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Discours politique

Marine Le Pen, Discours de Marine Le Pen à l’UDT d’Evian (14/09/2008)

   Mes chers amis,

   L'engagement politique dont vous témoignez par votre présence amicale
   et enthousiaste à cette université d'été nous apparait comme une
   démarche admirable, enrichissante pour tous dont je tenais à vous
   remercier sincèrement du fond du coeur.

   Mieux que quiconque, vous le savez, le combat que nous menons et que
   mène le Front national depuis trente cinq ans est un combat décisif, un
   combat pour la liberté et la Nation.

   C'est d'ailleurs le même combat parce que combattre pour la nation
   c'est combattre pour les libertés, pour nos libertés.

   Les deux grands totalitarismes qui ont ensanglanté le 20 ème siècle ont
   laissé la place a deux autres totalitarismes, l'islamisme et le
   mondialisme, dont

   l'hégémonie est aujourd'hui planétaire. Nous étions entrés dans le 20
   ème siècle avec l'attentat de Sarajevo et la Révolution d'octobre. Nous
   en sommes sortis avec la chute du mur de Berlin et les attentats du 11
   septembre.

   Nous voici donc aux prises comme les générations qui nous ont
   précédées, avec des menaces qui mettent en jeu au-delà de notre confort
   de vie, la paix du monde et même la pérennité de notre nation.

   A l'inverse des autres formations politiques, j'allais dire
   politiciennes, nous nous le savons, le combat que nous menons et que
   nous allons mener n'est pas seulement un combat politique. C'est plus
   que cela. C'est un combat de civilisation, c'est un combat pour nos
   valeurs.

   Le Front national a été la première organisation à analyser le
   mondialisme. C'était à la fin des années 80. Rappelez vous : nous
   expliquions par des affiches et des slogans imagés à nos compatriotes
   souvent incrédules: " mondialisation : les immigrés entrent, les
   emplois sortent ! ". Ce qui n'était qu'un avertissement est devenu
   réalité.

   Une fois de plus- nous sommes les premiers à avoir décelé le poison
   mortel dont le mondialisme est porteur.

   Le mondialisme ce n'est rien d'autre que la dérive totalitaire du
   libéralisme.

   Il réconcilie les internationalistes de gauche et les affairistes
   transnationaux sur le dos des nations, des peuples, des hommes du monde
   entier.

   Et parce qu'un économisme s'est substitué à un autre, le mondialisme
   professe les mêmes inepties que le communisme.

   Ces croyances sont au nombre de sept :

   1) La croyance réductrice dans la prééminence de l'économie sur le
   politique : les libéraux croient à la logique des marchés, les
   communistes croyaient que " les infrastructures commandent aux
   superstructures ".Pour les uns et les autres, tout doit donc s'analyser
   ou se résoudre à travers le prisme économique : la crise dans les
   banlieues ? C'est un problème social ! Pour le résoudre, il suffit de
   signer un chèque.... ...ou nous disaient l'ancien trotskiste Harlem
   Désir " de réparer la cage d'ascenseur. "

   2) La prétention d'être une science : le libéralisme, comme avant lui
   le marxisme, se présente comme une évidence scientifique qui congédie
   toute velléité d'intervention humaine. Ses principes se démontrent
   scientifiquement. Son triomphe est mécanique, inéluctable car il relève
   d'un prétendu sens de l'histoire. Celui qui le conteste est soit un
   ignare soit quelqu'un de mauvaise fois.

   Quand une croyance s'érige en savoir, la dictature n'est jamais loin.

   3) Une promesse jamais satisfaite : comme le communisme hier, le
   mondialiste promet un avenir radieux. Ce sera demain ; quand les
   individus seront délivrés de l'Etat, alors la terre deviendra un
   paradis.

   4) L'indifférence à l'égard des faits : le mondialiste comme avant lui
   le communiste est insensible aux démentis du réel. Il explique que les
   dysfonctionnements du système trouvent leur cause dans une application
   insuffisante de ses propres principes. Rappelez vous, " les démocraties
   populaires échouaient parce qu'elles n'étaient pas assez socialistes !
   " ; les libéraux vous expliquent que la crise économique ou les
   délocalisations sont dues à l'insuffisance de la dérégulation; les
   européistes vous expliquent que l'Europe -d'essence mondialiste- ne
   fonctionne pas parce qu'il n'y a pas assez d'Europe. Toujours la même
   chanson !

   5) Le report permanent des bienfaits concrets: comme le communisme dont
   on ne pouvait au bout de 70 ans d'horreur toujours pas mesurer les
   bienfaits, le mondialisme repousse à toujours à demain la vérification
   de ses effets bénéfiques. Cela fait vingt ans que nous sommes en phase
   d'adaptation à la mondialisation et, nos efforts, vont bientôt
   payer....La mondialisation nous conduit vers une terre promise où coule
   le lait et le miel ; mais pour mériter le paradis mondialiste, il faut
   accepter d'inévitables efforts.

   6) Les porteurs du dogme sont l'avant-garde éclairée : le mondialisme
   comme avant lui le communisme se présente comme une vérité théologique
   qui a la force du sacré, qui fait parler ses évangélistes, une élite
   qui conduit le pauvre peuple ignare vers la lumière. Cette nature
   suprahumaine de l'idéologie mondialiste prohibe toute objection.

   Cette nouvelle religion laïque a ces conciles (Davos, G7), son clergé
   local(le medef) et ses curés de paroisse (chefs d'entreprise boboïsés).
   Remettre en cause le dogme c'est se rendre coupable d'obscurantisme.
   Contester cette fétichisation économiste, c'est se ranger parmi les
   hérétiques qu'il faut brûler en place publique.

   7) L'adhésion à la révolution qui ferait du passé table rase : le
   mondialisme comme avant lui le communisme veut créer l'homme nouveau,
   celui qui n'a plus besoin d'Etat, celui qui s'est affranchi de toutes
   attaches identitaires, nationales, familiales, un individu désafilié,
   libre de toute allégeance qui ne reconnaît aucune frontière, aucun
   acquis social, aucune appartenance culturelle, aucune contrainte . Il
   est libre d'assouvir son désir entrenu de consommation. L' " homo
   économicus ", l'homme nouveau de l'ère mondialiste est une créature
   robotisée, lobotomisée issue d'une idéologie libérale libertaire,
   l'enfant illégitime d'Alain Madelin de Cohn-Bendit, un petit monstre
   puant d'égoïsme et d'égocentrisme.

   Engagée sous l'impulsion de l'Amérique, cette fille dévoyée de l'Europe
   , la course folle à la dérégulation généralisée conduit les peuples sur
   la Route de la servitude, pour reprendre, en la retournant, l'
   expression du très libéral Hayek.

   D'ailleurs, le financier Georges Sorros lui-même a reconnu
   explicitement son pessimisme sur l'évolution de nos sociétés:

   " l'intégrisme des marchés, a-t-il déclaré à Libération du 7 octobre
   1998, menace aujourd'hui davantage la démocratie que n'importe quel
   totalitarisme " .

   Derrière la globalisation, sous l'impulsion des libéraux, c'est le
   fantôme de l'internationalisme marxiste qui refait surface : même haine
   de la nation qui est le lieu des compromis sociaux ; même haine des
   structures intermédiaires (famille, institutions...) dont l'existence
   même contrarie la fluidité des échanges ;

   Le rêve du village mondial se concrétise.

   Celui-ci se conçoit comme une ville américaine avec ses quartiers
   spécialisés : quartiers d'affaires, zones industrielles, zones de
   loisirs, espaces résidentiels.

   L'Asie devient le quartier industriel, les pays anglo-saxons le siège
   de l'activité financière, l'Afrique la réserve de main d'oeuvre
   importables et, avec un épouvantable cynisme, la variable d'ajustement
   de la population mondiale.

   Et la France, ne direz-vous ? Dans ce schéma, la France a vocation à
   n'être qu'un bronze culs pour touristes et retraités. On y installe
   Disneyland à côtés de sites historiques parisiens et des maisons de
   retraites à proximité des casinos sur la Côte d'Azur.

   Sachons-l, dans le nouvel Empire, les perspectives professionnelles
   pour nos enfants c'est d'être femme de ménage, guide de musées ou
   pousseur de chaises roulantes.

   La logique mondialiste est cruelle : les états doivent disparaitre, les
   continents sont virtualisés. La France n'est plus un pays mais un
   espace, l'Europe n'est plus un lieu, c'est une idée.

   Mais, la mondialisation ce sont les mondialistes qui en parlent le
   mieux, au premiers rang desquels Jacques Attali, prophète foireux de la
   Mitterrandie et inspirateur officiel du nouveau pouvoir élyséen.

   Dans sa " brève histoire de l'avenir " Bernard Attali résume l'histoire
   du monde à l'épopée de l' " ordre marchand ", celui qui selon se
   propres termes " parle le langage universel de la monnaie ". Cet ordre
   marchand dont il constate avec délectation le triomphe, entrainera
   l'émergence (je cite) d'un " hyperempire où des hypernomades dirigeront
   un empire hors sol " . Il nous le dit P17 : " chacun ne sera plus loyal
   qu'à lui même, les lois seront remplacées par des contrats, la justice
   par l'arbitrage (tiens tiens affaire Tapie), la police par des
   mercenaires ( à rapprocher de Blackwater) ".

   Attali nous décrit ce qui se met en place : l'avènement de l'homme
   nomade né des grandes migrations qui dominera le sédentaire étriqué, la
   domination d'une " hyperclasse " transnationale, la recherche de
   l'équité qui prévaudra sur la notion d'égalité, le règne de l'éphémère,
   du jetable, du court terme, la consécration de valeurs malléables,
   customisées au bon vouloir des individus, l'ère du zapping généralisé.

   Ce processus programmé de déconstruction des nations -dont certaines
   ont plus de mille ans-, conduira au retour des cités-états. L'absence
   de morale d'Etat mènera des parts entières de territoires à tomber aux
   mains de maffias ou de non-états terroristes (c'est déjà le cas avec
   les zone tribale au Pakistan, ports pirates en Somalie, ou plus proches
   de nous certaines zones de non droit...).

   La prééminence des consommateurs sur les travailleurs finira de
   s'imposer.

   " L'hyperempire demeura partiellement américain " nous dit Attali, et
   il poursuit : " ses objets de consommation seront encore très largement
   la prolongation d'objet nomades (téléphones, baladeurs, ...) tout comme
   le seront sa culture (métissée) son mode de vie (précaire), ses valeurs
   (individualistes) son idéal (narcissique)....

   " Des compagnies privées de sécurité, de police, de renseignement
   concurrenceront les polices nationales, dans la surveillance des
   mouvements et des données, pour le comptes de compagnies d'assurance et
   d'entreprises...

   En écho au débat actuel sur le flicage généralisé Edvige et de la
   société de l'hypersurveillance, Attali poursuit " Chacun devra accepter
   d'être surveillé "

   Il conclut : " le capitalisme ira jusqu'à son terme : il détruira tout
   ce qui n'est pas lui. Il transformera le monde en un immense marché, au
   destin déconnecté de celui des nations et dégagé des exigences et
   servitudes d'un " coeur "...Il parachèvera ce qu'à commencé le marché
   depuis ses origines : faire de chaque minutes de la vie une occasion de
   produire, d'échanger ou de consommer de la valeur marchande "(sic)

   Cette vision américano-centrée n'est pas la nôtre.

   Car dans la société rêvée par M. Attali, dans la société du jetable,
   l'homme est jetable, et le monde lui-même est jetable.

   L'homme est jetable ! On le constate chaque jours avec les
   licenciements boursiers qui voient les salariés d'entreprises
   bénéficiaires être sacrifiés sur l'autel de la bourse pour satisfaire
   des logiques de profits immédiats par des actionnaires prédateurs.

   Les faits sont là.

   Les capitalistes ont lancé la lutte des classes et l'ont gagné : ils se
   croient le droit d'exploiter sans vergogne, sans règles et même sans
   morale. Il faut le comprendre. Le mondialisme n'est pas une idéologie
   de la liberté mais une idéologie de conquête et de soumission.

   L'homme est jetable parce que dans cette société où le " je " l'emporte
   sur le " nous ", la solidarité n'a plus sa place. La société
   mondialisée c'est une juxtaposition de solitudes individuelles et de
   drames humains souvent silencieux.

   Plus largement, le projet mondialiste emporte la destruction des
   éco-systèmes humains que constituent les nations dans les pays
   occidentaux. Dans les sociétés traditionnelles du tiers monde notamment
   en Afrique, il dévaste les réseaux de solidarités tribales ou les
   structures familiales provoquant la migration des populations vers les
   mégalopoles du tiers monde puis vers l'Europe assiégée.

   Dans ce monde marchand où l'expression " gagnant-gagnant "
   qu'affectionne particulièrement Nicolas Sarkozy a remplacé la plus
   saine et plus généreuse formule " donnant-donnant ", le malheur des uns
   ne fait pas le bonheur de autres : nos pays subissent une baisse
   inexorable du niveau de vie ; dans le même temps, les pays pauvres
   vivent les soubresauts des émeutes de la faim. Chacun de nos pays
   attend dans le couloir de la mort.

   Mais je vous le disais, dans ce système, il n'y pas que l'homme qui est
   jetable, mais le monde aussi est jetable.

   Car si le mondialisme a programmé la destruction des éco-systèmes
   humains, il prépare également les conditions de l'épuisement de la
   planète au nom d'un anthropocentrisme suicidaire.

   La planète est un don de Dieu.

   Elle ne peut offrir que ce qu'elle est en mesure de produire. Or,
   comment peut-on croire que 9 milliards d'hommes peuvent vivre,
   produire, consommer, polluer comme des américains.

   Or c'est pourtant ce que postule l'idéologie mondialiste qui
   contrevient à tous les principes écologiques bien compris :

   Etre écologique c'est produire à proximité et recycler sur place.

   C'est le contraire qui se met en place où l'on fabrique à un bout de la
   planète, on consomme à 20 000 kilomètres de là et on recycle les
   déchets produits 10 000 kilomètres plus loin.

   Dans le même temps pour donner le change, nos états totalement
   schizophrènes matraquent nos concitoyens de discours moralisateurs et
   mettent en place une fiscalité verte.

   Or à quoi sert-il d'obliger les Français à chercher le pain en vélo si
   le vélo est produit en chine, le blé vient des Etats-Unis et que le
   champ derrière la boulangerie est laissé en jachère sur décision
   administrative de l'Union européenne ?

   Le système a atteint un tel degré de perversité que dans nos économies
   modernes, le principal moteur de la croissance c'est précisément la
   consommation. Cette logique, par nature anti écologique, est pourtant
   soutenue et encouragée par une coûteuse politique de la demande.

   Ce mythe de la croissance infinie, le modèle économique fondé sur la
   spécialisation de tâches à l'échelle mondiale qui fait exploser les
   transports mondiaux, comme l'illusion du bonheur consumériste ne vont
   pas seulement épuiser la planète mais risque de la tuer. Lorsque chaque
   foyer chinois aura deux voitures, les bobos parisiens pourront partir
   en vacances en velib, cela ne changera plus grand-chose.

   Au Front national, nous soutenons une vision du monde et de l'homme
   diamétralement opposée.

   Face ce néototalitarisme marchand d'où émergent une profonde décroyance
   et une société anomique (sans valeurs communes), nous opposons une
   conception du monde respectueuse de l'ordre naturel, des peuples et de
   l'homme.

   Nous refusons tout d'abord de confondre bonheur et plaisir.

   Nous refusons de croire que l'épanouissement individuel se mesure à la
   capacité de consommer et se trouve ses fondements dans un hédonisme
   malsain.

   Nous devons à l'héritage chrétien de l'Europe notre conception de
   l'homme qui lui reconnait, avec le caractère sacré de la vie, une
   existence comme être unique, doté de raison et capable de choix
   personnels.

   L'Afrique traditionnelle qui ne connait que le clan ou l'islam qui se
   réfère à l'Umma (c'est-à-dire la communauté des croyants) ignore cette
   reconnaissance particulière de l'individu. Cette conception de l'homme
   que l'Europe a porté et exporté lui est propre ; et parce qu'elle est
   la base à la civilisation européenne, elle justifierait à elle seule de
   mentionner la référence aux " racines chrétiennes de l'Europe " dans
   les textes fondateurs de l'organisation continentale.

   Dans nos pays, les Lumières ont fourni une version sécularisée de cette
   conception de l'homme et le marxisme une dérive pitoyablement
   matérialiste et monstrueusement criminelle.

   Or cette souveraineté de la personne dans laquelle nous nous
   reconnaissons a été poussée dans nos sociétés dévoyées par le
   mercantilisme américain jusqu'à se transformer en une tyrannie de
   l'individualisme.

   Les mondialistes surfent sur cette religion du vide qui fait de l'acte
   de consommation le but ultime de la vie et des producteurs et des
   consommateurs des êtres interchangeables....

   En réalité, tout incite à l'émiettement individualiste tant qu'est
   encouragé l'uniformisation des modes de consommation.

   " La société de individus " pour reprendre la formule de Norbert Elias
   pousse chacun à l'affirmation de sa petite identité souveraine. Elle
   congédie les identités collectives au premier rang desquelles les
   identités nationales.

   " Chacun sa route, chacun son chemin " chantonnaient les radios il ya
   déjà 10 ans.

   Or, derrière cette glorification de l'individu roi transparaît aisément
   une conception peu respectueuse des personnes reléguées au rang
   d'instrument aux services des marchés. Cet individualisme se paye par
   une désocialisation c'est-à-dire un isolement personnel propice à tous
   les asservissements. Même l'ouvrier français n'a plus de sentiment
   d'appartenance à une classe, sentiment qui le rassurait et le
   raccrochait à une communauté charnelle.

   Tu seras un esclave mon fils !

   Dans cette société atomisée en petits destins individuels, tout
   affectio sociétatis c'est-à-dire toute volonté de construire en commun
   a disparu. Le taux de remplissage des prisons en est la meilleure
   illustration.

   Déstabilisées depuis 30 ans par des apports de populations
   inassimilables, nos sociétés sont conduites à s'épuiser, à reconstruire
   -voire simplement à construire artificiellement- un lien social qui se
   détricote au fur et à mesure.

   Seule la réaffirmation de nos valeurs nationales peut contrecarrer
   l'affirmation destructrice des identités de substitution
   transnationales (comme certaines identités religieuses) ou infra
   nationales (régionales par exemple).

   Nous sommes les défenseurs d'une conception qui replace le " nous "
   avant le " je ".

   Contre le pouvoir dissolvant de l'égoïsme, nous défendons les valeurs
   collectives, les valeurs de survie, les valeurs de vie : aimer son
   prochain comme soi même, je dirai avant soi même.

   Je vous le disais en introduction de cette intervention.

   Notre combat dépasse le cadre politique.

   Face à l'ouragan mondialiste, face à la rusticitité d'un islamisme
   souvent ascétique, nous devons être les porteurs d'un réanchantement
   des valeurs de notre civilisation. Je vous l'ai dit : le combat pour la
   nation c'est le combat fondamental car c'est le combat pour les
   libertés, pour nos libertés et celles de nos enfants.

   Notre peuple est un grand peuple capable de sursaut inouï comme il le
   montra si souvent dans son histoire. Nous devons appeler nos
   compatriotes à des enrôlements autres que consuméristes, nous devons
   les détourner des professionnels du rien qui se vautrent dans les
   palais nationaux, nous devons leur proposer l'alternative du sursaut
   vital.

   Nos forces de convictions, notre détermination, et notre compétence
   doivent leur prouver notre capacité à organiser l' oeuvre impérative de
   redressement.

   Notre éthique et notre sens de l'humain leur montrera notre légitimité
   à la mener.

   Dans cette société, renoncer à réclamer par-dessus tout le droit au
   bonheur pour soi même c'est être inconvenant. Eh bien n'ayons pas peur
   de l'être !

   Nous aimons trop la France pour ne vouloir qu'être heureux !

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