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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Journaliste au service international du « Monde », Louis Imbert a répondu aux questions des lecteurs sur le mouvement contre le pouvoir iranien.
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Manifestations en Iran : « L’Etat a amplement les moyens de réprimer le mouvement »

Journaliste au service international du « Monde », Louis Imbert a répondu aux questions des lecteurs sur le mouvement contre le pouvoir iranien.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 17h14
   





                        



Une vingtaine de personnes ont été tuées en cinq jours de manifestations en Iran, et le Guide suprême, Ali Khamenei, a accusé, mardi 2 janvier, « les ennemis » de l’Iran de fomenter des troubles dans le pays. Journaliste au service international du Monde, Louis Imbert a répondu aux questions des lecteurs sur ce mouvement, le plus important depuis 2009.
Célia : Bonjour. Pourquoi un mouvement s’est-il élevé contre le régime iranien ? Qui en est à l’origine ?
Ces manifestations ont commencé il y a six jours et elles ont pris l’Etat iranien par surprise. Les premiers cortèges, jeudi 28 décembre, à Machhad (au nord-est du pays), dénonçaient la politique économique du président modéré, Hassan Rohani. Les plus pauvres n’ont pas encore vu les fruits de l’accord sur le nucléaire iranien de juillet 2015, et de la levée d’une partie des sanctions internationales. Les conservateurs avaient soutenu ce mouvement, l’avaient peut-être organisé.
Puis, le mouvement a pris une vie autonome. Il s’est répandu à travers une quarantaine de villes, en province surtout, y compris de très petites. C’est un mouvement sans leader, on y chante des slogans contre toutes les branches du pouvoir iranien.
Sina : Quelle est la différence entre les manifestations de 2009 et les contestations d’aujourd’hui ?
En 2009, de nombreux Iraniens étaient descendus dans la rue pour protester contre la réélection contestée de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence. Le mouvement ne s’est éteint qu’en 2011 à la suite d’une dure répression. Celle-ci a durablement aliéné de l’Etat une partie de la population. L’élection du modéré Hassan Rohani en 2013, puis sa réélection en 2017 ont peu à peu cicatrisé ces divisions, qui restent très présentes.
Mais, paradoxalement, les manifestants de 2009, notamment les partisans des réformateurs, se méfient des manifestations actuelles. Ils craignent une répression accrue, qui effacerait les acquis de M. Rohani, et ses promesses de libéralisation politique et de croissance économique. Une partie de la classe moyenne estime avoir beaucoup à perdre.

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Jean63 : Le régime est-il réellement menacé par ces troubles ?
Aujourd’hui, l’Etat a amplement les moyens de réprimer le mouvement, mais il a espéré qu’il s’essouffle de lui-même. Le président Rohani a reconnu la légitimité de ce mouvement de colère face à la stagnation économique et politique du pays, et les forces de l’ordre ont resserré l’emprise – on dénombre au moins vingt morts, la plupart depuis dimanche.
Alors que de nouvelles manifestations sont attendues en fin d’après-midi, les autorités multiplient les annonces indiquant qu’elles sont prêtes à mener une répression sévère.
Nims : Est-ce qu’un leader de ces manifestations commence à émerger ? Le mouvement ne risque-t-il pas de s’essouffler à cause de ce manque de leadership d’opposition ?
Le mouvement est désordonné – les slogans fusent dans tous les sens – et il se fait plus violent depuis dimanche. Il n’a pas de leader, il est éparpillé à travers des villes de province – encore relativement peu présent dans la capitale. Il rassemble cependant des gens très divers : des retraités, des ouvriers qui organisent de petits rassemblements locaux pour protester contre leur misère ont pu rejoindre le mouvement.
La plupart des manifestants arrêtés (450 officiellement) sont jeunes, voire adolescents, selon les autorités, et sans casier judiciaire. Un tiers de la jeunesse iranienne est au chômage, selon des chiffres officiels, sous-évalués. Et les régions périphériques où se concentrent les minorités ethniques et religieuses (kurdes et sunnites avant tout) ont très vite connu des manifestations.
Pitoukat : Qu’en est-il de la possible manipulation par les Etats-Unis ?
Aujourd’hui, le Guide suprême, Ali Khamenei, a accusé les « ennemis de l’Iran » d’avoir armé et soutenu politiquement les manifestants. C’est le signal d’une répression à venir. Mais cette dénonciation des ennemis de l’extérieur (les Etats-Unis, Israël, les monarchies arabes du Golfe et des groupes d’opposition iraniens en exil) n’est pas uniquement une position politique.

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La colère en Iran est réelle, la sympathie de nombreux Iraniens pour les manifestants également, même s’ils ne participent pas aux cortèges. Cependant des chaînes administrées depuis l’étranger sur la messagerie instantanée Telegram, très populaire en Iran, ont bien aidé à coordonner les manifestants. Elles ont aussi appelé à des actions violentes. Les dirigeants iraniens ont noté que le directeur de la CIA, Mike Pompeo, souhaitait rendre l’agence plus « agressive » face à l’Iran – notamment face aux gardiens de la révolution, principale force armée du pays. Et que des partisans d’un changement de régime étaient revenus en grâce à Washington, sous le mandat de Donald Trump. Cependant, malgré les tweets enflammés de M. Trump, la position de l’administration américaine n’a pas évolué en faveur d’un changement de régime en Iran.
Myriam : Quelle est la position de la France vis-à-vis des révoltes en Iran ?
Elle se fait encore discrète. Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, était attendu sous peu à Téhéran pour préparer une future visite d’Emmanuel Macron – une première pour un chef d’Etat occidental d’importance depuis la révolution de 1979. On imagine mal le ministre atterrir à Téhéran dans ces conditions.
Il y a là un piège : le président américain, Donald Trump, ne cesse d’encourager les manifestants d’Iran. Washington presse les Européens de condamner la répression. Mais ceux-ci veulent maintenir leurs liens avec Téhéran afin de préserver l’accord international sur le nucléaire, que M. Trump ne cesse de dénoncer.
Pierre : L’Iran connaissait un rayonnement important depuis quelques années, dans le domaine du tourisme, universitaire… Peut-on s’attendre à une baisse significative des étrangers sur le sol iranien ?
En trois jours, l’Etat iranien est redevenu, dans la plupart de vos questions, un « régime » – un terme péjoratif qu’il déteste. L’Iran craint de perdre une guerre de communication. Il tente depuis la levée des sanctions, en 2016, de se présenter sous son meilleur visage, de mettre en avant son potentiel économique, sa culture, son désir de changement. Le tourisme augmente en effet. Les investisseurs étrangers arrivent lentement, mais ils arrivent. Quand soudain, en quelques jours, l’appareil sécuritaire, l’autre versant de l’Etat, fait la « une » partout à travers le monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La ministre Jacqueline Gourault, nommée « Madame Corse » en décembre, doit se rendre sur l’île vendredi.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Les nationalistes s’installent à la tête de la collectivité unique de Corse

La ministre Jacqueline Gourault, nommée « Madame Corse » en décembre, doit se rendre sur l’île vendredi.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 17h26
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



   


Ce mardi 2 janvier marque une date historique en Corse. A plusieurs égards. C’est, d’une part, la réunification des deux départements et de la collectivité territoriale en une collectivité unique, quarante-deux ans après la bidépartementalisation et près de vingt-six ans après le « statut Joxe » de 1991 qui a permis de doter l’île d’une Assemblée de Corse et d’un conseil exécutif aux compétences élargies. C’est aussi l’accession aux pleins pouvoirs des nationalistes qui, pour la première fois, disposeront d’une majorité absolue au sein de cette Assemblée.
Pour la coalition dirigée par l’autonomiste Gilles Simeoni, chef de file de Femu a Corsica, allié aux indépendantistes de Corsica libera, avec à leur tête Jean-Guy Talamoni, c’est l’aboutissement d’une longue marche qui les a vus conquérir une à une les responsabilités institutionnelles. Commencée en 2014 lorsque la liste conduite par Gilles Simeoni parvint à arracher la mairie de Bastia. Concrétisée aux élections territoriales de décembre 2015 qui virent l’alliance nationaliste devenir la principale force politique de l’Assemblée de Corse, même si elle n’y disposait pas de la majorité absolue, et qui permirent à Gilles Simeoni de prendre la présidence de l’exécutif et à Jean-Guy Talamoni celle de l’Assemblée. Transformée enfin aux élections législatives de juin 2017 qui ont envoyé trois députés nationalistes sur quatre au Palais-Bourbon.

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Objectifs flous
Cette fois, les nationalistes, qui ont obtenu 41 des 63 sièges de la nouvelle Assemblée, héritent des pleines responsabilités à la tête d’une collectivité qui gérera plus d’un milliard d’euros de budget et près de cinq mille agents. Et qui revendique de nouveaux transferts de compétences. Dans la foulée du second tour qui avait consacré leur large victoire, le premier ministre, Edouard Philippe, avait déclaré que la Corse pouvait « constituer un territoire privilégié pour tester et mettre en œuvre le pacte girondin » prôné par Emmanuel Macron. Dès lors que ses élus « prendront des initiatives conformes au cadre constitutionnel », avait-il ajouté, estimant qu’« il y aurait quelque chose de baroque à avoir fait voter une loi transférant des compétences puis à estimer, avant même sa mise en pratique, qu’elle est par nature insuffisante ou exercée de façon insatisfaisante ». Une manière de signifier aux élus corses qu’ils s’emparent d’abord des pouvoirs qui leur ont été transférés avant d’en revendiquer de nouveaux.
Le gouvernement va toutefois devoir engager le dialogue avec le nouveau pouvoir qui s’installe ce mardi au siège de la collectivité unique, cours Grandval à Ajaccio. « Le moment d’ouvrir un dialogue véritable est venu, déclarait Gilles Simeoni dans un entretien au Monde le soir du second tour. Les circonstances n’ont jamais été aussi favorables pour un règlement politique par le haut de la question corse. Il ne faut pas laisser passer cette chance. » Reste néanmoins à définir la nature de ce dialogue et à circonscrire les points sur lesquels il peut se concentrer. Or, sur le plan programmatique, en dehors de déclarations principielles d’ordre très général, les objectifs des nationalistes restent très flous.
Message politique
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, particulièrement chargée des collectivités territoriales, a été désignée pour mener cette mission. Elle se rendra dans l’île vendredi pour rencontrer les dirigeants nationalistes élus. Le ministère n’a pas précisé les modalités de ce premier déplacement depuis sa nomination. Avant qu’Emmanuel Macron lui-même se rende en Corse le 6 février, vingt ans après l’assassinat du préfet Claude Erignac. Un déplacement qui prend une valeur symbolique et politique toute particulière pour le président de la République, alors qu’il n’avait obtenu sur le territoire qu’un peu moins de 18,5 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle.

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En 2015, lors de leur accession à la tête de la collectivité territoriale, les nationalistes avaient fait une démonstration spectaculaire assortie d’une mise en scène et de discours retentissants. A peine intronisé à la présidence de l’Assemblée, Jean-Guy Talamoni avait prononcé un discours en corse ancré dans les références au « père de la patrie corse », Pascal Paoli, qui avait proclamé en 1755 la première Constitution de souveraineté populaire. Et, à l’issue de la séance, les neuf élus au conseil exécutif avaient prêté serment sur la « bible » du paolisme, la Justification de la révolution de Corse, éditée en 1758.
Qu’en sera-t-il cette fois ? A 14 h 30 le doyen d’âge, Pierre-Jean Luciani, président sortant de l’ex-département de Corse-du-Sud, a ouvert la séance. Le nationaliste Jean-Guy Talamoni a été élu président de l’Assemblée de Corse avec 40 des 63 voix. Il a dédié sa victoire « à nos prisonniers et recherchés », dans un discours d’investiture entièrement prononcé en corse.
Ensuite, les 63 conseillers doivent élire les 11 membres du conseil exécutif. La journée se conclura par l’élection du président du conseil exécutif.

Gilles Simeoni interpelle Emmanuel Macron
Le président sortant du Conseil exécutif corse, qui devrait être reconduit mardi 2 janvier dans cette fonction, a interpellé le président de la République, Emmanuel Macron, l’invitant à « parler rapidement sur sa vision de la Corse et sa vision du dialogue » qui devra « s’engager entre la Corse et la République ».
S’exprimant mardi sur France Inter, il a regretté que « jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement et l’Etat [n’aient] pas donné les signes forts, qui étaient indispensables, de la prise en compte de la nouvelle donne politique corse, qui s’est traduite notamment par une victoire électorale aux allures de raz-de-marée démocratique aux élections territoriales de décembre ».
Depuis la victoire de la liste Pè a Corsica (Pour la Corse) menée par Gilles Simeoni pour les autonomistes et Jean-Guy Talamoni pour les indépendantistes le 10 décembre, le président de la République n’a pas abordé la question de l’île.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Editorial. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté, le 31 décembre, des vœux qui insistent sur leur ambition commune pour l’Union européenne.
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Le « colloque intime » entre la France et l’Allemagne

Editorial. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté, le 31 décembre, des vœux qui insistent sur leur ambition commune pour l’Union européenne.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h32
   





                        


Editorial du « Monde ». A ce niveau-là d’harmonie dans le message, ce n’est plus du diapason, c’est de la stéréo. A quelques heures d’intervalle, dimanche 31 décembre, la chancelière Angela Merkel et le président Emmanuel Macron ont adressé à leurs concitoyens, en guise de vœux, le même message volontariste sur l’Europe : 2018 sera « une année décisive » pour « l’ambition européenne » (Macron) et la cohésion de l’Union « la question décisive des prochaines années » (Merkel).
La chancelière allemande et le chef de l’Etat français partent d’abord, tous deux, de cette certitude ancrée dans leurs convictions politiques : la construction européenne profite à chacun de ces deux grands pays fondateurs de l’Union. L’avenir de l’Allemagne est « lié de façon indissociable à l’avenir de l’Europe » (Merkel), « l’Europe est bonne pour la France » (Macron).
« Ce par quoi tout commence »
Pour faire avancer ce chantier, la chancelière allemande et le chef de l’Etat français comptent d’abord l’un sur l’autre, en plaçant tous deux, dans leurs discours de vœux de Nouvel An, le dialogue franco-allemand au cœur de la refondation européenne. « La France et l’Allemagne veulent travailler ensemble », a souligné Mme Merkel, pour permettre à l’UE de renforcer la cohésion des Vingt-Sept et de « représenter nos valeurs de manière solidaire et avec assurance, à l’intérieur comme à l’extérieur ».
Fidèle, chacun, à sa réputation, Angela Merkel est restée sobre et brève, là où Emmanuel Macron tenait à être plus lyrique et, forcément, plus long. Le président français a choisi, pour décrire la relation franco-allemande, une expression inhabituelle, celle du « colloque intime » : « Ce colloque intime avec nos amis allemands, a-t-il dit, est la condition nécessaire à toute avancée européenne : elle n’exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires, mais elle est ce par quoi tout commence. »
Une démarche qui pourrait irriter
L’expression « colloque intime et singulier », que l’on doit à l’écrivain et médecin Georges Duhamel, est généralement employée à propos de la relation entre le médecin et le patient. Cette relation est marquée par la confiance, élément tout aussi crucial pour la relation franco-allemande, mais aussi par le secret – dont on espère fermement qu’il ne fait pas partie, en revanche, des exigences de M. Macron.
On s’abstiendra de chercher à savoir qui, de Paris ou de Berlin, est le médecin et qui est le patient, mais la phrase décrit bien la démarche commune, telle que veut la relancer M. Macron : se parler à deux d’abord, puis élargir la conversation aux autres membres de l’UE. L’histoire ne dit pas si le président français a testé, au préalable, sa formulation auprès de sa collègue allemande. Il est probable, cependant, qu’elle irritera passablement certains de leurs partenaires européens, à Rome, Madrid ou La Haye, aux yeux desquels l’intimité, précisément, de ce dialogue est généralement suspecte. Elle peut aussi inquiéter les membres de l’Union qui ont choisi de rester en dehors de la zone euro, à Copenhague ou à Varsovie, et que la perspective d’une intégration renforcée de cette zone de dix-neuf Etats membres inquiète d’autant plus qu’ils perdent, avec le Brexit, l’appui de la Grande-Bretagne.

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                Pour ses premiers vœux, Macron réaffirme son identité politique et corrige son image



Dans la foulée, M. Macron a encore déclaré « avoir besoin d’aller plus loin » dans le dialogue franco-allemand et vouloir « rompre avec les habitudes passées », afin de « retrouver ce goût en commun d’un avenir dont nous décidons nous-mêmes ». Bonne résolution. Reste à la concrétiser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Taxe sur les propriétaires, interdiction des vieilles voitures, puces électroniques pour les nouveau-nés… Ces « mesures qui entreront en vigueur en 2018 » n’existent pas.
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Festival d’intox sur de prétendues « nouvelles loi appliquées en 2018 »

Taxe sur les propriétaires, interdiction des vieilles voitures, puces électroniques pour les nouveau-nés… Ces « mesures qui entreront en vigueur en 2018 » n’existent pas.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 16h22
    |

            Adrien Sénécat








                        


Chaque premier janvier, une ribambelle de nouvelles mesures votées dans les mois précédents entrent en vigueur. L’année 2018 n’échappe pas à la règle, avec notamment la hausse des prix du tabac, l’extension de l’obligation vaccinale ou encore le début de l’exonération de la taxe d’habitation. Mais certains sites peu scrupuleux en profitent pour diffuser tout et n’importe quoi. Retour sur cinq mesures présentées comme de « nouvelles lois » appliquées dès à présent, mais qui n’existent pas.
1. Non, les propriétaires ne devront (toujours) pas payer à l’Etat l’équivalent d’un loyer
CE QUE DIT LA RUMEUR
Plusieurs sites Internet comme superastuces.co (une référence qui nous apparaît peu fiable dans notre base de données Décodex) ont alerté ces derniers jours sur une supposée menace qui pèserait sur les propriétaires. Une disposition qui, selon eux, « entrera en vigueur en février 2018 », prévoirait en effet de leur faire « payer l’équivalent d’un loyer à l’Etat, une fois le crédit immobilier remboursé ». Ainsi, un propriétaire dont le logement aurait théoriquement une valeur locative de 1 000 euros serait contraint à verser environ 600 euros par mois à l’Etat.
POURQUOI C’EST FAUX
Il s’agit en réalité d’une fausse information persistante, démentie à bien des reprises. En 2016, ce projet de faire payer un « loyer fictif » aux propriétaires était imputé au gouvernement de François Hollande, qui avait publiquement indiqué n’avoir « jamais » eu l’intention de mettre en place une telle mesure.
C’est ensuite Emmanuel Macron qui a été accusé de préparer ce projet, pendant la campagne présidentielle. Malgré les démentis du candidat et de son équipe de campagne, l’intox a continué à circuler pendant des mois. François Baroin, alors chef de file des Républicains pour la campagne des législatives, l’a même reprise en direct sur France Inter fin mai.
Malgré la publication de nouveaux articles alarmistes sur la question, la prétendue « taxe sur les loyers fictifs » n’est toujours pas à l’ordre du jour du gouvernement, et encore moins sur le point d’être appliquée.
2. Non, les voitures d’avant 1997 ne seront pas interdites
CE QUE DIT LA RUMEUR
Plusieurs sites comme Tvbuzzz.com ont fait circuler ces derniers jours des articles affirmant qu’il serait « interdit de circuler dans des voitures d’avant 1997 » depuis le 1er janvier. « Les voitures de plus de vingt ans devront s’acquitter d’une amende si elles sont prises en train de circuler », écrivent-ils.
POURQUOI C’EST FAUX
Il s’agit en réalité d’un canular publié à l’origine en 2016 sur le site Actualite.co, qui permet à tout internaute de créer ses propres blagues. Des sites douteux se sont contentés de recopier les affirmations relayées dans cet article qui n’avait pas vocation à être pris au sérieux.
Néanmoins, une mesure comparable existe à Paris depuis le printemps 2016, mais elle n’a rien à voir avec la nouvelle année. Sauf à de rares exceptions, les propriétaires de vieux véhicules peuvent donc toujours circuler librement.
3. Non, votre religion ne sera pas mentionnée sur votre carte d’identité
CE QUE DIT LA RUMEUR
« C’est décidé, la loi est passée : la religion pratiquée par chaque citoyen français sera inscrite sur sa carte nationale d’identité ainsi que sur d’autres documents officiels (notamment les passeports) », peut-on lire depuis plusieurs jours sur des sites sensationnalistes.
Certains reprennent même ce photomontage d’une prétendue carte d’identité conforme aux nouvelles règles, où l’on trouve la mention « Religion », sous les « Nom » et « Prénom(s) » :

   


POURQUOI C’EST FAUX
Il s’agit une nouvelle fois d’un canular, initialement sorti de l’imagination du site satirique Secretnews.fr, dont le logo apparaît d’ailleurs sur le photomontage de la carte d’identité en question. Il n’existe aucun projet officiel pour mettre à jour la carte d’identité sous cette forme.
4. Non, il n’y aura pas de « micropuce » pour les nouveau-nés
CE QUE DIT LA RUMEUR
Plusieurs sites Internet à tendance conspirationniste comme Brujitafr.fr (une référence qui nous apparaît peu fiable dans le Décodex) ont écrit ces derniers jours que « les bébés qui naîtront en 2018 auront une micropuce implantée sous la peau à la maternité. Cette mesure concernerait tous les nouveaux nés en Europe ». La mesure est présentée comme une manière « d’éviter les échanges de bébés accidentels », mais aussi, à terme, d’intégrer dans la puce des informations « comme le CV, les diplômes et le casier judiciaire ».
POURQUOI C’EST FAUX
Encore une fois, il s’agit d’une affirmation fantaisiste, sortie de l’imagination du site parodique Le Jurafi il y a plusieurs années, après avoir déjà circulé aux Etats-Unis en 2010.
5. Non, il n’y aura pas de nouvelle législation sur le « tuning »
CE QUE DIT LA RUMEUR
Plusieurs sites Internet ont publié des articles affirmant que modifier son véhicule serait interdit à partir du 1er janvier 2018. « Une mesure votée le 6 décembre 2016 tend à vouloir interdire toute modification, qu’elle soit d’ordre esthétique ou d’ordre à altérer les performances de son véhicule », y lit-on notamment.
POURQUOI C’EST FAUX
La rumeur est en fait partie d’un article publié début 2017 sur le site En-bref.fr, qui permet à n’importe quel internaute de créer un article fictif et de le partager sur les réseaux sociaux. Cet article a par la suite été partagé des dizaines de milliers de fois, jusqu’à être repris au premier degré par des sites sensationnalistes.
Aucune nouvelle loi sur cette question n’a en réalité été votée en décembre 2016, et aucune nouvelle mesure n’est entrée en vigueur en ce début d’année. La pratique est néanmoins encadrée. Par exemple, tout changement des caractéristiques techniques inscrites sur la carte grise d’un véhicule nécessite de faire modifier celle-ci.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/01/2018
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Le gypaète barbu de retour dans les Alpes

Le plus grand vautour d’Europe, surnommé le « casseur d’os », avait été éradiqué en France au début du XXe siècle. De terribles légendes lui étaient associées.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h44
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



                                


                            

Distinguer le cercle rouge de l’œil perçant du gypaète barbu en plein vol : le rêve de tout ornithologue est désormais à portée de regard. Alors qu’il avait totalement disparu du paysage, ce rapace majestueux s’installe de nouveau dans les Alpes françaises.
Lancée il y a trente ans par un petit groupe de passionnés, la mobilisation sans précédent pour sa réintroduction se poursuit aujourd’hui dans un programme européen de défense de l’environnement. On dénombre actuellement trois cents gypaètes dans tout l’arc alpin, dont quarante-deux couples reproducteurs et treize poussins envolés en 2017.
Ce qui fait dire aux spécialistes que l’espèce est sauvée… « A condition de continuer à travailler dans la concertation internationale », s’empresse de souligner José Tavares, directeur de la Vulture Conservation Foundation. Présent à la rencontre internationale sur le gypaète, organisée mi-novembre à Passy, en Haute-Savoie, ce spécialiste mondial des vautours, qui a notamment participé au retour du condor aux Etats-Unis, estime que la sauvegarde du gypaète dans les Alpes constitue un exemple unique.
« Nous avons réussi à reconstituer une vraie métapopulation européenne, qui se distribue de l’Autriche au Mercantour, expose-t-il. C’est une histoire très belle mais rare. Les vautours sont soumis à une pression extrême, ce sont les animaux parmi les plus menacés sur Terre, ils sont les premiers à subir les effets environnementaux de l’activité humaine. »
« Symbole de maléfice »
Le plus grand vautour d’Europe, dont l’envergure peut atteindre trois mètres, fascine. Sa façon de lâcher du ciel les os d’animaux morts, pour les ouvrir tels des noix, lui a valu le surnom de « casseur d’os ». Mais de terribles légendes lui sont aussi attribuées, comme celles de pousser les vaches dans les précipices ou d’enlever les enfants.
Une loi de 1902 pour défendre les « animaux utiles » avait dressé la liste des présumés « nuisibles »,...




                        

                        


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En France, la tempête Eleanor va succéder à Carmen

Alors que Carmen s’éloigne de la France après avoir fait un mort, une nouvelle dépression est attendue dans le nord du pays dans la nuit de mardi à mercredi.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 12h31
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 16h30
    |

            Rémi Barroux et 
Simon Roger








                        



   


A peine les forts vents de Carmen s’étaient-ils déplacés vers le centre de l’Europe, mardi 2 janvier, qu’une nouvelle perturbation était annoncée sur les côtes atlantiques françaises, avec des vents pouvant atteindre « 110 à 120 km/h sur le littoral et jusqu’à 110 km/h dans les terres », selon les prévisions de Météo France.
Cette nouvelle dépression, attendue dans la nuit de mardi à mercredi, a été nommée Eleanor. Conjuguée à d’importants coefficients de marée (107 jeudi), elle pourrait engendrer des risques de submersion au moment des pleines mers, notamment dans la Manche et sur la côte atlantique. Mardi, Météo France a placé 48 départements du nord et de l’est de la France en vigilance orange.
Les rafales de Carmen, qui ont balayé, lundi après-midi, la Bretagne, puis le littoral aquitain, ont dépassé, pour certaines, les 130 km/h – 90 km/h à l’intérieur des terres dans la Loire, l’ouest du Bassin parisien, la Normandie –, avec, en mer, des creux de 5 mètres. Mais c’est en Corse que les vents les plus puissants se sont fait sentir, atteignant même 180 km/h au cap Corse, dans le nord de l’île.
Mardi, la Gironde et la Charente-Maritime étaient toujours placées en vigilance orange en raison des risques de crue et d’inondation.
Un mort dans les Pyrénées-Atlantiques
Le bilan humain reste faible, un homme d’une soixantaine d’années ayant été tué, dimanche, par la chute d’un arbre sur sa voiture, à Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques). Sur les dizaines de milliers de foyers privés d’électricité dans tout l’ouest de la France, 11 000 restaient sans courant, essentiellement en Aquitaine et en Bretagne, mardi matin, selon Enedis. Une éolienne de 62 mètres de haut s’est effondrée à Bouin (Vendée), sectionnée à la base, et de nombreuses toitures ont été emportées ou endommagées.

        Lire aussi :
         

                La tempête Carmen, qui a fait un mort, s’éloigne de la France



Qualifiée de « tempête hivernale classique » par Emmanuel Demaël, prévisionniste à Météo France, et d’une intensité comparable à Ana (11-12 décembre 2017) et à Bruno (26 décembre), Carmen n’est « pas quelque chose d’exceptionnel », la France connaissant « entre deux et cinq tempêtes hivernales » chaque année. 
Au plus fort de la tempête Ana, le premier épisode dépressionnaire de l’hiver, 120 000 foyers français s’étaient retrouvés sans électricité, selon les chiffres communiqués par Enedis. Dans les Hauts-de-France, plusieurs milliers de foyers avaient dû supporter une coupure de courant de plus de vingt-quatre heures, par des températures avoisinant 0 °C.
Des températures exceptionnellement douces
Fin décembre, Bruno avait balayé tout le Grand Ouest. Plages interdites d’accès à Biarritz, manèges et animations de Noël fermés par mesure de précaution à Bayonne, rafales de vent jusqu’à 140 km/h enregistrées dans le Finistère… La deuxième tempête hivernale avait sévi sur tout le littoral. Mais, à la différence de Carmen, l’épisode avait coïncidé avec des coefficients de marée assez faibles, limitant les risques de submersion.
Ces phénomènes météorologiques intenses se conjuguent par ailleurs avec des records de douceur pour les températures. La station de Paris-Montsouris a enregistré 15,1 °C dimanche 31 décembre, faisant du dernier jour de l’année 2017 le plus chaud depuis le début des mesures, en 1872. A l’échelle de la France métropolitaine, la moyenne de la température a également battu, avec 11 °C, le précédent record de 2006 (10,5 °C), a précisé à l’AFP Patrick Galois, prévisionniste à Météo France. « En général, quand on a des dépressions tempétueuses, elles sont générées par des courants océaniques qui véhiculent la douceur sur l’Europe », a-t-il précisé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Très populaire, l’épouse du chef de l’Etat veut, à l’instar de Claude Pompidou, faire entrer art et design au palais présidentiel.
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Brigitte Macron creuse son sillon à l’Elysée

Très populaire, l’épouse du chef de l’Etat veut, à l’instar de Claude Pompidou, faire entrer art et design au palais présidentiel.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 16h53
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            

C’est devenu un rituel. Tous les soirs, ou presque, Brigitte Macron passe la tête dans le bureau de ses deux collaborateurs, Pierre-Olivier Costa et Tristan Bromet : « Allez hop, on y va ? » Et les voilà partis tous les trois pour un tour à pied dans Paris, pour « débriefer ». La petite troupe élyséenne, parfois accompagnée de Némo, le labrador du président, marche à vive allure – pour éviter de se faire trop souvent alpaguer – et change souvent d’itinéraire, pour des raisons de sécurité. « Brigitte a un besoin vital de ne pas rester enfermée au palais, elle veut rester connectée au réel », explique le conseiller spécial à l’Elysée qui dirige son cabinet, Pierre-Olivier Costa.
Une méthode de travail que la première dame, dont les activités sont régies par une « charte de transparence » publiée le 21 août 2017 sur le site de l’Elysée, a imposée à ses équipes. Lors de ses premières échappées, ses conseillers la suivaient au pas de course, les bras chargés de dossiers. Ils n’ont finalement pris que leurs téléphones portables. « Une fois dans la rue, les sujets qui paraissaient très importants au bureau deviennent souvent futiles, s’amuse M. Costa. Ces promenades nous permettent de hiérarchiser, tout en s’oxygénant la tête. »

Depuis sept mois, Brigitte Macron a ouvert discrètement plusieurs chantiers. Le premier, qu’elle partage avec son mari, est culturel. Dans le sillage des Pompidou, les Macron souhaitent transformer l’Elysée en y faisant entrer art moderne et design. Ils recevront en janvier plusieurs directeurs de grands musées (Orsay, Louvre, Beaubourg, Picasso, etc.) pour étudier avec eux la possibilité de faire venir – de manière temporaire – des œuvres au palais. « Venez jeter un œil, on trouvera peut-être ensemble un moyen de valoriser vos collections et nos murs », leur a lancé la première dame. « Les Macron veulent faire de l’Elysée un petit Louvre d’Abou Dhabi »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le corps d’Iryna Nozdrovska, 38 ans, a été découvert lundi dans une rivière près de Kiev, alors que la militante était portée disparue depuis plusieurs jours.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

En Ukraine, vague d’indignation après le meurtre d’une avocate défenseure des droits de l’homme

Le corps d’Iryna Nozdrovska, 38 ans, a été découvert lundi dans une rivière près de Kiev, alors que la militante était portée disparue depuis plusieurs jours.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h24
   





                        



   


C’est un « défi pour l’Etat », a reconnu mardi 2 janvier le chef de la diplomatie ukrainienne, Pavlo Kimkine. Un aveu d’impuissance qui illustre le désarroi des autorités du pays, après le meurtre d’Iryna Nozdrovska, une avocate qui militait pour la défense des droits de l’homme.
Le corps de cette femme de 38 ans a été découvert lundi dans une rivière près de Kiev, alors que la militante était portée disparue depuis plusieurs jours. La police ukrainienne a déclaré dans un communiqué avoir ouvert une enquête pour « meurtre prémédité ».
Cet assassinat a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, où des appels à manifester ont aussitôt circulé. Plus d’une centaine de personnes se sont rendues devant le siège de la police régionale, scandant « Honte ! » et réclamant justice. Il s’agit d’un « test de la capacité de la société de protéger ses femmes militantes et d’assurer la justice » en général, a déclaré sur Twitter le ministre des affaires étrangères ukrainien.
L’ambassade américaine en Ukraine s’est également dite sur Twitter « choquée » par la mort de la militante, appelant à « traduire en justice » les coupables. « Nous allons faire tout notre possible » pour que les auteurs du meurtre soient arrêtés, a promis sur Facebook le chef adjoint de la police nationale, Viatcheslav Abroskine.
« Nombreuses menaces »
Iryna Nozdrovska avait notamment consacré les deux dernières années à empêcher la libération de l’homme qui avait mortellement blessé sa sœur dans un accident de la route en 2015. Condamné à sept ans de prison en juin, Dmytro Rossochansky, neveu d’un juge, avait de fortes chances d’être amnistié et remis en liberté, jusqu’au rejet de son appel par la cour d’appel de Kiev mercredi dernier.
Ce rejet a été obtenu « essentiellement grâce » à l’implication personnelle de l’avocate, a indiqué dans un communiqué le groupe ukrainien pour la protection des droits de l’homme de Kharkiv (KHPG), alors que le système judiciaire ukrainien est régulièrement accusé d’absoudre les personnes proches de hauts responsables. Mme Nozdrovska a reçu de « nombreuses menaces de la part de l’accusé et de sa famille », a affirmé le député ukrainien Moustafa Naïem. Selon lui, lors de la dernière audience du procès de M. Rossochansky, le père de ce dernier avait lancé à l’avocate : « Tu vas mal finir. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Une nouvelle loi impose depuis le 1er janvier aux grandes plates-formes de supprimer en moins de vingt-quatre heures les contenus illégaux.
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Discours de haine : en Allemagne, les géants du Web risquent des millions d’euros d’amende

Une nouvelle loi impose depuis le 1er janvier aux grandes plates-formes de supprimer en moins de vingt-quatre heures les contenus illégaux.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 16h42
   





                        


C’est une loi que redoutaient les grandes entreprises du Web : depuis lundi 1er janvier, elles peuvent se voir condamner en Allemagne à une amende de 50 millions d’euros si elles ne parviennent pas à supprimer les messages illégaux en moins de vingt-quatre heures.
Approuvée en juin par le Parlement, cette loi a été votée à la suite des nombreuses critiques dont ont fait l’objet ces plates-formes, pour avoir laissé proliférer des discours haineux malgré leurs propres règlements.
Dorénavant, toute plate-forme comptant plus de deux millions d’utilisateurs doit supprimer les messages illégaux moins de vingt-quatre heures après leur signalement par les internautes. Un délai qui peut s’étendre à sept jours dans certains cas complexes.
Une loi critiquée
Les internautes constatant un manquement pourront se plaindre auprès du ministère de la justice à l’aide d’un formulaire conçu spécialement. Facebook, Twitter, Google, YouTube, Snapchat, et Instagram sont entre autres concernées. Elles devront aussi produire un rapport annuel sur le nombre de publications supprimées et la raison de ces suppressions.
La loi est officiellement entrée en vigueur en octobre, mais les entreprises ont bénéficié d’un délai de trois mois pour s’adapter avant qu’elle s’applique. Ce texte représente un échec pour les grands groupes du Web, qui cherchent à tout prix à éviter que les Etats légifèrent et encadrent davantage leurs activités. Or, depuis plusieurs mois, les menaces se multiplient, notamment au Royaume-Uni, tandis que les plates-formes multiplient les annonces expliquant qu’elles peuvent se réguler d’elles-mêmes.
Celles-ci ne sont pas les seules à critiquer cette loi, certains dénonçant un danger pour la liberté d’expression, d’autres s’inquiétant que soit confiée la difficile tâche de la censure à des entreprises privées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Un fœtus qui se sauve lui-même en sauvant sa mère, un ver revenu de l’espace avec deux têtes, des médicaments qui déclenchent des orgasmes spontanés ou encore la lombalgie chronique du président Kennedy figurent dans ce « Top 10 ».
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Publiée dimanche 31 décembre, la vidéo a été tournée au Japon dans la « forêt des suicides ».
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Le youtubeur Logan Paul critiqué pour s’être mis en scène près d’un cadavre

Publiée dimanche 31 décembre, la vidéo a été tournée au Japon dans la « forêt des suicides ».



Le Monde
 |    02.01.2018 à 12h30
   





                        



   


Il clôturait 2017 parmi les centaines de vidéastes YouTube portés au pinacle par la plateforme dans sa traditionnelle vidéo Rewind 2017. Et sera le premier youtubeur à ouvrir le bal des polémiques en ligne de l’année 2018. L’Américain Logan Paul, 22 ans, a choqué de nombreux internautes pour avoir posté une vidéo sur sa chaîne, où il se met en scène près de ce qu’il présente comme un corps humain, dans la forêt japonaise Aokigahara, au pied du mont Fuji et tristement célèbre pour le nombre de suicides qui y sont accomplis.
Publiée dimanche 31 décembre, la vidéo d’une quinzaine de minutes montre Logan Paul et des amis partir camper dans la forêt. Quelques centaines de mètres après le parking, alors qu’ils avancent entre les arbres, ils disent apercevoir au loin une personne pendue. Sans arrêter de filmer, ils s’approchent et réalisent des gros plans du corps, parfois non floutés. Et restent plusieurs minutes à proximité de la dépouille pour partager ressentis et commentaires avant de retourner sur le parking.
La vidéo a été depuis retirée de la plateforme par son auteur. Encore en ligne dans la nuit du 1er au 2 janvier, elle a eu le temps de récolter plus de 6,2 millions de vues. Sur Twitter, de nombreuses personnes, parmi lesquelles des célébrités comme les comédiens Aaron Paul (Breaking Bad) ou Sophie Turner (Game of Thrones), dénoncent une vidéo et un comportement de son auteur « irrespectueux » et « dégoûtant », notant que Logan Paul « s’amuse et fait des blagues » a proximité d’un cadavre, « quand bien même il s’agirait d’un fake » (c’est-à-dire d’un faux). Et lui reprochent de se moquer du suicide.
Des excuses présentées lundi
Lundi 2 janvier, de nombreux commentaires affluaient encore après que Logan Paul – suivi par 15 millions d’abonnés sur YouTube, souvent de jeunes adolescents –, a présenté ses excuses sur Twitter, arguant une « erreur ». Celles-ci ont peiné à convaincre les internautes qui ne manquent pas d’ironiser sur sa défense et le fait que ce dernier « a filmé, continué à filmer, ri, uploadé le contenu sur son ordinateur, monté sa vidéo, publié sur YouTube ». 

Dear Internet, https://t.co/42OCDBhiWg— LoganPaul (@Logan Paul)


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En ce qui concerne les contenus violents ou choquants, les conditions d’utilisation de YouTube distinguent les vidéos d’actualité (dans lesquelles les scènes violentes doivent être contextualisées) des vidéos « théâtralisées ». Dans ce dernier cas, ces vidéos seront soumises à une limite d’âge. « Cela ne justifie pas pour autant que des contenus violents ou sanglants soient publiés pour choquer ou susciter un intérêt malsain de façon injustifiée », précise toutefois la plateforme. « Dans certains cas, le contenu peut être si violent ou choquant qu’il ne pourra pas rester en ligne sur nos plateformes, même si vous fournissez du contexte », ajoute YouTube.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ « Le Monde » a pu assister à une commission de discipline  à Fleury-Mérogis. Un quasi tribunal.
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En prison, le mitard pour lutter contre les portables

« Le Monde » a pu assister à une commission de discipline  à Fleury-Mérogis. Un quasi tribunal.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 11h17
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

C’est à la fois un des outils majeurs de gestion de la détention et un des lieux les plus secrets de la prison. Le Monde a pu assister, mercredi 13 décembre 2017, à une commission de discipline, là où l’administration pénitentiaire juge souverainement une violation du règlement par un détenu à l’égard de cette même administration. La presse n’y avait encore jamais eu accès. A Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe, chaque bâtiment a sa propre commission de discipline.
Ce matin-là, au bâtiment D1, un homme hagard, les yeux gonflés, se tient debout derrière une barre de tribunal qui paraît disproportionnée dans cette pièce exiguë aux murs jaune vif. Geoffroy H. maintient bien à plat les phalanges de ses deux mains sur cette barre, comme pour mieux se concentrer sur la lecture du compte rendu d’incident (CRI) du 10 novembre qui relate la découverte dans sa cellule d’un téléphone portable, sans carte SIM ni chargeur. L’infraction la plus courante. Le détenu est encadré par une surveillante pénitentiaire, postée devant la porte, et son avocate, debout dans le maigre espace qui le sépare de la table derrière laquelle ses trois « juges » du jour sont assis.
Cette procédure administrative a des airs de procès devant un tribunal, avec des avocats, le plus souvent commis d’office. Emilie Rollot, 29 ans, directrice en charge du bâtiment D1 où s’entassent 910 personnes condamnées dans quelque 500 places, préside la commission de discipline. Elle est flanquée de deux assesseurs, l’un surveillant pénitentiaire, l’autre issu de la société civile. Depuis 2011, un assesseur extérieur peut en effet assister le chef d’établissement lors de ces audiences disciplinaires.
Dix jours de quartier disciplinaire
Les explications de cet homme de 34 ans, détenu sans histoire depuis seize mois, sont prises au sérieux par la directrice. Il s’agirait du téléphone qu’un ex-codétenu avait revendu à un autre pour ne pas se faire pincer lors d’un changement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le 1er janvier, le dictateur a menacé Washington, mais esquissé une ouverture avec la Corée du Sud, qui a proposé de tenir des discussions à un haut niveau avec Pyongyang.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/01/2018
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Séoul tente de rétablir le dialogue intercoréen après la main tendue de Kim Jong-un

Le 1er janvier, le dictateur a menacé Washington, mais esquissé une ouverture avec la Corée du Sud, qui a proposé de tenir des discussions à un haut niveau avec Pyongyang.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 16h58
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Le discours du Nouvel An de Kim Jong-un a surpris en Corée du Sud par l’aspect conciliant de la partie destinée à Séoul. Dans une allocution, le dirigeant nord-coréen a repris, lundi 1er janvier, ses avertissements à Washington, mais a dit espérer « sincèrement » que les Jeux olympiques (JO) d’hiver de Pyeongchang, qui s’ouvrent le 9 février, « seront menés avec succès ». « Nous sommes disposés à prendre les mesures nécessaires, y compris à envoyer notre délégation, a-t-il poursuivi. A cette fin, les autorités du Nord et du Sud pourraient se retrouver dans un avenir proche. »
Le président du comité organisateur des JO, Lee Hee-beom, a vu en ces déclarations un « cadeau du Nouvel An ». Le comité a toujours plaidé pour la participation nord-coréenne aux Jeux et, d’après M. Lee, « tout est prêt pour accueillir une délégation du Nord ».
Cette ouverture a été particulièrement bien accueillie par le gouvernement sud-coréen, qui y voit la réponse attendue à l’offre de dialogue portée par la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, depuis l’élection en mai 2017 du progressiste Moon Jae-in. Séoul a proposé mardi de tenir des discussions à un haut niveau avec Pyongyang le 9 janvier, après la main tendue par M. Kim. « Nous espérons que la proposition nord-coréenne et notre réponse joueront un rôle de catalyseur dans les relations », a-t-on déclaré dans l’entourage du chef de l’Etat.
Le président américain Donald Trump a estimé mardi que le geste d’ouverture de Pyongyang était la conséquence des sanctions adoptées par la communauté internationale et s’est félicité du fait que « l’homme-fusée », un surnom dont il affuble régulièrement Kim Jong-un, veuille « parler à la Corée du Sud pour la première fois ».
« Offensive de charme »
Séoul reste toutefois prudent, notamment sur l’organisation immédiate de discussions : « Nous n’en sommes pas encore là. Il faut voir comment Pyongyang et la communauté internationale vont réagir à notre prise de position ». Le parti Minju, la formation démocrate de M. Moon, appelle Pyongyang à « faire la preuve de sa sincérité en cessant ses provocations ».
La scène politique sud-coréenne est divisée quant à l’attitude à adopter vis-à-vis de Pyongyang. La défiance est bien plus vive dans le camp conservateur sud-coréen, aujourd’hui dans l’opposition et traditionnellement hostile au Nord. Ses dirigeants retiennent pour leur part une autre partie des propos de Kim Jong-un : « L’ensemble [du territoire] des Etats-Unis est à portée de nos armes nucléaires et il y a toujours un bouton nucléaire sur mon bureau. C’est la réalité, pas une menace. » Le dirigeanta également évoqué la poursuite de la production de têtes nucléaires et de missiles balistiques.
Le député conservateur Chang Je-won regrette que Kim Jong-un n’hésite pas à « prendre le monde en otage avec ses menaces nucléaires, tout en parlant de la paix par le dialogue intercoréen ». M. Chang voit là « une offensive de charme superficielle » et appelle le président Moon à cesser de « prier pour le dialogue et à affronter la réalité ».
Le camp conservateur croit déceler dans l’appel de Kim Jong-un à annuler les manœuvres mili­taires américano-sud-coréennes une volonté d’affaiblir l’alliance entre Séoul et Washington. « Kim Jong-un a formulé à la fois une offre de paix et une position offensive, expliquait le 2 janvier le quotidien Korea Herald.Il est inquiétant de voir l’administration Moon exagérer le sens de la première tout en minorant la seconde. »
« La Corée du Sud doit bien réfléchir au moyen d’équilibrer la résolution de la question nucléaire et l’amélioration des relations intercoréennes », juge Cheong Seong-chang, expert de la Corée du Nord à l’Institut Sejong de Séoul. « Nous devons procéder avec prudence et analyser le sens et les intentions derrière le discours du Nouvel An », reconnaît-on à la Maison Bleue.

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                Des transfuges nord-coréens exposés à des radiations



Le ton conciliant de Kim Jong-un pourrait être une réponse à la proposition faite par Séoul à Washington de décaler les exercices militaires annuels américano-sud-coréens qui doivent coïncider, en 2018, avec les JO et les Jeux paralympiques (en mars).
Dans un rapport rendu public le 1er janvier, l’Institut pour une stratégie de sécurité nationale (INSS), organe d’analyse dépendant des services de renseignements sud-coréens, craint de voir Pyongyang exiger, pour prix de sa participation aux JO, la levée des sanctions imposées par Séoul, la suspension des manœuvres américano-sud-coréennes, voire une reprise de la coopération économique et de l’aide humanitaire. « De telles exigences dès l’ouverture des négociations pourraient lui donner un avantage dans les discussions », juge l’INSS.
Le débat est en particulier relancé sur le complexe de Kaesong, zone industrielle où des entreprises sud-coréennes faisaient travailler des Nord-Coréens. La présidente conservatrice Park Geun-hye (2013-2017) avait ordonné, en février 2016, la fermeture de cet espace de coopération économique. Le camp progressiste n’a cessé, depuis, de déplorer l’abandon d’un des rares projets de collaboration au profit d’une politique de confrontation. Le président Moon souhaiterait le rouvrir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Les constructeurs français ont gagné un point de marché, à 56,4 % des immatriculations. La part du diesel tombe, elle, à 47 %.
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Le marché automobile français a conservé en 2017 une très bonne allure

Les constructeurs français ont gagné un point de marché, à 56,4 % des immatriculations. La part du diesel tombe, elle, à 47 %.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 12h07
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Éric Béziat








                        



   


En 2017, la France aura une nouvelle fois brillé sur la planète automobile. Le marché hexagonal des voitures neuves a atteint 2,1 millions d’immatriculations, en hausse de 4,7 %. C’est à peine moins qu’en 2011. En comptant les utilitaires, le marché dépasse largement les 2,5 millions d’unités.
« Ce sont des chiffres qu’on voyait plutôt lors des années de prime à la casse, se réjouit François Roudier, directeur de la communication du Comité français des constructeurs automobiles. Mais là, ce sont des conditions normales de marché. »
Cette performance est d’autant plus remarquable qu’elle se produit après trois années de croissance ininterrompue. En 2016, le marché français des véhicules particuliers avait repassé la barre symbolique et historique des 2 millions de véhicules vendus.
PSA en forme
Dans ce contexte positif, les constructeurs français tirent leur épingle du jeu. Ils gagnent un point de part de marché supplémentaire par rapport aux constructeurs étrangers, pour atteindre 56,4 % des immatriculations.
Le constructeur tricolore le plus en forme reste PSA, avec une croissance affichée de plus de 10 %. Il le doit avant tout au rachat d’Opel, bouclé en août, qui lui apporte un peu plus d’un point de part de marché, la moitié de sa croissance annuelle. Il le doit également à la très bonne santé de sa marque Peugeot (+ 9 %). Les succès des SUV Peugeot, ces 4 × 4 urbains dans le vent, les 2008, 3008 et 5008, mais aussi de la nouvelle 308, ne se démentent pas.

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                Opel : PSA veut négocier un rabais avec General Motors



La marque Citroën connaît, pour sa part, un regain de ses immatriculations (3,3 %) après plusieurs années de baisse. Les lancements des nouvelles générations de la C3 et de l’utilitaire Jumpy ont séduit les acheteurs. DS attend pour sa part de nouveaux modèles après avoir écoulé à peine 21 000 unités en 2017, deux fois moins qu’en 2013 ! Le lancement en début d’année de la tant attendue DS7 devrait permettre à la marque haut de gamme de PSA d’exister enfin.
Du côté de Renault, la performance est moins flamboyante (+ 3,1 % pour le groupe), « mais solide », assure Philippe Buros, le directeur commercial France du constructeur, qui ajoute : « Nous réalisons cette année notre meilleur résultat commercial depuis six ans. En moyenne, le marché français a crû de 5 % par an depuis cinq ans, nous faisons un peu moins bien cette année, mais cela s’explique en particulier par notre poids. Renault est la première marque française, avec 21,75 % du marché. » 
Performance de Dacia
Pour la huitième année, la Clio est la voiture la plus vendue. Et avec une croissance de 6,6 %, Dacia reste très important sur le marché, au coude-à-coude avec Ford.
L’autre fait majeur de l’année 2017 reste la chute de la part du diesel, sur fond de pollution et de scandale de fraude au contrôle des émissions. Avec 47 % du marché en 2017, on revient à un niveau connu en 2000. Très loin des 73 % de l’année 2012. « Nous étions une exception, nous revenons à la moyenne européenne », relativise M. Buros. Quant au parc roulant (hors véhicules utilitaires, industriels et poids lourds), il reste à 62 % constitué de diesel (chiffre 2016). Dans le même temps, l’électrique se porte bien, en croissance de 15 %, mais sa part de marché reste toujours confidentielle, à 1,2 %.

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                Les subventions au diesel divisent les constructeurs allemands



Pour la suite, les constructeurs sont confiants. Au vu des carnets de commandes, le marché devrait poursuivre sa croissance en 2018, au moins au premier semestre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Grande figure du théâtre depuis les années 1970, il est mort mardi à Paris, à l’âge de 81 ans.
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Le dramaturge, metteur en scène et écrivain Jacques Lassalle est mort

Grande figure du théâtre depuis les années 1970, il est mort mardi à Paris, à l’âge de 81 ans.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h45
   





                        



   


« Un art du presque rien, une incandescence des gris. » C’était la définition du style que recherchait sans cesse le dramaturge Jacques Lassalle. Cette grande figure du théâtre français est mort mardi 2 janvier à Paris. Il était âgé de 81 ans.
Jacques Lassalle avait côtoyé dès le plus jeune âge la fine fleur du théâtre français. Né le 6 juillet 1936 à Clermont-Ferrand, il gardera toute sa vie une distance vis-à-vis du parisianisme. Ancien élève du conservatoire de Nancy, puis de Fernand Ledoux au conservatoire de Paris, il débute comme comédien mais renonce un temps au théâtre pour gagner sa vie comme professeur à l’université.
En 1967, débarqué par hasard dans les grands ensembles de la banlieue rouge, il fonde le Studio-Théâtre de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). L’aventure commence par l’animation de quartier dans les gymnases de la ville et se poursuit avec les grands classiques au Studio-Théâtre : Comme il vous plaira, de Shakespeare, qu’il traduit, Marivaux, Goldoni, Molière… Il s’oriente aussi vers l’écriture, avec plusieurs pièces. Avec sa toute jeune compagnie et peu de moyens, il met en scène des pièces méconnues du grand public, ou fait résonner les classiques par rapport à l’actualité sociale du moment.
Grand serviteur du théâtre public
Jacques Lassalle se fait un nom avec un spectacle créé en coproduction avec le Théâtre national populaire (TNP), Travail à domicile, de l’Allemand Franz Xaver Kroetz, et installe un style de mise en scène. « Je crois qu’un spectacle, une mise en scène, c’est une politique du retranchement. On dénude, on retire, jusqu’à ce peu, ce presque rien, l’essentiel étant dans le presque », disait-il.
Héritier des grands serviteurs du théâtre public – Jean Vilar, Jacques Copeau – il développe au fil des ans son style épuré, tourné vers la recherche du sens plutôt que le spectaculaire. Inscrit dans le réel, il continue également d’enseigner. Agrégatif de lettres modernes, il donne classe 1969 à 1971 à l’Institut d’études théâtrales de l’université de Paris-III, puis au Conservatoire national d’art dramatique (1982-1983).
Dans les années 1970 et 1980, il alterne classiques et modernes (Milan Kundera, Michel Vinaver), propose sa première mise en scène à la Comédie-Française (La Locandiera, de Goldoni), aborde l’opéra (Lohengrin, de Richard Wagner, puis Lear, de Reimann, à l’Opéra de Paris).
En 1983, il est nommé directeur du Théâtre national de Strasbourg (TNS) en remplacement de Jean-Pierre Vincent et frappe un grand coup en créant Tartuffe avec Gérard Depardieu et François Périer. Il reste au TNS jusqu’à sa nomination à la Comédie-Française en 1990 pour trois ans. Lorsque Jacques Toubon succède à Jack Lang en 1993, il ne renouvelle pas le contrat de Jacques Lassalle, en dépit de l’ouverture réussie du Théâtre du Vieux-Colombier, orienté vers le théâtre contemporain.
Critique des critiques
Son éviction – alors qu’il est soutenu par la profession du théâtre – est une blessure profonde pour Jacques Lassalle, qui se retire quelques mois à la campagne. Sa mise en scène d’Andromaque au Festival d’Avignon en 1994 est mal accueillie et le metteur en scène s’en prend violemment à la critique, allant jusqu’à annoncer qu’il arrête le théâtre.
Mais la passion est trop forte et il n’en sera rien. Son Don Juan est repris à la Comédie-Française, il monte La Cerisaie à Oslo en 1995 et il enchaîne avec des classiques (Shakespeare, Pirandello, Labiche, une Médée dans la cour d’honneur d’Avignon en 2000) et des contemporains (l’auteur norvégien Jon Fosse, notamment). Il a également beaucoup travaillé avec le Théâtre national de Varsovie.
Jacques Lassalle devait proposer cette saison à la Comédie-Française La Cruche cassée, de Heinrich von Kleist, en avril, mais avait dû renoncer, très atteint par la mort de sa femme, Françoise, épousée en 1958 et avec qui il a eu trois enfants. Jacques Lassalle avait été hospitalisé récemment et était, depuis, en maison de repos, où « il n’a pas pu retrouver ses forces », a déclaré son fils Antoine à l’Agence France-Presse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Quatre personnes condamnées pour un attentat à la bombe en 2015 et un prisonnier de droit commun ont été pendus mardi.
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Compte rendu

Egypte : cinq nouvelles exécutions, dont quatre pour une participation à un attentat

Quatre personnes condamnées pour un attentat à la bombe en 2015 et un prisonnier de droit commun ont été pendus mardi.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 02.01.2018 à 13h06

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        Mis à jour le 02.01.2018 à 13h12





Cinq personnes ont été exécutées par pendaison, mardi 2 janvier en Egypte, dont quatre avaient été condamnées par un tribunal militaire pour un attentat à la bombe en 2015 dans un stade au nord du Caire qui avait coûté la vie à trois élèves officiers, selon des responsables sécuritaires. Ces dernières avaient été accusées d’avoir des liens avec la confrérie des Frères musulmans dont était issu l’ex-président Mohamed Morsi, renversé par l’armée en 2013 après un an au pouvoir et des manifestations de masse contre son régime.
Le cinquième détenu a été condamné dans une affaire criminelle de droit commun, ont indiqué les sources, sans autre précision.

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Quelques jours plus tôt, ce sont quinze personnes reconnues coupables d’attaques « terroristes » contre des militaires et des policiers dans le Sinaï qui avaient été exécutées. Il s’agissait de la plus importante exécution collective en Egypte depuis la pendaison de six djihadistes en 2015.
Les attaques de djihadistes ont tué des centaines de policiers et soldats depuis la destitution de Mohamed Morsi, et les tribunaux ont depuis condamné des centaines d’islamistes à mort, même si beaucoup ont échappé à la peine capitale en faisant appel.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Un décret entré en vigueur le 1er janvier précise les conditions de surveillance armée de sites sensibles.
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édition abonné


Le port d’arme par des agents de sécurité privée encadré par la loi

Un décret entré en vigueur le 1er janvier précise les conditions de surveillance armée de sites sensibles.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 11h36
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
L’armement des agents de sécurité privée va-t-il connaître un nouvel essor ? Lundi 1er janvier, un décret est entré en vigueur qui explicite les conditions d’exercice de missions de surveillance armée. Ce texte découle de la loi de sécurité publique de février 2017 dont le principal apport était de modifier les règles d’ouverture du feu en vigueur pour les agents de la force publique. Mais le texte vient aussi mettre de l’ordre dans un domaine où la réglementation n’avait pas évolué depuis plus de trente ans.

Le port d’arme pour les agents de sécurité privée n’est pas, en soi, une nouveauté. Il n’y a pas de recensement officiel, mais on estime à environ 5 000 le nombre d’employés de la sécurité privée exerçant leur activité en étant porteurs d’une arme de poing (arme à feu à canon court). Il s’agit principalement des transporteurs de fonds ou de valeurs. Auxquels s’ajoutent quelques centaines de personnes intervenant dans la protection des navires, face au risque de piraterie maritime, ainsi que sur des sites nucléaires d’Areva ou du Commissariat à l’énergie atomique.
En outre, un peu moins d’une centaine d’agents de protection rapprochée de personnalités sont armés. Il s’agit de gardes du corps intervenant le plus souvent auprès d’élus, de dirigeants de grande entreprise, de journalistes, d’avocats ou de personnalités médiatiques particulièrement menacés. Mais l’encadrement juridique de leur armement était jusque-là particulièrement fragile.
Rien de nouveau, ou presque
Dans un contexte de menace terroriste et face à l’augmentation des demandes de protection, l’Etat a voulu légiférer.
« Après l’attentat de Charlie Hebdo, les choses ont évolué, recontextualise Alain Bauer, président du Conseil national des activités privées de sécurité. Il fallait changer la loi pour autoriser l’armement d’agents de protection de personnes physiques. On en a profité pour réglementer et stabiliser des situations incertaines,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Alors que la plate-forme de l’opposition peine à organiser des marches, l’Eglise catholique a montré son pouvoir de mobilisation.
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Manifestations réprimées en RDC : retour sur les événements



LE MONDE
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        Le 02.01.2018 à 15h10

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        Mis à jour le 02.01.2018 à 15h11






Durée : 01:58 | 

Des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo (RDC) le 31 décembre 2017 par les catholiques du Comité laïc de coordination (CNC). D’après cette organisation, plus de 160 lieux de culte se sont mobilisés à Kinshasa, mais aussi dans les provinces du Nord-Kivu, du Kongo-Central, du Haut-Katanga et du Kasaï-Central.
Selon le bilan provisoire des Nations unies, au moins huit personnes ont été tuées dans des quartiers extrêmement populaires de Kinshasa. Le CNC évoque dix manifestants morts sous les balles. Les autorités ont reconnu seulement quatre victimes, dont un policier.
Le Comité laïc de coordination réclamait une déclaration de Joseph Kabila, certifiant qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession. Il y a un an, le 31 décembre 2016, un accord politique avait été signé entre la majorité et l’opposition, sous l’égide des évêques congolais, organisant la transition et prévoyant des élections au cours de l’année 2017. La Commission électorale indépendante (CENI) les a repoussées au 23 décembre 2018.


                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les salles ont, par ailleurs, enregistré la troisième meilleure fréquentation depuis cinquante ans, avec 209,2 millions de spectateurs en 2017.
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Les films français à nouveau en progression en 2017

Les salles ont, par ailleurs, enregistré la troisième meilleure fréquentation depuis cinquante ans, avec 209,2 millions de spectateurs en 2017.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 14h11
   





                        



   


En progression depuis trois ans, les films français ont à nouveau accru leur part de marché en 2017. Les salles ont, par ailleurs, enregistré la troisième meilleure fréquentation depuis cinquante ans, avec 209,2 millions de spectateurs en 2017.
« La fréquentation des salles de cinéma demeure à un niveau particulièrement élevé. C’est le troisième plus haut niveau depuis cinquante ans. Avec plus de 78 millions d’entrées, les films français ont connu un beau succès dans les salles », observe Frédérique Bredin, présidente du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée).
Les films américains reculent de 8,6 %, à 102,04 millions d’entrées, en 2017. Leur part de marché atteint ainsi 48,8 % en 2017, contre 52,4 % en 2016. En 2017, la part de marché des films français a atteint 37,4 % contre 35,3 % (2016). « Après une année 2016 exceptionnelle, les spectateurs ont bénéficié cette année encore d’une offre de films français très riche dans tous les genres qui ont attiré les spectateurs », ajoute la présidente du CNC dans un communiqué.

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Les films primés bien placés
Pour la quatrième année consécutive, la fréquentation des salles franchit les 200 millions d’entrées, très au-dessus de la moyenne des dix dernières années (205 millions), mais 2017 fait toutefois moins bien que 2016 (213,1 millions). En 2011, un record avait été établi avec 217 millions de fauteuils.
Les meilleurs scores français ont été réalisés par les comédies Raid Dingue de Dany Boon (4,6 millions d’entrées), Valérian et la Cité des milles planètes de Luc Besson (4 millions), Alibi.com de Philippe Lacheau (3,6 millions), Le Sens de la fête d’Eric Toledano (3 millions) et Au revoir là-haut d’Albert Dupontel (1,9 million).

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Plusieurs films sélectionnés ou primés, notamment à Cannes, ont rencontré un large public tels 120 Battements par minute de Robin Campillo, grand prix du jury (812 000 entrées), Visages, Villages, réalisé par Agnès Varda et JR, œil d’or du meilleur documentaire (234 000), Barbara de Mathieu Amalric, primé à Un certain regard et lauréat des prix Jean Vigo et Louis Delluc (360 000), Petit Paysan d’Hubert Charuel, sélectionné à la Semaine de la critique (514 000).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les amateurs de cannabis faisaient la queue lundi dans les dispensaires du Golden State habilités à vendre le cannabis à usage récréatif.
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En Californie, l’excitation au premier jour de la légalisation de la marijuana

Les amateurs de cannabis faisaient la queue lundi dans les dispensaires du Golden State habilités à vendre le cannabis à usage récréatif.



Le Monde
 |    02.01.2018 à 05h29
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 10h12
   





                        



   


Débuts euphorisants pour la marijuana récréative. « Nous sommes très excités, un peu nerveux aussi. Il y a trois fois plus de monde que d’ordinaire », raconte Nicole Salisbury, 35 ans, propriétaire du magasin de marijuana Green Pearl Organics à Desert Hot Springs. C’est, lundi 1er janvier, le premier jour de la vente et consommation légale de marijuana récréative en Californie, l’Etat le plus peuplé du pays, qui devient ainsi le plus gros marché mondial légal de la petite feuille étoilée, après avoir été pionnier de la marijuana médicale depuis 1996.
Depuis plusieurs semaines le téléphone de Nicole n’arrêtait pas de sonner. Des habitants d’autres Etats appelaient pour dire : « Je vais venir en vacances dans la région, est-ce que vous vendrez de la marijuana récréative ? », raconte cette trentenaire aux cheveux bleus vêtue d’une jupe léopard.
Huit Etats américains, dont le Colorado et l’Etat de Washington en plus de la capitale fédérale, ont déjà légalisé le cannabis, qui reste illégale au niveau fédéral.

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Des hommes et des femmes de tous âges
Partout à travers le « Golden State », les amateurs de marijuana faisaient la queue lundi dans les dispensaires ouverts et habilités à vendre la drogue douce à usage récréatif.
Chez Green Pearl Organics, l’équipe était sur le pont depuis 8 heures du matin, renseignant les clients sur les différents produits (concentrés, gâteaux à l’herbe, fleurs de cannabis calmantes ou euphorisantes…). Après une matinée tranquille – lendemain de festivités oblige – la boutique faisait le plein vers midi et les stocks de produits comestibles commençaient à manquer… Au grand dam des personnes âgées qui viennent depuis longtemps acheter de la marijuana médicale et s’irritent de devoir, à présent, faire la queue.
« Certains se plaignent que ç’aurait dû rester destiné à usage médical seulement, et d’autres sont mécontents des fortes taxes » appliquées aux ventes de cannabis – le taux d’imposition dépasse 20 %, remarque Nicole Salisbury.
Pour acheter du cannabis dorénavant, il faut juste avoir plus de 21 ans et montrer un permis de conduire ou des papiers d’identité, même si on est originaire d’un Etat où il reste interdit. Les clients repartent avec un sac blanc opaque scellé.
Dans la salle d’attente, hommes et des femmes de tous âges se côtoient. Des habitués qui vivent dans cette région du désert californien, à deux heures à l’est de Los Angeles. « C’est super de ne pas avoir à consulter un docteur », se réjouit Andrew Jennings, 32 ans. Ce Texan souligne que dans son Etat d’origine, « il n’y a aucun endroit pour acheter du cannabis légalement, avec ou sans permis médical ».
« Beaucoup de gens pensent que prendre de la marijuana c’est rester assis sur un canapé à regarder la télé mais selon la variété et l’intensité que vous consommez cela peut en réalité augmenter votre concentration, affirme ce barbu souriant en short accompagné de sa petite amie professeure de yoga, qui dit aimer faire du vélo dans la nature lorsqu’il plane. Je comprends que certains [pensent que c’est dangereux] mais si on vend de l’alcool dans ce pays alors on doit pouvoir vendre légalement de la marijuana. Cela rapporte des recettes fiscales, et nous on peut consommer de la très bonne herbe qui a été contrôlée, tout le monde est gagnant. »
Une industrie en plein boom
Christina, thérapeute de 50 ans qui ne veut pas donner son nom de famille, est venue essayer des huiles, espérant qu’elles pourront l’aider à avoir un meilleur équilibre hormonal et calmer son anxiété. « J’essaie ces médecines naturelles, je ne veux pas devenir quelqu’un qui plane tout le temps », assure cette mère qui entend cacher à son fils de 12 ans qu’elle achète des produits à base d’herbe. « Je ne veux surtout pas qu’il en consomme jusqu’à ce qu’il soit adulte, c’est très mauvais pour le cerveau », assure cette grande blonde aux cheveux longs.
Moins « glamour » et riche que sa voisine Los Angeles, Desert Hot Springs espère devenir une destination pour les amoureux ou les curieux de la marijuana venus de tout le pays. De nombreux entrepreneurs achètent des entrepôts pour cultiver – Nicole Salzberg fait pousser ses plants dans l’arrière-boutique tout en travaillant avec un réseau d’exploitants. La mairie et même la police sont favorables à cette industrie en plein boom, qui devrait rapporter 5,8 milliards de dollars d’ici 2021 en Californie d’après le cabinet d’études Arcview.

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Pour Nicole, qui a ouvert sa boutique il y a deux ans, la légalisation vient avec une victoire personnelle : « Je n’ai enfin plus honte de dire ce que je fais dans la vie. Avant c’était comme dire que j’étais prostituée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Plusieurs vidéos sur Twitter montrent une gardienne de la paix au sol, rouée de coups. La violence de la scène a indigné jusqu’au sommet de l’Etat.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/01/2018
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Deux policiers agressés la nuit du réveillon à Champigny-sur-Marne

Plusieurs vidéos sur Twitter montrent une gardienne de la paix au sol, rouée de coups. La violence de la scène a indigné jusqu’au sommet de l’Etat.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
02.01.2018 à 15h12
    |

            Soren Seelow








                        


Les circonstances exactes de l’agression restent encore confuses, mais les images diffusées sur les réseaux sociaux suffisent à comprendre l’émoi qu’elle a suscité. Plusieurs vidéos publiées sur Twitter montrent une jeune gardienne de la paix au sol, rouée de coups par un groupe de jeunes gens. La scène ne dure que quelques secondes, mais sa violence a provoqué l’indignation jusqu’au sommet de l’Etat.
Dimanche 31 décembre, une soirée privée se tient dans une salle de la rue Benoît-Frachon, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), quand un groupe de plusieurs dizaines de personnes tentent de se mêler aux festivités.
Refoulés par les participants, les intrus forcent alors le passage. La situation dégénère rapidement. Alertés, les policiers et les pompiers se rendent sur les lieux peu avant minuit. La tension monte alors d’un cran, les forces de l’ordre essuyant des tirs de projectiles, précise au Monde la préfecture de police de Paris.

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Fracture du nez et contusions
Pour une raison qui reste à éclaircir, deux fonctionnaires de Chennevières-sur-Marne, circonscription voisine de Champigny – un officier et une gardienne de la paix – se retrouvent isolés et sont pris à partie par plusieurs dizaines de personnes. L’officier souffre d’une fracture du nez et d’hématomes, sa collègue, rouée de coups de pieds et dont l’agression a été filmée, de nombreuses contusions. Les deux policiers se sont vu prescrire respectivement dix et sept jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Les forces de l’ordre ont alors « fait usage de tirs de grenades et de moyens de désencerclement », précise une source policière. Deux véhicules des pompiers et de la sécurité civile ont été dégradés durant les échauffourées.
Deux personnes, placées en garde à vue l’une pour jet de projectile et l’autre pour outrage et rébellion, ont été relâchées. L’enquête a été confiée au commissariat de Champigny-sur-Marne.
5 767 policiers blessés en 2016
En soutien à leurs collègues, plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés, mardi 2 janvier, à l’appel du syndicat Alliance. Pour obtenir des « sanctions exemplaires » et « une prise de conscience générale », SGP-FO a annoncé des rassemblements le 9 janvier devant tous les commissariats de France.
Sur BFM-TV, Yoann Maras, le responsable départemental du syndicat Alliance, s’est ému du « sentiment d’impunité » qui prévaudrait chez les agresseurs des forces de l’ordre. La vidéo « est diffusée comme un trophée sur les réseaux sociaux, et vous avez beaucoup de jeunes, autour de cette jeune policière qui est en train de se faire lyncher, qui sont en train de rigoler », a-t-il dénoncé. Le syndicat demande notamment le « retour des peines planchers » – abrogées en 2014 – pour les agresseurs de policiers.
De son côté, Alternative Police-CFDT a dénoncé dans un communiqué les circonstances dans lesquelles les deux policiers blessés le 31 décembre ont pu se retrouver isolés au milieu d’un groupe d’agresseurs : « Les patrouilles, qui plus est de nuit, doivent se faire en nombre suffisant et non à deux, comme cela a été le cas à Champigny-sur-Marne. »
En octobre 2016, la violente agression de deux policiers, grièvement blessés par des cocktails Molotov dans leur voiture à Viry-Châtillon (Essonne), avait déclenché un mouvement de fronde inédit au sein des forces de l’ordre. Bravant leur devoir de réserve, les policiers avaient défilé durant plusieurs semaines pour exprimer leur « malaise » face à la « haine anti-flics », et dénoncer le manque de moyens.
Selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 5 767 policiers ont été blessés « en mission » au cours de l’année 2016, un chiffre en augmentation, notamment concernant les victimes d’agression par arme.
« Actes inqualifiables »
La brutalité de cette agression a déclenché des réactions politiques en chaîne. Du côté des élus locaux, le député (Les Républicains) du Val-de-Marne Gilles Carrez a déploré mardi que les effectifs policiers ne soient « pas toujours au rendez-vous ». « Cet acte odieux (…) traduit une certaine forme de faillite morale de notre société », a, pour sa part, déploré le maire de Chennevières-sur-Marne, Jean-Pierre Barnaud, dans un communiqué.
L’un des premiers responsables nationaux à réagir, Eric Ciotti, secrétaire général adjoint du parti Les Républicains (LR), s’est adressé vivement, lundi, au ministre de l’intérieur sur Twitter : « Le lynchage d’une policière à Champigny est inqualifiable. Les images sont insoutenables. (…) Va-t-on entendre Gérard Collomb dénoncer cette agression immonde ? »
Le ministre de l’intérieur, qui venait alors de rencontrer les deux policiers blessés, a de fait « dénoncé » l’agression, lui aussi sur Twitter, assurant que tout était « mis en œuvre pour que les lâches auteurs de ces actes inqualifiables soient appréhendés et condamnés ». Mardi matin, le ministre de l’intérieur a ajouté sur Europe 1 que la « société de la violence ne saurait continuer à exister » en France, appelant à briser « une mécanique infernale » à l’œuvre dans certains quartiers.

#Champigny : je viens de m’entretenir avec les fonctionnaires de Police agressés. 
— gerardcollomb (@Gérard Collomb)


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Dans un communiqué, le Front national (FN) a quant à lui dénoncé « une insécurité confinant parfois à la guérilla urbaine » et a demandé au ministre de l’intérieur d’instaurer une « présomption de légitime défense pour l’ensemble des forces de l’ordre ». Le président de la République, Emmanuel Macron, a pour sa part assuré sur son compte Twitter que « les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir une nuit de 31 décembre seront retrouvés et punis ».

Les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir une nuit de 31 décembre seront retrou… https://t.co/EQzqbZ2uZV— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Un policier molesté à Aulnay-sous-Bois lors du contrôle d’un scooter volé
Deux policiers ont été pris à partie, et l’un d’entre eux a été frappé, lundi 1er janvier, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), alors qu’ils voulaient contrôler un scooter volé, a-t-on appris de sources policières. Les fonctionnaires ont été pris à partie par plusieurs personnes, peu avant 18 heures, dans la cité des 3 000, a indiqué l’une de ces sources, confirmant une information du Parisien.
Le fonctionnaire frappé souffre de contusions à la tête et d’une entorse au poignet. Il s’est vu délivrer huit jours d’incapacité totale de travail (ITT). L’autre fonctionnaire a tiré en l’air avec son arme de service à deux reprises pour « calmer la situation », a précisé l’une de ces sources. Au moins deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.
Deux policiers ont été roués de coups dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).





                            


                        

                        

