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Discours politique

Jean-Marie Le Pen, Discours à Paris (15/04/2007)

   Mes chers compatriotes,

   Quelle joie de se retrouver, à la fin de cette campagne, ici même, au
   Palais des Sports de Paris, pour ce grand moment de fusion militante et
   d'espérance française !

   Merci d'être venus si nombreux, amis militants et sympathisants, qui
   êtes depuis si longtemps messagers de notre combat et avant-garde de
   notre armée, à la veille d'un scrutin capital pour l'avenir de la
   nation française comme pour chacun d'entre nous.

   À la fin de cette avant dernière semaine de campagne présidentielle, à
   sept jours du premier tour, qu'il me soit permis aussi de remercier
   tous ceux qui ont contribué à l'effort commun pour informer nos
   compatriotes des dimensions de l'enjeu, de nos analyses et nos
   propositions pour arracher la France et les Français au désastre où les
   ont conduits les politiciens du Système, de gauche comme de droite.

   Merci d'abord aux élus et aux maires qui ont bravé les pressions, les
   menaces et les manoeuvres scandaleuses de certains sous-marins du
   Système.

   Merci à tous, dirigeants, militants du Front National et de l'Union
   Patriotique et à tous nos sympathisants qui ont oeuvré partout en
   France, merci au FNJ et aux DPS.

   Merci à l'équipe de campagne, aux CAPS et tout particulièrement à
   Marine qui en a été l'âme et l'animatrice infatigable.

   Merci à Olivier Martinelli, mon directeur de Cabinet, et à tous mes
   collaborateurs directs.

   Merci à Alain Vizier et à son équipe de communication.

   Merci aux grandes manifestations qui ont organisé au cours de l'année
   de campagne, banquets, meetings, réunions, conférences de presse et à
   ses responsables, Jean-Michel Dubois, Yann Le Pen, organisateurs aussi
   de cette belle journée.

   I- Partis maintenant depuis presque un an, nous avons fait front contre
   toutes les difficultés, en vue de l'étape qualificative du 22 avril, à
   trois semaines de l'étape décisive du 6 mai, après notre rendez-vous
   avec la sainte de la Patrie, Jeanne, le 1er mai prochain.

   Depuis le début de l'année, la chasse aux pigeons est ouverte et les
   médias les rabattent sous les fusils des princes qui nous gouvernent.

   Il n'est pas de sujet, si modeste qu'il soit, ni de fait divers banal
   qui ne justifie une prise de position des candidats du système, une
   promesse d'action, un plan "Marshall" de préférence.

   Le blaireau et le rasoir à la main, les garçons coiffeurs qui se
   veulent des hommes d'État, promettent que "demain on rase gratis", que
   ce n'est pas une promesse de bateleur, qu'ils ne mentiront plus, qu'ils
   ne trahiront plus.

   Il parait même que certains citoyens du pays "le plus spirituel" de la
   Terre, s'y laissent prendre et l'on voit certains paons de la
   basse-cour se dépouiller eux-mêmes de leur plumage.

   Comme ils savent qu'ils ne seront pas présidents d'une République
   qu'ils ont eux-mêmes livrée pieds et poings liés à l'Europe de
   Bruxelles, mais au mieux, gouverneur d'un territoire européen, d'un
   district, ils n'abordent que les problèmes de la vie courante comme des
   marchands de savonnettes ou de bretelles.

   Ils s'interdisent, et pour cause, d'aborder les seuls sujets qui
   devraient être ceux de l'élection présidentielle puisqu'ils sont
   précisément ceux qui appartiennent à la mission essentielle du
   Président : les Institutions, la politique étrangère, la défense
   nationale.

   Mais où le débat tourne à l'escroquerie, c'est quand les journalistes
   comme récemment, celui de LCI, déclarent : "aucun candidat n'a abordé
   ces problèmes", alors que rien que pour la défense, j'y ai consacré
   dans deux discours principaux, à la politique étrangère, trois
   conférences de presse.

   Mais à la vérité, c'est là que se révèle la supercherie de l'élection,
   encadrée par des médias et manipulée par les sondages.

   C'est là la magie cinématographique, le monde des projecteurs, des
   miroirs déformants, le règne du virtuel propice à tous les trucages.

   En effet, en politique n'existe que ce qui parait exister.

   Alors, le paraître remplace l'être. Pour les besoins de la cause, les
   sondages fabriquent un troisième homme pour éviter que LE PEN ne puisse
   bénéficier des reportages consacrés aux trois premiers candidats.

   On fait passer en deux mois, celui qui fut pendant cinq ans un des plus
   inefficaces ministres de l'Éducation Nationale, de 6% à 25%
   d'intentions de vote.

   Le message lancé, il fera de l'effet pendant plusieurs semaines, avant
   de s'essouffler et se dégonfler.

   Il existe pourtant un organisme chargé de veiller aux respects de
   l'égalité, le CSA.

   Nous sommes le 15 avril, il n'a pas encore publié son rapport sur les
   trois premiers mois de l'année, sans doute, comme l'INSEE pour le
   chiffre du chômage, le fera-t-il après les élections !

   C'est grotesque et scandaleux !

   Pour vous donner une idée de la réalité, je vous cite le rapport du CSA
   du 1er semestre 2006, il y a un an, je n'en ai pas d'autres.

   C'était le nombre de citations des candidats dans le journal télévisé
   de 20 heures par les six grandes chaînes de télé : Sarko 178, Royal
   172, Bayrou 44, Le Pen 4.

   Eh bien, malgré cela, il y aura encore une grosse surprise le 22, des
   pleurs et des grincements de dents.

   Peut-être des défilés d'ilotes dans les rues et peut-être même
   verra-t-on tel Illustre défiler avec sa pancarte dans le 14ème, rue de
   la Santé.

   Peut-être n'y aura-t-il rien du tout.

   L'esprit public, en effet, a changé.

   II- Vous avez observé, comme moi-même, que mes concurrents ont mis au
   centre de leur campagne les thèmes de l'immigration, du patriotisme et
   de l'identité nationale, pour lesquels pourtant on m'a diffamé, insulté
   et diabolisé depuis 30 ans, en même temps que vous, et les millions
   d'électeurs du Front National !

   Aujourd'hui, tous font assaut de références françaises, oubliant qu'il
   y a peu encore, ils écartaient la nation, Jeanne d'Arc et le drapeau
   d'une moue dédaigneuse.

   Seul Monsieur Bayrou, européiste convaincu, a clairement affirmé pour
   sa part que la référence permanente à l'identité française dans la
   campagne "l'effrayait".

   Madame Royal, elle, a ramassé l'emblème national pour courir derrière
   monsieur Sarkozy, qui, de déclarations tapageuses en affirmations
   légères, court lui-même derrière moi.

   Ces candidats ont pourtant tous participé aux gouvernements successifs.
   Ils ont été Ministres, Parlementaires français et européens, chef de
   partis importants quant aux effectifs, impuissants quant à
   l'efficacité.

   Comment pourraient-ils faire demain ce qu'ils n'ont ni su, ni pu, ni
   voulu faire hier ?

   Oui, comment le pourraient-ils ?

   Avec l'élection présidentielle, c'est en effet l'heure des bilans qui a
   sonné.

   Depuis 1980, la gauche a été au pouvoir 14 ans, et la droite 12 ans.

   Or la France est dans une situation de désastre économique et social
   total.

   Chaque électeur doit savoir que les grands chiffres de l'état de la
   France sont truqués, tronqués, bidouillés, pour lui dissimuler la
   vérité.

   Il n'y a pas 2 millions de chômeurs, hélas, mais probablement 5
   millions.

   Comment le savoir, puisque le pouvoir a reporté la publication des
   statistiques après l'élection, conformément aux bonnes vieilles
   méthodes totalitaires des pires régimes politiques de la planète !

   Il n'y a pas eu 3 millions sept cent mille crimes et délits en 2006
   comme l'affirme le Ministre de l'Intérieur, mais 12 millions quatre
   cent mille comme l'a écrit l'Observatoire de la délinquance.

   Il n'y a pas 63 millions d'habitants en France, mais probablement 67,
   en raison des lacunes du système de recensement.

   La dette publique réelle est de 2500 milliards d'euros, et pas 1200.

   À l'inverse de mes concurrents, je crois, moi, que c'est la vérité qui
   nous rendra libre de prendre les mesures qui s'imposent pour redresser
   la France !

   Il n'est que temps, mes chers camarades !

   Chacun de nous voit bien, dans sa vie de tous les jours ou en prenant
   connaissance des informations quotidiennes, que nos valeurs
   disparaissent,

   que la France s'appauvrit,

   que la société est de plus en plus conflictuelle,

   que, finalement, un grand pays vieux de 2000 ans, semble au bord de la
   guerre civile, prélude éventuel à sa disparition pure et simple en tant
   que nation historique, en tant que peuple libre et en tant que société
   prospère.

   Tout cela n'est pas le produit d'un quelconque hasard ou de je ne sais
   quelle fatalité.

   III- Pour comprendre ce qui s'est passé, je voudrais, si vous le voulez
   bien, dresser devant vous le bilan des 30 dernières années.

   C'est avec Giscard, en 1974, 6 ans après 1968, que commence
   véritablement l'inversion généralisée des grandes valeurs politiques,
   économiques et morales qui structuraient notre peuple depuis des
   siècles.

   Depuis 1974 en effet, la France a connu un processus continu de déclin,
   dont nos compatriotes subissent désormais les effets dramatiques,
   chaque jour que Dieu fait.

   Les causes en sont simples.

   Les gouvernements successifs ont cru à diverses utopies régressives,
   toujours antinationales : européisme, immigrationnisme, fiscalisme ou
   libre-échangisme.

   Ils ont également cédé, par électoralisme ou faiblesse d'âme, aux
   revendications des lobbies, des syndicats, des minorités agissantes,
   des faux prophètes.

   Ces groupes, suivant leur intérêt particulier, demandaient pour
   eux-mêmes des avantages spécifiques qui ont précipité la France toute
   entière dans le déclin matériel et la décadence morale.

   Jugez-en par vous-mêmes, mes chers camarades.

   Alors qu'en 1974, le quadruplement de la facture pétrolière eut
   nécessité une politique de courage, faite d'efforts et de sacrifices,
   Giscard courrait derrière la gauche, avec sa fameuse politique de
   "libéralisme avancé".

   Au lieu d'encourager les économies d'énergie et l'épargne, au lieu
   d'appeler à la modération salariale, il cédait aux grèves et aux
   revendications syndicales irresponsables, laissant se constituer une
   spirale prix-salaires qui allait porter l'inflation à des sommets
   inégalés et détériorer les comptes des entreprises.

   Pis encore, Giscard a initié la montée de l'État-Providence, amenant la
   France aux portes du socialisme, qu'il soit Mitterrandien ou
   Chiraquien.

   En 30 ans, l'État est devenu une véritable corne d'abondance, finançant
   des emplois aidés à tire larigot ou soumettant les entreprises à des
   règlementations paralysantes:

   - les 39 heures payées 40 et la retraite à 60 ans sous Mitterrand,

   - puis les 35 heures sans réduction de salaires sous Jospin à la fin
   des années 90,

   - sans même parler du code du travail, véritable maquis inextricable,
   qui a instauré des conditions d'embauche à long terme de plus en plus
   drastiques fragilisant les entreprises sans protéger les salariés !

   Oui, mesdames et messieurs, la démagogie salariale est responsable de
   l'effondrement de la productivité des entreprises françaises, qui
   entraîne une moindre compétitivité et accroît durablement le chômage.

   Les équipes gouvernementales successives ont financé cette politique de
   lâcheté par une catastrophique politique d'endettement financier de
   l'État. La France a subi la spirale déficit-dette sans discontinuité,
   sous Mauroy, Fabius, Chirac, Rocard, Creysson, Bérégovoy, Balladur,
   Juppé, Jospin, Raffarin et Villepin.

   11 équipes différentes, pour une seule et même politique : celle de la
   ruine de l'État.

   En effet, après 25 ans de socialo-UMPisme, jamais la gestion des
   finances publiques n'a été aussi anarchique, instable et catastrophique
   qu'aujourd'hui.

   Excédentaire en 1970, le budget de l'État n'a plus été en équilibre
   depuis 1980.

   Bon an, mal an, le déficit officiel atteint près de 50 milliards
   d'euros par an, soit autour de 3% du PIB.

   Et ça n'est que le déficit officiel. Car le déficit réel, celui qui
   incorpore les débudgétisations, c'est-à-dire les dépenses non recensées
   dans le budget annuel, les reports de dépenses d'une année sur 2, bon
   système de cavalerie, et les transferts de charges aux collectivités
   locales, le déficit réel, disais-je, est plus proche de 5%.

   Excédentaire en 1970, l'assurance-retraite est aujourd'hui déficitaire,
   avant de s'effondrer dans le trou béant des retraites à verser à partir
   de 2020.

   À l'arrivée à la retraite, pourtant prévisible, des générations du
   "Baby-Boom", les gouvernements successifs n'auront opposé que
   l'indécision et la lâcheté, à charge pour les derniers actifs de faire
   face au problème, quant il se présentera, demain...

   Enfin, l'assurance-maladie, elle aussi excédentaire en 1970, affiche
   désormais un déséquilibre de 8 à 10 milliards d'euros chaque année.

   Les dépenses publiques atteignent 53% du PIB, essentiellement pour
   payer les dépenses de fonctionnement d'administrations pléthoriques et
   inefficaces !

   Il n'y a pas assez d'argent ? Qu'importe, endettons-nous et on verra
   plus tard. Ou plutôt nos enfants et petits enfants se débrouilleront
   avec ce problème !

   La dette est passée de 165 milliards de Francs en 1970, soit 25
   milliards d'euros, à 1200 milliards d'euros aujourd'hui, atteignant
   officiellement 64% du PIB, sans que l'Europe ne nous serve de guide ni
   de chien d'aveugle, puisque le seuil de 60% qu'elle nous avait imposé
   est pulvérisé depuis longtemps.

   Je dis pulvérisé, parce qu'il s'agit là encore de l'endettement
   officiel, c'est-à-dire de la dette approximative de l'État, des
   collectivités locales et des organismes de sécurité sociale.

   Mais la dette publique réelle, celle qui tient compte de la dette des
   entreprises publiques, des sociétés majoritairement détenues par l'État
   et des associations loi 1901 qu'il contrôle et finance, atteint, elle,
   120 % du PIB, soit 2.500 milliards d'euros.

   Cette dette, il faut déjà en payer une petite partie chaque année.

   Je dis "une petite partie", parce qu'il s'agit des intérêts de la dette
   et pas du capital, bien plus considérable. Mais ce sont déjà des sommes
   énormes. Tous les ans, les intérêts de la dette sont payés par le
   budget de l'État, et ils atteignent 40 milliards d'euros par an.

   Les intérêts de la dette, c'est le 2ème poste budgétaire de l'État !
   Voilà à quoi servent nos impôts !

   De 35% en 1970, les prélèvements obligatoires sont d'ailleurs passés
   officiellement à 45% du PIB cette année.

   La France a ainsi un taux de prélèvement supérieur de 6 points à la
   moyenne européenne.

   Et encore, je comptais avec ce chiffre de 45%, mais c'est en fait 50%,
   car de nombreux impôts ne sont pas décomptés dans le chiffrage
   gouvernemental.

   Il n'y a pas assez d'argent ? Qu'importe, augmentons les impôts, et
   tant pis si les contribuables, entreprises et particuliers, n'en
   peuvent plus !

   Tant pis si les entreprises se délocalisent parce qu'elles paient moins
   d'impôts ailleurs, tant pis si la matière grise française émigre vers
   Londres et new York, tant pis si les capitaux vont s'investir ailleurs
   !

   Mais dès lors, mesdames et messieurs, il ne faut pas s'étonner du
   niveau faramineux du chômage français.

   300.000 chômeurs en 1974, 1 million en 1980, 2 millions puis 3 millions
   sous la gauche dans les années 80, puis 4, puis 5 : la courbe du
   chômage suit celle des prélèvements obligatoires, de la dette, de la
   dépense publique.

   Oui, 5 millions, c'est le vrai chiffre du nombre de chômeurs réels, et
   pas 2 millions comme l'annonce monsieur Borloo !

   Le tissu économique a été laminé, tandis que les pouvoirs publics
   successifs créaient les conditions d'une féroce concurrence sur le
   marché de l'emploi, entre les immigrés et les Français.

   Tout a commencé là encore au milieu des années 70, lorsque l'emploi
   national a été sacrifié aux intérêts du patronat, qui appelait à
   l'immigration des travailleurs africains, pour peser à la baisse sur
   les salaires manuels en France.

   C'est Chirac, Premier Ministre de Giscard et ami des grands patrons
   depuis l'époque Pompidou, qui a fait voter le regroupement familial en
   1975, transformant une immigration temporaire de travail en une
   immigration familiale définitive.

   Oh bien sûr, à les en croire, tous les ministres successifs ont
   prétendu agir pour tarir l'immigration.

   En 1974, André Postel-Vinay, Secrétaire d'État aux travailleurs
   immigrés, affirmait que l'immigration était officiellement stoppée.

   Le 14 octobre 1980, M. Lionel Stoléru, lui aussi Secrétaire d'État aux
   Travailleurs manuels et immigrés de Giscard affirmait, à Metz, qu'"il
   n'est plus question d'accueillir un seul étranger en France".

   Le 7 janvier 1990, Michel Rocard, Premier ministre socialiste
   déclarait: "nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde ".

   En 2004, Sarkozy lançait sa thématique de l'"immigration choisie",
   c'est-à-dire plus d'immigrés encore, dans un pays qui n'en peut mais...

   Tous ceux-là nous ont menti, car derrière les propos d'estrade, qui a
   régularisé des centaines de milliers de clandestins, sinon la gauche en
   août 1981 et juin 1997, et la droite sarkozienne en août 2006 ?

   Qui a bradé la nationalité française, sinon monsieur Mazeaud, député de
   droite et auteur d'une loi en 1973 qui institua le droit du sol
   automatique en droit Français, en prévoyant qu'un enfant né en France
   de parents étrangers pouvait devenir mécaniquement Français dès l'âge
   de 13 ans ?

   Qui a encore assoupli la loi Mazeaud, en supprimant tout critère
   d'assimilation, sinon le gouvernement Balladur en 1993, en reprenant
   les propositions irresponsables de la Commission Marceau-Long mise en
   place par le Gouvernement Chirac en 1987-1988 ?

   Qui s'est prononcé le premier pour le droit de vote des immigrés, sinon
   Jacques CHIRAC, futur Président de la République, dès 1977, suivi en
   1981 par CHEYSSON, ministre socialiste des relations extérieures, puis
   par François MITTERRAND lui-même en 1989, puis par de ROBIEN en 1999,
   BORLOO en 2000, BAYROU en 2001 et enfin SARKOZY qui a trouvé le moyen
   de se prononcer pour le droit de vote des immigrés le 25 octobre 2005,
   deux jours avant le début des émeutes !

   Il paraît qu'il a changé son fusil d'épaule, le 4 avril denier,
   affirmant que "l'opinion n'est pas prête", et qu'il y renonce pour
   l'heure...

   Bref, il n'en parle plus pour l'instant, pour ne pas perdre d'électeurs
   à quelques jours du scrutin, mais est bien décidé à le faire à un autre
   moment !

   Qui a parlé de l'immigration comme d'une chance pour la France, sinon
   l'ensemble de la classe politique, gauche et droite confondue, à la
   suite de la publication du fameux livre de Bernard Stasi en janvier
   1985 ?

   Vous le voyez, mesdames et messieurs, toute la classe politique est
   immigrationniste depuis 30 ans, soit qu'elle ne se rende pas compte du
   péril, soit qu'elle considère la nation comme dépassée, soit qu'elle
   serve la soupe aux grandes entreprises multinationales, toujours
   favorables à la libre circulation des hommes, réduits à une simple
   variable d'ajustement du marché mondial de l'emploi.

   Les résultats sont là. Il est entré 10 millions d'immigrés dans notre
   pays depuis 30 ans, et aujourd'hui encore, année après année, 450.000
   migrants, légaux ou illégaux, viennent chez nous avec l'intention de
   s'y installer durablement.

   Les politiciens français n'ont toujours pas compris que ce n'est que le
   début de l'immigration de masse, et que si nous ne faisons rien, nous
   serons submergés.

   Qu'ils méditent les exemples du Kosovo et du Sri Lanka !

   Ils n'ont pas vu qu'en 100 ans, la population mondiale était passée de
   1 à 7 milliards d'hommes, tandis que l'Europe et la France
   connaissaient, elles, une crise démographique grave.

   Ils n'ont pas vu qu'entre une zone de basse pression démographique,
   l'Europe, une zone de haute pression, le Sud affamé et prolifique, le
   torrent migratoire ne pouvait que déferler.

   Ils n'ont pas vu non plus que la durée de vie ayant augmenté de 15 ans
   dans les 50 dernières années tandis que la natalité baissait, le nombre
   des inactifs avait augmenté par rapport aux actifs mettant toutes les
   caisses sociales en déficit.

   Au lieu de réagir sainement, ils ont, par démagogie, mis la retraite à
   60 ans et pour couronner le tout, les 35 heures, alors que nous étions
   déjà le pays du monde qui travaille le moins. Or nous savons tous que
   c'est le travail qui est la source de toute prospérité, qu'on ne peut
   partager que les gâteaux que l'on a cuit et qu'on ne peut pas faire de
   grandes parts dans les petits gâteaux.

   J'affirme pour ma part que tous ceux qui ont appelé à intensifier
   l'immigration ou ont refusé de se donner les moyens de l'endiguer sont
   responsables de la situation d'aujourd'hui, et notamment des problèmes
   de nos banlieues.

   D'autant que depuis 30 ans, les Princes qui nos gouvernement n'ont pas
   seulement érigé l'immigrationnisme en valeur suprême.

   Ils ont également mis en oeuvre, par démagogie, par faiblesse ou par
   idéologie, la politique du laxisme éducatif et judiciaire, deuxième
   cause de l'explosion de la criminalité et de la délinquance dans notre
   pays.

   Après mai 68, l'ensemble des autorités familiales, scolaires,
   religieuses, militaires et politiques ont été contestées.

   L'autorité parentale a été limitée sous Giscard et Mitterrand, au nom
   des droits de l'enfant.

   L'autorité des enseignants, sapée par un pédagogisme délirant qui
   voulait mettre l'élève et le maître à égalité, n'existe plus.

   Dans les petites classes, il fallait laisser libre cours à la
   spontanéité créatrice de l'enfant, ne plus le brusquer par des règles
   strictes d'apprentissage.

   Dès lors, la méthode globale d'apprentissage de la lecture fut préférée
   à la traditionnelle méthode syllabique, qui avait pourtant fait ses
   preuves. Les résultats sont là : 5 millions d'analphabètes et 5
   millions d'illettrés dans notre pays !

   De surcroît, la classe politique a fixé, par la bouche de monsieur
   Chevènement en 1983, l'objectif démagogique d'amener 80% d'une classe
   d'âge au BAC, dévalorisant les filières manuelles de l'apprentissage et
   de la formation professionnelle.

   Le résultat est connu : pour atteindre à toute force ce résultat, on a
   nivelé par le bas, allégeant les programmes, adoucissant les notations
   et les critères de passage dans la classe supérieure. La valeur des
   diplômes s'est effondrée, pénalisant les élèves les plus méritants et
   les plus travailleurs, tandis que la société manquait de plus en plus
   cruellement de plombiers, de sapeurs-pompiers ou d'infirmiers.

   Au niveau des études supérieures, la vérité est encore plus simple,
   mesdames et messieurs.

   Le système d'enseignement, verrouillé par des syndicats marxistes, est
   généralement sans rapport avec les besoins de la société. Il ne vise
   souvent qu'à se reproduire lui-même et livre des millions des jeunes
   sous-qualifiés à un marché du travail saturé.

   À quoi servent les filières pléthoriques d'Histoire ou de Psychologie,
   dans lesquelles s'engagent, année après année, des centaines de
   milliers d'étudiants, et qui n'offrent comme débouché que le
   professorat, dans un nombre très limité de cas d'ailleurs ?

   Bref, les contribuables financent un mamouth administratif, l'Éducation
   nationale, toujours plus balourd et toujours plus coûteux, pour des
   résultats toujours plus médiocres.

   - 20% des enfants qui entrent en sixième ne savent pas lire
   correctement.

   - 40% des bacheliers échouent à l'issue de leur première année de
   faculté.

   - 25% des moins de 25 ans sont au chômage.

   Non seulement l'Éducation nationale n'assure plus la formation
   professionnelle et intellectuelle des jeunes gens, mais elle n'assure
   plus non plus l'éducation civique et morale indispensable à la vie en
   société.

   La défaillance des familles et de l'école, jointe à la suppression de
   la conscription, voilà les causes réelles de la montée des
   transgressions, voilà les facteurs principaux de l'explosion de la
   délinquance et de la criminalité.

   Il y a une dernière raison profonde à cette régression.

   C'est le résultat d'une politique de désarmement délibéré de la société
   menée depuis le début des années soixante sous l'influence d'une
   véritable inversion de valeurs: le délinquant serait un malade, la
   "victime" d'une superstructure socio-économique.

   C'est pourquoi toutes les réformes adoptées depuis 1959 ont abouti à
   désarmer la police, la justice, les citoyens.

   L'insécurité a donc, logiquement, implacablement, explosé.

   12,4 millions de crimes et délits en France en 2006, contre 500.000 à
   la fin des années 60.

   Le taux de criminalité par habitant est passé, sur la même période de
   22 pour mille à 60 pour mille, tandis que le taux d'élucidation des
   infractions chutait de 65 à 33 %, et que le nombre de détenus était
   presque multiplié par deux.

   Je pose une seule question.

   Pourquoi a-t-on laissé faire ?

   Je vais vous le dire.

   L'enseignement dispensé à l'École Nationale de la Magistrature, crée en
   1972, est sous l'influence des théories de Marc Ancel sur la "défense
   sociale nouvelle", qui, sur fond d'hostilité viscérale à la prison,
   présentent le délinquant comme un écorché vif, un coeur d'or brisé,
   victime collatérale d'une société intrinsèquement criminogène.

   Le refus de la juste peine sanctionnant délinquants et criminels a
   abouti ainsi à dépénaliser un grand nombre d'infractions, à abaisser le
   seuil des peines, à modifier la qualification des délits et des crimes,
   tout en donnant toujours plus de garanties procédurales au délinquant,
   même multirécidiviste.

   Il y a quarante ans, les délinquants étaient poursuivis et condamnés
   par la justice.

   De même, le particulier victime d'une agression qui se défendait
   n'était pas poursuivi, et les policiers n'étaient pas traduits en
   justice à la demande des délinquants qu'ils mettent hors d'état de
   nuire.

   Oui mes chers amis, en consentant lâchement au laxisme éducatif et
   judiciaire, la classe politique toute entière a posé les germes de la
   montée de la criminalité et de la délinquance, qui est fondamentalement
   liée à l'immigration de masse, quoi qu'en dise la loi Pleven, votée en
   1972, qui interdit de faire le lien entre les deux notions et qui a
   initié toute la série des lois dites "antiracistes", dont la dernière
   en date est la loi sur l'égalité des chances en juin dernier, en
   passant par les différentes loi de repentance, sur l'esclavage, la
   colonisation et j'en passe.

   Ces lois ont injustement culpabilisé collectivement les Français pour
   des crimes qu'ils n'avaient pas commis.

   Mais la France a-t-elle droit elle aussi à une mémoire, si ce n'est
   celle que lui rabachent ses fils maudits, celle de nos pêchés, de ses
   fautes, de son indignité, pour une raison évidente : il faut la
   discréditer, la disqualifier pour pouvoir la faire disparaître des
   esprits, des coeurs et des âmes, pour mieux la dissoudre dans le magma
   euro-mondialiste.

   C'est sous Chirac le malfaisant que l'on a même été jusqu'à l'abjection
   : oublier la grande victoire des Français à Austerlitz pour fêter avec
   les Anglais notre défaite à Trafalgar.

   On peut être sur, en tous cas, que le mois de mai sera heureux
   puisqu'il verra le départ de ce personnage maléfique, père spirituel de
   Nicolas Sarkozy qui occupe aujourd'hui la présidence du parti UMP qu'il
   avait fondé.

   Ce Chirac qui a apporté la preuve éclatante de l'abandon de notre
   souveraineté, puisque, élu avec 82% des voix, il a été incapable de
   réformer le taux de TVA de la restauration, la plus petite de ses
   promesses.

   Avant de l'abandonner aux oubliettes de l'histoire, rappelons que ce
   personnage ambigu fut le meilleur, le plus efficace complice de la
   gauche.

   Sans lui et ses complices de RPR et de l'UMP, la gauche ne serait
   jamais venue au pouvoir.

   C'est lui qui en 81, poignardant Giscard dans le dos, a fait élire
   Mitterrand, c'est lui qui, alors qu'il avait une majorité
   parlementaire, a amené Jospin et les socialistes pour 5 ans, par la
   dissolution.

   Notez que les socialistes lui ont renvoyé l'ascenseur en lui permettant
   en 95 de battre Balladur, son ami de 30 ans.

   Oui, mes chers camarades,

   Retenez bien que les trois pieds nickelés sont les enfants politiques
   de ceux qui ont conduit la France au désastre.

   BAYROU, celui de Giscard

   ROYAL, celle de Mitterand

   SARKOZY, celui de Chirac

   C'est à cause d'eux que les Français ne sont plus aujourd'hui maîtres
   chez eux !

   C'est à cause d'eux que, depuis trop longtemps, la France n'est plus
   maîtresse chez elle !

   Incapable en effet de s'atteler à la résolution de problèmes qu'elle
   avait le plus souvent elle-même crées, la classe politique s'est lancée
   dans une fuite en avant européiste criminelle.

   Pour les politiciens de tous bords, il s'agissait surtout de faire
   endosser l'impopularité des réformes nécessaires par d'autres
   qu'eux-mêmes.

   Les étapes du processus fédéraliste sont bien connues :

   - 1957 : Traité de Rome

   - 1979 : élection des députés au Parlement européen et création du
   Système monétaire européen

   - 1985 : signature de l'Acte Unique

   - 1991 : Traité de Schengen

   - 1992 : signature du Traité de Maastricht, avec comme perspective la
   monnaie unique.

   - 1997 : Traité d'Amsterdam

   - 2001 : Traité de Nice

   - 2002 : entrée en vigueur de la monnaie unique

   - 2005 Traité sur la Constitution Européenne, fort heureusement rejeté
   par le peuple Français.

   Ce vote a mis un terme au processus fédéraliste, nos compatriotes ayant
   compris qu'ils avaient tout à y perdre.

   En effet, l'Europe n'a rien réglé. Elle a même tout aggravé. Aucune des
   promesses de prospérité matérielle qui avaient été faites aux Français
   pour justifier la construction européenne n'a été tenue.

   Notre croissance est parmi les plus faibles de la zone euro, elle -même
   en retard par rapport aux pays de l'OCDE.

   Le revenu par habitant ne cesse de baisser, en même temps que le
   pouvoir d'achat et l'épargne, tandis que s'égrène chaque jour le long
   cortège toujours plus important d'ouvriers sans usine, d'employés sans
   entreprises, de paysans sans revenus, de citoyens sans ressources.

   7 millions de personnes vivent avec moins de 700 euros par mois.

   Il y a 14 millions de travailleurs pauvres, 4 millions huit cent mille
   titulaires de la CMU, un million deux cent mille rmistes.

   Comment en est-on arrivé là ?

   Notre déclin n'est pas le fruit du hasard.

   Cédant à l'utopie supranationale en même temps qu'à leur lâcheté
   congénitale, les gouvernements français successifs ont accepté de vider
   l'État de sa substance.

   Dans tous les domaines de l'action publique, nous avons perdu notre
   pouvoir de décision, notre liberté de choix : politique budgétaire,
   monétaire, commerciale, industrielle, agricole, sociale, migratoire,
   militaire et internationale, tout cela n'existe plus.

   Pis encore, la France a délégué à l'Europe-passoire la protection de
   son territoire.

   Résultat, privé des frontières salutaires qui garantissaient sa
   sécurité et sa prospérité depuis des siècles, notre peuple est nu,
   comme un bernard l'hermitte sans coquille.

   Nous avons été abusés, mesdames et messieurs, puisque nous somme plus
   pauvres qu'avant et que nous avons perdu la maîtrise de notre destinée.

   Le deal de départ de la construction européenne était donc un marché de
   dupes, et nous ne pouvons y consentir plus longtemps. C'est la raison
   pour laquelle je propose une réorientation fondamentale de la
   construction européenne vers une Europe des nations, ans laquelle les
   États conservent à titre principal leur souveraineté.

   Nous devons nous protéger par nous-mêmes, car personne ne le fera pour
   nous bien sûr.

   Comment la classe politique a-t-elle pu consentir à l'abaissement de
   nos moyens de défense nationale ?

   En 1981, la France consacrait 3% de son PIB à la défense nationale. Le
   chiffre n'est plus que de 1,9 % aujourd'hui.

   Certes les bouleversements stratégiques de la fin des années 80 et des
   années 1990 ont permis aux utopistes de tout poil, qui voulaient
   "toucher les dividendes de la paix", de faire croire que notre outil
   militaire était surdimensionné.

   Michel Rocard, Premier Ministre entre 1988 et 1990 et ancien porteur de
   valises du FLN, a mis en oeuvre les premières réductions du budget
   militaire, au profit, disait-il, dans cette langue de bois si propre
   aux technocrates, "d'autres secteurs de l'action publique", bientôt
   suivi par Léotard, Millon, Richard et, jusqu'à aujourd'hui, Aliot
   Marie.

   Tous ceux là, Ministres de Mitterrand et de Chirac - C'est Chirac qui a
   supprimé le service militaire en 1995 - nous ont conduits là où nous en
   sommes : depuis 1990, les crédits de paiement de l'armée de terre ont
   diminué de 15%, les crédits d'équipement de 28%.

   Résultat, nous avons une armée au rabais, de plus en plus féminisée,
   avec de moins en moins de soldats, des matériels obsolètes et des
   missions extérieures coûteuses et de plus en plus floues.

   Rabaissée par des politiciens qui ne croient pas en la France et la
   dissolvent dans le magma européiste, mise au service du Nouvel Ordre
   Mondial, notre armée sert de bonne à tout faire à l'intérieur et de
   placebo humanitaire à l'étranger.

   Comment pourrons-nous, dans ces conditions, nous faire respecter et
   entendre sur la scène internationale ?

   Comment pourrons-nous affronter le monde de demain, plus risqué et plus
   menaçant encore que celui d'hier, lorsqu'on fait croire aux citoyens,
   que l'Amérique, l'ONU ou Bruxelles nous protégeront ?

   S'il est une leçon de l'histoire des peuples, c'est qu'ils sont seuls
   face aux dangers, qui, en permanence, mettent en cause leur
   indépendance, leur sécurité, leur prospérité.

   "Si vis pacem, para bellum", si tu veux la paix, prépare la guerre !

   Cet adage est toujours vrai et résonne comme un oracle, à chaque
   instant de l'histoire de la vie des nations.

   IV- Alors mesdames et messieurs, constatons ensemble l'évidence cruelle
   de notre infortune !

   La classe politique qui nous conduit depuis 30 ans a cru aux faux
   semblants du matérialisme le plus sec, avant de nous livrer aux
   appétits les plus voraces, ceux des magnats internationaux de
   l'économie et de la finance.

   Elle a voulu construire en faisant table rase du passé, croyant que les
   organisations humaines sont un laboratoire où s'élaborent les fameux
   "lendemains qui chantent".

   Elle n'a pas mesuré le prix de ce que nous recevons par le seul fait de
   naître Français : l'immense richesse de notre patrimoine, la beauté de
   nos paysages, la musique de notre langue, le sens de la grandeur et
   l'amour du peuple et de la Patrie.

   Oui, mesdames et messieurs, c'est la patrie, ce sentiment aux mille
   visages, aux mille senteurs, aux mille terroirs, aux milles épopées
   victorieuses et aux milles geste d'honneur éternels, c'est la patrie
   qui est notre bien le plus sacré.

   L'Histoire des peuples du monde entier l'atteste : une civilisation ne
   peut durer sans se référer à des principes politiques, moraux et
   spirituels qui dépassent les individus, les vicissitudes humaines ou
   les soubresauts de l'histoire.

   Homme de foi, je crois avec passion que le déclin n'est pas inéluctable
   et qu'il y a pour la France un avenir de grandeur et d'espoir, si
   chacun de nous accepte d'accomplir son devoir de citoyen avec courage
   et honnêteté, si nous-mêmes, militants du Front National, peut-être
   choisi par la Providence pour armer le bras du peuple Français, forçons
   le destin pour retrouver la voie de la liberté et de la prospérité.

   En votre nom à tous, je m'engage solennellement devant notre peuple

   - à récupérer nos pouvoirs souverains indûment transférés à l'Europe
   Fédérale pour pouvoir contrôler nos frontières et maîtriser notre
   destinée.

   - à mettre en oeuvre l'immigration "zéro" au travers de la suppression
   du regroupement familial et de l'arrêt total de l'immigration de
   travail.

   - à instituer la préférence nationale à l'emploi, au logement, et pour
   les aides sociales.

   - à réformer le Droit de la Nationalité selon le principe qu'elle
   "s'hérite ou se mérite", à l'exclusion de toute procédure d'acquisition
   automatique.

   - à mettre en oeuvre une fermeté judiciaire absolue face à la
   délinquance généralisée.

   - à rétablir une grande politique familiale et de natalité, au travers
   de l'institution d'un véritable salaire parental, socle de tous les
   droits sociaux liés au salariat (formation professionnelle, couverture
   maladie et retraite).

   - à baisser les impôts pesant sur le travail (IR et IS) et les
   successions et à refondre un Code fiscal aujourd'hui pléthorique.

   - à donner à chaque français le libre choix de son temps de travail, à
   l'échelle de la semaine comme à celle de la vie.

   - à mettre en oeuvre une réforme salariale, consistant à faire prendre
   en charge par l'État les cotisations salariales jusqu'à 1,5 fois le
   SMIC, afin d'augmenter le salaire net et relancer ainsi le pouvoir
   d'achat et la consommation.

   - à protéger le marché intérieur par l'institution de droits de douane
   modulables, remboursables et négociables.

   - à mettre en oeuvre un grand plan de sauvegarde de la protection
   sociale, afin de rétablir les équilibres financiers du système de soins
   et du système de retraite.

   - à sauver l'agriculture française, au travers de l'objectif de
   l'installation de 15 000 jeunes agriculteurs par an et du maintien des
   aides de la PAC à leur niveau actuel, au-delà de 2013.

   - à rétablir les principes fondamentaux de l'école, afin que
   l'enseignement primaire assure l'apprentissage des savoirs fondamentaux
   : lire, écrire, compter, et aussi ceux de l'histoire et de la
   géographie, et que le mérite redevienne la valeur centrale de notre
   système d'enseignement.

   - à rétablir la valeur des examens et adapter le système d'éducation et
   de formation aux besoins économiques de la société.

   - à nous donner les moyens d'une recherche fondamentale et appliquée
   d'excellence, dans les secteurs médicaux, scientifiques et
   technologiques, au travers de partenariats publics-privés.

   - à rétablir les crédits de notre défense nationale au niveau du statut
   d'une grande puissance mondiale.

   - à instituer un service militaire volontaire de six mois, créateur de
   droits d'accès à la Fonction Publique et de droits à la retraite et à
   la maladie.

   - à réorienter sur cinq ans la politique d'approvisionnement
   énergétique afin de faire face à l'épuisement des énergies fossiles et
   de promouvoir les énergies renouvelables.

   - à instituer le mode de scrutin proportionnel à toutes les élections,
   afin de permettre la représentation de tous les grands courants
   d'opinion.

   - à réformer la France par référendum, en consultant le pays sur
   chacune des grandes questions qui engagent son avenir, car il est le
   seul détenteur du pouvoir de choisir son destin.

   Mes chers compatriotes,

   Le moment décisif est venu pour les Françaises et les Français de faire
   leur choix.

   Celui du chef de l'État qui aura la responsabilité de conduire le pays
   pendant cinq ans et surtout d'animer le sursaut économique, social,
   culturel et politique qui peut seul l'arracher au désastre auquel l'ont
   conduit les hommes et les partis du Système.

   C'est lui qui doit inspirer et faire aboutir les grandes Réformes dont
   le pays a besoin.

   Le chef de l'État n'est pas un homme politique comme les autres, parce
   que dans sa fonction, il incarne le peuple et la Nation en même temps
   que la République dont il devient le Président.

   Villiers raconte que déjeunant avec Sarkozy en 1999, celui-ci déclara :
   "toi, Philippe, tu as de la chance, tu aimes la France, son histoire,
   ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid, je ne m'intéresse qu'à
   l'avenir". Il s'agit de celui de Sarkozy, bien sur !

   Eh bien, c'est cela et c'est l'essentiel qui nous différencie, car je
   ne suis pas dupe des déclarations d'amour électorales qui ruissellent
   ces temps-ci sur les estrades et les écrans.

   L'amour de la Patrie, et c'est vrai aussi bien pour Philippe que pour
   Nicolas, ça ne se proclame pas, ça se prouve.

   L'amour de la Patrie, c'est le coeur de la fonction présidentielle.

   Cette fonction exige des qualités morales et d'abord l'indépendance,
   des connaissances politiques, une sûreté de jugement, une expérience
   humaine, une fermeté de caractère, un patriotisme indiscutable.

   Elle exige le sens du devoir, le souci du peuple et de ses espérances,
   le sentiment de la continuité historique d'un peuple français et d'une
   Nation française qui ont plus de mille ans.

   Pour chacune de mes fibres, je me sens lié à ce peuple de France qui a
   tant travaillé, lutté et souffert, aimé et espéré depuis des siècles.

   Chaque paysage m'évoque sa beauté et sa grandeur, les actions des
   quarante rois, des empereurs et des Républiques, et à partir de ses
   racines chrétiennes, le long déroulement d'une histoire humaine
   exceptionnelle.

   L'histoire d'un peuple de paysans, de marins, d'ouvriers, de
   bâtisseurs, d'explorateurs, d'artisans et d'artistes, de savants et de
   saints, de héros et de martyrs dont les noms se retrouvent dans nos
   paroisses et nos communes.

   Oui, je crois à l'union spirituelle des hommes, de la terre et des
   morts et que quand on n'a pas eu la chance immense de naître français,
   on ne peut le devenir que par une démarche d'amour, une offre de
   services et de sacrifices et que l'union n'est parfaite que quand les
   os de nos parents commencent à se dissoudre dans la terre de France !

   Monsieur Sarkozy est bien loin de tout cela.

   C'est le furet du bois-madame, il est passé par ici, il repassera par
   là, il court, il court le furet du bois-madame.

   Il a une solution pour chaque problème, une larme pour chaque détresse,
   rien ne lui résiste, ni ne le rebute même pas le soutien de Jacques
   Chirac, qui a pourtant des allures de corde à pendre.

   Hier, il se faisait l'émule de Lombroso, l'auteur aujourd'hui oublié du
   concept de criminel-né pour expliquer par la présence d'un gène
   pédophile les suicides d'adolescents.

   Son coeur est immense et son programme "too much" quand il propose à
   toutes les femmes battues du monde, vous entendez bien, du monde,
   d'acquérir la nationalité française.

   On savait Nicolas friand de l'immigration puisque avant de l'associer
   dans un médiocre ministère de l'identité nationale, un peu comme dans
   l'Hôtel du Lion d'Or et de la gare, il avait déjà fait de nombreuses
   régularisations, promis le vote des immigrés, promu la discrimination
   positive, supprimé la double peine, mais de là à vouloir faire de la
   France une grande maison du Bon Pasteur ! Le ridicule ne tue plus. Tant
   pis !

   Monsieur Hortefeux, bras droit de monsieur Sarkozy, s'était hasardé à
   proposer d'instiller une petite dose de proportionnelle aux élections
   législatives, une mesurette presque dérisoire puisqu'il ne la proposait
   que pour 10% des députés.

   Monsieur Sarkozy l'a vivement rabroué. Pour lui, il n'est pas question
   que l'on permette aux millions d'électeurs du Front National d'être
   représenté à l'Assemblée.

   Monsieur Sarkozy déclare qu'il veut convaincre les électeurs de Le Pen
   de voter pour lui, car ils ont voté par dépit.

   Non, monsieur Sarkozy, le monde ne tourne pas autour de votre petite
   personne. Bien avant que vos parents ne viennent de Hongrie et de
   Grèce, il y a toujours eu, au sein du peuple français, un courant
   national plus préoccupé de l'avenir et de l'intérêt du pays que de la
   personne des dirigeants.

   Vous n'avez pas perçu la formidable colère des Français, pillés,
   ruinés, désespérés contre la racaille politicienne dont vous êtes un
   des chefs et un des emblèmes.

   Le sang français que vous méprisez, il a coulé beaucoup pour défendre
   la liberté et l'indépendance de la France : 1 million cinq cent mille
   morts en 14-18, sept cent mille en 39-45, sans compter celui qui a
   coulé aux ordres des gouvernements français en Indochine et en Algérie.

   Je voudrais vous poser publiquement une question importante, monsieur
   Sarkozy, au moment où, au Moyen-Orient, les menaces d'un conflit avec
   l'Iran se précisent.

   Si les États-Unis ou Israël s'engageaient dans la voie de la
   belligérance, engageriez-vous la France à leurs côtés dans une guerre
   contre l'Iran ?

   Le prurit électoral a détourné nombre de candidats de la question
   essentielle et beaucoup ont confondu la campagne présidentielle avec
   une élection législative, voire cantonale ou municipale.

   À force d'aller à la rencontre de la démocratie participative, Madame
   Royal a fini par tomber dedans, au gré de ses rencontres, aux six coins
   de l'hexagone, pour finir par se contredire, ne sachant si elle devait
   faire oublier son passé et ses attaches socialistes, ses
   responsabilités ministérielles ou au contraire s'enrouler dans le
   drapeau rouge du socialisme.

   Sentant l'évolution de l'opinion, elle aussi, elle a brandi le drapeau
   tricolore et fait chanter la Marseillaise à des foules plus habituées à
   l'internationale. Pour faire bonne mesure, elle l'a même fait chanter 2
   fois. Du tac au tac, Monsieur Bayrou qui ne veut pas perdre une miette
   de démagogie, s'est acheté un deuxième tracteur, pour conforter son
   image électorale de professeur-éleveur !

   Mon Dieu, que tout cela est artificiel et dérisoire !

   La France, notre Patrie, c'est bien autre chose.

   C'est le cadre de notre vie, le sol où dorment nos ancêtres mêlés à la
   terre de France, celle que l'on n'emporte pas à la semelle de ses
   souliers.

   La Nation française, c'est le cadre irremplaçable de nos libertés, de
   notre sécurité, de notre identité, de notre prospérité, de notre
   culture, de notre langue, de notre civilisation chrétienne et
   humaniste.

   Elle s'est enrichie d'apports étrangers individuels et ceux-ci ont reçu
   en échange, sans commune mesure, le patrimoine immense que le passé lui
   a légué, dont chaque génération a l'usufruit et qu'elle devra
   transmettre au moins intact aux générations suivantes.

   La France donc, ce n'est pas seulement un présent et un avenir. C'est
   aussi et d'abord, un passé, ce n'est pas une population, au reste
   menacée par la crise démographique qui nous ronge, mais un peuple avec
   un esprit, une âme.

   Une Nation sans passé est une Nation sans avenir.

   La notre en a un, prestigieux et fécond.

   Laissez-moi vous rappeler le texte illustre consacré part mon
   compatriote breton Ernest Renan à la question "qu'est-ce que la Nation
   ?"

   "Une Nation est une âme, un principe spirituel.

   "La Nation, comme l'individu, est l'aboutissement d'un long passé
   d'efforts, de sacrifices et de dévouements.

   "Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous
   ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de
   la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur
   lequel on assied une idée nationale.

   "Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le
   présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire
   encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple.

   "On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on
   a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet.

   "Je disais tout à l'heure : "avoir souffert ensemble" ; oui, la
   souffrance en commun unit plus que la joie.

   "En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les
   triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en
   commun"

   La France dont nous avons hérité, c'est celle de Sainte-Clotilde et de
   Sainte Geneviève, de Saint-Bernard et Saint-Benoît, la France de Jeanne
   d'Arc, celle de Saint-Louis, la France des cathédrales et des hauts
   lieux qui nous approchent du ciel, le Mont-Saint-Michel, le Mont
   Sainte-Odile, le Puy, Lourdes, Sainte Anne d'Auray, Marceilles en
   Limoux ou Citeaux.

   Que dire de notre langue qui perdure, de la chanson de Roland qui a
   mille ans, et a été illustrée dans tous les genres, que ce soit en
   prose ou poésie, roman ou philosophie, histoire ou théâtre, homélies
   religieuses, éloquences politiques et autres plaidoiries judiciaires.

   En l'honneur des millions d'écrivains français célèbres, laissez-moi
   vous dire le plus ancien poème de notre langue, écrit par Charles
   d'Orléans qui fut fait prisonnier à Azincourt par les Anglais et le
   resta 25 ans, et aussi parce qu'il est d'actualité météorologique:

   Le temps a laissé son manteau de vent.... etc...

   La France a été, selon le vers de Bellay, la mère des arts, des armes
   et des lois, mais aussi des sciences, des grandes découvertes maritimes
   et terrestres, des pionniers dans tous les domaines.

   Comment oublier aussi ceux, innombrables, qui ont illustré
   l'architecture, la peinture, la musique, la sculpture ou la chanson
   française ?

   Comment oublier les paysages éternels de notre géographie et d'abord,
   la beauté, l'harmonie, la richesse de notre pré carré, son climat, ses
   montagnes et ses mers et tout ce qui en fit au cours des siècles un
   trésor incitant les prédateurs à nous envahir et qu'il a fallu défendre
   avec nos bras et nos armes.

   Je ne sais rien de plus beau que la carte hydrographique de la France,
   cette merveilleuse répartition des fleuves, de leurs affluents, des
   rivières côtières, des écoutes s'il pleut, des sources ombragées. La
   France nous dispense l'un des trésors les plus rares de la nature,
   l'eau. Rarissimes sont chez nous, les espaces désertiques.

   Le roi du Maroc Mohamed V eut un jour pour elle un beau compliment :
   "votre pays est un grand jardin".

   Ses racines chrétiennes l'ont mis à l'abri des pires tentations, celles
   du matérialisme, et lui ont sans cesse rappelé le devoir de solidarité
   nationale et de charité humaine, de dévouement et de don de soi. Son
   aspiration à la liberté l'a poussé parfois à des épisodes
   révolutionnaires, mais il a presque toujours su se tenir à l'écart des
   excès de l'hubris, la fatale démesure.

   Comment oublier notre peuple de paysans, de pêcheurs, de chasseurs, de
   marins, de bâtisseurs, d'écrivains, d'artistes, de savants, de soldats
   et de clercs, s'élevant par le travail et l'épargne, de la base de la
   pyramide sociale, par capillarité jusqu'aux places que méritent leur
   compétence et leur dévouement.

   Ce sont leurs voix immortelles que l'on va entendre à l'occasion des
   échéances décisives qui s'approchent.

   Oui, mes chers camarades,

   Au moment de nous quitter, laissez-moi encore vous dire combien
   j'espère de la lucidité et du courage de nos compatriotes.

   Ce scrutin dont va dépendre la survie de la France est un referendum
   solennel : oui ou non, êtes-vous contre le système des 3 complices du
   déclin ?

   Bien sur, puisqu'il faut se qualifier dimanche, je compte sur la
   mobilisation générale de tous les patriotes français pour me permettre
   de passer l'obstacle.

   Mais, je compte surtout sur eux pour la bataille décisive, celle du
   second tour, car je vise avec vous la victoire le 6 mai.

   Et puis, il faudra encore lutter pour les élections législatives afin
   de renvoyer à leurs grasses retraites les députés qui ont été complices
   par leurs votes ou par leurs absences, des politiques qui ont ruiné le
   pays.

   Dites autour de vous que cette fois il ne faut pas se méprendre, il n'y
   aura sans doute pas d'autres chances et demain, il sera trop tard.

   Des indices nombreux permettent l'espoir.

   Il y a 15 jours, dans 5 disciplines différentes, nous avons été
   champions du monde. Nous avons obtenu le record du TGV et il n'est pas
   jusqu'à la performance de ce postier qui vient de boucler le tour du
   monde sans escale et sans esbrouffe.

   Les Français sont capables du meilleur. C'est le système impotent et
   corrompu qui les paralyse.

   Élevons nos esprits et nos coeurs, tendons nos volontés, levons les
   yeux vers le ciel et offrons nos efforts et nos sacrifices, attendons
   de lui qu'il aide les hommes de bonne volonté.

   Vive la France !

   Vive la vie !

   Vive la victoire !

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