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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. De Fritz Lang à Stanley Kubrick ou Steven Spielberg, les plus grands réalisateurs ont nourri l’imaginaire du public en matière de machines pensantes.
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Petite histoire de l’intelligence artificielle à l’écran

AU CŒUR DE L’IA. De Fritz Lang à Stanley Kubrick ou Steven Spielberg, les plus grands réalisateurs ont nourri l’imaginaire du public en matière de machines pensantes.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 18h00
    |

            Samuel Blumenfeld








                        



                                


                            

Il n’est pas certain que la question de l’intelligence artificielle (IA) ait été la principale préoccupation de Fritz Lang lors de la première de Metropolis, le 10 janvier 1927, à l’Ufa-Palast am Zoo à Berlin. Le réalisateur allemand avait alors bien d’autres questions en tête : il venait de signer le film le plus attendu de l’histoire de son pays.
Avec un tournage de plus d’un an et un budget dix fois supérieur à celui d’une production hollywoodienne moyenne, son échec commercial aurait mis en péril toute l’industrie cinématographique allemande. S’il n’anticipait pas l’influence considérable de son chef-d’œuvre, le cinéaste ne mesurait probablement pas non plus l’importance d’un des aspects du scénario : la fabrication d’un robot possédant une silhouette et des attributs féminins par un savant fou régnant sur la ville futuriste de Metropolis.
Chefs-d’œuvre du genre
Avec cette créature à la fois mécanique et organique, Lang mettait en scène le premier androïde de l’histoire du cinéma. Il plaçait la question de l’IA au cœur de la science-fiction, avec une question – l’avancée technologique symbolisée par un robot est-elle une promesse de bonheur ou une malédiction ? – que poseront, plus tard, les rares chefs-d’œuvre du genre : 2001, l’odyssée de l’espace (1968), de Stanley Kubrick ; Blade Runner (1982), de Ridley Scott ; Terminator (1984), de James Cameron ; et A.I. (2001), de Steven Spielberg.
Lorsque Stanley Kubrick s’attelle, avec le romancier Arthur C. Clarke, à l’adaptation de trois de ses nouvelles, pour ce qui deviendra 2001, l’odyssée de l’espace, à la fois poème philosophique sur le destin de l’homme et film de spéculation où les extraterrestres se trouveraient à l’origine de notre civilisation, le metteur en scène américain est le premier à poser explicitement la question de l’IA.
Fasciné par les ordinateurs, Kubrick confie à l’un d’eux le rôle emblématique de son film....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ AU CŒUR DE L’IA. Au Japon et en Europe, cette thématique a été une source d’inspiration majeure pour les dessinateurs.
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Les robots, superstars de la bande dessinée

AU CŒUR DE L’IA. Au Japon et en Europe, cette thématique a été une source d’inspiration majeure pour les dessinateurs.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 18h00
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            
Art de peu – de l’encre et du papier suffisent –, la bande dessinée n’a jamais craint de se confronter à des sujets complexes. L’intelligence artificielle (IA) en est un. Avec ses armées de robots, cyborgs et autres androïdes, la thématique a largement nourri un médium ayant fait de la science-fiction un courant à part entière. Abordée dans la production éditoriale des trois principaux marchés mondiaux (Etats-Unis, Japon, France), l’IA a même donné naissance à des œuvres majeures du 9e art, comme Astro, le petit robot, d’Osamu Tezuka.
Lancée en 1952 dans un Japon encore traumatisé par sa défaite militaire, cette série met en scène un robot animé par l’énergie atomique, symbole de progrès et de destruction. Son créateur est un savant rendu inconsolable par la mort de son fils. Conçu à son image, le jeune robot est doué de sentiments, mais ne satisfait pas son « père », qui le vend à un cirque. Succès planétaire maintes fois adapté à l’écran, Astro sera à l’origine du développement d’un sous-genre dans le manga, appelé « mecha », consistant à mettre en scène des robots. Goldorak en deviendra l’étendard, vingt ans plus tard.

Alors que le géant de fer créé par Go ­Nagai, et piloté par le prince en exil Actarus, reste dépourvu de cerveau, le thème d’une machine dotée d’une conscience propre va par la suite nourrir de très nombreux mangas. Ainsi, Ghost in the Shell (1989), de Masamune Shirow, où un cyborg féminin traque un génie du mal (lui-même issu de l’IA), fable existentialiste invitant le lecteur à se questionner sur la nature humaine. Ou encore Gunnm (1990), de Yukito Kishiro, une dystopie incarnée par une androïde amnésique cherchant un sens à sa vie.
Humanoïde cyberpunk
Faire du robot un être pensant, situé du côté du bien, n’a pas toujours été une évidence. Dans Magnus, l’anti-robot (1963), l’Américain Russ Manning relate la lutte menée par un humain contre des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Notre choix du soir. Archives et témoignages retracent, dans ce documentaire, la fabuleuse épopée de la country, du gospel, du rhythm’n’blues (sur Arte à 23 h 20).
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TV – « American Epic », aux origines de la musique populaire aux Etats-Unis

Notre choix du soir. Archives et témoignages retracent, dans ce documentaire, la fabuleuse épopée de la country, du gospel, du rhythm’n’blues (sur Arte à 23 h 20).



Le Monde
 |    01.01.2018 à 18h00
    |

            Alain Constant








                        


Documentaire sur Arte à 23 h 20

Ce documentaire est un retour aux sources. Un voyage dans les années 1920-1930, époque durant laquelle des agents travaillant pour les maisons de disques américaines installées dans le Nord industrialisé arpentaient les villes et même les minuscules patelins du Sud agricole pour tenter de découvrir de nouveaux artistes. Pourquoi ce besoin ? Parce que l’essor de la radio et les nouvelles techniques d’enregistrement avaient créé, de fait, un marché prometteur. Et qu’au-delà des classes moyennes citadines, il fallait élargir la cible, séduire un public plus modeste : montagnards, paysans agricoles, sans oublier les Noirs ni les Hispanophones.
A l’origine, American Epic est un projet ambitieux porté par le réalisateur et producteur Bernard McMahon, soutenu par plusieurs personnalités : Robert Redford, le musicien Jack White, le mythique producteur et musicien T-Bone Burnett. Sa mission : retracer l’histoire des origines de la musique populaire américaine, de la country au folk en passant par le gospel et le blues. Le résultat final de ce travail, coproduit avec Arte, BBC Arena et la ZDF, est impressionnant, avec des archives filmées et sonores exceptionnelles, ainsi que des témoignages inédits étalés sur cinq épisodes d’une durée totale de trois heures trente.
Voix nasillarde, sourire radieux
Arte ne propose pas la version intégrale de ce travail monumental, mais une espèce de best of d’une heure et demie qui met en appétit. En mai, cette série événement a donné naissance à la fabrication d’un double CD (ou triple vinyle), American Epic-The Sessions, paru chez Sony Music. Avec du matériel d’époque, des musiciens actuels, de Taj Mahal à Elton John en ­passant par Willie Nelson ou Rhiannon Giddens, ont réenregistré d’anciennes chansons des années 1920 et 1930. On peut les retrouver en vidéo sur le siteArte.tv.
Ralph Peer travaille pour l’industrie musicale. C’est un dénicheur de talents qui aime enregistrer la musique des travailleurs et du peuple. Il a, paraît-il, « l’art de se trouver là où tombe la foudre ». A l’été 1927, il installe son matériel d’enregistrement à Bristol (Tennessee). Des milliers de musiciens amateurs font parfois des centaines de kilomètres pour participer aux auditions. Parmi eux, la Carter Family, un trio de pauvres montagnards devenu mythique. Autre destin évoqué dans ce documentaire : celui du pasteur Elder Buch, dont les sermons chantés en Caroline du Sud à la fin des années 1920 ouvrent la route du gospel.

Charley Patton, métis indien, est aussi devenu une icône. A juste titre : sur sa guitare, son exceptionnel jeu de mains a tout bonnement fondé le blues du Mississippi. Ses chansons reflètent la dureté de son existence dans une société de planteurs, à Dockery Farms (Mississippi). « Il jouait de la guitare avec sa bouche, derrière son dos, couché, en rampant. C’était un homme-orchestre ! », se rappelle un témoin. Buveur et cogneur, il meurt en 1934, la gorge tranchée à la suite d’une nouvelle bagarre.
Moins dramatique mais tout aussi iconique, le destin de John Hurt, modeste travailleur noir et guitariste hors pair, à la voix ­nasillarde et au sourire radieux. Repéré en 1928 dans son patelin, il enregistrera à Memphis, puis à New York, de nombreux succès avant de tomber dans l’oubli ­durant trente-cinq ans, puis de réapparaître dans les années 1950. « Il était le maître que je ­cherchais », dit de lui avec émotion Taj Mahal.
American Epic, de Bernard MacMahon (Etats-Unis, 2016, 90 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Agathe Charnet, sur son blog L’Ecole du Spectacle, vous propose de pousser les portes de l’Opéra ou celles des conservatoires, mais aussi de vous initier à la critique culturelle.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Le festival américain qui brise les stéréotypes tenait sa première édition à Johannesburg les 30 et 31 décembre.
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Les afro-punks achèvent l’année en Afrique du Sud

Le festival américain qui brise les stéréotypes tenait sa première édition à Johannesburg les 30 et 31 décembre.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 18h50
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h31
    |

                            Stéphanie Binet (Johannesburg, envoyée spéciale)








                        



   


La première édition du festival américain Afro Punk à Johannesburg s’est ouvert, samedi 30 décembre 2017, par un déluge de plus deux heures. Episode climatique courant à cette époque en Afrique du Sud, il s’est terminé par un arc-en-ciel, joli symbole pour la « rainbow nation » qui accueillait sur le site de la Constitution Hill ce festival atypique qui lutte contre tous les stéréotypes de genre ou de race.

Né en 2005 à Brooklyn aux Etats-Unis, le festival met en lumière un mouvement culturel où les artistes refusent de se laisser enfermer dans des registres musicaux parce qu’ils sont noirs ou blancs. En 2016, le chanteur anglais d’origine ougandaise, Michaël Kawinuka, en donnait ainsi sa définition : « Etre afro-punk, c’est être un individu à part entière, ne pas être soumis à des stéréotypes liés à sa couleur de peau. Parce que je suis un musicien noir n’implique pas forcément que je sois un rappeur ou un chanteur de R & B. » L’Afro Punk, né au début des années 2000, a été mis en images dans un documentaire de James Spooner, Afropunk : The Rock & Roll Nigger Experience (2003).
Festival itinérant
Le fondement de ce courant a été cherché du côté des Bad Brains, groupe punk noir des années 1970 ou des Fishbone qui, dans les années 1990, fusionnaient le ska, le funk et le rock. En 2005, les acteurs du mouvement créent à New York le festival Afro Punk qui rassemble tous « les artistes afro-américains non stéréotypés » : de Janelle Monae, à Cee-Lo Green, en passant par Gym Class Heroes. Depuis le festival est devenu itinérant, de Paris à Atlanta en passant par Londres et aujourd’hui Johannesburg avec la volonté à chaque édition d’associer le plus grand nombre d’artistes locaux.

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                Afropunk, au-delà du noir et du punk




   


L’Afrique du Sud n’a d’ailleurs pas attendu les Américains pour aller au-delà des barrières musicales, comme en témoignent les groupes programmés dimanche 31 décembre : Spoek Mathambo, The Brother Moves On, Nakhane, BLK JKS… Solange, la sœur de Beyoncé, ayant déclaré forfait à la dernière minute, seul Anderson .Paak représentera les Etats-Unis sur scène et Laura Mvula, l’Angleterre.

   



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                Le rêve éveillé de Laura Mvula



Côté mode de rue, facile également pour les festivaliers sud-africains d’associer leur culture zulu ou xhosa au look afro-punk qui a pour habitude de mélanger peinture yoruba, tissu wax et blouson en cuir. Le show est autant sur scène que dans les allées du festival.

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                Pharrell Williams dans les failles de l’Amérique



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Notre choix du soir. La septième saison de la série de Ryan Murphy et Brad Falchuk commence le soir de l’élection du président des Etats-Unis, le 8 novembre 2016 (sur Canal+ Séries à 20 h 50).
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TV – « American Horror Story : Cult »

Notre choix du soir. La septième saison de la série de Ryan Murphy et Brad Falchuk commence le soir de l’élection du président des Etats-Unis, le 8 novembre 2016 (sur Canal+ Séries à 20 h 50).



Le Monde
 |    31.12.2017 à 17h45
    |

            Renaud Machart








                        


Série sur Canal+ Séries à 20 h 50

Cult, la septième saison d’American Horror Story, la mythique série anthologique (voire « hantologique », tant les esprits malins y croisent les fantômes) de Ryan Murphy et Brad Falchuk, s’ouvre sur « une nuit d’horreur, pour beaucoup d’Américains », ­selon Murphy : l’élection de Donald Trump, le 8 novembre 2016. L’un des personnages du générique de début porte d’ailleurs le masque du très controversé président des Etats-Unis.
Son arrivée au pouvoir a pour ­effet d’envoyer chez un psycho­thérapeute l’un des personnages principaux de Cult, Ally, jouée par Sarah Paulson, vue dans les pré­cédentes saisons et dans l’autre série anthologique des prolifiques Murphy et Falchuk, American Crime Story : The People vs. O.J. Simpson (2016).
Trump n’est pas la seule de ses terreurs : une série de crimes sataniques sont commis par des clowns, tandis que beaucoup autour d’Ally croient, ou feignent de croire, qu’ils sont le produit de ses hallucinations. Au point que le couple qu’elle forme avec son épouse Ivy (Alison Pill) se disloque et prend un tour très mortifère.
Métamorphose et contre-pied
Ally se retrouve prise dans l’étau terrifiant d’une machination dont les repères sont constamment placés en porte-à-faux par le truchement de Kai Anderson, un personnage manipulateur et sociopathe joué par Evan Peters. Comme Sarah Paulson, le jeune acteur américain est présent depuis 2011 dans chacune des saisons d’American Horror Story.Il y a révélé une palette dramatique et un don de composition ­assez étonnants. En sus de ses incar­nations variées dans les saisons précédentes, Evan Peters joue dans Cult, outre le personnage principal de Kai Anderson, quelques gourous criminels (dont Charles Manson). Mais aussi Andy Warhol.
Au cours de scènes rétrospectives sises dans la fameuse Factory de Warhol, on croisera la fameuse Valerie Solanas, qui tira sur la vedette du pop art en juin 1968. L’activiste radicale est jouée, avec une hystérie consommée, par Lena Dunham, la créatrice et actrice principale de la série Girls (2012-2017). A noter, aussi, le retour de l’inquiétante Frances Conroy, présente dans toutes les saisons à l’exception de la cinquième, cette fois en activiste gothique fumeuse de cigares. Ceux qui ne la connaissent qu’en veuve-mais-pas-trop de Six Feet Under (2001-2005) seront étonnés.

   


L’un des aspects les plus jouissifs d’American Horror Story tient à sa distribution d’acteurs récurrents, qui ne cesse d’étonner par leur ­capacité à la métamorphose, au contre-emploi et au contre-pied. En son ensemble – et Cult ne déroge pas à la règle –, American Horror Story se joue avec virtuosité des codes de l’horreur et du surnaturel, machinés d’une manière hautement sophistiquée et onirique. Avec beaucoup de clins d’œil citatifs servis par une réalisation léchée – parfois à la limite de l’ar­tificieux quand les angles de ­caméra, comme chez Orson Welles, ont tendance à cabotiner.
L’on saluera aussi l’inventivité de la musique de Mac Quayle, qui dépasse de loin le rôle en général assigné au compositeur en pareil exercice d’exhausteur d’angoisse. Elle cite beaucoup et constitue un patchwork sonore d’une rare qualité. On préfère prévenir : inspirée de terribles faits divers liés à des cultes sataniques, Cult est d’un sadisme et d’une crudité gore à ne pas mettre devant tous les yeux.
American Horror Story : Cult (saison 7), série créée par Ryan Murphy et Brad Falchuk. Avec Sarah Paulson, Alison Pill, Evan Peters, Cheyenne Jackson (EU, 2017, 11 x 42 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ « La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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Leumonde.fr, par Antoine Marchalot (épisode 81)

« La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h36
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 07h03
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ A écouter ce soir. Après la carte blanche accordée par la radio au duo de chanteuses Brigitte, c’est au tour du rappeur de nous présenter son « système » (sur Euope 1 à 20 heures).
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Radio – MC Solaar en maître de cérémonie sur Europe 1

A écouter ce soir. Après la carte blanche accordée par la radio au duo de chanteuses Brigitte, c’est au tour du rappeur de nous présenter son « système » (sur Euope 1 à 20 heures).



Le Monde
 |    30.12.2017 à 17h45
    |

                            Mathieu Ait Lachkar








                        


Emission sur Europe 1 à 20 heures

   


Brigitte et MC Solaar présentent désormais un point commun. Celui d’avoir accepté la proposition d’Europe 1 de faire dé couvrir leur monde, lors de soirées inédites spécialement conçues pour les fêtes de fin d’année. Après le duo de chanteuses Aurélie Saada et Sylvie Hoarau le 23 décembre, les auditeurs vont donc pouvoir écouter le rappeur MC Solaar présenter son « système » durant une nouvelle carte blanche de trois heures.
Celui qui avait disparu des radars il y a dix ans, après la sortie de son album Chapitre 7, a refait surface cette année avec un nouveau projet intitulé Géopoétique. La veille de la sortie de ce huitième album, alors en pleine promotion, il était venu en invité dans l’émission « Melting Pop » dans la matinale d’Europe 1. L’exercice, cette fois, est différent, MC Solaar ayant dû troquer sa ­casquette de rappeur au profit de celle d’animateur radio.
Dans « son émission » se suc­cèdent ainsi Bigflo & Oli, Eddy de Preto, Etienne Daho, ou encore Angèle. Le tout dans un enchaî­nement musical plutôt bien ficelé et agréablement mené par la voix d’un MC Solaar qui se détend peu à peu, laissant l’intime s’exprimer et Claude Honoré M’Barali (de son vrai nom) se révéler un peu plus.
Des univers éclectiques
L’homme, qui a aujourd’hui 48 ans, se confie sur ce qui a influencé l’écriture de ses morceaux les plus connus. « Pour Caroline, c’est un tapis vert de la Française des jeux », explique-t-il au micro avec le sourire. Lui aussi joue, jonglant entre le lancement de musiques, les anecdotes et les interviews téléphoniques. Comme après le passage de son titre Caroline, où il décide d’appeler la styliste Sakina M’sa, notamment connue pour organiser des défilés de mode en prison.
« Système Solaar » ressemble à des sucreries que l’on apprécie de déguster lentement. Rap, pop, variété française offrent des saveurs différentes et variées. L’émission – qui semble durant quelques heures transformer Europe 1 en radio musicale – mêle des univers éclectiques et surprenants, comme en témoigne l’amitié du rappeur avec la danseuse étoile du Ballet de l’Opéra de Paris Marie-Agnès Gillot. Seul regret, les interviews proposées paraissent mieux servir la promotion des ­artistes invités qu’éclaircir le monde de Solaar.
Système Solaar, le 30 décembre à 20 heures, sur Europe 1. Présenté par MC Solaar (Fr., 2017, 180 minutes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Retrouvez le meilleur de l’année culturelle 2017 sélectionnés par les critiques du « Monde ».
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Cinéma, musique, livres, scènes : les coups de cœur de l’année 2017

Retrouvez le meilleur de l’année culturelle 2017 sélectionnés par les critiques du « Monde ».



Le Monde
 |    30.12.2017 à 15h42
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 16h27
   





                        


Cinéma
Les films Moonlight, de Barry Jenkins, mais aussi Twin Peaks : The Return de David Lynch, ou encore Detroit de Katryn Bigelow, ont marqué l’année cinématographique 2017, selon les critiques du Monde.
Lire : Nos films coup de cœur de 2017

   


Musique
Musique classique, jazz, rock, pop, rap : les rédactrices et rédacteurs de la rubrique Musiques ont chacun sélectionné leurs cinq albums préférés, parmi ceux remarqués et défendus durant l’année écoulée. Etienne Daho, St. Vincent, Kendrick Lamar ou encore le Meitar Ensemble figurent au palmarès...
Lire : Les meilleurs albums de l’année 2017

   


Livres et BD
Parmi les ouvrages qui ont marqué la rentrée littéraire, selon les journalistes du Monde des livres, il y a notamment le roman d’Alice Zeniter, L’Art de perdre, prix littéraire du Monde et prix Goncourt des lycéens. Mais aussi des romans, essais ou bande-dessinées qui vous emmèneront aux Etats-Unis, en Indonésie, en Italie, mais aussi du côté de la littérature jeunesse.
Lire : Les coups de cœur de la rédaction du « Monde des livres »  
Spectacles

SAIGON de Caroline Guiela Nguyen au gymnase Aubanel dans le cadre de la 71ème edition du Festival d'Avignon 
Mise en scene Caroline Guiela Nguyen
   SAIGON de Caroline Guiela Nguyen au gymnase Aubanel dans le cadre de la 71ème edition du Festival d'Avignon 
Mise en scene Caroline Guiela Nguyen



Au programme de notre sélection Scènes : du théâtre, de l’opéra, de l’humour et de la danse. Que ce soit Saïgon, par Caroline Guiela Nguyen, salué à Avignon, Monteverdi, par Jeanne Candel et Samuel Achache à la Comédie de Valence, ou encore l’humour noir radical de Blanche Gardin, dans son spectacle « Je parle toute seule », il y a de quoi satisfaire toutes les envies de spectacle vivant. Lire :  L’année 2017 remise en scène



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Une équipe de scientifiques canadiens a prouvé que ne pas danser en rythme pouvait en réalité être lié à un trouble bien spécifique : la surdité rythmique.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ L’artiste émirati a marqué, par une œuvre avant-gardiste, la scène artistique de sa région et influencé ses contemporains.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Après les protestations de la star de la pop coréenne G-Dragon, ce mode de stockage sera désormais pris en compte dans le classement des meilleures ventes.
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La clé USB, nouveau support d’albums musicaux en Corée du Sud

Après les protestations de la star de la pop coréenne G-Dragon, ce mode de stockage sera désormais pris en compte dans le classement des meilleures ventes.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 11h18
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 13h50
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Les contenus musicaux stockés sur des clés USB seront officiellement considérés comme des albums traditionnels à partir du 1er janvier en Corée du Sud. Mardi 26 décembre, l’Association des industries du contenu musical (KCMIA) – structure liée au ministère de la culture – a annoncé que le Gaon Music Chart, le classement des meilleures ventes de productions musicales, intégrerait désormais ces supports dans son évaluation des albums.
Le fait de ne pas entrer dans le Gaon Music Chart peut avoir des conséquences négatives pour un artiste. Nombre d’émissions populaires de variétés, comme Inkigayo, sur la chaîne SBS, et Show ! Music Core, sur MBC, appuient leur programmation sur ce classement.
Controverse
Jusque-là, le Gaon ne tenait compte que des « objets physiques contenant de la musique ». Désormais, les auteurs du classement recenseront aussi les « produits vendus dans un emballage ». « Nous avons fait ce choix pour nous adapter à l’environnement des contenus qui évolue très rapidement, a précisé l’association. Nous espérons qu’il favorisera la sortie de produits musicaux conçus sous différents formats. »

        Lire aussi :
         

                A la Japan Expo, la Corée du Sud s’incruste en musique



Ce changement met fin à une controverse née en juin. A l’époque, G-Dragon, chanteur membre du célèbre et influent groupe de K-pop (la pop coréenne) BigBang, a mis en vente son dernier album solo, intitulé Kwon Ji-yong. Au lieu de le proposer sur un support traditionnel, il a choisi une clé USB, empaquetée dans une boîte au format CD. Branchée sur un ordinateur, elle fournit un lien vers un site sur lequel il est possible de télécharger les cinq morceaux de l’album, ainsi que des textes, des photos et des vidéos. Le service est disponible jusqu’à la fin de l’année. La clé est réutilisable à volonté.
Incompréhension
De ce fait, à la différence d’autres classements moins officiels, comme le Hanteo Chart, la KCMIA avait refusé de considérer l’album pour le Gaon Chart. Seul le morceau Untitled, 2014 a pu entrer en tant que single dans le classement Gaon Digital Chart, dont il a très vite atteint la première place.

        Lire aussi :
         

                Emoi mondial après le suicide de la star de K-pop Kim Jong-hyun



« La forme des albums musicaux est passée des cassettes aux CD puis aux fichiers à télécharger », avait alors protesté le chanteur sur son compte Instagram, avant de retirer son message face aux débats suscités. « Il est difficile de comprendre pourquoi certaines personnes veulent encore limiter aux CD le stockage de la musique », avait aussi réagi YG Entertainment, la société de production de G-Dragon. Le monde de la musique a également fait part de son intérêt pour le choix de la clé USB.
L’incompréhension était d’autant plus importante qu’en 2016, la législation sud-coréenne sur les droits d’auteur avait été modifiée pour couvrir les albums numériques, quel que soit le support.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose des émissions, films, séries, à voir ou à écouter en différé.
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Dans une valise ou aux îles Marquises… nos idées de replays pour le week-end

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose des émissions, films, séries, à voir ou à écouter en différé.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 06h33
   





                        



                                


                            LES CHOIX DE LA MATINALE
L’histoire d’une relation père-fils en version animée sur Arte Creative, un documentaire sur la retraite de Jacques Brel aux îles Marquises et une minisérie britannique sur Oliver Twist. Voici notre sélection de replays.
, la vie dans une valise

C’est fou tout ce que l’on peut exprimer à travers une valise ! La façon dont on la prépare, dont on plie les vêtements, l’ordre dans lequel on les place et à quel endroit il est préférable de les caser pour qu’aucun espace ne soit perdu… Ce savoir, le personnage du court-métrage animé, Negative Space, l’a appris de son père, souvent en déplacement. « Certains, dit-il, se rapprochent de leur père en jouant au basket ou en parlant de voitures. Nous, c’étaient les bagages. »
A partir d’une petite leçon de choses, la réalisatrice Ru Kuwahata et le réalisateur Max Porter nous racontent une histoire sentimentale – celle d’une relation père-fils – que leur a inspirée un poème de l’auteur américain Ron Koertge. « Quand je l’ai lu, je me suis dit que c’était toute mon enfance, raconte Ru Kuwahata. Mon père était pilote pour la Japan Airlines et il avait accroché au mur une liste d’affaires à emporter. »
Le duo a donc eu envie de mettre en scène ce récit en version animée. Ils ont reconstitué les personnages et les décors en carton, ont reproduit, en miniature et dans leurs vraies matières, les vêtements. Ils ont ensuite filmé en « stop motion », plaçant la caméra à la juste distance, afin que l’histoire ne soit pas trop émouvante, ainsi que nous l’explique Max Porter dans le making of du film. Un choix d’élégance qui fait de Negative Space une petite merveille, touchante et poétique. Véronique Cauhapé
Negative Space, de Ru Kuwahata et Max Porter (Fr., 2015, 6 min). Making of (Fr., 2 017, 5 min). Sur arte.tv jusqu’au 13 juin 2018.
« Jacques...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ L’animateur et humoriste a été vivement attaqué par le magazine « Marianne », ce qui a déclenché une polémique autour de « Charlie Hebdo », du deuil et des banlieues. Il se défend.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/12/2017
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Un apéro avec Yassine Belattar : « Je suis hyper- franchouillard »


                      L’animateur et humoriste a été vivement attaqué par le magazine « Marianne », ce qui a déclenché une polémique autour de « Charlie Hebdo », du deuil et des banlieues. Il se défend.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 06h30
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 15h46
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        

Yassine Belattar est ponctuel. Il est exactement 18 h 59 quand il arrive devant Le Dépanneur, le bar du 9e arrondissement de Paris où il nous a donné rendez-vous. Il salue poliment, les écouteurs vissés aux oreilles. Sa conversation téléphonique doit être sérieuse, il fait les cent pas et régulièrement des signes de la main pour s’excuser. Nous sommes le 14 décembre. Le hasard fait que le lendemain doit paraître dans Marianne son portrait, à charge. Il a choisi Le Dépanneur parce que c’est commode, un café entre Pigalle et Anvers, c’est tout près de chez lui et du Théâtre de Dix Heures, qu’il vient de racheter. Un quartier « populaire et bourgeois ».
Il rigole maintenant, en désignant des yeux son ventre, moulé dans son pull : « Je me suis embourgeoisé et ça se voit ! Quand on gagne de l’argent, nous les ­Arabes, on devient pâteux. » A l’intérieur, un bruit de fond joyeux mais assourdissant. On s’installe à l’étage, plus clair, plus calme. Il faut encore trouver un chargeur, brancher une lampe supplémentaire pour la photo et passer les commandes – pour lui, ce sera un café et un Coca, en même temps oui, merci. Il est 19 h 15 quand on pose enfin la question : alors, cet article de Marianne ? Yassine Belattar répond posément : « Factuellement, il est faux. Selon la journaliste, mon spectacle serait antisémite. Je pose la question humblement : tous les autres spectateurs, tous les autres journalistes, nombreux, venus au spectacle, eux n’auraient pas vu l’antisémitisme ? Ou pire, seraient complices ? »
« Mon passé parle pour moi »
Résumons pour ceux qui auraient loupé la controverse : l’hebdomadaire Marianne a consacré un portrait de trois pages à l’humoriste, titré « Faux clown et vrai danger ». En substance, il lui est reproché de déclarer sur scène : « Je ne suis pas Charlie, je ne suis pas Nice. (…) Je choisis mes deuils. » Yassine Belattar corrige :...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale du Monde » publie un strip de la dessinatrice Nancy Pena.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/12/2017
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« Le chat Madame, grand reporter », par Nancy Pena (épisode 27)

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » publie un strip de la dessinatrice Nancy Pena.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 06h30
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 07h02
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ La romancière américaine était atteinte d’un cancer. Elle avait 77 ans.
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L’auteure de « L’Abécédaire du crime », Sue Grafton, est morte

La romancière américaine était atteinte d’un cancer. Elle avait 77 ans.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 23h36
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 11h02
   





                        



   


La romancière américaine Sue Grafton est morte, jeudi 28 décembre, des suites d’un cancer. Elle avait 77 ans.
Elle est l’auteure de la série policière « L’Abécédaire du crime ». Le premier livre de cette saga, A comme Alibi est sorti en 1982. Le dernier, Y is for Yesterday, a été publié en août. Ses livres ont été traduits en 26 langues.
La fille de l’écrivaine a précisé qu’il n’y en aurait pas d’autres. « Beaucoup d’entre vous savent qu’elle était catégorique sur le fait que ses livres ne soient jamais transformés en films ou séries télé, et dans la même veine, elle n’autoriserait jamais l’utilisation d’un prête-nom pour écrire en son nom », a-t-elle ainsi écrit sur la Facebook de Sue Grafton.
« En raison de tout cela, et de l’amour profond et respectueux de notre chère et douce Sue pour notre famille, l’alphabet se termine maintenant à Y. »
Kinsey Millhone, le personnage principal de « L’Abécédaire du crime », est une ancienne policière devenue détective privée. Les récits se déroulent à Santa Teresa, une version romancée de Santa Barbara, ville où résidait Sue Grafton dans le sud de la Californie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Notre choix du soir. Flirtant avec le genre horrifique, la saison 2 de la série de Chad Hodge et Blake Crouch demeure fort réjouissante malgré ses invraisemblances (sur OCS Go à la demande).
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TV – « Good Behavior » : le duo gore de la petite voleuse et du tueur à gages

Notre choix du soir. Flirtant avec le genre horrifique, la saison 2 de la série de Chad Hodge et Blake Crouch demeure fort réjouissante malgré ses invraisemblances (sur OCS Go à la demande).



Le Monde
 |    29.12.2017 à 17h45
    |

            Renaud Machart








                        


Série sur OCS Go à la demande

La Lady Mary Crawley de Downton Abbey (2010-2015) en fuyarde droguée et pickpocket de l’Amérique profonde ? A vrai dire, on y croyait à moitié et on a mis un peu de temps, au cours de la première saison de Good Behavior, créée par Chad Hodge et Blake Crouch, à oublier la hautaine bêcheuse de la série britannique. Avant que le feuilleton-fleuve qui portraiturait les misères et les joies d’une famille aristocratique et sa vie de château ne la rende célèbre dans le monde entier, Michelle Dockery, l’interprète de Letty, le rôle féminin principal de Good Behavior, s’était surtout fait connaître sur la scène théâtrale londonienne.
L’actrice britannique a certes un peu de mal à contrefaire l’accent américain mais, en dépit de ce léger handicap, elle se révèle excellente et convaincante dans ce nouvel emploi, qui la trans­figure et dans lequel elle montre d’autres facettes de son talent. La voici chapardeuse profes­sionnelle dans les hôtels et les boutiques de luxe et passa­blement instable psychiquement, luttant entre ses dépendances à l’alcool et aux drogues et sa volonté de récupérer son jeune fils qu’a élevé sa mère quand elle était en prison.

   


Voici surtout Letty plus liée que jamais à Javier, un ténébreux tueur à gages argentin (Juan Diego Botto), avec lequel elle noue et renoue sans cesse une relation complexe, cabossée et passionnelle. Mais plus Javier veut recomposer une famille avec Letty et son fils, plus les circonstances s’y opposent. Quand ce ne sont pas les forces autodestructrices de la jeune femme qui se mettent en travers des événements potentiellement positifs de sa folle et dangereuse destinée.
Les aventures rocambolesques et criminelles – traitées parfois sur le registre de l’horreur et du gore – de ces nouveaux Bonnie and Clyde défient, parfois, le vraisemblable. Mais elles ont un côté Arsène Lupin assez réjouissant. Et les ressorts du trépidant scé­nario de Good Behavior – signée des créateurs de l’exceptionnelle Wayward Pines – sont tels qu’on y croit et qu’on espère une troisième saison.
Good Behavior (saison 2), série créée par Chad Hodge et Blake Crouch. Avec Michelle Dockery, Juan Diego Botto, Lusia Strus, Terry Kinney, Nyles Julian Steele, Ann Dowd, Maria Botto (Etats-Unis, 2017, 10 × 43 minutes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Les critiques du « Monde »  ont sélectionné les spectacles qui les ont le plus marqués au cours des douze mois écoulés.
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édition abonné


Théâtre, humour, opéra, danse... les spectacles qui ont marqué 2017

Les critiques du « Monde »  ont sélectionné les spectacles qui les ont le plus marqués au cours des douze mois écoulés.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 17h26
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 12h41
   





                        



                                


                             
La sélection de Fabienne Darge 

Julia, d’après Mademoiselle Julie, de Strindberg (le Centquatre, Paris), et La Règle du jeu, d’après Jean Renoir (la Comédie-Française, Paris), par Christiane JatahySaïgon, par Caroline Guiela Nguyen (Festival d’Avignon et Odéon-Théâtre de l’Europe, Paris)Professor Bernhardi, d’après Schnitzler, par Thomas Ostermeier (théâtre Les Gémeaux de Sceaux)Tous des oiseaux, de Wajdi Mouawad (Théâtre national de la Colline, Paris)Democracy in America, d’après Tocqueville, par Romeo Castellucci (Printemps des comédiens de Montpellier, Festival d’Automne, Paris, MC93 de Bobigny, festival Scènes d’Europe de Reims)
Théâtre et réel : la vieille affaire, qui ne cesse de se rejouer de manière nouvelle. Les spectacles les plus marquants de 2017 témoignent tous du séisme actuel, où les lignes de faille passent par les rapports raciaux, sociaux, les relations entre les sexes, et la question de l’image – du réel et de son double. La metteuse en scène Christiane Jatahy (La Règle du jeu se joue jusqu’au 8 janvier 2018 à la Comédie-Française) est au cœur du tremblement de terre, dont les ondes sont planétaires. C’est une femme, elle est brésilienne, elle invente une nouvelle forme de théâtre-cinéma d’une force et d’une crudité saisissantes, et elle ne parle que de cela : des rapports de domination.
Caroline Guiela Nguyen, elle, est française, d’origine vietnamienne : avec Saïgon (programmé aux Ateliers Berthier du Théâtre de l’Odéon à partir du 12 janvier 2018), elle aborde les relations franco-vietnamiennes avec une infinie douceur, une grâce digne du cinéaste Wong Kar-wai. Wajdi Mouawad est libano-québécois, installé en France : avec Tous des oiseaux, il signe une pièce d’une puissance peu commune sur les relations schizophréniques entre Israël et le monde arabe, et sur la complexité de l’identité.
Deux maîtres d’aujourd’hui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Mis sous embargo par ses voisins du Golfe, l’émirat poursuit la construction de son identité artistique dont on peut avoir un aperçu au Kraftwerk.
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édition abonné


A Berlin, le Qatar dans ses œuvres

Mis sous embargo par ses voisins du Golfe, l’émirat poursuit la construction de son identité artistique dont on peut avoir un aperçu au Kraftwerk.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 16h14
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 16h37
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



                                


                            

Hasard du calendrier ? Peut-être. Signe du bras de fer entre le Qatar et ses voisins du Golfe ? Assurément. L’exposition « Contemporary Art Qatar » a ouvert à Berlin le 8 décembre (et ce jusqu’au 3 janvier 2018), en plein fracas de révélations à propos du Salvador Mundi de Léonard de Vinci, acquis pour plus de 450 millions de dollars (plus de 375,3 millions d’euros) quelques semaines plus tôt chez Christie’s. Le tableau le plus cher de l’histoire avait donc été acheté par un prince saoudien, dans l’ombre du nouveau vice-premier ministre d’Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman Al-Saoud. On apprenait surtout la future destination de l’œuvre : le Louvre Abu Dhabi, fraîchement ouvert.
L’Arabie saoudite venait de faire un cadeau sans précédent à l’un de ses affidés. Au-delà du buzz, ce trophée est fort de symboles dans une région du Golfe secouée depuis six mois par une grave crise diplomatique pour faire rentrer le Qatar dans le rang. Début juin, l’Arabie saoudite et ses alliés (Emirats arabes unis, Egypte…) mettaient leur voisin, accusé d’être trop proche de l’Iran et de soutenir des groupes islamistes radicaux, sous embargo.

Abou Dhabi et le Qatar, deux modèles culturels distincts de part et d’autre du golfe Persique. L’un construit son offre muséale sur une île dévolue aux loisirs et au tourisme, accumulant des marques de prestige internationales : le Louvre, et bientôt le Guggenheim. L’autre développe une stratégie plus verticale et ouvre des musées centrés sur le monde arabe, comme le prestigieux Musée des arts islamiques, le Mathaf, consacré à l’art moderne et contemporain, ou le futur Musée national du Qatar, attendu pour décembre 2018. Ironie de la compétition, les deux pays ont choisi le même architecte pour leur joyau muséal : le Français Jean Nouvel.
Le temps de l’après-pétrole
Un mois après l’ouverture du Louvre Abu Dhabi et un an avant l’ouverture de son musée phare, le Qatar expose donc sa scène...




                        

                        

