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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Immigration, égalité femmes-hommes, chômage… Le blog de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, Lui Président, fait le point sur les chantiers qui attendent le chef de l’Etat.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Sur son blog, Jean-Pierre Filiu estime que le président de la République, aveuglé par sa volonté de rupture avec son prédécesseur, est en train de tomber dans le piège pourtant grossier que lui tend le président syrien.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le doublement des plafonds du régime des autoentrepreneurs ne changera la donne que pour quelques milliers de free-lances. Attention à la TVA ?
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
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Les autoentrepreneurs crèvent le plafond, mais gare aux pièges !

Le doublement des plafonds du régime des autoentrepreneurs ne changera la donne que pour quelques milliers de free-lances. Attention à la TVA ?



Le Monde
 |    01.01.2018 à 07h00
    |

                            Valérie Segond








                        



                                


                            

Créé en 2009 pour permettre à tout un chacun, étudiant, actif et retraité, de se lancer dans l’entrepreneuriat, le régime fiscal de l’autoentrepreneur a suscité un véritable engouement pour développer de petites activités qui génèrent un complément de revenu.
Selon l’Insee, près de 2 millions d’actifs sont passés par ce régime depuis sa création, et 42 % des Français ont eu recours au service d’un autoentrepreneur. Seulement, s’il devait permettre à chacun de se mettre à son compte d’un quasi-claquement de doigts, et qu’aucune charge n’était due tant qu’il n’y avait pas de chiffre d’affaires, le volume d’activité était plafonné : pas plus de 33 200 euros de chiffre d’affaires annuel pour les activités de services, et pas plus de 82 800 euros pour la vente de marchandises.
Pour lui permettre de se développer, et reprenant une promesse du candidat Macron, le gouvernement a annoncé qu’à compter du 1er janvier 2018, le plafond d’activité de la microentreprise allait être porté à respectivement 70 000 euros dans les services et 170 000 euros dans la vente de marchandises, soit un doublement des plafonds initiaux.
Apparente simplicité
De nouveaux plafonds qui, en théorie, permettraient à des artisans, des agents immobiliers et des consultants en tout genre d’adopter ce nouveau régime que la simplicité a rendu très attractif. Et de voir fleurir une nouvelle génération d’autoentrepreneurs dans tous les secteurs d’activité, au risque de les mettre en concurrence frontale avec les autres entreprises, qui ont toutefois un avantage de taille : la déduction de leurs charges et de l’amortissement du matériel.

« On peut imaginer qu’à terme des hordes de cadres décident de se mettre à leur compte, et ne travaillent plus » dans « une entreprise, mais » pour « des entreprises », s’enthousiasme le philosophe Gaspard Koenig, du think tank libéral GénérationLibre. Ce qui achèverait de brouiller la frontière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental mais a aussi insisté sur les valeurs de « fraternité » et de « collectif ».
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Pour ses premiers vœux, Macron réaffirme son identité politique et corrige son image

Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental mais a aussi insisté sur les valeurs de « fraternité » et de « collectif ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 22h07
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 14h17
    |

            Bastien Bonnefous








                        



   


Pour ses premiers vœux aux Français en tant que président de la République, Emmanuel Macron a livré, dimanche 31 décembre 2017, un discours des plus classiques. Alors que son entourage et l’Elysée bruissaient depuis plusieurs semaines d’un possible renouvellement de ce genre ultracodifié, le chef de l’Etat s’est inscrit finalement, ni plus ni moins, dans les pas de ses prédécesseurs.
Sur la forme, il s’est exprimé peu après 20 heures, pendant dix-sept minutes, depuis son bureau, installé dans le salon d’angle au premier étage du palais. Les historiens de l’Elysée noteront que, avant lui, seul Valéry Giscard d’Estaing avait choisi cette pièce pour présenter ses vœux aux Français. Très attaché à la mise en scène de son pouvoir, M. Macron a pris la parole dans un cadre volontairement épuré, assis à une table en marbre, avec, devant lui, une feuille de papier et un simple crayon de bois ; dans son dos, les traditionnels drapeaux français et européen, augmentés du tableau représentant la Marianne de l’artiste Shepard Fairey, alias Obey, le tout devant une fenêtre ouvrant sur le parc du Château.

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« Faire ce à quoi je me suis engagé »
Comme de coutume chaque 31 décembre, le chef de l’Etat a rendu hommage aux militaires français engagés à l’étranger et aux forces de l’ordre, et a eu une pensée pour les Français seuls en ce soir de réveillon. Sur le fond, M. Macron a tenu surtout à réaffirmer son identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la disruption a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail et les mesures dans l’éducation nationale, et rappelé qu’il avait été élu pour « faire ce à quoi [il s’était] engagé ».
Une caractéristique souvent mise à son crédit dans les enquêtes d’opinion sur sa popularité, et qu’il a l’intention de perpétuer en 2018, alors que plusieurs réformes d’envergure (assurance-chômage, formation professionnelle, loi sur l’immigration, réforme de la Constitution, etc.) sont à l’agenda des prochains mois. « Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu », a-t-il expliqué. Un message directement adressé à ses détracteurs et aux différentes oppositions, de gauche comme de droite, à sa politique : « Toujours j’écouterai, j’expliquerai, je respecterai, mais toujours à la fin je ferai (…) C’est ce que vous attendez de moi », a-t-il ainsi résumé.

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Corriger son image
Mais, par petites touches, M. Macron a tenu également à corriger son image. Qualifié de « président des riches » par ses adversaires, souvent critiqué dans les sondages pour son manque d’empathie ou de proximité, le président de la République a particulièrement insisté sur les valeurs de « fraternité », de « cohésion nationale » et de « collectif ». Citant les « territoires ruraux », les « quartiers populaires », les « agriculteurs » ou les « fonctionnaires », il a ainsi tenté de montrer qu’il s’adressait à tous les Français et pas seulement à ceux qui vont bien et tirent profit de la mondialisation, comme le reproche lui en est souvent fait.
Alors qu’il avait vanté le 15 octobre sur TF1 la réussite des « premiers de cordée » qui tirent, selon lui, l’ensemble de la société vers l’avant, M. Macron a cette fois semblé regretter « les succès de quelques-uns qui nourrissent les égoïsmes et les cynismes ». Il a également critiqué les « divisions irréconciliables [qui] minent le pays » et défendu « un grand projet social » à venir pour le pays, sans pour autant le détailler.
Cette évolution du discours présidentiel ne s’applique pas en revanche à l’accueil des migrants en France. Critiqué récemment pour sa politique, jugée comme une des plus dures de ces dernières décennies en France, le chef de l’Etat a, certes, reconnu de possibles « tensions éthiques », mais il a refusé de reculer, se maintenant derrière sa « ligne humanité et efficacité ». Si le droit d’asile pour les réfugiés est « un devoir moral [que] nous respecterons », M. Macron a également précisé que « nous ne pouvons accueillir tout le monde ».

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Fidèle à sa volonté de « faire vivre la renaissance française » – une expression qu’il avait déjà employée lors de son entrée en fonction le 14 mai – le chef de l’Etat, qui vient d’avoir 40 ans, a conclu ses premiers vœux aux Français par un appel à l’action : « Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays », a-t-il déclaré. Des mots directement empruntés à ceux d’un autre président quadragénaire célèbre, l’Américain John Fitzgerald Kennedy qui, lors de son discours d’investiture à la Maison Blanche en 1961, avait lancé à ses compatriotes américains : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

Des vœux express pour la « jeunesse »
Dans la foulée de son allocution en direct à la télévision pour ses vœux aux Français, dimanche, le chef de l’Etat a enregistré une vidéo de deux minutes où il synthétise son propos, à destination de la jeunesse.
« Je viens de présenter mes vœux à tous les Français pendant dix-huit minutes. On me dit que c’est trop long », introduit Emmanuel Macron dans cette vidéo diffusée sur Twitter, avant de dérouler un message sensiblement identique en un peu moins développé.

Vœux 2018 à la jeunesse. https://t.co/jSaHk5BQ12— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le président a insisté sur les « défis » qui attendent le pays et déclaré que l’année 2018 serait « l’année de la cohésion de la nation ».
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Vœux de Macron : les « transformations profondes se poursuivront avec la même force en 2018 »

Le président a insisté sur les « défis » qui attendent le pays et déclaré que l’année 2018 serait « l’année de la cohésion de la nation ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 21h00
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 22h00
   





                        


Le président de la République a adressé, dimanche 31 décembre, ses premiers vœux aux Français. S’exprimant depuis le « salon d’angle », la pièce dans laquelle il travaille, Emmanuel Macron a parlé durant près de 18 minutes sans prompteur et a promis que les « transformations profondes se poursuivr [aient] avec la même force en 2018 ». Revenant brièvement sur les réformes de l’année 2017, « l’année du choix » qui a « profondément renouvelé notre vie politique », le président a surtout évoqué les « nombreux défis » de 2018.

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                Retour sur une année politique à nulle autre pareille



Les transformations, comme celles engagées à l’école, au travail, sur le climat « se poursuivront avec la même force en 2018 », a assuré le chef de l’Etat, évoquant les réformes promises pour les quartiers populaires, les territoires ruraux, les agriculteurs, les fonctionnaires mais également l’égalité homme-femme et la refonte de l’assurance chômage.
« Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu », a martelé Emmanuel Macron, assurant à ceux qui « ne partagent pas la politique conduite par le gouvernement » qu’il les « respectait » et qu’il les « écouterait » toujours, mais qu’il « n’arrêterait pas d’agir ».
« Ambition européenne »
Au plan international, le président, qui a rendu hommage aux militaires, aux policiers et aux gendarmes, a promis de poursuivre la lutte contre le terrorisme islamiste mais également d’œuvrer à la paix.
Critiqué pour une politique migratoire trop « dure », Emmanuel Macron a défendu une « ligne d’humanité et d’efficacité ». Rappelant l’engagement de la France à accueillir les « femmes et les hommes menacés dans leur pays », il a estimé, comme il le disait durant sa campagne, que « nous ne pouvons accueillir tout le monde » et qu’il est « indispensable d’avoir des règles » pour expliquer son projet de réforme du droit d’asile.
Il s’est par ailleurs directement adressé aux « citoyens européens » pour retrouver « l’ambition européenne » et « dessiner un grand projet » pour l’Europe. « J’aurai besoin de vous », a-t-il déclaré en appelant à ne céder « ni aux nationalistes, ni aux sceptiques » et à participer aux consultations citoyennes qu’il compte mettre en œuvre en 2018 pour « vous exprimer et dire ce que vous voulez pour l’Europe ».

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« Année de la cohésion nationale »
Souvent accusé d’être le « président des riches », le « premier de cordée » d’une France qui va bien, le chef de l’Etat a insisté sur les mots de « cohésion » et de « collectif ». Il a ainsi commencé son discours en saluant ceux qui sont seuls et a réitéré son engagement « d’apporter un toit » à « toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans-abri ». 
Après une fin d’année marquée par des réformes économiques, il a déclaré vouloir faire de l’année 2018 « l’année de la cohésion de la nation » ; cohésion qui doit passer, selon lui, par l’école, le travail – qui est « au cœur de notre société » et qu’il « défendra sans relâche » –, la recherche, la culture.

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« Je crois dans la réussite, les succès. Mais que sont ces succès si ce ne sont que ceux de quelques-uns ? » a-t-il questionné, mettant en avant la nécessité de « repenser un grand projet social » et évoquant « l’esprit de conquête » et le besoin d’une « renaissance française » . « Vous appartenez à un collectif plus fort et plus grand que vous », a-t-il déclaré avant de réclamer : « Notre cohésion nationale dépend aussi de votre engagement, demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Outre les traditionnelles augmentations, l’année qui débute est marquée par des relèvements dus à l’entrée en vigueur de réformes votées en  2017.
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Transports, assurances, timbres… les hausses du 1er  janvier  2018

Outre les traditionnelles augmentations, l’année qui débute est marquée par des relèvements dus à l’entrée en vigueur de réformes votées en  2017.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 20h00
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h56
    |

                            Service économie








                        



   


Le 1er janvier 2018 sera marqué par des hausses de tarifs ou de cotisations et l’entrée en vigueur de réformes décidées au cours de 2017.

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Transports Les amendes (17 euros dans toute la France) pour défaut de stationnement sont remplacées par un « forfait de post-stationnement ». Son montant variera d’une commune à l’autre. A Paris, par exemple, il est fixé à 50 euros dans les arrondissements de 1 à 11 et à 35 euros dans les arrondissements de 12 à 20.En Ile-de-France, le passe Navigo n’augmente pas. Un « Navigo Jour » est créé pour se déplacer de façon illimitée sur une journée et sur de courts trajets. Son prix sera par exemple de 7,50 euros pour deux zones et de 10 euros pour trois zones.  Energie Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 6,9 %. Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par un chèque énergie de 150 euros en moyenne, versé au printemps.Les prix des carburants à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence, dans le cadre de l’alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici à 2021.   Automobile Le gouvernement offre une « prime à la conversion » de 1 000 euros à 2 000 euros à ceux qui vendent leur voiture (d’avant 1997 pour les modèles essence, 2001 pour les diesel ou 2006 pour les ménages non imposables) pour en acheter une récente. Elle atteindra 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique.  Tarifs postaux Les prix vont grimper de 4,7 % en moyenne. Le timbre rouge passe de 0,85 à 0,95 euro, le vert de 0,73 à 0,80 euro. Les tarifs des colis augmentent en moyenne de 1,5 % pour les envois des particuliers.  Assurances Le cabinet de conseil Fact & Figures estime que la hausse moyenne sera comprise entre 2 % et 3 % pour l’automobile et entre 1 % et 2 % pour l’habitation. Les complémentaires santé devraient aussi relever leurs tarifs.  Frais bancaires Selon le comparateur Panorabanques, la dépense moyenne des Français sera de 194,30 euros par an, soit 0,25 % de plus qu’en 2017. Si les frais les plus courants (tenue de compte, cartes bancaires, packages) progressent peu, les frais de transfert vers un établissement concurrent des plans épargne logement (PEL) et des plans d’épargne en actions (PEA) augmenteront respectivement de 9 % et 10 %.  Smic, santé, social Un salarié au smic touchera 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires en octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie.Les salariés profiteront de la suppression de cotisations chômage et maladie (– 3,15 %). Une compensation est prévue pour les 5 millions de fonctionnaires. Mais la CSG augmentera de 1,7 point pour l’ensemble des Français.Onze vaccins (trois actuellement) sont obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier. S’ajoutent coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C. Les enfants devront être à jour pour être admis en crèche ou à l’école.Le forfait hospitalier augmente de 2 euros pour passer à 20 euros par jour.Le jour de carence en cas d’arrêt maladie est rétabli pour les fonctionnaires.  Fiscalité du patrimoine Un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est créé sur les revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du PEA, des contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et gardés plus de huit ans. Les PEL ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.  Tabac Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d’ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars.  Journaux Plusieurs titres augmentent leur prix de 10 centimes : Le Monde, Le Figaro, Les Echos (20 centimes le week-end). En semaine, Le Parisien passe à 1,50 euro (+ 20 centimes) et Le Parisien/Aujourd’hui en France à 1,20 euro (+ 10 centimes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Qu’est-ce que le « macronisme » ? Il semble encore trop tôt pour déterminer quelle sera la réalité de l’action du nouveau président.
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Rétrospective 2017 : Emmanuel Macron, libéral inachevé

Qu’est-ce que le « macronisme » ? Il semble encore trop tôt pour déterminer quelle sera la réalité de l’action du nouveau président.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 09h12
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 16h26
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le 7 mai 2017, n’a pas seulement déjoué tous les pronostics et fait exploser le système politique français, tel que la Ve République l’avait façonné depuis plus d’un demi-siècle. Elle a également brouillé les repères idéologiques et dérouté les analystes.
Quelles étiquettes, en effet, y compris les plus contradictoires, n’aura-t-on pas collées sur ce nouveau président ? Bonapartiste par l’intrépidité conquérante, soulignent les uns. Orléaniste et louis-philippard si l’on retient ses odes à l’enrichissement et au mérite individuels, assurent les autres. Avatar d’une social-démocratie en perdition ou mandataire d’un libéralisme assumé. Président des riches, mais héritier de la deuxième gauche progressiste. Défenseur des élites mondialisées, mais nourri du personnalisme de la revue « Esprit ». Pur produit de la technocratie française, mais pourfendeur des castes qui paralysent le pays. Manageur politique en mode start-up, mais défenseur de la monarchie républicaine. Perpétuateur du « système déguisé en antisystème » pour Régis Debray. Incarnation du « stade suprême de la post-politique », pour Chantal Mouffe. « Césarocentriste », selon Jacques Julliard. « Populiste libéral », selon Peter Sloterdijk…
La liste n’est pas limitative, comme celle des « héros » ou des figures tutélaires qui lui sont prêtés ou qu’il a lui-même invoqués, Jeanne d’Arc et Johnny Hallyday, Napoléon et Guizot, de Gaulle et Mendès France, Ricœur et Schumpeter… Quant à ses prédécesseurs à l’Elysée, il semble avoir tiré la quintessence de chacun. Soit pour se nourrir de la sacralité du pouvoir gaullien, de la modernité industrielle pompidolienne, du centrisme conquérant giscardien ou de l’engagement européen de Mitterrand. Soit pour se démarquer de l’immobilisme chiraquien, de l’agitation sarkozyste ou de la normalité hollandaise.
Autant de facettes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Vaccins obligatoires, hausses des prix des carburants, du gaz et du tabac, revalorisation du smic… Découvrez les nombreux changements du quotidien à partir de janvier.
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2018 : ce qui va changer pour les Français à partir du 1er janvier

Vaccins obligatoires, hausses des prix des carburants, du gaz et du tabac, revalorisation du smic… Découvrez les nombreux changements du quotidien à partir de janvier.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h34
   





                        


Le début d’année signe l’entrée en vigueur de nombre de mesures votées ou décidées dans les derniers mois de l’année 2017, dont certaines auront un impact immédiat sur la vie quotidienne. Retrouvez ci-dessous la liste de tout ce qui changera, souvent dès le 1er janvier 2018 :
Onze vaccins obligatoires Un paquet de cigarette plus cher Hausse de 2 euros de la participation du patient pour un séjour à l’hôpital Droits aux soins funéraires pour les malades du VIHLe tarif du stationnement en ville aux mains des mairiesHausse des prix de l’essence et du dieselPrime à la conversion automobileNouveaux Vélib’dans les rues de ParisHausse des prix des timbresRevalorisation du smic Hausse de la CSG, baisse des cotisations salarialesRestauration du jour de carence dans la fonction publiqueGénéralisation du bulletin de paie simplifiéL’ISF devient impôt sur la fortune immobilière (IFI)Un prélèvement de 30 % sur l’épargneDébut de l’exonération de la taxe d’habitationFin progressive du RSI pour les indépendantsHausse du prix du gazEntrée en vigueur du chèque énergie
Santé et sécurité sociale
Onze vaccins obligatoires pour les nouveau-nés 
Onze vaccins, contre trois, deviennent obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, s’ajoutent désormais ceux contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons et la rubéole (le ROR), l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, contre le pneumocoque et le méningocoque C.
Ces vaccins seront indispensables pour l’accès en collectivité (crèche, école…). Les antivaccins, eux, dénoncent la mesure prise par le gouvernement. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins.

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Hausse du prix du tabac
Pour réduire la consommation de tabac, le gouvernement a prévu des augmentations successives pour atteindre, d’ici à novembre 2020, un prix de 10 euros le paquet de vingt cigarettes. La prochaine hausse, de 1,10 euro par paquet, est prévue pour mars 2018.
En attendant, le prix de certains paquets de cigarettes baissera de 20 centimes le 2 janvier, à la suite d’ajustements des prix de la part des fabricants.

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Hausse du forfait hospitalier
Le gouvernement a choisi d’inscrire dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale l’augmentation de deux euros du montant du forfait hospitalier, inchangé depuis 2010, une hausse qui présente l’avantage d’être – en apparence – indolore pour la plupart des Français, car pris en charge par leur complémentaire santé.
A partir du 1er janvier, la participation du patient à son séjour à l’hôpital passera donc de 18 euros à 20 euros par jour en hôpital ou en clinique et de 13,50 euros à 15 euros par jour dans le service psychiatrique d’un établissement de santé. Soit près de 200 millions d’euros supplémentaires qui iront directement dans les caisses des hôpitaux.

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Droit aux soins funéraires pour les malades du VIH
Alors qu’ils en sont exclus depuis trente-deux ans, les malades atteints par le VIH – et par les virus des hépatites – pourront bénéficier de soins funéraires, ces maladies ayant été retirées, en juillet 2017, de la liste des « maladies transmissibles pour lesquelles les soins funéraires sont interdits ». Le refus de pratiquer les mesures de thanatopraxie assurant la conservation du corps par des injections de produits aboutissait à des situations telles que l’impossibilité pour les proches de voir le défunt dans de bonnes conditions.

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Transports, énergie et communication
Réforme du stationnement en ville
Les villes vont pouvoir fixer le tarif du stationnement des automobiles ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. A Paris, par exemple, seul un automobiliste sur dix s’en acquitte, représentant un manque à gagner de plus de 200 millions d’euros pour la municipalité.

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Augmentation des prix à la pompe
Les prix des carburants vont augmenter de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici 2021. Aujourd’hui, les taxes sur le carburant représentent plus de 60 % du prix du diesel. Avec une hausse de 10 %, la baisse du prix du pétrole en 2017 devrait être complètement annihilée.

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Prime à la conversion automobile
Le gouvernement offre 1 000 euros aux automobilistes (2 000 euros pour ceux non imposables) vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter un véhicule neuf ou une occasion récente, et jusqu’à 2 500 euros pour l’achat d’un modèle électrique, soit une baisse par rapport à la prime actuelle de 4 000 euros. Une prime à laquelle s’ajoute l’aide de 6 000 euros octroyée pour l’achat d’un véhicule électrique qui est, elle, reconduite. Objectif de cette « prime à la conversion » : sortir 100 000 véhicules polluants du parc automobile en 2018.

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De nouveaux Vélib’dans les rues de Paris, mais avec un peu de retard
Lancé en 2007, le système de vélos en libre-service de Paris sera géré, à partir de janvier, par Smovengo et non plus JC Decaux. L’offre sera élargie à soixante communes de la région en 2018. Mais cette nouvelle mouture du Vélib’ne sera pas pleinement opérationnelle à la fin mars, du fait d’un retard pris dans le déploiement du dispositif : seule « une centaine de stations [seront] opérationnelles début 2018 », contre 300 prévues initialement. Plus légers, plus solides, connectés, ces nouveaux Vélib’, dont 30 % seront dotés d’une assistance électrique, pourront être garés dans une station même lorsque celle-ci est déjà pleine.
Autre nouveauté au 1er janvier, la hausse du prix des abonnements : l’abonnement classique passera de 29 euros à 37,20 euros par an. Il en coûtera 99,60 euros par an pour un vélo électrique. Toutefois, compte tenu des retards dans le déploiement, les abonnés actuels « bénéficieront d’un crédit de trois heures offertes, pour tester sans surcoût les nouveaux Vélib’électriques ou prolonger leur usage des vélos mécaniques » et les nouveaux souscripteurs bénéficieront de 50 % de réduction sur leur abonnement mensuel en janvier, février et mars.

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Hausse des prix des timbres
Les prix des services postaux vont augmenter de 4,7 % en moyenne en 2018. La lettre prioritaire à timbre rouge passera au 1er janvier de 0,85 à 0,95 euro (+ 11,7 %), approchant le seuil symbolique de 1 euro. A la fin de 2014, le timbre rouge valait encore 0,66 euro.
La hausse du timbre vert, qui correspond à une expédition en 48 heures et représente 60 % des envois ordinaires, est à peine moins forte : son prix qui passera de 0,73 à 0,80 euro (+ 9,5 %). Pour les envois de colis pour les particuliers, les tarifs progresseront de 1,5 %. Soit 4,95 euros pour un Colissimo France de moins de 250 g. Le coût d’une lettre recommandée augmentera de 2 %.

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Salaires, épargne et impôts
Revalorisation du smic 
Un salarié payé au smic touchera 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires à partir d’octobre, grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Le smic passera de 9,76 euros à 9,88 euros brut de l’heure (7,83 euros net), soit 1 498,47 euros brut par mois (1 188 euros net). Le gouvernement s’est contenté d’appliquer la formule de revalorisation automatique du smic, sans appliquer de « coup de pouce », alors que des économistes lui recommandaient d’abandonner le système d’indexation du salaire minimum.

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Hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales
La contribution sociale généralisée (CSG) augmentera de 1,7 point. Cette hausse concerne tous les salaires, mais aussi les revenus du patrimoine ou encore les produits de placements. Les allocations-chômage, les indemnités journalières de la Sécurité sociale ou encore les retraites bénéficiant d’un taux réduit de CSG sont en revanche épargnées.
En parallèle, les cotisations salariales maladie et chômage prélevées sur les salaires sont supprimées. La cotisation maladie (0,75 %) est supprimée dès janvier, alors que la cotisation chômage sera abaissée en deux temps (1,45 point en janvier, 0,95 point en octobre). Les salariés, à l’exception des fonctionnaires, devraient ainsi gagner en pouvoir d’achat dès le mois de janvier.
Restauration du jour de carence pour les fonctionnaires 
A partir du 1er janvier, l’arrêt maladie des fonctionnaires ne sera rémunéré qu’à partir du deuxième jour. Cette disposition, mise en place par Nicolas Sarkozy en 2012, avait été supprimée en 2014 par François Hollande. L’objectif du gouvernement est de « lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d’euros par an ». En comparaison, trois jours de carence sont imposés dans le privé, mais l’employeur compense souvent la perte de rémunération.

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Généralisation du bulletin de paie simplifié
Testé en 2016 dans une dizaine d’« entreprises-pilotes », appliqué ensuite aux sociétés d’au moins 300 personnes, depuis janvier 2017, le toilettage du bulletin de salaire se généralise à tous les employeurs au début de 2018. L’objectif de cette réforme était double : rendre plus compréhensible la fiche de paie, qui « bat des records de complexité » par rapport à d’autres pays européens, et en faire un « instrument de pédagogie » sur le système de protection sociale.

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L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) devient impôt sur la fortune immobilière (IFI)
L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est supprimé et transformé en un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Avec ce nouvel impôt, les valeurs mobilières, comme les actions, ne sont plus assujetties à l’impôt sur la fortune. Le gouvernement espère ainsi développer l’investissement dans l’activité économique. Cette mesure phare du programme de campagne du candidat Macron lui vaut l’étiquette de « président des riches ». Pour tenter de calmer les esprits sur ce sujet hautement inflammable, le gouvernement a accepté des amendements de la majorité pour taxer les signes extérieurs de richesse (bateaux de plaisance, voitures de sport, métaux précieux).

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Une « flat tax » de 30 % sur l’épargne
Mesure parmi les plus controversées du budget 2018, l’introduction d’une « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital a été adoptée par les députés le 11 octobre, au terme de vifs débats entre la majorité et la gauche ainsi qu’une partie de la droite.
Un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est donc mis en place sur l’ensemble des revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du plan épargne en actions (PEA) et des contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et gardés plus de huit ans. Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.

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Début de la suppression de la taxe d’habitation
Le changement ne sera réellement palpable qu’à la fin de l’année 2018, au moment de payer la taxe d’habitation, mais environ 85 % des ménages (les 15 % restants ne payant déjà pas de taxe d’habitation) verront cet impôt diminuer d’un tiers en 2018. Il sera encore réduit en 2019. Emmanuel Macron a confirmé, samedi 30 décembre, lors de la signature des trois dernières lois votées au Parlement, dont celle du budget 2018, vouloir supprimer la taxe d’habitation pour l’ensemble des ménages en 2020.
Pour bénéficier de cette baisse, un célibataire ne doit pas dépasser le plafond de 27 000 euros de revenu fiscal de référence ; 43 000 euros pour un couple sans enfant ; 54 000 euros pour un couple avec enfants.

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Fin progressive du RSI pour les indépendants
Les indépendants verront leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (– 2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité). Pour les 6,5 millions d’assurés (commerçants, artisans, professions libérales, micro-entrepreneurs, actifs comme retraités, et leurs familles) rien ne change ou presque le 1er janvier. Les règles de calcul des cotisations et prestations sont maintenues. Une « période transitoire » de deux ans est prévue pour intégrer les indépendants au régime général.
La réforme vise à améliorer le service rendu aux indépendants qui ont « perdu confiance » dans le RSI, handicapé par de nombreux dysfonctionnements depuis une réforme datant de 2008.

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Logement
Hausse du prix du gaz
Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie augmenteront en moyenne de 6,9 % au 1er janvier, du fait notamment de la hausse d’une taxe, selon une délibération de la Commission de régulation de l’énergie. Hors taxes, les tarifs augmenteront en moyenne de 2,3 % au 1er janvier, reflétant la hausse des prix du gaz sur les marchés de gros.
Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.).
Chèque énergie pour les plus démunis
Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par le « chèque énergie ». Il devrait aider 4 millions de ménages en situation de précarité à payer leurs factures. D’un montant de 150 euros en moyenne en 2018, il sera versé au printemps.

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          « Gare à la malinformation à propos du chèque énergie ! »



En septembre, le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, avait précisé que ce chèque concernait les ménages avec des revenus annuels de moins de 7 500 euros pour une personne seule et de 16 100 euros pour un couple avec deux enfants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Répondant à la polémique autour du projet de loi en préparation sur le droit d’asile, le patron de LRM appelle à dresser « un constat lucide sur notre système d’intégration ».
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La France « peut relever le défi de l’intégration des réfugiés », assure Castaner

Répondant à la polémique autour du projet de loi en préparation sur le droit d’asile, le patron de LRM appelle à dresser « un constat lucide sur notre système d’intégration ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 03h05
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h49
   





                        



   


Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM), affirme que la France « peut relever le défi de l’intégration des réfugiés », à condition de réformer son système d’accueil qui « ne peut plus continuer ainsi », dans une tribune au Journal du dimanche (JDD) du 31 décembre.
Face aux critiques suscitées par le projet de loi en préparation sur le droit d’asile, il invite à dresser « un constat lucide sur notre système d’accueil et d’intégration ».

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« Les demandes d’asile ont augmenté de 80 % depuis 2010 », souligne le responsable de LRM, pour qui les conditions dans lesquelles la France accueille les demandeurs d’asile et les réfugiés « ne sont pas dignes ». Nous changerons la réalité du droit d’asile « en ayant le courage de remettre à plat toute notre procédure d’asile pour en assurer vraiment l’efficacité », poursuit-il, en soulignant l’« approche pragmatique » du président Emmanuel Macron sur ce sujet.
« Trois conditions »
La France aura dans les prochains mois « un débat important sur le droit d’asile », qui « sera réussi à trois conditions », note-t-il.
« Il devra d’abord permettre de réformer en profondeur les procédures de demande d’asile. En confortant les moyens de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et en lui fixant pour objectif de traiter les dossiers en moins de deux mois », poursuit M. Castaner. L’Ofpra devra également organiser « des missions » dans les pays de transit « pour mieux maîtriser les flux ».
L’accueil de ceux « qui ont vocation à s’installer durablement dans le pays » suppose également d’« éloigner plus systématiquement ceux qui n’ont pas obtenu le droit d’asile », fait-il valoir, rappelant que « seuls 4 % des déboutés » font aujourd’hui l’objet d’une mesure d’éloignement.
« La France peut relever ce défi de l’intégration des réfugiés. C’est la conviction du gouvernement, qui s’est saisi avec courage et sans tabou de ce sujet sensible. Parce que notre système d’accueil ne peut plus continuer ainsi », conclut-il.
Dimanche dernier, l’ancien candidat du Parti socialiste à la présidentielle Benoît Hamon avait accusé le gouvernement de mettre en place « la politique migratoire la plus répressive que notre pays a connue depuis des décennies », également dans une tribune dans le JDD.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La maire PS de Paris a qualifié, jeudi 28 décembre, le héros de la révolution cubaine d’« icône militante et romantique ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                

Anne Hidalgo critiquée pour son hommage à Che Guevara

La maire PS de Paris a qualifié, jeudi 28 décembre, le héros de la révolution cubaine d’« icône militante et romantique ».



Le Monde
 |    30.12.2017 à 21h06
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h37
   





                        



   


Anne Hidalgo est sous le feu des critiques pour son hommage rendu à Che Guevara. Sur Twitter, jeudi 28 décembre, la maire PS de Paris a qualifié le révolutionnaire marxiste argentin d’« icône romantique », à l’occasion d’une exposition consacrée au « Che » :
« Avec l’exposition Le CHE à Paris, la capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militante et romantique. A découvrir gratuitement à l’Hôtel de Ville de #Paris ✊ »

Avec l'exposition Le CHE à Paris, la capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militant… https://t.co/VxgOslIaHK— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Un hommage au héros de la révolution cubaine qui passe mal, notamment à droite.
« Hallucinant !@Anne_Hidalgo célèbre le romantisme du Che, une crapule sanguinaire qui a personnellement torturé et assassiné de sa main 130 malheureux dans l’abominable camp de concentration et de torture qu’il dirigeait. A quand un hommage à Pol Pot, Béria et Mao ? », a tweeté l’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry.
Pour la députée Les Républicains (LR) Valérie Boyer, Anne Hidalgo participe ainsi « à l’apologie des crimes communistes » :
« Plus de 200 morts de ses mains, 1 700 fusillés, 4 000 internés la première année de la prise de #LaHavane. #Hidalgo ose toutes les indignités… c’est aussi à ça qu’on la reconnaît. »

#LeChe : Plus de 200 morts de ses mains, 1700 fusillés, 4000 internés la première année de la prise de #LaHavane.… https://t.co/ZkiF5JrjoN— valerieboyer13 (@Valérie Boyer)


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« Une fois de plus, Anne Hidalgo se trompe de combat et oublie qu’elle est la maire de la capitale des droits de l’homme », a déploré auprès de l’Agence France-presse (AFP) le conseiller de Paris La République en marche (LRM) Jérôme Dubus.
Le leader francilien du Front national, Wallerand de Saint Just, a quant à lui dénoncé « une exposition à la gloire du stalinien Che Guevara », qualifié d’« ignoble boucher ».
Dès vendredi, le philosophe Raphaël Enthoven avait vivement critiqué les propos de la maire de Paris sur Twitter :
« Magnifique ! Meurtres et romantisme à@Paris 🔪❤️🔫 Que pèsent les victimes du #Che à coté d’un hommage à leur bourreau ? En 2019,@Anne_Hidalgo prévoit une exposition sur la tendresse khmère intitulée “touche pas à mon Pol Pot”. Voici le temps des assassins… »

Magnifique ! Meurtres et romantisme à @Paris 🔪❤️🔫
— Enthoven_R (@Raphaël Enthoven)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le président de la République a confirmé ce projet, samedi, en signant les trois dernières lois votées par le Parlement, dont celle comprenant la suppression de la taxe pour 80 % des ménages.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

Macron annonce vouloir supprimer entièrement la taxe d’habitation en 2020

Le président de la République a confirmé ce projet, samedi, en signant les trois dernières lois votées par le Parlement, dont celle comprenant la suppression de la taxe pour 80 % des ménages.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 18h49
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 23h53
   





                        



   


Emmanuel Macron a confirmé, samedi 30 décembre, son objectif de supprimer la taxe d’habitation pour tous en signant, devant les caméras, les trois dernières lois votées au Parlement, dont celle du budget 2018.
Le budget 2018 entame la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, qui sera effectuée par tiers, avec « un premier tiers l’année prochaine », « avec la perspective en 2020 d’une réforme en profondeur qui permettra de supprimer cet impôt pour la totalité de nos concitoyens », a déclaré le président de la République.

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                Comment financer la suppression de la taxe d’habitation



« Ces trois textes sont des changements profonds de notre organisation économique et écologique », a-t-il ajouté. Outre le budget 2018, le chef de l’Etat a signé la loi sur le financement de la sécurité sociale et celle mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures d’ici 2040.
Pour cette séance de signature, qui précède la promulgation dimanche des trois textes, il était au côté du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, dans son bureau de l’Elysée.
S’inspirant d’une habitude des présidents américains de signer les lois au sein de la Maison Blanche, le chef de l’Etat avait inauguré cette mise en scène en septembre en signant en direct, dans son bureau de l’Elysée, la loi de moralisation de la vie politique.
Il avait répété cette opération de communication pour la signature des ordonnances travail et enfin le 30 octobre de la loi sur la sécurité qui a pris le relais de l’état d’urgence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Cette année encore a été riche en actualité : l’élection présidentielle française, la reprise de Mossoul (Irak), les Catalans dans la rue…
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Fausses nouvelles, ragots malveillants, islamophobie… des rumeurs se répandent à grande échelle par le biais des listes de diffusion.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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Les chaînes de mails, machines à complots

Fausses nouvelles, ragots malveillants, islamophobie… des rumeurs se répandent à grande échelle par le biais des listes de diffusion.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 09h37
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h52
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Il existe sur Internet un « deep Web », vaste espace tenu à l’écart des moteurs de recherche, où, selon les fantasmes les plus répandus, les trafics en tous genres – armes, drogue, etc. – côtoient les luttes d’influence souterraines des Etats. Il existe aussi un Web, disons, « parallèle », plus artisanal en tout cas, tout aussi invisible sur Google mais qui se révèle, dans les faits, accessible au grand public : celui des chaînes de mails que l’on se transfère d’adresse en adresse, de cousin en copain, de voisin en collègue. Des chaînes qui, il fut un temps, contenaient une histoire insolite, une citation un peu tarte sur le sens de la vie ou charriaient une injonction très fleur bleue, du type : « Si tu envoies ce mail à dix personnes, tu connaîtras le grand amour. » Aujourd’hui, ce serait plutôt : « Si tu ne transfères pas ce mail à dix personnes, l’islam va submerger la France et ta fille devra porter une burqa. »

Fausses nouvelles, rumeurs malveillantes, islamophobie… Ces messages se répandent en particulier chez un public âgé, accro aux mails et pas toujours converti aux réseaux sociaux. A travers les centaines de courriers électroniques que Le Monde a pu consulter se dégagent certaines obsessions qui ont animé ces réseaux vaguement souterrains durant cette année électorale.
« Faute de grives, on mange des merles », professe le dicton. François Hollande, ce président socialiste honni à droite et à l’extrême droite, s’est retiré en décembre 2016 de la course à l’Elysée, mais Emmanuel Macron le remplace dès janvier comme cible favorite de ces échanges aux accents complotistes. L’un d’entre eux commence par un très inspiré « konfidentiel kommandantur » et colporte la rumeur d’une prétendue liaison cachée entre le candidat d’En marche ! et le PDG de Radio France, Mathieu Gallet. Sans citer aucune source, comme de coutume dans ce genre d’échanges. « Sans dévoiler ma source principale, disons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Les enfants nés à partir du 1er  janvier 2018 devront être vaccinés contre onze maladies infectieuses pour aller à la crèche ou à l’école.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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Comment la France est passée de trois à onze vaccins obligatoires

Les enfants nés à partir du 1er  janvier 2018 devront être vaccinés contre onze maladies infectieuses pour aller à la crèche ou à l’école.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 09h12
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h51
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
La réforme a été menée au pas de charge. Moins de six mois après que le premier ministre Edouard Philippe en a fait l’annonce dans son discours de politique générale, le nombre de vaccins infantiles obligatoires va passer de trois à onze. Tous les enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018 devront les avoir reçus pour être admis dans les lieux d’accueil collectifs (crèche, garderie, école…). A l’exception des contre-indications médicales, aucune exemption ne sera possible.
Après plusieurs années de débat et de réflexion, ce durcissement de la loi s’est imposé pour faire face à la résurgence de certaines maladies. Même si une majorité d’enfants reçoivent déjà ces onze vaccins, la nouvelle règle va permettre de vacciner les 30 % d’entre eux qui ne sont pas immunisés contre le méningocoque C (méningite) et les plus de 20 % qui ne reçoivent pas le rappel du ROR (rougeole-oreillons-rubéole), soit près de 80 000 enfants supplémentaires immunisés dès l’année prochaine pour le ROR.

Pour la ministre de la santé Agnès Buzyn, ardente défenseure de l’évolution de la loi, cette « contrainte vise à rendre la confiance ». Cela sera-t-il suffisant ? Une partie de la population a été échaudée par la gestion maladroite de la vaccination contre l’hépatite B dans les années 1990, de la pandémie de grippe A (H1N1) en 2009 et par plusieurs scandales sanitaires, comme celui du Mediator. Résultat : en 2016, près d’un quart (24,7 %) des Français se disaient « plutôt pas » ou « pas du tout » favorables à la vaccination ; ils n’étaient que 8,5 % en 2000, selon les chiffres de Santé publique France.


Pendant longtemps, les pouvoirs publics ont refusé de voir monter cette « hésitation vaccinale », désormais irriguée par Internet et les réseaux sociaux. La France serait aujourd’hui le pays où le doute sur la vaccination est le plus fort au monde, avec 41 % des Français qui estiment que les vaccins ne sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les habitants du canton des Vans ne cachent pas leurs réticences face aux vaccins obligatoires.
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En Ardèche, voyage au pays de la défiance vaccinale

Les habitants du canton des Vans ne cachent pas leurs réticences face aux vaccins obligatoires.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 09h06
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h54
    |

            François Béguin (Les Vans (Ardèche), envoyé spécial)








                        



                                


                            
En ce début décembre 2017, une belle lumière d’hiver baigne les ruelles des Vans, une commune de 2 700 habitants des Cévennes ardéchoises. Boutiques et restaurants bio ou équitables vivotent en attendant la belle saison et le retour des touristes. A deux heures de route d’Avignon ou de Valence, tout n’est que calme et sérénité.
C’est sur ce territoire presque insulaire, peuplé de nombreux néoruraux en quête d’un mode de vie plus proche de la nature, que 84 cas de rougeole ont été signalés lors de la dernière grande épidémie, en 2011 (15 000 cas au niveau national), ce qui en a fait le canton le plus touché de la région Auvergne-Rhônes-Alpes. En Ardèche, selon Santé publique France, seuls 85,5 % des enfants de 24 mois ont reçu une dose de vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et 71,2 % ont reçu les deux doses en 2015, ce qui place le département parmi les dix plus bas taux du pays.

Cet été, aux Vans, beaucoup d’habitants ont accueilli avec une certaine méfiance le passage de trois à onze vaccins obligatoires pour les enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. « On trouve une réticence très forte à l’égard des vaccins. Ils incarnent pour une partie de la population ce que la société a de plus pervers : “Je fais des choses empoisonnées et je vous oblige à les consommer” », décrit Francis Pellet, l’un des six médecins généralistes de la commune. « Il y a ici une sorte de suspicion vis-à-vis de tout ce qui est chimique », confirme Philippe Rose, le co-titulaire de la pharmacie de la Clairette.
26 % de « résistants »
Il y a trois ans, dans le cadre de sa thèse, « Approche géopolitique de la résistance aux vaccinations en France », la géographe Lucie Guimier avait interrogé 150 parents dans la salle d’attente de la maison de santé et du centre de la Protection maternelle et infantile (PMI) de la commune. Résultat : 26 % d’entre eux se déclaraient résistants aux vaccins, 21 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le chef de l’Etat devrait s’exprimer depuis l’Elysée le 31 décembre, dans une « forme qui devrait rester classique », et livrer un rapide bilan des sept mois écoulés.
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Dans le secret, Macron prépare ses premiers vœux aux Français

Le chef de l’Etat devrait s’exprimer depuis l’Elysée le 31 décembre, dans une « forme qui devrait rester classique », et livrer un rapide bilan des sept mois écoulés.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 07h51
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h32
    |

            Solenn de Royer








                        


Comment réveiller un rituel vieux comme la Ve République ? En ménageant un effet de surprise. Emmanuel Macron, qui est rentré vendredi de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), prépare ses premiers vœux aux Français, dans le secret. Le président, qui aimerait imprimer sa marque, a envisagé à peu près tous les scénarios : se rendre auprès des troupes ou sur une frégate en opération extérieure pour rappeler que « la France est en guerre », parler plus tôt (avant 20 heures) ou depuis la province… Au final, il devrait s’exprimer depuis l’Elysée le 31 décembre et « la forme devrait rester classique, c’est un exercice très ritualisé », croit savoir un ministre.
Une chose est sûre : très attentif aux symboles et fin connaisseur de l’histoire politique, M. Macron, qui a étudié la geste de tous ses prédécesseurs, ne laissera rien au hasard. Avant lui, MM. Mitterrand et Giscard avaient tenté de surprendre : le premier en parlant depuis Strasbourg (1988) ; le second en s’exprimant depuis son bureau, devant la cheminée, son épouse Anne-Aymone à ses côtés (1975).
M. Macron, qui s’est laissé photographier ces jours-ci sur des skis, comme VGE, et a choisi de travailler dans le « salon d’angle » du palais, comme le président centriste avait été le seul à le faire avant lui, pourrait être tenté de s’inscrire une nouvelle fois dans ce sillage en parlant depuis la même pièce. « S’il fait cela, le parallèle entre Giscard et lui sera de plus en plus fort », observe un ami. « Plus c’est gonflé, plus ça l’amuse », résume un autre proche.
« Solidarité et autorité »
Sur le fond, le chef de l’Etat devrait se livrer à un rapide bilan des sept mois écoulés, dire qu’il « tient ses engagements » et qu’il a commencé à « transformer le pays » et dessiner la « “road map” de 2018 », selon des proches. Une année dominée par le deuxième volet des réformes sociales (assurance chômage, etc.), la loi sur l’asile et l’immigration (qui risque de tendre le climat au sein de la majorité), la réforme de l’Etat et celle de la Constitution. « Les deux piliers de 2018, ce sera la solidarité et l’autorité », pronostique un fidèle. « Macron devra se montrer empathique », met en garde l’un de ses proches, alors que le président se voit parfois reprocher d’apparaître comme le « premier de cordée » d’une France qui va bien, loin des personnes plus en difficulté (chômeurs, SDF, migrants, « ceux qui ne sont rien »…).

        Lire aussi :
         

                Philosophie du « macronisme »



De son côté, le chef de l’Etat termine l’année 2017 sous les meilleurs auspices. Loué à l’étranger, il est parvenu à faire passer sans résistance ses premières réformes, dont celle du marché du travail. Le chômage baisse, il remonte dans les sondages et l’opposition, en miettes, n’est pas parvenue à trouver d’angles d’attaque. Jeudi, le Conseil constitutionnel a même validé son premier budget.
M. Macron présidera un séminaire de rentrée le 3 janvier, pour dessiner l’agenda de réformes des trois prochains mois. Il devrait ensuite prononcer la plupart de ses vœux au cours de la première semaine de l’année : vœux au gouvernement, à la presse, au Conseil constitutionnel le 3 ; vœux au corps diplomatique et aux forces religieuses le 4 ; avant de s’envoler pour un long déplacement en Chine, le 7.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le quotidien financier israélien « Globes » accuse l’administration fiscale française d’avoir créé un « département secret » pour traquer la fraude et l’évasion fiscale des Français juifs.
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Bercy dément catégoriquement avoir monté une cellule dédiée aux contribuables juifs

Le quotidien financier israélien « Globes » accuse l’administration fiscale française d’avoir créé un « département secret » pour traquer la fraude et l’évasion fiscale des Français juifs.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 16h18
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 18h32
    |

            Benoît Floc'h








                        


Bercy a-t-il monté une cellule spécifiquement allouée aux contribuables juifs ? C’est ce dont l’accuse le quotidien financier israélien Globes dans un article publié le 28 décembre. « Complètement faux », rétorque l’administration fiscale française.
L’article de Globes évoque un « département secret » fort de vingt fonctionnaires parlant l’hébreu dont le rôle serait de traquer la fraude et l’évasion fiscale des Français juifs, qu’ils envisagent ou non d’émigrer en Israël. Selon le quotidien financier, c’est l’ouverture d’« un certain nombre d’enquêtes internationales contre des Français soupçonnés de fraude fiscale et d’évasion fiscale d’une ampleur considérable et de blanchiment d’argent en Israël à travers des achats immobiliers » qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs de Bercy.
Ce service serait chargé de croiser ses propres informations avec le registre foncier israélien afin de repérer d’éventuelles fraudes. Les rues principales de différentes villes israéliennes auraient même été cartographiées lorsque de nombreux achats immobiliers auraient été réalisés par des juifs de France. Les contribuables soupçonnés seraient ensuite reçus à Bercy pour s’expliquer, notamment ceux qui migrent vers Israël.
« Extrêmement grave »
« Si c’est avéré, c’est une affaire extrêmement grave, considère Richard Abitbol, président de la Confédération des juifs de France et des amis d’Israël. Que les inspecteurs des finances contrôlent les contribuables juifs comme les autres, c’est normal. Mais qu’une cellule spécifique existe, comme on l’a connu en d’autres temps, c’est extrêmement grave. Le gouvernement suppute-t-il un gène d’escroquerie chez les juifs ? Je demande un démenti officiel. »
C’est chose faite. En milieu de journée, la direction générale des finances publiques a publié un démenti « catégorique » : « Il n’existe aucune structure de ce type au sein de l’administration fiscale française, indique-t-elle. La législation fiscale française interdit toute distinction qui serait opérée sur des personnes sur le fondement de leur origine, de leur lieu de résidence ou de leur appartenance à une nation ou une religion déterminée. » Bercy indique également qu’aucun fonctionnaire n’a été recruté pour sa maîtrise de l’hébreu.
Sous couvert d’anonymat, un haut fonctionnaire proche de ces questions confirme : « Il va de soi que je n’ai jamais eu connaissance d’une cellule de cette nature. Dans les dossiers de régularisation traités, il y a peut-être un peu plus de juifs qu’il y en a dans la population française, mais cela s’explique notamment par l’histoire. Dans les années 1940, beaucoup de juifs français ont voulu protéger leurs héritiers en plaçant de l’argent en Suisse. Aujourd’hui, ces derniers viennent régulariser la situation. Il est vrai également que nous avons de très mauvaises relations fiscales avec Israël. » La direction générale des finances publiques conteste cependant catégoriquement cette analyse, la qualifiant de « propos douteux ».
Par ailleurs, les fonctionnaires français ont bien travaillé sur la fraude à la TVA sur les quotas de carbone de 2008-2009, dans laquelle de nombreuses personnes juives sont impliquées, mais « une spécialisation ethnique ou religieuse est inconcevable », assure cette même source. Il n’y aurait donc rien de suspect au 13e étage du ministère de l’action et des comptes publics, comme l’affirme Globes. « L’immeuble ne compte que neuf étages et ne peut donc abriter une prétendue cellule spécialisée au 13e étage », ironise Bercy.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’ancien ministre communiste devenu membre du PS, dans une tribune au « Monde », juge inéluctable « l’effondrement idéologique et la sclérose organisationnelle » de ce parti.
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Charles Fiterman : « J’ai décidé de quitter le Parti socialiste »

L’ancien ministre communiste devenu membre du PS, dans une tribune au « Monde », juge inéluctable « l’effondrement idéologique et la sclérose organisationnelle » de ce parti.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 15h25
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 21h22
    |

Charles Fiterman (Ministre des transports (1981-1984), membre du PCF de 1951 à 1994)







                        



                                


                            

Tribune. J’ai adhéré au Parti socialiste en 1998. Après les Assises de la transformation sociale, après la victoire électorale de 1997, après les ouvertures politiques et idéologiques faites par Lionel Jospin, j’ai pensé que des possibilités existaient d’engager, à partir de sa force centrale, la refondation nécessaire de la gauche.
Le système soviétique s’était effondré laissant le champ libre à un néolibéralisme qui s’était affirmé dès le début des années 1980 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Qui pouvait penser que les conséquences de ce bouleversement géopolitique ne concerneraient que les seuls communistes et non pas toutes les forces attachées au rôle social de l’Etat et à un certain niveau de contrôle social de l’économie ?
Et puis, l’émergence et la mise en place de nouveaux moyens de communication contrôlés par de puissantes entreprises capitalistes agissant à l’échelle mondiale ouvraient à celles-ci, au système économique et politique capitaliste lui-même, de nouveaux champs d’exploitation et de domination, un nouveau souffle.
Une terrible dérive néolibérale
Comment penser qu’une telle situation ne posait pas en termes nouveaux l’action de ce qu’on a appelé l’Etat providence et aussi la nécessaire construction européenne ? J’ai pu alerter à plusieurs reprises – et notamment après 2002 – la direction du Parti socialiste sur la nécessité d’engager un travail en profondeur, de construire une nouvelle vision de ce que pouvait être le rôle du socialisme démocratique, aussi bien en termes d’idées que de formes de l’action politique ou de modes d’organisation.
J’ai bien entendu des promesses, quelques déclarations, j’ai lu quelques textes intéressants, mais rien qui soit à la hauteur des exigences de l’époque. Et le pire est que pour remplir le vide laissé par cette carence, le Parti socialiste, sous l’impulsion de ses principaux dirigeants, s’est engagé dans une terrible dérive néolibérale.
Le président...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Contrairement au gouvernement, qui tente de respecter les règles de parité, les cabinets qui travaillent pour lui sont dirigés presque aux deux tiers par des hommes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Des cabinets majoritairement masculins dans le gouvernement Philippe

Contrairement au gouvernement, qui tente de respecter les règles de parité, les cabinets qui travaillent pour lui sont dirigés presque aux deux tiers par des hommes.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 13h11
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 14h20
    |

            Mathilde Damgé








                        


C’était une des promesses d’Emmanuel Macron et elle semble, à première vue, tenue. Oui, l’exécutif d’Emmanuel Macron est paritaire ; le deuxième gouvernement Philippe va même au-delà, comptant seize femmes et quinze hommes aux différents portefeuilles. Mais les quatre postes stratégiques (premier ministre, intérieur, économie et affaires étrangères) sont dirigés par des hommes. Seuls deux postes régaliens (justice et armées) ont été attribués à des femmes.
Le diable se cache dans les détails, et la résistance à la parité aussi : on la retrouve dans la composition des équipes qui travaillent pour ces ministres et secrétaires d’Etat. Nous avons, pour réaliser ce tableau, recensé l’ensemble des membres des cabinets tels qu’ils sont présentés sur le site des différents ministères. Ce décompte n’intègre que les membres officiels, et non les « officieux », qui interviennent auprès du ministre sans pour autant faire partie de l’organigramme du cabinet.
120 femmes, 316 postes de cabinets ministériels
Soit 38 %, c’est presque l’équivalent des proportions dans les rangs de l’Assemblée, et c’est mieux qu’au Sénat, où les élues n’occupent pas 30 % des sièges.
Ministère par ministère, c’est celui de l’agriculture et de l’alimentation qui est le plus exemplaire : le ministre, Stéphane Travert, s’est entouré de quatre femmes et d’un « conseiller affaires réservées », un poste souvent réservé à des domaines sensibles ou stratégiques, en l’occurrence le suivi du département de la Manche, dont est originaire le ministre.


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Les femmes à l’alimentation, les hommes aux armées et aux transports
Les transports, les finances et l'intérieur ont les cabinets les plus masculins (moins d'un quart de femmes). Les armées n'en comptent qu'un tiers environ au niveau du ministère et strictement aucune pour ce qui est du secrétariat.

Source : Sites des ministères, Journal officiel



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	var annotation_spe = ["dirigé par une femme","dirigé par une femme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par une femme","dirigé par une femme","dirigé par une femme","dirigé par une femme","dirigé par une femme","dirigé par un homme","dirigé par une femme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par une femme","dirigé par une femme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par une femme","dirigé par un homme","dirigé par une femme","dirigé par une femme","dirigé par un homme","dirigé par une femme","dirigé par une femme","dirigé par un homme","dirigé par un homme","dirigé par une femme"];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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        "",
        20
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        "",
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      [
        "",
        25
      ],
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        "",
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        "",
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      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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        "",
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      [
        "",
        50
      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
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			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
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});


A l’inverse, le cabinet le moins égalitaire est celui du secrétariat d’Etat auprès de la ministre des armées : dirigé par une femme, Geneviève Darrieussecq, il n’en comporte aucune. Quatre ministères ou secrétariats d’Etat n’en comptent qu’une ; c’est le cas aux transports (ministère et secrétariat), ainsi qu’à Bercy (secrétariat auprès du ministre des finances).
Quant au pôle économie, finances, industrie du ministère de l’intérieur, il n’affiche aucune femme dans son organigramme.
Ces déséquilibres n’ont rien d’illégaux : « Il n’existe pas de règle juridique définissant une organisation particulière des cabinets ministériels. Les ministres en choisissent librement les membres, qui peuvent appartenir au secteur privé ou à l’administration », rappelle le site Vie publique.
Peu de cheffes et de directrices de cabinet
Pour les vingt-quatre ministères et secrétariats ne respectant pas la parité (sur trente-deux), treize sont dirigés par des hommes. La masculinité du milieu est encore plus frappante lorsque l’on considère le poste le plus important, celui de directeur de cabinet, qui organise le travail des autres membres.


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Des cabinets dirigés à plus de 80 % par les hommes
La fonction de chef de cabinet, hors hiérarchie dans la mesure où il s'occupe de l'agenda du ministre et des problèmes matériels, est plus proche de la parité que les fonctions de directeur ou directeur adjoint.

Source : Sites des ministères, Journal officiel



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Si l’on examine cette fois le cas des chefs de cabinets, une fonction plus administrative (agenda du ministre, questions liées à sa circonscription électorale, etc.), mais qui dispose aussi d’une délégation de signature du ministre, on trouve là encore une majorité d’hommes.
Les femmes sont beaucoup plus présentes dans les fonctions dites de support, et particulièrement l’assistance (secrétariat, administration, courrier), où l’on compte moins de 20 % d’hommes. Symptôme de cette délégation des tâches plus ingrates aux femmes, le dernier poste de chargé de mission (l’échelon le plus bas dans un cabinet, qui avait quasi disparu), a été confié à une femme.
Ce manque de parité pour certaines fonctions n’est pas toujours le fruit d’un manque de volonté des recruteurs. Par exemple, explique Sophie Delaporte, qui dirige le cabinet de Stéphane Travert (agriculture), « pour les fonctions transversales, comme directeur ou chef de cabinet, on a le choix, mais pour les fonctions de conseiller sectoriel, on va en général puiser dans les viviers de l’administration, eux-mêmes plutôt masculins dans certains secteurs ». En effet, certains corps d’Etat, où l’on puise les cadres, sont très peu féminisés, comme les ingénieurs des mines (13 % de femmes).
Féminisme contre présentéisme
Parmi les pistes d’amélioration, l’association Administration moderne, qui réunit des femmes hauts fonctionnaires, pointe une spécialité tricolore : la gestion du temps. « Il est essentiel d’expérimenter des horaires différents dans les administrations centrales (départ pour tous à 18 heures, avec l’accord du ministre et du cabinet, et la généralisation de chartes du temps appliquées). La culture du présentiel reste bien trop prégnante et constitue une spécificité française, qui n’a pas de résultat apparent en termes de meilleure qualité de service. »
La question de la parité au plus haut sommet de l’appareil d’Etat concerne aussi l’administration. Pour la première fois, deux ministères (la justice et les armées) sont sanctionnés pour ne pas avoir respecté la loi Sauvadet sur la parité. La loi du 12 mars 2012 prévoyait en effet que 40 % des primo-nominations soient réservées à des femmes à compter de 2017.
Administration moderne a interpellé les candidats à la présidentielle sur ce thème le 8 mars : « Avec quel.le.s fonctionnaires allez-vous gouverner demain ? Un gouvernement paritaire est virtuel s’il ne se prolonge pas par une administration mixte. Allez-vous cesser d’entourer vos ministres de 80 % d’hommes ? » 
Seuls Benoît Hamon et Emmanuel Macron avaient répondu, en indiquant que ce thème faisait partie de leurs préoccupations et programmes. Sans résultat de la part du nouvel élu pour l’instant. Le cabinet du président de la République compte cinquante-trois personnes, dont trente-six hommes.

        Lire aussi :
         

                Un cabinet très masculin autour d’Emmanuel Macron



Depuis le mois de juin, pour l’ensemble des nominations dans des cabinets, il y avait chaque mois entre 50 et 73 % d’hommes.



                            


                        

                        

