<FILE-date="2018/01/01/19">

<article-nb="2018/01/01/19-1">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Ibrahim Boubacar Keïta ambitionne de « conforter la réconciliation » en amnistiant les rebelles repentis « qui n’ont pas de sang sur les mains ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤         

Compte rendu

Le président malien annonce un projet de loi « d’entente nationale »

Ibrahim Boubacar Keïta ambitionne de « conforter la réconciliation » en amnistiant les rebelles repentis « qui n’ont pas de sang sur les mains ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-01T17:53:44+01:00"

        Le 01.01.2018 à 17h53






    
Des combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), près de Tabankort, au nord de Gao, en février 2015.
Crédits : Stringer / Reuters


Le gouvernement malien va proposer une loi « d’entente nationale » exemptant de poursuites « tous ceux impliqués dans une rébellion armée », à condition qu’ils n’aient « pas de sang sur les mains », a annoncé le président Ibrahim Boubacar Keïta dans son message de fin d’année, dimanche 31 décembre 2017.
Le chef de l’Etat a également, pour « mettre fin à certaines supputations » sur un éventuel report des scrutins prévus en 2018, réitéré « l’assurance que toutes les élections – et plus particulièrement la présidentielle et les législatives – se tiendront dans le respect des délais constitutionnels », sans dire s’il serait candidat.

        Lire aussi :
         

                Un nouveau premier ministre nommé au Mali



« Je suis à la tâche, je travaille, et j’assume parfaitement la difficulté d’hériter d’un pays que certains avaient plongé dans le chaos et voulaient détruire », a-t-il simplement déclaré, qualifiant l’année à venir de « cruciale » pour le Mali.
Son message, dans la nuit de dimanche à lundi, est intervenu peu après la désignation d’un nouveau gouvernement et le retour au Mali pour une semaine de son prédécesseur Amadou Toumani Touré (2002-2012), après cinq ans d’exil au Sénégal.
Un programme de réinsertion
Le président Keïta a dit s’inspirer de la « charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale » qui lui a été remise le 20 juin 2017, deux ans jour pour jour après la signature de l’accord de paix au Mali par l’ex-rébellion à dominante touareg du nord du pays.
Pour « conforter la réconciliation nationale », cette charte « propose des mesures spéciales de cessation de poursuite ou d’amnistie en faveur de certains acteurs de la rébellion armée de 2012 », a-t-il indiqué.
« Le projet de loi sur l’entente nationale » qui sera présenté « dans les semaines qui viennent » prévoira donc « l’exonération de poursuites de tous ceux impliqués dans une rébellion armée, mais qui n’ont pas de sang sur les mains », a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                Au Mali, l’impossible paix ?



Il comportera également « des mesures d’apaisement après l’accélération des procédures en cours et les réparations accordées aux victimes reconnues », ainsi qu’un « programme de réinsertion pour tous ceux qui déposeront les armes et s’engageront publiquement à renoncer à la violence », a affirmé le chef de l’Etat.
Mais il « ne constitue ni une prime à l’impunité, ni un aveu de faiblesse. Encore moins un déni du droit des victimes », a-t-il assuré, soulignant que d’autres pays confrontés aux mêmes phénomènes « ont pratiqué une démarche similaire », en référence notamment à la loi de « concorde civile » en Algérie voisine.
« Il offre une possibilité de réinsertion à ceux qui se sont laissés entraîner dans la contestation armée, mais qui n’ont pas commis l’inacceptable et qui manifestent un repentir sincère », a-t-il expliqué.
Des zones entières encore hors de contrôle
Relevant l’insuffisance des « solutions purement sécuritaires », Ibrahim Boubacar Keïta a appelé les Maliens à faire preuve « d’objectivité pour comprendre comment certains antagonismes ont prospéré jusqu’à mettre à mal des cohabitations multiséculaires ».
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

        Lire aussi :
         

                Au Mali, un tabou nommé Azawad



Les djihadistes ont été en grande partie chassés de cette région à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement frappées par des attaques malgré l’accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes, dont l’application accumule les retards.


<article-nb="2018/01/01/19-2">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le pape a également souhaité une « bonne année de paix » à tous, rappelant que ce premier jour de l’année était aussi l’occasion de fêter la Journée mondiale de la paix.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Pour 2018, le pape François veut un « avenir de paix » pour les migrants

Le pape a également souhaité une « bonne année de paix » à tous, rappelant que ce premier jour de l’année était aussi l’occasion de fêter la Journée mondiale de la paix.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 17h20
   





                        



   


Le pape François a fait de la défense des migrants l’un des thèmes principaux de sa papauté. Sa première bénédiction de l’Angelus, lundi 1er janvier, a ainsi été une nouvelle occasion pour le souverain pontife d’appeler les fidèles catholiques à prier pour un avenir de paix en 2018, notamment pour les migrants et réfugiés.
Le pape a également souhaité une « bonne année de paix » à tous, rappelant que ce premier jour de l’année était aussi l’occasion de fêter la Journée mondiale de la paix, célébrée chaque 1er janvier par le Vatican.
Devant 40 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre à Rome, le chef de l’Eglise catholique a ainsi souligné que les migrants et les réfugiés cherchaient avant tout un endroit pour vivre à l’écart des guerres ou de la misère.
« Beaucoup d’entre eux sont disposés à risquer leur vie au long d’un voyage qui, dans la plupart des cas, est aussi long que périlleux ; ils sont disposés à subir la fatigue et les souffrances, à affronter des clôtures de barbelés et des murs dressés pour les tenir loin de leur destination », a-t-il dit.

        Lire aussi :
         

                Le plaidoyer du pape François pour l’intégration des réfugiés et des migrants



« Avenir de paix »
Jorge Bergoglio a rappelé qu’il était important que tous s’engagent à leur assurer un avenir de paix « qui est un droit pour tous ». « N’éteignons pas l’espoir dans leurs cœurs, n’étouffons pas leurs attentes de paix », a lancé le pape argentin aux milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre.
Dans un message pour la Journée mondiale de la paix diffusé en novembre, il avait dénoncé « ceux qui fomentent la peur des migrants, parfois à des fins politiques, au lieu de construire la paix ».
« Tous les éléments dont dispose la communauté internationale indiquent que les migrations globales continueront à caractériser notre avenir. Certains les considèrent comme une menace. Moi, au contraire, je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance, comme une occasion de construire un avenir de paix », avait-il ajouté.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-3">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Parti d’Hollywood, le projet disposera notamment de moyens pour financer un soutien légal pour les victimes de harcèlement sexuel au travail, partout aux Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

« Time’s Up » à Hollywood, un fonds pour soutenir les victimes de harcèlement sexuel

Parti d’Hollywood, le projet disposera notamment de moyens pour financer un soutien légal pour les victimes de harcèlement sexuel au travail, partout aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 17h16
   





                        



   


A Hollywood, le #metoo s’organise et se dote de moyens financiers. Plus de trois cents actrices, scénaristes, metteuses en scène et autres personnalités du cinéma ont lancé, lundi 1er janvier, un projet pour lutter concrètement contre le harcèlement sexuel, aussi bien dans l’industrie cinématographique que dans d’autres métiers partout aux Etats-Unis.
Le projet « Time’s Up » (« c’est fini ») sera notamment destiné aux personnes qui n’ont pas les moyens financiers de se défendre. « Souvent, le harcèlement persiste parce que les harceleurs ne payent jamais les conséquences de leurs actes », explique l’organisation dans sa « lettre de solidarité » sur son site :
« A toutes les femmes employées dans l’agriculture qui ont dû repousser des avances sexuelles non désirées de la part de leur employeur,
à toutes les femmes de ménage qui ont tenté d’échapper à un client agressif,
à toutes les concierges prises au piège la nuit dans un immeuble où sévit un responsable devenu prédateur,
à toutes les serveuses palpées par un client et à qui on demande de répondre par un sourire,
à toutes les travailleuses dans les usines à qui on échange des heures contre des actes sexuels,
à toutes les employées de maison ou aides à domicile qui se sont fait toucher par un patient,
à toutes les immigrées sans papiers poussées au silence par la peur d’être dénoncées,
et à toutes les femmes dans tous les domaines professionnels qui sont objet d’indignité et de comportements agressifs, qu’elles sont obligées de tolérer pour continuer à gagner leur vie.
Nous sommes avec vous. Nous vous soutenons. »

        Lire aussi :
         

                Et la parole des femmes se libéra



13 millions de dollars collectés
L’organisation disposera ainsi d’un fonds destiné à financer un soutien légal pour les victimes de harcèlement sexuel au travail. L’organisation a déjà collecté plus de 13 millions (10,85 millions d’euros) sur 15 millions de dollars qu’elle escompte pour financer le projet.
Time’s Up appelle également à ce qu’il y ait plus de femmes en position de pouvoir, estimant que doit cesser « ce monopole incompréhensible : la difficulté pour les femmes de s’imposer, de grimper les échelons, et simplement être entendues et reconnues dans des lieux de travail dominés par les hommes ». 

        Lire aussi :
         

                « En 2017, aux Etats-Unis, on a livré les porcs au bûcher. En France, on préfère encore les cacher »



Le projet appelle également à des salaires et opportunités pour les femmes égales à ceux des hommes, et demande aux médias de mettre en lumière les abus ayant lieu « dans des domaines professionnels moins glamour et moins valorisés » que le cinéma.
« Nous nous engageons également à continuer à pousser pour de réels changements dans notre propre domaine, afin de faire de l’industrie du show-business un endroit sûr et équitable pour tous. »
La lettre, qui commence par « Chères sœurs » et se termine par « solidairement », a été publiée sur une pleine page dans le New York Times et dans le journal en langue espagnole La Opinion.

        Lire aussi :
         

                Violences sexuelles : porter plainte, l’autre épreuve des victimes



Natalie Portman et Meryl Streep
Parmi les membres de Time’s Up, formées à la suite du déluge d’accusations de harcèlement sexuel qui a suivi le scandale autour de la conduite du producteur Harvey Weinstein, figurent notamment les actrices Cate Blanchett, Ashley Judd, Natalie Portman et Meryl Streep, la présidente d’Universal Pictures, Donna Langley, mais aussi l’écrivaine féministe Gloria Steinem, l’avocate et ex-chef de cabinet de Michelle Obama, Tina Tchen, et la coprésidente de la Fondation Nike, Maria Eitel.

        Lire aussi :
         

                Laure Adler  : « L’affaire Weinstein, une révolution ! »



Toutes disent dans la lettre « être reconnaissantes des nombreuses personnes – qui ont survécu ou ont aidé des victimes – qui ont pris la parole et ont obligé la société à parler ouvertement de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles, et de sexisme ». Pour les signataires, l’objectif reste de « modifier la perception de la société et la manière dont sont traitées les femmes ». 




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-4">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La tenue du scrutin a été plusieurs fois repoussée depuis 2015. Une partie de l’opposition juge l’actuel Parlement « illégitime ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤         

Compte rendu

Le président tchadien Idriss Déby annonce l’organisation de législatives en 2018

La tenue du scrutin a été plusieurs fois repoussée depuis 2015. Une partie de l’opposition juge l’actuel Parlement « illégitime ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-01T16:29:52+01:00"

        Le 01.01.2018 à 16h29






    
Le président tchadien, Idriss Déby Itno, à Addis-Abeba, en janvier 2016.
Crédits : © Tiksa Negeri / Reuters / REUTERS


Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a annoncé, dimanche 31 décembre 2017, la tenue cette année d’élections législatives, prévues depuis 2015 mais plusieurs fois repoussées. « Il me plaît d’annoncer, à l’orée de l’année nouvelle, que des élections législatives seront organisées en 2018 », a-t-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision.
La troisième législature à l’Assemblée devait se terminer le 21 juin 2015, mais une loi constitutionnelle l’avait prolongée.

        Lire aussi :
         

                Idriss Déby : « Je ne suis pas un aventurier, un guerrier, je suis un homme seul »



En février 2017, les élections avaient été repoussées sine die par le président Déby, au pouvoir depuis 1990 et réélu pour un cinquième mandat en avril 2016 à l’issue d’un scrutin contesté. Arguant d’un manque de moyens, le chef de l’Etat avait déclaré que les législatives n’auraient pas lieu avant 2019, suscitant la colère de l’opposition.
« Cette échéance électorale majeure, qui est attendue par toute la classe politique tchadienne, sera sans nul doute un moment de grande ferveur politique », a relevé Idriss Déby Itno dans son discours du 31 décembre. Les partis d’opposition ont plusieurs fois appelé à la tenue des législatives, jugeant pour certains « illégitime » le Parlement en place.

        Lire aussi :
         

                Tchad : la fin du mirage



« D’ores et déjà, j’en appelle au sens de la responsabilité et du patriotisme des différents acteurs politiques », a ajouté le chef de l’Etat.
« Maintenir l’alerte sur le front sécuritaire »
Il a par ailleurs annoncé la tenue d’un « forum national inclusif », qui rassemblera « toutes les forces vives du Tchad afin de disséquer et d’examiner dans les menus détails les différents axes des réformes » à venir.
« Nous devons veiller au grain sur la paix et la sécurité, qui sont les conditions premières du progrès. A cet égard, il importe de ne pas baisser la garde et de toujours maintenir l’alerte sur le front sécuritaire et de la lutte contre le terrorisme, ce véritable mal du siècle », a enfin indiqué Idriss Déby Itno.

        Lire aussi :
         

                L’engagement payant d’Idriss Déby au Sahel



Le Tchad, pays pétrolier et allié majeur de l’Occident en Afrique subsaharienne dans la lutte contre les djihadistes, se débat dans une crise économique et sociale sévère, principalement due à la chute du cours de l’or noir.


<article-nb="2018/01/01/19-5">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le ministre de l’économie espagnol a déploré le ralentissement économique de la région, qui fournit 19 % du produit intérieur brut espagnol.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Madrid évalue à 1 milliard d’euros le coût de la crise catalane

Le ministre de l’économie espagnol a déploré le ralentissement économique de la région, qui fournit 19 % du produit intérieur brut espagnol.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 17h07
   





                        



Politiquement, il sera difficile de savoir ce que le conflit entre la Catalogne et l’Espagne a coûté aux indépendantistes et au gouvernement fédéral de Mariano Rajoy. Mais économiquement, le bilan de ce conflit est plus facilement estimable. Le ministre de l’économie espagnol, Luis de Guindos, a évalué lundi 1er janvier à « 1 milliard d’euros » le coût économique de « la crise de l’indépendantisme » en Catalogne, du fait du ralentissement de la croissance dans la région.
Dans un entretien accordé à la radio Cadena Ser, le ministre a estimé que ce ralentissement au quatrième trimestre de 2017 avait fait de la Catalogne « un fardeau » pour l’Espagne. Un problème d’autant plus important pour le pays que la région avait auparavant « une croissance au-dessus de celle de l’Espagne », a rappelé le ministre, et constituait à ce titre « un des moteurs fondamentaux de la reprise espagnole ». La région fournit en effet 19 % du produit intérieur brut (PIB) espagnol.

        Lire aussi :
         

                La crise politique en Catalogne résumée en 5 questions



« Enorme incertitude »
Le ministre a attribué ce ralentissement de la croissance à « l’énorme incertitude, inquiétude et perte de confiance générées par les décisions du précédent gouvernement » régional de l’indépendantiste Carles Puigdemont. M. de Guindos a souhaité que le nouveau gouvernement catalan « soit conscient des coûts que génère cette politique » indépendantiste et « abandonne la voie unilatérale » à laquelle s’opposent, a-t-il insisté, « toute l’Europe et la communauté internationale ».
Ce nouvel appel de Madrid survient alors que la situation est loin d’être apaisée avec la région. Les trois partis séparatistes avaient voté en septembre 2017 des lois de « déconnexion » avec l’Espagne, organisé un référendum d’autodétermination interdit le 1er octobre – marqué par des violences policières – et proclamé unilatéralement l’indépendance d’une « République catalane » le 27 octobre. La Catalogne avait ensuite été placée sous administration directe par Madrid.
Aux élections régionales du 21 décembre, les partis indépendantistes ont retrouvé leur majorité en sièges au Parlement catalan et devraient pouvoir former un gouvernement. Mais le président catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, reste actuellement à Bruxelles pour échapper aux poursuites judiciaires, et l’ex-vice-président, Oriol Junqueras, est en détention provisoire pour « sédition », « rébellion » et « détournements de fonds publics ». Il devrait être fixé sur son sort le 4 janvier.

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut retenir des élections régionales en Catalogne



Pas de budget voté
En attendant de savoir qui prendra la tête du Parlement catalan, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy se veut rassurant. Le ministre de l’économie a ainsi assuré que 2018 allait être « une bonne année » pour son pays, alors que la banque centrale table sur 2,4 % de hausse du PIB pour 2018.
Reste que le gouvernement attend toujours de pouvoir adopter son budget de l’Etat pour 2018. Ce dernier ne peut être approuvé qu’avec les voix des députés du Parti nationaliste basque (PNV). Mais, alors qu’ils avaient soutenu M. Rajoy l’an dernier, les députés basques refusent d’approuver le budget de cette année, notamment tant que la Catalogne restera sous la tutelle de Madrid, imposée après la proclamation d’indépendance. Le ministre de l’économie s’est dit convaincu qu’« une fois qu’il y aura un nouveau gouvernement en Catalogne, le PNV sera disposé » à voter le budget.

        Lire aussi :
         

                Le triple échec de Mariano Rajoy en Catalogne







                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-6">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Venue réveillonner à Tessalit avec 200 soldats de « Barkhane », Florence Parly veut que « le Sahel prenne sa sécurité en main ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤         

Compte rendu

Pour la ministre des armées en visite au Mali, « la France fait fléchir le djihadisme »

Venue réveillonner à Tessalit avec 200 soldats de « Barkhane », Florence Parly veut que « le Sahel prenne sa sécurité en main ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-01T15:02:58+01:00"

        Le 01.01.2018 à 15h02






    
Florence Parly, ministre des armées, lors du dîner du Nouvel An organisé le 31 décembre 2017 avec les soldats français de l’opération « Barkhane », à Tessalit (nord du Mali).
Crédits : DAPHNE BENOIT / AFP


« Depuis ce petit avant-poste niché au milieu du désert, la France agit et fait fléchir le djihadisme » : Florence Parly, ministre des armées, a passé, dimanche 31 décembre 2017, le réveillon avec 200 soldats français basés à Tessalit, le poste le plus au nord de la force « Barkhane » au Mali.
« C’est mon premier réveillon avec nos forces et je suis extrêmement honorée de le passer ici avec vous », lance la ministre sous une immense tente aménagée pour l’occasion.
Poulet aux morilles et saint-émilion
Sur les tables soigneusement dressées défilent des plats de fête : saumon, crevettes, poulet aux morilles, le tout arrosé de saint-émilion. Et pour chacun, un Opinel, cadeau du ministère des armées. Dehors, la pleine lune éclaire le camp retranché, planté dans une étendue désertique à 100 km de la frontière algérienne.
« Un Nouvel An à Tessalit, ça reste quelque chose d’unique, même si on est loin de chez soi, explique le chef de ce poste avancé, le capitaine Etienne (les noms de famille restent confidentiels pour des raisons de sécurité). Notre famille à nous, ce soir, c’est Tessalit, même si on n’oublie pas les nôtres qui sont en France. »

        Lire aussi :
         

                Macron a réveillonné avant l’heure avec les troupes françaises au Niger



Sur un toit à proximité, le 1re classe dit « Le Corse » monte la garde alors que les festivités battent leur plein. « On ira les rejoindre dès qu’on sera relevé, c’est une question de patience, sourit-il. On aimerait bien être avec la famille en France à discuter, ça fait bientôt quatre mois qu’on est ici mais bon, en même temps, ici, c’est ma deuxième famille. »
A l’approche de minuit, le compte à rebours est lancé : « 3, 2, 1, bonne année ! » La petite foule en treillis s’embrasse et échange des vœux. Une pause festive dans le quotidien des soldats de « Barkhane », qui continuent de traquer les djihadistes au Mali.
« Un ennemi invisible qui nous harcèle »
Les groupes armés, dispersés lors de l’intervention française Serval en 2013, ont trouvé un nouveau souffle dans le nord du pays malgré la présence de 12 000 casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) et celle de la force française « Barkhane », qui compte 4 000 hommes dans la région.
Multipliant les attaques meurtrières contre ces troupes et l’armée malienne, ils ont étendu en 2017 leurs actions au centre et au sud du Mali, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso, qui sont aussi régulièrement touchés.

        Lire aussi :
         

                Jafar Dicko, le nouveau visage du djihadisme au Burkina Faso



« Ici, notre objectif principal est de neutraliser les groupes armés terroristes qui sévissent dans cette partie du Mali et utilisent l’Adrar des Ifoghas, cette zone montagneuse qui jouxte Tessalit, comme zone refuge », souligne le colonel Régis Anthonioz, commandant du groupement blindé Dauphin.
« Nous sommes au contact d’un ennemi invisible qui nous harcèle, avec des tirs de mortier, des roquettes ou des engins explosifs artisanaux, à fréquence mensuelle, bimensuelle. Mais depuis 2013 ces groupes ont été considérablement amoindris », assure-t-il.

        Lire aussi :
         

                Au Niger, Macron veut mettre en scène sa stratégie pour le Sahel



Le pari de la France, désormais : accompagner la nouvelle force conjointe du G5 Sahel, qui réunit le Mali, le Tchad, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie, pour que ces pays prennent en charge, à terme, leur propre sécurité, a rappelé Florence Parly. « “Barkhane” aujourd’hui change de visage. La France sera présente aussi longtemps que nécessaire, mais la présence de la France n’est pas éternelle. Le Sahel doit prendre sa sécurité en main et nous sommes là, vous êtes là, pour les aider. »


<article-nb="2018/01/01/19-7">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Les frustrations économiques et sociales de la population expliquent les manifestations de ces derniers jours, décrypte la sociologue Amélie Myriam Chelly.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Mort au Hezbollah », « Pahlavi » : comprendre les slogans iraniens

Les frustrations économiques et sociales de la population expliquent les manifestations de ces derniers jours, décrypte la sociologue Amélie Myriam Chelly.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 17h02
    |

Amélie Myriam Chelly (sociologue, autrice d’ « Iran, autopsie du chiisme politique », Le Cerf, 2017)







                        



                                


                            

Tribune. Des protestations ont éclaté jeudi 28 décembre 2017 en Iran. Elles s’intensifient et s’étendent dans tout le pays. Tout est parti de Mashhad, ville de la région Khorasan (dans le nord-est du pays), pour des raisons qui semblent évidentes pour une très large partie de la population iranienne : les sympathisants d’Ebrahim Raissi, dont Mashhad est le fief, opposants conservateurs au président, Hassan Rohani, seraient à la tête des mouvements de protestation. D’où les slogans « marg bar Rohani ! » (« mort à Rohani ! »).
Mais bien vite d’autres manifestants, d’autres tendances politiques, ou même sans rattachement à quelque parti que ce soit, ont rejoint les rangs des protestataires. Les revendications populaires ont pris des contours plus économiques, puis désormais nationalistes et « an-idéologiques ». Les slogans ont échappé aux mains du clan Raissi pour devenir des « mort au Guide ! », « mort au Hezbollah ! », « Pahlavi ! Pahlavi ! », « Reza shah, roi des rois ! ».
Que revendiquent les Iraniens ? L’exaspération de la société quant aux problèmes économiques et l’aspiration de couches sociales de plus en plus diverses à plus de sécularisme sont des réalités depuis bien longtemps. Comment comprendre la teneur des slogans scandés lors des manifestations ?

« Mort au Hezbollah ! »
Le peuple se sent floué par l’Etat du fait que le régime apporte des aides financières importantes pour des infrastructures à l’étranger. Les largesses financières accordées au Hezbollah, largesses dont se targue le secrétaire général Hassan Nasrallah dans ses discours, la construction de routes, d’écoles, d’hôpitaux dans le sud du Liban, l’entretien de lieux saints chiites en Syrie et en Irak irritent une population iranienne qui suffoque financièrement.
Les Iraniens ont globalement soutenu l’intervention de leur pays en Syrie et en Irak. Au lendemain de...




                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-8">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’assaut, mené près de Maiduguri par seize hommes, visait des travailleurs suspectés par le groupe djihadiste d’espionnage pour le compte de l’armée.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤         

Compte rendu

Au Nigeria, 25 bûcherons tués dans une attaque de Boko Haram

L’assaut, mené près de Maiduguri par seize hommes, visait des travailleurs suspectés par le groupe djihadiste d’espionnage pour le compte de l’armée.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-01T12:40:18+01:00"

        Le 01.01.2018 à 12h40






    
Vue aérienne de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, en novembre 2017.
Crédits : Paul Carsten / REUTERS


Des combattants du groupe djihadiste Boko Haram ont tué 25 bûcherons, samedi 30 décembre 2017, dans un village de l’Etat du Borno (nord-est du Nigeria), selon un nouveau bilan établi dimanche auprès de témoins.
Un premier bilan faisait état de quatre morts à la suite de cette attaque, menée par des djihadistes à moto dans le village de Maiwa, à 20 km de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno.

        Lire aussi :
         

                Entre Maiduguri et Boko Haram, une lutte à mort



« Nous avons découvert 21 nouveaux corps lorsque les équipes de secours ont fouillé les buissons à la recherche de nombreux habitants qui n’étaient pas rentrés chez eux » après l’assaut, a déclaré à l’AFP Bunu Gana, un bûcheron qui a survécu. « Nous étions 53 villageois de Bakin Muna à nous rendre sur le site d’abattage du bois, mais seulement 28 sont rentrés sains et saufs », a-t-il ajouté.
« Quatre corps ont été trouvés dans un premier temps, mais l’équipe de recherche a ensuite découvert 21 autres cadavres », a confirmé un autre bûcheron, Haruna Dahiru.
Les assaillants étaient seize, montés par deux ou par trois sur six motos, selon son témoignage. Ils ont ouvert le feu sur les villageois présents et brûlé trois camionnettes chargées de bois.
« Sans protection militaire »
Les djihadistes cibleraient tout particulièrement les bûcherons, qu’ils accusent d’espionner pour le compte de l’armée ou des milices : trois avaient été décapités en août à 40 km de Maiduguri et huit abattus en avril à 10 km de la capitale de l’Etat du Borno.
Depuis son apparition il y a huit ans, Boko Haram, qui lance des attaques et commet des attentats-suicides au Nigeria mais aussi dans les pays voisins comme le Cameroun, le Niger et le Tchad, a provoqué la mort d’au moins 20 000 personnes et en a déplacé plus de 2,6 millions.

        Lire aussi :
         

                L’Unicef s’alarme des violences dont sont victimes les enfants dans le monde



Ces deux derniers mois, le groupe a multiplié les attaques contre des villages, les attentats-suicides et les raids sur les postes militaires. De nombreuses régions restent en outre totalement inaccessibles et les civils ne peuvent se déplacer que sous protection militaire.
Les bûcherons victimes de l’attaque samedi 30 décembre se rendaient depuis sept mois dans la même zone sans difficultés, mais ils bénéficiaient à chaque fois d’une escorte militaire, selon Ibrahim Liman, responsable local d’une milice qui combat les islamistes aux côtés de l’armée. « Hier, ils sont allés couper du bois sans protection et il est certain qu’un informateur a alerté Boko Haram », a-t-il ajouté.


<article-nb="2018/01/01/19-9">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le procureur du tribunal militaire israélien a requis lundi douze chefs d’inculpation contre la jeune fille.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Ahed Tamimi, jeune figure familière de la résistance palestinienne

Le procureur du tribunal militaire israélien a requis lundi douze chefs d’inculpation contre la jeune fille.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 16h26
    |

                            Claire Bastier (Jérusalem, correspondance)








                        



   


Sa chambre est restée intacte. Comme si Ahed Tamimi allait bientôt rentrer à la maison. La pile de livres entassés sur le bureau, les vêtements sur une chaise, un poster de footballeur collé au mur… rien n’a changé depuis son arrestation, dans la nuit du 18 au 19 décembre, par l’armée israélienne.
Le visage fatigué de la jeune Palestinienne, arrêtée et placée en garde à vue au tribunal militaire israélien d’Ofer, en Cisjordanie occupée, a fait le tour de la Toile. Tout autant que la vidéo publiée quelques jours auparavant, et dans laquelle elle provoque, avec sa cousine Nour Naji Tamimi, deux soldats israéliens qui voulaient s’introduire dans la cour de leur maison à Nabi Saleh, au nord de Ramallah. A la suite de cet épisode, Ahed Tamimi, sa cousine puis sa mère, qui apparaît sur la vidéo, ont donc été arrêtées.
La détention des trois Palestiniennes dans la prison de Hasharon, en Israël, devrait se terminer lundi 1er janvier. Rien n’est moins sûr pour Ahed Tamimi. Les juges du tribunal militaire ont accusé l’adolescente de 16 ans d’avoir giflé un des soldats, nui à la sécurité dans le secteur et incité à la haine.
Mais ce n’est pas le seul grief qui lui est reproché. Le procureur du tribunal militaire israélien a requis lundi douze chefs d’inculpation contre la jeune fille, concernant au total cinq autres incidents l’impliquant l’année passée. Le procureur a également requis cinq chefs d’accusation contre Nariman Tamimi, la mère d’Ahed, également impliquée dans l’incident du 15 décembre. Le tribunal militaire doit en principe décider lundi s’il suit les réquisitions du procureur.
Enfant militante
L’enquête devrait donc se poursuivre. D’ailleurs, son père, Bassem Tamimi, ne se fait guère d’illusion quant à sa libération : « D’après mon expérience, elle risque encore six à huit mois de prison », estime ce militant de longue date. Il voit dans sa fille une de celle et ceux qui poursuivront « la lutte pour la libération du peuple palestinien ».
« Ahed n’a jamais voulu être une icône, mais la situation l’a amenée à le devenir. La résistance n’est pas un choix, c’est une responsabilité. »
Née en 2001 et seule fille d’une fratrie de quatre enfants, Ahed Tamimi fait partie d’une génération qui n’a rien connu d’autre que l’occupation israélienne. A Nabi Saleh, c’est une réalité quotidienne : la route qui traverse ce village de 600 habitants pour rejoindre Ramallah dessert aussi la colonie israélienne de Halamish (1 328 habitants), établie en 1977 sur des terres palestiniennes privées. D’une colline à l’autre, Nabi Saleh et Halamish se font face.
Pendant l’été 2008, le captage de sources d’eau au profit de la colonie provoque la colère des villageois palestiniens spoliés. A partir de 2009, une marche pacifique est instaurée tous les vendredis, le jour de congé, par les familles de Nabi Saleh, pour dénoncer l’occupation. La confrontation hebdomadaire avec l’armée israélienne tourne souvent à la violence : des manifestants sont arrêtés, d’autres blessés.
Les heurts des jeunes, placés en tête de cortège, avec l’armée israélienne sont systématiquement filmés par certains villageois. « La caméra fait partie de notre lutte, elle rétablit la vérité, explique Bassem Tamimi. La diffusion de nos films sur les réseaux sociaux permet de contrer les médias conventionnels qui fournissent une image biaisée de la situation. » Très vite, son épouse, Nariman, filme leur fille, souvent meneuse parmi les plus jeunes. Les images de l’enfant militante diffusées sur Internet, par l’agence de presse de son oncle, font mouche.
Provocations face à des soldats israéliens

   


En 2012, Ahed Tamimi est prise en vidéo brandissant le poing sous le nez de soldats israéliens : la scène fait le tour du monde et lui vaut d’être reçue par Recep Tayyip Erdogan, alors premier ministre turc. Trois ans plus tard, en 2015, elle apparaît sur des clichés également remarqués, parmi des femmes qui tentent de faire lâcher prise à un soldat plaquant contre un rocher un enfant au bras dans le plâtre, son petit frère Salam. Ahed Tamimi est ainsi devenue une figure familière de la résistance palestinienne à Nabi Saleh.

   


Ses faits d’armes relèvent surtout de provocations face à des soldats israéliens, qui demeurent parfois impassibles. Sa jeunesse, sa liberté et sa fierté interpellent ; les médias israéliens dénoncent d’ailleurs une manipulation de la jeune fille par ses proches, ainsi que son jeu forcé, face aux caméras, pour pousser les soldats à bout. Le public palestinien, quant à lui, admire son courage et s’identifie à elle.
« Beaucoup de Palestiniens se sentent humiliés par les Israéliens sans jamais pouvoir leur répondre. Lorsque Ahed Tamimi gifle ou interpelle un soldat, elle est vue comme une héroïne, parce qu’elle fait ce que beaucoup aimeraient mais n’osent pas faire », explique Dr Samah Jabr, psychiatre et psychothérapeute palestinienne, souvent confrontée à la problématique de la résistance nationale chez ses patients.
A une échelle plus internationale, l’intérêt pour la jeune fille, et la mobilisation virale suscitée pour sa libération s’expliquent notamment par son physique atypique, loin des idées préconçues : une Palestinienne aux yeux bleus, à la peau claire et aux boucles blondes.
Pour Samah, Jabr :
« Si Ahed avait été brune et voilée, elle n’aurait pas reçu la même empathie de la part des médias internationaux. Un tel profil [brune et voilée] est plus facilement associé à l’islamisme et donc au terrorisme. Son attitude aurait alors été aussitôt liée à de la violence plus qu’à de l’héroïsme, comme c’est le cas aujourd’hui. »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-10">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ A l’appel de l’Eglise catholique, plusieurs manifestations pacifiques ont eu lieu à Kinshasa, à Lubumbashi ou encore à Kananga.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤         

Compte rendu

Au moins huit morts dans la répression des marches anti-Kabila en RDC

A l’appel de l’Eglise catholique, plusieurs manifestations pacifiques ont eu lieu à Kinshasa, à Lubumbashi ou encore à Kananga.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-01T11:10:44+01:00"

        Le 01.01.2018 à 11h10

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-01-01T11:12:06+01:00"

        Mis à jour le 01.01.2018 à 11h12






    
A Kinshasa, le 31 décembre 2017 in Kinshasa, manifestation pour le départ de Joseph Kabila.
Crédits : JOHN WESSELS/AFP


Huit personnes ont été tuées, dimanche 31 décembre 2017, en République démocratique du Congo (RDC), et une centaine d’autres ont été arrêtées, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, muet sur son avenir politique dans ses vœux aux Congolais.

        Lire aussi :
         

                En RDC, des élections désormais promises pour décembre 2018



M. Kabila a assuré que la publication de l’échéancier qui prévoit la tenue de la présidentielle au 23 décembre 2018 « conduit de manière irréversible vers l’organisation des élections ».
Mais les catholiques congolais ont manifesté dimanche car, il y a un an, un accord était signé, sous l’égide des évêques, prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du chef de l’Etat congolais, dont le mandat s’est achevé le 19 décembre 2016.
« Interrompre le processus démocratique »
Le président s’en est pris à ces manifestants, appelant à la « vigilance » afin de « barrer la route à tous ceux qui cherchent à se servir de prétexte des élections depuis quelques années, seraient tentés aujourd’hui de recourir à la violence pour interrompre le processus démocratique en cours et plonger le pays dans l’inconnu ».
Le bilan provisoire de cette journée est de « huit morts dont sept à Kinshasa et un à Kananga », dans le centre du pays, a déclaré à l’AFP une source onusienne. « Quatre-vingt-deux arrestations, dont des prêtres » ont eu lieu à Kinshasa et « 41 sur le reste du pays », a ajouté cette source.

        Lire aussi :
         

                A la cour du roi Kabila, les barons sont à la fois puissants et révocables



Dans un communiqué à New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé « le gouvernement et les forces nationales de sécurité à faire preuve de retenue et à respecter les droits du peuple congolais aux libertés d’expression et de manifester pacifiquement ».
Le patron de l’ONU « exhorte tous les acteurs politiques congolais à demeurer pleinement engagés à la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre 2016 qui demeure l’unique voie viable devant mener à la tenue d’élections, à une alternance pacifique au pouvoir et à la consolidation de la stabilité en République démocratique du Congo », précise le communiqué.
La police congolaise a fait état de trois civils tués à Kinshasa, tandis que le gouvernement de la RDC annonçait un policier tué dans la capitale.
Blessés par balles
Les forces de sécurité congolaises ont réprimé des messes à coups de gaz lacrymogènes, et empêché des marches interdites après l’appel à manifester contre le pouvoir.
A Kananga, au Kasaï (centre), un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des catholiques, en marge d’une marche contre le président Kabila.
Coupure Internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers : les autorités congolaises ont tenté d’étouffer ces « marches pacifiques » contre le chef de l’Etat, malgré l’appel des Nations unies et de chancelleries au respect du droit à manifester.
A Kinshasa, au moins une quinzaine de personnes ont été blessées, dont plusieurs par balles, selon un décompte de l’AFP qui s’est rendue dans plusieurs paroisses.

        Lire aussi :
         

                Le Kasaï en crise : une série de trois reportages en RDC



La police a aussi interpellé douze enfants de chœur à la sortie d’une paroisse du centre-ville.
A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que des catholiques tentaient de manifester à la sortie d’une messe.
La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des jeunes ont répliqué par des jets de pierres. Quatre véhicules ont été incendiés et des commerces pillés.
Toute l’opposition et la société civile, qui réclament le départ du président Kabila dès le 31 décembre 2017, se sont associées à l’appel des marches, interdites par les autorités comme les précédentes manifestations contre le régime.
Gaz lacrymogènes dans l’église
Dans un pays majoritairement chrétien, où les habitants survivent avec moins de un dollar par jour, c’est en pleine prière au cœur des églises que les forces de sécurité ont fait irruption.
« Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église » où se déroulait la messe, a déclaré à l’AFP un chrétien de la paroisse Saint-Michel à Kinshasa.
A la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Lingwala, quartier populaire du nord de Kinshasa, les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes à l’arrivée du leader de l’opposition Félix Tshisekedi, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les manifestants demandent au président de déclarer qu’il ne sera plus candidat. Ils veulent aussi un « calendrier électoral consensuel » à la place de l’actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre.

        Lire aussi :
         

                RDC : « Le régime Kabila organise le chaos pour ne pas préparer les élections »



Les autorités congolaises ont coupé Internet « pour des raisons de sécurité d’Etat » avant cette marche. Au cours de la nuit, l’armée et la police s’étaient déployées massivement devant des églises de Kinshasa, la capitale aux quelque 10 millions d’habitants, les autorités assurant être informées d’une « distribution d’armes » pour déstabiliser le régime.
Une équipe de l’AFP a été menacée à Kinshasa par un officier congolais. « Si vous ne videz pas les lieux, j’ordonne qu’on tire sur vous », a lancé l’officier.
A Kinshasa, de nombreuses barrières routières ont été installées dans la ville, où des policiers et militaires contrôlaient les passagers des véhicules en circulation.


<article-nb="2018/01/01/19-11">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Sur son blog, Jean-Pierre Filiu estime que le président de la République, aveuglé par sa volonté de rupture avec son prédécesseur, est en train de tomber dans le piège pourtant grossier que lui tend le président syrien.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/01/01/19-12">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Pour la quatrième nuit d’affilée, les Iraniens sont de nouveau descendus dimanche soir dans la rue pour protester contre le pouvoir et les difficultés économiques.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

En Iran, au moins six morts dans les manifestations contre la vie chère

Pour la quatrième nuit d’affilée, les Iraniens sont de nouveau descendus dimanche soir dans la rue pour protester contre le pouvoir et les difficultés économiques.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 18h00
   





                        


La vague de manifestations qui agitent l’Iran connaît ses premières victimes. Au moins six personnes sont mortes pendant le week-end du 30 et 31 décembre, en marge des rassemblements antigouvernementaux qui ont eu lieu dans plusieurs grandes villes du pays.
Dans le détail, on sait pour l’heure que deux manifestants ont été tués par balle à Izeh, ville du sud-ouest de l’Iran, selon le député local Hedayatollah Khademi, cité par l’agence Ilna (proche des réformateurs). Deux autres personnes ont péri dans la ville de Doroud (Ouest) dans un incident lié indirectement aux manifestations, a fait savoir le préfet de la ville à la télévision d’Etat. Samedi soir, deux personnes avaient également été tuées dans cette même ville, mais le vice-gouverneur de la province avait affirmé que les forces de l’ordre n’avaient pas tiré sur les manifestants.
La télévision iranienne a évoqué le chiffre de dix morts, uniquement dans la nuit de dimanche à lundi, sans donner plus de précisions sur ce bilan.
Jamais vu depuis 2009
Pour la quatrième nuit d’affilée, les Iraniens sont de nouveau descendus dimanche soir dans la rue pour protester contre le pouvoir et les difficultés économiques. Le mouvement, partie jeudi de Machhad, la deuxième ville du pays, s’est propagé à travers le territoire, gagnant même Téhéran. Des protestations contre la vie chère et le pouvoir corrompu qui sont sans pareil dans le pays depuis 2009.
Selon des vidéos mises en ligne par les médias iraniens et les réseaux sociaux, les manifestants ont attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux et des banques ou des sièges du Bassidj (milice islamique du régime). Les manifestants ont aussi mis le feu à des voitures de police.
Pour tenter de limiter l’ampleur des manifestations, l’accès à Internet et aux réseaux sociaux a été restreint par intermittence depuis ce week-end. Dimanche après-midi, l’accès à la messagerie cryptée Telegram, très utilisée en Iran, était limité.

        Lire aussi :
         

                Iran : le président Rohani sur la corde raide face aux manifestations



« Fauteurs de troubles et hors-la-loi »
Les violences de dimanche soir ont eu lieu malgré un appel du président Hassan Rohani au calme. Dans un discours diffusé à la télévision nationale dimanche soir, le chef de l’Etat a tenté à la fois de ménager les manifestants et ses propres adversaires conservateurs. Hassan Rohani a condamné « la violence et la destruction de biens publics », mais il a affirmé qu’il fallait créer « un espace pour que les partisans de la révolution et le peuple puissent exprimer leurs inquiétudes quotidiennes ».
Suite à cette nouvelle nuit de violences, le président Hassan Rohani a déclaré lundi que le peuple iranien répondrait aux « fauteurs de troubles et hors-la-loi ». Depuis le début des troubles, quelque 400 personnes ont été arrêtées, dont 200 à Téhéran, selon les médias. Une centaine ont ensuite été libérées.

        Lire aussi :
         

                Iran : la photo d’une femme devenue l’icône des protestations n’est pas liée au mouvement



De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé que « le temps du changement » était venu en Iran. Revenant à la charge contre le régime iranien, ennemi juré des Etats-Unis, le président américain a dit que « les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-13">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Ils ou elles ont fui le Soudan, l’Ukraine, l’Irak, la Birmanie… Quatre médias européens, dont « Le Monde », ont recueilli leurs témoignages.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

2018 : espoirs et craintes de 18 réfugiés à travers le monde

Ils ou elles ont fui le Soudan, l’Ukraine, l’Irak, la Birmanie… Quatre médias européens, dont « Le Monde », ont recueilli leurs témoignages.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 08h01
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 09h51
    |

                            Le Monde Afrique








                        



   


Réfugiés, déplacés, demandeurs d’asile, migrants : plus de 65 millions de personnes vivent ou survivent actuellement loin de chez elles. C’est presque un humain sur 100 et, si ces personnes formaient un pays, ce serait le 21e par la population.
Pour démarrer cette année 2018, Le Monde, avec ses partenaires The Guardian, El Pais et Der Spiegel, a demandé à 18 réfugiés (issus de 18 pays d’où proviennent près de 90 % de tous les déplacés) quels étaient leurs espoirs pour cette nouvelle année. Un travail soutenu par la Fondation Bill & Melinda Gates.
Nuela Etaku, 18 ans, Sud-Soudanais réfugié en Ouganda
Originaire de la province de Yei. Interrogé dans le camp d’Imvepi, en Ouganda, par Jason Burke. 4 millions de personnes ont fui le Soudan du Sud.
« J’aimerais que la guerre se termine et que nous puissions aller chercher mes parents. Si je dois rester ici, en Ouganda, alors j’espère que nous aurons assez à manger et que nous serons en sécurité. Mais avant tout j’aimerais commencer à être formé comme infirmier. »

   


Ahmed Khamis, 27 ans, Soudanais réfugié en France
Originaire de Nyala, au Darfour du Sud. Interrogé à Vichy, en France, par Emile Costard. 2,9 millions de personnes ont fui le Soudan.
« Ça fait bientôt deux ans que je suis en France, six mois que j’ai le statut de réfugié et ça y est, j’ai mon appartement ! Ç’a été très difficile de le trouver, mais maintenant je peux souffler un peu. Ma priorité pour 2018, c’est de trouver un travail. J’aimerais pouvoir faire venir ma femme, qui est toujours à Nyala, mais je dois d’abord avoir une situation. J’ai eu un entretien pour être conducteur de poids lourd. J’espère que ça va marcher.
J’ai dû quitter précipitamment le Soudan en 2015 après avoir subi des menaces de la sécurité nationale. J’étais alors chauffeur pour une ONG au Darfour. Les services de renseignement me demandaient de dénoncer des dissidents politiques dans les camps de réfugiés auxquels j’avais accès. J’avais une situation, des amis, une femme. Aujourd’hui je dois tout reconstruire.
Mes proches me manquent, heureusement qu’il y a WhatsApp. Je pense souvent à ma vie d’avant, à des choses très simples, la nourriture, des odeurs, des ambiances, les soirées dehors, le ramadan en famille. Pour mon pays, en 2018, j’aimerais que cessent les exactions au Darfour. On en parle peu dans la presse, mais des crimes sont commis presque tous les jours par les milices du régime. »

   


Marwa Kadhim, 29 ans, Irakienne réfugiée en Turquie
Originaire de Bagdad. Interrogée à Samsun, en Turquie, par Mona Mahmood. 5,6 millions de personnes ont fui l’Irak.
« Mon espoir pour la nouvelle année est de retrouver mes parents, réfugiés en Allemagne. Mon inquiétude quotidienne est la possibilité de perdre un autre parent cher en Irak. Mon frère a été tué en 2014.
Ce qui me préoccupe, en Turquie, c’est l’éducation de ma fille aînée [7 ans]. Elle est entrée dans une école turque et je dois lui enseigner l’arabe à la maison. La vie est trop chère en Turquie et les possibilités de travailler sont très limitées. Mon mari travaille comme ouvrier dans la construction, mais il a récemment eu des maux de dos et a mis un peu de temps à se remettre. Cependant il doit retourner sur le chantier, sinon ma petite fille [7 mois] se retrouvera affamée et tremblante dans un endroit froid et humide.
Je crains que l’école de ma fille nous soit refusée si mon mari tombe de nouveau malade. Nous sommes fatigués d’avoir souvent des nuits agitées et de ne pas savoir comment gagner notre vie. J’aimerais que l’Irak connaisse une période de paix et de sécurité, qu’on puisse emmener les enfants chez leurs grands-parents à Bagdad et visiter la tombe de mon frère. Il me manque beaucoup, c’était mon meilleur ami. »

   


Behrouz Boochani, 34 ans, Iranien détenu en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Originaire d’Iran. Il a envoyé ce message de Papouasie-Nouvelle-Guinée. 180 000 personnes ont fui l’Iran.
Le gouvernement australien a ouvert en 2012 sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, un centre de détention pour les réfugiés et demandeurs d’asile ayant tenté d’entrer sur son territoire.
« Je vous écris de Manus, une île isolée au cœur de l’océan Pacifique. Je suis en détention indéterminée ici depuis près de cinq ans, comme environ 2 000 hommes, femmes et enfants que le gouvernement australien a exilés dans les îles Manus et Nauru. En 2018, j’espère que le gouvernement australien nous rendra notre liberté.
Je rêve que tous les gens qui ont quitté leur pays à cause de la guerre, de la discrimination et des persécutions se retrouvent dans un endroit sûr qui leur donnera l’occasion de commencer une nouvelle vie. À l’échelle mondiale, tant de gens sont morts à cause de la guerre et des millions de personnes sont devenues des réfugiés. Je souhaite que 2018 soit une année de paix, de justice et de compassion pour tous les réfugiés dans le monde. »

   


Anastasia Gundar, 27 ans, Ukrainienne réfugiée en Russie
Originaire de Louhansk. Interrogée à Moscou par Jack Losh. 2,1 millions de personnes ont fui l’Ukraine.
« J’ai fui l’est de l’Ukraine en février 2015, lorsqu’il y avait des combats sévères dans le Donbass. J’espère retrouver une vie normale, une vie où je ne suis pas constamment nerveuse, où le sol ne cède pas en permanence sous mes pieds. Je crains pour ma famille à Louhansk. Les combats sur la ligne de front créent certains risques, mais je suis plus préoccupée par l’impact de la lutte pour le pouvoir entre les groupes rebelles. Plus je suis loin de ma famille, moins je peux aider et moins je comprends leur vie.
Les Ukrainiens doivent se réveiller pour cesser de tomber dans l’abîme. Peu de gens comprennent la réalité de la vie dans l’Est. Les deux camps sont coupables de crimes, mais les gens ont une compréhension très superficielle et voient tout en noir et blanc. La guerre n’est pas le problème principal de l’Ukraine, c’est la corruption. Sauf que les gens sont comme des petits rongeurs, ils courent vers le bord de la falaise et ne voient pas qu’ils se font voler. Cela doit changer. »

   


Akram Ben Boubker, 28 ans, Libyen réfugié en Italie
Originaire de Tripoli. Interrogé à Catania, en Sicile, par Lorenzo Tondo. 640 000 personnes ont fui la Libye.
Akram est arrivé en Italie en août 2014. Il est parti de Sabratah à bord d’un bateau de 13 mètres. En Libye, il était mécanicien, puis, pendant la guerre, il a perdu son atelier et a été contraint d’accumuler des dettes pour rembourser les dommages. Pendant les conflits, en 2012, il a été touché par une balle à la jambe. Il a été opéré deux fois, à Tripoli, mais sa jambe a besoin d’une troisième opération. Sans travail et avec ses créanciers qui voulaient le tuer s’il ne rendait pas chaque centime, Akram a dû fuir.
« Je ne savais plus quoi faire, je n’avais pas l’argent et Tripoli était devenu trop dangereuse. J’ai décidé de fuir pour gagner ma vie en Europe. Je n’ai pas de maison, je vis dans la rue, je dors où je peux. Pour survivre, de temps à autre, je travaille dans les champs, en cueillant des fruits et légumes. Qu’est-ce que j’attends de la nouvelle année ? Tant de choses, comme chaque année. J’espère revoir mon frère. Il est tombé malade après un accident à Milan, où il a été heurté par un tramway. J’espère trouver un emploi stable. J’ai peur de ne pas trouver un foyer. J’ai peur de devoir dormir dans la rue pour le reste de ma vie. »

   


Ayaanle Ahmed Ibrahin, 24 ans, Somalien réfugié en Italie
Originaire de Mogadiscio. Interrogé en Sicile par Lorenzo Tondo. 2,7 millions de personnes ont fui la Somalie.
« Mogadiscio est devenue impossible à vivre. Des soldats partout dans les rues, des policiers corrompus, des miliciens Chebab. Mon père est mort il y a quelques années. Mon frère a été rendu aveugle par l’effondrement de sa maison. Nous n’avions ni argent ni travail. J’étais le seul espoir de soutenir ma famille. Je suis parti avec ma femme pour la Libye.
Mon rêve ? L’année prochaine, j’espère jouer au foot, trouver une équipe ici, en Italie. Je veux vivre ici. En Somalie, je n’ai pas eu la chance de montrer mon talent sur le terrain. J’espère pouvoir le faire en Europe. Ma peur ? J’ai peur de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ma famille [il est sur le point de devenir père]. J’ai peur de ne pas trouver de travail. »

   


Ruaa Abu Rashed, 24 ans, Syrienne réfugiée en Allemagne
Originaire de Damas. Interrogée à Iéna, en Allemagne, par Eva Thöne. 12,6 millions de personnes ont fui la Syrie.
« Ma famille et moi sommes arrivés en Allemagne en novembre 2013. J’ai vu un de mes meilleurs amis mourir à la guerre et j’ai failli me noyer dans la Méditerranée. J’ai appris l’allemand et j’ai travaillé pour atteindre mon objectif : étudier la médecine pour aider les personnes dans le besoin. Comme mes notes étaient bonnes mais pas extraordinaires, j’étudie finalement la technologie médicale. Cela me plaît, mais j’ai toujours l’espoir de devenir médecin. Je vais essayer de nouveau au printemps, je croise les doigts.
Mes parents ont beaucoup de mal à s’adapter en Allemagne. Ils ont tout perdu, leur maison, leur ferme. Aujourd’hui, ils sont en sécurité mais leur vie est faite de dépendances : protection sociale, cours de langue… J’espère qu’ils pourront retrouver le sentiment d’être les créateurs de leur propre vie. Ma plus grande crainte, c’est de ne plus revoir mes grands-parents. Ils vivent toujours à Damas, où la situation est dangereuse et la vie difficile. L’électricité est coupée régulièrement et les choses de base comme la nourriture deviennent de plus en plus chères. »

   


Abubakkar Yousafzai, 27 ans, Pakistanais déplacé à Karachi
Originaire de Bruner, dans la province du Swat. Interrogé à Karachi par Nosheen Abbas. 1,3 million de personnes ont fui le Pakistan ou y sont des déplacés internes.
« Je suis venu à Karachi et j’ai beaucoup lutté, j’ai soutenu mes deux frères et ma sœur. Je travaille avec une ONG dans le domaine de l’éducation. Nous faisons du travail de sensibilisation, mais nous sommes menacés par les talibans et par les forces de sécurité. Les services secrets nous prennent pour des espions et les talibans nous détestent.
Je n’ai pas de grands espoirs. Le truc, pour 2018, c’est plutôt de devenir réaliste. J’espère que le gouvernement sera stable, la société fonctionne mieux quand règnent la loi et l’ordre. La sécurité s’est un peu améliorée, mais les extrémistes ciblent toujours les gens. Si la situation actuelle se poursuit, le terrorisme reviendra et les mêmes incidents se reproduiront. J’espère que cela changera. »

   


Busine Diouf (nom d’emprunt), Centrafricaine déplacée à Bangui
Originaire de Bangui. Interrogée dans le camp de réfugiés de l’aéroport de la capitale par Rebecca Ratcliffe. 969 000 personnes ont quitté la Centrafrique ou y sont des déplacés internes.
« J’ai fui ma maison le 25 décembre 2013. Les miliciens de la Seleka sont venus dans mon quartier avec beaucoup de voitures, beaucoup de fusils, ils ont attaqué tout le monde et ont commencé à brûler des maisons et à tuer de jeunes hommes. Je suis partie avec ma famille pour aller au camp de réfugiés près de l’aéroport.
Quand je me suis enfuie, je n’ai rien pris, alors après un certain temps je suis retournée chez moi chercher des affaires et des vêtements. J’étais seule. Je n’ai pas vu que quatre hommes se cachaient près de la maison. Ils m’ont attaquée, m’ont violée un par un. L’un des hommes voulait me tuer, mais les autres l’en ont empêché. Puis ils sont montés dans une voiture et sont partis.
J’ai été découverte par des femmes qui étaient en route pour le camp de réfugiés. Il y avait un hôpital dans le camp, mais pas assez de médicaments. Je n’ai pas eu de test de dépistage de la maladie. J’aimerais obtenir justice et punir ces hommes. Mais je ne connais pas leurs visages. Même si je portais plainte, ça ne marcherait pas. Cela me fait beaucoup de mal.
Ce que je veux maintenant, c’est reconstruire ma vie. Je veux recommencer une nouvelle affaire. Je veux vraiment qu’on m’aide à commencer une nouvelle vie. »

   


Narul Amin, 12 ans, Birman réfugié au Bangladesh
Originaire de Tula Toli, dans la banlieue de Maungdaw, dans l’Etat de Rakhine. Interrogé dans le camp de réfugiés de Balukhali, au Bangladesh, par Poppy McPherson. 923 000 personnes ont fui la Birmanie.
« Je ne suis pas heureux au Bangladesh. Mon pays et mon village me manquent tellement. J’ai laissé deux chèvres, Lal Fari et Hasha, dont je me suis occupé quand elles étaient petites. Je ne sais pas si elles sont vivantes ou mortes. Je dois retourner en Birmanie et vivre à nouveau dans notre village. Si le gouvernement birman nous rend nos droits, nous serons en sécurité là-bas. J’aime aller à l’école. Sinon, je n’aime rien ici au Bangladesh. Je veux être une personne instruite. Une personne très instruite, comme un mollah. Mon grand-père était mollah très célèbre et je veux être comme lui. »

   


Edward Mola Rushambara, 24 ans, Congolais réfugié au Kenya
Né dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya, dont il n’a pas bougé. Interrogé là par Verity Bowman. 3,5 millions de personnes ont fui la République démocratique du Congo (RDC) ou y sont des déplacés internes.
« Ma mère a fui la RDC parce qu’elle craignait d’être emprisonnée ou peut-être tuée. Quand elle s’est enfuie, elle était enceinte de moi. Dans le camp, c’est très dur. Le pire, c’est pour les enfants, parce qu’ils ne savent pas ce qui se passe.
En 2018, si Dieu pouvait se souvenir de moi et me faire installer hors du camp, dans un pays développé, ce serait une bonne chose pour moi. Je pourrai retourner à l’école, obtenir de bonnes notes et réaliser mon rêve : travailler dans l’humanitaire, avec des enfants, partout dans le monde. » 

   


Taqiah Ali Mansour, 45 ans, Yéménite déplacée à Sanaa
Originaire de Taïz. Interrogée au camp de Khamer, à Sanaa, par Ahmad Algohbary. 3 millions de personnes ont fui le Yémen ou y sont des déplacés internes.
« J’espère retourner chez moi, dans mon village, que quelqu’un m’aidera à reconstruire ma maison de toutes pièces et que la guerre prendra fin en 2018, car nous sommes dévastés. J’espère que je pourrai revoir ma famille, qui vit dans la ville de Taïz, où mon mari a été tué alors qu’il rentrait chez lui.
Ma santé s’est détériorée, je n’ai pas reçu de soins médicaux. Je suis vraiment triste que la guerre ait ravagé ma maison et ma vie. J’espère que l’Arabie saoudite mettra fin à ses bombardements et à son siège. J’espère également que les forces soutenues par les Houthi et les Hadi cesseront les combats et nous laisseront vivre en paix. »

   


Olivier N., 19 ans, Burundais réfugié en Ouganda
Originaire de Bujumbura. Interrogé au camp de Nakivale, en Ouganda, par Verity Bowman. 742 000 personnes ont fui le Burundi.
« J’espère que 2018 concrétisera mon rêve de poursuivre mes études, que ma passion pour la course à pied se réalisera, mais surtout que le Burundi redeviendra pacifique pour que les Burundais puissent y vivre ensemble sans peur d’être tués ou injustement emprisonnés. Etre loin de mon pays, de ma famille et de tout ce que j’avais est dur, mais j’ai de la chance et je remercie Dieu d’avoir pu fuir en Ouganda, où j’ai trouvé refuge depuis deux ans et demi. »

   


Orlando Burgos Garcia, 52 ans, Colombien déplacé à Bogota
Originaire de Barrancabermeja, près de Santander. Interrogé à Bogota. 7,7 millions de personnes ont fui la Colombie ou y sont des déplacés internes.
« Personnellement, j’ai peur que 2018 ne soit pas différente des autres années. J’ai été déplacé pour la première fois en 2000 et je n’ai toujours pas de qualité de vie digne de ce nom. Ceux d’entre nous qui ont été déplacés et qui ont fui sans rien n’ont toujours pas de soutien du gouvernement. Je suis une victime aux yeux de la société colombienne et cela signifie un statut inférieur.
J’espère que les miens continueront à se battre pour leurs droits. Heureusement, mes enfants travaillent maintenant et construisent une vie loin de là où nous avons été déplacés. Mais des familles comme la nôtre souffrent de traumatismes. La guerre [entre le gouvernement et les FARC] nous a fait du mal et nous avons besoin d’aide pour accomplir notre vie.
Je travaille depuis longtemps avec les personnes déplacées. Le gouvernement a adopté une loi sur les victimes en 2011, mais ce n’est qu’un écran de fumée. Il dit que les personnes déplacées recevront une indemnisation, mais ce n’est pas vrai. J’espère que la communauté internationale nous écoutera, mais je crains que nous ne continuions de vivre dans cette incertitude sur nos droits et notre sécurité. »

   


Aives Samuel Maiorana Flores, 34 ans, Vénézuélien réfugié en Espagne
Originaire de Barquisimeto. Interrogé à Madrid par Laura Delle Femmine. 52 000 personnes ont fui le Venezuela.
« Mon pays va de mal en pis. Il n’y a pas de médicaments, pas d’argent, pas de liberté. Il n’y a rien. Mon souhait pour 2018 est que la situation s’améliore, que la reconnaissance des droits soit rétablie, qu’il y ait une véritable démocratie. J’espère vraiment que ça arrivera vite, mais je n’y crois pas. Le Venezuela est dans une impasse. Le seul moyen est de changer de Constitution.
L’année 2018 sera déterminante pour moi, car je verrai si l’Espagne accepte ma demande d’asile. J’étais avocat et je fais une maîtrise en Espagne. Si la réponse est négative, je ne sais pas quoi faire.
Au Venezuela, j’avais peur tous les jours. J’ai reçu des menaces à la fois parce que j’étais homosexuel et pour mon idéologie, j’ai été enlevé par les militaires pour avoir participé à une manifestation de l’opposition. Ma vie ici est beaucoup plus calme, sur le plan personnel et émotionnel, mais je crois que chaque migrant aspire à mourir dans son pays. J’espère retrouver ma famille et mes amis et reprendre cette vie que j’ai laissée derrière moi. »

   


Deborah Morphus, 24 ans, Nigériane réfugiée au Tchad
Originaire de l’Etat d’Adamawa. Interrogée au camp de Baga Sola, au Tchad. 3,2 millions de personnes ont fui le Nigeria ou y sont des déplacés internes.
« Je suis venue ici à cause de Boko Haram, qui a attaqué notre village. Nous nous sommes enfuis, mais ma mère était trop vieille pour fuir, alors ils l’ont tuée. Il n’y a pas de paix dans notre village, Boko Haram y est toujours. Certains y sont retournés : ils ont peur mais ils ont des emplois là-bas. Mon père y est toujours. Je l’appelle toutes les semaines. Je demande toujours des nouvelles et si les gens sont vivants ou morts. Je ne veux pas retourner au Nigeria, je n’aime pas la vie là-bas, il n’y a pas de paix. J’aimerais avoir l’argent pour aller voir mon père, mais je ne resterai pas. »

   


Nasrat, 17 ans, Afghan réfugié en Suède
Originaire d’Afghanistan. Interrogé à Floda, en Suède, par Catherine Girouard. 5,2 millions de personnes ont fui l’Afghanistan.
« Nous rêvons juste de pouvoir vivre dans un pays où nous n’aurons pas peur de mourir. Je rêve de pouvoir faire sortir mon frère de 7 ans de l’Afghanistan. Il place beaucoup d’espoir en moi, mais il ne sait pas que j’ai reçu un avis d’expulsion.
Nos parents ont été tués par les talibans. Nous avons le droit de demander trois fois une révision de la décision d’immigration [en Suède], mais après trois refus, nous sommes arrêtés et mis dans un avion. Je fais trop de cauchemars. »

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-14">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Une femme tête nue brandissant son voile sur un bâton est largement utilisée sur les réseaux sociaux pour incarner les manifestations. La photo est en réalité antérieure aux premiers défilés.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Iran : la photo d’une femme devenue l’icône des protestations n’est pas liée au mouvement

Une femme tête nue brandissant son voile sur un bâton est largement utilisée sur les réseaux sociaux pour incarner les manifestations. La photo est en réalité antérieure aux premiers défilés.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 06h12
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 07h42
   





                        



   


L’image circule largement sur les réseaux sociaux, mais également dans de nombreux médias depuis le début des manifestations qui secouent l’Iran depuis jeudi 29 décembre : dans une rue iranienne, une jeune femme tête nue brandit son voile sur un bâton. Pour beaucoup, il s’agit d’une « image iconique » du mouvement.
Ainsi l’opposante iranienne et militante des droits de l’homme installée au Royaume-Uni, Maryam Namazie, dans un tweet vendredi 30 décembre, se félicite : « Une des icônes des manifestations d’hier était une jeune femme avec son hidjab obligatoire sur un bâton… Quelle vision merveilleuse ! »

One of the iconic photos of yesterday's protest was a young woman with her compulsory hejab on a stick... 
— MaryamNamazie (@Maryam Namazie)


require(["twitter/widgets"]);

Aux Etats-Unis, même si l’image a circulé très largement dans tous les cercles, des personnalités et les sites proches de l’« alt-right » (extrême droite), comme Breitbart, ici, l’ont tout particulièrement utilisée.
Un dessin, lui aussi largement partagé, est venu conforter son statut d’icône :

   


« Mercredi blanc »
Pourtant, comme l’a fait remarquer sur Twitter notre journaliste à Téhéran, Ghazal Golshiri, cette image n’est pas liée au mouvement de protestation actuel.

FAUX - la photo n'a rien à voir avec les manifestations. Elle a été prise avant. Arrêtez de prendre vos fantasmes p… https://t.co/TsI8OKeQ1k— GhazalGolshiri (@Ghazal Golshiri)


require(["twitter/widgets"]);

Elle a été postée une première fois sur Facebook et Instagram par la journaliste iranienne habitant aux Etats-Unis Masih Alinejad, jeudi 28 décembre, avec d’autres photos et une vidéo. Soit le jour de la première manifestation à Machhad. Mais Mme Alinejad précise qu’elle a été prise, la veille, mercredi 27, avenue Enghelab, à Téhéran. Soit trois jours avant la première manifestation dans la capitale iranienne, samedi. Elle ajoute que la jeune femme a été arrêtée, ainsi que « le groupe de jeunes gens qui la soutenaient ».
La vidéo mise en ligne permet d’ailleurs de distinguer que la jeune femme n’est pas entourée de manifestants. Les passants et les voitures circulent normalement.

    فيلم؛ ميدان انقلاب چهارشنبه و اعتراض نمادين به حجاب اجباري. یک وقتهایی تاریخ را میخوانیم و از شهامت و جسارت امثال رزاپارکس ها برای به چالش کشیدن قدرت و اعتراض به ظلم و تبعیض غرق حیرت و حسرت میشویم... در حالی که حالا صدها و هزاران رزا پارکس ایرانی هستند که با همان شجاعت و با همان سرسختی به قوانین مرتجع و عقب مانده و تبعیض آمیز اعتراض میکنند و متاسفانه کمتر دیده میشوند و در بسیاری از مواقع با پوزخندی از کنارشان می‌گذریم. On Wednesday, Enghlab Ave. this brave woman who hung her scarf on a stick and waved it in the air in protest to compulsory hijab This girl was arrested by the security guards after her demonstration and the group of young people who supported her were also arrested. The girl was speaking about freedom to choose one’s own outfits and other youth were supporting her. The demand movement is advancing. Do you think the regime will respond to the demand for social rights? The Iranian police took a step back today and announced that from now on no one will be arrested for not wearing the hijab! #چهارشنبه_های_سفید #چهارشنبه_های_بدون_اجبار #whitewednesdays #نه_به_حجاب_اجباری A post shared by  Masih Alinejad (@masih.alinejad) on Dec 28, 2017 at 1:03pm PST 

L’action est en fait liée au mouvement « Mercredi blanc » lancé par Mme Alinejad sur les réseaux sociaux pour protester contre les obligations vestimentaires imposées aux femmes en Iran. Sur sa page Facebook « My Stealthy Freedom » (« Ma liberté furtive »), elle poste ainsi des images et des vidéos d’Iraniennes en blanc ou dévoilées.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-15">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le dirigeant a annoncé lors de ses vœux qu’il voulait « faire de cette année un tournant dans l’histoire nationale » et assuré que « l’ensemble des Etats-Unis [était] à portée de [ses] armes nucléaires ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Corée du Nord : Kim Jong-un dit vouloir améliorer les relations avec le Sud et met en garde Washington

Le dirigeant a annoncé lors de ses vœux qu’il voulait « faire de cette année un tournant dans l’histoire nationale » et assuré que « l’ensemble des Etats-Unis [était] à portée de [ses] armes nucléaires ».



Le Monde
 |    01.01.2018 à 05h13
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 07h37
   





                        



   


La Corée du Nord pourrait envoyer une délégation en Corée du Sud pour les Jeux olympiques d’hiver de 2018, a déclaré lundi 1er janvier le numéro un nord-coréen Kim Jong-un, dans son message de Nouvel An à la nation nord-coréenne. « L’ensemble des Etats-Unis est à portée de nos armes nucléaires et il y a toujours un bouton nucléaire sur mon bureau. C’est la réalité, pas une menace », a-t-il également déclaré.
Les autorités sud-coréennes et les organisateurs des Jeux de Pyeongchang les présentent comme « les JO de la paix ». Ils se tiendront du 9 au 25 février, et les Jeux paralympiques doivent commencer le 9 mars. Deux athlètes nord-coréens – des patineurs en couple – sont qualifiés pour les JO de Pyeongchang.

        Lire aussi :
         

                Deux patineurs nord-coréens relancent la question de la participation de leur pays aux JO d’hiver



Le président sud-coréen Moon Jae-in a exprimé l’espoir que les Jeux contribuent à faire baisser les tensions. Il a proposé dans ce but un report des manœuvres militaires annuelles des forces de Séoul avec celles des Etats-Unis, principal allié de la Corée du Sud.
Ces manœuvres débutent habituellement fin février ou début mars et entraînent à chaque fois une montée de la tension, Pyongyang voyant dans ces exercices les préparatifs d’une future invasion de son territoire.
Tension
Lors de ses vœux, le dirigeant nord-coréen a assuré que Pyongyang n’utiliserait ses armes atomiques que si sa sécurité est menacée, tout en promettant de poursuivre le déploiement opérationnel de ses têtes nucléaires et de ses missiles balistiques.

        Lire aussi :
         

                La crise nord-coréenne, une épée de Damoclès sur les Jeux olympiques d’hiver



Kim Jong-un s’est également prononcé pour une amélioration des relations entre les deux Corées. « Nous devons améliorer les relations Nord-Sud, qui sont gelées, et faire de cette année un tournant dans l’histoire nationale », a-t-il déclaré.
La tension dans la péninsule est particulièrement forte ces derniers mois, avec la poursuite de la progression des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord et les échanges de menaces et d’invectives entre Kim Jong-un et le président des Etats-Unis Donald Trump.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-16">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ De Sydney à New York, le monde a fêté le passage à la nouvelle année, dans la nuit de dimanche à lundi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ 
<article-nb="2018/01/01/19-17">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Dix touristes américains et les deux pilotes costaricains ont péri dans le crash, dont les conditions ne sont pas encore établies.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Douze morts dans un accident d’avion au Costa Rica

Dix touristes américains et les deux pilotes costaricains ont péri dans le crash, dont les conditions ne sont pas encore établies.



Le Monde
 |    01.01.2018 à 02h11
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 07h30
   





                        



   


Dix touristes américains ont été tués dans l’accident d’un avion survenu dimanche 31 décembre 2017 au Costa Rica. Les deux pilotes costaricains ont également péri, a annoncé le président du pays, Luis Guillermo Solis.
« Le gouvernement du Costa Rica regrette profondément la mort de dix passagers américains et de deux pilotes costaricains dans l’accident aérien », déclare une note publiée sur le compte Twitter du président.
Au moins deux familles
L’appareil, un monomoteur Cessna, s’est écrasé dans une région montagneuse près de Punta Islita, une cité balnéaire sur le Pacifique, a indiqué le ministère de la sécurité publique. L’appareil a pris feu et aucun des 12 occupants n’a survécu.
Les médias costaricains ont publié une liste de noms de passagers présumés, dont beaucoup portent le même patronyme, suggérant qu’ils seraient membres d’au moins deux familles. Selon le quotidien La Nación, un fort vent soufflait lors de l’accident.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-18">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dimanche, lors de sa première intervention télévisée depuis le début des défilés, ce modéré a affiché sa compréhension tout en menaçant ceux « qui sèment le désordre ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Iran : le président Rohani sur la corde raide face aux manifestations

Dimanche, lors de sa première intervention télévisée depuis le début des défilés, ce modéré a affiché sa compréhension tout en menaçant ceux « qui sèment le désordre ».



Le Monde
 |    01.01.2018 à 00h28
 • Mis à jour le
01.01.2018 à 10h22
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



   


Pour sa première intervention après quatre jours de protestations en Iran, dimanche 31 décembre 2017, le président Hassan Rohani a joué les acrobates sur la corde raide. Ce modéré a semblé tantôt favoriser les manifestants, tantôt faire un geste vers ses propres adversaires conservateurs qui demandent une répression féroce contre « les agitateurs ».
Si, dans un passage de son discours, diffusé à la télévision nationale, M. Rohani a tenté de légitimer les protestataires et leurs revendications – « pas seulement contre l’état de l’économie, mais aussi contre la corruption et l’absence de transparence », a-t-il résumé –, il a aussitôt menacé « ceux qui vandalisent les biens publics et qui sèment le désordre ».

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut retenir des manifestations en Iran



Pour le président, le maintien d’un équilibre a été d’autant plus difficile que l’enjeu est de taille. Cette vague de contestation est la première depuis les grandes manifestations de juin 2009, à la suite de la réélection contestée de l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad. Contrairement à 2009, l’usage de la force est resté, pour l’instant, relativement limité. Deux personnes auraient trouvé la mort à Doroud, dans le sud-ouest du pays, et 200 personnes ont été arrêtées samedi 30 décembre à Téhéran. Dans le centre, à Arak, l’arrestation d’une centaine de manifestants a été confirmée par les autorités.
Tensions à Téhéran
Peu avant la diffusion du discours du président, enregistré lors de la réunion du cabinet dans la journée de dimanche, certains quartiers du centre de Téhéran, entre la place Enghelab et la place Ferdowsi, ont été le théâtre de tensions entre manifestants, moins nombreux que les jours prétendants, et forces antiémeutes. Des photos montrent la police qui, à l’aide d’un canon à eau, tente de disperser la foule. D’autres rassemblements ont également eu lieu dans des villes moyennes comme Chabahar, dans le Sud-Ouest, ou Ilam, dans l’Ouest.
La vague des manifestations en Iran a commencé jeudi 28 décembre à Machhad, la deuxième ville d’Iran, devenue l’un des bastions des opposants au président Rohani, lesquels craignent, en raison de la politique d’ouverture vers le monde de ce dernier, la perte de leurs avantages politiques et économiques.

        Lire aussi :
         

                Iran : le président Rohani reconnaît le droit des Iraniens à manifester



L’appel à descendre dans la rue, intitulé « Contre la hausse des prix », a été partagé largement sur la messagerie instantanée Telegram, très populaire en Iran. Les manifestants ont d’abord crié « Mort à Rohani », slogan qui n’a pas été entendu ailleurs depuis. Pour beaucoup d’analystes, cela laisse à penser que la manifestation de Machhad était une initiative des adversaires du président qui cherchaient avant tout à l’affaiblir.
Mais, très rapidement, les manifestants ont visé tout le système en scandant, entre autres, des slogans comme : « A bas le dictateur. » De là, la contestation s’est répandue dans la quasi-totalité du pays, y compris dans les petites villes.
Mécontentement économique
Arrivé au pouvoir en juin 2013 et réélu pour un deuxième mandat en mai 2017, le président Rohani a fait du redressement économique sa priorité. La signature, en juillet 2015, de l’accord sur le programme nucléaire iranien avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne, suivie de la levée partielle, en janvier 2016, des sanctions économiques contre Téhéran ont suscité l’espoir d’une reprise économique rapide.

        Lire aussi :
         

                En Iran, des manifestants protestent contre la vie chère



Hassan Rohani est parvenu à faire baisser l’inflation à environ 10 %, contre 40 % avant son arrivée au pouvoir, mais le chômage des jeunes, notamment, reste très élevé, à 28,8 % selon les chiffres officiels. Le président iranien peine également à faire venir les investisseurs étrangers, surtout depuis l’élection à la présidence des Etats-Unis de Donald Trump, ce dernier ayant refusé de « certifier » l’accord nucléaire et menaçant d’en sortir.
Depuis le début du deuxième mandat de M. Rohani, les rassemblements organisés par des retraités, des ouvriers ou des enseignants qui n’ont pas été payés depuis des mois se multiplient. De plus, la faillite des dizaines d’établissements de prêts illégaux, créés notamment pendant la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, fait rage dans le pays et pousse de nombreux épargnants à protester régulièrement devant différentes organisations gouvernementales, pour réclamer des dédommagements. Ce climat de mécontentement économique, mêlé aux frustrations plus profondes liées à la stagnation politico-sociale, peut expliquer l’étendue inédite de la contestation.
Méfiance des réformateurs
Contrairement à tous les rassemblements depuis 2009, les manifestations de ces derniers jours n’ont mentionné aucun des deux leaders de l’opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, assignés à résidence depuis 2011. C’est l’une des raisons pour lesquelles les réformateurs iraniens qui soutiennent la présidence de M. Rohani suivent avec beaucoup de méfiance un mouvement qui reste à ce stade sans leadership.
De nombreux Iraniens qui sont pourtant descendus dans la rue en 2009 et qui ont plus tard voté pour Hassan Rohani gardent également leurs distances. « Ce qui se passe en ce moment est une étape sur la bonne voie, explique Mohammad, un jeune Iranien appartenant à cette catégorie. Mais nous avons payé un prix fort pour nos comportements trop impulsifs. Aujourd’hui, nous avons besoin de patience et d’intelligence. »
Dimanche, Hassan Rohani a fait preuve d’habileté, espérant sans doute que la contestation s’éteigne sans recours à la force. Le président a notamment appelé les Iraniens à « avoir à l’esprit la situation délicate régionale ». Une référence à l’Irak et à la Syrie, deux pays ravagés par des années d’instabilité politique et de guerre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-19">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’enquête interne n’a révélé « aucune lacune dans le cadre juridique du TPIY », où le Croate avait bu du cyanure de potassium au moment du verdict de son procès.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Suicide au TPIY : le poison ingéré par Slobodan Praljak était impossible à détecter

L’enquête interne n’a révélé « aucune lacune dans le cadre juridique du TPIY », où le Croate avait bu du cyanure de potassium au moment du verdict de son procès.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 20h00
   





                        



   


Le poison ingéré par le Croate de Bosnie Slobodan Praljak, qui s’est suicidé en pleine audience devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), n’était en aucun cas détectable, a annoncé le tribunal dimanche 31 décembre, en publiant le résultat d’une enquête interne.
« Il n’existe aucune mesure qui aurait pu détecter le poison à quelque stade que ce soit », a affirmé le juge Hassan Jallow dans un communiqué.
Le tribunal avait ouvert une enquête interne sur la mort de Slobodan Praljak, qui s’est suicidé le 29 novembre en ingérant du cyanure de potassium en pleine salle d’audience et en direct devant les caméras, juste après avoir reçu la confirmation de sa condamnation à vingt ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

        Lire aussi :
         

                Le tribunal pour l’ex-Yougoslavie entre dans l’histoire



« Mon enquête n’a révélé aucune lacune dans le cadre juridique du TPIY », a poursuivi le juge, précisant que « les règles avaient été respectées par les agents du TPIY et du centre de détention » de La Haye où était détenu M. Praljak.
« La petite taille de la fiole, les limites des règles sur les fouilles intrusives et la nature de l’équipement de dépistage disponible au quartier pénitentiaire et dans les locaux du TPIY ont tous contribué à rendre difficile la détection du liquide », a insisté le juge, qui a été assisté d’experts indépendants lors de l’enquête.
Recommandations
L’enquête toujours en cours du parquet néerlandais, sollicité après l’incident par le TPIY, cherche à déterminer comment M. Praljak a pu se procurer et introduire dans le tribunal une fiole contenant du cyanure.
« Il n’est pas possible d’acquérir légalement du cyanure de potassium ou de le fabriquer illicitement à partir de choses disponibles au sein du centre de détention », a argumenté le juge.
Pour éviter que ce genre d’incident ne se reproduise, Hassan Jallow a toutefois émis des recommandations « relatives aux fouilles » et recommandé « des séances de formation pour le personnel de sécurité qui seront partagées avec d’autres tribunaux ».
Le suicide de M. Praljak avait eu lieu lors du prononcé du jugement en appel contre six anciens dirigeants et chefs militaires des Croates de Bosnie, accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité durant le conflit croato-musulman (1993-1994) qui avait éclaté durant la guerre en Bosnie (1992-1995).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/01/19-20">
<filnamedate="20180101"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180101"><AAMMJJHH="2018010119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Depuis trois jours, de nombreux manifestants ont critiqué le pouvoir et les difficultés économiques, provoquant la mort de deux personnes et des centaines d’arrestations.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Iran : le président Rohani reconnaît le droit des Iraniens à manifester

Depuis trois jours, de nombreux manifestants ont critiqué le pouvoir et les difficultés économiques, provoquant la mort de deux personnes et des centaines d’arrestations.



Le Monde
 |    31.12.2017 à 19h41
   





                        



   


Le président iranien Hassan Rohani a affirmé que son pays devait fournir « un espace » pour que la population puisse exprimer ses « inquiétudes quotidiennes », dimanche 31 décembre, dans sa première intervention après quatre jours de contestation durant lesquelles deux personnes ont été tuées et des centaines arrêtées.
Le président a également fermement condamné « la violence et la destruction de biens publics ». « Critiquer, c’est totalement différent que d’utiliser la violence (...) », a déclaré Hassan Rohani en Conseil des ministres, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat. « Nous accueillons positivement les critiques », a-t-il dit, ajoutant qu’il fallait « même créer les conditions pour la critique, les protestations légales, y compris des manifestations (...) ». « C’est le droit du peuple », a-t-il assuré.
Depuis trois jours, de nombreux manifestants ont critiqué le pouvoir et les difficultés économiques, provoquant la mort de deux personnes dans des heurts dans la ville de Doroud dans la nuit de samedi à dimanche. Samedi, 200 personnes ont également été arrêtées à Téhéran.

        Lire aussi :
         

                En Iran, les autorités peinent à répondre aux manifestants



Critique de Trump
Le président Rohani en a aussi profité pour critiquer les tweets de Donald Trump soutenant les manifestations contre le régime et invitant le gouvernement iranien à « respecter » les droits des manifestants. « Il n’a pas le droit de compatir avec le peuple iranien », a déclaré M. Rohani en rappelant que le président américain avait qualifié les Iraniens de « terroristes » il y a de cela quelques mois.
Le numéro un de la République islamique d’Iran guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, n’a, en ravanche, pas réagi publiquement depuis le début des troubles.



                            


                        

                        

