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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le message de Beatrix von Storch, publié sur Twitter et Facebook, a été supprimé au motif qu’il pouvait constituer une « incitation à la haine ».
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En Allemagne, la suppression du message anti-musulmans d’une responsable de l’extrême droite fait débat

Le message de Beatrix von Storch, publié sur Twitter et Facebook, a été supprimé au motif qu’il pouvait constituer une « incitation à la haine ».



Le Monde
 |    02.01.2018 à 17h22
   





                        



   


A peine entrée en vigueur, la loi allemande qui oblige les grandes entreprises du Web à lutter plus durement contre les discours de haine fait débat. En vertu de cette nouvelle législation, un message publié sur Twitter et sur Facebook par la responsable du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) Beatrix von Storch, a été supprimé par ces réseaux sociaux, au motif qu’il pouvait constituer une « incitation à la haine ».
La responsable politique avait en effet publié après le Nouvel An un bref message s’indignant du fait que la police de Cologne avait publié des messages de prudence et d’information à la population locale, les traduisant notamment en arabe. « Que diable se passe-t-il dans ce pays ? Pourquoi la police publie-t-elle désormais ses messages officiels en arabe ? », a écrit Beatrix von Storch, avant d’ajouter : « S’adresse-t-elle par ce biais aux hordes d’hommes barbares, musulmans et violeurs pour chercher à les amadouer ? »

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La femme politique faisait ainsi référence explicite aux agressions sexuelles dont avaient été victimes de nombreuses femmes à Cologne lors du réveillon de la Saint-Sylvestre 2016 de la part de jeunes migrants.
Législation « liberticide »
Un message que le porte-parole de la police de Cologne n’a que peu apprécié, puisqu’il a décidé de porter plainte pour « incitation à la haine ». Le parquet de la ville a déclaré en parallèle avoir été saisi de plusieurs centaines d’autres plaintes sur le même sujet provenant de particuliers.

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Twitter et Facebook ont aussitôt retiré le message des comptes de l’élue AfD, en vertu de la nouvelle législation allemande visant à sanctionner plus durement les prises de position considérées comme incitant à la haine sur les réseaux sociaux. Entrée en vigueur au 1er janvier, cette loi oblige les plates-formes comme Facebook, Twitter ou YouTube à supprimer le plus souvent dans un délai de vingt-quatre heures les messages au contenu pénalement punissables, sous peine de fortes amendes.
Le coprésident de l’AfD, Alexander Gauland, a dénoncé une législation « liberticide ». « Ces méthodes dignes de la Stasi me rappellent la RDA », a-t-il dit mardi, en référence à l’ancienne police politique du régime communiste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Une série de rassemblements, qui ont fait plusieurs morts, dénonce la hausse des prix, le chômage et le manque de perspectives pour la jeunesse.
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Inflation, chômage des jeunes, dépendance au pétrole… 4 graphiques sur la situation en Iran

Une série de rassemblements, qui ont fait plusieurs morts, dénonce la hausse des prix, le chômage et le manque de perspectives pour la jeunesse.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 17h35
    |

            Pierre Breteau








                        



   


L’Iran est confronté depuis jeudi 28 décembre à une série de rassemblements sans précédent depuis 2009, qui ont déjà causé plusieurs morts à travers le pays. Alors que le régime se relève à peine des sanctions économiques internationales infligées en 2012, grâce à l’accord de juillet 2015, les manifestants dénoncent la hausse des prix, le chômage et le gouvernement en général. Explications.
Un fort chômage des jeunes
Dans les rassemblements, qui se multiplient dans les villes de province depuis près d’une semaine, sans leadeur apparent, la jeunesse est très présente. De nombreux adolescents figurent parmi les manifestants arrêtés. Ce n’est pas un hasard, puisqu’en Iran 30 % de la population a moins de 20 ans, ce qui représente 24,4 millions de personnes.
Dans l’immédiat, la population ne vieillit pas massivement, puisque la fécondité reste élevée, mais avec l’augmentation de l’espérance de vie, le pays a de bonnes chances de connaître une évolution semblable à celle des pays occidentaux : moins de naissances et une population dont la moyenne d’âge augmente. En 2015, l’espérance de vie était de 74,6 ans pour les hommes, 76,8 ans pour les femmes, soit des valeurs proches de celles d’un pays comme la Turquie ou de la Russie.

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                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
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     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Une population en phase de vieillissement
Cette pyramide des âges représente la structure de la population iranienne en 2017. Avec une élargissement des classes d'âge de 20 à 45 ans, l'Iran connaîtra au XXIe siècle un vieillissement de sa population.
Sélectionnez une barre pour afficher le détail.

Source : ONU


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    var h = w / 1.1;

    /* la base */
    var margin = {
        top: 20,
        right: 10,
        bottom: 24,
        left: 10,
        middle: w/18
    };

    var regionWidth = w / 2 - margin.middle;

    var pointA = regionWidth,
        pointB = w - regionWidth,
        jeunes = 0;

    var popIran = [{ "group": "0-4", "hommes": 3416952, "femmes": 3259769 }, { "group": "5-9", "hommes": 3394280, "femmes": 3313347 }, { "group": "10-14", "hommes": 2946518, "femmes": 2816512 }, { "group": "15-19", "hommes": 2757170, "femmes": 2501208 }, { "group": "20-24", "hommes": 3238135, "femmes": 3033642 }, { "group": "25-29", "hommes": 4162529, "femmes": 4285373 }, { "group": "30-34", "hommes": 4477825, "femmes": 4917528 }, { "group": "35-39", "hommes": 3686959, "femmes": 4031226 }, { "group": "40-44", "hommes": 2823646, "femmes": 2723551 }, { "group": "45-49", "hommes": 2467212, "femmes": 2139178 }, { "group": "50-54", "hommes": 2103093, "femmes": 1953332 }, { "group": "55-59", "hommes": 1662422, "femmes": 1689197 }, { "group": "60-64", "hommes": 1338373, "femmes": 1391424 }, { "group": "65-69", "hommes": 880859, "femmes": 916912 }, { "group": "70-74", "hommes": 541938, "femmes": 515068 }, { "group": "75-79", "hommes": 412665, "femmes": 350372 }, { "group": "80-84", "hommes": 267864, "femmes": 229463 }, { "group": "85-89", "hommes": 115910, "femmes": 107650 }, { "group": "90-94", "hommes": 32137, "femmes": 33569 }, { "group": "95-99", "hommes": 5003, "femmes": 5341 }, { "group": "100+", "hommes": 274, "femmes": 292 }];

    var totalPopulation = d3.sum(popIran, function(d) { return d.hommes + d.femmes; }),
        percentage = function(d) { return d / totalPopulation; };


    /* On définit le SVG */
    var svg = d3.select('#patricelaffont').append('svg')
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (w + margin.left + margin.right) + " " + (h + margin.top + margin.bottom))
        .append('g')
        .attr('transform', translation(margin.left, margin.top));

    /* On cherche les valeurs max*/
    var maxValue = Math.max(
        d3.max(popIran, function(d) { return percentage(d.hommes); }),
        d3.max(popIran, function(d) { return percentage(d.femmes); })
    );

    var xScale = d3.scale.linear()
        .domain([0, maxValue])
        .range([0, regionWidth])
        .nice();

    var xScaleLeft = d3.scale.linear()
        .domain([0, maxValue])
        .range([regionWidth, 0]);

    var xScaleRight = d3.scale.linear()
        .domain([0, maxValue])
        .range([0, regionWidth]);

    var yScale = d3.scale.ordinal()
        .domain(popIran.map(function(d) { return d.group; }))
        .rangeRoundBands([h, 0], 0.1);


    /* Mes 4 axes */
    var yAxisLeft = d3.svg.axis()
        .scale(yScale)
        .orient('right')
        .tickSize(5, 0)
        .tickPadding(margin.middle - 4);

    var yAxisRight = d3.svg.axis()
        .scale(yScale)
        .orient('left')
        .tickSize(5, 0)
        .tickFormat('');

    var xAxisRight = d3.svg.axis()
        .scale(xScale)
        .orient('bottom')
        .tickFormat(function(d) {
 0) return d * 100 + " %"
        })
        .ticks(3);

    var xAxisLeft = d3.svg.axis()
        /* à gauche évidemment on inverse l'axe */
        .scale(xScale.copy().range([pointA, 0]))
        .orient('bottom')
        .tickFormat(function(d) {
 0) return d * 100 + " %"
        })
        .ticks(3);
    /* on fait les deux groupes   
     scale(-1,1) is used to reverse the left side so the bars grow left instead of right*/
    var leftBarGroup = svg.append('g')
        .attr('transform', translation(pointA, 0) + 'scale(-1,1)');
    var rightBarGroup = svg.append('g')
        .attr('transform', translation(pointB, 0));

    /* On dessine les axes*/
    svg.append('g')
        .attr('class', 'axis y left')
        .attr('transform', translation(pointA, 0))
        .call(yAxisLeft)
        .selectAll('text')
        .style('text-anchor', 'middle');

    svg.append('g')
        .attr('class', 'axis y right')
        .attr('transform', translation(pointB, 0))
        .call(yAxisRight);

    svg.append('g')
        .attr('class', 'axis x left')
        .attr('transform', translation(0, h))
        .call(xAxisLeft);

    svg.append('g')
        .attr('class', 'axis x right')
        .attr('transform', translation(pointB, h))
        .call(xAxisRight);

    /* On dessine les barres */
    leftBarGroup.selectAll('.bar.left')
        .data(popIran)
        .enter().append('rect')
        .attr('class', 'bar left')
        .attr("title", function(d) {
            if (d.group.slice(3)                 /*    jeunes += d.hommes+d.femmes*/
                population = "Garçons"
            } else {
                population = "Hommes"
            }
" + population + " entre " + (d.group).replace("-", " et ") + " ans"
" + auPropre(d.hommes) + "individus (soit " + String((percentage(d.hommes) * 100).toFixed(2)).replace(".", ",") + " %)"
            return html
        })
        .attr('x', 0)
        .attr('y', function(d) { return yScale(d.group); })
        .attr('width', function(d) { return xScale(percentage(d.hommes)); })
        .attr('height', yScale.rangeBand());

    rightBarGroup.selectAll('.bar.right')
        .data(popIran)
        .enter().append('rect')
        .attr('class', 'bar right')
        .attr("title", function(d) {
            if (d.group.slice(3)                 population = "Filles"
            } else {
                population = "Femmes"
            }
" + population + " entre " + (d.group).replace("-", " et ") + " ans"
" + auPropre(d.femmes) + "individus (soit " + String((percentage(d.femmes) * 100).toFixed(2)).replace(".", ",") + " %)"
            return html
        })
        .attr('x', 0)
        .attr('y', function(d) { return yScale(d.group); })
        .attr('width', function(d) { return xScale(percentage(d.femmes)); })
        .attr('height', yScale.rangeBand());


    /* fonction pour gagner du temps */
    function translation(x, y) {
        return 'translate(' + x + ',' + y + ')';
    }

    function auPropre(chiffre) {
= 1000000) monchiffre = String((chiffre / 1000000).toFixed(2)).replace(".", ",") + " million" + ((chiffre 
= 1000 && chiffre         else monchiffre = chiffre + " "
        return monchiffre
    }


    /*    La gestion du tooltip */
    $("#patricelaffont").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.bar",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#pyramideiran a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Dans l’ensemble de la population active, le taux de chômage est déjà élevé (11,40 % en 2017), mais c’est la jeunesse qui est la plus touchée, puisque plus d’un quart (26,70 %) des 15-24 ans sont sans emploi. Ces chiffres, bien que produits par l’Organisation internationale du travail (OIT), sont possiblement sous-évalués par Téhéran.


	#container_15148976765{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
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		height:500px;
	}
	#container_15148976765 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15148976765 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
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		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
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		white-space: normal !important;
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	#container_15148976765.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15148976765.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15148976765 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Un chômage élevé en général, plus encore chez les jeunes
Ce graphique représente le taux de chômage en pourcentage de la population active en Iran, en jaune le taux global et en vert celui des seuls 15-24 ans.

Source : Organisation internationale du travail (OIT)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15148976765",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "spline",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ffc832","#608a32","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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				allowOverlap: true,
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
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				softConnector:false
			}
		}
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	yAxis:[{
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		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
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		plotLines: [{
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			value: "" ,
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				x: "",
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			}
		}]
	},{
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1991","1992","1993","1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Chômage total",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        11.1
      ],
      [
        "",
        12.3
      ],
      [
        "",
        12.2
      ],
      [
        "",
        11.3
      ],
      [
        "",
        11.7
      ],
      [
        "",
        12.8
      ],
      [
        "",
        11.7
      ],
      [
        "",
        11.7
      ],
      [
        "",
        11.6
      ],
      [
        "",
        11.8
      ],
      [
        "",
        12.3
      ],
      [
        "",
        12.8
      ],
      [
        "",
        12.2
      ],
      [
        "",
        10.3
      ],
      [
        "",
        12.1
      ],
      [
        "",
        11.3
      ],
      [
        "",
        10.6
      ],
      [
        "",
        10.5
      ],
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        13.5
      ],
      [
        "",
        12.3
      ],
      [
        "",
        12.2
      ],
      [
        "",
        10.4
      ],
      [
        "",
        10.6
      ],
      [
        "",
        11.1
      ],
      [
        "",
        11.4
      ],
      [
        "",
        11.4
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "jeunes",
    "color": "#608a32",
    "data": [
      [
        "",
        21.9
      ],
      [
        "",
        24.2
      ],
      [
        "",
        24.2
      ],
      [
        "",
        22.8
      ],
      [
        "",
        23
      ],
      [
        "",
        25.7
      ],
      [
        "",
        23.4
      ],
      [
        "",
        22.8
      ],
      [
        "",
        22.7
      ],
      [
        "",
        22.8
      ],
      [
        "",
        23.4
      ],
      [
        "",
        25
      ],
      [
        "",
        23.8
      ],
      [
        "",
        20.1
      ],
      [
        "",
        23.9
      ],
      [
        "",
        22.8
      ],
      [
        "",
        21.9
      ],
      [
        "",
        22.7
      ],
      [
        "",
        24.4
      ],
      [
        "",
        28.4
      ],
      [
        "",
        26.6
      ],
      [
        "",
        26.8
      ],
      [
        "",
        23.2
      ],
      [
        "",
        24.3
      ],
      [
        "",
        25.2
      ],
      [
        "",
        26.4
      ],
      [
        "",
        26.7
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
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    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
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		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
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		borderColor: "#AAA",
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Forte inflation et importance du pétrole
Malgré les affirmations de Téhéran, le pays a souffert de la mise en place de nouvelles sanctions occidentales en 2012. Peu après cette série de mesures qui ont freiné les exportations, l’inflation iranienne est repartie à la hausse, pour atteindre 39,27 % en 2013.
En 2016, la hausse des prix atteignait 8,57 %, un chiffre encore très élevé, surtout si on le compare à l’inflation de l’Union européenne (6,10 % en 1990 et seulement 0,22 % en 2016).
Le mouvement qui a éclaté à la fin de décembre 2017 est d’ailleurs surnommé « révolution des œufs », car il est notamment né de protestations contre la hausse des tarifs des œufs et du pétrole.


	#container_15148973920{
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		background-color:#f5f6f8;
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		}
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		display:block;
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	.highcharts-tooltip span {
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	{
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	{
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15148973920 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Une inflation iranienne galopante
Ce graphique représente le taux d'inflation par an en Iran – et à titre de comparaison dans l'Union européenne – de 1990 à 2016.

Source : Banque mondiale



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15148973920",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				}
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		id:"1",
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			text:""
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1990","1991","1992","1993","1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016"],
		title: {
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		},
		labels: {
			useHTML: false,
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			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			label: {
				useHTML: false,
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
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});


Dans les années 1990, l’Iran était parvenu à se désendetter grâce à la hausse des prix du pétrole, mais la chute des cours et la hausse de la production mondiale ont par la suite pénalisé son économie, encore largement pétrodépendante.


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En Iran, le pétrole occupe encore une place importante dans le PIB
Ce graphique représente le produit intérieur brut iranien depuis 1970 ainsi que la part occupée par le pétrole (en jaune).

Source : Banque mondiale



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	Highcharts.setOptions({
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	var chart = new Highcharts.Chart({
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		title: {
			text:""
		},
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			zIndex: -1
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		}]
	},
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      ],
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      ],
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        18.99120314
      ],
      [
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      ],
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      [
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      ],
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      ],
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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        93.45528574
      ],
      [
        "",
        122.5164379
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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      ],
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    ],
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    }
  },
  {
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      [
        "",
        17.13304998
      ],
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En 2008, les bénéfices tirés du pétrole représentaient 30 % du PIB, soit 122 milliards de dollars (101,61 milliards d’euros). Et si ce taux est redescendu un peu en dessous de 20 % par la suite – et jusqu’en 2014 –, cette industrie en manque de modernisation occupe toujours une grande place dans la production de richesse iranienne. En effet, le pays n’est autosuffisant en essence que depuis 2017, auparavant, et par manque de raffineries, il devait importer environ 40 % de sa consommation d’essence, un comble pour un pays qui dispose des troisièmes réserves de pétrole prouvées du monde.



                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

L’application Telegram bloquée en Iran pour « maintenir l’ordre »

Le gouvernement, confronté à une vague de manifestations, a « limité » l’accès à cette messagerie très utilisée en Iran. Instagram est aussi concernée.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 17h23
    |

            Morgane Tual








                        



   


Avec 20 millions d’utilisateurs quotidiens, Telegram est l’une des applications les plus populaires en Iran. Mais depuis dimanche 31 décembre, son accès est « temporairement limité » à la demande du gouvernement iranien, a annoncé l’Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB) News, média d’Etat. Une mesure qui coïncide avec la vague de manifestations organisées contre le gouvernement ces derniers jours, dans lesquelles une vingtaine de personnes ont été tuées.
Cette suspension de Telegram (qui semble toutefois pouvoir fonctionner de temps à autre) vise à « maintenir l’ordre », selon l’IRIB News, qui annonce également des restrictions pour l’application de partage de photos Instagram. Des témoins locaux font également part de dysfonctionnements plus généraux des réseaux en ligne. « Internet a été partiellement coupé », explique au Monde Reza Moini, responsable du bureau Iran et Afghanistan de l’ONG Reporters sans frontières. « Notamment dans les villes où il y a des manifestations, mais c’est aléatoire », précise-t-il.
Journaliste en exil
L’application Telegram est un service d’échange de messages sécurisés à deux ou en groupe, où chacun peut aussi créer une « chaîne » de publication ouverte au public. Certaines chaînes peuvent être suivies par des milliers de personnes, et ont servi, en Iran ou ailleurs, à organiser des mouvements de protestation. Les Iraniens l’avaient notamment massivement utilisée dès les élections législatives de février 2016, ce qui leur avait permis de suivre et de commenter la campagne avec une liberté de ton et de commentaires absente des médias d’Etat.

        Lire nos explications :
         

          L’insolent succès de Telegram en Iran



Samedi 30 décembre, le ministre des télécommunications iranien, Mohammad Javad Azari Jahromi, avait invectivé sur Twitter (un réseau social pourtant banni depuis des années d’Iran, comme Facebook) le fondateur russe de Telegram, Pavel Durov :
« Une chaîne Telegram encourage des comportements haineux, l’usage de cocktails Molotov, le soulèvement armé et l’agitation sociale. Il est temps MAINTENANT de mettre fin à ces encouragements sur Telegram. »
Pavel Durov avait répondu dans la foulée : « Les appels à la violence sont interdits par les règles de Telegram (…) Si cela est confirmé, nous devrons bloquer cette chaîne, quelles que soient son audience et son affiliation politique. » Si l’application s’était montrée très permissive dans ses premières années d’existence, elle a fini par introduire quelques règles de modération après les attentats commis en région parisienne en 2015 (Telegram ayant été prisée par l’organisation Etat islamique) : les utilisateurs de Telegram n’ont normalement plus le droit de partager des appels à la violence, de la pornographie et des fichiers portant atteinte au droit d’auteur sur les chaînes publiques.
Deux heures plus tard, le fondateur de Telegram annonçait avoir effectivement suspendu la chaîne Amadnews, car elle avait « poussé ses abonnés à utiliser des cocktails Molotov contre la police » ; ce qui contrevient au règlement de Telegram.
« Protestation pacifique »
La chaîne bloquée par Pavel Durov, Amadnews, était administrée par un journaliste en exil, Roohallah Zam, rapporte l’agence de presse AP. Celui-ci a dit avoir dû quitter l’Iran après avoir été accusé à tort de collaborer avec des services de renseignement étrangers. Cette chaîne rassemblait plusieurs centaines de milliers d’abonnés.
Sa fermeture n’a toutefois pas suffi à apaiser le gouvernement, puisque le lendemain il a fait bloquer l’application dans son ensemble « pour la majorité des Iraniens », a regretté le patron de Telegram.
M. Durov explique que cette décision a suivi son « refus public de fermer [la chaîne] Sedaiemardom et d’autres chaînes de protestation pacifique ». Sedaiemardom était une nouvelle chaîne créée par Roohallah Zam après la fermeture de la première, comme l’explique Pavel Durov dans un message publié sur sa plate-forme :
« Les administrateurs de cette chaîne sont venus vers nous après, en s’excusant pour avoir violé notre règlement et en promettant de ne plus promouvoir la violence à l’avenir. Par conséquent ils sont parvenus à rassembler à nouveau la plupart de leurs abonnés (800 000) dans une nouvelle chaîne pacifique, que nous avons accueillie. »
Dans ce message Pavel Durov dit préférer « être bloqué dans un pays par ses autorités que de limiter l’expression pacifique d’opinions alternatives », tout en soulignant que Telegram a, ces dernières années, « quotidiennement bloqué des centaines de chaînes publiques violentes ». Pavel Durov a par ailleurs précisé dans ce message être poursuivi depuis septembre en Iran « pour avoir permis la diffusion sur Telegram “d’informations non censurées” et de “propagande extrémiste” ».
Des critiques d’Edward Snowden
Les déclarations d’indépendance de Telegram à l’égard du pouvoir iranien font toutefois lever quelques sourcils. En juin, l’ONG Reporters sans frontières avait alerté sur le fait que « 94 internautes, principalement des utilisateurs de la messagerie Telegram », avaient été arrêtés en Iran depuis le début de l’année.
Si Pavel Durov a, à plusieurs reprises, assuré que « Telegram n’a aucun accord avec aucun gouvernement de cette planète », l’Etat iranien a plusieurs fois annoncé l’inverse, expliquant par exemple que Telegram s’était engagée à supprimer les contenus antireligieux et les comptes signalés par le gouvernement. L’Iran avait aussi évoqué l’existence d’un outil de « filtrage intelligent » permettant de détecter certains types de contenus. Ce que Telegram a toujours nié.
Plus largement, l’application est depuis longtemps critiquée par des activistes spécialistes de cybersécurité, tel le lanceur d’alerte Edward Snowden, qui avait en 2013 révélé l’ampleur de la surveillance exercée par les Etats-Unis. Comme d’autres, il reproche à Telegram de se présenter comme une application sécurisée, alors que seules certaines parties (les chats « secrets », une option à activer) le sont – ce qui pourrait laisser penser à ses utilisateurs qu’ils sont, à tort, en sécurité. Qui plus est, de nombreux experts en cryptographie estiment que le protocole de chiffrement utilisé par Telegram n’est pas aussi abouti que celui des technologies concurrentes.
Après la fermeture samedi de la chaîne Amadnews, Edward Snowden a publié une série de tweets pour critiquer Telegram :
« Vous ne pouvez pas empêcher un service indépendant et déstabilisant d’être bloqué dans des régimes autoritaires. Vous ne pouvez que le retarder. Vous devez donc penser à comment faire pour protéger les gens en faisant en sorte que ce service reste accessible “même après le blocage”. Et c’est à ce sujet que je suis vraiment inquiet. »
Edward Snowden critique notamment la structure centralisée de l’application et le discours tenu, selon lui, par Telegram, pour rassurer ses utilisateurs :
« Faites-nous confiance dans le fait que nous ne donnerons pas vos données, que nous ne lirons pas vos messages, que nous ne fermerons pas vos chaînes. »
« Peut-être que Durov est un ange, poursuit Edward Snowden. Je l’espère ! Mais des anges sont déjà tombés. » Pour lui, « Telegram aurait dû travailler depuis des années pour faire en sorte que les chaînes soient décentralisées – c’est-à-dire hors de son contrôle ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Une nouvelle loi impose depuis le 1er janvier aux grandes plates-formes de supprimer en moins de vingt-quatre heures les contenus illégaux.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Discours de haine : en Allemagne, les géants du Web risquent des millions d’euros d’amende

Une nouvelle loi impose depuis le 1er janvier aux grandes plates-formes de supprimer en moins de vingt-quatre heures les contenus illégaux.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h42
   





                        


C’est une loi que redoutaient les grandes entreprises du Web : depuis lundi 1er janvier, elles peuvent se voir condamner en Allemagne à une amende de 50 millions d’euros si elles ne parviennent pas à supprimer les messages illégaux en moins de vingt-quatre heures.
Approuvée en juin par le Parlement, cette loi a été votée à la suite des nombreuses critiques dont ont fait l’objet ces plates-formes, pour avoir laissé proliférer des discours haineux malgré leurs propres règlements.
Dorénavant, toute plate-forme comptant plus de deux millions d’utilisateurs doit supprimer les messages illégaux moins de vingt-quatre heures après leur signalement par les internautes. Un délai qui peut s’étendre à sept jours dans certains cas complexes.
Une loi critiquée
Les internautes constatant un manquement pourront se plaindre auprès du ministère de la justice à l’aide d’un formulaire conçu spécialement. Facebook, Twitter, Google, YouTube, Snapchat, et Instagram sont entre autres concernées. Elles devront aussi produire un rapport annuel sur le nombre de publications supprimées et la raison de ces suppressions.
La loi est officiellement entrée en vigueur en octobre, mais les entreprises ont bénéficié d’un délai de trois mois pour s’adapter avant qu’elle s’applique. Ce texte représente un échec pour les grands groupes du Web, qui cherchent à tout prix à éviter que les Etats légifèrent et encadrent davantage leurs activités. Or, depuis plusieurs mois, les menaces se multiplient, notamment au Royaume-Uni, tandis que les plates-formes multiplient les annonces expliquant qu’elles peuvent se réguler d’elles-mêmes.
Celles-ci ne sont pas les seules à critiquer cette loi, certains dénonçant un danger pour la liberté d’expression, d’autres s’inquiétant que soit confiée la difficile tâche de la censure à des entreprises privées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Journaliste au service international du « Monde », Louis Imbert a répondu aux questions des lecteurs sur le mouvement contre le pouvoir iranien.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Manifestations en Iran : « L’Etat a amplement les moyens de réprimer le mouvement »

Journaliste au service international du « Monde », Louis Imbert a répondu aux questions des lecteurs sur le mouvement contre le pouvoir iranien.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 17h14
   





                        



Une vingtaine de personnes ont été tuées en cinq jours de manifestations en Iran, et le Guide suprême, Ali Khamenei, a accusé, mardi 2 janvier, « les ennemis » de l’Iran de fomenter des troubles dans le pays. Journaliste au service international du Monde, Louis Imbert a répondu aux questions des lecteurs sur ce mouvement, le plus important depuis 2009.
Célia : Bonjour. Pourquoi un mouvement s’est-il élevé contre le régime iranien ? Qui en est à l’origine ?
Ces manifestations ont commencé il y a six jours et elles ont pris l’Etat iranien par surprise. Les premiers cortèges, jeudi 28 décembre, à Machhad (au nord-est du pays), dénonçaient la politique économique du président modéré, Hassan Rohani. Les plus pauvres n’ont pas encore vu les fruits de l’accord sur le nucléaire iranien de juillet 2015, et de la levée d’une partie des sanctions internationales. Les conservateurs avaient soutenu ce mouvement, l’avaient peut-être organisé.
Puis, le mouvement a pris une vie autonome. Il s’est répandu à travers une quarantaine de villes, en province surtout, y compris de très petites. C’est un mouvement sans leader, on y chante des slogans contre toutes les branches du pouvoir iranien.
Sina : Quelle est la différence entre les manifestations de 2009 et les contestations d’aujourd’hui ?
En 2009, de nombreux Iraniens étaient descendus dans la rue pour protester contre la réélection contestée de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence. Le mouvement ne s’est éteint qu’en 2011 à la suite d’une dure répression. Celle-ci a durablement aliéné de l’Etat une partie de la population. L’élection du modéré Hassan Rohani en 2013, puis sa réélection en 2017 ont peu à peu cicatrisé ces divisions, qui restent très présentes.
Mais, paradoxalement, les manifestants de 2009, notamment les partisans des réformateurs, se méfient des manifestations actuelles. Ils craignent une répression accrue, qui effacerait les acquis de M. Rohani, et ses promesses de libéralisation politique et de croissance économique. Une partie de la classe moyenne estime avoir beaucoup à perdre.

        Lire :
         

          Ce que l’on sait sur les manifestations qui se propagent en Iran



Jean63 : Le régime est-il réellement menacé par ces troubles ?
Aujourd’hui, l’Etat a amplement les moyens de réprimer le mouvement, mais il a espéré qu’il s’essouffle de lui-même. Le président Rohani a reconnu la légitimité de ce mouvement de colère face à la stagnation économique et politique du pays, et les forces de l’ordre ont resserré l’emprise – on dénombre au moins vingt morts, la plupart depuis dimanche.
Alors que de nouvelles manifestations sont attendues en fin d’après-midi, les autorités multiplient les annonces indiquant qu’elles sont prêtes à mener une répression sévère.
Nims : Est-ce qu’un leader de ces manifestations commence à émerger ? Le mouvement ne risque-t-il pas de s’essouffler à cause de ce manque de leadership d’opposition ?
Le mouvement est désordonné – les slogans fusent dans tous les sens – et il se fait plus violent depuis dimanche. Il n’a pas de leader, il est éparpillé à travers des villes de province – encore relativement peu présent dans la capitale. Il rassemble cependant des gens très divers : des retraités, des ouvriers qui organisent de petits rassemblements locaux pour protester contre leur misère ont pu rejoindre le mouvement.
La plupart des manifestants arrêtés (450 officiellement) sont jeunes, voire adolescents, selon les autorités, et sans casier judiciaire. Un tiers de la jeunesse iranienne est au chômage, selon des chiffres officiels, sous-évalués. Et les régions périphériques où se concentrent les minorités ethniques et religieuses (kurdes et sunnites avant tout) ont très vite connu des manifestations.
Pitoukat : Qu’en est-il de la possible manipulation par les Etats-Unis ?
Aujourd’hui, le Guide suprême, Ali Khamenei, a accusé les « ennemis de l’Iran » d’avoir armé et soutenu politiquement les manifestants. C’est le signal d’une répression à venir. Mais cette dénonciation des ennemis de l’extérieur (les Etats-Unis, Israël, les monarchies arabes du Golfe et des groupes d’opposition iraniens en exil) n’est pas uniquement une position politique.

        Lire aussi :
         

                Pour Trump, c’est « le moment du changement »  à Téhéran



La colère en Iran est réelle, la sympathie de nombreux Iraniens pour les manifestants également, même s’ils ne participent pas aux cortèges. Cependant des chaînes administrées depuis l’étranger sur la messagerie instantanée Telegram, très populaire en Iran, ont bien aidé à coordonner les manifestants. Elles ont aussi appelé à des actions violentes. Les dirigeants iraniens ont noté que le directeur de la CIA, Mike Pompeo, souhaitait rendre l’agence plus « agressive » face à l’Iran – notamment face aux gardiens de la révolution, principale force armée du pays. Et que des partisans d’un changement de régime étaient revenus en grâce à Washington, sous le mandat de Donald Trump. Cependant, malgré les tweets enflammés de M. Trump, la position de l’administration américaine n’a pas évolué en faveur d’un changement de régime en Iran.
Myriam : Quelle est la position de la France vis-à-vis des révoltes en Iran ?
Elle se fait encore discrète. Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, était attendu sous peu à Téhéran pour préparer une future visite d’Emmanuel Macron – une première pour un chef d’Etat occidental d’importance depuis la révolution de 1979. On imagine mal le ministre atterrir à Téhéran dans ces conditions.
Il y a là un piège : le président américain, Donald Trump, ne cesse d’encourager les manifestants d’Iran. Washington presse les Européens de condamner la répression. Mais ceux-ci veulent maintenir leurs liens avec Téhéran afin de préserver l’accord international sur le nucléaire, que M. Trump ne cesse de dénoncer.
Pierre : L’Iran connaissait un rayonnement important depuis quelques années, dans le domaine du tourisme, universitaire… Peut-on s’attendre à une baisse significative des étrangers sur le sol iranien ?
En trois jours, l’Etat iranien est redevenu, dans la plupart de vos questions, un « régime » – un terme péjoratif qu’il déteste. L’Iran craint de perdre une guerre de communication. Il tente depuis la levée des sanctions, en 2016, de se présenter sous son meilleur visage, de mettre en avant son potentiel économique, sa culture, son désir de changement. Le tourisme augmente en effet. Les investisseurs étrangers arrivent lentement, mais ils arrivent. Quand soudain, en quelques jours, l’appareil sécuritaire, l’autre versant de l’Etat, fait la « une » partout à travers le monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Après avoir fui l’armée américaine en 1965, Charles Jenkins avait obtenu la nationalité nord-coréenne avant de finir sa vie au Japon. Il est décédé le 12 décembre 2017.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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La mort de Charles Jenkins, déserteur américain en Corée du Nord

Après avoir fui l’armée américaine en 1965, Charles Jenkins avait obtenu la nationalité nord-coréenne avant de finir sa vie au Japon. Il est décédé le 12 décembre 2017.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h27
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Charles Robert Jenkins a clos le 11 décembre le dernier chapitre de sa vie mouvementée. Celui qui reste comme l’un des six soldats américains à avoir déserté en Corée du Nord s’est éteint sur l’île japonaise de Sado, dans le département de Niigata (nord), où il résidait avec son épouse et ses deux filles, occupant un emploi dans un magasin de souvenirs. Il avait 77 ans.
Né en 1940 en Caroline du Nord, M. Jenkins a quitté l’école à 15 ans pour s’engager dans la garde nationale. Transféré dans l’armée régulière à 18 ans, il rejoint la 1re division de cavalerie. Après quelques années en Allemagne, son unité se retrouve affectée au niveau de la zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées. En 1965, pouvant à tout moment aller combattre au Vietnam, le sergent Jenkins profite d’une patrouille nocturne, conduite après avoir bu dix bières, pour déserter pour le Nord.
Là, il se retrouve détenu avec trois autres déserteurs. Régulièrement battu, il doit étudier la philosophie du Juche, l’idéologie nord-coréenne, et les œuvres des dirigeants. « J’ai souffert de tant de froid, de coups et de torture mentale que j’ai souvent pensé que j’allais mourir », raconte-t-il dans Le Communiste à contrecœur : ma désertion, la cour martiale et 40 ans en Corée du Nord, ouvrage écrit en 2008 avec le journaliste Jim Frederik et publié par University of Carolina Press.
Acteur de films de propagande
Pendant ses années nord-coréennes, M. Jenkins cherche à passer en URSS, où il compte rejoindre l’ambassade américaine. Dans son ouvrage, il explique avoir réussi, en 1966, à se rendre à l’ambassade d’Union soviétique à Pyongyang. Il a demandé l’asile qui lui a été refusé.
Il obtient la nationalité nord-coréenne en 1972, ce qui améliore quelque peu son sort, enseigne l’anglais aux élèves officiers et à l’université des langues étrangères de Pyongyang. Charles Jenkins joue également les méchants Américains dans des films. Dans la série...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le corps d’Iryna Nozdrovska, 38 ans, a été découvert lundi dans une rivière près de Kiev, alors que la militante était portée disparue depuis plusieurs jours.
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En Ukraine, vague d’indignation après le meurtre d’une avocate défenseure des droits de l’homme

Le corps d’Iryna Nozdrovska, 38 ans, a été découvert lundi dans une rivière près de Kiev, alors que la militante était portée disparue depuis plusieurs jours.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h24
   





                        



   


C’est un « défi pour l’Etat », a reconnu mardi 2 janvier le chef de la diplomatie ukrainienne, Pavlo Kimkine. Un aveu d’impuissance qui illustre le désarroi des autorités du pays, après le meurtre d’Iryna Nozdrovska, une avocate qui militait pour la défense des droits de l’homme.
Le corps de cette femme de 38 ans a été découvert lundi dans une rivière près de Kiev, alors que la militante était portée disparue depuis plusieurs jours. La police ukrainienne a déclaré dans un communiqué avoir ouvert une enquête pour « meurtre prémédité ».
Cet assassinat a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, où des appels à manifester ont aussitôt circulé. Plus d’une centaine de personnes se sont rendues devant le siège de la police régionale, scandant « Honte ! » et réclamant justice. Il s’agit d’un « test de la capacité de la société de protéger ses femmes militantes et d’assurer la justice » en général, a déclaré sur Twitter le ministre des affaires étrangères ukrainien.
L’ambassade américaine en Ukraine s’est également dite sur Twitter « choquée » par la mort de la militante, appelant à « traduire en justice » les coupables. « Nous allons faire tout notre possible » pour que les auteurs du meurtre soient arrêtés, a promis sur Facebook le chef adjoint de la police nationale, Viatcheslav Abroskine.
« Nombreuses menaces »
Iryna Nozdrovska avait notamment consacré les deux dernières années à empêcher la libération de l’homme qui avait mortellement blessé sa sœur dans un accident de la route en 2015. Condamné à sept ans de prison en juin, Dmytro Rossochansky, neveu d’un juge, avait de fortes chances d’être amnistié et remis en liberté, jusqu’au rejet de son appel par la cour d’appel de Kiev mercredi dernier.
Ce rejet a été obtenu « essentiellement grâce » à l’implication personnelle de l’avocate, a indiqué dans un communiqué le groupe ukrainien pour la protection des droits de l’homme de Kharkiv (KHPG), alors que le système judiciaire ukrainien est régulièrement accusé d’absoudre les personnes proches de hauts responsables. Mme Nozdrovska a reçu de « nombreuses menaces de la part de l’accusé et de sa famille », a affirmé le député ukrainien Moustafa Naïem. Selon lui, lors de la dernière audience du procès de M. Rossochansky, le père de ce dernier avait lancé à l’avocate : « Tu vas mal finir. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Divisée en deux parties à la suite des accords d’armistice de 1949, intégralement sous administration israélienne depuis 1967, la ville sainte cultive une identité complexe et multiple. Sa reconnaissance comme capitale de l’Etat hébreu par les Etats-Unis, le 6 décembre 2017, menace un équilibre précaire.
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Jérusalem, ville siamoise

Divisée en deux parties à la suite des accords d’armistice de 1949, intégralement sous administration israélienne depuis 1967, la ville sainte cultive une identité complexe et multiple. Sa reconnaissance comme capitale de l’Etat hébreu par les Etats-Unis, le 6 décembre 2017, menace un équilibre précaire.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 15h43
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Heureux sont les touristes à Jérusalem. A leurs yeux, tout brille. Ils marchent sur les pas du Christ, s’extasient devant la beauté de l’esplanade des Mosquées, glissent un petit papier dans les fentes encombrées du mur des Lamentations. La vieille ville est un extraordinaire entrelacs cosmopolite, comme le Moyen-Orient n’en connaît plus. Les touristes saisissent sur leurs téléphones les nuances du soleil tombant sur les remparts couleur crème. Les livres d’histoire et les trois grandes religions monothéistes prennent corps devant eux. Puis la plupart s’en vont, après avoir manqué la cité, la vraie. Celle où des gens vivent, où des tribus se côtoient et s’ignorent, se frottent et se repoussent.
Pour le monde, Jérusalem est un fantasme, un écrin doré, et aussi un motif de conflits sans fin, religieux et politique. Les fondateurs de l’Etat d’Israël, après la seconde guerre mondiale, étaient essentiellement des immigrés d’Europe orientale, laïcs et socialistes. Leur sionisme n’érigeait pas Jérusalem en obsession. Mais la victoire israélienne écrasante lors de la guerre de 1967 contre les pays arabes – avec la prise de la vieille ville, les prières des soldats au Mur – créa les conditions d’un culte messianique à droite. Pour ses adeptes, l’errance du peuple juif prenait fin avec son retour à l’endroit même où s’était dressé le premier temple, celui du roi Salomon, jusqu’à sa destruction en – 586 avant J.-C. Lorsqu’on enjambe les siècles, on pense différemment. La reconnaissance unilatérale de la cité comme capitale d’Israël par les Etats-Unis, le 6 décembre 2017, n’est alors qu’un foyer d’incendie de plus.
Jérusalem rend fous ceux qui la vénèrent trop. Elle pousse aussi au déni de l’autre
Juifs et musulmans se disputent l’ancienneté et la pureté de leurs liens millénaires avec ces lieux, comme si le talisman ne pouvait tolérer plusieurs maîtres. Les chrétiens, qui ne sont plus que 12 000 à Jérusalem, se tiennent à l’écart de cet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Alors que la plate-forme de l’opposition peine à organiser des marches, l’Eglise catholique a montré son pouvoir de mobilisation.
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Manifestations réprimées en RDC : retour sur les événements



LE MONDE
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        Le 02.01.2018 à 15h10

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        Mis à jour le 02.01.2018 à 15h11






Durée : 01:58 | 

Des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo (RDC) le 31 décembre 2017 par les catholiques du Comité laïc de coordination (CNC). D’après cette organisation, plus de 160 lieux de culte se sont mobilisés à Kinshasa, mais aussi dans les provinces du Nord-Kivu, du Kongo-Central, du Haut-Katanga et du Kasaï-Central.
Selon le bilan provisoire des Nations unies, au moins huit personnes ont été tuées dans des quartiers extrêmement populaires de Kinshasa. Le CNC évoque dix manifestants morts sous les balles. Les autorités ont reconnu seulement quatre victimes, dont un policier.
Le Comité laïc de coordination réclamait une déclaration de Joseph Kabila, certifiant qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession. Il y a un an, le 31 décembre 2016, un accord politique avait été signé entre la majorité et l’opposition, sous l’égide des évêques congolais, organisant la transition et prévoyant des élections au cours de l’année 2017. La Commission électorale indépendante (CENI) les a repoussées au 23 décembre 2018.


                

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Compte rendu

Abubakar Shekau, chef de file de Boko Haram, apparaît dans une nouvelle vidéo

Le leader historique du groupe djihadiste nigérian, désormais divisé en deux factions rivales, a revendiqué plusieurs attaques récentes.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 02.01.2018 à 14h51

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        Mis à jour le 02.01.2018 à 15h20





Le chef historique du groupe djihadiste nigérian Boko Haram, Abubakar Shekau, a revendiqué les dernières attaques commises dans le nord-est du Nigeria dans une vidéo envoyée lundi 1er janvier à l’Agence France Presse, dans un contexte de résurgence des violences.
« Nous sommes en bonne santé et rien ne nous est arrivé », lance comme une provocation le leader du groupe qui continue à semer le chaos dans toute la région du lac Tchad. « Nous avons mené les attaques sur Maiduguri, à Gamboru et à Damboa. Nous revendiquons toutes ces attaques », ajoute-t-il dans cette vidéo – la première depuis le mois d’août –, s’exprimant en arabe puis en langue haoussa.
Points de contrôle, convoi de marchandises…
Les attentats-suicides, les raids sur les villages, les villes et les postes militaires se sont multipliés ces deux derniers mois. Début décembre 2017, le groupe djihadiste a mené une attaque sur un point de contrôle de l’armée à Damboa, faisant au moins quatre morts et douze blessés.

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A Gamboru, à la frontière avec le Cameroun, au moins quatre personnes ont été tuées dans l’attaque d’un convoi de marchandises, mi-décembre. Les insurgés avaient également réussi à emporter un camion transportant de l’aide alimentaire destinée aux milliers de personnes déplacées par les violences.
Pendant le week-end de Noël, des hommes armés ont attaqué plusieurs points de contrôle à l’entrée de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, berceau de Boko Haram et épicentre des violences. Cette tentative d’incursion a donné lieu à d’importants échanges de tirs, qui ont duré plus d’une heure selon des témoins. Bien qu’il n’y ait pas eu de bilan officiel, plusieurs sources sécuritaires contactées par l’AFP ont fait état de neuf morts, dont deux civils et deux membres du groupe djihadiste.

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Le 31 décembre, 25 bûcherons, que Boko Haram accusait d’espionner pour le compte de l’armée et des milices civiles, ont été abattus.
A trois par moto
Toutefois, malgré une évidente résurgence des violences, Shekau, habillé d’une longue tunique blanche et d’un keffieh noir et blanc, apparaît fébrile. Il peine à lire ses notes, tenues dans un classeur bleu d’écolier.
Dans des images diffusées après son discours, les djihadistes attaquent les points de contrôle et la ville de Maiduguri en haillons, à pied ou se déplaçant à trois par moto. Ils tirent au hasard et dans la confusion, sans grande stratégie de combat apparente. Les images suivantes montrent des tanks et des pick-up volés à l’armée nigériane, ainsi que d’importantes prises de munitions, notamment de lance-roquettes.

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Le conflit, qui a éclaté en 2009 sous le commandement de Shekau, a fait plus de 20 000 morts et plus de 2 millions de déplacés. Le nord-est du Nigeria fait face à une très grave crise humanitaire et alimentaire.
Mais le groupe est désormais divisé en deux factions rivales : celle d’Abubakar Shekau et celle dirigée par Abou Moussab Al-Barnaoui, reconnue par l’organisation Etat islamique.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Plus de vingt personnes ont été tuées en cinq jours de manifestations. Ce mouvement est le plus important qu’ait connu le pays depuis 2009.
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Ce que l’on sait sur les manifestations qui se propagent en Iran

Plus de vingt personnes ont été tuées en cinq jours de manifestations. Ce mouvement est le plus important qu’ait connu le pays depuis 2009.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 16h04
   





                        



   


Il s’agit du mouvement de contestation antigouvernemental le plus important qu’ait connu l’Iran depuis la révolution verte de 2009, qui avait suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Depuis cinq jours, le pays est le théâtre de violentes protestations contre les difficultés économiques et le régime. Ces mouvements, qui sont se propagés dans une quarantaine de villes, sont devenus plus violents dimanche 31 décembre, et ont fait au moins 21 morts depuis jeudi.

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          En Iran, les manifestants bravent la menace d’une répression implacable



Comment le mouvement a-t-il débuté ? 
Les manifestations ont commencé à Machhad (Est), la deuxième ville du pays, avec des slogans contre la corruption et la situation économique du pays. Très rapidement, le mouvement s’est propagé à travers le territoire, gagnant une quarantaine de villes, dont Téhéran. Dans la capitale, une poignée de manifestants seulement ont tenté de se rassembler dans le quartier de l’université, dans le centre de la capitale.

   


Ces manifestations ont été provoquées par la prise de mesures réduisant les aides sociales à certains retraités, mais aussi par des annonces d’augmentation du prix de l’essence et des œufs. C’est pour cette raison que les manifestants parlent, depuis dimanche, de la « révolution des œufs ».
La promesse de relancer l’économie, affaiblie par les sanctions, a été au cœur des campagnes présidentielles de M. Rohani, un religieux modéré réélu en mai 2017 pour un deuxième mandat. Le président a obtenu la levée de certaines sanctions économiques après l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et il a réussi à maîtriser l’inflation à environ 10 %. Mais le taux de chômage demeure élevé (12 %), notamment chez les jeunes (28,8 %, selon des statistiques officielles sous-évaluées).
Les manifestations ont également pris une tournure politique, visant tout le système et la diplomatie régionale de Téhéran, notamment son engagement financier et militaire en Syrie, aux côtés du président Bachar Al-Assad.

        Lire l’entretien (en édition abonnés) :
         

          « En Iran, une révolution menace le régime »



Qui est à l’origine de ces manifestations ?
Il s’agit, a priori, d’un mouvement sans leader et largement provincial. Parmi les protestataires qui ont appelé à la démission du président Hassan Rohani « se trouvent de nombreux jeunes iraniens issus des classes populaires qui ne font pas partie de l’élite d’opposition éduquée », soulignent Ramin Mostaghim et Shashank Bengali, les deux correspondants en Iran du quotidien californien The Los Angeles Times. La plupart des manifestants arrêtés (450 officiellement) sont jeunes, voire adolescents, selon les autorités, et sans casiers judiciaires.
Les femmes sont également présentes dans les cortèges, et les rassemblements ont été nombreux dans les zones de peuplement des minorités kurdes et sunnites, aux périphéries du pays.
Les autorités accusent, elles, des « fauteurs de troubles » armés de s’infiltrer parmi les manifestants et certains dirigeants ont montré du doigt le rôle présumé de « contre-révolutionnaires » installés à l’étranger.
Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a accusé, mardi, « les ennemis » de l’Iran de fomenter des troubles dans le pays. « Ces derniers jours, les ennemis de l’Iran ont employé divers moyens – argent, armes, politiques, appareils de renseignement – pour créer des troubles dans la République islamique », a déclaré le plus haut dirigeant du pays, cité par les médias officiels.
Le général Rassoul Sanaïrad, l’adjoint politique du chef des gardiens de la révolution, a, lui, accusé l’Organisation des moudjahidin du peuple iranien et les groupes monarchistes installés à l’étranger « d’être derrière ces événements », selon l’agence Tasnim.

Dans quel climat se déroulent ces événements ? 
Selon des vidéos mises en ligne par les médias iraniens et les réseaux sociaux, les manifestants ont attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux et des banques ou des sièges des bassidjis (milices islamiques du régime). Les manifestants ont aussi mis le feu à des voitures de police.
Les autorités ont déployé des forces de sécurité supplémentaires pour faire face au mouvement de protestations en cours. Mardi matin, l’agence de presse ILNA, réputée proche des réformateurs et citant le vice-préfet de Téhéran, estimait à 450 le nombre de personnes arrêtées dans cette seule ville ces trois derniers jours.
D’après des médias iraniens, plusieurs « meneurs » ont été arrêtés lundi soir après un rassemblement dans le centre de Téhéran de petits groupes de manifestants, dont certains ont scandé des slogans antirégime.
Pour tenter de limiter l’ampleur des manifestations, l’accès à Internet et aux réseaux sociaux a été restreint par intermittences depuis ce week-end. Dimanche après-midi, l’accès à la messagerie cryptée Telegram, très utilisée en Iran, était limité.
Quel est le bilan humain ?
Difficile d’obtenir des chiffres précis, le mouvement se déroulant dans plusieurs localités. En tout, 21 personnes, dont 16 manifestants, ont été tuées depuis le début des rassemblements jeudi, selon les estimations disponibles.
Durant la seule journée de lundi, neuf personnes ont été tuées dans le centre de l’Iran. Selon la télévision d’Etat, six manifestants sont morts dans des affrontements nocturnes avec les forces de l’ordre alors qu’ils tentaient de prendre d’assaut un poste de police à Qahderijan, dans la province d’Ispahan.
A Khomeinyshahr, dans cette même région du centre de l’Iran, un enfant de 11 ans a été tué et son père blessé par des tirs de manifestants alors qu’ils passaient près d’un rassemblement. Un membre des gardiens de la révolution, la principale force armée iranienne, a été tué et un autre blessé par des tirs de fusil de chasse à Kahriz Sang (centre).
Les autorités avaient en outre fait état lundi soir de la mort d’un policier, tué par des tirs d’une arme de chasse à Nadjafabad.
Comment réagit le pouvoir en place ?
D’une même voix, le pouvoir judiciaire, l’ensemble des leaders conservateurs et quelques réformateurs, alliés du président Hassan Rohani, ont exigé une répression implacable. Le président iranien a d’abord tenté de calmer le jeu en rappelant la détermination du gouvernement à s’attaquer à la question du chômage. « Notre économie a besoin d’une grande opération chirurgicale », a admis le président iranien, qui avait présenté en décembre au Parlement un budget annuel d’austérité.
Accusant une « petite minorité » de « fauteurs de troubles » qui utilisent la violence, il a toutefois assuré que le gouvernement était déterminé à « régler les problèmes de la population », en particulier le chômage. Le ministère du renseignement a prévenu dans un communiqué que « les émeutiers et les instigateurs » ont été identifiés et que « bientôt, on s’occupera sérieusement d’eux ».

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          Iran : le président Rohani sur la corde raide face aux manifestations



 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’Iran est le théâtre depuis cinq jours de violentes protestations contre les difficultés économiques et le régime.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Une vingtaine de personnes ont été tuées en cinq jours de manifestations à travers le pays. Louis Imbert, journaliste au service international du « Monde », a répondu à vos questions.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Quatre personnes condamnées pour un attentat à la bombe en 2015 et un prisonnier de droit commun ont été pendus mardi.
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Compte rendu

Egypte : cinq nouvelles exécutions, dont quatre pour une participation à un attentat

Quatre personnes condamnées pour un attentat à la bombe en 2015 et un prisonnier de droit commun ont été pendus mardi.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 02.01.2018 à 13h06

     •
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        Mis à jour le 02.01.2018 à 13h12





Cinq personnes ont été exécutées par pendaison, mardi 2 janvier en Egypte, dont quatre avaient été condamnées par un tribunal militaire pour un attentat à la bombe en 2015 dans un stade au nord du Caire qui avait coûté la vie à trois élèves officiers, selon des responsables sécuritaires. Ces dernières avaient été accusées d’avoir des liens avec la confrérie des Frères musulmans dont était issu l’ex-président Mohamed Morsi, renversé par l’armée en 2013 après un an au pouvoir et des manifestations de masse contre son régime.
Le cinquième détenu a été condamné dans une affaire criminelle de droit commun, ont indiqué les sources, sans autre précision.

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Quelques jours plus tôt, ce sont quinze personnes reconnues coupables d’attaques « terroristes » contre des militaires et des policiers dans le Sinaï qui avaient été exécutées. Il s’agissait de la plus importante exécution collective en Egypte depuis la pendaison de six djihadistes en 2015.
Les attaques de djihadistes ont tué des centaines de policiers et soldats depuis la destitution de Mohamed Morsi, et les tribunaux ont depuis condamné des centaines d’islamistes à mort, même si beaucoup ont échappé à la peine capitale en faisant appel.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. Pékin a fait de l’intelligence artificielle un véritable axe stratégique de développement. Une politique qui pourrait avoir des conséquences majeures sur les relations internationales.
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« Les Américains inquiets de la domination chinoise »

AU CŒUR DE L’IA. Pékin a fait de l’intelligence artificielle un véritable axe stratégique de développement. Une politique qui pourrait avoir des conséquences majeures sur les relations internationales.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 14h29
    |

Charles Thibout (chercheur en géopolitique, enseignant à l’IEJ-Paris.)







                        



                                


                            

TRIBUNE. « Celui qui deviendra leader en intelligence artificielle [IA] sera le maître du monde. » Le 1er septembre 2017, c’est sur un ton glacial que ­Vladimir Poutine lâche cette sentence sans équivoque. Trois jours plus tard, Elon Musk réagit sur Twitter. Le PDG de Tesla et de SpaceX prédit que la « lutte ­entre nations pour la ­supériorité en IA causera probablement la troisième guerre mondiale ». Une chose est sûre : la compétition est lancée et, dans cette ­rivalité nouvelle au résultat ­incertain, c’est vers la Chine aujourd’hui que tous les regards se tournent.
Le grand bond
Le 20 juillet, Pékin annonçait le lancement d’un plan de développement de la prochaine génération d’intelligence artificielle : un programme d’investissements pharamineux, dont l’objectif ne souffre aucune ambiguïté : faire de la Chine le ­leader mondial dans le domaine et, ainsi, déchoir les Etats-Unis de leur rang.
Pour y parvenir, le projet sera piloté par un organisme ad hoc (le bureau pour la promotion du plan IA) dépendant du ­ministère des sciences et technologies. Le plan prévoit qu’à l’horizon 2030 la Chine deviendra le premier pôle mondial ­d’innovation et le leader en IA, grâce en particulier aux percées décisives de ses industries de haute technologie dans le domaine des big data, des « réseaux de neurones artificiels », de l’intelligence ­hybride améliorée et des systèmes intelligents autonomes.

L’intérêt premier de l’Etat chinois est économique. Depuis plusieurs années, ses dirigeants s’alarment du ralentissement tendanciel de la croissance nationale, passée de 14,2 % en 2007 à 6,7 % en 2016. Au moyen de l’IA, ils espèrent ­redynamiser l’activité économique, en ouvrant la voie à une « nouvelle révolution scientifique et technologique », avec à la clé un nouveau cycle de croissance. L’intuition paraît justifiée : selon une récente étude du cabinet PwC, la richesse nationale chinoise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Avec la mise en circulation de nouveaux billets, la valeur de la monnaie a été divisée par dix. Mais les autorités minimisent l’opération.
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Compte rendu

En Mauritanie, 2018 commence par une dévaluation qui ne dit pas son nom

Avec la mise en circulation de nouveaux billets, la valeur de la monnaie a été divisée par dix. Mais les autorités minimisent l’opération.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-02T11:58:38+01:00"

        Le 02.01.2018 à 11h58






    
Les prix à la consommation sont en hausse depuis plusieurs mois.
Crédits : Finbarr O'Reilly / REUTERS


Debout sur un trottoir du marché de Nouakchott, le cambiste Nejib Ould Sidi se frotte les mains : la demande de devises explose en Mauritanie depuis l’annonce de la mise en circulation de nouveaux billets de la monnaie nationale, l’ouguiya. A partir de ce 1er janvier 2018, dix ouguiyas deviennent un ouguiya. Et à l’approche de la date fatidique, « l’activité a quintuplé », indique le changeur.
Depuis l’annonce de cette mesure le 28 novembre, jour de la fête nationale, par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, « les gens se ruent sur le dollar et l’euro, qu’ils achètent et gardent chez eux », ajoute-t-il. Un chef de bureau de change au marché central confirme une « flambée » de l’euro et du dollar, qui ont augmenté « de 3,5 % en une semaine ».

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« Les gens thésaurisaient l’ouguiya. Maintenant qu’ils sont obligés de s’en débarrasser, ils achètent et conservent les devises dans le coffre-fort de leur domicile », explique un autre cambiste.
Avant même l’annonce de la mise en circulation des nouveaux billets, la monnaie mauritanienne s’était dépréciée ces derniers mois au marché noir face à l’euro et au dollar, mais la tendance s’est encore aggravée depuis.
« Le pouvoir d’achat ne s’en ressentira pas »
Un commerçant du marché central de Nouakchott, Mohamed Heyin, estime cependant que « les prix vont baisser » progressivement grâce à l’introduction de ces nouveaux billets. « Auparavant, on te disait 10 000 ou 20 000 [ouguiyas] pour un produit. Désormais, on te dira 800 ou 700. C’est plus logique pour éviter l’inflation. »
Début décembre, le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM), Abdel Aziz Ould Dahi, a démenti les rumeurs de « dévaluation » assurant que l’ouguiya « conserverait sa valeur et que le pouvoir d’achat des citoyens ne s’en ressentirait pas ».
Les prix à la consommation sont en hausse depuis plusieurs mois. Ainsi, le riz thaïlandais, très prisé par les ménages mauritaniens, est passé de 300 à 350 ouguiyas le kilo (de 0,70 à 0,82 euro), et la bouteille de lait d’un demi-litre, de 250 à 300 ouguiyas. Le ciment et le fer à béton ont également connu des augmentations de 10 % à 12 %.
Files d’attente
La mise en circulation du nouvel ouguiya a obligé de nombreuses banques à ouvrir exceptionnellement le 1er janvier. Des files d’attente de clients, chéquier en main, se sont formées devant plusieurs agences.
Les institutions bancaires sont contraintes de reprendre tous leurs logiciels, les chéquiers, et de reconfigurer leurs guichets automatiques pour les mettre en conformité avec la nouvelle monnaie.

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Dans les rues, les personnes déjà servies examinaient les billets fabriqués en polymère, les tournant et les retournant, contemplant leurs couleurs vives et testant leur solidité tant vantée par la BCM.
Les ouguiyas neufs étaient disponibles dès minuit dans certains distributeurs automatiques. Ainsi, à la Banque populaire de Mauritanie (BPM), « on avait par exemple à l’agence de Tevragh Zeina [un quartier de Nouakchott] une vingtaine de clients qui étaient là à minuit », a indiqué à l’AFP la directrice marketing, Mariem Khayar. Au-delà du besoin d’espèces, « il y avait aussi beaucoup de curiosité pour toucher enfin cette nouvelle monnaie », a-t-elle estimé.
« Vague de blanchiment d’argent »
Selon des spécialistes, ce changement aura le mérite de réinjecter dans le système bancaire des liquidités thésaurisées par des personnes travaillant au noir ou craignant de dévoiler leurs fonds d’origine frauduleuse.
« Les devises aussi bien que l’immobilier et autres valeurs refuges bénéficieront de cette vague de blanchiment d’argent qui accompagnera l’opération », estime l’économiste Isselmou Ould Mohamed.

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Au moment de l’annonce, le 28 novembre, le président Ould Abdel Aziz affirmait que cette réforme permettrait « à l’ouguiya de reprendre sa place dans les transactions financières, de protéger le pouvoir d’achat du citoyen et de réduire la quantité de la monnaie en circulation ».
Les anciens billets et pièces seront retirés selon un calendrier établi par la BCM, en commençant par les plus gros : le billet de 5 000 ouguiyas d’ici le 31 janvier, ceux de 2 000 et 1 000 respectivement un et deux mois plus tard, et les plus petites coupures d’ici juin.
En 2004, la Mauritanie avait remplacé tous les billets en circulation depuis 1974.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’enquête sur la mort du magistrat chargé d’un dossier sensible secoue Buenos Aires.
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Le procureur Nisman a bien été assassiné, selon la justice argentine

L’enquête sur la mort du magistrat chargé d’un dossier sensible secoue Buenos Aires.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h55
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



                                


                            

Coup de théâtre judiciaire à Buenos Aires, où, près de trois ans après la mort suspecte du procureur Alberto Nisman, un magistrat argentin a conclu à un assassinat. « La mort de Nisman n’a pas pu être un suicide », a affirmé le juge Julian Ercolini, le 27 décembre, rejetant ainsi la version officielle qui, à l’époque du drame, avait conclu à un suicide. Le juge a précisé avoir recueilli suffisamment de preuves pour affirmer qu’on avait tiré une balle dans la tête du procureur. La gendarmerie avait également soutenu, en septembre 2017, la thèse du crime, en se fondant sur un rapport d’experts établissant qu’au moins deux personnes avaient frappé puis drogué M. Nisman, l’obligeant à s’agenouiller avant de le tuer.
Un ancien collaborateur du procureur, un informaticien de 35 ans, Diego Lagomarsino, a été mis en examen le 26 décembre pour complicité d’assassinat. Cet expert en communication maintient toujours que M. Nisman s’est suicidé avec un revolver de calibre 22. Selon sa version, le procureur lui avait demandé de lui prêter l’arme, retrouvée au côté du cadavre. M. Lagomarsino serait le dernier à avoir vu M. Nisman en vie. Le juge Ercolini a également inculpé les quatre gardes du corps du procureur qu’il accuse d’avoir facilité la tâche des tueurs.
Alberto Nisman, alors âgé de 51 ans, avait été retrouvé mort dans sa salle de bains, le 18 janvier 2015, quatre jours après avoir accusé la présidente Cristina Kirchner (2007-2015) d’avoir étouffé la possible implication de l’Iran dans l’attentat antisémite contre la mutuelle juive AMIA (Asociacion mutual israelita argentina). Le 18 juillet 1994, cet attentat, le plus grave qu’ait connu le pays, avait fait 85 morts et 300 blessés, au cœur de Buenos Aires. Il n’a jamais été revendiqué, encore moins élucidé.
Enquête parallèle
L’affaire Nisman, premier procureur assassiné de l’histoire argentine, réunit tous les ingrédients – politiciens, magistrats, espions et puissance étrangère – d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Pour les « faucons » américains, les manifestations qui ont lieu en Iran sont l’occasion d’accentuer l’escalade avec Téhéran, graduelle depuis l’arrivée de M. Trump à la Maison Blanche.
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Pour Trump, c’est « le moment du changement »  à Téhéran

Pour les « faucons » américains, les manifestations qui ont lieu en Iran sont l’occasion d’accentuer l’escalade avec Téhéran, graduelle depuis l’arrivée de M. Trump à la Maison Blanche.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 14h01
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



   


En juin 2009, Barack Obama avait mis une semaine à réagir aux amples manifestations qui avaient suivi, en Iran, la réélection houleuse du président Mahmoud Ahmadinejad. La raison de cette retenue était apparue plus tard : dès son arrivée à la Maison Blanche, le nouveau président américain avait envoyé une lettre secrète au Guide suprême, Ali Khamenei, pour lui proposer des négociations sur le programme nucléaire iranien. Son administration avait aussi commencé à explorer la piste d’un canal discret de communication avec Téhéran, par l’intermédiaire d’Oman. Les manifestations, violemment réprimées, avaient gelé le rapprochement qu’il souhaitait avec la République islamique, et qui devait finalement aboutir, six ans plus tard, à la signature de l’accord de 2015.
Donald Trump, lui, n’a pas tardé pour apporter son soutien aux manifestations qui ont commencé le 28 décembre 2017 à Machhad. Dans un Tweet posté le 30, de sa villégiature de Floride, le président américain déclare que les « citoyens iraniens en ont assez de la corruption du régime et sa dilapidation de la richesse nationale pour financer le terrorisme à l’étranger ». Le gouvernement iranien « doit respecter leurs droits, y compris celui à s’exprimer, met-il en garde. Le monde est attentif ».
Le 30 toujours, M. Trump poste deux extraits vidéo de son discours de septembre à l’Assemblée générale de l’ONU. « Les régimes d’oppression ne peuvent durer éternellement », y assure-t-il. Le 31, il affirme que l’Internet est « fermé » en Iran (« Not good ! »). Le 1er janvier (à 4 h 44), il estime que pour les Iraniens, c’est « le moment du changement ». Et le 2 janvier (à 7 h 09), il dénonce le régime « brutal et corrompu » au pouvoir en Iran. « Le peuple a peu de nourriture, une forte inflation et pas de droits de l’homme », ajoute le locataire de la Maison Blanche.

Iran, the Number One State of Sponsored Terror with numerous violations of Human Rights occurring on an hourly basi… https://t.co/EHq72J2QaP— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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L’occasion d’accentuer l’escalade
Le département d’Etat lui a emboîté le pas, accusant les dirigeants iraniens de transformer « un pays plein de richesses, pourvu d’une histoire et d’une culture importantes, en un Etat voyou, appauvri, dont les principales exportations sont la violence, le sang versé et le chaos ».
Selon le Wall Street Journal, l’administration Trump fait pression sur nombre de capitales étrangères pour qu’elles apportent leur soutien aux manifestants, et préparerait des sanctions contre les entités qui organisent la répression du mouvement.

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Pour les « faucons » américains, les manifestations sont l’occasion d’accentuer l’escalade avec Téhéran, graduelle depuis l’arrivée de M. Trump à la Maison Blanche. Le 13 octobre 2017, celui-ci avait décidé de ne pas « certifier » auprès du Congrès américain que l’Iran respecte ses engagements contenus dans l’accord de 2015. « Nous avons la possibilité, en 2018, d’asséner des coups mortels à des acteurs réellement mauvais », a affirmé le sénateur républicain Lindsey Graham, interrogé sur la Corée du Nord et l’Iran. Mais, a-t-il ajouté, à l’adresse du président américain : « On ne peut pas se contenter de tweeter. Il faut un plan. »
Dans le Washington Post, le chercheur Michael Singh, du Washington Institute for Near East Policy, appelle lui aussi à des mesures concrètes, comme procurer des plates-formes numériques à l’extérieur de l’Iran pour permettre aux militants d’informer sur la situation. En Iran cependant, l’activisme de M. Trump est largement perçu comme contre-productif et dangereux pour les manifestants.
« Comme en 2009, les durs essaient déjà de faire passer les manifestants pour des agents de l’étranger, analyse Ariane Tabatabai, du programme d’études de l’université de Georgetown sur la sécurité. Si Washington est perçu comme intervenant activement dans les affaires de l’Iran, cela dissuadera – au mieux – les Iraniens de se joindre au mouvement. Au pire, cela renforcera les durs, affaiblira les manifestants et facilitera la répression. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Il avait été écarté du célèbre ballet en raison de l’ouverture d’une enquête interne sur de possibles faits de harcèlement sexuel, remontant parfois à plus de vingt ans.
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Le directeur du New York City Ballet sur le départ à la suite d’accusations de harcèlement sexuel

Il avait été écarté du célèbre ballet en raison de l’ouverture d’une enquête interne sur de possibles faits de harcèlement sexuel, remontant parfois à plus de vingt ans.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h11
   





                        


Un mois après des accusations de harcèlement sexuel portées à son encontre, le Danois Peter Martins, le directeur du New York City Ballet (NYCB) grande figure de la danse new-yorkaise, a annoncé sa retraite lundi 1er janvier.
Dans une lettre adressée au conseil d’administration du NYCB, M. Martins a expliqué que le scandale leur avait « imposé un poids douloureux, à [lui] et [à s]a famille. » L’homme, âgé de 71 ans, nie toujours les faits qui lui sont reprochés.
Peter Martins fait l’objet d’une enquête depuis l’envoi d’une lettre anonyme, dans laquelle figurent un certain nombre d’accusations. Un groupe de danseurs a ensuite contacté le New York Times pour porter d’autres accusations sur des faits allégués remontant à 1983.
Une enquête interne
La compagnie de danse avait annoncé en décembre l’ouverture d’une enquête interne sur le directeur, qui avait succédé à George Balanchine à la tête du NYCB en 1983, et était également directeur artistique de la School of American Ballet, l’école de danse de la compagnie.

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« Nous remercions Peter pour sa formidable contribution au New York City Ballet en tant que chef de ballet durant plus de trois décennies », a déclaré le président du conseil d’administration Charles W. Scharf dans un communiqué cité par le New York Times.
La démission de Peter Martins vient officialiser son départ alors que le danseur avait été écarté des activités de la NYCB de la School of American Ballet depuis l’ouverture de l’enquête, au cours de laquelle il a affirmé avoir « pleinement coopéré ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ L’ex-international a mis sa fortune, sa notoriété et son temps au service de ses compatriotes, au risque de décevoir, nous rappelle notre chroniqueur.
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Chronique

« George Weah ne s’est pas contenté d’être une légende du foot, il s’est engagé pour le Liberia »

L’ex-international a mis sa fortune, sa notoriété et son temps au service de ses compatriotes, au risque de décevoir, nous rappelle notre chroniqueur.

Par                                            Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-01-02T10:06:15+01:00"

        Le 02.01.2018 à 10h06






    
A Monrovia, le 28 décembre 2017, deux jours après la victoire de l’ancien international de football, George Weah, et sa colistière, Jewel Howard-Taylor.
Crédits : SEYLLOU/AFP


George Weah a été élu, le 26 décembre 2017, deuxième président de la République du Liberia, après deux mandats d’Ellen Johnson Sirleaf. Sa troisième tentative lui a réussi et il s’est hissé à la tête de son pays.
Cette victoire de l’ancienne star du ballon rond, qui est jusqu’à présent le seul Africain à avoir obtenu le Ballon d’or, provoque diverses réactions sur le continent et au-delà, partagées entre effusions de joie au regard de la belle trajectoire de l’homme et peurs au sujet de sa prétendue incompétence. L’élection de Weah est aussi analysée par certains comme un rejet du personnel politique libérien.

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Ceci nous semble biaisé, car l’homme, depuis son engagement public, est un membre du corps politique de son pays. Après les terrains de foot, « Mister George » a débuté un long match politique. Weah a créé un parti. Il a été candidat comme tête de liste ou colistier trois fois à une présidentielle. Il est allé remporter son siège de sénateur face au fils d’Ellen Johnson Sirleaf. Il s’est engagé « musculairement » au service de la démocratie dans son pays.
Un ailleurs lointain
Weah est passé du « je » au « nous ». Evoluant dans un milieu du football professionnel souvent très individualiste et régi par l’argent roi, il a d’abord mis aura et fortune au service des plus faibles dans un pays ravagé par la guerre. Puis il s’est politisé en ayant la conviction que cette conscience des problèmes sociaux à résoudre devait déboucher sur une conscience politique des enjeux, des rapports de force et de domination au Liberia.
Après l’action sociale et le « processus de politisation » ayant abouti à un regard critique porté sur les dirigeants de son pays, il s’est engagé dans l’espace public partisan et la compétition électorale.

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Ce n’est donc pas un footballeur qui a remporté une victoire électorale le 26 décembre 2017, mais une icône du sport qui a décidé de se politiser, puis de s’engager en politique pour arriver à cette consécration.
George Weah a-t-il lu notre ouvrage collectif Politisez-vous ! ? Certainement pas. Mais il apporte de l’eau à notre moulin : celui d’inviter les femmes et hommes en colère ou en désaccord avec la manière dont sont conduites les affaires de nos Etats, ceux qui ne veulent plus voir leur pays mal gouverné, à s’impliquer politiquement pour être les acteurs du changement.
Le parcours sportif de George Weah est remarquable. Son parcours de vie devient exceptionnel. Il n’est certes pas le centre du monde mais a refusé de se contenter d’être un ancien avant-centre de légende.



L’homme, après sa carrière, n’a pas choisi le confort du riche qui vit en Europe, aidant de temps en temps les nécessiteux de son pays natal et du bidonville de Moronvia dont il est issu à travers une fondation ou une association, se refusant à tout commentaire politique. Il n’a pas non plus choisi de se fendre de quelques déclarations critiques à l’endroit des dirigeants du Liberia, toujours dans le bien-être d’un ailleurs lointain.
Weah s’est « sali les mains ». Il a décidé de donner de sa personne et de ses moyens au service d’un rêve de nouveau Liberia. Notre propos n’est pas de lui accorder déjà un blanc-seing pour la suite ni de dire qu’il sera meilleur que ceux à qui il succède. Sera-t-il un bien piètre président ? Ou au contraire mettra-t-il son pays sur les rails du progrès ? Nous n’en savons rien.
Le camp du Bien
Ce qui, en revanche, est à saluer, et qui rejoint nos préoccupations constantes, c’est son choix d’engagement qui est une leçon pour tous ceux qui critiquent quotidiennement de l’intérieur ou de l’étranger leur pays et arborent un silence gêné ou sortent une explication peu convaincante quand on leur demande ce qu’ils prévoient de faire pour changer les choses. L’ancienne star du Paris-Saint-Germain et du Milan AC est de ceux qui pensent que conquérir l’électorat puis disposer de l’appareil d’Etat et des immenses possibilités de transformation qu’il offre est un moyen efficace pour changer quelque chose à défaut de tout révolutionner.

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George Weah mérite davantage de respect que les « apolitiques » ou les partisans du « tous pourris » sans autre forme de projet. Ils sont en partie coupables du mal actuel de l’Afrique. Ils sont les anti-Weah qui, pourtant, sur les réseaux sociaux et dans les médias, le glorifient en ce moment mais attendent un échec pour le conspuer. Ils sont le camp du Bien, ce camp qui ne se trompe jamais car jamais il n’agit.
George Weah, lui, s’est politisé, au risque de se tromper, de décevoir et d’échouer, délaissant le rôle facile de l’observateur. Il nous donne, à tous, une leçon et nous invite à nous mettre concrètement au service de nos pays.
Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées. Racine Assane Demba est journaliste. Avec un collectif d’auteurs, ils ont écrit en 2017 le manifeste Politisez-vous ! (United Press).

