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Madrid évalue à 1 milliard d’euros le coût de la crise catalane

Le ministre de l’économie espagnol a déploré le ralentissement économique de la région, qui fournit 19 % du produit intérieur brut espagnol.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 17h07
   





                        



Politiquement, il sera difficile de savoir ce que le conflit entre la Catalogne et l’Espagne a coûté aux indépendantistes et au gouvernement fédéral de Mariano Rajoy. Mais économiquement, le bilan de ce conflit est plus facilement estimable. Le ministre de l’économie espagnol, Luis de Guindos, a évalué lundi 1er janvier à « 1 milliard d’euros » le coût économique de « la crise de l’indépendantisme » en Catalogne, du fait du ralentissement de la croissance dans la région.
Dans un entretien accordé à la radio Cadena Ser, le ministre a estimé que ce ralentissement au quatrième trimestre de 2017 avait fait de la Catalogne « un fardeau » pour l’Espagne. Un problème d’autant plus important pour le pays que la région avait auparavant « une croissance au-dessus de celle de l’Espagne », a rappelé le ministre, et constituait à ce titre « un des moteurs fondamentaux de la reprise espagnole ». La région fournit en effet 19 % du produit intérieur brut (PIB) espagnol.

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« Enorme incertitude »
Le ministre a attribué ce ralentissement de la croissance à « l’énorme incertitude, inquiétude et perte de confiance générées par les décisions du précédent gouvernement » régional de l’indépendantiste Carles Puigdemont. M. de Guindos a souhaité que le nouveau gouvernement catalan « soit conscient des coûts que génère cette politique » indépendantiste et « abandonne la voie unilatérale » à laquelle s’opposent, a-t-il insisté, « toute l’Europe et la communauté internationale ».
Ce nouvel appel de Madrid survient alors que la situation est loin d’être apaisée avec la région. Les trois partis séparatistes avaient voté en septembre 2017 des lois de « déconnexion » avec l’Espagne, organisé un référendum d’autodétermination interdit le 1er octobre – marqué par des violences policières – et proclamé unilatéralement l’indépendance d’une « République catalane » le 27 octobre. La Catalogne avait ensuite été placée sous administration directe par Madrid.
Aux élections régionales du 21 décembre, les partis indépendantistes ont retrouvé leur majorité en sièges au Parlement catalan et devraient pouvoir former un gouvernement. Mais le président catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, reste actuellement à Bruxelles pour échapper aux poursuites judiciaires, et l’ex-vice-président, Oriol Junqueras, est en détention provisoire pour « sédition », « rébellion » et « détournements de fonds publics ». Il devrait être fixé sur son sort le 4 janvier.

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Pas de budget voté
En attendant de savoir qui prendra la tête du Parlement catalan, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy se veut rassurant. Le ministre de l’économie a ainsi assuré que 2018 allait être « une bonne année » pour son pays, alors que la banque centrale table sur 2,4 % de hausse du PIB pour 2018.
Reste que le gouvernement attend toujours de pouvoir adopter son budget de l’Etat pour 2018. Ce dernier ne peut être approuvé qu’avec les voix des députés du Parti nationaliste basque (PNV). Mais, alors qu’ils avaient soutenu M. Rajoy l’an dernier, les députés basques refusent d’approuver le budget de cette année, notamment tant que la Catalogne restera sous la tutelle de Madrid, imposée après la proclamation d’indépendance. Le ministre de l’économie s’est dit convaincu qu’« une fois qu’il y aura un nouveau gouvernement en Catalogne, le PNV sera disposé » à voter le budget.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Ils ou elles ont fui le Soudan, l’Ukraine, l’Irak, la Birmanie… Quatre médias européens, dont « Le Monde », ont recueilli leurs témoignages.
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2018 : espoirs et craintes de 18 réfugiés à travers le monde

Ils ou elles ont fui le Soudan, l’Ukraine, l’Irak, la Birmanie… Quatre médias européens, dont « Le Monde », ont recueilli leurs témoignages.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 08h01
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 09h51
    |

                            Le Monde Afrique








                        



   


Réfugiés, déplacés, demandeurs d’asile, migrants : plus de 65 millions de personnes vivent ou survivent actuellement loin de chez elles. C’est presque un humain sur 100 et, si ces personnes formaient un pays, ce serait le 21e par la population.
Pour démarrer cette année 2018, Le Monde, avec ses partenaires The Guardian, El Pais et Der Spiegel, a demandé à 18 réfugiés (issus de 18 pays d’où proviennent près de 90 % de tous les déplacés) quels étaient leurs espoirs pour cette nouvelle année. Un travail soutenu par la Fondation Bill & Melinda Gates.
Nuela Etaku, 18 ans, Sud-Soudanais réfugié en Ouganda
Originaire de la province de Yei. Interrogé dans le camp d’Imvepi, en Ouganda, par Jason Burke. 4 millions de personnes ont fui le Soudan du Sud.
« J’aimerais que la guerre se termine et que nous puissions aller chercher mes parents. Si je dois rester ici, en Ouganda, alors j’espère que nous aurons assez à manger et que nous serons en sécurité. Mais avant tout j’aimerais commencer à être formé comme infirmier. »

   


Ahmed Khamis, 27 ans, Soudanais réfugié en France
Originaire de Nyala, au Darfour du Sud. Interrogé à Vichy, en France, par Emile Costard. 2,9 millions de personnes ont fui le Soudan.
« Ça fait bientôt deux ans que je suis en France, six mois que j’ai le statut de réfugié et ça y est, j’ai mon appartement ! Ç’a été très difficile de le trouver, mais maintenant je peux souffler un peu. Ma priorité pour 2018, c’est de trouver un travail. J’aimerais pouvoir faire venir ma femme, qui est toujours à Nyala, mais je dois d’abord avoir une situation. J’ai eu un entretien pour être conducteur de poids lourd. J’espère que ça va marcher.
J’ai dû quitter précipitamment le Soudan en 2015 après avoir subi des menaces de la sécurité nationale. J’étais alors chauffeur pour une ONG au Darfour. Les services de renseignement me demandaient de dénoncer des dissidents politiques dans les camps de réfugiés auxquels j’avais accès. J’avais une situation, des amis, une femme. Aujourd’hui je dois tout reconstruire.
Mes proches me manquent, heureusement qu’il y a WhatsApp. Je pense souvent à ma vie d’avant, à des choses très simples, la nourriture, des odeurs, des ambiances, les soirées dehors, le ramadan en famille. Pour mon pays, en 2018, j’aimerais que cessent les exactions au Darfour. On en parle peu dans la presse, mais des crimes sont commis presque tous les jours par les milices du régime. »

   


Marwa Kadhim, 29 ans, Irakienne réfugiée en Turquie
Originaire de Bagdad. Interrogée à Samsun, en Turquie, par Mona Mahmood. 5,6 millions de personnes ont fui l’Irak.
« Mon espoir pour la nouvelle année est de retrouver mes parents, réfugiés en Allemagne. Mon inquiétude quotidienne est la possibilité de perdre un autre parent cher en Irak. Mon frère a été tué en 2014.
Ce qui me préoccupe, en Turquie, c’est l’éducation de ma fille aînée [7 ans]. Elle est entrée dans une école turque et je dois lui enseigner l’arabe à la maison. La vie est trop chère en Turquie et les possibilités de travailler sont très limitées. Mon mari travaille comme ouvrier dans la construction, mais il a récemment eu des maux de dos et a mis un peu de temps à se remettre. Cependant il doit retourner sur le chantier, sinon ma petite fille [7 mois] se retrouvera affamée et tremblante dans un endroit froid et humide.
Je crains que l’école de ma fille nous soit refusée si mon mari tombe de nouveau malade. Nous sommes fatigués d’avoir souvent des nuits agitées et de ne pas savoir comment gagner notre vie. J’aimerais que l’Irak connaisse une période de paix et de sécurité, qu’on puisse emmener les enfants chez leurs grands-parents à Bagdad et visiter la tombe de mon frère. Il me manque beaucoup, c’était mon meilleur ami. »

   


Behrouz Boochani, 34 ans, Iranien détenu en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Originaire d’Iran. Il a envoyé ce message de Papouasie-Nouvelle-Guinée. 180 000 personnes ont fui l’Iran.
Le gouvernement australien a ouvert en 2012 sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, un centre de détention pour les réfugiés et demandeurs d’asile ayant tenté d’entrer sur son territoire.
« Je vous écris de Manus, une île isolée au cœur de l’océan Pacifique. Je suis en détention indéterminée ici depuis près de cinq ans, comme environ 2 000 hommes, femmes et enfants que le gouvernement australien a exilés dans les îles Manus et Nauru. En 2018, j’espère que le gouvernement australien nous rendra notre liberté.
Je rêve que tous les gens qui ont quitté leur pays à cause de la guerre, de la discrimination et des persécutions se retrouvent dans un endroit sûr qui leur donnera l’occasion de commencer une nouvelle vie. À l’échelle mondiale, tant de gens sont morts à cause de la guerre et des millions de personnes sont devenues des réfugiés. Je souhaite que 2018 soit une année de paix, de justice et de compassion pour tous les réfugiés dans le monde. »

   


Anastasia Gundar, 27 ans, Ukrainienne réfugiée en Russie
Originaire de Louhansk. Interrogée à Moscou par Jack Losh. 2,1 millions de personnes ont fui l’Ukraine.
« J’ai fui l’est de l’Ukraine en février 2015, lorsqu’il y avait des combats sévères dans le Donbass. J’espère retrouver une vie normale, une vie où je ne suis pas constamment nerveuse, où le sol ne cède pas en permanence sous mes pieds. Je crains pour ma famille à Louhansk. Les combats sur la ligne de front créent certains risques, mais je suis plus préoccupée par l’impact de la lutte pour le pouvoir entre les groupes rebelles. Plus je suis loin de ma famille, moins je peux aider et moins je comprends leur vie.
Les Ukrainiens doivent se réveiller pour cesser de tomber dans l’abîme. Peu de gens comprennent la réalité de la vie dans l’Est. Les deux camps sont coupables de crimes, mais les gens ont une compréhension très superficielle et voient tout en noir et blanc. La guerre n’est pas le problème principal de l’Ukraine, c’est la corruption. Sauf que les gens sont comme des petits rongeurs, ils courent vers le bord de la falaise et ne voient pas qu’ils se font voler. Cela doit changer. »

   


Akram Ben Boubker, 28 ans, Libyen réfugié en Italie
Originaire de Tripoli. Interrogé à Catania, en Sicile, par Lorenzo Tondo. 640 000 personnes ont fui la Libye.
Akram est arrivé en Italie en août 2014. Il est parti de Sabratah à bord d’un bateau de 13 mètres. En Libye, il était mécanicien, puis, pendant la guerre, il a perdu son atelier et a été contraint d’accumuler des dettes pour rembourser les dommages. Pendant les conflits, en 2012, il a été touché par une balle à la jambe. Il a été opéré deux fois, à Tripoli, mais sa jambe a besoin d’une troisième opération. Sans travail et avec ses créanciers qui voulaient le tuer s’il ne rendait pas chaque centime, Akram a dû fuir.
« Je ne savais plus quoi faire, je n’avais pas l’argent et Tripoli était devenu trop dangereuse. J’ai décidé de fuir pour gagner ma vie en Europe. Je n’ai pas de maison, je vis dans la rue, je dors où je peux. Pour survivre, de temps à autre, je travaille dans les champs, en cueillant des fruits et légumes. Qu’est-ce que j’attends de la nouvelle année ? Tant de choses, comme chaque année. J’espère revoir mon frère. Il est tombé malade après un accident à Milan, où il a été heurté par un tramway. J’espère trouver un emploi stable. J’ai peur de ne pas trouver un foyer. J’ai peur de devoir dormir dans la rue pour le reste de ma vie. »

   


Ayaanle Ahmed Ibrahin, 24 ans, Somalien réfugié en Italie
Originaire de Mogadiscio. Interrogé en Sicile par Lorenzo Tondo. 2,7 millions de personnes ont fui la Somalie.
« Mogadiscio est devenue impossible à vivre. Des soldats partout dans les rues, des policiers corrompus, des miliciens Chebab. Mon père est mort il y a quelques années. Mon frère a été rendu aveugle par l’effondrement de sa maison. Nous n’avions ni argent ni travail. J’étais le seul espoir de soutenir ma famille. Je suis parti avec ma femme pour la Libye.
Mon rêve ? L’année prochaine, j’espère jouer au foot, trouver une équipe ici, en Italie. Je veux vivre ici. En Somalie, je n’ai pas eu la chance de montrer mon talent sur le terrain. J’espère pouvoir le faire en Europe. Ma peur ? J’ai peur de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ma famille [il est sur le point de devenir père]. J’ai peur de ne pas trouver de travail. »

   


Ruaa Abu Rashed, 24 ans, Syrienne réfugiée en Allemagne
Originaire de Damas. Interrogée à Iéna, en Allemagne, par Eva Thöne. 12,6 millions de personnes ont fui la Syrie.
« Ma famille et moi sommes arrivés en Allemagne en novembre 2013. J’ai vu un de mes meilleurs amis mourir à la guerre et j’ai failli me noyer dans la Méditerranée. J’ai appris l’allemand et j’ai travaillé pour atteindre mon objectif : étudier la médecine pour aider les personnes dans le besoin. Comme mes notes étaient bonnes mais pas extraordinaires, j’étudie finalement la technologie médicale. Cela me plaît, mais j’ai toujours l’espoir de devenir médecin. Je vais essayer de nouveau au printemps, je croise les doigts.
Mes parents ont beaucoup de mal à s’adapter en Allemagne. Ils ont tout perdu, leur maison, leur ferme. Aujourd’hui, ils sont en sécurité mais leur vie est faite de dépendances : protection sociale, cours de langue… J’espère qu’ils pourront retrouver le sentiment d’être les créateurs de leur propre vie. Ma plus grande crainte, c’est de ne plus revoir mes grands-parents. Ils vivent toujours à Damas, où la situation est dangereuse et la vie difficile. L’électricité est coupée régulièrement et les choses de base comme la nourriture deviennent de plus en plus chères. »

   


Abubakkar Yousafzai, 27 ans, Pakistanais déplacé à Karachi
Originaire de Bruner, dans la province du Swat. Interrogé à Karachi par Nosheen Abbas. 1,3 million de personnes ont fui le Pakistan ou y sont des déplacés internes.
« Je suis venu à Karachi et j’ai beaucoup lutté, j’ai soutenu mes deux frères et ma sœur. Je travaille avec une ONG dans le domaine de l’éducation. Nous faisons du travail de sensibilisation, mais nous sommes menacés par les talibans et par les forces de sécurité. Les services secrets nous prennent pour des espions et les talibans nous détestent.
Je n’ai pas de grands espoirs. Le truc, pour 2018, c’est plutôt de devenir réaliste. J’espère que le gouvernement sera stable, la société fonctionne mieux quand règnent la loi et l’ordre. La sécurité s’est un peu améliorée, mais les extrémistes ciblent toujours les gens. Si la situation actuelle se poursuit, le terrorisme reviendra et les mêmes incidents se reproduiront. J’espère que cela changera. »

   


Busine Diouf (nom d’emprunt), Centrafricaine déplacée à Bangui
Originaire de Bangui. Interrogée dans le camp de réfugiés de l’aéroport de la capitale par Rebecca Ratcliffe. 969 000 personnes ont quitté la Centrafrique ou y sont des déplacés internes.
« J’ai fui ma maison le 25 décembre 2013. Les miliciens de la Seleka sont venus dans mon quartier avec beaucoup de voitures, beaucoup de fusils, ils ont attaqué tout le monde et ont commencé à brûler des maisons et à tuer de jeunes hommes. Je suis partie avec ma famille pour aller au camp de réfugiés près de l’aéroport.
Quand je me suis enfuie, je n’ai rien pris, alors après un certain temps je suis retournée chez moi chercher des affaires et des vêtements. J’étais seule. Je n’ai pas vu que quatre hommes se cachaient près de la maison. Ils m’ont attaquée, m’ont violée un par un. L’un des hommes voulait me tuer, mais les autres l’en ont empêché. Puis ils sont montés dans une voiture et sont partis.
J’ai été découverte par des femmes qui étaient en route pour le camp de réfugiés. Il y avait un hôpital dans le camp, mais pas assez de médicaments. Je n’ai pas eu de test de dépistage de la maladie. J’aimerais obtenir justice et punir ces hommes. Mais je ne connais pas leurs visages. Même si je portais plainte, ça ne marcherait pas. Cela me fait beaucoup de mal.
Ce que je veux maintenant, c’est reconstruire ma vie. Je veux recommencer une nouvelle affaire. Je veux vraiment qu’on m’aide à commencer une nouvelle vie. »

   


Narul Amin, 12 ans, Birman réfugié au Bangladesh
Originaire de Tula Toli, dans la banlieue de Maungdaw, dans l’Etat de Rakhine. Interrogé dans le camp de réfugiés de Balukhali, au Bangladesh, par Poppy McPherson. 923 000 personnes ont fui la Birmanie.
« Je ne suis pas heureux au Bangladesh. Mon pays et mon village me manquent tellement. J’ai laissé deux chèvres, Lal Fari et Hasha, dont je me suis occupé quand elles étaient petites. Je ne sais pas si elles sont vivantes ou mortes. Je dois retourner en Birmanie et vivre à nouveau dans notre village. Si le gouvernement birman nous rend nos droits, nous serons en sécurité là-bas. J’aime aller à l’école. Sinon, je n’aime rien ici au Bangladesh. Je veux être une personne instruite. Une personne très instruite, comme un mollah. Mon grand-père était mollah très célèbre et je veux être comme lui. »

   


Edward Mola Rushambara, 24 ans, Congolais réfugié au Kenya
Né dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya, dont il n’a pas bougé. Interrogé là par Verity Bowman. 3,5 millions de personnes ont fui la République démocratique du Congo (RDC) ou y sont des déplacés internes.
« Ma mère a fui la RDC parce qu’elle craignait d’être emprisonnée ou peut-être tuée. Quand elle s’est enfuie, elle était enceinte de moi. Dans le camp, c’est très dur. Le pire, c’est pour les enfants, parce qu’ils ne savent pas ce qui se passe.
En 2018, si Dieu pouvait se souvenir de moi et me faire installer hors du camp, dans un pays développé, ce serait une bonne chose pour moi. Je pourrai retourner à l’école, obtenir de bonnes notes et réaliser mon rêve : travailler dans l’humanitaire, avec des enfants, partout dans le monde. » 

   


Taqiah Ali Mansour, 45 ans, Yéménite déplacée à Sanaa
Originaire de Taïz. Interrogée au camp de Khamer, à Sanaa, par Ahmad Algohbary. 3 millions de personnes ont fui le Yémen ou y sont des déplacés internes.
« J’espère retourner chez moi, dans mon village, que quelqu’un m’aidera à reconstruire ma maison de toutes pièces et que la guerre prendra fin en 2018, car nous sommes dévastés. J’espère que je pourrai revoir ma famille, qui vit dans la ville de Taïz, où mon mari a été tué alors qu’il rentrait chez lui.
Ma santé s’est détériorée, je n’ai pas reçu de soins médicaux. Je suis vraiment triste que la guerre ait ravagé ma maison et ma vie. J’espère que l’Arabie saoudite mettra fin à ses bombardements et à son siège. J’espère également que les forces soutenues par les Houthi et les Hadi cesseront les combats et nous laisseront vivre en paix. »

   


Olivier N., 19 ans, Burundais réfugié en Ouganda
Originaire de Bujumbura. Interrogé au camp de Nakivale, en Ouganda, par Verity Bowman. 742 000 personnes ont fui le Burundi.
« J’espère que 2018 concrétisera mon rêve de poursuivre mes études, que ma passion pour la course à pied se réalisera, mais surtout que le Burundi redeviendra pacifique pour que les Burundais puissent y vivre ensemble sans peur d’être tués ou injustement emprisonnés. Etre loin de mon pays, de ma famille et de tout ce que j’avais est dur, mais j’ai de la chance et je remercie Dieu d’avoir pu fuir en Ouganda, où j’ai trouvé refuge depuis deux ans et demi. »

   


Orlando Burgos Garcia, 52 ans, Colombien déplacé à Bogota
Originaire de Barrancabermeja, près de Santander. Interrogé à Bogota. 7,7 millions de personnes ont fui la Colombie ou y sont des déplacés internes.
« Personnellement, j’ai peur que 2018 ne soit pas différente des autres années. J’ai été déplacé pour la première fois en 2000 et je n’ai toujours pas de qualité de vie digne de ce nom. Ceux d’entre nous qui ont été déplacés et qui ont fui sans rien n’ont toujours pas de soutien du gouvernement. Je suis une victime aux yeux de la société colombienne et cela signifie un statut inférieur.
J’espère que les miens continueront à se battre pour leurs droits. Heureusement, mes enfants travaillent maintenant et construisent une vie loin de là où nous avons été déplacés. Mais des familles comme la nôtre souffrent de traumatismes. La guerre [entre le gouvernement et les FARC] nous a fait du mal et nous avons besoin d’aide pour accomplir notre vie.
Je travaille depuis longtemps avec les personnes déplacées. Le gouvernement a adopté une loi sur les victimes en 2011, mais ce n’est qu’un écran de fumée. Il dit que les personnes déplacées recevront une indemnisation, mais ce n’est pas vrai. J’espère que la communauté internationale nous écoutera, mais je crains que nous ne continuions de vivre dans cette incertitude sur nos droits et notre sécurité. »

   


Aives Samuel Maiorana Flores, 34 ans, Vénézuélien réfugié en Espagne
Originaire de Barquisimeto. Interrogé à Madrid par Laura Delle Femmine. 52 000 personnes ont fui le Venezuela.
« Mon pays va de mal en pis. Il n’y a pas de médicaments, pas d’argent, pas de liberté. Il n’y a rien. Mon souhait pour 2018 est que la situation s’améliore, que la reconnaissance des droits soit rétablie, qu’il y ait une véritable démocratie. J’espère vraiment que ça arrivera vite, mais je n’y crois pas. Le Venezuela est dans une impasse. Le seul moyen est de changer de Constitution.
L’année 2018 sera déterminante pour moi, car je verrai si l’Espagne accepte ma demande d’asile. J’étais avocat et je fais une maîtrise en Espagne. Si la réponse est négative, je ne sais pas quoi faire.
Au Venezuela, j’avais peur tous les jours. J’ai reçu des menaces à la fois parce que j’étais homosexuel et pour mon idéologie, j’ai été enlevé par les militaires pour avoir participé à une manifestation de l’opposition. Ma vie ici est beaucoup plus calme, sur le plan personnel et émotionnel, mais je crois que chaque migrant aspire à mourir dans son pays. J’espère retrouver ma famille et mes amis et reprendre cette vie que j’ai laissée derrière moi. »

   


Deborah Morphus, 24 ans, Nigériane réfugiée au Tchad
Originaire de l’Etat d’Adamawa. Interrogée au camp de Baga Sola, au Tchad. 3,2 millions de personnes ont fui le Nigeria ou y sont des déplacés internes.
« Je suis venue ici à cause de Boko Haram, qui a attaqué notre village. Nous nous sommes enfuis, mais ma mère était trop vieille pour fuir, alors ils l’ont tuée. Il n’y a pas de paix dans notre village, Boko Haram y est toujours. Certains y sont retournés : ils ont peur mais ils ont des emplois là-bas. Mon père y est toujours. Je l’appelle toutes les semaines. Je demande toujours des nouvelles et si les gens sont vivants ou morts. Je ne veux pas retourner au Nigeria, je n’aime pas la vie là-bas, il n’y a pas de paix. J’aimerais avoir l’argent pour aller voir mon père, mais je ne resterai pas. »

   


Nasrat, 17 ans, Afghan réfugié en Suède
Originaire d’Afghanistan. Interrogé à Floda, en Suède, par Catherine Girouard. 5,2 millions de personnes ont fui l’Afghanistan.
« Nous rêvons juste de pouvoir vivre dans un pays où nous n’aurons pas peur de mourir. Je rêve de pouvoir faire sortir mon frère de 7 ans de l’Afghanistan. Il place beaucoup d’espoir en moi, mais il ne sait pas que j’ai reçu un avis d’expulsion.
Nos parents ont été tués par les talibans. Nous avons le droit de demander trois fois une révision de la décision d’immigration [en Suède], mais après trois refus, nous sommes arrêtés et mis dans un avion. Je fais trop de cauchemars. »

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ L’enquête interne n’a révélé « aucune lacune dans le cadre juridique du TPIY », où le Croate avait bu du cyanure de potassium au moment du verdict de son procès.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Suicide au TPIY : le poison ingéré par Slobodan Praljak était impossible à détecter

L’enquête interne n’a révélé « aucune lacune dans le cadre juridique du TPIY », où le Croate avait bu du cyanure de potassium au moment du verdict de son procès.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 20h00
   





                        



   


Le poison ingéré par le Croate de Bosnie Slobodan Praljak, qui s’est suicidé en pleine audience devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), n’était en aucun cas détectable, a annoncé le tribunal dimanche 31 décembre, en publiant le résultat d’une enquête interne.
« Il n’existe aucune mesure qui aurait pu détecter le poison à quelque stade que ce soit », a affirmé le juge Hassan Jallow dans un communiqué.
Le tribunal avait ouvert une enquête interne sur la mort de Slobodan Praljak, qui s’est suicidé le 29 novembre en ingérant du cyanure de potassium en pleine salle d’audience et en direct devant les caméras, juste après avoir reçu la confirmation de sa condamnation à vingt ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

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« Mon enquête n’a révélé aucune lacune dans le cadre juridique du TPIY », a poursuivi le juge, précisant que « les règles avaient été respectées par les agents du TPIY et du centre de détention » de La Haye où était détenu M. Praljak.
« La petite taille de la fiole, les limites des règles sur les fouilles intrusives et la nature de l’équipement de dépistage disponible au quartier pénitentiaire et dans les locaux du TPIY ont tous contribué à rendre difficile la détection du liquide », a insisté le juge, qui a été assisté d’experts indépendants lors de l’enquête.
Recommandations
L’enquête toujours en cours du parquet néerlandais, sollicité après l’incident par le TPIY, cherche à déterminer comment M. Praljak a pu se procurer et introduire dans le tribunal une fiole contenant du cyanure.
« Il n’est pas possible d’acquérir légalement du cyanure de potassium ou de le fabriquer illicitement à partir de choses disponibles au sein du centre de détention », a argumenté le juge.
Pour éviter que ce genre d’incident ne se reproduise, Hassan Jallow a toutefois émis des recommandations « relatives aux fouilles » et recommandé « des séances de formation pour le personnel de sécurité qui seront partagées avec d’autres tribunaux ».
Le suicide de M. Praljak avait eu lieu lors du prononcé du jugement en appel contre six anciens dirigeants et chefs militaires des Croates de Bosnie, accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité durant le conflit croato-musulman (1993-1994) qui avait éclaté durant la guerre en Bosnie (1992-1995).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’auteur présumé de l’attentat du supermarché de Saint-Pétersbourg a reconnu les faits. Il s’agirait d’un déséquilibré. L’affaire a toutefois été requalifiée en « acte de terrorisme ».
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Attentat de Saint-Pétersbourg : l’homme arrêté samedi a reconnu sa culpabilité

L’auteur présumé de l’attentat du supermarché de Saint-Pétersbourg a reconnu les faits. Il s’agirait d’un déséquilibré. L’affaire a toutefois été requalifiée en « acte de terrorisme ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 15h59
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 17h04
   





                        


L’auteur présumé de l’attentat du supermarché de Saint-Pétersbourg, interpellé samedi par les services de sécurité russes, a reconnu sa culpabilité, ont annoncé dimanche 31 décembre les enquêteurs, dressant le portrait d’un déséquilibré.
« Lors de son interrogatoire, le suspect a confirmé avoir organisé et réalisé le crime. Selon lui, son acte était motivé par une haine envers les organisateurs et les membres des formations psychologiques auxquelles il a assisté », a indiqué le comité d’enquête russe dans un communiqué.
Selon les enquêteurs, le suspect est enregistré dans une clinique psychiatrique depuis qu’il a 19 ans et avait caché, près des lieux de l’explosion, deux clés USB qui contiennent des « informations sur les raisons qui l’ont poussé à l’acte et une photographie de l’engin explosif ».
« L’enquête et l’expertise, y compris génétique, confirment l’implication de l’accusé dans la fabrication de l’engin explosif et l’utilisation des deux clés USB », poursuit le Comité. Les enquêteurs ont, en outre, décidé de requalifier l’affaire, initialement ouverte formellement pour « tentative d’homicide », en « acte de terrorisme ».
Un tribunal de Saint-Pétersbourg a ordonné dimanche soir le placement en détention du suspect jusqu’au 28 février, selon l’agence publique RIA Novosti.
Mouvement nationaliste occultiste New Age
Une source proche du dossier interrogée par l’agence Interfax samedi avait indiqué que le suspect était « un habitant de Saint-Pétersbourg de 35 ans du nom de Dmitri Loukianenko ». Il serait membre du « mouvement nationaliste occultiste New Age », selon cette source.
Selon d’autres sources citées par les médias russes, le suspect menait une vie asociale et a déjà fait l’objet par le passé d’une condamnation pour possession de stupéfiants. Ce profil semble trancher avec celui d’un partisan de l’organisation Etat islamique, qui a revendiqué cet attentat via un communiqué diffusé par son organe de propagande Aamaq.
Dix-huit personnes ont été blessées dans l’explosion mercredi soir d’une bombe artisanale d’une puissance équivalant à 200 g de TNT, qui avait été placée dans un casier de la consigne d’un supermarché de Saint-Pétersbourg. Huit d’entre elles étaient toujours hospitalisées samedi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Députée européenne, vice-présidente de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale, Eva Joly, ancienne juge d’instruction, se confie sur son parcours pour La Matinale du « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/12/2017
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Eva Joly : « La colère me donne de l’énergie »

Députée européenne, vice-présidente de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale, Eva Joly, ancienne juge d’instruction, se confie sur son parcours pour La Matinale du « Monde ».



Le Monde
 |    31.12.2017 à 06h34
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 11h18
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            

Je ne serais pas arrivée là si…
… si je n’avais pas vu dans le métro, en 1980, une affiche qui disait : « Devenez magistrat, un métier dynamique ». C’était une publicité pour un concours exceptionnel, destiné aux plus de 35 ans. J’en avais 37, une fille âgée de 10 ans, un fils de 5 ans, j’étais juriste à l’hôpital psychiatrique d’Etampes, où je faisais des journées harassantes, mon mari, médecin généraliste, travaillait lui aussi beaucoup, nous étions en train de refaire notre maison, je n’avais jamais une minute pour moi… Je me suis dit : « Je n’ai rien à perdre. Je vais prendre quelques jours pour préparer ce concours, et après les épreuves, j’aurai le reste de la journée pour faire du shopping ! » 
Et vous avez réussi le concours…
Je n’aurais eu aucune chance s’il y avait eu une épreuve de culture générale, terriblement difficile lorsque vous êtes étrangère. J’ai grandi en Norvège, je suis venue en France à 20 ans, je n’avais pas le formatage des bêtes à concours françaises, qui sont éduquées pour cela depuis la maternelle. Or, ce concours extérieur ne comportait que des épreuves techniques. Le jour du résultat des épreuves écrites, j’étais à la Foire de Paris avec mon mari – nous étions mordus de camping-cars, nous allions les voir chaque année.
Je téléphone, j’apprends que j’ai réussi l’écrit – ce qui était pour moi le plus dur –, et je dis à Pascal : « Ma vie va changer. » Je ne savais pas à quel point ce serait vrai ! Je suis arrivée en 1981 au tribunal de grande instance d’Orléans, à 90 km de mon domicile. Entre notre maison dans l’Essonne et mon lieu de travail, j’ai dû faire environ 150 000 km en deux ou trois ans.
Comment vivez-vous ces premières années au cœur de la magistrature ?
D’abord, c’est un choc. A l’hôpital où j’avais travaillé pendant les années 1970, tout le monde était très progressiste....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ « Je crois que 2018 peut être une année de confiance et de fierté renouvelées pour notre pays », lance la première ministre britannique dans son message du Nouvel An.
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Pour Theresa May, en 2018 les progrès sur le Brexit redonneront de la fierté aux Britanniques

« Je crois que 2018 peut être une année de confiance et de fierté renouvelées pour notre pays », lance la première ministre britannique dans son message du Nouvel An.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 04h59
   





                        



   


Un message optimiste pour la nouvelle année. La première ministre britannique Theresa May a déclaré dans son allocution du Nouvel An révélée dimanche 31 décembre que 2018 serait une année de « confiance et de fierté renouvelées » pour le Royaume-Uni alors qu’elle affronte les défis de la négociation sur le Brexit.
Les pourparlers du divorce entre Bruxelles et Londres sont prêts à passer à une nouvelle étape l’an prochain, le Royaume-Uni se préparant à quitter l’Union européenne (UE) en mars 2019.
Theresa May a jugé dans cette vidéo que 2017 avait été une année de progrès pour le Royaume-Uni, qui est parvenu à un accord sur le coût de sa séparation avec l’UE, sur l’Irlande du Nord et sur les droits des citoyens de l’Union lors de la conclusion de la première phase des négociations sur le Brexit.
« Je crois que 2018 peut être une année de confiance et de fierté renouvelées pour notre pays, a estimé la cheffe du gouvernement. Une année au cours de laquelle nous continuerons à faire de bons progrès vers un accord du Brexit couronné de succès, vers une économie prête pour l’avenir et une société plus forte et plus juste pour tous ».
« Crucial »
« Faire du Brexit une réussite est crucial mais ce ne sera pas la limite de nos ambitions », a-t-elle ajouté.
La dirigeante conservatrice a également indiqué qu’elle souhaitait « une approche équilibrée » de la dépense publique en réduisant la dette britannique tout en investissant dans l’éducation, les hôpitaux et la santé publique.
Mme May a aussi dit souhaiter faire disparaître le harcèlement au travail et « éliminer tous les préjugés et la discrimination de notre société ».
Sur le plan international, elle a assuré que le Royaume-Uni serait actif dans la lutte contre l’extrémisme, le changement climatique et les déchets plastiques dans l’Océan.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Dans un message enregistré à Bruxelles, où il est exilé, le président catalan destitué enjoint à Mariano Rajoy d’accepter la victoire des séparatistes aux législatives.
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Catalogne : Puigdemont « exige » la restauration de son gouvernement

Dans un message enregistré à Bruxelles, où il est exilé, le président catalan destitué enjoint à Mariano Rajoy d’accepter la victoire des séparatistes aux législatives.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 00h21
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 07h42
   





                        



   


Se présentant toujours comme le dirigeant « légitime » de la Catalogne, il s’est adressé aux habitants de la région autonome depuis Bruxelles, où il est exilé. L’indépendantiste catalan Carles Puigdemont a exigé samedi 30 décembre, dans ses vœux pour 2018 au « peuple » catalan, une négociation politique et la restauration par Madrid de son gouvernement, destitué après la déclaration d’indépendance du 27 octobre.
« Comme président, j’exige du gouvernement espagnol et de ceux qui le soutiennent (...) qu’ils restaurent tous ceux qu’ils ont destitué sans l’autorisation des Catalans », déclare Carles Puigdemont dans un discours enregistré dans la capitale belge, dans lequel il demande aussi à Madrid de commencer à « négocier politiquement ».
« Peuple démocratiquement mature »
Dans ce message de sept minutes, Carles Puigdemont estime que les Catalans sont un « peuple démocratiquement mature, qui a gagné le droit de constituer une République d’hommes et de femmes libres », sans cependant préciser s’il encouragera à nouveau une tentative de rupture.
Carles Puigdemont a fui en Belgique peu avant son inculpation pour rébellion et sédition, en lien avec la tentative de rupture unilatérale du 27 octobre. S’il rentre en Espagne, il sera placé en détention provisoire, au titre d’un mandat d’arrêt émis par la justice.
« Les urnes ont parlé (...) Qu’attend donc Monsieur [Mariano] Rajoy pour accepter les résultats ? », s’interroge Carles Puigdemont dans cette allocution, faisant référence au chef du gouvernement conservateur espagnol.

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« Absurde »
Lors d’élections régionales le 21 décembre, les trois partis indépendantistes ont obtenu ensemble 47,5 % des suffrages, ce qui leur permet, grâce à une pondération des voix profitant aux régions rurales, traditionnellement séparatistes, d’avoir la majorité absolue des sièges au Parlement régional et donc, en principe, de former un gouvernement. Mais près de 52 % des Catalans ont voté pour des partis qui défendent le maintien de la région en Espagne, compliquant davantage la sortie de crise.
M. Puigdemont dirige la liste qui a recueilli le plus de voix au sein du camp indépendantiste, « Ensemble pour la Catalogne », ce qui lui donne selon ses partisans le droit de retrouver son poste, quelle que soit sa situation judiciaire. S’il reste en Belgique, une éventuelle investiture de M. Puigdemont devrait se faire à distance et impliquerait une modification du règlement du Parlement régional.

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                Carles Puigdemont se dit prêt à revenir en Catalogne



« M. Puigdemont croit qu’il pourra être président de la Généralité [l’exécutif catalan] par Internet et Whatsapp », depuis la Belgique, a ironisé samedi Inès Arrimadas, la cheffe en Catalogne du principal parti d’opposition aux indépendantistes, Ciudadanos. M. Rajoy lui-même a estimé vendredi qu’une telle situation serait « absurde ».
Sans évoquer son éventuel programme de gouvernement s’il revenait au pouvoir, le chef de file des séparatistes a dénoncé dans son message de vœux la répression du mouvement indépendantiste par Madrid et espéré que le résultat des élections permettra l’avènement de « l’ère du dialogue et de la négociation » qu’il dit réclamer « depuis des années ». Le gouvernement espagnol doit "commencer à négocier politiquement avec le gouvernement légitime de Catalogne, a-t-il dit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ L’explosion d’une bombe, qui a fait 18 blessés mercredi dans un supermarché de Saint-Pétersbourg, avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique.
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L’auteur de l’attentat du supermarché de Saint-Pétersbourg interpellé

L’explosion d’une bombe, qui a fait 18 blessés mercredi dans un supermarché de Saint-Pétersbourg, avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 16h53
   





                        


Le FSB (service de sécurité russe) a annoncé, samedi 30 décembre, l’arrestation du responsable de l’explosion d’une bombe qui a fait 18 blessés mercredi dans un supermarché de Saint-Pétersbourg, rapportent les agences de presse russes. L’attentat a été revendiqué vendredi par l’organisation Etat islamique.
Cette explosion, à quatre jours du réveillon du Nouvel An, qui marque le début de la période des fêtes pour les Russes avant le Noël orthodoxe (le 7 janvier), avait fait redouter une attaque terroriste d’ampleur.
Les autorités craignent notamment le retour en Russie de djihadistes ayant combattu en Syrie et en Irak. Près de 4 500 Russes sont partis pour l’étranger afin de combattre « du côté des terroristes », disait à la mi-décembre le directeur du FSB, Alexandre Bortnikov.
Attentat en avril
En avril, Saint-Pétersbourg avait déjà été visé par un attentat dans son métro, qui avait fait 16 morts et des dizaines de blessés. Il avait été revendiqué par un groupe peu connu lié à Al-Qaida. L’auteur présumé de cette attaque, Akbarjon Djalilov, un homme de 22 ans originaire du Kirghizistan, une ex-République soviétique d’Asie centrale, avait été tué dans l’attentat.
A la mi-décembre, les services de sécurité avaient annoncé avoir démantelé une cellule de l’EI. Selon les enquêteurs, elle s’apprêtait à commettre des attentats le 16 décembre à Saint-Pétersbourg, notamment dans la très touristique cathédrale Notre-Dame-de-Kazan. Le président Vladimir Poutine avait alors appelé son homologue américain, Donald Trump, pour le « remercier » de renseignements transmis par la CIA ayant permis d’arrêter ces terroristes présumés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le président russe a également envoyé ses vœux à Emmanuel Macron, Angela Merkel et au président syrien Bachar Al-Assad.
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Poutine propose à Trump une « coopération pragmatique »

Le président russe a également envoyé ses vœux à Emmanuel Macron, Angela Merkel et au président syrien Bachar Al-Assad.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 13h43
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 15h39
   





                        


Le président russe Vladimir Poutine a appelé son homologue américain Donald Trump à une « coopération pragmatique » à l’occasion de ses vœux de Nouvel An, a fait savoir le Kremlin, samedi 30 décembre.
« Un dialogue russo-américain constructif est particulièrement nécessaire pour renforcer la stabilité stratégique dans le monde », affirme un communiqué du président russe adressé aux dirigeants du monde pour la nouvelle année.
Selon le communiqué de la présidence, Vladimir Poutine a estimé que « le respect mutuel » devait constituer « une base au développement des relations » entre les deux pays. « Cela devrait nous permettre d’avancer vers une coopération pragmatique, orientée sur le long terme », a ajouté le président russe.

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                Pékin et Moscou répliquent vigoureusement à la stratégie de sécurité des Etats-Unis



« Désir de voir la poursuite de changements majeurs en Syrie »
Vladimir Poutine a envoyé des messages à d’autres chefs d’Etat, notamment à ceux des pays de l’ancienne URSS, à l’Allemande Angela Merkel et au Français Emmanuel Macron, qu’il invite à se rendre en Russie.
M. Poutine présente aussi ses voeux au président syrien Bachar Al-Assad, qu’il a rencontré début décembre en Syrie, et à qui il « exprime le sincère désir de voir la poursuite de changements majeurs en Syrie dans l’année qui vient ». « La Russie continuera d’exprimer toutes formes de soutiens à la République arabe syrienne dans le but de protéger sa souveraineté, son unité et son intégrité territoriale », affirme le Kremlin.

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                Vladimir Poutine pousse ses pions au Moyen-Orient



Le président russe a ordonné à la mi-décembre un retrait partiel des troupes déployées depuis septembre 2015 en Syrie en soutien à l’armée de Bachar Al-Assad, estimant leur mission avait été « brillamment accomplie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ A 73 ans, celui qui fut le premier directeur d’« El Pais » abandonne la tête du groupe, mais reste président du quotidien national.
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Médias : en Espagne, la fausse sortie du patron de Prisa Juan Luis Cebrian

A 73 ans, celui qui fut le premier directeur d’« El Pais » abandonne la tête du groupe, mais reste président du quotidien national.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 10h33
    |

            François Bougon et 
Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

L’heure de la retraite a sonné en Espagne pour la génération qui mena avec succès la transition démocratique, de la mort de Franco, en 1975, à l’arrivée au pouvoir du socialiste Felipe Gonzalez, en 1982. Pour l’un de ses héros, le roi Juan Carlos, le départ s’est fait sans gloire, en 2014. Après une série de scandales, il a laissé le trône à son fils.
D’autres résistent, comme Juan Luis Cebrian. Celui qui fut, en 1976, le premier directeur du quotidien El Pais ne semble guère désireux, à 73 ans, de quitter la scène. Il nous reçoit dans une salle de réunion de la forteresse du groupe Prisa, à Tres Cantos, la belle banlieue de Madrid, au milieu de tomes reliés des numéros historiques d’El Pais. « Je ne pars pas complètement, parce qu’une série d’actionnaires portent un regard inquiet sur l’avenir de la presse écrite, explique-t-il. Je resterai donc, comme président d’El Pais, pendant trois ans en principe, et je souhaite en profiter pour développer des mécanismes destinés à institutionnaliser l’indépendance du quotidien, en renforçant le comité éditorial et en créant une fondation. »
« Je ne veux pas qu’El Pais, qui fut le symbole de la transition, soit une aventure personnelle », dit « Juan Luis » comme on a l’habitude de l’appeler.
Chevalier de l’indépendance, c’est ainsi qu’il se voit et qu’il s’est présenté lors de l’assemblée générale extraordinaire du 15 novembre 2017, où il a annoncé son départ de la présidence du groupe Prisa (actionnaire minoritaire du Monde) et confirmé qu’il restait à celle d’El Pais. Dans le discours qu’il a tenu devant les actionnaires, il a emprunté quelques lignes à Miguel Hernandez, un poète de la génération de 1927, qui eut à souffrir de la dictature : « Et je m’en vais, je m’en vais, mais je reste, mais je m’en vais. » « Ce n’était pas facile de partir après quarante-trois ans, mais je ne veux pas qu’El Pais, qui fut le symbole...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Selon des médias russes, Frode Berg, ancien inspecteur des frontières, a été arrêté avant de recevoir des documents sur la flotte du Nord.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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L’arrestation d’un « espion » norvégien à Moscou inquiète Oslo

Selon des médias russes, Frode Berg, ancien inspecteur des frontières, a été arrêté avant de recevoir des documents sur la flotte du Nord.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 10h26
    |

            Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            

La Norvège, pays membre fondateur de l’OTAN, s’est longtemps considérée comme relativement privilégiée dans ses relations avec la Russie. L’arrestation pour espionnage, le 5 décembre à Moscou, d’un ancien inspecteur norvégien des frontières fait apparaître au grand jour les limites de cette croyance.
Selon des informations parues dans des médias russes sur la foi de sources anonymes, Frode Berg, 62 ans, a été arrêté par le FSB, les services de renseignement russes, alors qu’il s’apprêtait à recevoir des documents sur la flotte russe de la part d’Alexeï Zitniouk, lui-même accusé de trahison et emprisonné depuis fin novembre. Selon l’agence de presse russe Tass, la justice a décidé de garder Berg en détention au moins pendant deux mois, soit jusqu’au 5 février 2018. Depuis son arrestation, les services consulaires norvégiens lui ont rendu visite à deux reprises.
Le correspondant à Moscou du quotidien norvégien Aftenposten, Per Anders Johansen, a été informé que Berg serait venu à Moscou – ce qu’il fait régulièrement – pour rencontrer d’anciens collègues russes des gardes-frontières. Comme ce service dépend du FSB, « dans le climat politique actuel, cela a pu suffire à déclencher une alerte d’espionnage à Moscou », écrit le journaliste norvégien.
« Grand Nord, basse tension »
Frode Berg, retraité depuis 2014, a travaillé un quart de siècle comme inspecteur sur la frontière entre la Norvège et la Russie, chargé, en coordination avec ses collègues russes, de l’application du traité frontalier entre les deux voisins. Ceux-ci partagent une frontière de 196 kilomètres en Laponie, qui était pendant la guerre froide l’un des deux points de contact – avec la Turquie – entre l’URSS et l’OTAN. Une frontière restée calme tout au long de ces décennies, mais qui fait l’objet d’une surveillance accrue depuis l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014. En 2016, les Norvégiens ont par exemple mis en service un deuxième navire espion, basé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Au total, 1 123 personnes ont été honorées par Elizabeth II à l’occasion du Nouvel An, dont 70 % pour leur action dans leur communauté locale.
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Ringo Starr, Barry Gibb et Hugh Laurie distingués par la reine d’Angleterre

Au total, 1 123 personnes ont été honorées par Elizabeth II à l’occasion du Nouvel An, dont 70 % pour leur action dans leur communauté locale.



Le Monde
 |    30.12.2017 à 01h17
 • Mis à jour le
30.12.2017 à 11h11
   





                        



   


L’ancien batteur des Beatles, Ringo Starr, le chanteur des Bee Gees Barry Gibb, l’ex-vice-premier ministre Nick Clegg font partie des personnalités décorées par la reine Elizabeth II, selon la traditionnelle liste de distinctions royales du Nouvel An publiée dans la soirée du vendredi 29 décembre.
L’acteur Hugh Laurie, célèbre pour son rôle dans la série Dr House, la danseuse étoile Darcey Bussell et le rappeur Wiley ont également été honorés. La monarque a aussi distingué de nombreuses personnes inconnues du grand public, dont deux centenaires ou une jeune fille de 18 ans, Lucia Lee, pour son engagement en faveur du don d’organe.
Dans les pas de McCartney
Agé de 77 ans, Ringo Starr – de son vrai nom Richard Starkey – avait été fait membre de l’ordre de l’Empire britannique en 1965. Il doit être élevé au rang de chevalier pour services rendus à la musique, marchant ainsi dans les pas de Paul McCartney, un autre membre des « Fab Four », distingué, lui, en 1997. « C’est un honneur et un plaisir d’être reconnu pour ma musique et mon travail caritatif », a réagi l’intéressé.
Barry Gibb, déjà titulaire du titre de commandeur de l’Empire britannique, sera également fait chevalier pour services rendus à la musique et aux œuvres de bienfaisance. Nick Clegg, ancien chef de file des Libéraux-démocrates et vice-premier ministre dans le gouvernement de David Cameron entre 2010 et 2015, est fait chevalier « pour services rendus à la politique et au public ».
Au total, la reine a distingué 1 123 personnes à l’occasion du Nouvel An, dont 70 % pour leur action dans leur communauté locale. Une deuxième liste de distinctions est annoncée chaque année à l’occasion de l’anniversaire de la souveraine, le 21 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Il s’agira de la première étape vers la levée de la tutelle imposée à la région par Madrid, après la proclamation unilatérale d’indépendance du 27 octobre dernier.
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Le Parlement catalan tiendra sa séance inaugurale le 17 janvier, sans que l’on sache qui le dirigera

Il s’agira de la première étape vers la levée de la tutelle imposée à la région par Madrid, après la proclamation unilatérale d’indépendance du 27 octobre dernier.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 17h32
   





                        


Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a fixé au 17 janvier la séance inaugurale du Parlement de Catalogne. Il s’agira de la première étape vers la levée de la tutelle imposée à la région par Madrid, après la proclamation unilatérale d’indépendance survenue le 27 octobre dernier.

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                Ce qu’il faut retenir des élections régionales en Catalogne



Une fois que le Parlement se sera réuni, les candidats à la présidence de la Généralité, l’exécutif régional, se soumettront à un vote de confiance dans les dix jours qui suivront. Des semaines de négociations pourraient cependant s’avérer nécessaires avant de voir émerger un nouveau gouvernement catalan.

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Avec soixante-dix élus, les partis séparatistes ont obtenu la majorité absolue des sièges au parlement local lors des législatives anticipées du 21 décembre. Les partisans du président catalan destitué, Carles Puigdemont, étudient la possibilité pour que leur leader présente sa candidature comme chef de l’exécutif régional à distance. Le parti indépendantiste rival, Gauche républicaine de Catalogne (ERC), l’exhorte en revanche à revenir en Espagne, où il serait arrêté et incarcéré pour « rébellion » et « sédition », comme l’a été leur chef, Oriol Junqueras. Ce dernier devrait être fixé sur son sort le 4 janvier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Les élections législatives doivent avoir lieu le 4 mars 2018, mais pourraient déboucher sur une situation de blocage politique.
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Italie : la dissolution du Parlement, prélude à une campagne incertaine

Les élections législatives doivent avoir lieu le 4 mars 2018, mais pourraient déboucher sur une situation de blocage politique.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 14h11
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 15h14
    |

                            Salvatore Aloïse (Rome, correspondance)








                        



   


La campagne s’annonce tendue : les Italiens seront appelés aux urnes le 4 mars, après la dissolution du Parlement, validée jeudi 28 décembre. La fin de la législature a été actée en début de soirée, comme l’officialisation de la date du prochain rendez-vous électoral. Comme le veut la Constitution, le chef de l’Etat, Sergio Mattarella, s’était entretenu d’abord avec le chef du gouvernement sortant, Paolo Gentiloni, puis avec les présidents du Sénat, Pietro Grasso, et de la Chambre des députés, Laura Boldrini.
Le scrutin législatif doit permettre d’élire 630 députés et 315 sénateurs. En dépit des efforts de Matteo Renzi, l’ancien premier ministre, qui a démissionné en décembre 2016 à l’issue du rejet par référendum d’une vaste réforme de la Constitution, les deux chambres demeurent placées sur un pied d’égalité pour l’adoption des lois.
Pourquoi une dissolution maintenant ?
La législature aurait pu durer encore quelques semaines, avant le lancement de la campagne officielle en vue du scrutin du 4 mars. Mais la dissolution anticipée permet à la majorité de sauver les meubles au sujet d’un des projets phares du programme du Parti démocrate (PD, gauche), au pouvoir depuis cinq ans : la refonte du code de nationalité, en y introduisant une dose de « droit du sol ».
Quelque 800 000 enfants nés en Italie, de parents immigrés, ou arrivés en bas âge dans le pays, auraient pu bénéficier de la réforme pour devenir Italiens. Le projet a été voté sans difficulté par la Chambre des députés, dominée jusqu’ici par le PD, quand Matteo Renzi dirigeait le gouvernement, mais son successeur, Paolo Gentiloni, s’est trouvé dans l’impossibilité de rassembler une majorité sur ce texte au Sénat.
La droite proche de Silvio Berlusconi, la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles (M5S) s’opposaient d’autant plus farouchement au projet que l’immigration s’annonce comme l’un des sujets les plus sensibles de la campagne. Et les appels de dernière minute d’associations et de parlementaires en vue de retarder la dissolution pour permettre l’adoption du texte n’auront servi à rien.

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D’ici au scrutin, M. Gentiloni gérera les affaires courantes. Ce n’est qu’au prochain Parlement, qui entrera en fonction le 23 mars, qu’il présentera sa démission.
Une nouvelle loi électorale aux effets incertains
Le scrutin du 4 mars sera le premier à se dérouler en vertu d’une nouvelle loi électorale, objet de longues tractations avant et après la démission de Matteo Renzi. Le « non » au référendum pour la réforme de la Constitution, au début de décembre 2016, a entraîné le retrait d’un projet de loi électorale à forte empreinte majoritaire. L’ancien premier ministre espérait, avec ce texte baptisé « Italicum », que l’Italie serait en mesure de savoir qui allait la gouverner dès l’annonce des résultats d’un scrutin. Et qu’elle bénéficierait d’une stabilité gouvernementale inédite.
Après l’échec de cette tentative, c’est un texte bien différent qui a été concocté par les différents partis politiques et adopté en octobre : le Rosatellum est en effet un système essentiellement proportionnel avec une petite dose de scrutin majoritaire. Près de 400 des 630 députés seront élus au scrutin proportionnel de liste.
Sur les 315 sièges du sénat, 196 seront renouvelés à la proportionnelle. Pour limiter la fragmentation du Parlement, les partis devront dépasser les 3 % de voix pour obtenir des élus à la proportionnelle, et 10 % pour une coalition.
Pas de majorité claire en vue
Ce dispositif électoral risque de ne pas permettre de dégager une majorité claire pour gouverner, selon toutes les simulations faites à ce jour. Le M5S, qui refuse par principe toute alliance, est crédité, à lui seul, de 27,5 %, ce qui devrait lui valoir la première place en tant que parti.
La coalition de centre droit regroupée derrière Silvio Berlusconi – lui-même inéligible pour cause de condamnation – arrive en tête des différentes alliances post-électorales possibles. Les trois forces principales qui la composent – Forza Italia, Ligue du Nord et Frères d’Italie – attireraient autour de 36 % des voix.
En difficulté en ce moment, le Parti démocrate, dirigé par M. Renzi, arriverait en dessous de la barre de 25 %. Il est frappé par l’usure du pouvoir, après cinq années passées au gouvernement. Et souffre de la création, sur sa gauche, du parti Libres et égaux, une formation très anti-Renzi.
Plusieurs scénarios de coalition
Face à cet éventuel blocage, différentes issues sont d’ores et déjà imaginées. D’après de nombreux commentateurs, le Parti démocrate et Forza Italia pourraient être amenés à une forme de grande coalition. L’hypothèse agace le principal allié de Silvio Berlusconi, Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue du Nord. Reste que, selon les intentions de vote actuelles, même cette alliance est loin d’obtenir la majorité.
Du coup, on évoque aussi l’option d’un rapprochement entre le Mouvement 5 étoiles et la Ligue du Nord, dans la mesure où les deux formations ont des visions communes sur certains thèmes, comme l’immigration. Le M5S pourrait aussi s’associer avec Libres et égaux. Pour Luigi Di Maio, le chef de file du M5S, son mouvement devra être chargé de former le gouvernement s’il arrive en tête, quitte à chercher au Parlement, sur des thèmes précis, des soutiens ponctuels.
Difficile d’imaginer que le chef de l’Etat, Sergio Mattarella, choisisse cette voie, tant l’hypothèse d’un gouvernement dominé par le M5S effraie les partis traditionnels. En guise de parade, tout laisse penser que, pour obtenir le mandat de former le gouvernement, le prétendant au poste de président du Conseil devra se montrer en mesure de rassembler une majorité à même de soutenir le gouvernement.
En cas de blocage persistant, rien n’exclut l’organisation de nouvelles élections. Dans cette hypothèse, Paolo Gentiloni resterait en charge des affaires courantes, avec le soutien tacite de Silvio Berlusconi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ En conflit avec son employeur, un journaliste de la compagnie de radio-télévision révèle les pratiques et le climat au sein de la chaîne Rossiya 1.
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En Russie, les petits secrets d’une télévision publique aux ordres

En conflit avec son employeur, un journaliste de la compagnie de radio-télévision révèle les pratiques et le climat au sein de la chaîne Rossiya 1.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 10h29
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Il suffit parfois d’un grain de sable pour enrayer une machine. Pour Dimitri Skoroboutov, cela a pris la forme d’une bagarre une nuit d’août 2016 dans les locaux de VGTRK, la compagnie d’Etat russe de radio-télévision, lorsqu’un collègue éméché le prend violemment à partie et l’expédie aux urgences avec contusion cérébrale et déplacement de cervicales. Licencié peu après, le journaliste, qui multiplie depuis un an les recours devant les tribunaux, dévoile les pratiques de son employeur.
« On me disait : “Calme-toi, on va punir Micha [le collègue].” Au début, j’ai accepté toutes leurs conditions, ne rien dire, ne pas aller voir les flics… », expose Dimitri Skoroboutov, rencontré dans un café de Moscou, un épais dossier sur les genoux. Employé depuis quinze ans comme éditeur en chef de « Vesti », le journal d’information diffusé plusieurs fois par jour sur la première chaîne, Rossiya 1, il connaissait bien son agresseur dont il s’était plaint à plusieurs reprises de l’état d’ébriété pendant les heures de travail. « Il ne supportait pas que je sois gay, il me faisait toujours des plaisanteries graveleuses. » Membre de la rédaction en chef, une équipe formée avec sept autres personnes, il dirigeait à lui seul une trentaine de subordonnés.
Sujets censurés
VGTRK ne prend pourtant pas son parti. « Kondrachov a eu peur du scandale, c’est un personnage public », estime le journaliste. Andreï Kondrachov, directeur de « Vesti », est en effet connu. Il est l’interlocuteur de Vladimir Poutine, dans le documentaire Crimée, le chemin vers la patrie, diffusé en mars 2015 sur Rossiya 1, qui justifiait l’annexion de la péninsule ukrainienne. Après deux mois de silence de sa direction et devant le refus de lui fournir les enregistrements vidéo du soir de son agression, Dimitri Skoroboutov finit donc par déposer plainte et se retrouve aussitôt licencié pour « manquement aggravé de la discipline » alors qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le ministre irlandais des finances demande à Theresa May de clarifier ses positions face à l’Union européenne.
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Paschal Donohoe : « C’est à Londres de dire si le Brexit sera dur ou pas »

Le ministre irlandais des finances demande à Theresa May de clarifier ses positions face à l’Union européenne.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 09h50
 • Mis à jour le
31.12.2017 à 06h36
    |

            Philippe Ricard








                        



                                


                            
Paschal Donohoe est le ministre des finances irlandais. Il est membre du Fine Gael, le parti de centre droit au pouvoir à Dublin. Pour lui, la négociation d’un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni ne doit surtout pas occulter les exigences de son pays vis-à-vis de l’Irlande du Nord dans le cadre du divorce entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni.

L’Irlande, qui refuse le retour d’une frontière visible avec l’Irlande du Nord, peut-elle protéger l’Europe d’un Brexit dur ?
Le seul pays qui puisse déterminer si le Brexit sera dur ou pas est le Royaume-Uni. C’est à lui de décider et de clarifier enfin sa position à ce sujet. Une forme de Brexit aurait pu conduire au retour d’une frontière dure entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. Le compromis politique agréé entre Theresa May et l’UE vise à stopper un tel développement. La première ministre et certains de ses ministres, comme Philip Hammond, aux finances, se sont engagés en ce sens. Cela dit, un Brexit en douceur est dans l’intérêt de tous.
Ne craignez-vous pas que la négociation de la relation future avec Londres n’occulte à nouveau la question irlandaise ?
Le Royaume-Uni veut négocier un accord de libre-échange avec l’UE. La réponse viendra de l’Union européenne, qui va chercher, tout au long des discussions, à montrer que ce n’est pas la même chose d’être dans ou en dehors de cet ensemble. Pour nous, il s’agit de faire en sorte que le Royaume-Uni reste aussi près que possible des Européens, comme c’est le cas à ce jour. Tout accord devra ainsi traiter de la possibilité de voir la Grande-Bretagne tenter de devenir une sorte de Singapour aux portes de l’UE, pour être sûr de ne pas fragiliser le marché intérieur auquel nous tenons tous.
Selon vous, le Brexit est-il irréversible, qu’il soit dur ou doux ?
Ce n’est pas à nous de le dire. Si l’opinion et le gouvernement britanniques devaient changer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ L’Union européenne menace d’imploser et ses décisions ne sont parfois pas à la hauteur de ses ambitions premières. Pour Justine Lacroix, elle doit cesser d’être un destin forcé pour trouver la force de se renouveler.
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En 2018, vous verrez l’Europe d’un œil nouveau avec la philosophe Justine Lacroix

L’Union européenne menace d’imploser et ses décisions ne sont parfois pas à la hauteur de ses ambitions premières. Pour Justine Lacroix, elle doit cesser d’être un destin forcé pour trouver la force de se renouveler.



Le Monde
 |    29.12.2017 à 07h00
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 10h20
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            

Pourquoi l’Europe peut-elle redevenir intéressante ?
La question est surprenante, car aujourd’hui l’hypothèse d’une dislocation ou d’une évaporation progressive du projet européen n’est pas à exclure. Qu’il s’agisse du retrait de la Grande-Bretagne, de l’impuissance de l’Union européenne devant le tournant autoritaire et antidémocratique d’Etats comme la Hongrie ou la Pologne (lesquels s’affranchissent allégrement des principes qui figurent au sein même des traités européens), de notre incapacité à apporter non pas une réponse généreuse ou utopique mais simplement conforme aux principes de la convention de Genève aux demandeurs d’asile, rien n’incite à l’optimisme. Tous ces éléments pourraient conduire à porter un regard très désabusé sur l’aventure européenne.
« Il existe en France des clivages forts entre différentes conceptions de la vie en société sans que personne puisse être soupçonné d’être “pour” ou “contre” la France.» 
Néanmoins, je discerne quelques éléments d’espoir quand j’entends des voix s’élever pour inviter à une plus grande politisation du projet européen, comme celle, par exemple, de mon collègue universitaire, l’homme politique belge Paul Magnette ­ [ministre-président de la Wallonie, il a retardé en 2016 la signature de l’Accord économique et commercial global (CETA) entre l’Union européenne et le Canada]. Nous nous sommes enfermés trop longtemps dans une opposition stérile entre les pro-européens et les anti-européens. Trop longtemps, nous avons considéré que, si l’on est pro-européen, on est obligé d’accepter l’idée qu’il n’y ait qu’une seule politique économique possible, celle empruntée depuis 1986, depuis l’Acte unique et le lancement du marché intérieur.
Il est temps de situer les débats sur la forme concrète que doit prendre le projet européen au sein de l’Union européenne elle-même. Exactement comme on le fait à l’échelon national : il existe en France des clivages forts entre différentes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le Parlement, dont le dernier renouvellement date de février 2013, devrait être profondément chamboulé par cette élection, dont l’issue est très incertaine.
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En Italie, les élections législatives auront lieu le 4 mars 2018

Le Parlement, dont le dernier renouvellement date de février 2013, devrait être profondément chamboulé par cette élection, dont l’issue est très incertaine.



Le Monde
 |    28.12.2017 à 20h55
 • Mis à jour le
29.12.2017 à 06h41
   





                        



   


Le rendez-vous est désormais fixé pour les électeurs italiens. Le gouvernement, réuni jeudi 28 décembre, a choisi la date du 4 mars 2018 pour organiser les prochaines élections législatives. Dans l’attente de ce scrutin, le chef du gouvernement, Paolo Gentiloni, doit rester en fonction jusqu’à la mise en place du nouveau Parlement. Son mandat pourrait d’ailleurs se prolonger, tant l’incertitude règne quant à l’issue du scrutin et sur ses conséquences politiques.

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Le Parlement, dont le dernier renouvellement date de février 2013, devrait en effet être profondément chamboulé par cette élection. Le mode de scrutin laisse une large part à la proportionnelle et la dispersion annoncée des voix entre trois pôles peu enclins à former une coalition – la droite, le centre gauche et les populistes du Mouvement 5 étoiles – risque d’empêcher la constitution d’une majorité claire. Déjà, trois chefs du gouvernement se sont succédé durant la législature actuelle : Enrico Letta, Matteo Renzi et Paolo Gentiloni.
Dissolution du Parlement
Jeudi après-midi, le président de la République, Sergio Mattarella, avait enclenché le processus électoral en annonçant la dissolution du Parlement, lancement officiel de la campagne électorale.

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M. Mattarella a reçu le président du Sénat, Pietro Grasso, et la présidente de la Chambre des députés, Laura Baldrini, pour leur signifier son intention de dissoudre les deux chambres. M. Gentiloni est ensuite remonté au Quirinal pour contresigner le décret de dissolution, avant de retourner au palais Chigi, siège du chef du gouvernement, pour présider le conseil des ministres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Cette région fictive entend ridiculiser les indépendantistes, mais aussi animer avec humour le mouvement unioniste en mobilisant les « Tabarniens » sur Internet.
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Bientôt un référendum dans la Tabarnia catalane ?

Cette région fictive entend ridiculiser les indépendantistes, mais aussi animer avec humour le mouvement unioniste en mobilisant les « Tabarniens » sur Internet.



Le Monde
 |    28.12.2017 à 16h25
 • Mis à jour le
28.12.2017 à 16h33
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        


Tabarnia n’existe pas. En tout cas, pas ailleurs que sur les réseaux sociaux, où cette région fictive, qui englobe Barcelone et Tarragone, les deux provinces catalanes où le vote indépendantiste est resté sous la barre des 50 % lors des élections du 21 décembre, est devenue trending topic. Née de l’imagination de membres de l’association Barcelona is not Catalonia et de la Plateforme pour l’autonomie de Barcelone, cette région satirique entend ridiculiser les indépendantistes, en détournant avec ironie leurs slogans. Mais aussi animer avec humour le mouvement unioniste en mobilisant les « Tabarniens » sur Internet, voire lors de possibles prochaines manifestations.

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« Nous avons un déficit fiscal négatif avec la Catalogne, notre vote vaut trois ou quatre fois moins qu’à Gérone ou Lérida et nous croyons que nos entreprises ne sont pas intéressées par l’indépendance. (…) Nous demandons au Parlement le droit à décider d’être une région autonome dans l’Espagne, indépendante de la Catalogne », demande une pétition en ligne, signée par près de 140 000 internautes.

Un nuevo movimiento apuesta por separar Barcelona y Tarragona de Cataluña´ https://t.co/sCig77cPpD— tabarnia (@Tabarnia)


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Sur Twitter, Ensemble pour Tabarnia, Tabarnia is nos Catalonia et autres profils tabarniens ont éclos ces derniers jours pour dénoncer que « la Catalogne spolie Tabarnia », « ceux de Gérone ne peuvent pas nous comprendre », « si Tabarnia était indépendante, la Sagrada familia aurait été achevée il y a longtemps » ou encore que « la Catalogne subventionnée vit aux crochets de la Tabardia productive » et pour demander à Carles Puigdemont, l’ancien président de la Catalogne, « un dialogue bilatéral sans condition ».
« Tentative ethniciste de balkanisation du conflit »
De quoi provoquer l’indignation des indépendantistes qui ont pris la proposition au sérieux, au point de défendre ardemment « l’indivisibilité » de la Catalogne pour les uns, de critiquer « une tentative ethniciste de balkanisation du conflit entre la Catalogne et l’Espagne » comme l’adjoint au maire de Berga, Francesc Ribera, d’évoquer des « bêtises fanatiques qui promeuvent la fracture sociale », comme l’a défini l’eurodéputé de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), Jordi Solé, voire de rappeler que créer de nouvelles régions autonomes n’est pas permis... par la Constitution espagnole.
De quoi aussi donner de nouveaux arguments aux unionistes. Pour Inès Arrimadas, de Ciudadanos, « Tabarnia est une drôle d’idée qui met l’indépendantisme face au miroir de ses propres contradictions et de la fragilité de ses arguments ». Carlos Girauta, le porte-parole de la formation anti-indépendantiste à Madrid, va plus loin en la considérant utile : « Quand le Canada a conditionné la possibilité d’être divisé à ce que cette possibilité soit aussi imposée aux territoires scindés, le problème québécois a pris fin. L’Espagne est indivisible mais si un jour ceux du référendum étaient majoritaires, l’idée de Tabarnia nous sauverait… »
Politologues et sociologues se sont eux aussi penchés sur Tabarnia avec intérêt. « Le concept de Tabarnia met en évidence que l’indépendantisme doit construire son discours autour du concept de nation, assure le professeur de sciences politiques Lluis Orriols. Tabarnia est le talon d’Achille de l’indépendantisme non nationaliste. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ En octobre, le gouvernement français avait prolongé ce dispositif dérogatoire à l’accord de Schengen jusqu’au 30 avril 2018, invoquant la menace d’attentats.
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Le Conseil d’Etat valide le contrôle aux frontières

En octobre, le gouvernement français avait prolongé ce dispositif dérogatoire à l’accord de Schengen jusqu’au 30 avril 2018, invoquant la menace d’attentats.



Le Monde
 |    28.12.2017 à 15h56
 • Mis à jour le
28.12.2017 à 16h14
   





                        


Le Conseil d’État a rejeté, jeudi 28 décembre, le recours déposé par trois associations contre le rétablissement des contrôles aux frontières à l’intérieur de l’espace Schenghen, en vigueur en France depuis novembre 2015.
« Par la décision de ce jour, le Conseil d’Etat rejette au fond, deux mois après son introduction, le recours pour excès de pouvoir dirigé contre le rétablissement du contrôle aux frontières intérieures », a annoncé la juridiction administrative.
« Après avoir relevé que le premier ministre s’est fondé sur l’actualité et le niveau élevé de la menace terroriste en France, le Conseil d’Etat en déduit que cette menace renouvelée constitue un motif de nature à justifier à nouveau la mise en place d’un contrôle aux frontières intérieures », a expliqué le Conseil concernant sa décision.
« Au vu de la nature de ce risque et de la nécessité, pour le prévenir efficacement, de contrôler l’identité et la provenance des personnes désireuses d’entrer en France, le Conseil d’État juge que la décision est proportionnée à la gravité de la menace », explique la plus haute juridiction administrative dans un communiqué.

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« Limiter la liberté de circulation »
En octobre, le gouvernement français avait prolongé cette dérogation à la libre circulation prévue dans le cadre de l’accord de Schengen jusqu’au 30 avril 2018, en invoquant la menace d’attentats. Dans la foulée, l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés) et la Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués) avaient saisi le Conseil d’Etat d’un recours pour excès de pouvoir contre cette mesure.
Pour ces associations, « l’objectif premier [de l’État était] de limiter drastiquement la liberté de circulation des personnes migrantes au sein de l’UE », surtout « celles venant d’Italie, de Grèce et d’Espagne ». L’Anafé, la Cimade et le Gisti avaient également dénoncé des « contrôles discriminatoires, fondés sur l’apparence et le faciès ».
Mais, pour le Conseil d’État, le gouvernement français peut « décider de rétablir d’emblée le contrôle temporaire pour la durée maximale de six mois prévue par le code Schengen », mais aussi, « ce code ne fait pas obstacle, en cas de nouvelle menace ou de menace renouvelée pour l’ordre public ou la sécurité intérieure » à ce qu’il prolonge ce contrôle « pour une autre période maximale de six mois ».



                            


                        

                        

