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Discours politique
François Hollande, Conseil national du 11 octobre 2003 (11/10/2003)
   Chers camarades,
   Nous vivons sans doute un moment important de la législature.
   La droite va mal, très mal, le pays aussi. Il l'exprime sous diverses
   formes. L'extrême droite garde un silence gourmand. Nos partenaires de
   gauche hésitent sur la conduite à tenir. Tout cela crée une exigence
   particulière pour les socialistes.
   Il y a d'abord l'impopularité du gouvernement . Elle est due à la
   réalité de ses résultats comme à la nature de ses choix.
   Ses résultats : c'est le zéro. Zéro pointé en matière de croissance.
   C'est la plus mauvaise année depuis 50 ans, il est vrai qu'il y en
   avait eu deux autres : 1974 et 1993, deux périodes où la droite était
   déjà aux responsabilités. Le temps où la France était en avance en
   termes de croissance par rapport à la " zone euro " est révolu. Nous
   sommes maintenant dans le peloton de queue et nous sommes sans doute
   entrés en récession.
   Zéro aussi en termes d'emplois. Il y a même eu plus de destructions
   d'emplois dans l'année 2003 qu'il n'y a eu de créations, et le taux de
   chômage -quoi que dise François Fillon- sera supérieur à 10 % de la
   population active d'ici la fin de l'année.
   Zéro en plus pour les déficits. Ils sont devenus historiques,
   considérables et portent directement atteinte au moral des Français qui
   ont compris depuis longtemps que les déficits d'aujourd'hui étaient les
   impôts de demain.
   L'impopularité est due aussi, et surtout, à la nature des choix qui ont
   été faits depuis maintenant près de dix-huit mois.
   Injustice dans les décisions, et je n'ai pas besoin d'être plus
   éloquent sur la fiscalité, sur la remise en cause des droits des
   chômeurs ou sur les risques d'une décentralisation qui, aujourd'hui,
   est celle de l'inégalité territoriale. Incohérence des politiques : la
   stratégie fondée sur la baisse des charges n'a donné que de l'emploi en
   moins et du chômage en plus.
   Incohérence des politiques en matière de Sécurité sociale, où notre
   pays se prépare à emprunter pour financer les dépenses d'hier en
   matière sociale.
   Imprévoyance également dans les choix, et notamment budgétaires, qui
   vont sans doute conduire la Commission européenne à sanctionner, à un
   moment ou à un autre, non pas la France mais le comportement du
   gouvernement.
   Cette impopularité, que nous mesurons à divers indices et pas
   simplement les sondages, crée des difficultés au sein même de la
   majorité. Je ne parle pas de l'UDF. -François Bayou est devenu au moins
   un opposant de plus, au plan verbal pour le moment. Mais il y a des
   difficultés au sein de l'UMP.
   Il y a cette surenchère des plus libéraux, il y a ces inquiétudes, et
   on peut les comprendre, de tous ceux qui ont joué de tous les
   corporatismes. Et le drame avec les corporatistes, c'est qu'ils
   finissent toujours par être rattrapés par les corporations. On le voit
   aujourd'hui avec les débitants de tabac, les restaurateurs, les anciens
   combattants, et bientôt les veuves, qui se mobilisent par rapport à
   telle ou telle décision.
   Il y a aussi des difficultés au sein même du gouvernement, même si
   elles ne sont pas toujours les plus visibles : compétition entre
   ministres, difficulté pour tel ou tel autre de continuer sa tâche.
   Enfin, Il y a des doutes à la fois sur la présence du Premier ministre
   et sur l'absence du Président de la République.
   Pour conjurer ces difficultés, la droite a cru engager une manoeuvre
   sur les 35 heures qui a servi finalement de révélateur. Elle a voulu
   mener une triple offensive :
   Une offensive politique : jeter un rideau de fumée pour masquer les
   responsabilités réelles du gouvernement dans la situation économique et
   sociale.
   Une offensive idéologique : elle a commencé sur la question des
   retraites, elle s'est poursuivie sur celle des jours fériés et continue
   encore avec la Réduction du Temps de Travail. Cette offensive
   idéologique, au nom d'une pseudo réhabilitation du travail consiste à
   convaincre les Français qu'ils sont eux-mêmes coupables de la situation
   que l'on connaît, pas simplement victimes du chômage, mais responsables
   eux-mêmes de leur sort personnel ; offensive idéologique qui consiste à
   convaincre qu'il faut maintenant travailler plus longtemps pour gagner
   moins.
   Une offensive sociale sur les 35 heures . Elle paraît arrêtée au plan
   législatif, mais elle peut ressurgir par d'autres biais, et notamment à
   travers les accords d'entreprise sous couvert de démocratie sociale.
   C'est là que peuvent se négocier des accords remettant en cause les
   règles du temps de travail. Donc, soyons encore vigilants.
   Mais, cette opération s'est retournée contre ses auteurs. Elle a fourni
   une opportunité pour les socialistes et elle a réhabilité l'idée même
   des 35 heures.
   D'abord, les salariés se sont montrés attachés à la réforme. Plus de 70
   % des bénéficiaires de la Réduction du Temps de Travail, selon un
   sondage d'hier, se prononcent pour le maintien des 35 heures. Tous les
   syndicats se sont mobilisés, y compris les plus réticents, pour les
   défendre. Et enfin, toute la gauche s'est engagée pour cet acquis
   social ; même l'extrême gauche est venue en renfort, ce qui ne manque
   pas de saveur si l'on se souvient des critiques qui nous étaient
   portées hier et des positions d'aujourd'hui. Voir Arlette Laguiller,
   Alain Krivine et Olivier Besancenot défendre les 35 heures, c'était
   finalement l'hommage aux 35 heures et au bilan de Lionel Jospin et de
   Martine Aubry là-dessus.
   Cela ne durera que l'instant de cette campagne, mais ce sera difficile
   pour l'extrême gauche, si on y revient, de considérer quand même
   qu'entre nous, socialistes, et eux, UMP, ce serait la même chose. Parce
   que là, il y a eu une réforme qui est apparue comme un discriminant
   entre la gauche et la droite.
   C'est donc un moment important pour le Parti socialiste.
   Nous devons être capables de donner une traduction, un sens au
   mécontentement que nous percevons. Le risque, sinon, c'est le désarroi
   d'une bonne partie de la population. Nous devons fournir une
   alternative crédible pour chasser les menaces, et elles existent, du
   populisme et de l'extrémisme, et nous devons enfin offrir un débouché
   électoral dans la perspective des scrutins de l'année prochaine dont
   l'enjeu politique est désormais évident.
   C'est pourquoi, au lendemain de notre Conseil national, nous formerons
   un comité de campagne pour les régionales, associant tous les chefs de
   file qui ont été désignés, la direction du Parti, toutes les
   sensibilités, pour que nous marquions bien combien cette campagne pour
   les régionales est une campagne majeure pour l'avenir de notre pays,
   puisque ce sera le signal de la reconquête.
   Cette réponse dépend donc de nous. Et elle est décisive pour la gauche
   et la démocratie. Car, tout l'enjeu du scrutin de mars prochain sera de
   savoir si cette élection marque une nouvelle crise de la politique à
   travers la dispersion, l'abstention, la montée des populismes, ou au
   contraire le renouveau de la politique et de la gauche . Est-ce que le
   scrutin de mars est une réplique, sous d'autres formes de ce qui s'est
   passé depuis des années dans notre pays, ou au contraire, marque une
   rupture, c'est-à-dire la formation d'une gauche capable de revenir aux
   responsabilités sur un projet clair ?
   Pour répondre à la question, nous devons nous-mêmes constituer, avec le
   Parti socialiste, une présence et une unité politique.
   La présence d'abord sur le plan militant . Une campagne est lancée sur
   le gouvernement Raffarin et l'addition, une autre est engagée sur les
   35 heures. Je demande que partout en France, et pendant les prochaines
   semaines, nous menions campagne sur le bilan du gouvernement comme sur
   la défense des acquis sociaux, parce que c'est cette campagne-là qui
   permettra de gagner la suivante.
   Il faut donc un Parti visible, un Parti d'action et un Parti mobilisé.
   Présence sur le plan parlementaire : Nos journées de Limoges, ont été
   particulièrement réussies. Nous avons forgé nos propositions sur le
   budget, sur l'emploi, nous avons adopté un texte en bureau national sur
   la santé et la Sécurité sociale. Nous sommes en capacité, sur chaque
   politique gouvernementale, d'ici à la fin de l'année, de fournir
   nous-mêmes l'alternative.
   Présence du Parti sur le plan intellectuel . Nous avons à préparer un
   nouveau projet. Alain Bergougnioux, secrétaire national aux études, a
   déjà commencé à engager cette réflexion.
   Nous devons aussi faire vivre toutes les commissions du Parti. Et
   enfin, nous avons hier, avec Jean Glavany, constitué une Université
   permanente de la laïcité.
   Présence sur le plan électoral . Campagne des régionales est une
   campagne nationale. La campagne des régionales commence aujourd'hui
   avec la désignation de nos chefs de file. C'est la première étape de
   l'alternative. Je veux saluer la manière avec laquelle nous avons
   désigné ces chefs de file. Ce sont les militants, leurs votes et leur
   participation, car même lorsqu'il n'y avait qu'un seul candidat, et
   c'est arrivé dans bon nombre de régions, nous avons eu des taux de
   participation de nos adhérents à la désignation de nos chefs de file
   supérieurs à 60 ou 70 %.
   Je veux aussi souligner la qualité avec laquelle les campagnes internes
   ont pu être menées pour les primaires entre nos candidats, et même si
   les résultats ont été parfois serrés, ils ont été acceptés par les uns
   et par les autres.
   Nous avons maintenant à constituer nos listes. Je sais la difficulté de
   l'exercice. Les Premiers secrétaires fédéraux joueront leur rôle, les
   chefs de file également.
   Je veux ici fixer de nouveau les principes, parce qu'ils sont
   essentiels :
   Le premier principe, c'est de constituer des listes susceptibles de
   compter des candidats capables de gagner . Il faut gagner !
   Le deuxième principe, c'est de tenir compte de la diversité de notre
   Parti . Et de ce point de vue, je serai vigilant, et ce sera vrai pour
   les élections régionales comme pour les élections européennes.
   Le troisième principe, c'est le renouvellement . Nous avons un
   engagement de congrès : renouvellement d'un tiers des listes pour les
   élections à la proportionnelle.
   Le dernier principe : nous avons une obligation de faire représenter
   toute la société sur nos listes . Et là aussi, nous connaissons les
   difficultés, mais nous connaissons également les exigences. Plus nos
   listes représenteront la société, plus les électeurs se reconnaîtront
   sur nos listes et donc c'est un engagement qu'il faut tenir.
   Cet exercice de préparation de nos listes ne doit pas nous détourner de
   nos deux tâches essentielles, et je sais combien les fédérations sont
   toujours mobilisées par rapport à la préparation des désignations. La
   première, c'est l'élaboration du projet territorial dans chacune des
   régions. La deuxième, c'est la constitution de listes d'union.
   Nous avons tous considéré, les uns comme les autres, que la question de
   la constitution européenne était une affaire importante pour l'Europe
   elle-même, pour la place de la France et pour l'identité socialiste. Je
   respecte donc toutes les convictions qui se sont exprimées, et je ne
   doute pas qu'elles soient mues par un idéal européen, chacune d'entre
   elles.
   Il y a d'ailleurs toujours eu, au sein du Parti socialiste, des
   sensibilités différentes sur l'Europe. Nous ne les découvrons pas
   aujourd'hui. Je n'ai pas besoin de remonter à loin, mais déjà dans les
   années 70, un débat avait lieu sur les conditions mêmes de la
   construction européenne. Dois-je évoquer les années 80 avec la question
   du système monétaire européen ? Puis Maastricht. Sur l'euro, il y a
   toujours eu au sein du Parti socialiste une partie de militants, de
   responsables qui considéraient que la construction européenne menaçait
   dans ses formes et ses contenus nos acquis et notre souveraineté
   économique et sociale. C'est encore vrai aujourd'hui, et je pense que
   cela fait partie de la diversité de notre Parti, de son histoire et
   sans doute de son identité.
   Il y a un point néanmoins où nous nous retrouvons tous, où nous
   devrions nous retrouver tous. C'est sur l'Europe que nous voulons. Nous
   avons quand même cette grande satisfaction de voir la grande Europe
   s'accomplir. Nous l'avions souhaitée. Dois-je évoquer François
   Mitterrand dès le début des années 90 ? C'était le pari des fondateurs
   de l'Europe : rassembler l'Europe, unifier le continent, briser Yalta.
   Nous avons là, avec la future Constitution, l'occasion d'élargir et
   d'approfondir. Faut-il encore se mettre d'accord sur les conditions.
   Et en même temps, l'Europe que nous voulons tous, c'est une Europe
   d'avant-garde, une Europe qui soit capable d'être plus forte, plus
   démocratique, plus solidaire, de porter un objectif de cohésion
   sociale, de gouvernance économique. C'était tout l'enjeu de l'euro et
   de l'union monétaire. Je ne regrette pas le vote de Maastricht car oui,
   l'euro a déjà été un progrès. Insuffisant, à l'évidence. Il n'a pas
   produit la construction politique que nous imaginions, mais quand même
   ! Avons-nous à regretter qu'il y ait une monnaie unique ? Avons-nous à
   regretter aujourd'hui, et le gouvernement actuel encore moins que nous,
   qu'il puisse y avoir une monnaie protectrice ? Ce que nous avons à
   regretter, c'est que nous n'ayons pas été jusqu'au bout, et notamment à
   travers le gouvernement économique.
   Nous avons encore beaucoup à faire pour cette Europe d'avant-garde
   formée des pays qui le voudront, car c'est ainsi que nous ferons
   l'Europe de la défense, c'est ainsi que nous ferons l'Europe fédérale.
   Tout partira sans doute du couple franco-allemand pour ensuite emmener
   ceux qui décideront d'aller plus vite et plus fort pour forger les
   instruments de la domination de la mondialisation libérale.
   Voilà l'enjeu pour les socialistes. C'est cette perspective-là qu'il
   faut ouvrir. Au moment où il y a une étape qui s'achève, la grande
   Europe, il faut avancer un nouveau projet européen. Il peut nous
   rassembler tous.
   J'en arrive à la Constitution. Nous n'avons jamais été, en tout cas
   pour ceux qui ont eu à choisir à un moment de faire avancer l'Europe,
   dans le " tout ou rien ". En l'occurrence, dans le " oui tout de suite
   ", alors même que nous ne connaissons pas le texte final, ou dans le "
   oui naturellement " parce que " sinon, ce serait pire ". Mais nous ne
   sommes pas non plus, en tout cas je ne le serai pas, sur le " non,
   forcément le non ". Et quand on me dit que c'est le " non en l'état ",
   et qu'on pose comme condition pour sortir du non une constituante...
   Mais qui va aujourd'hui accepter une constituante dès lors que la
   Convention, dans une certaine mesure, a été un élément novateur par
   rapport à ce qu'étaient les formules jusque là utilisées et qui
   relevaient d'une demande intergouvernementale ?
   On nous dit : " Nous ne ferons pas l'Europe s'il n'y a pas la
   constituante. " Alors, nous n'aurons jamais de Constitution et rien ne
   pourra bouger dans les semaines ou les mois qui viennent. Pas davantage
   si on remet en cause les traités économiques et d'abord le Traité de
   Rome. Ce n'est pas nous qui les avons signés. Ils datent de plus de 50
   ans. Et nous pensons que nous allons, nous, dans les semaines qui
   viennent, remettre en cause les fondements économiques de l'Europe ?
   Qui l'imagine ? Donc ceux qui disent non aujourd'hui, et je respecte ce
   choix, diront non jusqu'au bout, mais au moins qu'ils l'avouent.
   Nous avons aujourd'hui, comme toujours dans la construction européenne,
   à faire un compromis, c'est-à-dire à demander des améliorations,
   c'est-à-dire à poser des exigences, parce que c'est ainsi que l'Europe
   avance. l'Europe n'avance pas sur la menace, le chantage à la crise ou
   la peur du passé. L'Europe avance sur des positions fermes, sur des
   convictions fortes, sur des projets mobilisateurs. C'est ainsi que
   toujours l'Europe a réussi à franchir des étapes nouvelles. Quelles
   sont pour nous les exigences essentielles ?
   Nous voulons une Europe qui soit un instrument d'action par rapport à
   la mondialisation. Il n'y en aura pas d'autres. Si nous remettons en
   cause les fondements mêmes de la construction européenne, aussi
   attachés soyons-nous à l'identité nationale, pensons-nous que la France
   seule pourra dominer la mondialisation ? Nul ne le pense ici. Donc nous
   avons besoin de l'Europe. Nous avons aussi besoin de savoir, et c'est
   un point important que nous posons comme exigence, si les évolutions
   institutionnelles seront possibles. À l'avenir, nous ne pouvons pas
   accepter l'intangibilité de la Constitution. Et nous avons là à poser
   la nécessité de faire avancer l'Europe, car il y a aussi nécessité de
   bâtir l'Europe d'avant-garde.
   Et l'autre série d'exigences précisément parce que nous sommes dans
   l'opposition et que nous avons vocation à revenir aux responsabilités,
   et c'est la seule question qui vaille, elle se résume ainsi :
   pourrons-nous dans l'Europe de demain mener notre politique en fonction
   de nos valeurs et en respectant nos traités ?
   Pour nous, les points essentiels, c'est le service public, la laïcité,
   la cohésion sociale et l'exception culturelle. C'est sur ces bases-là
   que nous aurons à nous prononcer, le moment venu.
   Nous avons deux attitudes possibles aujourd'hui : être spectateurs en
   ayant déjà dit oui ou en ayant déjà dit non, ou être combatifs. J'ai
   choisi, et j'espère que nous serons nombreux à le faire, d'être
   combatif. Combatifs pour défendre un idéal européen, combatifs par
   rapport aux autorités françaises dans la négociation qui s'ouvre,
   combatifs dans le mouvement socialiste européen. Car tout le monde dit
   qu'il va falloir discuter avec les socialistes européens, mais pour
   ceux qui ont eu cette chance de rencontrer les socialistes européens,
   il faudra s'y mettre à beaucoup si l'on veut, et ce sera nécessaire,
   capter une majorité sur nos positions. Je ne désespère pas, mais ce
   sera un combat autrement plus dur que d'être majoritaire au sein du
   seul parti socialiste français.
   Notre message doit être le suivant : travaillons tous pour pouvoir
   voter une bonne Constitution, faisons en sorte que le texte issu de la
   Convention puisse être amélioré, portons des exigences et
   défendons-les. Mais il y a une chose que je sais, c'est qu'en aucune
   façon les élections régionales ne seront liées au débat sur la
   Constitution européenne. Je ne laisserai d'ailleurs pas croire une
   seule seconde que les électeurs qui se prononceront au mois de mars
   prochain le feront par rapport à la Constitution européenne. Et si
   nous-mêmes, nous intériorisons ce présupposé et que nous pensons que
   c'est sur la Constitution européenne qu'il faut se présenter aux
   élections régionales, bon courage pour les résultats !
   Alors, chers camarades, menons le débat autant qu'il sera possible
   entre nous, socialistes, mais pour gagner les élections régionales,
   faisons la confrontation nécessaire avec la droite parce qu'il n'y en a
   pas d'autre.
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