     * Ecrits Ecrits
     * Demos Demos
     * Outils Outils
     * Blog Blog
   Retour
Discours politique
François Hollande, Discours de François Hollande lors du rassemblement des
élus socialistes le 18 mars 2007 (18/03/2007)
   Chers Amis, Chers Camarades,
   Nous sommes nombreux, élus, militants, candidats -car il n'y a pas
   qu'une élection présidentielle- ; nous sommes nombreux parce que nous
   sommes le réseau fidèle du Parti socialiste, des Radicaux de gauche, du
   Mouvement Républicain et Citoyen ; nous sommes l'équipe de campagne de
   Ségolène Royal, rassemblés pour la victoire, la victoire qui vient, qui
   se construit, la victoire d'abord au
   premier tour de l'élection présidentielle, car c'est là que tout doit
   commencer pour permettre la victoire au second tour le 6 mai.
   Regarder l'intégralité du discours
   Nous sommes là, nombreux, comme nous le sommes partout, dans toutes les
   réunions, autour de la candidature de Ségolène Royal ; nous sommes là
   parce que nous sommes conscients de l'enjeu de cette élection, plus
   grave, plus importante que toutes les autres depuis 1981. Ce qui est en
   jeu, aujourd'hui, c'est la cohésion économique, sociale, territoriale
   de la France ; c'est le visage de notre pays pour les cinq ans qui
   viennent ; c'est donc le sens que je veux donner à notre combat qui
   n'est pas là simplement pour porter l'une d'entre nous à l'élection
   présidentielle au plus haut, puis ensuite à la victoire. C'est le
   changement dans notre pays que nous sommes venus organiser, préparer.
   Vouloir affirmer et faire réussir demain.
   Il y va d'abord de la cohésion économique face à la faible croissance,
   la désindustrialisation, les délocalisations, nous avons besoin d'une
   stratégie économique fondée sur un nouveau modèle de croissance autour
   de la Recherche, de l'innovation, de l'investissement et aussi de la
   formation et du développement durable. Cette stratégie économique a un
   nom : le pacte présidentiel de Ségolène Royal, voilà ce que nous
   voulons proposer à notre pays.
   Mais, il y a aussi l'urgence : l'urgence insupportable que nous, élus,
   vivons ; l'urgence face à l'exclusion de travail de millions de nos
   concitoyens ; l'urgence face à la précarité, l'urgence face à la
   difficulté pour accéder au logement, l'urgence face aux
   discriminations, l'urgence face au creusement des inégalités, l'urgence
   face aux désordres, aux violences, aux incivilités. Et nous voyons, là
   aussi, le mal qui a été fait depuis cinq ans, ce climat de défiance, ce
   désarroi, cette crainte de l'avenir.
   Nous voyons aussi, et c'est grave, chez beaucoup de nos concitoyens que
   l'adversaire n'est plus " en haut ", mais à côté d'eux, qu'ils se
   méfient non plus simplement des 200 familles, mais de la famille d'à
   côté, de la famille d'en face ; ce qui fait là le terreau de l'extrême
   droite. Nous avons des concurrents, des adversaires dans la République,
   mais nous avons toujours un ennemi de la République : c'est l'extrême
   droite et nous devons la battre aussi, surtout dans cette élection
   présidentielle.
   Nous avons besoin de retrouver confiance dans le travail, dans la
   solidarité, dans la redistribution, dans l'action publique. Et, là
   encore, c'est le pacte de Ségolène Royal qui en fournit les instruments
   : la sécurité sociale professionnelle, le bouclier-logement, les
   emplois tremplins, la conférence sur les salaires... Bref, tout ce qui
   peut donner enfin l'espoir que les choses vont profondément changer
   dans quelques semaines.
   Il y va aussi de la cohésion de nos territoires et les témoignages qui
   ont été faits ici sont éloquents : nos territoires sortent abîmés de la
   politique menée depuis cinq ans, disloqués (retrait des services
   publics, désengagement de l'Etat, abandon des grands travaux
   d'infrastructures, transfert de charges sans les moyens correspondants
   et avec une fiscalité aussi archaïque qu'injuste) ; alors, comme élus,
   comme citoyens, nous attendons le changement, nous le voulons, nous
   l'exigeons... Il doit venir.Non pas simplement parce que, comme élus,
   il nous est insupportable que la décentralisation soit dévoyée, que
   l'Etat se soit défaussé, que sa parole n'ait pas été tenue, que les
   finances locales soient exsangues. Il ne s'agit pas simplement de nous
   et de nos communes, de nos départements et de nos régions. Il s'agit
   d'abord des citoyens ; il s'agit d'abord des Françaises et des Français
   qui espèrent, qui exigent que demain soit différent. Mais il s'agit
   aussi, dans ce rendez-vous, de la prise en responsabilité d'abord par
   rapport à une droite qui a échoué et par rapport à une gauche qui doit
   faire espérer.
   En cette fin de législature, il y a comme de la manipulation, du
   maquillage, de la manoeuvre. La droite veut faire passer ses débâcles
   douteuses comme des défaites glorieuses :
   La dette publique atteint un niveau record ; elle a augmenté de plus de
   200 milliards d'euros depuis cinq ans ; mais, par une opération habile,
   et par les cessions et les privatisations, il a été possible de la
   faire stagner en 2006. Et voilà que le Ministre de l'Economie et des
   Finances fait un communiqué de victoire, en laissant penser qu'il a
   gagné la partie. Pire même, au nom de la dette qu'ils ont laissé
   s'envoler au point d'atteindre des niveaux vertigineux, ils s'adressent
   à la gauche pour nous dire : " vous n'avez plus le droit de promettre,
   plus le droit de vous engager ; c'en est fini du changement ; nous
   avons tellement mal géré qu'il faut maintenant arrêter de donner espoir
   dans l'avenir ".
   Ils ont à rendre des comptes et nous, nous aurons à traiter leur
   héritage, à maîtriser la dette et nous le ferons en créant plus de
   richesses, en développant la croissance, en redonnant confiance.
   Mais, voilà donc une deuxième opération ; elle sort aujourd'hui : le
   déficit de la Sécurité Sociale aurait baissé. Formidable résultat ! La
   dette accumulée de la Sécurité Sociale atteint 80 milliards d'euros
   depuis cinq ans. Le déficit annoncé : près de 9 milliards d'euros,
   c'est gigantesque ! C'est considérable ! Mais, c'est moins pire que
   l'année dernière. Ils sont forts à droite !
   Ils sont vraiment très forts. Ils échouent chaque année, mais il se
   trouve que l'année suivante, c'est un peu moins pire, l'échec est un
   peu moins grand ! Là encore, communiqué de victoire. Ce qui leur
   permet, cela dit en passant, d'augmenter à un mois de l'élection
   présidentielle, les tarifs de médecins... Faut-il quand même qu'ils
   fassent, eux, des promesses sur les comptes de la prochaine Présidente
   de la République !
   Opérations, manipulations, manoeuvre... Et voilà les chiffres du
   chômage. Le chômage, pour la droite, ne baisse que dans les
   statistiques. Mais quand les statistiques viennent, à un moment,
   contredire les précédentes, alors on reporte l'enquête de l'Insee qui
   devait sortir juste avant l'élection après le mois de mai, de juin,
   pour ne pas faire apparaître que le chômage, loin de baisser, a
   augmenté dans notre pays.
   Et il y a trois records, il faut le reconnaître ; trois records que
   nous ne battrons jamais :
   _ La droite avait promis, en 2002, la baisse des impôts ; elle aura
   réussi à augmenter le niveau des prélèvements obligatoires ; nous en
   avons confirmation ces derniers jours ;
   _ La droite avait promis d'améliorer la compétitivité des entreprises
   et aucun moyen n'a manqué ; nous apprenons que le déficit de notre
   commerce extérieur atteint le niveau historique de 30 milliards d'euros
   _ La droite avait fait campagne en 2002, souvenons-nous en toujours,
   sur la question de l'insécurité, des violences ; elle atteint le triste
   record d'un nombre de violences aux personnes sans précédent ; jamais
   dans notre pays il y a eu autant d'agressions ; jamais dans notre pays,
   nous n'avions connu trois semaines de violences urbaines. Qui en est
   responsable ? Vous le connaissez, Nicolas Sarkozy ; il est Ministre de
   l'Intérieur.
   Il ne vous a pas échappé qu'il était au gouvernement depuis cinq ans.
   Nous sommes dans une étrange campagne. Nous cherchons les sortants.
   Nous cherchons les sortants, mais ils vont trouver la sortie.
   La mystification, c'est qu'à droite personne n'est responsable de rien.
   Même pas Jacques Chirac qui, il faut bien le dire, dimanche dernier, a
   fait son meilleur discours ; c'était le dernier. Mais, lui-même n'était
   responsable de rien de ce qui s'est produit depuis 12 ans ; la
   meilleure preuve, c'est qu'il donnait des conseils pour son successeur.
   Et, comme il n'est pas à un paradoxe près, il lançait des
   avertissements à celui qu'il va bientôt soutenir. Parce qu'à droite,
   ils se connaissent bien et Jacques Chirac sait ce qu'il y à craindre de
   Nicolas Sarkozy. Parce qu'à qui d'autre s'adressait le conseil de ne
   pas céder aux extrémismes, si ce n'est à celui qui justement ces
   derniers jours a parlé de créer le Ministère de l'immigration et de
   l'identité nationale. À qui s'adressait-il donc si ce n'est à celui qui
   a voulu mettre en cause le modèle social français.
   Il y a donc un candidat sortant qui ne s'assume pas comme tel. Ce
   candidat c'est Nicolas Sarkozy. C'est lui qui a tout décidé depuis
   2002, tout soutenu, tout engagé. Et aussi, convenons-en, tout raté.
   Mais, il n'est pas le seul à fuir devant sa responsabilité. Il y en a
   qui ont tout voté, ou presque tout, tout accepté, enfin pas jusqu'au
   bout ; et il y a un candidat pour cela, un " faux sortant ", c'est
   François Bayrou.
   Nous sommes la gauche, et nous en sommes fiers. Nous disons tous que
   nous avons été au moins un moment socialiste. Que certains le sont
   restés. Que d'autres y viendront. Mais nous sommes tous ensemble de
   gauche, rassemblés.
   À droite, ils ne se reconnaissent pas ; ils ne savent ce qu'ils sont,
   ni même qui ils sont. Ils ont une formule : ils changent. C'est bien
   leur droit, mais cela ne dure pas très longtemps. Il y a un moment,
   Sarkozy citait Jaurès -je crois, Blum et Mitterrand. Nous nous sommes,
   à un moment, émus. Mais, j'aurais aimé qu'il en reste là car il serait
   ainsi sur le bon chemin ; chacun à bien le droit de changer, y compris
   pour venir jusqu'à nous. Nous verrons ce que nous en ferions.
   Mais, là, en un mois, il est parti de Jaurès pour courir après Le Pen !
   Peut-être l'a-t-il même rattrapé !
   Il y a un moins, Sarkozy citait Zola. Il a toujours une tendresse à
   l'égard des exilés. Je dois rappelé que Zola n'était pas parti pour des
   raisons fiscales, mais simplement parce qu'il avait défendu Dreyfus et
   qu'il avait accusé tous ceux qui, à un moment, ne voulaient pas faire
   prévaloir la vérité dans la République. Le voilà donc citant Zola, il y
   a un mois pour découvrir aujourd'hui Rivarol ! Quel long chemin ! Et
   Maurasse n'est pas loin ! Et qui d'autre demain !
   Je veux rappeler à Nicolas Sarkozy, comme à François Bayrou -quoi que
   pour lui, c'est un peu différent : c'est un homme neuf ; je ne savais
   exactement qui il était ; je ne savais pas qu'il était agriculteur,
   c'est venu récemment. Ni même éleveur de chevaux, je crois que c'est
   son métier. Je ne connaissais rien de son parcours ; je pensais qu'il
   avait été ministre de Balladur, de Juppé, qu'il avait mis un million et
   demi de personnes dans la rue... C'est un homme neuf, il a été formé
   par Jean Lecanuet ! Son modèle est Alain Poher ; il a servi Giscard !
   Je le reconnais, il est neuf ! Aussi neuf que la République !
   Dans ce moment de mystification, de manoeuvres de toutes sortes, de
   confusion, le changement c'est la morale en politique, la clarté, la
   responsabilité, l'identité reconnue, le débat, la confrontation, les
   propositions... Voilà ce qu'est la morale en politique.
   Mais, comme élus, nous connaissons bien ce que sont les majorités et
   les oppositions. Où que nous siégions, dans les Assemblées nationales,
   conseils régionaux, conseils généraux, dans nos villes, nous savons qui
   nous trouvons à côté de nous : la gauche, toute la gauche, enfin celle
   qui veut bien venir travailler avec nous à la transformation de notre
   pays. Nous savons qui il y a en face de nous, la droite, toujours les
   mêmes : l'UMP, l'UDF, indissociablement liés l'un à l'autre. Que je
   sache, l'UMP et l'UDF ont fait, au lendemain de 2002 un accord de
   désistement pour les élections législatives ; et qu'il me souvienne, en
   2004, ils ont fait liste commune au second tour pour les élections
   régionales. Ils gèrent ensemble les conseils généraux, les villes...
   pour les conseils régionaux, je suis moins sévère, nous leur avons
   laissé de l'espace. Chaque fois où l'UDF est en responsabilité, chaque
   fois où elle dirige, elle ne le fait pas avec les uns, avec les autres,
   avec la gauche, avec la droite. Elle le fait toujours avec la droite et
   rien qu'avec la droite. C'est dans sa nature, c'est dans sa culture. Et
   je ne fais jamais de différence entre une politique UDF et une
   politique UMP.
   Mais, nous sommes dans une élection présidentielle, paraît-il, d'un
   cours nouveau. Pour la première fois se présente à nous un candidat
   apolitique. Nous pensions que c'était réservé à des petites communes,
   mais aujourd'hui c'est au sommet de l'Etat qu'il faudrait avoir un
   candidat apolitique. L'apolitisme, c'est toujours l'arme de la droite
   quand elle est faible. C'est une vieille rengaine, une vieille
   ritournelle aussi usée, hélàs, que peut l'être le suffrage universel
   qui, lui, reste pur, même s'il peut, parfois, être dévoyé.
   L'apolitisme, c'est le philosophe Allain qui, déjà entre-deux-guerres,
   avait établi cette règle, cette loi humaine simple : chaque fois qu'il
   rencontrait quelqu'un qui lui disait qu'il ne voyait plus de différence
   entre la droite et la gauche, il savait que son interlocuteur était de
   droite. Il en est de même pour les candidats aujourd'hui.
   Mais, nous n'avions pas tout vu. Il y a maintenant un candidat qui est
   anti parti, contre les partis. Ce n'est pas neuf non plus ; c'est la
   rengaine de l'antiparlementarisme qui finit toujours de la même façon :
   ceux qui sont contre les partis décident finalement d'en faire un ;
   c'est ce que nous propose François Bayrou pour l'élection
   présidentielle et les élections législatives qui suivent.
   Le vrai changement n'est pas une substitution d'un parti à un autre ;
   le vrai changement, c'est la refondation de la République, et c'est ce
   que propose Ségolène Royal dans son pacte présidentiel. Refondation à
   travers une démocratie parlementaire rénovée ; refondation à travers
   une véritable démocratie locale ; refondation à travers la démocratie
   participative ; refondation avec la démocratie sociale. C'est toujours
   la gauche qui fait progresser la démocratie sous toutes ses formes : en
   1981, avec la décentralisation ; en 1988, avec le mouvement
   d'intercommunalité ; en 1997, avec la parité. C'est donc toujours la
   gauche qui fait avancer. Il nous faudra d'ailleurs non pas simplement
   avancer, mais accélérer si l'on veut refonder la République.
   Comme élus socialistes, comme élus de gauche, nous avons dans cette
   campagne plus de responsabilités que d'autres. Il nous faudra montrer
   ce que nous faisons au plan local et qui peut être transposé au plan
   national avec le pacte présidentiel. C'est au plan local que, souvent,
   s'inventent les politiques nouvelles sur le plan social, culturel,
   éducatif. Mais, il nous faudra aussi montrer que nous pourrons agir
   plus efficacement au plan local s'il y a Ségolène Royal Présidente de
   la République et une majorité de gauche à l'Assemblée nationale pour
   faire bouger notre pays.
   Nous avons pour la première fois depuis 1981 cette formidable
   opportunité d'agir et à l'échelle de l'Etat -si les Français nous font
   confiance- dans 20 régions sur 22, la moitié des départements, beaucoup
   de villes et encore davantage en 2008. Nous avons cette chance de
   pouvoir passer un contrat entre l'Etat et les collectivités locales qui
   pourront agir dans le même sens, porter les mêmes réformes, donner
   espoir aux mêmes attentes. Seule la gauche peut le faire à l'occasion
   de l'élection présidentielle.
   Je veux terminer par un appel, un appel que je vous adresse comme élu.
   Nous savons bien ce qu'est une élection. Nous connaissons ses rites,
   ses temps, ses accélérations, ses moments de doute, d'inquiétudes et de
   formidable élan ; nous savons à ce moment-là qu'elle est l'énergie que
   nous pouvons mobiliser ; nous savons aussi quel est l'argument que nous
   pouvons utiliser. Nous connaissons les indécisions -nous devons les
   lever. Nous connaissons les moments où les cristallisations s'opèrent
   -nous devons les engager. Nous disposons, comme élus, d'une part de la
   confiance de nos concitoyens ; ils s'interrogent, à nous de leur
   répondre ; ils nous demandent conseil, à nous de leur donner notre avis
   ; ils demandent à comprendre, à nous d'expliquer. Ils nous demandent de
   savoir, à nous de diffuser le pacte présidentiel. Il y en a toujours
   qui ont peur et dans une élection, il y en a qui utiliseront les peurs.
   N'ayez pas peur, dépassez les peurs. Il y en a toujours qui ont peur,
   même d'eux-mêmes. Rassurez les. Qu'ils n'aient pas peur de nous, au
   contraire. Qu'ils aient espoir.
   Le risque aujourd'hui, c'est la continuité avec la politique qui est
   menée depuis 2002 ; le risque, c'est la confrontation qu'engagerait la
   droite au lendemain de l'élection présidentielle, si elle venait à
   l'emporter ; le risque, c'est le conflit social qui serait ouvert ; le
   risque, ce serait l'affrontement avec la jeunesse ; le risque, ce
   serait la stigmatisation de nos quartiers, dans les banlieues. Et il y
   a aussi le risque de la confusion, de l'immobilisme et celui aussi de
   la désillusion.
   La chance que nous avons, c'est le changement. Et, le changement,
   aujourd'hui, c'est Ségolène Royal qui le porte.
   Faisons en sorte, ici, avec Ségolène Royal, de donner confiance dans la
   société de demain, de permettre de vivre en harmonie, en stabilité,
   capables de vivre tous ensemble.
   Portons Ségolène Royal au plus haut. Le premier tour, là où tout se
   décidera, faites en sorte qu'elle soit au plus haut le 22 avril et le 6
   mai à la Présidence de la République.
   Haut de page
