Supporter de frustrer son enfant est primordial
C’est en fixant des limites à un tout-petit qu’on l’aide à se sentir distinct de sa maman. Le père a bien sûr un rôle à jouer dans cette prise de distance progressive. Mais la mère doit aussi accepter l’idée de ne plus combler dans l’instant tous les désirs de son enfant. Ce deuil s’avère parfois difficile à faire car l’enfant, lui, est rarement d’accord avec ces limites qu’on impose à sa toute-puissance. Et c’est bien là que le bât blesse : quand il se met à hurler de frustration, une mère a du mal à rester de marbre. Faire acte de séparation, c’est accepter de ne pas être dans la tête de l’enfant et ne pas confondre ses ressentis avec les nôtres. Beaucoup de pères aujourd’hui sont capables de céder aux pleurs de leur progéniture. Mais les mamans encore plus vulnérables, elles qui durant les premières semaines, ont pris l’habitude de répondre dans l’instant aux moindres demandes de leur bébé…