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     * Par raison ou par conviction, le vote utile, c’est Le Pen !

   FN Gilbert Collard Hollande Jacques Bompard Manif pour tous Marine Le
   Pen NKM Robert Boulin UMP
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Par raison ou par conviction, le vote utile, c’est Le Pen !

     * mercredi 18 avril 2012 11:29
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   Par raison ou par conviction, le vote utile, c’est Le Pen !

   A l’approche du premier tour, les appels à un prétendu « vote utile »
   se multiplient en faveur de Nicolas Sarkozy. En réalité, seul compte le
   vote nécessaire : le vote de conviction, qui permet de faire peser ses
   idées aussi bien au second tour qu’aux élections législatives. Dans la
   configuration actuelle, le seul vote utile est le vote alternatif qui
   permet de sortir du système. C’est pourquoi, au premier tour, il faut
   voter Le Pen.

   C’est la lubie du moment : samedi, à Vincennes, François Hollande a
   appelé à « voter utile » – donc pour sa pomme. Le 7 avril, Nicolas
   Sarkozy en a fait autant, invitant carrément les électeurs du Front
   national à le soutenir dès le premier tour de la présidentielle, afin
   de « ne pas favoriser la gauche ». Après un quinquennat marqué par
   « l’ouverture » et la « diversité », le candidat de l’UMP veut à
   nouveau capter l’électorat patriote en le détournant du vote
   nécessaire, qui est le vote Marine Le Pen.
   Que les choses soient claires : le prétendu « vote utile » est une
   invention de communicants apparue à la fin des années 1970 pour
   favoriser la bipolarisation du débat au détriment de la diversité des
   points de vue.
   S’appuyant sur des éléments non constitutionnels, comme les sondages et
   le battage médiatique, ce concept représente l’atout majeur des partis
   institutionnels, car il favorise le maintien du système en place. Or,
   ainsi que le dit Gilbert Collard, président du Comité de soutien à
   Marine Le Pen, « on ne peut pas régler un problème avec ceux qui l’ont
   créé ».
   En réalité, le vrai vote utile consiste à valoriser ses convictions
   profondes, afin de leur donner du poids dans le débat public. C’est le
   vote dont on ne rougira pas dans les dîners en ville. Celui que l’on
   n’a pas besoin de justifier timidement : « J’ai voté Sarkozy, mais bon,
   je ne suis pas dupe… »
   Aujourd’hui, le vrai vote utile, c’est le vote Le Pen, car, outre qu’il
   ne porte aucune responsabilité dans le désastre ambiant, le Front
   national est aussi le seul parti alternatif en mesure de changer les
   choses. Ainsi, seule Marine Le Pen a su pointer le véritable clivage
   politique du XXIe siècle : la lutte entre les mondialistes et les
   défenseurs de l’identité. Tous les autres candidats sont englués dans
   le système instauré par et pour la superclasse mondiale, y compris
   Mélenchon, dont la critique sociale bloque implacablement sur
   l’obstacle de l’immigration. En prônant la régularisation des immigrés
   illégaux, l’ouverture des frontières et en affirmant que « notre
   avenir, c’est le métissage », il s’est fait l’allié objectif du Medef
   et contribue à transformer notre civilisation en espace de marché
   tiers-mondisable à loisir. Pire : chacun sait que, dès le 23 avril, en
   bon laquais de la social-démocratie, l’ancien ministre socialiste
   ralliera Hollande.

   Les abstentionnistes peuvent se réveiller pour gifler le système
   Pour sa première présidentielle, Marine Le Pen, elle, est parvenue à
   bousculer les lignes du petit débat propret et formaté que se
   préparaient médias et candidats en place. Grâce à elle, des sujets
   graves, mettant en jeu l’avenir de la France, ont été portés en place
   publique. Même Ivan Rioufol, chroniqueur au « Figaro » et fort peu
   suspect de lepénisme, le reconnaissait, le 13 avril : « Il faut lui
   reconnaître [à Marine Le Pen] d’avoir su imposer nombre de débats (sur
   l’immigration, le communautarisme, l’islam radical) en rapport avec le
   risque d’une désintégration nationale. La présidentielle n’a pas été,
   loin de là, au bout des grands sujets qui monopolisent les attentions
   des citoyens sur Internet. Cependant, la campagne a au moins évité, et
   souvent grâce à Le Pen, les impasses que suggérait la pensée conforme
   qui ne voulait voir abordées que les questions du chômage et du pouvoir
   d’achat ».
   Grâce à son courage et son habileté, elle a accompli un lent travail de
   « dédiabolisation » qui porte des fruits. Le vote FN, sous couvert de
   vote « Marine », n’est donc plus tabou. De fait, son accession au
   pouvoir non plus. Patrick Poivre d’Arvor, invité au journal télévisé de
   France 2, le disait le 15 avril : « Tout est possible et je pense que,
   dans les sondages, Marine Le Pen n’est pas exactement au niveau qu’elle
   aura dans une semaine. » En effet, outre que les sondages ne
   répercutent pas toujours fidèlement les différents étiages des
   candidats, l’abstention, à une semaine du premier tour, est estimée à
   30 %. Une partie de cette population découragée peut encore se
   réveiller et asséner une gifle au régime, sous forme de vote
   protestataire. Une fraction de l’électorat de Mélenchon peut également
   changer d’avis au dernier moment, ainsi que certains patriotes tentés
   par le sarkozysme.

   La dynamique du premier tour sera déterminante pour les législatives
   Si Marine Le Pen accède au second tour, une partie de la droite de
   conviction se ralliera obligatoirement à elle, bouleversant le schéma
   du « troisième tour », peut-être le plus important : les élections
   législatives de juin. Une profonde recomposition des droites autour des
   valeurs du Front national sera alors possible – on peut faire confiance
   à nos parlementaires, qui savent où est leur intérêt…
   Quoi qu’il arrive, il est donc important que Marine Le Pen réalise le
   meilleur résultat possible au premier tour. Car dans un système qui
   bannit la représentation proportionnelle, l’élection présidentielle est
   « la reine » des batailles. C’est là que les petits candidats viennent
   faire jouer le rapport de force et négocier les accords qui leur
   permettront d’obtenir des circonscriptions aux élections législatives.
   L’enjeu est encore plus grand pour le Front national, dont les
   candidats ne pourront compter sur aucune complicité de la part du
   système. Partout, nous connaissons des militants FN qui se battent sur
   le terrain pour défendre la souveraineté de la France et les valeurs
   qui nous sont chères. Mais leurs efforts seront vains sans une forte
   percée de Marine Le Pen le 22 avril. La dynamique qu’impulsera la
   candidate du Front à la présidentielle jouera pratiquement sur les cinq
   années à venir et sur toutes les élections intermédiaires – notamment
   les européennes et les régionales de 2014, où, là encore, les résultats
   des militants du Front seront partiellement influencés par la dynamique
   de la présidentielle.
   L’impact de Marine Le Pen au premier tour aura également des
   répercussions sur la politique nationale. A gauche, tous les
   observateurs s’accordent à dire que Mélenchon pourrait influencer
   François Hollande si ce dernier était élu. Le schéma s’applique
   également à la rivalité entre Sarkozy et Marine Le Pen. Si la candidate
   du Front national parvient à peser lourdement sur le scrutin, Sarkozy
   sera obligé d’en tenir compte dans son programme de gouvernement ou
   dans sa stratégie d’opposition à une gauche triomphante.
   A contrario, si le prétendu « vote utile » profite pleinement au
   candidat de l’UMP, le Front national risque d’être durablement affaibli
   et le rapport de force jouera mécaniquement au profit de François
   Bayrou et du Modem. Ironie de la tactique politicienne, s’il réalise un
   score très important grâce au siphonnage des voix du FN, Nicolas
   Sarkozy pourrait être amené à trahir ses supplétifs patriotes en
   appliquant une stratégie visant à rallier les centristes – étant acquis
   qu’il n’osera jamais proposer l’ouverture à droite.

   Marine Le Pen fait mieux que n’importe lequel de ses concurrents
   On voit donc que, dans tous les cas de figure, un Front national fort
   ne peut que servir les valeurs traditionnelles et ralentir la décadence
   de la France.
   Quelle que soit l’hostilité que certains patriotes nourrissent à
   l’égard de Marine Le Pen, il est impossible de dire que Nicolas Sarkozy
   vaut mieux qu’elle. Certes, on peut, par exemple, lui reprocher de ne
   pas condamner assez fermement l’avortement.
   Mais il faut dans ce cas noter que tous les autres candidats en lice
   sont, eux, de farouches partisans de l’avortement, Sarkozy y compris.
   La preuve : au lieu d’abolir la loi sur l’IVG durant son mandat, il n’a
   eu de cesse d’honorer sa promotrice, Simone Veil, soutenant même
   activement l’intronisation de cette dernière à l’Académie française, en
   2010 ! Qui dit pire ?
   Pour grimper dans les sondages, Marine Le Pen gagnerait à laisser
   tomber la question de l’avortement. Elle n’en fait rien, tenant, face
   au pays réel (qui désormais, hélas, est composé de consommateurs
   aliénés à Facebook, Twitter et TF1) un discours jugé « rétrograde ». En
   condamnant le remboursement de l’avortement par la Sécurité sociale, en
   bataillant pour sa « prévention », en promouvant la natalité par le
   salaire parental, en refusant toute forme de mariage homosexuel, elle
   fait mieux que n’importe lequel de ses concurrents en termes de
   politique familiale : même les électeurs les plus « tradis » doivent le
   reconnaître.

   Sarkozy pique les idées du FN… même sur la crise et l’Europe !
   Election présidentielle oblige, plus personne n’évoque les ravages
   d’une crise économique qui semble mystérieusement assoupie le temps
   d’une campagne. Mais gageons qu’elle se fera sentir de plein fouet très
   prochainement. Or, là encore, le Front national a su porter le fer dans
   la plaie en dénonçant, le premier, le système technocratique et
   capitaliste qui, en 2008, a plongé l’Europe dans la tourmente. Si les
   Français n’ont pas la mémoire trop courte, ils se reporteront trois
   mois en arrière et se souviendront que les solutions supposées
   « fantaisistes » du Front national étaient validées par des économistes
   comme Jacques Sapir, et que les meilleurs analystes évoquaient très
   sérieusement la mort prochaine de l’euro. Pour l’instant, personne ne
   peut dire que le FN s’était trompé, puisque le pire reste à venir.
   D’ailleurs, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui, pour protéger la
   France, propose de rétablir un protectionnisme raisonné, de suspendre
   les accords de Schengen et de revoir le rôle de la Banque
   centrale européenne. Trois solutions directement inspirées du programme
   du Front national !
   Concernant l’insécurité, l’immigration et l’islamisation de notre pays,
   peut-on raisonnablement donner quitus à Nicolas Sarkozy des dix ans
   qu’il a passés au ministère de l’Intérieur puis à l’Elysée, simplement
   parce qu’il promet que cette fois, on va voir ce qu’on va voir ? Sur
   tous ces sujets, Marine Le Pen, elle, propose des alternatives
   crédibles. Face à l’angélisme de la gauche et au laxisme de Sarkozy, la
   candidate du Front national a su établir le lien entre immigration de
   masse et insécurité ou islamisme. A la suite de la tuerie de Toulouse,
   elle a osé poser les questions cruciales pour la sécurité de notre pays
   : « Combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque
   jour arrivent en France remplis d’immigrés ? Combien de Merah parmi les
   enfants de ces immigrés non-assimilés ? Mohamed Merah n’est peut-être
   que la partie émergée de l’iceberg. Ce qui s’est passé n’est pas
   l’affaire de la folie d’un homme, ce qui s’est passé est le début de
   l’avancée du fascisme vert dans notre pays. »
   Parmi ses solutions, Marine Le Pen propose l’interdiction des signes
   religieux ostentatoires et l’expulsion systématique d’étrangers revenus
   de « voyage suspect en Afghanistan ou dans tout autre pays où l’on
   entraîne au terrorisme ». Pour faire drastiquement chuter l’immigration
   en France, voire pour inverser les flux migratoires, elle a compris que
   les seules solutions crédibles consistaient à mettre fin au
   regroupement familial ; et à couper les pompes aspirantes en appliquant
   la « priorité nationale », afin d’obtenir un effet de déplacement des
   masses étrangères vers des pays plus « attractifs ». Ces solutions
   concrètes, Sarkozy se refusera toujours à les mettre en œuvre par peur
   du politiquement correct. Il préférera se réfugier derrière le
   simulacre d’une poignée d’expulsions médiatisées ou brandira les
   « aides au retour » payées avec nos impôts et accordées à des Roms qui
   jouent au tourniquet avec nos frontières.
   Ainsi, si l’on est las des candidatures de témoignage, du type
   « Maréchal, nous (re) voilà » ; si l’on bataille sincèrement pour une
   conquête rationnelle du pouvoir ; si l’on veut vraiment faire appliquer
   – directement ou indirectement – une partie des valeurs pour lesquelles
   nous combattons depuis des années ; alors il faut voter Marine Le Pen
   au premier tour.

   Patrick Cousteau
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     * Publié dans le numéro : 2560
     * Auteur : Patrick Cousteau

   Mots clés :
     * Le Pen
     * FN
     * Présidentielle 2012

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