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     * Pourquoi je voterai pour Sarkozy

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Pourquoi je voterai pour Sarkozy

     * jeudi 10 mai 2012 11:34
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   Si l’on m’avait dit, il y a cinq ans, que je voterais un jour pour
   Nicolas Sarkozy, je ne l’aurais pas cru. Durant toute la campagne de
   2007, dans les colonnes de « Minute », j’ai livré une bataille totale
   contre lui. J’avais lu ses ouvrages, tous, décortiqué ses discours,
   tous, et je ne pouvais croire qu’il eût « changé » ni qu’il fût digne
   de la charge présidentielle. Je le voyais comme un pur opportuniste qui
   allait, non seulement amplifier la désagrégation de la France mais
   aussi, à force de se dire « de droite », discréditer pour des décennies
   le fait même que l’on puisse se revendiquer « de droite ».
   Au premier tour, j’ai voté, sans conviction, par un mélange d’habitude
   et de fidélité, pour Jean-Marie Le Pen, non sans avoir sévèrement
   critiqué son positionnement et annoncé son inévitable « dérouillée ».
   Au second, je suis resté chez moi, comme à chaque présidentielle, à
   chaque législative, à chaque cantonale depuis que j’ai le droit de vote
   – sauf en 2002 bien sûr.
   N’ayant pas mis l’ombre d’un espoir dans son élection, n’ayant cru à
   aucune de ses promesses, ayant tenté de dissuader tous ceux qui
   passaient à ma portée de lui apporter leur suffrage, je ne suis donc
   pas un déçu du sarkozysme et le regard que je porte sur son action
   n’est pas obéré par le sentiment d’avoir été dupé. Tout au contraire,
   un quinquennat plus tard, je souhaite ardemment sa réélection et je
   m’apprête à lui apporter mon suffrage dès le premier tour.

   Un quinquennat
   de libération
   Les Français, et particulièrement l’électorat de droite qui ne cesse de
   décrier Nicolas Sarkozy, ont-ils à ce point la mémoire courte ?
   Sont-ils tellement imprégnés de la propagande de la gauche diffusée par
   des médias dont ils prétendent pourtant se défier pour ne pas voir que,
   en cinq ans, la France a profondément changé et qu’elle a changé
   positivement ?
   Je voterai pour Sarkozy car ce que je finissais par croire impossible
   est enfin arrivé : le centre de gravité de la vie politique française
   s’est déplacé vers la droite. Réforme après réforme, chantier après
   chantier, discours après discours, Sarkozy s’est révélé un adversaire
   comme la gauche n’en avait pas imaginé dans ses pires cauchemars,
   sapant ou reléguant carrément au magasin des antiquités les plus
   ringardes une bonne partie de ce que l’on nous présentait comme tabou.
   Sur le poids de la fonction publique, le retour de ces beaux mots de
   sélection et de mérite, le coût et l’injustice de l’assistanat, la
   réhabilitation du travail, la réduction de la bureaucratie, la
   neutralisation des syndicats politisés, l’inconséquence de la politique
   suivie depuis 35 ans en matière d’immigration et j’en passe, Nicolas
   Sarkozy a sapé, ébranlé ou carrément détruit toute une mythologie dite
   progressiste, qui n’était en fait que la liste terrifiante des
   conservatismes que ces deux plaies pour le pays que furent François
   Mitterrand et Jacques Chirac imaginaient, par conviction, faiblesse ou
   lâcheté, définitivement inscrits dans l’ADN de la France.

   Le seul candidat
   de droite
   Je voterai pour Sarkozy car, aussi, la chape de plomb des années
   mitterrando-chiraquiennes, ce quart de siècle où la simple expression
   d’une pensée de droite valait mise au ban de la société, a été
   pulvérisée.
   En cinq ans, la parole s’est libérée comme jamais depuis au moins les
   années Pompidou (1969-1974) et la parole de droite a fait son retour
   dans l’espace public.
   A tel point que, des éditorialistes les plus en vue aux commentateurs
   au zinc du bistrot, innombrables sont désormais ceux qui tiennent des
   propos que, il y a encore cinq ans, nul ou presque n’osait exprimer à
   voix haute.
   Cette liberté m’est trop précieuse pour que je prenne le moindre risque
   de la perdre au soir du 6 mai.
   Certes, beaucoup reste à faire et, des discours aux actes refondateurs,
   il y a encore bien du chemin à parcourir.
   Mais il fallait d’abord que, dans la France sclérosée par des décennies
   d’immobilisme, la parole quasiment révolutionnaire de Sarkozy passât.
   Et que l’on ne vienne pas me parler de son « ouverture à gauche », qui
   a permis, avec Eric Besson, un débat sur l’identité nationale qui, s’il
   n’a pas abouti, est désormais lancé et ne se refermera jamais, alors
   que, dans le même temps, Marine Le Pen pratiquait elle aussi une
   « ouverture à gauche » avec cette différence majeure qu’elle l’a
   conduite à adopter les positions chevènementistes de ceux qui étaient
   supposés se rallier à ses thèses !
   Je voterai également pour Sarkozy car, de tous les candidats en lice,
   le chef de l’Etat est le seul, l’unique candidat de droite sur les dix
   postulants à la magistrature suprême. Le seul. Je ne tiens pas pour un
   candidat de droite, ni pour un candidat sérieux, quelqu’un qui veut
   rétablir la retraite à 60 ans, faisant passer la démagogie avant la
   démographie, quelqu’un qui se propose de ressusciter la planification
   économique de sinistre mémoire, quelqu’un qui veut retrouver le chemin
   de l’économie mixte et, même, restaurer « l’Etat providence », celui-là
   même qui nous a ruinés et qui nous paralyse depuis des décennies !
   Je tiens même pour un candidat dangereux quelqu’un qui, sous couvert de
   lutter contre l’islamisation, s’enferre dans une laïcité de combat à
   l’égard de toutes les religions, mises sur le même pied, comme si le
   catholicisme – et le judaïsme, et le protestantisme – ne pouvaient pas
   prétendre, en France, à nettement plus de droits que l’islam ! Je tiens
   également pour un candidat dangereux quelqu’un qui, exigeant la sortie
   de la France de la zone euro (pourquoi pas), explique maintenant,
   s’étant aperçu qu’une majorité de ses électeurs potentiels y est
   opposé, que la décision sera soumise à référendum et que, si les
   Français veulent conserver l’euro, il fera avec alors que tout son
   programme économique repose sur la sortie de l’euro !

   Un choix politique,
   pas affectif
   Je voterai pour Sarkozy, aussi, parce que si la structure de l’Union
   européenne doit être réformée en profondeur – ce qu’il a commencé à
   faire, très concrètement, en passant à maintes reprises par-dessus les
   traités et par-dessus la Commission européenne –, je tiens pour
   potentiellement criminel, et je pèse mes mots, de vouloir rayer de
   notre histoire plus d’un demi-siècle de construction européenne, qui a
   été – comment se fait-il qu’il faille le rappeler ? – plus d’un
   demi-siècle de paix, ce qui n’est pas si fréquent dans l’histoire de
   notre pays. Et cela sans avoir le moindre « plan B », si ce n’est
   l’instauration de partenariats entre Etats comme nous pouvons en avoir
   avec le Pérou ou la Guinée équatoriale ! Et cela, aussi, au moment même
   où renaît la germanophobie et où, en Europe centrale, se réveillent et
   s’attisent des revendications territoriales que seule la construction
   européenne empêche de prospérer.
   Je voterai pour Sarkozy, enfin, parce qu’il est le seul dans cette
   campagne à parler de « civilisation européenne », réalité historique,
   spirituelle et culturelle qui va bien au-delà des différends
   organisationnels, quand certaine autre veut bannir le drapeau européen
   considéré comme l’« atroce symbole d’une élite oligarchique »,
   ignorant, parmi tant d’autres choses, que son fond bleu est le bleu
   marial et que le « cercle de douze étoiles d’or » est celui couronnant
   la tête de la Vierge Marie après son assomption selon l’annonce qui en
   est faite dans l’Apocalypse selon saint Jean.
   Dimanche 22 avril, je voterai pour Sarkozy. Sans hésitation. Sans état
   d’âme. Sur un choix politique, réfléchi, mûri, assumé. Pour l’affectif,
   qui m’aurait poussé vers un autre candidat, on verra plus tard. Ce
   n’est pas l’objet du scrutin.
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     * Publié dans le numéro : 2560
     * Auteur : Tribune Libre Bruno Larebière

   Mots clés :
     * Bruno Larebière
     * Sarkozy

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