sécurité. J’en ai personnellement fait l’expérience. J’espère que, dans le futur, nous ferons mieux », a lancé Mme Alimardani sous les applaudissements et les vivats de la salle. « C’est assez. (…) Il est temps qu’une nouvelle génération prenne les choses en main », a par exemple jugé Jilian C. York, une des cadres de l’ONG américaine Electronic Frontier Foundation, une organisation incontournable de ce milieu.
Même si une discussion informelle a fait son apparition, tardivement, au programme du congrès, beaucoup ont remarqué l’absence de rendez-vous consacré aux questions de harcèlement, alors que le monde entier est agité par les remous de #Metoo et que ces derniers mois le milieu hackeur a été confronté à des cas de harcèlement, voire de viol. L’année dernière, Jacob Applebaum, figure du milieu, a été accusé par plusieurs personnes de viol et d’agression sexuelle. Il avait été forcé à la démission du projet Tor – l’équipe qui développe le logiciel d’anonymat anticensure, une référence du secteur –, dont il était un contributeur majeur. Plus récemment, Morgan Marquis-Boire, autre personnalité très en vue, avait fait l’objet d’accusations graves, lesquelles avaient entraîné son départ de plusieurs projets et organisations dans lesquelles il était impliqué. Ce n’est pas non plus la première fois que le congrès lui-même est confronté à ces problèmes : en 2012, il a été le théâtre de plusieurs incidents sexistes documentés.
Sollicité par Le Monde, un porte-parole du Chaos Computer Club ne souhaite pas évoquer les détails des accusations, par respect pour la vie privée des victimes comme des accusés. Il préfère pointer vers les nombreux mécanismes mis en place au sein du congrès pour parer à toute forme de violence, notamment l’Awareness Team chargée de régler tout problème entre participants, y compris « en cas d’intimidation, de harcèlement sexuel ou de toute forme de discrimination ».
Evolution du milieu hackeur sur la question du sexisme
Sous bien des aspects et depuis des années, le congrès et, plus largement, la communauté des hackeurs tentent de prendre en compte les problématiques de sexisme et de discrimination. Plusieurs participants – en privé et plus rarement en public – ont ainsi tenu à rappeler que ces deux cercles étaient plus bienveillants à leur endroit que le reste de la société, sans compter que le congrès, une occasion quasi unique pour ces activistes éparpillés dans le monde entier de se réunir, leur était très précieux. Les reproches visaient ainsi moins la communauté dans son ensemble que les organisateurs de la conférence, jugés incapables d’en écarter les membres dangereux. Ainsi Thomas Covenant de saluer « les nombreux groupes qui m’ont été ouverts, des compagnons geeks vérifiant si j’allais bien, plusieurs groupes Signal [une application de discussion sécurisée] qui se sont mis en place si j’avais besoin d’aide » ou encore « les gens que je connaissais m’ont promis de m’avertir si le type qui m’a attaqué était vu à proximité ».
Par ailleurs, les hackeurs, particulièrement ceux qui se rendent au congrès, se sont toujours perçus comme une avant-garde éclairée, d’un point de vue technologique aussi bien que social. Cet idéal, la prise de conscience mondiale au sujet du harcèlement mais aussi la féminisation récente de cette communauté, rend la violence sexuelle dans ce milieu encore plus intolérable pour un nombre croissant de ses membres. D’autres, de plus en plus minoritaires, ont peut-être du mal à concevoir que leur groupe, qu’ils perçoivent en lutte contre les structures de pouvoir traditionnelles, puisse souffrir des mêmes travers sexistes que le reste de la société.
Au-delà du cas du 34C3, certains observateurs voient le milieu hackeur évoluer dans le bon sens. Ainsi la journaliste américaine Sarah Jeong, qui a longuement enquêté sur ces questions, voyait dans la rapidité avec laquelle Morgan Marquis-Boire avait été écarté de cette communauté à la suite des accusations le visant « le signe le plus prometteur que le moment post-Weinstein n’est pas juste un moment ». Autrement dit, si les hackeurs, dont la culture « valorise l’outrepassement non consenti des limites », ont réussi à identifier et écarter de leurs rangs une personnalité toxique, tous les pans de la société seront, à terme, capables de le faire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Députée européenne, vice-présidente de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale, Eva Joly, ancienne juge d’instruction, se confie sur son parcours pour La Matinale du « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     


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Eva Joly : « La colère me donne de l’énergie »

Députée européenne, vice-présidente de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale, Eva Joly, ancienne juge d’instruction, se confie sur son parcours pour La Matinale du « Monde ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h34
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 11h18
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            

Je ne serais pas arrivée là si…
… si je n’avais pas vu dans le métro, en 1980, une affiche qui disait : « Devenez magistrat, un métier dynamique ». C’était une publicité pour un concours exceptionnel, destiné aux plus de 35 ans. J’en avais 37, une fille âgée de 10 ans, un fils de 5 ans, j’étais juriste à l’hôpital psychiatrique d’Etampes, où je faisais des journées harassantes, mon mari, médecin généraliste, travaillait lui aussi beaucoup, nous étions en train de refaire notre maison, je n’avais jamais une minute pour moi… Je me suis dit : « Je n’ai rien à perdre. Je vais prendre quelques jours pour préparer ce concours, et après les épreuves, j’aurai le reste de la journée pour faire du shopping ! » 
Et vous avez réussi le concours…
Je n’aurais eu aucune chance s’il y avait eu une épreuve de culture générale, terriblement difficile lorsque vous êtes étrangère. J’ai grandi en Norvège, je suis venue en France à 20 ans, je n’avais pas le formatage des bêtes à concours françaises, qui sont éduquées pour cela depuis la maternelle. Or, ce concours extérieur ne comportait que des épreuves techniques. Le jour du résultat des épreuves écrites, j’étais à la Foire de Paris avec mon mari – nous étions mordus de camping-cars, nous allions les voir chaque année.
Je téléphone, j’apprends que j’ai réussi l’écrit – ce qui était pour moi le plus dur –, et je dis à Pascal : « Ma vie va changer. » Je ne savais pas à quel point ce serait vrai ! Je suis arrivée en 1981 au tribunal de grande instance d’Orléans, à 90 km de mon domicile. Entre notre maison dans l’Essonne et mon lieu de travail, j’ai dû faire environ 150 000 km en deux ou trois ans.
Comment vivez-vous ces premières années au cœur de la magistrature ?
D’abord, c’est un choc. A l’hôpital où j’avais travaillé pendant les années 1970, tout le monde était très progressiste....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Vaccins obligatoires, hausses des prix des carburants, du gaz et du tabac, revalorisation du smic… Découvrez les nombreux changements du quotidien à partir de janvier.
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2018 : ce qui va changer pour les Français à partir du 1er janvier

Vaccins obligatoires, hausses des prix des carburants, du gaz et du tabac, revalorisation du smic… Découvrez les nombreux changements du quotidien à partir de janvier.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h34
   





                        


Le début d’année signe l’entrée en vigueur de nombre de mesures votées ou décidées dans les derniers mois de l’année 2017, dont certaines auront un impact immédiat sur la vie quotidienne. Retrouvez ci-dessous la liste de tout ce qui changera, souvent dès le 1er janvier 2018 :
Onze vaccins obligatoires Un paquet de cigarette plus cher Hausse de 2 euros de la participation du patient pour un séjour à l’hôpital Droits aux soins funéraires pour les malades du VIHLe tarif du stationnement en ville aux mains des mairiesHausse des prix de l’essence et du dieselPrime à la conversion automobileNouveaux Vélib’dans les rues de ParisHausse des prix des timbresRevalorisation du smic Hausse de la CSG, baisse des cotisations salarialesRestauration du jour de carence dans la fonction publiqueGénéralisation du bulletin de paie simplifiéL’ISF devient impôt sur la fortune immobilière (IFI)Un prélèvement de 30 % sur l’épargneDébut de l’exonération de la taxe d’habitationFin progressive du RSI pour les indépendantsHausse du prix du gazEntrée en vigueur du chèque énergie
Santé et sécurité sociale
Onze vaccins obligatoires pour les nouveau-nés 
Onze vaccins, contre trois, deviennent obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, s’ajoutent désormais ceux contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons et la rubéole (le ROR), l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, contre le pneumocoque et le méningocoque C.
Ces vaccins seront indispensables pour l’accès en collectivité (crèche, école…). Les antivaccins, eux, dénoncent la mesure prise par le gouvernement. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins.

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                L’Assemblée nationale vote le passage de trois à onze vaccins obligatoires



Hausse du prix du tabac
Pour réduire la consommation de tabac, le gouvernement a prévu des augmentations successives pour atteindre, d’ici à novembre 2020, un prix de 10 euros le paquet de vingt cigarettes. La prochaine hausse, de 1,10 euro par paquet, est prévue pour mars 2018.
En attendant, le prix de certains paquets de cigarettes baissera de 20 centimes le 2 janvier, à la suite d’ajustements des prix de la part des fabricants.

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                L’effet pervers du paquet de tabac à 10 euros



Hausse du forfait hospitalier
Le gouvernement a choisi d’inscrire dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale l’augmentation de deux euros du montant du forfait hospitalier, inchangé depuis 2010, une hausse qui présente l’avantage d’être – en apparence – indolore pour la plupart des Français, car pris en charge par leur complémentaire santé.
A partir du 1er janvier, la participation du patient à son séjour à l’hôpital passera donc de 18 euros à 20 euros par jour en hôpital ou en clinique et de 13,50 euros à 15 euros par jour dans le service psychiatrique d’un établissement de santé. Soit près de 200 millions d’euros supplémentaires qui iront directement dans les caisses des hôpitaux.

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          L’augmentation du forfait hospitalier de 2 euros en 2018 est déjà contestée



Droit aux soins funéraires pour les malades du VIH
Alors qu’ils en sont exclus depuis trente-deux ans, les malades atteints par le VIH – et par les virus des hépatites – pourront bénéficier de soins funéraires, ces maladies ayant été retirées, en juillet 2017, de la liste des « maladies transmissibles pour lesquelles les soins funéraires sont interdits ». Le refus de pratiquer les mesures de thanatopraxie assurant la conservation du corps par des injections de produits aboutissait à des situations telles que l’impossibilité pour les proches de voir le défunt dans de bonnes conditions.

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                Levée de l’interdiction des soins funéraires pour les personnes séropositives



Transports, énergie et communication
Réforme du stationnement en ville
Les villes vont pouvoir fixer le tarif du stationnement des automobiles ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. A Paris, par exemple, seul un automobiliste sur dix s’en acquitte, représentant un manque à gagner de plus de 200 millions d’euros pour la municipalité.

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          Stationnement : la fin des amendes amères



Augmentation des prix à la pompe
Les prix des carburants vont augmenter de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici 2021. Aujourd’hui, les taxes sur le carburant représentent plus de 60 % du prix du diesel. Avec une hausse de 10 %, la baisse du prix du pétrole en 2017 devrait être complètement annihilée.

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Prime à la conversion automobile
Le gouvernement offre 1 000 euros aux automobilistes (2 000 euros pour ceux non imposables) vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter un véhicule neuf ou une occasion récente, et jusqu’à 2 500 euros pour l’achat d’un modèle électrique, soit une baisse par rapport à la prime actuelle de 4 000 euros. Une prime à laquelle s’ajoute l’aide de 6 000 euros octroyée pour l’achat d’un véhicule électrique qui est, elle, reconduite. Objectif de cette « prime à la conversion » : sortir 100 000 véhicules polluants du parc automobile en 2018.

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          La nouvelle prime à la casse satisfait le secteur automobile



De nouveaux Vélib’dans les rues de Paris, mais avec un peu de retard
Lancé en 2007, le système de vélos en libre-service de Paris sera géré, à partir de janvier, par Smovengo et non plus JC Decaux. L’offre sera élargie à soixante communes de la région en 2018. Mais cette nouvelle mouture du Vélib’ne sera pas pleinement opérationnelle à la fin mars, du fait d’un retard pris dans le déploiement du dispositif : seule « une centaine de stations [seront] opérationnelles début 2018 », contre 300 prévues initialement. Plus légers, plus solides, connectés, ces nouveaux Vélib’, dont 30 % seront dotés d’une assistance électrique, pourront être garés dans une station même lorsque celle-ci est déjà pleine.
Autre nouveauté au 1er janvier, la hausse du prix des abonnements : l’abonnement classique passera de 29 euros à 37,20 euros par an. Il en coûtera 99,60 euros par an pour un vélo électrique. Toutefois, compte tenu des retards dans le déploiement, les abonnés actuels « bénéficieront d’un crédit de trois heures offertes, pour tester sans surcoût les nouveaux Vélib’électriques ou prolonger leur usage des vélos mécaniques » et les nouveaux souscripteurs bénéficieront de 50 % de réduction sur leur abonnement mensuel en janvier, février et mars.

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                Vélib’: les tarifs augmentent à partir du 1er janvier 2018



Hausse des prix des timbres
Les prix des services postaux vont augmenter de 4,7 % en moyenne en 2018. La lettre prioritaire à timbre rouge passera au 1er janvier de 0,85 à 0,95 euro (+ 11,7 %), approchant le seuil symbolique de 1 euro. A la fin de 2014, le timbre rouge valait encore 0,66 euro.
La hausse du timbre vert, qui correspond à une expédition en 48 heures et représente 60 % des envois ordinaires, est à peine moins forte : son prix qui passera de 0,73 à 0,80 euro (+ 9,5 %). Pour les envois de colis pour les particuliers, les tarifs progresseront de 1,5 %. Soit 4,95 euros pour un Colissimo France de moins de 250 g. Le coût d’une lettre recommandée augmentera de 2 %.

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          L’Etat invite La Poste à faire mieux avec moins



Salaires, épargne et impôts
Revalorisation du smic 
Un salarié payé au smic touchera 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires à partir d’octobre, grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Le smic passera de 9,76 euros à 9,88 euros brut de l’heure (7,83 euros net), soit 1 498,47 euros brut par mois (1 188 euros net). Le gouvernement s’est contenté d’appliquer la formule de revalorisation automatique du smic, sans appliquer de « coup de pouce », alors que des économistes lui recommandaient d’abandonner le système d’indexation du salaire minimum.

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                Augmentation du smic de 1,24 % le 1er janvier



Hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales
La contribution sociale généralisée (CSG) augmentera de 1,7 point. Cette hausse concerne tous les salaires, mais aussi les revenus du patrimoine ou encore les produits de placements. Les allocations-chômage, les indemnités journalières de la Sécurité sociale ou encore les retraites bénéficiant d’un taux réduit de CSG sont en revanche épargnées.
En parallèle, les cotisations salariales maladie et chômage prélevées sur les salaires sont supprimées. La cotisation maladie (0,75 %) est supprimée dès janvier, alors que la cotisation chômage sera abaissée en deux temps (1,45 point en janvier, 0,95 point en octobre). Les salariés, à l’exception des fonctionnaires, devraient ainsi gagner en pouvoir d’achat dès le mois de janvier.
Restauration du jour de carence pour les fonctionnaires 
A partir du 1er janvier, l’arrêt maladie des fonctionnaires ne sera rémunéré qu’à partir du deuxième jour. Cette disposition, mise en place par Nicolas Sarkozy en 2012, avait été supprimée en 2014 par François Hollande. L’objectif du gouvernement est de « lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d’euros par an ». En comparaison, trois jours de carence sont imposés dans le privé, mais l’employeur compense souvent la perte de rémunération.

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Généralisation du bulletin de paie simplifié
Testé en 2016 dans une dizaine d’« entreprises-pilotes », appliqué ensuite aux sociétés d’au moins 300 personnes, depuis janvier 2017, le toilettage du bulletin de salaire se généralise à tous les employeurs au début de 2018. L’objectif de cette réforme était double : rendre plus compréhensible la fiche de paie, qui « bat des records de complexité » par rapport à d’autres pays européens, et en faire un « instrument de pédagogie » sur le système de protection sociale.

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L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) devient impôt sur la fortune immobilière (IFI)
L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est supprimé et transformé en un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Avec ce nouvel impôt, les valeurs mobilières, comme les actions, ne sont plus assujetties à l’impôt sur la fortune. Le gouvernement espère ainsi développer l’investissement dans l’activité économique. Cette mesure phare du programme de campagne du candidat Macron lui vaut l’étiquette de « président des riches ». Pour tenter de calmer les esprits sur ce sujet hautement inflammable, le gouvernement a accepté des amendements de la majorité pour taxer les signes extérieurs de richesse (bateaux de plaisance, voitures de sport, métaux précieux).

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Une « flat tax » de 30 % sur l’épargne
Mesure parmi les plus controversées du budget 2018, l’introduction d’une « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital a été adoptée par les députés le 11 octobre, au terme de vifs débats entre la majorité et la gauche ainsi qu’une partie de la droite.
Un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est donc mis en place sur l’ensemble des revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du plan épargne en actions (PEA) et des contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et gardés plus de huit ans. Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.

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Début de la suppression de la taxe d’habitation
Le changement ne sera réellement palpable qu’à la fin de l’année 2018, au moment de payer la taxe d’habitation, mais environ 85 % des ménages (les 15 % restants ne payant déjà pas de taxe d’habitation) verront cet impôt diminuer d’un tiers en 2018. Il sera encore réduit en 2019. Emmanuel Macron a confirmé, samedi 30 décembre, lors de la signature des trois dernières lois votées au Parlement, dont celle du budget 2018, vouloir supprimer la taxe d’habitation pour l’ensemble des ménages en 2020.
Pour bénéficier de cette baisse, un célibataire ne doit pas dépasser le plafond de 27 000 euros de revenu fiscal de référence ; 43 000 euros pour un couple sans enfant ; 54 000 euros pour un couple avec enfants.

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Fin progressive du RSI pour les indépendants
Les indépendants verront leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (– 2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité). Pour les 6,5 millions d’assurés (commerçants, artisans, professions libérales, micro-entrepreneurs, actifs comme retraités, et leurs familles) rien ne change ou presque le 1er janvier. Les règles de calcul des cotisations et prestations sont maintenues. Une « période transitoire » de deux ans est prévue pour intégrer les indépendants au régime général.
La réforme vise à améliorer le service rendu aux indépendants qui ont « perdu confiance » dans le RSI, handicapé par de nombreux dysfonctionnements depuis une réforme datant de 2008.

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Logement
Hausse du prix du gaz
Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie augmenteront en moyenne de 6,9 % au 1er janvier, du fait notamment de la hausse d’une taxe, selon une délibération de la Commission de régulation de l’énergie. Hors taxes, les tarifs augmenteront en moyenne de 2,3 % au 1er janvier, reflétant la hausse des prix du gaz sur les marchés de gros.
Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.).
Chèque énergie pour les plus démunis
Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par le « chèque énergie ». Il devrait aider 4 millions de ménages en situation de précarité à payer leurs factures. D’un montant de 150 euros en moyenne en 2018, il sera versé au printemps.

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          « Gare à la malinformation à propos du chèque énergie ! »



En septembre, le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, avait précisé que ce chèque concernait les ménages avec des revenus annuels de moins de 7 500 euros pour une personne seule et de 16 100 euros pour un couple avec deux enfants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La promotion du 1er janvier 2018 compte 336 personnes, à « parité exacte hommes-femmes », critère imposé déjà depuis plusieurs années.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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Légion d’honneur : Véronique Colucci et Tomi Ungerer distingués

La promotion du 1er janvier 2018 compte 336 personnes, à « parité exacte hommes-femmes », critère imposé déjà depuis plusieurs années.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h14
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 11h57
   





                        



   


Véronique Colucci, des Restos du cœur, le dessinateur et auteur Tomi Ungerer ou Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, font partie de la promotion du 1er janvier de la Légion d’honneur, qui compte assez peu de noms célèbres.
Cette promotion « illustre la volonté d’un respect plus strict des critères d’attribution et des valeurs fondamentales du premier ordre honorifique : universalité, mérite, contribution au bien commun », a indiqué la grande chancellerie de la Légion d’honneur dans un communiqué.
Le président de la République Emmanuel Macron avait décidé en novembre une révision des critères d’attribution de cette récompense, annonçant une réduction du nombre de bénéficiaires pour « retrouver l’esprit » de la plus haute distinction française, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte.

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« Parité exacte »
A « parité exacte hommes-femmes », critère imposé déjà depuis plusieurs années, cette nouvelle promotion compte 336 personnes. C’est plus que la première sélection d’Emmanuel Macron, « exceptionnellement resserrée » le 14 juillet dernier, avec 101 décorés. Mais moins que les dernières de François Hollande, avec 562 noms en avril et 731 le 1er janvier 2017.
Plusieurs personnalités sont honorées dans cette promotion pour leur « engagement au bénéfice de l’intérêt général » : outre Véronique Colucci, administratrice des Restos du cœur créés par son ex-mari Coluche, qui est promue officière, Marie-Aleth Grard, vice-présidente d’ATD Quart monde, devient chevalière.

   


Deux des derniers compagnons de la Libération encore vivants sont élevés à la dignité de grand-croix : Daniel Cordier, 97 ans, secrétaire de Jean Moulin pendant l’Occupation et également connu pour son autobiographie Alias Caracalla, ainsi qu’Hubert Germain, qui avait rejoint le général de Gaulle en Angleterre à l’été 1940.
Pour leur contribution au « rayonnement de la France à travers la culture », le dessinateur et auteur Tomi Ungerer, la philosophe et romancière Catherine Clément, le décorateur Jacques Garcia sont promus commandeurs. Le directeur général de la Philharmonie de Paris, Laurent Bayle, la productrice de cinéma Sylvie Pialat et l’écrivaine, membre de l’Académie française, Dominique Bona, sont promus officiers. Jean-Luc Martin, président du festival des Vieilles Charrues, est fait chevalier.

   


Baisse du nombre de décorés civils et militaires
Pour « service de l’Etat », les anciens ministres Dominique Bussereau, aujourd’hui président de l’Assemblée des départements de France, et Valérie Fourneyron, à la tête de l’autorité de contrôle indépendante mise en place par l’Agence mondiale antidopage, sont faits chevaliers. Laurence Le Vert, ancienne juge d’instruction antiterroriste, est promue officier.
Le pédiatre Alain Fischer, connu pour ses travaux sur les bébés-bulles et pour avoir présidé un comité ayant recommandé en 2016 de rendre obligatoires plusieurs vaccins, est de son côté promu commandeur. La pâtissière Christine Ferber, célèbre pour ses confitures, est nommée chevalière.

   


Au total, cette promotion compte 282 chevaliers, 43 officiers, 7 commandeurs, 2 grands officiers et 2 grands-croix.

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Hors promotion spéciale, la promotion du 1er janvier est l’une des trois promotions civiles annuelles de la Légion d’honneur, avec celles de Pâques et du 14 juillet. Jusqu’ici, environ 3 000 personnes étaient distinguées chaque année, deux tiers à titre civil et un tiers à titre militaire. Mais M. Macron a décidé de réduire de 50 % le nombre de décorés civils et de 10 % celui des décorés militaires, soit moins de 2 000 par an.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Répondant à la polémique autour du projet de loi en préparation sur le droit d’asile, le patron de LRM appelle à dresser « un constat lucide sur notre système d’intégration ».
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La France « peut relever le défi de l’intégration des réfugiés », assure Castaner

Répondant à la polémique autour du projet de loi en préparation sur le droit d’asile, le patron de LRM appelle à dresser « un constat lucide sur notre système d’intégration ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 03h05
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h49
   





                        



   


Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM), affirme que la France « peut relever le défi de l’intégration des réfugiés », à condition de réformer son système d’accueil qui « ne peut plus continuer ainsi », dans une tribune au Journal du dimanche (JDD) du 31 décembre.
Face aux critiques suscitées par le projet de loi en préparation sur le droit d’asile, il invite à dresser « un constat lucide sur notre système d’accueil et d’intégration ».

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« Les demandes d’asile ont augmenté de 80 % depuis 2010 », souligne le responsable de LRM, pour qui les conditions dans lesquelles la France accueille les demandeurs d’asile et les réfugiés « ne sont pas dignes ». Nous changerons la réalité du droit d’asile « en ayant le courage de remettre à plat toute notre procédure d’asile pour en assurer vraiment l’efficacité », poursuit-il, en soulignant l’« approche pragmatique » du président Emmanuel Macron sur ce sujet.
« Trois conditions »
La France aura dans les prochains mois « un débat important sur le droit d’asile », qui « sera réussi à trois conditions », note-t-il.
« Il devra d’abord permettre de réformer en profondeur les procédures de demande d’asile. En confortant les moyens de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et en lui fixant pour objectif de traiter les dossiers en moins de deux mois », poursuit M. Castaner. L’Ofpra devra également organiser « des missions » dans les pays de transit « pour mieux maîtriser les flux ».
L’accueil de ceux « qui ont vocation à s’installer durablement dans le pays » suppose également d’« éloigner plus systématiquement ceux qui n’ont pas obtenu le droit d’asile », fait-il valoir, rappelant que « seuls 4 % des déboutés » font aujourd’hui l’objet d’une mesure d’éloignement.
« La France peut relever ce défi de l’intégration des réfugiés. C’est la conviction du gouvernement, qui s’est saisi avec courage et sans tabou de ce sujet sensible. Parce que notre système d’accueil ne peut plus continuer ainsi », conclut-il.
Dimanche dernier, l’ancien candidat du Parti socialiste à la présidentielle Benoît Hamon avait accusé le gouvernement de mettre en place « la politique migratoire la plus répressive que notre pays a connue depuis des décennies », également dans une tribune dans le JDD.



                            


                        

                        

