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Discours politique

Nicolas Sarkozy, Discours de M. le Président de la République (13/07/2007)

   Madame le Ministre,

   Monsieur le Secrétaire d'Etat

   Mesdames et Messieurs les élus,

   Mesdames et Messieurs,

   Chers amis,

   Je suis heureux d'être parmi vous, ici, rue Oudinot, dans la maison de
   tous les Français d'outre-mer. Je suis là car je souhaitais m'adresser
   à vous rapidement après mon élection à la Présidence de la République.

   Je veux, aujourd'hui, parler à cette France souvent mal connue et qui
   constitue, pourtant, une part si importante de notre identité
   nationale. Je veux parler à cette France des trois Océans dont la
   diversité ne cesse d'étonner. Je veux parler à cette France qui, au
   delà des belles images, souffre parfois et doute souvent.

   Je veux parler à tous les Français d'outre-mer, qu'ils vivent dans
   leurs territoires d'origine ou en métropole. Ces trois millions et demi
   de Français " à part entière " et trop longtemps restés " entièrement à
   part "... Je veux vous le dire aujourd'hui : je serai le Président de
   tous les Français. Il n'y a pas, pour moi, un " peuple d'outre-mer " et
   un " peuple de l'hexagone ", pas plus qu'il n'y a un " peuple de droite
   " et un " peuple de gauche ". A mes yeux, il n'y a que le peuple de
   France.

   Mais je sais, aussi, que les populations d'outre-mer ont leurs
   spécificités. Aucune des onze collectivités ne ressemble à une autre,
   chacune éprouve des difficultés qui lui sont propres. Je veux dire, à
   chacun d'entre vous, que vous avez une place dans mon coeur. Je veux
   que notre relation soit bâtie sur des fondations solides, faites de
   franchise et d'exigence. Je veux une relation adulte. C'est, pour moi,
   la plus authentique marque de respect.

   Cette exigence, je me l'appliquerai à moi-même. J'ai, aujourd'hui, le
   devoir de ne pas décevoir et je donnerai tout à mon pays car je
   considère qu'avoir été choisi par le peuple français pour parler et
   pour agir en son nom est un honneur.

   Mais je suis aussi très lucide. Je vous ai entendu. J'ai bien noté le
   sens des résultats des élections en outre-mer. Ils traduisent,
   probablement, une part d'inquiétude. Cette inquiétude est
   compréhensible quand je vois à quel point ma pensée et mes propos ont
   pu être caricaturés durant la campagne. J'ai été accusé de vouloir
   remettre en cause toutes les solidarités : le RMI, l'assurance chômage,
   la couverture médicale et bien d'autres choses encore...Que
   d'inepties...

   Pourtant, si c'était à refaire, je ne changerais pas un mot à mes
   propos, pas un mot au projet que j'ai longuement mûri avec beaucoup
   d'entre-vous. Mais il est vrai que le discours que j'ai tenu n'était
   pas celui de la facilité. Il a consisté à dire la vérité. A dire que
   l'assistanat n'est pas la réponse au décalage de développement qui
   touche les collectivités d'outre-mer. Mais que seul le travail et la
   recherche des voies d'un développement économique endogène permettront
   de réduire durablement le chômage et les inégalités.

   La culture de l'assistanat je la fustige, aussi bien en métropole qu'en
   outre-mer, car je suis convaincu qu'elle est la source la plus
   pernicieuse de l'aliénation de l'homme. Mais l'assistanat n'a, à mes
   yeux, rien à voir avec la juste solidarité qui doit s'exercer au
   bénéfice des plus démunis et des plus fragiles d'entre-nous. Je veux
   protéger les Français qui souffrent où qu'ils se trouvent car protéger,
   c'est le rôle du Président de la République.

   Ce que je n'accepte pas, c'est que la solidarité, détournée de son
   objet, se transforme en un système désincitatif. Ce que je n'accepte
   pas, c'est la dévalorisation de cette valeur noble qu'est le travail
   car, sans travail, il ne peut y avoir de juste solidarité.

   Aujourd'hui, mon ambition pour la France d'outre-mer est intacte. Pour
   la servir, j'ai mis en place, avec le Premier Ministre, une
   architecture gouvernementale nouvelle, dictée par une seule exigence :
   l'efficacité. Là encore, que n'ai-je entendu comme propos caricaturaux
   et comme contresens... Mais cela n'a aucune importance. La seule chose
   qui compte, à mes yeux, c'est que nous obtenions les résultats
   attendus. Et, pour cela, je n'ai pas voulu que les questions concernant
   l'outre-mer soient traitées isolément au sein du gouvernement. Ce que
   j'ai voulu, c'est mettre en place une " équipe de choc " pour relever
   les défis qui nous attendent.

   En nommant Michèle ALLIOT-MARIE " Ministre de l'Intérieur, de
   l'outre-mer et des collectivités territoriales ", j'ai d'abord souhaité
   signifier qu'il n'y avait pas " deux Frances ". Notre territoire forme
   une unité et il faut un Ministre pour la garantir. En nommant Christian
   ESTROSI " Secrétaire d'Etat pour l'outre-mer ", lui qui est à mes côtés
   depuis tant d'années, j'ai voulu que soient prises en compte la
   spécificité de l'outre-mer et ses exigences.

   En pratique, les territoires d'outre-mer pourront donc compter sur le
   poids politique de Michèle pour défendre leurs intérêts lors des
   arbitrages interministériels ou des négociations européennes.
   Simultanément, ils bénéficieront de la disponibilité et du goût pour
   l'action de Christian, fort de son expérience réussie de Ministre
   délégué à l'aménagement du territoire.

   Mais ce n'est pas tout. J'ai aussi souhaité que soient mieux prises en
   compte les questions particulières -- longtemps restées sans réponses
   -- que posent nos compatriotes ultramarins de métropole. Aujourd'hui,
   il est un fait que les Français d'Outre-mer ont encore à faire face à
   de nombreuses difficultés lorsqu'ils vivent en métropole. Beaucoup
   d'entre vous, aujourd'hui, en savent quelque chose...Ces difficultés
   économiques et sociales sont réelles et souvent différentes de celles
   rencontrées par les Français issus de l'immigration.

   Quelles que soient leurs origines, ces difficultés, qui sont parfois de
   véritables discriminations, sont inacceptables et doivent être
   combattues avec force. C'est la raison pour laquelle je m'étais engagé
   à créer un " Délégué interministériel à l'égalité des chances des
   Français d'Outre-mer ". C'est aujourd'hui chose faite.

   Le Délégué interministériel, Patrick KARAM, nommé ce lundi en Conseil
   des Ministres, sera à la fois une force de proposition et d'action. Il
   aura pour but d'assurer une égalité réelle des Français d'Outre-mer. Je
   lui ai demandé de commencer à travailler, dès cette semaine, en étroite
   concertation avec Michèle ALLIOT-MARIE et Christian ESTROSI.

   Voilà pour l'architecture générale. J'ajoute -- cela n'est pas neutre
   pour tous ceux qui ont l'habitude de défendre des dossiers -- que j'ai
   demandé à ce que tous les cabinets ministériels soient dotés d'un
   conseiller spécialisé sur les questions d'outre-mer. J'ai, d'ailleurs ,
   moi-même souhaité que, dans mes quinze " conseillers ", il y en ait un
   qui soit exclusivement consacré à l'outre-mer.

   Afin de me rendre compte personnellement des avancées des politiques
   publiques concernant l'outre-mer, je présiderai, à intervalle régulier
   comme je m'y étais engagé, un " Conseil interministériel de l'outre-mer
   " qui réunira l'ensemble des Ministres concernés. Car, pour moi,
   l'outre-mer n'est pas un sujet de " spécialistes ", c'est l'affaire de
   tous et j'entends que chacun des membres du gouvernement s'y
   investisse.

   Au total, je considère que les intérêts de l'outre-mer seront
   probablement mieux pris en compte qu'ils ne l'ont jamais été. Et c'est
   parfaitement cohérent car le Premier Ministre et moi-même avons, pour
   l'outre-mer, un projet riche et ambitieux qui va exiger un engagement
   total de la part du gouvernement.

   Sur le fond, ma ligne de conduite ne variera pas. Je l'ai exposée de
   façon transparente durant la campagne. Elle est bâtie sur trois axes
   majeurs : le développement économique, la mise en place d'une réelle
   égalité des chances et le renforcement de la sécurité quotidienne de
   nos compatriotes.

   Premier axe : le développement économique.

   Ma vision est claire sur ce sujet : il faut créer, en outre-mer, les
   conditions d'un développement propre, adapté à la réalité de chaque
   territoire. Je suis convaincu que c'est la façon la plus efficace et la
   plus durable de lutter contre le chômage et de permettre, ainsi, à nos
   compatriotes de vivre dignement du fruit de leur travail. Cela passe
   par une politique stable de défiscalisation qui permet de développer
   l'investissement en outre-mer et de créer de l'activité productive.
   Lorsque, en revanche, la défiscalisation génère des effets pervers ou
   des effets d'aubaine injustifiés, elle se transforme en simple " niche
   fiscale " et doit donc être réformée. Le seul objectif que nous devons
   garder à l'esprit est celui de l'efficacité économique.

   C'est pour cela que je veux aller plus loin que l'actuelle loi de
   programme pour l'outre-mer (LOPOM). Je veux aller plus loin en créant
   un nouvel outil de développement : les " zones franches globales
   d'activités ". Je m'y suis engagé durant la campagne, je le ferai.
   Elles couvriront, sur les secteurs les plus porteurs, l'intégralité des
   territoires de chacun des quatre DOM -- la Guyane, la Guadeloupe, la
   Martinique et la Réunion. Ce projet me tient à coeur. Je veux que tout
   soit fait pour permettre l'émergence d'économies compétitives en
   outre-mer. Des économies qui ne dépendent plus principalement de la
   métropole pour leur survie et qui puissent envisager sérieusement de
   partir à la conquête de marchés extérieurs. Je veux sur ce sujet, comme
   sur d'autres, que l'on fasse " mieux ", dans un contexte où chaque euro
   dépensé doit avoir prouvé son efficacité.

   Cela se traduira donc par la mise en place de dispositifs nouveaux mais
   aussi par la rationalisation de dispositifs existants, lorsqu'ils n'ont
   pas démontré leur efficacité économique. J'ai demandé à Christian
   ESTROSI, sous l'autorité de Michèle ALLIOT-MARIE, de se mettre à
   travailler sans délai sur ce projet. Je souhaite qu'un texte soit
   présenté, après consultation des acteurs concernés, au Parlement de
   telle sorte que les économies ultramarines en bénéficient dès 2008.

   Mais mon projet pour le développement ne s'arrête pas à cela. Je
   souhaite, parallèlement, faire émerger, partout en outre-mer, des pôles
   d'excellence dans la logique des pôles de compétitivité, associant les
   acteurs économiques et les centres de recherche publique. Cette
   démarche d'excellence et de spécialisation des économies est une
   nécessité. Certains territoires se sont d'ores et déjà engagés dans
   cette voie comme la Réunion et, plus récemment, la Guadeloupe et la
   Guyane. Je souhaite que cette dynamique se développe partout ailleurs
   et notamment en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. J'ai la conviction
   que les collectivités d'outre-mer pourront ainsi jouer, à l'avenir, le
   rôle de véritable laboratoire économique et écologique, notamment dans
   le secteur des énergies renouvelables.

   Deuxième axe : assurer aux Français d'outre-mer une réelle égalité des
   chances.

   Parce qu'elles ont à faire face à de multiples handicaps structurels,
   les collectivités d'outre-mer ont besoin d'une solidarité sans faille
   sur les questions qui touchent aux services essentiels à la personne.
   Les chantiers sont nombreux.

   La modernisation du système éducatif pour répondre aux besoins de
   scolarisation et de formation de la jeunesse d'outre-mer sera une
   priorité car il est inacceptable que certains de nos enfants soient mal
   ou pas scolarisés sur le sol de la République.

   Je souhaite, également, que la construction de logements, en
   particulier de logements sociaux, soit accélérée. Cela nécessitera,
   notamment, la réorientation d'une partie de la défiscalisation au
   profit du logement social d'ici la fin de l'année. Le logement n'est
   pas, à mes yeux, juste " un sujet comme un autre ". Il est l'élément de
   base du cadre de vie, il fait partie de la dignité de la personne.
   Comment peut-on espérer créer les conditions d'une réelle égalité des
   chances si on laisse nos enfants d'outre-mer vivre dans des habitations
   insalubres ?

   Je veux, aussi, que le gouvernement s'attelle à l'amélioration de
   l'offre de soins et à la diversification des structures d'accueil pour
   les personnes âgées et handicapées. Dans certains de nos territoires,
   je pense par exemple à la Guyane ou à la Polynésie, l'offre de soins et
   d'hébergement médico-social n'est pas comparable à celle de métropole.
   Même s'il existe parfois des contraintes géographiques objectives, les
   Français d'outre-mer doivent être traités avec équité face au service
   public. C'est cela la grandeur de la République ! Enfin, je veux que
   l'on continue, avec une détermination absolue, le travail engagé en
   matière de continuité territoriale, aérienne et numérique, car c'est un
   gage de cohésion nationale.

   Troisième axe, enfin : la sécurité de nos compatriotes d'outre-mer.

   Malgré les efforts déjà engagés, je sais que l'insécurité continue à
   être durement ressentie dans un certain nombre des collectivités
   d'outre-mer et je ne veux pas que l'on commette l'erreur de minimiser
   le phénomène. Les mesures en matière de sécurité concernant la France
   entière ont, naturellement, vocation à s'appliquer en outre-mer.
   Cependant, j'ai demandé à Michèle ALLIOT-MARIE, en liaison avec les
   Ministres des Affaires étrangères, de la Justice, de la Défense et de
   l'Immigration d'accentuer particulièrement les efforts entrepris pour
   l'outre-mer dans plusieurs directions: la lutte contre les trafics
   illicites et l'immigration clandestine spécialement à Mayotte, en
   Guyane et en Guadeloupe ; l'amélioration significative de la prise en
   charge carcérale des délinquants ; le renforcement de la politique de
   partenariat, de coopération et de codéveloppement avec les Etats
   voisins de nos collectivités d'outre-mer et, enfin, l'amélioration de
   la gestion des risques naturels.

   Il ne s'agit là que des grands axes d'une politique que nous avons,
   d'ores et déjà, commencé à mettre en oeuvre. Il est bien évident que
   chaque territoire fera l'objet d'une approche spécifique, comme je m'y
   suis engagé durant la campagne en m'adressant aux onze collectivités
   d'outre-mer. Même si je n'ai pu me rendre, jusqu'à aujourd'hui, que
   dans les DOM, je n'ai rien oublié de mes engagements vis-à-vis des
   autres collectivités d'outre-mer. J'ai fait part de mes projets à
   chacun d'entre-vous et je respecterai mes engagements. Il pourra, bien
   sûr, y avoir des discussions sur tel ou tel point mais il n' y aura pas
   de reniement. Car ce que j'ai dit pour la France entière vaut pour
   l'outre-mer : un projet politique a vocation à être respecté et
   appliqué.

   Je respecterai mes engagements vis-à-vis de la Nouvelle-Calédonie que
   je veux accompagner sur le chemin de la croissance, notamment grâce au
   développement de son industrie du Nickel dans le Nord de l'île. Ceci
   dans le respect des équilibres issus de l'Accord de Nouméa qui a su
   créer les conditions d'une paix sociale durable. Je suis, aujourd'hui,
   convaincu que la Nouvelle-Calédonie a toute sa place dans une
   République qui a su évoluer avec le temps.

   Je respecterai mes engagements vis-à-vis de la Polynésie qui a un
   besoin vital de la solidarité nationale, en raison de sa géographie
   extrêmement contraignante. J'ai, d'ailleurs, annoncé au Président
   Gaston TONG SANG, lundi dernier, ma venue en Polynésie, fin
   octobre/début novembre, pour signer personnellement un " contrat de
   projets " pluriannuel, destiné à accompagner la Polynésie dans sa
   mutation économique. D'une façon plus générale, je souhaite que les
   relations financières entre la France et la Polynésie soient désormais
   encadrées par deux principes cardinaux : la stabilité et la
   transparence. J'ai demandé au Premier Ministre que l'on étudie la
   possibilité d'élaborer une loi de programme pour définir les modalités
   de cette nouvelle relation, dans le respect du statut d'autonomie de la
   Polynésie.

   Je n'ai pas, non plus, oublié mes engagements vis-à-vis des Mahorais,
   que ce soit en matière de lutte contre l'immigration clandestine, de
   développement des équipements structurants ou d'évolution statutaire.
   Mais sur ce sujet, je serai clair, comme je l'ai été durant la campagne
   : si l'on s'engage sur la voie de la départementalisation, celle-ci ne
   pourra se concevoir que de façon à la fois progressive et adaptée car
   il serait irresponsable de plaquer un " modèle départemental type " sur
   ce territoire si spécifique.

   Tous ces engagements, ainsi que ceux pris en faveur de Wallis et
   Futuna, Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy,
   sont gravés dans ma mémoire. Je les respecterai. Je les respecterai,
   même si tout ne pourra pas être fait immédiatement. Je les respecterai
   et serai présent en outre-mer pour donner des impulsions et me rendre
   compte des avancées obtenues. Finalement, il n'y a qu'une chose qui
   m'intéresse, c'est que chacun de nos compatriotes d'outre-mer -- où
   qu'il vive -- se rende compte que les choses changent. Que sa vie
   s'améliore au quotidien, qu'il retrouve le goût de l'esprit
   d'entreprise, le goût du risque pour s'impliquer personnellement dans
   le développement de la terre qui est la sienne.

   Le monde bouge autour de nous, il se transforme, se développe. Partout,
   l'innovation, la création, l'invention sont présentes. Je ne veux pas
   que l'outre-mer reste en marge de ce mouvement. Bien au contraire, je
   veux qu'avec ses talents et ses ressources, l'outre-mer s'affirme comme
   moteur de cette innovation, battant ainsi en brèche tous les clichés
   qui ont la vie dure en métropole ! Je veux que l'outre-mer, plateforme
   avancée de la France dans les trois Océans, montre au monde ce qu'il
   est capable de faire !

   Plus j'avance, plus je saisis la complexité et la richesse des
   identités multiples des populations d'outre-mer. La voie que je vous
   propose n'est pas celle de la facilité. C'est la voie du travail, de
   l'effort mais c'est aussi la voie de la solidarité et du respect. Les
   Français d'outre-mer, comme tous les autres Français, doivent
   participer à l'oeuvre de redressement de notre pays. Ce pays qui n'a
   pas d'équivalent dans le monde et dans lequel chacun peut trouver sa
   place dans le respect de son identité.

   Je serai le Président qui vous accompagnera sur ce chemin exigeant.
   Quelles que soient les circonstances, vous pourrez toujours compter sur
   mon engagement personnel pour être aux côtés de cette France
   d'outre-mer, forte et fragile à la fois. Cette France qui peut relever
   le défi de la croissance et de l'emploi mais qui a aussi besoin d'être
   protégée.

   Cette France, je l'aime profondément. C'est cela que je suis venu vous
   dire aujourd'hui.

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